vendredi 21 août 2015

THE AFFAIR – SAISON I


THE AFFAIR – SAISON I

Un beau jour, au début de l'été, Noah, un homme marié et père dévoué de quatre enfants, fait la rencontre d'Alison, une femme mariée elle aussi, qui pleure la mort récente de son enfant. Dès le premier regard échangé, le coup de cœur est instantané et partagé. Commence alors une relation adultérine qui détruira leurs mariages respectifs et aura des conséquences dramatiques pour chacun des membres de leurs familles...


The Affair – Saison I
Réalisation : Sarah Treem, Hagai Levi
Scénario : Sarah Treem, Hagai Levi
Musique : Marcelo Zarvos, Fiona Apple
Production : Showtime Networks
Genre : Drame, Romance
Titre en vo : The Affair – Season I
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 12 octobre 2014 – 21 décembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 60 minutes

Casting :
Dominic West : Noah Solloway
Ruth Wilson : Alison Lockhart
Maura Tierney : Helen Solloway
Joshua Jackson : Cole Lockhart
Julia Goldani Telles : Whitney Solloway
Jake Siciliano : Martin Solloway
Jadon Sand : Trevor Solloway
Leya Catlett : Stacey Solloway
Victor Williams : Inspecteur Jeffries
John Doman : Bruce Butler
Kathleen Chalfant : Margaret
Mare Winningham : Cherry
Colin Donnell : Scotty Lockhart
Danny Fischer : Hal
Michael Godere : Caleb
Kaija Matiss : Mary-Kate
Lynn Cohen : La grand-mère d'Alison
Deirdre O'Connell : Athena
Josh Stamberg : Max
Nicolette Robinson : Jane
Darren Goldstein : Oscar
Stephen Kunken : Harry

Mon avis : Dans le genre dramatique, je dois reconnaitre que je ne suis pas un fan absolu des séries américaines, leur préférant, et de loin, leurs homologues européennes ou d’ailleurs, cependant, étant d’un naturel curieux et ayant lu bon nombre d’excellentes critiques au sujet de The Affair, je me suis dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle – après tout, que pouvais-je risquer surtout qu’il n’y avait que dix épisodes pour cette première saison ? Il faut dire que le synopsis de départ, même s’il sentait le réchauffé à plein nez, n’en restait pas moins fort alléchant : d’un coté, un couple de quadra avec quatre enfants passent leur vacances dans une station balnéaire réputée de la cote est, de l’autre, un autre couple au bord de la rupture et qui ont connus un drame horrible, la mort de leur jeune enfant. Bien évidement, il y aura rapprochement entre le père de famille et la mère éplorée avant qu’il n’y ait une liaison qui causera bien des dégâts. Arrivé a ce point de ma critique, il me semble évidant que tout cela n’a pas l’air très original et que certains d’entre vous pourraient trouver, a juste raison, que tout cela n’est qu’un énième histoire d’adultère comme on en a déjà vu et revu des milliers, or, assez rapidement, on se rend compte, avec un plaisir certain, que la chose va être un peu plus compliquée. Déjà, pour le traitement de l’intrigue : dans chaque épisode, nous avons droit au point de vu des deux amants sur les mêmes événements. Une bonne idée surtout que ce choix narratif nous permet de découvrir des scènes légèrement soit complètement différentes, l’explication étant finalement assez simple : d’un coté, chacun fabrique, en quelque sorte, ses propres souvenirs (d’où les différences), d’un autre, reconnaissons que l’on a souvent l’habitude de glorifier nos faits et gestes, de nous mettre en avant d’où un enjolivement de nos souvenirs. Du coup, a chaque épisode, c’est un véritable régal que de voir nos deux amoureux se souvenir ou raconter les mêmes scènes d’une manière parfois fort différentes – chacun se souvient d’avoir sauvé lui même la jeune enfant de l’étouffement, chacun narre le début de leur relation comme si c’était l’autre qui l’avait allumé, etc. – ce qui nous entraine dans un beau petit florilège de mensonges éhontées et d’une vérité qui est bien difficile a cernée. Mais bien sur, The Affair, c’est aussi et surtout l’histoire de deux couples qui vont exploser en pleine vol, de deux individus qui vont se rencontrer et tout briser autour d’eux ; amour, tromperie, égoïsme, cette liaison entrainera bien des drames surtout que l’on s’attache très rapidement aux personnages secondaires, les conjoints trompés – formidables Maura Tierney et Joshua Jackson – qui, accessoirement, devraient prendre davantage d’importance lors de la seconde saison. Bref, pour tous les éléments cités précédemment, The Affair serait déjà une bonne série mais ajoutons y une enquête criminelle en filigrane tout au long de la saison – car l’un des protagonistes est décédé de façon suspecte – avec un inspecteur pour le moins ambigu qui ne cesse de tourner autour de nos deux héros et vous obtiendrez le petit plus qui en fait une excellente série dont, désormais, on n’a qu’une seule hâte, découvrir la suite lors de la seconde saison…


Points Positifs :
- D’entrée de jeu, le synopsis de départ pourrait nous faire croire que tout cela n’est pas très original, or, assez rapidement, on se rend compte qu’il n’en est rien, bien au contraire et l’on se retrouve devant une fort belle histoire d’amour mais aussi, dans un sens plus large, sur l’amour en général et la vie de couple.
- Histoire d’amour, de tromperie, donc, mais aussi de la lassitude de la vie de couple, du ressenti vis-à-vis de l’autre, de choix égoïstes ou pas. Bref, une belle palette de sentiments humains qui toucheront tout a chacun.
- Bien entendu, le traitement de la série avec ces épisodes divisés a chaque fois en deux parties, chacune nous proposant les points de vus des deux protagonistes principaux.
- Ces fameux points de vus sont parfois si différents, certaines scènes semblent montrer des événements tellement aux antipodes les uns des autres que l’on ne peut que se réjouir de ce parti pris scénaristique : après tout, l’on a souvent tendance, parfois inconsciemment, a se fabriquer ses propres souvenirs, mais aussi et surtout, a se les enjoliver afin de se mettre en valeur.
- Une belle petite flopée d’acteurs au jeu plutôt juste et impliqué. Petite mention spéciale, selon moi, aux conjoints trompés.
- L’intrigue prend son temps et ce n’est pas plus mal ; pas d’esbroufe inutile, une intrigue qui avance et se dévoile petit à petit.

Points Négatifs :
- Bon, je sais que je risque d’en faire hurler plus d’un mais je n’ai absolument pas aimé le personnage interprété par Dominic West : bon, déjà, l’acteur en lui-même, je n’accroche pas du tout, mais dans le genre lâche qui se la joue moralisateur et qui ne pense qu’a lui, reconnaissons qu’il est pas mal…
- Si les différences, parfois notables, entre les points de vus sont l’un des points forts de cette série, il y a tout de même quelques fois où celles-ci sont franchement exagérées pour ne pas dire peu crédibles, l’exemple le plus flagrant étant la scène où Cole Lockhart pointe son arme sur Noah Solloway ; un truc aussi marquant, comment en avoir des souvenirs aussi différents ?
- Dommage que les personnages secondaires et plus précisément les conjoints trompés n’aient pas un rôle plus marquant à l’écran. On espère du changement pour la seconde saison.
- Je ne suis pas prude et je n’ai rien contre les scènes de sexe de temps en temps, mais là, il y a des moments (surtout quand les deux héros débutent leur liaison) où il n’y a quasiment que cela.

Ma note : 8/10

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