jeudi 31 octobre 2013

WW 2.2 – OPÉRATION FELIX


WW 2.2 – OPÉRATION FELIX

Gibraltar, tenu par les Anglais, est la clé de la Méditerranée. Les Allemands, qui ont convaincu les Espagnols d’entrer en guerre avec eux, mettent sur pied un plan d’attaque commun : l’Opération Felix. Une manœuvre tactique audacieuse qui prouvera le génie militaire allemand. Julius Kleeber, jeune et énigmatique capitaine allemand, reçoit l’ordre d’enquêter sur d’éventuelles trahisons, ses découvertes vont mettre au jour la terrible lutte de pouvoir que se livrent les dignitaires nazis pour prendre la tête du régime…


Il y a de cela quelques jours, je vous avais parlé sur ce blog du premier volume d’une énième Uchronie ayant pour trame principale, la Seconde Guerre Mondiale et sobrement appelée WW 2.2. Bien évidemment, cette période de l’Histoire étant une source inépuisable d’inspiration pour les auteurs, même si le parti pris de nous proposer une autre version de la Seconde Guerre Mondiale était tout sauf originale – il faut le reconnaître, a force, on commence à être habituer – le danger principal qui se posait n’était pas forcément une lassitude possible et parfaitement compréhensible devant un sujet maintes fois abordé mais davantage devant le fait, et c’est le modeste connaisseur qui parle, que dans ce genre de récits, le pire côtoie souvent le meilleur. Pourtant, malgré le fait que j’ai eu au cours de ma vie maintes occasions de découvrir des œuvres du même genre, appréciant énormément l’Uchronie ainsi que cette période de l’Histoire, j’ai tendance à être toujours partant quand débarque dans les rayons une nouvelle Uchronie sur la Seconde Guerre Mondiale. Après, comme je vous l’ai dit, entre enthousiasme et satisfaction, il y a un pas, pour ne pas dire un gouffre…


Et justement, comme je l’avais souligné lors de la critique du premier tome de la saga, La bataille de Paris, on ne peut pas vraiment dire que, question enthousiasme, j’ai été servis : certes, le postulat de départ – l’assassinat d’Adolf Hitler, une armée allemande bloquée dans sa guerre éclair par la pluie (sic) et la résistance des troupes françaises autour de la capitale – était pour le moins intéressant et fourmillait de bonnes idées, néanmoins, comme chacun sait, toutes les meilleures intentions du monde n’accouchent pas forcément au final d’une réussite et effectivement, ce premier album, à mon gout, en faisant la part belle aux états d’âmes et à la vie quotidienne de troufions français dans les rues de Paris, n’avait pas atteint son objectif, bien au contraire. Pourtant, tout n’avait pas été mauvais dans ce premier volume de WW 2.2 et ce fut donc avec un esprit toujours aussi curieux, certes un peu plus prudent mais néanmoins enthousiaste que je me lançais dans la lecture de ce second volet de cette autre version du dernier conflit mondial… et, ma foi, force est de constater que si autant le premier tome de la saga m’avait plus que laisser sur ma faim, cette Opération Felix me combla, peut-être pas au-delà de mes espérances, mais de façon plus que satisfaisante !

En effet, en quittant le territoire français et son armée nationale pour franchir les Pyrénées et mettre en avant, enfin, la Wehrmacht et son allié du jour, les troupes du Général Franco, ce second volume éveille immédiatement mon attention : déjà parce qu’il est toujours intéressant de suivre ce genre d’intrigues uchroniques du point de vu allemand – après tout, le scénario de ce genre de récit le plus banal qui soit est : « et si l’Allemagne avait gagné la guerre ? » – mais aussi et surtout en raison de l’excellente idée de faire entrer l’Espagne dans le conflit… possibilité recherchée, dans l’Histoire réelle, par Hitler, ce qui lui aurait apporté un nouvel allié, Franco refusant vu l’état pitoyable de son pays après une longue et douloureuse guerre civile. Et donc, ici, embourbé dans le nord-est de la France et avec un allié espagnol a ses côtés, nous suivons donc des troupes germaniques prêtent à en découdre contre les britanniques afin de s’emparer de Gibraltar, point stratégique s’il en est pour le contrôle de la Méditerranée. Et donc, avec un postulat de départ pour le moins excellent, nous avons droit cette fois ci a un récit bien plus haut en couleur que celui du premier tome : faisant la part belle aux combats – et il faut s’imaginer ce que ceux-ci peuvent donner en un lieu comme Gibraltar – ce qui nous vaut certaines planches pour le moins spectaculaires, malgré un style que certains pourront trouver un peu simpliste, mais aussi et surtout à la rivalité entre les divers corps d’armés allemands – un vrai nid de guêpes – le lecteur se retrouve face à une fort belle bande dessinée, captivante au possible et qui se dévore avec un plaisir non dissimulé. Et comme en plus, histoire d’avoir une petite cerise sur le gâteau, nous avons droit à une belle histoire d’amitié entre deux hommes qu’a priori, tout opposait, un jeune officier allemand rempli de convictions et un ancien prêtre espagnol devenu soldat et plus mur, force est de constater qu’avec cette Opération FelixWW 2.2 décolle enfin !


Bien évidemment, il faut savoir relativiser les choses : autant le premier tome, La bataille de Paris, n’était pas si mauvais que mes propos pourraient le laisser penser – disons tout de même que j’avais été particulièrement déçu et que, oui, celui-ci est bien moyen – autant cette Opération Felix n’est pas non plus un chef d’œuvre du neuvième art, loin de là : dans la moyenne haute, captivant de par son récit et possédant un bon petit lot de protagonistes et de situations pour le moins réussis, ce second volume de WW 2.2 se lit agréablement bien et laisse une impression de réussie, du moins, avec cet album, on se dit que cette énième Uchronie commence à trouver sa justification. Reste désormais à découvrir ce que le reste de la série a dans le ventre, si la qualité sera une fois de plus au rendez-vous, mais en tous cas, si la suite de WW 2.2 est du même acabit que ce second volume, ça sera déjà une bonne nouvelle. 

samedi 26 octobre 2013

WW 2.2 – LA BATAILLE DE PARIS


WW 2.2 – LA BATAILLE DE PARIS

Goering lance l'offensive sur la Belgique et la France. Mais des pluies torrentielles mettent fin aux espoirs d'une victoire rapide pour la Wehrmacht. Les Allemands ont pour objectif de prendre Paris. Vidée de ses occupants, la capitale est défendue par de petits groupes de soldats français... L'un d'eux, commandé par le sergent Meunier, va jouer un rôle décisif dans la bataille qui s'annonce, le premier tournant de la guerre que sera la bataille de Paris. Ce 1er tome de WW 2.2 commence par un prologue qui présente l'idée autour de laquelle se construit cette bande dessinée hors du commun : un homme raconte comment, en novembre 1939, il a tué Adolf Hitler...

Si le genre est peut etre un peu moins présent sur ce blog ces derniers temps (et encore, il suffit de penser à Inglourious Basterds pour se dire que celui-ci n’est pas tout à fait absent), lors des débuts du Journal de Feanor, l’Uchronie régnait en maitre, et ce, de bien diverses façons : ainsi, entre les romans, les bandes dessinées et donc, de temps en temps, certaines fictions, ce genre méconnu du plus grand nombre mais pourtant souvent utilisé par les auteurs, fut représenter sur ce blog par le biais de bien des œuvres, certaines de fort bonnes qualités, d’autres, un peu moins. Mais il faut dire que même si le genre uchronique semble moins présent par ici, ce n’est en aucune façon par un quelconque désintérêt de ma part, bien au contraire : encore aujourd’hui, celui-ci est l’un de mes types de SF préféré, et de loin, sauf que, à force d’en lire, eh ben, comment dire, passer à autre chose fait du bien aussi. Mais bon, lorsque l’occasion se présente, c’est toujours avec joie que je m’y replonge, ainsi, il y a de cela une semaine, en passant à ma médiathèque, lorsque j’ai découvert que celle-ci possédait les quatre premiers tomes de la série WW 2.2 (oui, je sais, le titre est pour le moins biscornu), je n’ai pas trop hésité, me disant que cela serait ainsi l’occasion de voir ce que cette bande dessinée, dont j’avais entendu parler depuis la sortie de son premier volume, l’année dernière, valait véritablement. Autrefois, je me serais probablement laissé tenter par son achat, étant devenu plus sage de ce côté-là afin de faire quelques économies, l’emprunt me semblait idéal, surtout qu’ainsi, je ne prenais pas le moindre risque : après tout, comme je l’ai dit, ce n’est pas parce qu’une œuvre a trait à l’Uchronie que cela est gage de qualité, loin de là.

Dans le genre uchronique, il parait évidant que les œuvres ayant le second conflit mondial pour toile de fond sont légions, pour ne pas dire, les plus nombreuses ; il faut dire que, près de soixante-dix ans après la fin de la guerre, celle-ci fascine toujours autant et les histoires que l’on pourrait créer à son sujet – réelles ou imaginaires – sont inépuisables. Et si, bien sûr, dans le genre littéraire, des romans comme Le Maitre du haut-château, Fatherland ou La part de l’autre tiennent le haut du pavée, la BD n’est pas en reste, le plus bel exemple, selon moi, étant l’excellent Block 109. D’ailleurs, il est amusant de constater que ce dernier et WW 2.2 partent du même postulat de départ, l’assassinat d’Adolf Hitler – au demeurant, le prologue de cette Bataille de Paris est pour le moins fort réussi, peut-être, mais c’est mon avis, le meilleur moment de l’album. Quoi qu’il en soit, dans l’un comme dans l’autre, la mort du Führer n’empêche en rien le conflit, sauf que, Uchronie oblige, les événements ne se déroulent pas de la même façon que dans la réalité. Une idée de départ, donc, loin d’etre originale car maintes fois abordées, mais qui peut accoucher du meilleur (oui, je sais, et du moins bon également), c’était le postulat de cette nouvelle série, prévue en sept albums, chacun d’entre eux abordant un lieu et un moment différent de cette autre seconde guerre mondiale. Et donc, ici, après l’échec de l’offensive éclair allemande, embourbée par la… pluie (sic mais pas si illogique quand on se dit que la prise de Moscou se joua, elle, a la chute des températures a un jour prêt), le début de l’album débute de fort bonne manière avec les négociations entres états-majors français et britanniques et la mise en place, qui en découle, d’un plan audacieux destiné à battre les troupes germaniques en les attirant dans Paris. Un bon départ, donc, qui promet énormément, sauf que… sauf que, la suite est bien moins enthousiasmante : ainsi, les auteurs préfèrent s’attarder sur la vie quotidienne d’une troupe de soldats stationnée dans la capitale, sur leurs états d’âmes, leurs petites manies, leur façon d’occuper le temps, leur personnalité, ce qui, ma foi, peut avoir son intérêt dans une œuvre, je ne le nie pas, mais un peu plus longue, car là, comment dire, en un seul tome, devoir se taper la vie quotidienne et l’attente de ses quelques soldats sur la quasi-totalité de l’album, c’est un peu décevant, surtout qu’avec le potentiel de départ, on pouvait s’attendre à autre chose de plus intéressant. Pourtant, les bonne idées ne manquent pas et même le parti pris, brutal et rapide de l’affrontement final où l’on ne voit quasiment rien est plutôt pas mal, hélas, une dizaine de pages passionnantes et réussites sur près de soixante, cela fait peu à mon gout.


Il est fort difficile de juger une œuvre sur ce seul premier tome, surtout que les suivant traiteront d’autres protagonistes en d’autres lieux d’opération, cependant, comme début de saga, j’ai déjà connu bien mieux. C’est pourtant dommage car, malgré le fait que le postulat de départ ne soit pas véritablement original, il y avait matière à faire bien mieux. Alors oui, les auteurs ont eu la volonté de nous montrer que la guerre, ce n’est pas que des exploits guerriers, des tirs dans tous les sens et des morts, mais aussi et surtout, une attente interminable et un traintrain quotidien vite usant, de même, l’on sent la volonté de réhabilité une armée française mésestimée par l’Histoire, suite à son écrasement par les allemands – alors que, et cela est oublié, les français ont lutter bec et ongles et fort dignement, ne tombant que contre meilleurs qu’eux. Cependant, malgré les bonnes idées et toute la meilleure volonté du monde, lorsque l’on arrive à la fin d’une BD et que l’on a l’impression de s’etre ennuyer, constatant qu’il ne s’est pas passé grand-chose, c’est qu’il y a un problème. Ni bon, ni mauvais, trop moyen à mon gout, ce premier tome de WW 2.2 n’aura pas été à la hauteur de mes espérances, mais bon, cela ne signifie en rien que la suite ne soit pas plus intéressante ?!

vendredi 18 octobre 2013

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 139 – PARADIS ET ENFER, L’INVENTION DE L’AU-DELÀ


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 139 – PARADIS ET ENFER, L’INVENTION DE L’AU-DELÀ
Aout 2013

Paradis et Enfer, l’invention de l’au-delà
Edito : L’au-delà ne connait pas la crise
Entrée en matière : L’au-delà revisité
Interview : « C’est dans le jardin d’Éden que s’est noué le destin de l’humanité » de Jean-François Mondot
I – Aux racines du Ciel et de l’Enfer
- Ethnologie – Premiers états d’âme
- Mésopotamie – Au commencement était Babylone
- Judaïsme – Du jardin d’Éden au jugement des âmes
- Grecs et Romains – Hadès, le royaume des ombres
II – L’au-delà chrétien
- À la poursuite du Paradis
- Arrêt sur image – L’Éden selon Bosch
- Le Paradis s’éloigne
- Enfers et damnations
- Le Diable en personne
- Visions Dantesques – Voyages d’outre-tombe
- Arrêt sur image – Dante, la descente aux Enfers
- On ira tous au Purgatoire !
III – Autres mondes
- Brahmanisme, Bouddhisme – Les voies du Nirvana
- Islam – Des délices et des supplices
- Afrique – Mourir c’est renaitre dans le monde des ancêtres
- Celtes et scandinaves – Un au-delà enchanteur ou belliqueux
Interview : « Le monde moderne est né d’une laïcisation de l’idée de Paradis » de Nicolas Chevassus-au-Louis

Mon avis : Pour la troisième année consécutive, Les Cahiers de Science & Vie nous offrent, pour le mois d’août, un numéro exclusivement consacré aux religions humaines, et donc, après un tout bonnement excellent numéro qui nous entrainait aux Origines du Sacré et des Dieux, il y a de cela deux ans, puis, en 2012, un autre qui nous expliquait les Origines de Dieu, cet été, nous avons donc eu droit, dans la même lignée, au Paradis et a l’Enfer. Alors, bien entendu, et malgré le fait qu’un tel sujet n’est franchement pas original – après tout, ce thème, vieux comme le monde, est régulièrement mis à l’honneur – entre la qualité intrinsèque des Cahiers et le fait que, quoi qu’il en soit, le sujet ne m’en intéresse pas moins, normalement, j’aurais dut vous expédié ce numéro en deux temps trois mouvement. Or, il n’en fut rien, août, comme certains le savent peut-être, ne fut pas évidant pour moi, et en septembre… eh ben, je n’ai pas trouvé le temps… Mais il y a de cela quelques jours, je me suis dit qu’il fallait que j’achève la lecture de ce cent-trente-neuvième numéro, ne serais ce que par le simple fait que je possède le suivant depuis des semaines et qu’un autre, pour la petite histoire, parait dans quelques jours… Chose faite et, ma foi, comme je l’escomptais, la qualité habituelle des Cahiers de Science & Vie est une fois au rendez-vous – d’ailleurs, sur ce point, je n’ai pas souvenir d’avoir été véritablement déçu par un seul numéro de ce magazine, et ce, malgré certains numéros dont les sujets n’étaient pas vraiment ma tasse de thé. Alors bien sûr, le sujet en lui-même n’est pas le plus original qui soi et j’aurais pu tomber, finalement, sur une énième compilation de lieux communs et d’articles vus et revus un nombre incalculables de fois, cependant, et même si je ne nie pas que certaines pages sentaient allègrement le « déjà-vu », ce qui, après tout, est normal lorsque l’on connait un tant soit peu le sujet, force est de constater que j’aurais appris tout un tas de choses nouvelles, de petits détails qui m’étaient jusque-là inconnus, et qu’au final, une fois de plus, je garderais une fort bonne impression de ce numéro des Cahiers – ce qui n’était pourtant pas gagné d’avance, comme je vous le disais, puisque connaissant bien tout ce qui a trait à l’au-delà. Bref, encore un excellent numéro, et maintenant, voyons donc ce que le prochain a dans le ventre, et quand je vois le sujet, le vin, je me dis que ce n’est pas gagné ?!


Points Positifs :
- Pour la troisième année consécutive, Les Cahiers de Science & Vie sortent, en été, un numéro consacré aux religions humaines et, force est de constater que, une fois de plus, c’est toujours aussi intéressant ; bien évidement, ce troisième volet complète ses prédécesseurs et s’il se suffit en quelque sorte a lui-même, lire ces derniers est un plus indéniable.
- Bien entendu, le Paradis et l’Enfer, bref, le monde des morts pour être précis, ce n’est pas le sujet le plus original qui soit, cependant, il n’en reste pas moins intéressant voir même captivant, surtout quand la qualité est au rendez-vous, comme c’est le cas ici.
- Comme dans chaque numéro des Cahiers de Science & Vie, on retrouve tous les éléments qui font de cette revue la meilleure du genre : sérieux des articles, lecture agréable et, accessoirement, une mine d’informations, même pour les habitués.
- Si l’au-delà Chrétien occupe une place importante dans ce numéro, les mondes des morts des autres religions ne sont pas oubliés.
- De fort belles illustrations de l’Enfer ; il faut dire que celui-ci a toujours inspiré les artistes au fil des siècles.
- Mine de rien, une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Bien entendu, le Paradis et l’Enfer, ce n’est pas le sujet le plus original qui soit, mais bon, comme il m’arrive de le dire, ce n’est pas parce qu’un thème est archi-connu qu’il n’y a plus rien à raconter sur lui.
- Peut-être que, dans ce numéro, l’au-delà Chrétien occupe une place trop importante en comparaison des mondes des morts des autres religions ; dommage, ceux-ci aussi méritent d’être connus.

Ma note : 8,5/10

mardi 15 octobre 2013

LES REVENANTS


LES REVENANTS

Dans une ville de montagne dominée par un gigantesque barrage, le même jour, plusieurs personnes d’âges et de milieux différents, toutes désorientées, cherchent à rentrer chez eux. Ils ne savent pas encore qu’ils sont morts depuis plusieurs années, qu’ils n’ont pas vieilli et que personne ne les attend. Déterminés à reprendre une place qui n’existe plus, ils découvrent peu à peu qu’ils ne sont pas les seuls revenants et que leur retour s’accompagne de dérèglements croissants. Et si ce n’était que le début d’un bouleversement plus majeur encore ?


Il y a de cela environ un an, a un mois prêt, Canal +, une chaine dont j’avoue sans aucune difficulté ne pas etre très fan, diffusait le premier épisode d’une série française (cocorico), Les Revenants, dont le synopsis de départ avait éveillé mon attention : du jour au lendemain, dans une petite ville perdue dans les montagnes, des morts revenaient à la vie et retrouvaient leurs proches, famille et amis, qui, comme on peut s’en douter, avaient poursuivi entre temps leur vie. Ce postulat de départ, ma foi fort intéressant, possédait un potentiel plus que certain pour que l’on ait droit à une fort bonne série, ne serais-ce que pour les réactions des divers protagonistes, vivants et, comment dire, anciens morts : ainsi, les premiers, après le traumatisme que représentait la perte d’un proche, en subissaient un nouveau – déjà, ce n’est pas simple de voir « revenir » un mort, que l’on ait réussi à faire ou non son deuil, puis, comment ne pas craindre que celui-ci ne « reparte pas » – tandis que les seconds, tous frais ressuscités, étaient forcement paumés – incompréhension devant ce qui leurs arrive, retour impossible a une vie normale et, bien évidemment, réaction de leurs proches qui eux, bien entendu, ont poursuivi leur vie sans les attendre. Du coup, avec un postulat de départ aussi intéressant, une telle série ne pouvait que me plaire, et ce, qu’elle soit française ou pas.


Car il faut dire que malgré les fort bonnes critiques de la presse en général et des spectateurs sauf à la fin (mais je reviendrais là-dessus plus tard), Les Revenants partaient avec un handicap plus que certain : c’était une série française. Et oui, sous nos vertes contrées, il est de bon ton de dénigré ce qui est national et si, je le reconnais, bien des fois, cette réaction peut sembler plus que justifiée, a un moment donné, c’est plutôt injuste, surtout que, fut un temps, la France produisait de fort intéressantes séries – bon aller, je n’en cite qu’une seule mais Les Brigades du Tigre, c’était la classe tout de même – et qu’a un moment donné, il faut savoir ne pas jurer uniquement que par les américains et, bien entendu, s’ouvrir aux autres et surtout, à soi-même. Ainsi, messieurs dames, si les danois sont capable de nous offrir des Borgen ou des Forbrydelsen ou si les australiens nous pondent une magnifique The Slap, pourquoi les français ne le pourraient-ils pas ? Mission impossible ? Je ne le pense pas, surtout si on s’en donne les moyens (les producteurs) et si l’on oublie ses partis pris (les spectateurs).


Et donc, plusieurs mois s’écoulèrent avant que je n’ai eu l’occasion de juger par moi-même de ce que valait ces fameux Revenants – et oui, je n’ai pas Canal +. Presque une année, ce qui est fort long, jusqu’à ce que je trouve l’intégralité de la série à petit prix sur Priceminister – je sais, je dois etre le dernier à ne pas télécharger mais j’aime trop les objets pour cela – et que, finalement, en fin de semaine dernière, je puisse, à mon tour, suivre les péripéties de ces hommes et femmes revenus d’outre-tombe… Et quatre soirées plus tard, je pouvais enfin juger cette série.

Et bien disons tout de suite que oui, mille fois oui, la qualité est bel et bien au rendez-vous : vous êtes de ceux qui ne peuvent que dénigrer les productions françaises, pour vous, une série ou un film français sont forcements nuls, et bien, continuez à vous goinfrer des énièmes rediffusions de Friends ou allez donc voir Fast and Furious numéro, euh… je ne sais même plus tellement il y en a eu de sorti… vous passerez à coté de fort bonnes productions, mais tant pis pour vous. Car oui, Les Revenants sont une fort bonne série, réussie, on ne peut pas le nier, plutôt intelligente, captivante, et qui nous prouve que, parfois (car je suis réaliste aussi), on peut produire de fort bonnes choses en France. Alors bien sûr, les acteurs sont peu connus, les lieux encore plus et la façon de filmée l’ensemble, le ton général, tout cela perturbera les plus atteints, trop habitués aux productions du pays de l’Oncle Sam. Mais pour les autres, ceux qui savent que la qualité ne se limite pas outre-Atlantique, ceux qui aiment réfléchir, apprécier les choses différentes, une série comme Les Revenants ne peux que leurs plaire. Alors oui, bien sûr, c’est du fantastique, et le genre et peu voir pas du tout représenté sous nos vertes contrées – comme la Fantasy ou la SF, genre majeurs dans les pays anglo-saxons mais dénigré ici – et nombreux seront ceux qui ne daigneront même pas s’essayer à cette série de par son postulat de départ, pourtant, même si vous êtes allergique au genre, tentez l’expérience, dites-vous que la chose est possible puisqu’il ne s’agit que d’une fiction et apprécier… cela pourrait fort bien vous plaire.


Afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte pour tous ceux et celles qui n’auraient pas encore vu cette série, je ne dévoilerai rien du tout au sujet du développement de l’intrigue ; disons juste que, bien entendu, ici, ce qui prime, ce n’est pas l’action, la violence et les retournements de situations toutes les cinq minutes mais plutôt les interactions entre les nombreux protagonistes, les sentiments de ceux-ci et, forcément, les nombreuses questions qu’ils se posent tout au long des huit épisodes. Questions qui ne trouveront pas de réponses à la fin, et cela, je tennais à vous le signaler tout de même tellement ce choix scénaristique a fait couler beaucoup d’encre : Les Revenants s’achèvent brutalement, sans explications donc, et le spectateur non prévenu peut, bien entendu, ressentir une grosse déception. Sauf que, sauf qu’en fait, une seconde saison est prévu et que celle-ci devrait voir le jour, sauf problèmes, dans… un an, soit deux ans après la diffusion de la série, ce qui, je le reconnais, est le gros point noir : sincèrement, je veux bien oublier les quelques imperfections de la série, je veux bien minimiser quelques incohérences scénaristiques afin de ne retenir que le meilleur, car je pars du principe que cette série vaut vraiment le coup d’œil, mais deux ans entre deux saisons, surtout quand on sait comment s’achève la première, c’est énorme, et je trouve que les producteurs auraient pu faire un petit effort sur ce coup-là, mais bon, que voulez-vous, il faudra prendre son mal en patience… Car ces Revenants, je les ai tellement apprécié, que je ne peux avoir qu’une seule hâte : découvrir la suite et connaitre enfin le fin mot de l’histoire, enfin, si on daigne nous le donner… mais là, ils ont plutôt intérêt !

lundi 14 octobre 2013

LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LA DERNIÈRE REINE


LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LA DERNIÈRE REINE

Le Roi de Bruyère est mort, et c’est un Aspar White à bout de souffle qui va devoir tenter un ultime pari pour sauver la forêt qu’il aime tant. Anne Dare est finalement installée sur le trône de Crotheny, mais pour combien de temps ? Le roi de Hansa, bien aidé par l’Église et Marché Hespero, qui ont désormais décrété une guerre sainte contre elle, marche sur ses terres. Bien qu’elle devienne de plus en plus puissante, il lui faut néanmoins se battre contre la folie et les mauvais conseillers… Stephen, que beaucoup croient mort, poursuit quant à lui ses recherches, découvrant bientôt le journal de la reine mythique des jours anciens, Virginia Dare…

Depuis le mois d’aout dernier, j’étais plongé dans la lecture d’un cycle de Fantasy intitulé Les Royaumes d’Epines et d’Os, une œuvre en quatre volumes, que je possédais (du moins les trois premiers) depuis cinq ans environ mais que je n’avais toujours pas lu jusqu’à ce jour – en fait, et comme je le soulignais lors de la critique du premier tome, Le Roi de Bruyère, en 2008, je m’étais essayer à ce cycle mais, n’ayant pas alors accrocher, j’avais abandonné au bout d’une soixantaine de pages environ. Il faut dire qu’alors, la comparaison d’avec une œuvre du même auteur, Greg Keyes, je veux bien évidement parler de L’âge de la déraison et que j’avais lu avant que ce ne blog n’existe puis relu par la suite, était encore forte dans mon esprit : ainsi, sans atteindre non plus des sommets absolus, ce savant mélange d’Uchronie, de romans de Cape & Epée et de Fantasy m’avait tout de même suffisamment emballé pour que, mes gouts en 2008 n’étant pas alors vraiment porté vers la Fantasy, je juge plutôt mal Le Roi de Bruyère. Le temps passa, bien évidemment, et comme j’ai eu l’occasion de vous dire au cours des trois critiques des premiers volumes de la saga, avec un regard neuf et un autre état d’esprit, j’ai finalement apprécier ces Royaumes d’Epines et d’Os ; oh certes, là aussi, pas un chef d’œuvre absolu, certes, je garde toujours une préférence pour L’âge de la déraison, bien plus original, mais finalement, un bonne petite œuvre de Fantasy, sans prises de tête, et qui méritait amplement qu’on lui consacre son temps. Mais si jusque-là, tout fut plus ou moins parfait, ou presque, cet ultime tome de la saga allait-il etre a la hauteur de mes espérances ?

Eh bien en fait, et ce, à mon grand regret, pas vraiment. En effet, et alors que, au vu de tout un tas de critiques plutôt positives que j’avais pu lire au sujet de cette œuvre et plus particulièrement au sujet de ce dernier tome de la saga, je dois reconnaitre que je n’ai pas vraiment accrocher à la lecture de celui-ci. Pourtant, à la base, je m’attendais à un troisième tome, Le Chevalier de sang, légèrement inférieur aux deux premiers et a superbe sursaut pour le final, La dernière Reine ; du moins, c’était un peu la teneur générale des quelques critiques que j’avais pu lire au sujet de cette œuvre, comme quoi, il ne faut pas se fier aux avis des autres. Or, si effectivement, j’avais trouvé que l’intérêt baissait lors du premier tome, j’ai attendu, plutôt vainement, que celui-ci remonte dans le dernier volume, d’ailleurs, j’avoue même qu’arriver vers le milieu du bouquin, j’avais abandonné tout espoir, me disant que le troisième tome était finalement plus intéressant en soi, ce qui fit que la lecture de la fin fut plus que poussive. Mais alors, comment en suis-je arriver à ce point, comment, et alors que j’étais plus qu’emballer par cette œuvre jusque-là, mon impression finale sera celle d’un grand gâchis ?! Eh bien, cela, pour deux ou trois petites raisons qui, de mon point de vu, me semblent importantes : déjà, du temps de L’âge de la déraison, le quatrième tome de la saga avait été un peu le point faible de celle-ci, Greg Keyes expédiant pas mal son final, oubliant carrément quelques personnages et massacrant un peu tout le monde, solution un peu simpliste ; sauf que, alors, cela passait encore de par la qualité générale de l’ensemble et, malgré tout, une fin certes expédiée, mais acceptable pour l’intrigue. Or, ici, non seulement Keyes retombe allègrement dans ses travers, mais qui plus est, plus on avance dans la lecture de ce quatrième tome et plus on a l’impression de tomber dans le grand n’importe quoi : protagonistes qui ont des réactions étranges, qui changent d’avis et d’alliances comme de chemise, personnages oubliés ou à peine montrés, morts en veux-tu en voilà, et pas n’importe qui d’ailleurs, ce qui est limite foutage de gueule vis-à-vis de certains d’entre eux qu’on suivait depuis les débuts et qui meurent, comme ça, sans aucune intensité dramatique : Georges Martin, dans Le Trône de Fer, se plait a tuer ses protagonistes, mais au moins, il a le don de le faire bien et de façon marquante,  a contrario, lorsque Keyes tue l’un de ses persos, c’est raté neuf fois sur dix ! Bref, avec un massacre général et raté, un scénario qui part dans tous les sens mais surtout dans le mauvais et une fin plus que loupée, comment vouliez-vous que j’apprécie cette chose, ce tome qui aurait dut conclure en beauté un cycle qui, jusque-là, n’était certes pas un chef d’œuvre mais qui possédait une histoire plaisante, des personnages attachants et surtout, un potentiel qui annonçait un final grandiose ?!


Alors oui, je suis déçu, terriblement déçu même : bien évidement, pour ceux qui n’auraient pas lu Les Royaumes d’Epines et d’Os, je ne rentrerais pas dans les détails et plus particulièrement dans ceux qui m’ont le plus déplus, ceux-ci dévoilant une bonne partie de l’intrigue, mais sincèrement, quand je pense à ce qu’aurait pu donner cette œuvre et que je constate, dépité, comme Greg Keyes, dans un geste de folie, a loupé sa fin, je ne peux que lui en vouloir. Surtout qu’a un moment donné, j’aurais presque eu envie de lui demander la chose suivante : à quoi bon s’attarder pendant trois tomes, trainer en route, décrire tout et n’importe quoi et développer son intrigue pendant environ 1500 pages si c’est pour bâcler une fin écrite à la va vite ? Car quand je vous disais précédemment qu’arrivé au milieu de ce dernier tome, j’avais perdu tout espoir, c’est que le constat était clair : il fallait encore un tome a cette œuvre pour l’achever correctement, pour prendre le temps de nous pondre une fin digne de ce nom et qui serait restée dans la même veine que les trois premiers tomes, eux, au demeurant, plutôt bons. Mais non, visiblement pressé, Greg Keyes préféra bâcler la fin de son cycle, tant pis pour celui-ci, et surtout, tant pis pour nous… 

OCEANOSAURES 3D


OCEANOSAURES 3D

En compagnie d’une jeune étudiante, vivez une fabuleuse odyssée en 3D relief grâce à Océanosaures 3D – Voyage au Temps des Dinosaures – oui, c’est le nom complet. Naviguez à travers le temps et l’espace et découvrez un univers sous-marin fascinant, peuplé de créatures plus extraordinaires les unes que les autres, qui régnaient sur notre planète bien avant les dinosaures. Découvrez l’Elasmosaurus et son cou de 10 mètres, l’Ophthalmasaurus et son œil géant, le gigantesque Shonisaurus et ses 21 mètres de longueur, et retrouvez-vous nez à nez avec deux des plus grands prédateurs marins de cette époque : le Liopleurodon et le Mosasaure. Grâce à la technologie 3D et à des effets spéciaux à vous couper le souffle, la science prend du relief et devient une expérience saisissante et divertissante. Le film a été réalisé en étroite collaboration avec Le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. Une équipe internationale des meilleurs scientifiques, dirigée par le Dr Nathalie Bardet, a participé aux côtés l’équipe de production à la conception des différents reptiles marins et de leur environnement, garantissant ainsi l’exactitude scientifique du documentaire.


Bigre, dès le résumé du film, ou plutôt, du documentaire, le ton est donné : certes, ici, nous avons plutôt affaire à une belle publicité de cet Océanosaures 3D – Voyage au Temps des Dinosaures qu’a un véritable résumé (d’un autre côté, c’était ça ou une phrase qui tenait en deux lignes, trouvant celle-ci misérable au possible, mon choix fut vite fait) et qui, je ne le nie pas, donne vachement envie de découvrir ce que celui-ci a dans le ventre dans les superlatifs à son sujet donnent l’impression que nous allons regarder l’un des plus grands documentaires au sujet de la préhistoire qui soit. Pourtant, dès le début, et je pense que les amateurs des dinosaures et autres animaux préhistoriques l’auront remarqué, il y a un petit bémol : « des créatures qui régnaient sur notre planète bien avant les dinosaures », hein, quoi, comment, vous êtes surs ? Au vu des reptiles marins présentés dans ce documentaire, on ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas, ceux-ci étant apparus alors que leurs cousins dinosaures débutaient leur règne sur la terre ferme… Enfin bon, rien de grave en soit puisque ce qui est important, surtout, c’est le contenu de ce fameux documentaire.


A bien des nombreuses reprises, sur ce blog, j’ai pu vous parler de ma passion (celle-ci remontant à mon enfance) pour ce qui est de la préhistoire et plus particulièrement des plus emblématiques de leurs représentants, les dinosaures – pas de liens à vous proposer tellement ceux-ci sont nombreux, par contre, un petit coup d’œil du coté de mes rubriques Documentaires et, bien entendu, Paléontologie vous le prouvera. Et comme mon fils cadet a repris le flambeau depuis son plus jeune âge, vous comprendrez aisément pourquoi le casanier que je suis en temps normal était plutôt pressé d’aller, ce dimanche, faire un tour du côté de la Cité des Sciences afin de voir cet Océanosaures 3D – Voyage au Temps des Dinosaures, diffusé a la Géode. Curieusement, et alors qu’en toute sincérité, je n’habite pas vraiment loin de la Cité des Sciences en transports, je n’avais jamais mis les pieds à la Géode, ce qui, à mon âge, et pour avoir toujours vécu dans la banlieue est de Paris, est plus qu’une honte, une infamie. Enfin bon, comme il y a un début a tout, l’occasion fut faite de, finalement, me rendre à la Géode, de voir ce documentaire avec mon fils cadet, et d’entrainer le reste de la famille, moins motiver, dans la ballade. Et, ma fois, disons que dans l’ensemble, ce ne fut pas une mauvaise journée, bien au contraire : c’est fou ce que c’est impressionnant tout de même la Géode : etre à l’intérieur d’une grande boule, cet immense écran interne qui apporte une autre façon de regarder un film, sincèrement, c’est pas mal ; par contre, a plusieurs reprises au cours du visionnage du documentaire, on voyait un quadrillage dans l’image, c’était mes lunettes 3D qui déconnaient où un défaut de l’écran ? Bref, une bonne idée de sortie, je suis affirmatif la dessus, et, accessoirement, à refaire car j’aimerais bien voir Dragons 3D.


Par contre, oui, par contre, pour ce qui est du documentaire en lui-même – car bon, mes impressions sur la Géode sont une chose mais ce billet est censé etre une critique d’un documentaire – je ne serais pas aussi enthousiaste : oui, Océanosaures 3D – Voyage au Temps des Dinosaures est plutôt sympathique et se regarde avec plaisir, oui, par moments, et je précise bien « par moments », certaines créatures marines qui nous sont présentées sont tout bonnement impressionnantes, cependant, si je n’ai rien contre le fait de mettre en avant ce grand précurseur de la paléontologie que fut Georges Cuvier, j’ai tout de même trouver l’étudiante d’une stupidité crasse par moments, surtout quand elle s’extasie devant les temps géologiques – Nabilla, sort de ce corps !!! De plus, si ce documentaire est sympathique, s’il est plutôt bien fait dans le sens où ici, c’est la pédagogie qui prime plutôt que le grand spectacle à l’américaine – vous savez, les fameux documentaires où l’on revoit certaines scènes quinze fois, au demeurant, souvent des scènes de combats entre dinos – nous sommes tout de même loin, très loin des sublimes documentaires du même genre de la BBC, comme, bien évidemment, Sur la Terre des Dinosaures et ses nombreux dérivés. Enfin bon, loin d’etre parfait, Océanosaures 3D – Voyage au Temps des Dinosaures n’en reste pas moins un sympathique documentaire qui plaira aux amateurs du genre mais qui, il faut bien le reconnaitre, trouve ici son intérêt pour sa diffusion a la Géode : mon fils a aimé et il aurait probablement tout autant apprécié sur petit écran, personnellement, j’aurais été bien moins indulgent dans ce cas précis. 

dimanche 6 octobre 2013

La Nouvelle Revue de l’Histoire 68 : Le Midi des Troubadours et des Cathares


Plus d’un mois après mon ultime billet du libellé Presse, ce qui est peu commun, voici celui-ci de retour avec le dernier numéro en date de La Nouvelle Revue de l’Histoire, un numéro de rentrée qui, je dois l’avouer, ne m’a guère emballer, mais il faut dire à sa décharge que depuis cet été, et plus précisément, depuis mon retour de vacances, je n’ai pas eu ni le temps, ni franchement l’envie de bouquiner mes habituelles revues – ce qui fait que, justement, je commence à prendre un certain retard avec celles-ci. Mais bon, avant toute chose, place au sommaire de ce soixante-huitième numéro de la NRH :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°68 : Le Midi des Troubadours et des Cathares
Septembre/Octobre 2013

Le Midi des Troubadours et des Cathares
- Le comté de Toulouse
- La civilisation du Midi languedocien au XIIe siècle
- L’implantation de l’hérésie en Languedoc
- 1213 : Muret, la bataille décisive
- Simon de Montfort
- Le siège de Montségur
- L’inquisition, mythe et réalité
- L’hérésie cathare, une histoire revisitée
- Le catharisme au risque de l’histoire
- Les cathares et le Graal
- De F. Mistral au Larzac
- Le Midi languedocien, des origines au XXème siècle

Editorial : Le Pays d’Oc, la France et l’Europe
- Du renseignement a l’Histoire – Entretien avec le général Maurice Faivre
- Le Tsar Alexandre II ou la réforme impossible
- La résurrection des Etrusques
- La Rochefoucauld ou l’itinéraire d’un « honnête homme »
- Verdi et le Risorgimento
- L’Europe médiatrice

Comme je l’ai dit en préambule de ce billet, ce numéro de la NRH ne m’aura pas trop emballé ; bien évidement, peut etre qu’a un autre moment de l’année, le sujet de celui-ci serait mieux passé, mais il faut dire que depuis début aout, je ne trouve pas trop le temps a consacré à mes magazines – d’ailleurs, à ce sujet, nonobstant un sujet passionnant, le Paradis et l’Enfer, je n’ai toujours pas lu le numéro d’aout des Cahiers de Science & Vie, c’est pour dire, surtout que depuis, un autre est paru dans le commerce. Mais bon, ce qui a de bien avec la NRH, c’est que c’est une revue qui se lit plutôt vite, ce qui fait que, même si cela s’est prolongé sur une période assez longue, j’en suis venu à bout… Mouais, « venu à bout », cela veut tout dire…

Car là est le problème de ce soixante-huitième numéro : pour une fois que l’on ne se tape pas pour la énième fois un dossier sur la seconde guerre mondiale ou l’entre-deux guerres, voilà que les petits gars de la NRH nous sortent l’un des sujets les plus traités qui soient : les cathares ! Alors certes, ici, l’on s’attarde sur ce qu’il y a autour, sur ce Midi des Troubadours, sur son Histoire et son annexion de fait au territoire français, mais bon, en dehors de ça, c’est du vu et du revu : cathares, Montségur, Simon de Montfort etc. Bref, rien de nouveau sous le soleil et surtout, rien de bien passionnant… Heureusement, quelques articles viennent relever l’intérêt de ce numéro de La Nouvelle Revue de l’Histoire, comme ceux consacrés au Tsar Alexandre II et à La Rochefoucauld, mais bon, même ainsi, cela fait peu et en toute sincérité, j’ai déjà connu bien mieux en d’autres occasions ce qui fait que, au final, je ne garderais pas un souvenir impérissable de ce numéro de la NRH

samedi 5 octobre 2013

LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LE CHEVALIER DE SANG


LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LE CHEVALIER DE SANG

Les ténèbres sont tombées sur le royaume de Crotheny. Après le meurtre de son mari, la reine Murielle se retrouve sur l’emprise de Robert Dare, qui compte bien la marier à Berimund Reiksbaurg, héritier du trône d’Hansa.  Pendant ce temps, la princesse Anne se réveille seule dans les bois, après une bataille l’ayant séparée de ses amis. Et avant que la princesse ne devienne le point de ralliement des forces s’opposant à Robert, voilà qu’elle se retrouve à sa merci, non sans découvrir d’obscurs secrets qui pourraient bien retourner la situation à son avantage…

Depuis le mois d’aout dernier, mes lectures m’entrainent du côté d’un certain Greg Keyes, un auteur déjà mis à l’honneur sur ce blog il y a de cela quelques années par le biais d’un autre de ses cycles, plutôt bon au demeurant, L’âge de la déraison, avec une œuvre de Fantasy plus basique (dans le sens premier du terme, L’âge de la déraison lorgnant davantage du côté de l’Uchronie), je veux bien évidement parler de ces Royaumes d’épines et d’os dont j’aborde aujourd’hui le troisième tome. Bien évidemment, au cours des critiques des deux premiers volumes de ce cycle, j’ai eu l’occasion de mettre en avant à la fois les points positifs, plutôt nombreux, mais aussi les quelques défauts de cette œuvre, car, qu’on le veuille ou pas, celle-ci en possède bel et bien, ne serais ce que pour ces protagonistes que je trouve plutôt un peu trop stéréotypés à mon gout, ce qui fait que, même si j’en apprécie certains, je n’accroche pas avec ceux-ci comme ce peut etre le cas dans d’autres romans du même genre, mais aussi, ne l’oublions, par cette désagréable impression que ressent le lecteur francophone en constatant qu’ici, tout le monde tutoie tout le monde : chose incongrue au possible, surtout quand on voit le moindre valet ou cuisinière le faire à une reine, mais bon, ici, je pense que le problème vient surtout de la traduction. Mais bon, et comme je l’avais souligné lors de mes deux précédentes critiques, dans l’ensemble, Les Royaumes d’épines et d’os n’en restent pas moins un fort bon roman du genre Fantasy, plutôt agréable à lire et surtout, très captivant. Et donc, après le second tome qui m’avait laissé sur une fort bonne impression quant à la direction que prenait l’histoire, quid de ce tome 3 dont j’ai achevé la lecture lundi dernier déjà ?

Et bien déjà, si l’on fait abstraction du titre, Le Chevalier de sang, qui n’a pas grand-chose à voir avec le contenu de ce troisième tome – certes, il en est fait mention mais uniquement vers la fin – et des défauts déjà cités dans le précédant paragraphe – après tout, j’ai compris que le tutoiement sera la norme jusqu’au bout – force est de constater que notre sympathique Greg Keyes ne change pas un iota une formule qui a fonctionner jusqu’ici : ainsi, nous avons toujours des paragraphes, nombreux au demeurants, qui s’achèvent brutalement, laissant ainsi à chaque fois le lecteur en plein suspens quant au sort des nombreux protagonistes (par contre, au bout d’un moment, cette façon de faire, quasiment systématique, fait qu’on n’y croit plus trop et qu’on se dit que Aspar, Anne ou Cazio, suivant le perso concerné, s’en sortira d’une façon ou d’une autre), ainsi que, ne l’oublions pas, un savant mélange de hauts fait d’armes et de scènes pleines d’actions qui alternent avec des paragraphes plus calmes réservés aux dialogues, tout aussi importants, et aux (nombreux) états d’âme de l’un ou l’autre des protagonistes. Et donc, le lecteur se trouvant en terrain familier, ce qui est normal au bout de trois tomes, prend donc plaisir à retrouver la suite d’une intrigue qui, je le reconnais, est toujours aussi captivante : nos héros s’étant tous retrouvés ou rencontrés à la fin du second tome, dès le début de ce Chevalier de sang, Keyes les sépare pour mieux développer son intrigue dans de multiples directions (dommage, j’aurais aimé brouiller un peu les cartes néanmoins dans les compositions d’équipes) et celle-ci, si elle répond enfin à certaines questions auxquelles que l’on pouvait se poser depuis les débuts de cette œuvre, n’en offre pas moins de nouvelles énigmes et quelques belles petites révélations pour le moins stupéfiantes qui ne peuvent que laisser le lecteur dubitatif quant à leur développement dans le dernier tome.


Car justement, c’est là la question que je me pose désormais : au vu de tout ce que j’ai lu dans ce cycle depuis ses débuts, je me demande bien comment Greg Keyes, qui s’est attardé sur tellement d’intrigues secondaires, qui a pris son temps pour décrire tel événement qui n’était pas parfois primordial, va faire pour nous sortir une fin potable dans ce dernier tome ? Surtout que, ayant gardé un souvenir mitiger de la fin de L’âge de la déraison, surtout quand au sort des personnages secondaires, carrément oubliés pour certains d’entre eux, je reconnais que je m’inquiète un peu. Mais bon, pour ce que j’ai pu lire des quelques critiques, ici ou là, sur ce fameux quatrième tome, celui-ci semble plutôt etre une bonne conclusion, donc, je vais etre optimiste pour une fois, surtout que, en ayant lu, pour le moment et a peu de choses prêts,  un peu plus de 150 pages, ça a l’air toujours aussi bon pour le moment… Enfin bon, je vous donne rendez-vous d’ici quelques temps pour en avoir le cœur net et savoir si oui ou non, le final de ces Royaumes d’épines et d’os sera à la hauteur du reste de la saga !?
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