mardi 28 février 2017

INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE


INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE

Utah, 1912. Le jeune Indiana Jones fait partie d'une troupe de scouts quand il surprend des pilleurs de tombes dans une grotte. Il leur dérobe un objet précieux, la croix de Coronado, et leur échappe après une longue poursuite mais il se voit contraint de la leur restituer un peu plus tard. Côtes portugaises, 1938. Indiana Jones récupère in extremis la croix de Coronado qui lui a échappée 26 ans plus tôt, et rentre aux États-Unis. Dans un monde à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Nazis se lancent en quête du Saint Graal. Face à eux, un éminent médiéviste, Henry Jones, qui poursuit la quête de sa vie à la recherche de cet objet légendaire. Quand son père disparaît à Venise, Indiana Jones, renseigné par Walter Donovan, se lance sur ses traces pour le retrouver après avoir reçu le journal de la quête de son père. Il rencontre à Venise une charmante archéologue autrichienne, Elsa Schneider, qui collaborait avec son père avant sa disparition. Tous les deux découvrent sous une bibliothèque des catacombes inexplorées des chevaliers du Graal et une tombe avec une inscription donnant des indices sur l'emplacement du Graal.


Indiana Jones et la dernière Croisade
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Jeffrey Boam, George Lucas, Menno Meyjes
Musique : John Williams
Production : Paramount Pictures et Lucasfilm Ltd.
Genre : Aventure, Fantastique
Titre en vo : Indiana Jones and the Last Crusade
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, allemand
Date de sortie : 24 mai 1989
Durée : 127 mn

Casting :
Harrison Ford : Indiana Jones
Sean Connery : Pr. Henry Jones Sr.
Denholm Elliott : Dr. Marcus Brody
Alison Doody : Pr. Elsa Schneider
John Rhys-Davies : Sallah
Julian Glover : Walter Donovan
River Phoenix : Indiana Jones adolescent
Michael Byrne : colonel Ernst Vogel
Kevork Malikyan : Kazim
Robert Eddison : le chevalier du Graal
Richard Young : le pilleur de tombes au fedora
Alexei Sayle : le Sultan
Alex Hyde-White : Henry Jones Sr. jeune
Paul Maxwell : l'homme au panama
Isla Blair : Mrs. Donovan
Vernon Dobtcheff : le majordome
Bradley Gregg : Roscoe, un pilleur
Pat Roach : un homme de la Gestapo
Eugene Lipinski : un homme de main de Donovan
Ronald Lacey : Heinrich Himmler
Michael Sheard : Adolf Hitler

Mon avis : Troisième volet de ce qui est bel et bien l’une des sagas cinématographiques les plus importantes de ces quatre dernières décennies, Indiana Jones et la dernière Croisade fut, pendant longtemps, le dernier volet de la saga ; c’était, bien entendu, avant qu’en 2008 ne paraisse sur les écrans le si décrié Indiana Jones et le royaume du Crane de Cristal, pourtant, aux yeux de beaucoup, les aventures de notre archéologue préféré se sont achevés a la toute fin des années 80 avec ce volet qui, accessoirement, est l’un des tous meilleurs de la saga. Car après le spectaculaire Indiana Jones et le Temple maudit qui reste malgré tout un fort bon film, avec cette Dernière Croisade, Lucas et Spielberg renouent avec tout ce qui avait fait la force du premier volet, Les aventuriers de l’Arche perdue : sensiblement les mêmes lieux pour l’aventure principal, grand retour des nazis en tant qu’adversaires, nouvelle quête archéologique a tendance biblique, le Graal ayant remplacer l’Arche d’Alliance et, pour finir, retour en grâce de certains protagonistes du premier volet comme Marcus et Sallah, ce qui fait que, par la force des choses, les deux films sont liés par le biais de tous ces points communs, ce qui n’était bien entendu pas le cas avec Le Temple maudit. Mais là où Indiana Jones et la dernière Croisade frappe fort, c’est par l’ajout de Henri Jones Sr, formidablement interprété par un Sean Connery au sommet de sa forme, ce qui nous donne tout un tas de scènes plutôt amusantes puisque la relation entre le père et le fils est pour le moins conflictuelle. Un ajout oh combien positif, qui marque les esprits et qui ajoute du piment a une intrigue digne de la saga dans son ensemble, c’est-à-dire que dans le genre aventure, on a de toute façons rarement fait mieux qu’un Indiana Jones. Bref, vous l’avez compris, Indiana Jones et la dernière Croisade concluait, lors de sa sortie, de fort belle manière ce qui fut pendant longtemps une simple trilogie : captivant, drôle, nous faisant voir du pays, ce film, en son temps, aura marqué toute une génération de fans du personnage. Bien évidement, de façon plutôt inattendue, il y eut une suite par la suite, forcément moins somptueuse, mais bon, ceci est une autre histoire et d’ici qu’ils nous pondent un cinquième volet un jour ou l’autre…


Points Positifs :
- La présence de Sean Connery dans le rôle du père d’Indiana Jones est un pur régal car non seulement l’acteur écossais, dans un rôle vieillissant, apporte une touche de fraicheur au film, mais en plus, les relations entre les deux hommes sont tellement complexes que cela en devient un régal.
- En s’inspirant énormément de tout ce qui avait fait le succès du premier volet, Les aventuriers de l’Arche perdue, le duo Spielberg et Lucas a vu juste car cela nous permet de retrouver l’ambiance du meilleur film de la saga mais aussi, d’en faire une vrai suite – lieux, personnages, adversaires – ce qui n’était pas le cas du Temple maudit qui était en fait une préquelle.
- Indiana Jones n’est jamais aussi bon que lorsqu’il se met en quête d’un artefact biblique – le Graal ayant remplacé l’Arche d’Alliance – et lorsqu’il doit cogner du nazi.
- Harrisson Ford possède tout de même une classe naturelle et ce rôle lui va si bien…
- La scène du début, qui nous apprend comme le jeune Indiana est devenu ce qu’il est. Intéressante, bien sur, mais aussi drôle.
- Venise, l’Autriche, l’Allemagne, Petra… on en voit du pays dans ce film !

Points Négatifs :
- Certains regretteront quelques trop grandes ressemblances entre ce film et le premier volet, c’est ce qui en fait sa force mais il est clair que certains points communs sont un poil excessif.
- Ce film n’accuse absolument pas son age, sauf pour les scènes où il y a des explosions, là, c’est à chaque fois problématique. Mais bon, c’est valable pour tous les longs métrages de l’époque.  
- On sait très bien qu’Indiana Jones possède une chance insolente – et dans un jeu de rôle, il aurait le maximum en points de chance – mais bon, par moments, c’est un peu exagéré.

Ma note : 8,5/10

lundi 27 février 2017

LOW – LES RIVAGES DE L'ESPÉRANCE


LOW – LES RIVAGES DE L'ESPÉRANCE

Les deux sœurs Caine sont de nouveau réunies. Ensemble, elles se dirigent vers la surface car là-bas la sonde cherchant une planète d'accueil pour l'Humanité serait revenue. Les réserves du scaphandre atteignant un niveau très bas, elles font une halte au dôme de Salus, lieu où elles ont grandi auprès de leur famille. Alors que la machine se recharge, Della prétend chercher à manger mais part surtout régler ses comptes avec le prêtre prônant l'optimisme permanent et qui selon elle est responsable des malheurs de leur famille. Pendant ce temps, Tajo reçoit la visite de l'épouse de Marik : Lena. Cette dernière ne les a jamais vus mais souhaite les aider à atteindre la surface. Pour cela, elle possède un sous-marin. De son côté, Stel Caine se dirige elle-aussi vers la surface. Elle est certaine que la sonde va raviver l'espoir des siens...


Low – Les rivages de l'espérance
Scénario : Rick Remender
Dessins : Greg Tocchini
Encrage : Greg Tocchini
Couleurs : Greg Tocchini, Dave McCaig
Couverture : Greg Tocchini
Genre : Aventure, Action, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Low – Shore of the Dying Light
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 octobre 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 27 janvier 2017
Nombre de pages : 140

Liste des épisodes
Low 11-15

Mon avis : Grace à un premier et un second tome pour le moins réussis, Low, énième série de Rick Remender – Deadly Class, Black Science – faisait indéniablement parti de ces œuvres a suivre, de ces comics indépendants de qualité et qui foisonnent depuis quelques années outre-Atlantique. Postulat de départ original, personnages charismatiques, problèmes familiaux avec, comme a chaque fois avec l’auteur, la filiation au cœur des enjeux, sans oublier, bien entendu, les dessins de Greg Tocchini dont le style peut plaire ou déplaire mais qui, incontestablement, ne laisse pas indifférent, bref, tout cela faisait de Low une œuvre qui valait le détour, et pas qu’un peu. Et d’ailleurs, ce troisième tome de la saga démarrait sur de très bonnes bases avec deux intrigues en parallèle, celle où l’on suivait les traces des deux filles de Stel Caine, notre éternelle optimiste, qui, justement, sont sur les traces de leur mère – avec pas forcément les mêmes objectifs, et celle où cette dernière, justement, parvient enfin, avec ses compagnons, a la surface. Et là, la série prend une toute autre dimension puisqu’en quittant l’élément marin, omniprésent jusqu’à alors, on en prend plein la vue avec des couleurs plus chaudes mais aussi en découvrant une faune terrestre plutôt surprenante. Bref, tout cela est bon, très bon même par moments et tout serait parfait dans le meilleur des mondes si ce n’était que, coté dessins, justement, ça coince un peu, voir beaucoup par moments ! Car bon, comment dire, si le style de Greg Tocchini, particulier, je le reconnais, divise depuis les débuts de cette série, jusque là, en dehors de quelques planches plutôt brouillonnes, cela pouvait passer, or, dans ce troisième tome, si par moments, cela reste correct voir plutôt bon, d’autres planches sont catastrophiques : ainsi, entre un encrage approximatif, un coté brouillon de plus en plus présent et certaines cases où l’on ne comprend pas trop ce qui s’y passe, il est évidant qu’on a déjà connu un Greg Tocchini en meilleur forme. C’est franchement dommage car je ne suis pas allergique a son style et que, coté scénario, c’est toujours aussi bon – ah, ce final – mais bon, espérons qu’il ne s’agit que d’un passage a vide de la part de l’artiste car cette série mérite franchement des dessins digne d’elle !


Points Positifs :
- Scénaristiquement, c’est toujours aussi bon et même si on perd un peu en originalité par moments – après tout, on en est déjà au troisième tome – force est de constater qu’entre un univers qui se développe de plus en plus, pas mal de coups de théâtre totalement inattendus et un final pour le moins surprenant, on ne s’ennui pas une seule seconde.
- Stel Caine étant enfin parvenu à la surface, on découvre ce monde terrestre pour le moins étonnant avec ses couleurs chaudes, ses ruines mais aussi et surtout, ses diverses populations ; car oui, depuis que l’homme a colonisé les océans, d’autres l’ont remplacé à la surface terrestre…
- Stel Caine en prend plein dans la gueule a la fin de ce troisième tome. Tellement même qu’on finit par se demander comment elle peut survivre !? Et comme en plus, le but de sa vie (spoiler) est détruit, comment notre héroïne va-t-elle conserver son éternel optimisme ?
- Pas simple les liens entre les deux sœurs et on peut se poser des questions sur Della tandis que la survie de Tajo semble compromise…

Points Négatifs :
- Je ne sais pas ce qui est arrivé à Greg Tocchini mais il y a un gros souci dans la quasi-totalité de cet album pour ce qui est des dessins. Car bon, si l’artiste brésilien livre par moments quelques planches sublimes, beaucoup d’autres sont tout bonnement ratés, brouillonnes voir incompréhensibles. Cela, forcément, nuit énormément à la qualité de l’ensemble et c’est dommage car cette série mérite beaucoup mieux !
- Bien évidement, tous ceux qui n’accrochaient pas au style du sieur Tocchini n’y verront que la confirmation de ce qu’ils pensaient de ce dernier, c’est-à-dire, pas grand-chose de bien…

Ma note : 7/10

PERSEPOLIS


PERSEPOLIS

Téhéran, en 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète de la galaxie. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les événements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Shah. Avec l'instauration de la République islamique débute le temps des commissaires de la révolution qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire. Bientôt, la guerre contre l'Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l'envoyer en Autriche pour la protéger. À Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l'adolescence, la liberté, les vertiges de l'amour mais aussi l'exil, la solitude et la différence.


Persepolis
Réalisation : Vincent Paronnaud, Marjane Satrapi
Scénario : Vincent Paronnaud, Marjane Satrapi
Musique : Olivier Bernet
Production : France 3 Cinéma, Kennedy/Marshall Company, French Connection Animations, Diaphana Films
Genre : Animation, autobiographie, comédie dramatique
Titre en vo : Persepolis
Pays d'origine : France, États-Unis
Langue d'origine : français
Date de sortie : 27 juin 2007
Durée : 95 mn

Casting :
Chiara Mastroianni : Marjane Satrapi (adulte et adolescente)
Catherine Deneuve : Taji Satrapi, mère de Marjane
Danielle Darrieux : la grand-mère de Marjane
Simon Abkarian : Ebi Satrapi, père de Marjane
Gabrielle Lopes Benites : Marjane (enfant)
François Jérosme : Anouche Satrapi, oncle de Marjane
Tilly Mandelbrot : Laly

Mon avis : Dix ans auront été nécessaires pour que, enfin, je me décide à voir ce fameux Persepolis, long métrage d’animation tiré de la bande dessinée autobiographique de Marjane Satrapi et qui, en 2007, connu un succès pour le moins important, et ce, bien entendu, en causant bon nombre de polémiques en Iran mais également dans pas mal de pays musulmans… Mais bon, comme il est de coutume de le dire, mieux vaut tard que jamais et franchement, même après une décennie d’attente, il aurait été dommage de passer à coté de ce petit bijou de l’animation française. Car sans la moindre surprise, Persepolis est un bon film, a la fois, formidable témoignage du passé récent de l’un des pays les plus fascinants du Moyen-Orient, l’Iran, civilisation millénaire s’il en est, mais aussi et surtout, récit autobiographique qui revient sur l’enfance et l’adolescence de l’auteur de bande dessinée, Marjane Satrapi. Car par le biais de la vie de cette dernière, on suit en parallèle le basculement du régime iranien qui, suite a une révolution qui mit dehors l’oppresseur d’alors, le Shah, tomba dans un autre encore pire, celui des Mollahs de lAyatollah Khomeini (ce dernier brillant curieusement par son absence), la théocratie depuis au pouvoir ayant alors mis le religieux au cœur de la société iranienne et les femmes sous un voile symbole, selon eux, de liberté… Le connaisseur de cette période historique sera bien évidement en terrain familier et replongera donc dans des années 80 par le biais de la terrible et stupide guerre Iran/Irak mais aussi par tout un tas de références musicales, cinématographiques et autres. Cela, bien sur, est intéressant mais il ne faut pas oublier que Persepolis est aussi, et surtout, une biographie et que le cœur du problème de ce film est le récit de l’enfance et de l’adolescence de son auteur ; dans un autre registre, cela nous donne sans nul doute les meilleurs moments de cette œuvre, parfois même de manière plutôt amusante d’ailleurs. Bien sur, il ne faut pas se leurrer, Persepolis est avant toute chose une autobiographie qui nous permet de voir ce que fut l’Iran entre les années 70 et 90, cela, en suivant le destin d’une jeune fille, du coup, certains y trouveront probablement a redire, oubliant peut-être au passage qu’ils ne sont pas devant un documentaire historique. Mais bon, le principal, c’est qu’il s’agit d’une œuvre réussie, plutôt plaisante, drôle par moments et qui, accessoirement, lève le voile sur une partie de l’histoire récente de ce grand pays mais aussi, et ce n’est pas anodin, qu’avant la révolution islamique, l’Iran fut un pays qui certes vivait sous le joug d’un régime oppresseur mais qui jouissait d’une liberté oh combien plus importante que par la suite. Eh oui, les femmes, en Iran, ne ressemblaient pas à des corbeaux dans les années 70 et les hommes ne passaient pas leur temps à bruler des drapeaux américains comme le grand public a un peu trop tendance a le croire depuis longtemps ; comme quoi, même une simple œuvre d’animation permet de rétablir certaines vérités oubliées…


Points Positifs :
- Récit autobiographique avant toute chose, Persepolis nous permet tout de même, en suivant le destin de la jeune héroïne, de découvrir en parallèle l’histoire récente de l’Iran, l’une et l’autre étant, bien évidement, intimement liée.
- Si la jeunesse de Marjane Satrapi est bien évidement au cœur du récit, ne nous leurrons pas, ce qui frappe le plus, c’est la découverte de la culture iranienne et de son histoire entre les années 70 et 90 qui marque le plus les esprits, surtout qu’on y apprend pas mal de choses.
- Respectant a la lettre les codes graphiques de l’œuvre originale, Persepolis s’avère être une belle réussite.
- Malgré des moments plutôt dramatiques, l’humour n’est pas absent de ce film et certaines scènes sont franchement drôles.
- Voir Persepolis et se souvenir que l’Iran et bien des pays musulmans furent bien différents, il n’y a pas si longtemps, de ce qu’ils sont devenus par la suite. Constater également qu’entre dictature et théocratie, il ne semble pas avoir de place pour une autre sorte de régime politique…

Points Négatifs :
- Cela reste une autobiographie avec les qualités et les défauts inhérents au genre, c’est-à-dire que, naturellement, tout est centré sur l’héroïne – ce qui est logique – ce qui pourra déplaire a certains qui auraient souhaité en connaitre davantage sur cet Iran des débuts du régime des Mollahs.
- Même traiter sous un ton plutôt léger, il y a une ou deux scènes un peu limites qu’on en pense a la manière dont pouvaient agir les gardiens de la révolution…
- Plutôt curieux tout de même que ce bougre de Khomeini ne pointe pas le bout de son nez. Après tout, ce n’était pas n’importe qui tout de même !

Ma note : 8/10

dimanche 26 février 2017

LION


LION

Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?


Lion
Réalisation : Garth Davis
Scénario : Luke Davies d’après l’œuvre de Saroo Brierley
Musique : Hauschka
Production : The Weinstein Company, Screen Australia, See-Saw Films
Genre : Drame
Titre en vo : Lion
Pays d'origine : Australie, États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais, Hindi, Bengali
Date de sortie : 12 octobre 2016
Durée : 118 mn

Casting :
Dev Patel : Saroo Brierley
Sunny Pawar : Saroo Brierley jeune
Rooney Mara : Lucy
David Wenham : John Brierley
Nicole Kidman : Sue Brierley
Abhishek Bharate : Guddu
Priyanka Bose : Kamla
Divian Ladwa : Mantosh

Mon avis : Le problème qui se pose souvent avec les films tirés d’une histoire vrais, c’est que, forcément, avant même de se rendre au cinéma, on connait déjà la fin. Certes, cela n’empêche pas que le résultat soit bon, voir très bon même, cependant, il est clair que pour le suspens, il faudra aller chercher ailleurs… Enfin, ce n’est pas forcément le principal car si l’on sait d’entrée de jeu que le héros de Lion retrouvera sa mère biologique a la fin du film – et ce n’est pas un spoiler – il nous reste à découvrir tout le reste, oh certes, pas comment il l’a retrouvé, cela aussi on le sait – Google Earth – non, par reste, j’entends comment, enfant, il s’est perdu, ce qu’il a vécu avant de se retrouver adopter par une famille australienne, ce qu’il est devenu, une fois adulte et pourquoi, du jour au lendemain, il a décidé de se lancer dans une recherche folle. Bref, de quoi nous offrir une histoire intéressante et, pourquoi pas, un bon film, et sur ce point, que l’on se rassure, Lion est un bon film : pour son histoire qui vous touchera, forcément, pour cette quête des origines qui ne peut vous laisser insensible, pour ses acteurs avec le beau gosse de service, Dev Patel, qu’on avait découvert dans Slumdog Millionaire, et pour toutes ces images d’une Inde toujours aussi pleine de contrastes et où, malgré ses milliers d’années d’histoire et ses richesses, existe aussi une pauvreté extrême qui frappe une grande partie de la population. Cependant, si Lion se laisse regarder, si tout cela est plutôt bon dans son ensemble, force est de constater que cela reste plutôt sans surprises et plutôt convenu dans l’ensemble, et je dis cela sans que cela ait quelque chose à voir avec le fait que l’on connait la fin d’entrée de jeu. Qui plus est, si la première partie, celle où le héros, alors enfant, est très bonne, franchement, a partir du moment où, adulte, il se met en quête de retrouver sa famille, il y a quelques longueurs. Oh certes, ces quelques défauts ne vous gêneront guère voir pas du tout, selon vos propres gouts personnels, surtout que, ne serais-ce que pour cette histoire plutôt touchante, le jeu en vaut la chandelle, mais bon, quitte a voir un film avec Dev Patel, dans un autre genre, Slumdog Millionaire était plus réussit selon moi. Après, les gouts et les couleurs…


Points Positifs :
- Une histoire plutôt touchante et qui ne laissera pas indifférent les plus sensibles d’entre nous, ne serais-ce que pour ce coté un peu impossible de cette quête : deux décennies se sont écoulées, le héros ne connait pas sa ville de naissance, son nom de famille, celui de sa mère… mouais, loin d’être gagner !
- Un casting plutôt bon avec, bien évidement, en tête d’affiche, un Dev Patel plus beau gosse que jamais, mais aussi, une Nicole Kidman presque méconnaissable.
- Toute la partie tournée en Inde est magnifique par moments. Alors certes, la misère n’est pas occultée et certaines images ne sont pas faciles, mais bon, c’est aussi cela l’Inde…
- Mine de rien, si on ne savait pas que c’était une histoire vraie, on aurait eu énormément de mal a y croire tout de mal. Comme quoi, Google Earth peut être très utile !

Points Négatifs :
- Un traitement plutôt conventionnel et sans grandes surprises : le héros vit une petite vie tranquille, il a une révélation, il se lance en quête de sa famille, il se coupe du monde et de ses proches pour parvenir a ses fins et, au moment où il va abandonner, miracle, il parvient a son but ! Ah, la magie du cinéma…
- Quelques petites longueurs par moments, surtout quant le héros est en quête de sa famille et qu’il passe presque autant de temps a réfléchir qu’a faire des recherches sur Google Earth.

Ma note : 7/10

FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON 9


FAIS PAS CI, FAIS PAS ÇA – SAISON 9

D'un côté les Bouley : un couple qui refuse le modèle autoritaire de leurs parents, ils ont construit ensemble une famille recomposée. De l'autre côté, les Lepic, persuadés que les problèmes de la jeunesse actuelle sont essentiellement dus à la démission des parents, prônent un retour au mode d'éducation stricte qu'ils ont reçue et l'appliquent à leurs quatre enfants. Fin 2016. Renaud fête son 50eme anniversaire, délaissé par sa femme, avec pour seul cadeau un kit de dépistage de cancer colorectal offert par la Sécu. Il déprime et s’interroge sur le sens de la vie et de ses valeurs. Fabienne, en panne de création artistique, néglige complètement son couple, sa famille et met en péril le futur de l’entreprise Fabja och Vally. De son côté, Valérie donne le change et tente de sauver les emplois de la boîte tout en ménageant son couple. Denis, lui, s’est donné comme mission de convaincre Eliott de s’inscrire sur les listes électorales pour voter aux futures présidentielles… Bouley et Lepic vivent le premier jour du reste de leur vie.


Fais pas ci, fais pas ça – Saison 9
Réalisation : Philippe Lefebvre, Cathy Verney, Michel Leclerc
Scénario : Clémence Dargent, Martin Douaire, Stéphane Froenkinos
Musique : Philippe Kelly
Production : Elephant Story
Genre : Série familiale, Comédie
Titre en vo : Fais pas ci, Fais pas ça – Saison 9
Pays d’origine : France
Chaîne d’origine : France 2
Diffusion d’origine : 8 février 2017 – 22 février 2017
Langue d'origine : français
Nombre d’épisodes : 6 x 53 minutes

Casting :
Bruno Salomone : Denis Bouley
Isabelle Gélinas : Valérie Bouley
Guillaume de Tonquédec : Renaud Lepic
Valérie Bonneton : Fabienne Lepic
Yaniss Lespert : Christophe Lepic
Tiphaine Haas : Soline Lepic
Alexandra Gentil : Tiphaine Kalamian
Cannelle Carré-Cassaigne : Charlotte Lepic
Lilian Dugois : Eliott Bouley
Damien Ferdel : Lucas Lepic
Maïa Quesemand : Salomé Bouley
Héloise Cholley : Salomé Bouley
Simon Quesemand : Kim
Cécile Rebboah : Corinne
Isabelle Nanty : Christiane Potin
Huifang Liu : Jia-li
Lou Chauvain : Géraldine
Ruchi Ranjan : Ravija
Naveen Polishetty : Frère de Ravija
Pénélope-Rose Levèque : Martha
Annabelle Lengronne : Aminata
Arielle Dombasle : elle-même

Mon avis : Sans nul doute que lorsque, début 2007, fut diffusée la toute première saison de Fais pas ci, Fais pas ça, peu auraient été ceux qui se seraient douté que cette série ne prendrait fin qu’une décennie plus tard et que, surtout, elle aurait connu un certain succès. Car oui, indéniablement, les premières saisons furent bonnes, excellentes dans leur genres et même s’il faut toujours relativiser les choses, force est de constater que pendant longtemps, suivre les aventures cocasses des Bouley et des Lepic fut un véritable plaisir. Et puis, au fil des ans et du succès respectif de certains des comédiens, les choses évoluèrent, petit à petit, et pas forcément dans le bon sens puisque les saisons 7 et 8 furent, de mon point de vu, tout bonnement catastrophiques… Du coup, lorsque j’appris que la série allait prendre fin avec cette 9eme et ultime saison, ma foi, je me suis dit que ce ne pouvait être qu’une bonne nouvelle et que, effectivement, il était temps d’arrêter les frais. Bien évidement, je n’attendais plus rien de Fais pas ci, Fais pas ça, mais bon, quelque part, pour avoir accompagner ces deux familles sur une décennie, je ne pouvais pas passer a coté de cette dernière saison, ne serais-ce que par curiosité, et la… et la, ce fut une bonne surprise, que dis-je, une très bonne surprise même ! Ainsi, comme si, en arrivant en bout de l’aventure, toute l’équipe avait décidé de se réveiller et de donner le meilleur d’elle-même, pendant quatre épisodes, ce fut comme si je retrouvais les Bouley et les Lepic des grandes heures : c’était drôle, très drôle même par moments, inattendu, imaginatif, bref, un vrai régal qui annonçait forcément une fin en apothéose ! Hélas, si je fut surpris par le retour en grâce d’une série dont je n’attendais plus rien, la fin, elle, c’est-à-dire, les deux derniers épisodes, furent une autre surprise, mais mauvaise celle là, très mauvaise même… L’humour renvoyé dans les cordes, des tournures scénaristiques totalement illogiques pour ne pas dire navrantes par moments et une déception monumentale qui m’aura laissé bouche bée : mais comment avaient-ils put nous pondre un tel étron, comment avaient-ils put descendre aussi bas, gâcher d’une manière aussi médiocre une ultime saison qui avait si bien commencée ?! Incompréhensible, tout simplement… alors oui, s’ils voulaient que je ne regrette pas cette série, je pense qu’ils ont réussis, et pas qu’un peu, mais c’est fort dommage car je pense, et penserai toujours, que Fais pas ci, Fais pas ça méritait un final digne de ce nom. Mais bon, probablement que celui-ci aurait dut avoir eu lieu il y a quelques années déjà…


Points Positifs :
- Les quatre premiers épisodes sont très bons et on retrouve avec plaisir tout ce qui avait fait les grandes heures de la série pendant dix ans, c’est-à-dire, des situations hilarantes et des personnages qui se mettent dans des situations totalement ridicules par moments. Bref, un pur régal qu’on n’attendait plus au vu des saisons précédentes.
- Renaud Lepic est et restera comme le personnage le plus marquant de cette série, et ce fut un plaisir de le retrouver au top de sa forme, du moins, pendant une partie de la saison.
- Si Guillaume de Tonquédec fut égal a lui-même, c’est-à-dire, très bon, le reste du casting ne fut pas en reste dans l’ensemble.
- L’idée des sauts dans le temps tous les deux épisodes – a chaque fois cinq ans – ne fut pas mauvaise, loin de là.

Points Négatifs :
- Les deux derniers épisodes sont une bouse monumentale qui gâche tout ! Absolument pas drôles, par moments navrants, on tombe en plus dans le grand n’importe quoi pour ce qui est de l’évolution des personnages. Mais qu’est-ce qui leur a pris de nous pondre cette chose ?!
- Et dire que la série se finit ainsi ! Qu’elle médiocrité, quelle déception pour une fin, surtout que cette dernière saison avait si bien commencée…
- On sait très bien que Fais pas ci, Fais pas ça a toujours été une série très politisée et, accessoirement, franchement marquée a gauche, mais bon, au bout d’un moment, la aussi, on tombe dans le grand n’importe quoi et le ridicule total : Nicolas Hulot, président ? Les gars, on est en France hein, pas en Allemagne ou dans d’autres pays où le parti écolo représente vraiment quelque chose et pas 1 ou 2%...
- Et histoire d’enfoncer le clou, on se coltine Arielle Dombasle. Fallait vraiment que l’on boive le calice jusqu’à la lie…

Ma note : 5,5/10
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