vendredi 31 août 2012

LES DRUIDES : LA PIERRE DE DESTINÉE



LES DRUIDES : LA PIERRE DE DESTINÉE

Gwenc'hlan... Mon maître, celui vers qui se tournent toutes mes pensées maintenant, à l'heure où il me tarde de le rejoindre dans l'autre monde, là-bas, par-delà les brumes... Nous, druides, pensions à raison que l'écriture ne devait pas figer nos sciences, que nous devions les enseigner par la parole et non par l'encre. Mais vint le crépuscule des druides, et maintenant que nombre d'entre nous se sont convertis à la religion du dieu unique et que les autres ont disparu, il nous faut enseigner par écrit ce qui sera perdu faute de bouche pour initier... il apparaît donc fort louable que ceux qui restent, et dont je fais partie, transcrivent notre mémoire sur ce papier, si éphémère, mais qui demeure en ce jour notre seule possibilité de perdurer au travers des époques à venir... Mes souvenirs étreignent mon cœur, se changent en larmes et mes larmes se mêlent à l'encre... Gwenc'hlan... Mon maître... Sur l'ile de Mona, le jeune Taran reprend progressivement des forces après avoir bien failli mourir dans la tempête. Ils partent ensuite pour L'Islande. Mais forcés d'accoster une ile d'Ecosse, ils font la rencontre d'un clan Picte. Leur druide, Leuweg, leur demande de l'aide afin de reprendre la pierre de destiné qu'une tribu Viking leur a volé́, l'emportant en Islande. Leuweg qui voit au-delà̀ des apparences, certifie que la quête du chaudron de Dagda est liée à la pierre. Gwenc'hlan accepte d'aider le clan et tous partent pour l'Islande afin de combattre ces Vikings. Mais non loin derrière, aidés par un des compagnons de Gwenc'hlan,  les hommes aux capes sombres les suivent et complotent...


Ce mois d’aout 2012 est quasiment achevé (il n’en a plus que pour quelques heures) et après vous avoir bassiner avec un nombre plus que conséquent de billets consacré au football, il est grand temps de revenir à des sujets bien plus différents, et accessoirement, pour beaucoup, d’un intérêt plus notable, je veux bien évidement parler de mes critiques, ici, celle du cinquième tome de la saga druidesque de Jean-Luc Istin et Jacques Lamontagne, je veux bien évidement parler des Druides. Ça tombe bien, c’était justement la dernière critique que j’avais en retard et que je tennais absolument à publier avant d’attaquer septembre, un mois autrement moins joyeux qu’aout, puisque synonyme, pour la plus part, de rentrée (scolaire, boulot, faites vos choix mes amis), mais bon, trêve de bavardages inutiles, il est grand temps de nous intéresser à ce cinquième tome des Druides.

Au jour d’aujourd’hui, je ne sais pas encore de quoi sera fait la suite de cette saga (entre le sixième tome, déjà paru, et le septième, qui sortira avant la fin de l’année), mais pour le moment, il me semble évidant que La ronde des géants, quatrième tome de la série, marque sans nul doute un tournant dans celle-ci, ce que La pierre de destinée, qui nous préoccupe en ce jour, confirme parfaitement. Car après lecture de ces cinq premiers volumes des Druides, force est de constater qu’à mes yeux, il y a un avant et un après, et que, ne nous voilons pas la face, l’avant était sensiblement meilleur que sa suite. Mais je vais m’expliquer : au départ, cette bande dessinée m’avait franchement enthousiasmé de par son synopsis pour le moins accrocheur : lorgnant allègrement du côté du Nom de la rose de par son ambiance et sa structure – une enquête chez les moines, des assassinats mystérieux, de vieux grimoires obscurs, un maitre et un élève franchement pompés sur le roman d’Umberto Eco et même le film car bon, Gwenc'hlan, c’est Sean Connery – l’histoire, qui se déroulait à une époque peu souvent entraperçue dans ce genre d’œuvres, le haut-Moyen-âge, tout juste à la fin de l’Empire Romain, avait de quoi attirer l’amateur du genre, surtout que l’enquête, mais aussi l’ambiance, dans les deux premiers volumes, était franchement captivante. Dans le troisième, cela commençait un peu à tourner en rond, avec cette histoire d’Ys, mais bon, même ainsi, la mayonnaise prenait encore suffisamment et je n’y ait pas vraiment trouver à redire, sauf que, le problème, c’est que cela s’est franchement dégradé par la suite, le quatrième tome, La ronde des géants, lorgnant davantage du côté du voyage organiser en terres celtiques, avec point d’arrêt obligés devant chaque attraction… euh, pardon, lieu où figure légendaire locale comme Camelot avec, forcément, un Arthur et un Merlin de circonstance, Stonehenge, tout cela prenant le pas sur un scénario qui en oubliait presque son but principal, l’enquête sur les meurtres des moines, et que, vous l’avez compris, ce nouveau tome, cela ne s’est pas arrangé dans ce tome cinq.


Car l’on retrouve tout cela, pèle mêle, dans La pierre de destinée, ainsi, une fois de plus, Jean-Luc Istin, un auteur que j’apprécie pourtant, se sent obligé de faire voyager ses héros au sein de toutes les cultures celtiques, les faisant rencontrer, ici, des sirènes, la bas, des pictes (le peuple qui peuplait l’Ecosse avant l’arrivée des écossais à proprement parler), puis, forcément, de lorgner du côté des propres légendes et objets sacrés de ceux-ci, puis, sur qui tombe-t-on, après le fameux Mur d’Adrien, sur le mythique Saint Brendan, celui qui, on dit, lors de ses voyages maritimes, atteignit le continent nord-américain, et puis, pour saupoudrer le tout, une petite flopée de vikings, histoire de nous rappeler leur existence. Bref, un sacré méli-mélo ou tout se mélange allègrement, mais aussi, où le non initié peut apprendre pas mal de choses sur la culture celtique et le haut-Moyen-âge, ce qui, en soit, n’est pas forcement dénué d’intérêt, je ne le nie pas, mais éloigne forcément le lecteur du nœud principal de l’intrigue, je veux bien évidement parler de l’enquête. Oh, ce n’est pas comme si on n’en parlait plus, prétendre le contraire serait exagéré, je ne le nie pas, sauf que, celle-ci semble un peu éloignée des préoccupations principales des protagonistes qui, désormais, ressemblent davantage à des touristes en excursion, qu’a des émules de Sherlock Holmes. Dommage, oui, dommage car Les Druides promettait beaucoup à la base, de par son intrigue, ses personnages, ses lieux visités ainsi que pour ses dessins, mais que depuis deux albums, cela part un peu trop dans tous les sens à mon gout. Espérons que la suite sera davantage à la hauteur de mes espérances car là, franchement, cela commence à devenir une petite déception. 

dimanche 26 août 2012

THORGAL – LA GALÈRE NOIRE


THORGAL – LA GALÈRE NOIRE

Thorgal et Aaricia se sont installés dans un village et comptent y rester quelques temps... car Aaricia attend un enfant ! Thorgal feint d'apprécier cette vie paisible pour le bonheur d'Aaricia, mais il part chaque soir sur son cheval, pour retrouver un peu d'espace et de liberté. Shaniah, la fille de Caleb, le chef du village, profite d'une de ses cavalcades nocturnes pour avouer sa flamme au viking. Celui-ci la repousse, évidemment. Pendant ce temps, un homme, échappé d'un grand bateau sombre, atteint la côte non loin de là...


Thorgal – La Galère noire
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : mai 1982
Nombre de pages : 46

Mon avis : Après un excellent troisième tome de Thorgal, Les trois vieillards du pays d’Aran, épisode indépendant de la saga,  nous abordons, avec La Galère noire, le premier volume de ce que les fans du héros nordique ont surnommés la trilogie de Brek Zarith, celle-ci étant encore considéré de nos jours comme étant l’un des meilleures de la série dans son ensemble, chose qui ne pouvait qu’éveiller ma curiosité. Ici, Thorgal et sa compagne, Aaricia, au demeurant enceinte jusqu’au cou, ont trouvé refuge dans un paisible village et se sont mêlés a la population locale, aidant aux travaux des champs ; cependant, si le couple semble baigner dans le bonheur, l’on sent bien que celui-ci est apparent : Thorgal, même heureux de partager une vie plus simple auprès de son aimée et dans l’attente d’être père, n’en éprouve pas moins le besoin, comme le dit son épouse, de « bouger » sans cesse. Un désir de partir à l’aventure refoulé ? Non, selon notre héros, mais une adolescente, Shaniah, amoureuse éconduit l’a bien compris. Le problème, c’est que par vengeance, Thorgal se retrouve bien malgré lui forcé de redevenir un homme d’action : fait prisonnier sous de fausses accusations, il se voit devenir galérien aux mains du fils sadique de Brek Zarith, un puissant roi local. Et les événements à venir seront assez violents – sur ce point, on ne rigole pas dans ce quatrième tome, et si ses prédécesseurs n’occultaient pas la mort et la violence, ici, l’on atteint des sommets – et même tragiques, jusqu’à un final inattendu, où notre héros va devoir se livrer à un duel digne d’un western face à l’un des protagonistes les plus charismatiques apparus jusque-là dans la série : Iarl Ewing, a la psychologie assez bien travaillée par ailleurs. Sans nul doute que La Galère noire est un bon tome de Thorgal et ce, même si, personnellement, j’ai une préférence pour son prédécesseur, Les trois vieillards du pays d'Aran. Par sa noirceur et son intensité dramatique, Jean Van Hamme nous offre là une histoire assez différente des précédentes mais toujours aussi captivante ; ici, l’on sent bien que la saga part dans d’autres directions et le côté « nouveau cycle » n’est pas pour me déplaire. Pour ce qui est des dessins, l’on sent une petite évolution chez Grzegorz Rosinski, cependant, tout cela fait toujours assez « old school » et pourra déplaire à une certaine partie du public actuel, plus habitué à un style plus tape a l’œil – mais que je peux parfaitement comprendre. Quoi qu’il en soit, par son intrigue, ses protagonistes et son coté très sombre, La Galère noire nous prouve une fois de plus que, décidément, les débuts de Thorgal sont de fort bonne qualité, mais aussi, justifie un peu le coté culte de la chose depuis trois décennies. Cependant, malgré cela, une petite incohérence scénaristique vers la fin a failli gâcher tout cela : le père Iarl Ewing à beau être balèze et charismatique en diable, ça prend quand même du temps de revenir à la nage jusqu'à la côte, d'engager des mercenaires et de massacrer tout un village. Thorgal a peut-être profité du drakkar de Jorund pour s'organiser une croisière festive ou quoi ?


Points Positifs :
- Avec La Galère noire, nous abordons en fait le début d’une trilogie, excellente au demeurant, celle de Brek Zarith. Bien évidement, du coup, celle-ci se doit d’être jugée dans son ensemble mais pour un début, c’est plus que prometteur.
- Nous avons là le tome le plus sombre depuis les débuts de la saga : les morts sont nombreux et, accessoirement, on a même droit à un massacre de masse. De plus, les sentiments humains détestables comme la jalousie, l’envie et la vengeance sont omniprésents.
- Thorgal lui-même n’échappe pas a un coté un peu plus sombre car malgré ses grands idéaux de liberté et de justice et son amour pour sa compagne, on le sent bien avoir la bougeotte et aspiré a l’aventure.
- Iarl Ewing est sans nul doute l’un des meilleurs personnages apparus depuis les débuts de la série, et, accessoirement, le plus marquant de cet album : charismatique en diable, cruel mais possédant des valeurs, on est à mille lieux du méchant de base sans personnalité.
- Le duel final entre Thorgal et Ewing avec son coté western assumé.
- Les dessins de Grzegorz Rosinski, bien entendus, désormais excellents.

Points Négatifs :
- Mais quelle énorme incohérence scénaristique a la fin : le temps que Thorgal regagne la cote et le village (qui ne devait pas être bien loin), Iarl Ewing a eu le temps de… rejoindre la cote a la nage (sic), trouver et engager une troupe de mercenaires, fondre sur le village et massacrer ses habitants puis, interroger la gamine amoureuse de Thorgal et patienter jusqu’à l’arrivée de ce dernier… Un peu tiré par les cheveux tout cela, n’est ce pas !?
- Que le monde est petit : même quand des vikings attaquent la galère où se trouve Thorgal, ce sont ceux de son village !

Ma note : 7,5/10

mercredi 22 août 2012

BLEACH : RIGHTARM OF THE GIANT



BLEACH : RIGHTARM OF THE GIANT

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Voilà un tome qui dévoile un duel passionnant entre notre héros, Ichigo Kurosaki et Ishida Uryû (Quincy, soit de simples mortels dont la puissance spirituelle ou reiutsu est plus qu’au-dessus de la moyenne). Ishida défit Ichigo…le but ??? Tuer le plus de Hollows, grâce à un appât dispersé dans l’air. Cependant ce duel est extrêmement dangereux. Certaines personnes innocentes sont impliquées. C’est lors de ce combat que Chad et Inoue se découvre des pouvoirs inconnus et assez surnaturels. D’où le titre de « rigth arm of the giant », le bras droit du géant ... Comment se finira cette aventure ?? Nos amis viendront-ils à bout des Hollows ??...


Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire, comme vous vous en douter, la critique de ce cinquième tome de Bleach, une petite précision s’impose selon moi : vu le nombre plus que conséquent de volumes parus à ce jour de cette série – de mémoire, une quarantaine sont sortis en France – et vu que ce n’est toujours pas finis, mais aussi, car cela est valable pour quasiment tous les mangas, vu que, si jamais je souhaites me taper toute la série, il me semble que je me dois de vous prévenir que les critiques à venir – y compris celle-ci, donc – seront beaucoup plus courtes que celles que j’ai l’habitude de publier sur ce blog pour ce qui est des autres œuvres (cinéma, romans, autres bande dessinées, jeux vidéo, musique etc.). Ceci n’a strictement rien à voir avec le fait que les mangas ne méritent pas autant que les autres genres, qu’ils leurs sont inférieurs, non, loin de là une telle idée. La problématique est tout autre : comme je vous l’ai dit, la plus part de ces séries – ici, c’est Bleach qui nous intéresse mais cela vaut pour d’autres titres que j’ai dans ma bibliothèque comme Ken le survivant, GTO, Angel Sanctuary ou Akira et que je relirais bien, un jour ou l’autre – durent 15, 20, 30 tomes voir plus parfois, et sincèrement, je ne me vois pas m’investir comme je peux le faire pour un film ou un roman pour chacun d’entre eux ; par manque de temps, et, je ne m’en caches pas, par manque de motivation également. Ceci étant dit, et je pense que cela était nécessaire, il est temps, donc, de nous intéresser – rapidement – a ce cinquième tome de l’une des séries les plus populaires de ces dernières années, je veux bien évidement parler de Bleach !


Autant le volume précédant, Quincy archer hates you, avait atteint des sommets de l’absurde avec une intrigue littéralement et ouvertement tournée vers l’humour avant toute chose, autant ce cinquième tome des aventures de notre apprenti Shinigami, le jeune et rouquin Ichigo Kurosaki, intitulé Rigth arm of the giant en est à mille lieux, cela, particulièrement de part une ambiance, autrement plus violente et dramatique ; en effet, ici, le scénario s’assombrit de nouveau avec l’apparition d’un nouveau personnage, le ténébreux et mystérieux Ishida Uryû, déjà entraperçue dans la couverture du volume précédant (sur ce point, je trouve tout de même un peu ridicule que les couvertures de la série ne correspondent pas vraiment avec leur contenu, mais bon, c’est mon côté rabat-joie qui veut cela), et la découverte que les fameux Shinigami ne sont pas les seuls a lutter contre les âmes perdues des Hollows : ils ont des rivaux, les Quincy, aux méthodes autrement plus expéditives et la rencontre des deux adolescents est pour le moins radicale et provoque un envahissement d’un quartier de Tokyo par les Hollows, rien que ça ! Du coup, ce qui prime avant tout dans ce cinquième tome, ce sont les combats, nombreux, la violence, extrême et qui touche bon nombre de « têtes » connues, mais aussi, les nombreuses révélations et autres surprises qui jalonnent les pages de celui-ci : en effet, on s’aperçoit que ce brave Ichigo possède décidément un entourage pour le moins singulier puisque tout le monde, ou presque, possède un pouvoir. Un peu tiré par les cheveux tout ceci, et même bien pratique, mais bon, ça fonctionne tout de même ; comme quoi, les vieilles ficelles, si elles ne sont pas géniales en soit, ça peut avoir du bon, même si j’aurais préféré davantage d’originalité vu comment ces révélations ont été amenés.


Quoi qu’il en soit, Rigth arm of the giant, n’en reste pas moins un bon tome, d’intérêt égal à ses prédécesseurs, et maintient la série, jusque-là plutôt bonne, toujours au même niveau d’intérêt. Bleach, dont j’ai lu le premier tome du manga il y a un peu plus d’un an mais que j’avais découvert, bien avant, dans sa version animé sur une chaine de la TNT, sans etre un manga franchement original, n’en est pas moins – enfin, pour ce quand j’ai lu – de bonne facture et plaira sans aucun doute aux amateurs du genre. Tous les éléments – personnages jeunes qui deviennent de plus en plus forts à force d’affronter des adversaires de plus en plus… je vous le donne dans le mille… fort, héros charismatiques, ambigus, humour, moments plus dramatiques – habituels sont présents et, ma fois, plutôt bien utilisés. Certes, l’on pourra me rétorquer que tout cela n’a franchement rien de nouveau et que c’est du vu et du revu, mais bon, même si c’est le cas, je trouve que cette série a un petit je ne sais quoi de plus que les autre qui fait que j’accroche bien à son univers, ses personnages et son humour. Maintenant, la grande question va etre de savoir s’il va me falloir encore un an pour que je m’attaque au sixième tome !? Surtout que, contrairement à l’année dernière, cette fois-ci, je ne l’ai pas cette fameuse suite ; enfin, j’espère etre bien plus rapide… non seulement, Bleach est une série que j’aime bien, mais en plus, vu l’énorme retard que j’ai pris sur son rythme de parution, je vais en avoir pour des décennies pour le rattraper !

BLEACH : QUINCY ARCHER HATES YOU



BLEACH : QUINCY ARCHER HATES YOU

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Volume complètement décalé, en opposition avec le côté nostalgique et dramatique du volume précédent. Quincy Archer Hates You commence par les aventures palpitantes du pervers du lion le plus petit !! Mais ouui c’est Kon qui cherche un nouvel endroit où loger… Dur, dur … Un nouveau personnage complètement loufoque fait son apparition : Don Kan’onji « BWAHAHAHHAAH Spirit ArE AlwAys WitH YoU !!!!! ». Cependant la remarque surprenante de l’insouciante Inoue : « l’empreinte laissée à ce moment… avaient changé à jamais la destinée de chacun d’entre nous », nous ramène au suspens de l’aventure avec l’apparition d’un nouveau personnage. Un jeune nommé Ishida qui se dit Quincy et qui hait les Shinigamis !!...


Un an, il m’aura fallu un an pour que je me décide enfin à replonger dans la suite d’un manga que j’ai découvert l’été dernier, et dont les deux volumes, dont je vais vous parler aujourd’hui, étaient en ma possession depuis tout ce temps-là ! Cela peut paraitre incroyable, inimaginable ? Oui, je le conçois, comme si, en douze mois, je n’avais pas trouver le temps de les lire ; certes, je pourrais toujours rétorquer que j’avais toujours mieux à faire, qu’il existe tant de bande dessinées de qualité à découvrir, de films à regarder, de romans à lire, de jeux a… euh… jouer, mais aussi, car la vie, ce ne sont pas que ces quelques loisirs, des tas d’occupations comme travailler, dormir, m’occuper des enfants, regarder la télévision, partir en vacances, essayer malgré moi d’avoir une vie sociable et même, ne l’oublions pas, m’occuper de ce blog, bref, je suis tellement occuper que je pourrais trouver des excuses bidons du genre : « mais je n’avais pas le temps messieurs, dames ! », sauf que, en un an, je ne vais tout de même pas prétendre que je n’ai pas trouver deux ou trois heures, grand maximum, pour les lire ces fichus deux tomes !? Oui, je l’avoue, du temps, j’en ai eu, et plus qu’à foison, par contre, pour ce qui était de l’envie…


Pourtant, lorsqu’on se replonge dans les critiques des trois premiers volumes de Bleach – puisque c’est de ce manga que je vous parle – vous pouvez constater que j’avais été plus qu’enthousiasmer par ceux-ci ; et loin de moi l’idée de renier ce que j’ai pu écrire alors, bien au contraire. Mais alors, pourquoi avoir délaissé ces deux tomes, pourquoi, alors que je les possédais déjà lorsque j’ai finis le troisième, dont la critique remonte au 17 juillet 2011 (bigre), et que, en aout, non seulement, j’étais en vacances mais qui plus est, j’étais partie en Vendée avec eux, je ne les ai pas lu ? A ce moment-là, j’étais à fond dedans encore, motiver pour découvrir la suite, le temps n’avait pas fait ses ravages… Oh, vous savez ce que c’est, au début, on se dit qu’on a autre chose à lire, puis, on se dit qu’on les lira en vacances, puis, une fois la bas – et nous avons là une fois de plus la preuve de mon indicible folie – on se dit qu’en rentrant du camping, il faudra reprendre le travail, et qu’on sera en septembre, et qu’on n’aura pas le temps d’écrire tous les billets en retard (oui, septembre n’est pas aout, il est vrai que cette année, c’est presque comme si mes congés duraient deux mois vu que j’écris bon nombre de mes billets du travail) ; et donc, on se dit qu’on les laisse pour plus tard, pour les prochaines vacances par exemple, sauf que là, on part aussi, puis après c’est Noël, puis… puis… bah après on s’en fout un peu de Bleach, tout simplement !


C’était dommageable, en vue de ce manga qui, sincèrement, me plaisait bien, mais ce fut ainsi, je n’y peux rien. Sauf que, une année plus tard, donc, je m’étais promis de réparer cette faute et donc, finalement, de lire enfin les tomes quatre et cinq de la série de Tite Kubo – c’est le petit nom de l’auteur, pour ceux qui ne connaitraient pas – sauf que, forcément, vu que tant de temps avait passé, j’avais presque tout oublier sur ce qui c’était passé lors des trois premiers tomes ; ni une, ni deux, décision fut prise de partir à Lacanau équipé comme il se devait, c’est-à-dire, avec mes cinq tomes de Bleach – entre autres joyeusetés mais si vous suivez ce blog, vous savez de quoi je parle. Et donc, sur deux jours, je me suis remis à jour avec la relecture des premiers volumes, histoire de remettre les noms sur les visages, de qui faisait quoi et d’où en était l’histoire ; ensuite, j’étais fin prêt pour enfin (et je pèse mes mots) découvrir ce fameux et tellement attendu quatrième tome des aventures de Ichigo Kurosaki !


Comme je vous le disais précédemment (bref, pour ceux qui suivent, il y a plus d’un an), le précédant tome, Memories in the rain, avait été le plus sombre jusque-là : en effet, malgré la violence non dissimulée du manga, les débuts avaient été finalement assez enjouées et les morceaux de bravoure étaient entrecoupée de scènes pour le moins humoristiques. Dans Memories in the rain, il n’en était rien : dévoilant les circonstances de la mort de la mère de notre héros, celui-ci marquait indéniablement un tournant dans l’intrigue et ajoutait un coté plus sombre qu’on ne connaissait pas encore dans cette série. Or, comme si, après un épisode pour le moins peu joyeux, il fallait décompresser un peu, sa suite directe, ce fameux Quincy archer hates you, donc, est tout bonnement sa parfaite antithèse, démarrant sur les chapeaux de roue avec toute un épisode entièrement dédié à la fugue de Kon – déjà, avec son look improbable – et se poursuivant ensuite dans le grand n’importe quoi le plus total, avec l’apparition d’un nouveau personnage complètement loufoque : Don Kan’onji, une espèce de médium du pauvre qui fait des exorcismes dans une émission de télé réalité ! Du coup, c’est l’intégralité de ce quatrième tome qui en devient presque un fou rire général tant les dialogues et les agissements des nombreux protagonistes tombent dans le grand guignolesque, au point même que les scènes les plus tragiques réussissent presque à nous faire rire ! Décidément, il m’aura fallu énormément de temps pour replonger dans Bleach mais sincèrement, quand je vois le contenu de ce quatrième tome de la saga, je ne regrette pas de m’y etre remis !

mardi 21 août 2012

MARTHA MARCY MAY MARLENE



MARTHA MARCY MAY MARLENE

Après avoir fui une secte et son charismatique leader, Martha tente de se reconstruire et de retrouver une vie normale. Elle cherche de l’aide auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son beau-frère avec qui elle n’avait plus de contacts, mais elle est incapable de leur avouer la vérité sur sa longue disparition. Martha est persuadée que son ancienne secte la pourchasse toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu...


Pouvoir me rendre au cinéma, comme mes quelques habitués le savent, est une chose pour le moins ardue et, du coup, au fil des années, cela est presque devenu un événement rarissime ; oh, certes, cela m’arrive encore, loin de là l’idée de prétendre que je ne mets plus les pieds dans les salles obscures, cela serait vous mentir. Cependant, quand cela m’arrive encore, on ne peut pas franchement dire que cela soit pour des œuvres que j’ai vraiment envie de voir : entre les sorties familiales – pour ceux qui ne comprennent pas, pour les enfants – où je me tape des trucs de Pixar et autres joyeusetés dans le genre, et celles où ma femme a le dernier mot – à sa décharge, je reconnais que neuf fois sur dix, elle avait raison sur son choix – mes propres choix de films sont… hum, comment dire… rarissimes. Bon, je ne m’en plains pas : après tout, je préfère avoir une vie de famille que d’être seul et disposer de tout le temps nécessaire pour me faire des cinés ; et puis, vu que j’ai pu voir Prometheus cette année, je ne peux pas pleurnicher sur le fait de ne jamais avoir le dernier mot, n’est-ce pas ?


Curieuse entrée en matière pour une critique de film ? Certes oui et je pense que celui ou celle qui ne me connaît pas et qui est tombé par hasard sur ce blog se demande bien ou il a mis les pieds, mais je suis ainsi, j’aime divaguer, tourné autour du pot, parler de tout et de rien avant d’en venir aux faits ; et aujourd’hui, donc, il s’agit d’un film au titre pour le moins singulier de prime abord, Martha Marcy May Marlene, et que je n’ai pas vu au cinéma ! Hein, quoi, comment, mais alors, pourquoi tout un paragraphe sur mon peu de sorties ciné ? Eh ben, tout cela pour vous dire que même quand on a l’occasion de pouvoir s’y rendre tranquillement, sans les enfants (ce qui est notre cas a ma femme et moi ces quelques jours), il fallait que la programmation actuelle nous fasse défaut ! Car bon, quand il n’y a rien… il n’y a rien ; et là, sincèrement, c’était malheureusement le cas. Du coup, en ce week-end de canicule – ma petite histoire inintéressante se déroulait samedi dernier – nous nous sommes rabattus sur deux DVD : un film japonais, encore à regarder, et ce fameux Martha Marcy May Marlene. Et oui, finalement, j’y serais arrivé, même s’il m’aura fallu deux paragraphes pour cela.


Avant toute chose, reconnaissons que ce film, œuvre d’un réalisateur, Sean Durkin, que je ne connaissais pas et qui, d’après ce qu’en sais, a véritablement marqué les esprits avec celui-ci, et dont les rôles sont tenus par des acteurs, Elizabeth Olsen, John Hawkes, Sarah Paulson, qui, eux aussi, étaient de parfaits inconnus à mes yeux – bah oui, je ne suis pas non plus un expert en cinéma – s’il est passé plus ou moins inaperçue aux yeux du grand public, comme cela arrive souvent, n’en possède pas moins suffisamment de qualités pour qu’on puisse le qualifier de bon film. Certes, avec Martha Marcy May Marlene, nous sommes à des lustres des standards hollywoodiens tels que le cinéma d’outre-Atlantique nous a habituer ; ici, nous avons davantage droit à une œuvre que l’on peut qualifier d’auteur et qui, par son contenu, son déroulement, les différents allers/retours entre présent et passé et la sobriété de l’ensemble est plus à rapprocher du cinéma européen qu’autre chose. Bien évidemment, à mes yeux, ce n’est nullement une critique, mais ceci expliquant cela, il ne faut pas s’étonner, du coup, que ce fameux grand public, lui, habitué qu’il est à être dopé avec des œuvres à grand spectacle parfaitement calibrées en tant que produits de grande consommation, n’aient pas été attirés par un film bien plus intimiste. Eternel débat, vieux presque comme le monde (enfin, depuis que l’Homme crée des œuvres, quel qu’elles soient) et qui, selon moi, aura toujours lieu. Sauf si, bien entendu, dans un horrible avenir abrutissant, ce genre de réalisations n’ait plus droit de citer.


Mais revenons à nos moutons, oui Martha Marcy May Marlene est un bon film qui, sans aucun doute, ravira les amateurs du genre : traitant sobrement de la problématique des sectes, celui-ci nous entraine dans les pas d’une adepte d’une espèce de communauté a tendances hippies comme il en existe encore aux Etats-Unis, qui, un beau matin, prend la fuite avant d’être recueilli par sa sœur et le mari de celle-ci. Mais là où ailleurs, un tel postulat de départ aurait pu accoucher d’un vulgaire mélodrame voir d’un polar, ici, le cheminement est tout autre : s’intéressant principalement à l’héroïne, la fameuse Martha (jouée ici par l’excellente Elizabeth Olsen), le film nous montre sa difficulté à replonger dans le monde réel et les ennuies que cela provoque avec ses proches dont elle cache obstinément les raisons de sa disparition de deux ans. Et tandis que, jour après jour, l’on comprend rapidement que la jeune femme est tellement marquée par son expérience que rien de bon ne pourra sortir de son séjour chez sa sœur, l’intrigue est jalonnée d’allers/retours entre passé et présent, où, là aussi, petit à petit, cette fameuse communauté, tout d’abord présentée de façon naïve, dévoile ses travers les plus obscurs et pervers, comme toute bonne secte qui se respecte. Et c’est justement cette alternance de temps et de lieux qui font la grande force du film : ces flashbacks, si nombreux, arrivent de façon tellement subtile que bien souvent, l’on ne comprend pas tout de suite qu’ils ont eu lieu ; ce mélange entre présent et passé, réalité et rêve, nous montrant à la fois toute l’horreur que furent pour Martha ses deux années passées au sein de la secte, mais aussi, pourquoi elle en restera à jamais marqué.


Indéniablement, j’ai franchement accroché à ce Martha Marcy May Marlene et je dois reconnaître que si je n’étais pas franchement enthousiaste au départ, ce fut, au final, une bonne petite surprise – et là aussi, ma femme avait raison… Comme quoi, une fois de plus, nous avons la preuve que c’est dans les œuvres que l’on pourrait qualifier de plus « obscures » que l’on trouve de véritables petites pépites. Du coup, si ce genre de films – sobre, intimiste et à mille lieux des paillettes d’Hollywood – vous attire en temps normal, je ne peux que vous conseiller ce Martha Marcy May Marlene, probablement qu’il vous ravira. Par contre, la fin, soudaine et inattendue, je ne l’ai pas franchement aimé sur le coup, même si, après réflexion, elle se justifie vis-à-vis de l’œuvre dans son intégralité : laissant le spectateur devant ses seules interrogations, elle est la touche finale d’un film décidément pas comme les autres. 

LES DRUIDES : LA RONDE DES GEANTS



LES DRUIDES : LA RONDE DES GEANTS

Gwenc'hlan... Mon maître, celui vers qui se tournent toutes mes pensées maintenant, à l'heure où il me tarde de le rejoindre dans l'autre monde, là-bas, par-delà les brumes... Nous, druides, pensions à raison que l'écriture ne devait pas figer nos sciences, que nous devions les enseigner par la parole et non par l'encre. Mais vint le crépuscule des druides, et maintenant que nombre d'entre nous se sont convertis à la religion du dieu unique et que les autres ont disparu, il nous faut enseigner par écrit ce qui sera perdu faute de bouche pour initier... il apparaît donc fort louable que ceux qui restent, et dont je fais partie, transcrivent notre mémoire sur ce papier, si éphémère, mais qui demeure en ce jour notre seule possibilité de perdurer au travers des époques à venir... Mes souvenirs étreignent mon cœur, se changent en larmes et mes larmes se mêlent à l'encre... Gwenc'hlan... Mon maître... La lance de Lug dérobée, le charme qui protégeait Is paraît rompu. Plus rien ne semble en mesure d’empêcher cette cité d'être engloutie par la déferlante qui approche. Taran et son maître en réchappent, mais tous n’auront pas cette chance. Après s’être occupés des corps échoués, ils reprennent la route pour tenter de résoudre l’énigme initiale qui pourrait fortement conditionner l’avenir de leur ordre, celui des druides. D’autant que, dans les terres se jouent de sombres manigances qui n’ont d’autre objectif que d’éradiquer les gardiens de ces croyances dissidentes. Derrière ces complots se cachent les hommes de l’Église au Dieu unique.


Petit à petit, entre des achats de nouveautés et autres vieilles relectures, je poursuis bon gré mal gré mon acquisition de la série celtique de chez SoleilLes Druides, œuvre du scénariste Jean-Luc Istin (ici aidé par le sieur Thierry Jigourel) et de Jacques Lamontagne aux dessins ; ça tombe bien car mine de rien, entre un sixième tome paru il y a quelques mois à peine et un septième à venir (théoriquement, en octobre prochain si tout va bien), il serait grand temps que je me mette à jour, ne serais-ce que pour, justement, quand sortira ce fameux septième volume des Druides, je puisse avoir lu les six autres tomes auparavant. Quoi qu’il en soit, et après trois premiers volumes qui m’avaient bien plu, il est temps de nous intéresser à ce fameux quatrième tome des Druides (commandé pendant mon séjour à Lacanau et que j’ai pu lire dès mon retour, ah, que j’aime la technologie moderne) que l’on pourrait qualifier sans problème de Nom de la Rose chez les celtes.

La ronde des géants, titre de ce quatrième tome de la saga, se profile comme un tome charnière entre la fin d’un cycle et la relance de l’intrigue principale lancée avec Le mystère des Oghams. En effet, dans la première partie de cet album, nous suivons la fin du séjour de nos protagonistes dans la légendaire citée d’Ys, qui, comme les amateurs de légendes celtiques et bretonnes le savent bien, a fini engloutie sous les eaux. Bien évidemment, le lecteur éclairé n’en sera pas surpris puisque, après tout, cette catastrophe était annoncée, cependant, pris dans un sens plus large, c'est-à-dire, dans l’intrigue générale de la série en elle-même, l’on peut se poser quelques questions quand a son véritable intérêt ? En effet, et nous en sommes au quatrième tome, ne perdons pas de vu qu’a la base, si Sean Connery… euh, pardon, Gwenc'hlan, et son apprenti Taran (non, pas celui avec le chaudron magique) se sont mis en vadrouille sur ces routes bretonnes de l’après Empire Romain (ce fameux haut-Moyen-âge dont certains prétendent qu’il n’a jamais exister), c’est pour résoudre une enquête sur des crimes de moines apparemment assassinés par des druides, et surement pas pour jouer les touristes dans les hauts lieux de la culture celtique ; or, après leurs séjours en pension complète du côté d’Ys (où il y aurait à réclamer vu qu’ils ont failli y laisser leur peau !), ce quatrième tome m’aura laisser la curieuse impression que nos deux héros suivent plus un voyage organiser qu’une enquête policière – celle-ci passant parfois au second plan. Et donc, après Ys, La ronde des géants fait très fort puisque nous y retrouvons n’y plus ni moins un Camelot, un Roi Arthur, un Merlin (avec des noms sensiblement différents, ceux qui nous sont familier étant la version latinisée et « moderne » de versions bien plus anciennes) mais aussi, cela va de soi : Stonehenge, ni plus ni moins ! Mais alors, et l’enquête sur les meurtres de moines au fait ? Oh, elle se poursuit, tranquillement certes, mais elle est toujours présente, de loin… c’est que, comment dire, il y a tellement de hauts lieux de la civilisation celtique à montrer qu’on ne peut pas s’occuper de tout, vous le comprenez bien !


Du coup, j’aurais ressenti au final une impression assez mitigée de ce quatrième tome des Druides. Certes, l’ambiance est toujours là, portée par un graphisme à l’avenant, mais le cheminement de l’histoire souffre d’une tendance à se perdre trop souvent sur des sentiers secondaires, et l’on ne m’enlèvera pas de l’esprit que le côté « voyage organisé » aura pris le pas sur l’enquête en elle-même, pourtant, celle-ci était toute de même la raison de toute cette saga.  Bien évidement, en disant cela, je peux paraître plutôt dur vis-à-vis d’une saga qui, jusque-là, me plaisait bien, peut-être même que j’exagère un peu : après tout, même si on en parle moins, l’enquête sur les meurtriers des moines (et le complot qui en découle car à ne pas en douter, il y en a un) n’est pas si oubliée que cela ; disons juste que je n’ai pas vraiment compris s’il était franchement nécessaire que les auteurs se sentent obliger de jouer les tour-opérateurs des légendes celtiques. Non seulement, cela n’est pas forcément utile, mais en plus, une fois arrivé à la dernière page, j’ai presque eu l’impression que l’intrigue n’avait pas avancée d’un pouce et il est assez paradoxal que le final de cette Ronde des géants donne la sensation de ne pas être très éloigné de celui, sur lequel se clôturait La lance de Lug.

dimanche 19 août 2012

LA PROPHÉTIE CHARLEMAGNE



LA PROPHETIE CHARLEMAGNE

An 1000. Aix-la-Chapelle. Othon III, roi de Germanie, pénètre dans le tombeau de Charlemagne, inviolé depuis 814. Parmi de nombreuses reliques, il y découvre un étrange manuscrit, couvert de symboles inconnus. 1935. Allemagne. Himmler crée un groupe spécial d'archéologues et d'ésotéristes chargés de se pencher sur les racines de la race allemande, des Aryens aux chevaliers teutoniques. Dans la sépulture d'un proche de Charlemagne, ceux-ci trouvent un manuscrit montrant les mêmes symboles que ceux découverts neuf siècles plus tôt à Aix-la-Chapelle. 2008. Afin d'élucider la mort mystérieuse de son père, Cotton Malone va devoir déchiffrer les énigmes entourant ces deux manuscrits. Du cœur de l'Allemagne aux glaces de l'Antarctique, en passant par un monastère de la région de Toulouse, c'est un puzzle passionnant qui l'attend, à travers l'histoire, les cultures et les civilisations. Fourmillant de détails passionnants, depuis le formidable bouleversement du savoir à l'époque de Charlemagne jusqu'aux expéditions nazies au pôle Sud et au Tibet, ce roman exceptionnel ensorcelle le lecteur de la première à la dernière ligne.

Aussi étonnant que cela puisse paraitre, je ne lis pas que de la SF/Fantasy, et ce, même si c’est ce genre qui est surtout représenté dans ce blog depuis quatre ans et demi (avec 121 critiques, je pense que c’est suffisamment clair pour que le néophyte tombant par hasard sur ce billet devine quel est mon style de lecture préféré) puisque, en effet, de temps – mais vraiment de temps en temps – il m’arrive de me laisser tenter par d’autres genres littéraires ; ce fut surtout le cas autrefois, avant ce blog, bien moins maintenant, je le reconnais. Mais si des œuvres comme Le nom de la rose ou Les piliers de la terre, si elles n’en restent pas moins significatives quant à mes gout personnels, sont assez éloignées de la SF/Fantasy, force est de constater que d’autres titres que j’ai pu lire comme Atlantis, et donc, aujourd’hui, La prophétie Charlemagne, en sont, par leur postulat de base, un peu plus proches – quoi qu’il en soit, ceux qui me connaissent savent également pourquoi un tel attrait pour ce genre de romans. Pour les petits nouveaux, quelques petites précisions s’imposent : j’aime l’Histoire, celle avec un H Majuscule, et cela, depuis ma plus tendre enfance, mais plus que l’Histoire en tant que telle, j’aime également ce que je nommerais l’Histoire cachée, l’Histoire secrète, mystérieuse, toutes les théories sur d’anciennes civilisations, sur ce qui aurait pu exister dans le passé et dont nous n’avons nulle trace (pour le moment) de nos jours. Du coup, forcément, des noms comme l’Atlantide, pour ne citer que la plus célèbre des civilisations perdues, éveille toujours en moi un petit je ne sais quoi qui fait que, toute œuvre qui, de près ou de loin, aurait un quelconque rapport avec celle-ci, éveille ma curiosité. Bien évidemment, dans La prophétie Charlemagne, ce n’est pas l’Atlantide de Platon qui est à l’honneur, cependant, le sujet principal n’en est pas moins le même : une ancienne civilisation aujourd’hui disparue.

Je dois reconnaitre que j’ai un peu découvert ce roman par hasard ; étant parti à Lacanau avec tout juste deux bouquins en poche – Les vaisseaux du temps et le premier volet d’Evolution, tous deux de Stephen Baxter – je me suis rapidement rendu compte que ceux-ci n’allaient pas suffire pour m’aider à passer le temps (je lis énormément toute l’année mais en vacances, c’est encore pire) ; du coup, en faisant quelques courses, je me suis laisser tenter par cette fameuse Prophétie Charlemagne, œuvre d’un certain Steve Berry (ancien avocat reconverti, apparemment avec succès, dans ce genre de littérature) et plus particulièrement par son quatrième de couverture qui me mie légèrement l’eau à la bouche : hum, une histoire sur une civilisation perdue, qui bien avant la nôtre, aurait cartographié l’intégralité des côtes mondiales, aurait atteint un certain stade de développement préindustriel, aurait été en contact avec nos ancêtres avant de finir, comme toujours finalement, par disparaitre dans les sables du temps et de l’oublie… ça ne pouvait que m’intéresser. Certes, le personnage principal était un ancien agent américain, certes, il allait falloir se taper des scènes d’actions improbables dignes d’un mauvais film d’action US et pire que tout, se taper – dans le désordre – le Président, son entourage, des militaires parfois crapuleux et même une paire de jumelles qui se détestaient flanquées d’une mère qui aurait fait passer le Parain pour un agréable gamin, mais bon, pourquoi pas après tout ? Dans le pire des cas, j’aurais droit à un remake du navrant Atlantis (pourtant remplit de bonnes idées quant à l’origine de l’Atlantide), au mieux, à un agréable passe-temps. Quant fut-il ? Eh bien, c’est un peu compliqué à expliquer…

La prophétie Charlemagne fait partie de ce genre de romans qui, partant d’un postulat de départ intéressant et possédant bon nombre de bonnes idées, ne réussit pas à atteindre son objectif par la faute de défauts qui viennent ternir l’ensemble. L’année passée, j’avais déjà connue une bien mauvaise expérience avec Atlantis, comme je vous l’avais dit précédemment : possédant un fond solide et aguicheur, sa forme partait dans un grand n’importe quoi à la série B qui m’avait surtout laisser une sensation d’énorme gâchis. Ici, je ne pourrais aller jusque-là puisque, même si je ne suis pas spécialement un adepte du genre (Espionage, action a tout va, trahisons etc.), l’intégralité du récit (en dehors peut-être de ce qui est des passages sur les traductions, qui m’ont semblé un peu trop faciles à mon gout, surtout pour un langage perdue depuis des millénaires) apparait comme plausible ; en effet, une fois accepter le postulat de départ au sujet de cette fameuse civilisation disparue (mais si ce n’est pas le cas, a quoi bon lire le roman ?), tout le reste coule de source surtout que le sieur Steve Berry possède indéniablement le don de captiver l’intention du lecteur et de le tenir en haleine tout au long du récit. Certes, ce n’est pas évidant au départ, il m’aura bien fallut une cinquante de pages pour accrocher à l’intrigue, mais une fois dedans, j’avoue qu’il est difficile de décoller. Le problème, car il y en a un (et pas un petit), c’est que le style de tout cela n’est pas à la hauteur et que Steve Berry use et abuse, tout au long de ses courts (parfois trois pages) chapitres de cette mode qu’est d’arrêter ceux-ci à chaque fois sur un moment crucial dans l’intrigue avant de passer à d’autres protagonistes ; j’avais déjà noter la chose, à mon grand regret, dans Ilium et Olympos de Dan Simmons, ici, c’est pire ! Mais ce n’est pas tout, malheureusement : certaines scènes, certains personnages ne sont pas à la hauteur de l’ensemble au point que l’on vienne à douter de leur utilité, le pompon étant atteint lorsque Steve Berry, visiblement pris d’un coup de folie, se lance dans le délire suivant : « Il ouvrit son application Safari sur son IPhone, se connecta à Internet et se rendit sur la page d'accueil de Google. Il écrivit les mots « clarté de dieu Eginhard » et appuya sur « rechercher ». Une courte pause, et la page présenta vingt-cinq résultats. Le tout premier répondit à sa question. » Voulait-il se la péter avec son IPhone ou avait-il été payé pour faire du placement de produit ? Je ne le saurais probablement jamais, mais franchement, je n’ai pas vu l’intérêt narratif dans cette courte pause publicitaire.


Et cela en finit par etre dommageable car finalement, malgré tous ses défauts, je l’ai bien aimé cette Prophétie Charlemagne ; oh, certes, ce n’est pas de la grande littérature (mais bon, je ne voudrais pas etre méchant mais bien souvent, dans ce que je lis, je ne vois pas en quoi c’est mieux), certes, malgré un postulat intéressant qui marche toujours avec moi, le scénario fait franchement série B, mais bon, autant j’avais été sincèrement déçu par Atlantis, autant cette fois ci, la lecture ne fut pas aussi désagréable que je ne le craignais. Loin d’etre parfait, loin d’etre un chef d’œuvre, bourré de défauts, mais pas aussi inintéressant que certains ont pu le dire ; du moins, c’est mon avis. Quoi qu’il en soit, comme lecture de vacances, cette Prophétie Charlemagne fut parfaite, et comme j’ai aimé certains trucs, et qu’il existe d’autres titres des aventures de Cotton Malone, il se pourrait bien que, un de ces jours, je me laisse tenter par un autre des ouvrages de Steve Berry !?

mercredi 15 août 2012

LA CONQUETE DES ELOHIM



LA CONQUETE DES ELOHIM
OU LA VERITABLE GENESE DE LA BIBLE

Il y a quelques vingt-trois mille ans, la Terre était plongée dans les ténèbres sous d’épais nuages dus aux effets de la dernière glaciation de Würm III. Réfugiés dans des grottes, nos ancêtres du paléolithique supérieur vont tout à coup etre les témoins d’un évènement fabuleux que la tradition orale, puis la Torah ou l’Ancien Testament de la Bible perpétueront jusqu’à nos jours : C’est l’arrivée sur Terre des Elohim. Traduit par Dieu ou par Anges, Elohim est le pluriel d’Eloah. Y aurait-il eut plusieurs dieux ? Pourquoi pas des Célestes ou Mutants venus de l’au-delà qui se seraient donnés pour tâche de rééquilibrer biologiquement la planète et y faire évoluer « l’Homme, modelé à leurs images » ? Est-ce de la fiction ?... Oui ! Mais pas plus que bien des œuvres artistiques illustrant nos cathédrales, témoignage d’une imagination tout aussi fantastique.


J’adore les brocantes, je ne dis pas que je les parcoure toutes et que je n’en rate aucune, mais je n’en suis pas moins un inconditionnelle de celles-ci et ce gout, cette attirance pour celles-ci remontent a plus tendre enfance. Car, que l’on veuille ou non, c’est fou le nombre de trésors que l’on peut parfois trouver en déambulant au milieu des stands ; certes, tout n’est pas intéressant et il existe des vendeurs que l’on peut parfaitement qualifier d’arnaqueurs, de même, se rendre dans une brocante ne signifie pas que l’on va forcément trouver quelque chose, encore moins ce que l’on désire à tout prix. Non, une brocante, c’est surtout du hasard avant toute chose, mais aussi, ne nous leurrons pas, énormément de chance. Ainsi, comme je vous le disais dans mon précédant billet, consacré à la critique du troisième tome de Thorgal, pendant mes congés à Lacanau, j’ai eu l’occasion d’aller à une brocante, et si, à la base, j’avais dans l’espoir de trouver d’anciens Playmobils pour pas chère, ce fut des bande dessinées sur lesquels je suis tombé. Le troisième tome de Thorgal, donc, et une véritable curiosité intitulé La conquête des Elohim ou la véritable Genèse de la Bible et dont je vais vous parler ci-dessous :

La toute première fois de ma vie que j’ai découvert la théorie des anciens astronautes, ou paléocontact, ce fut dans un magazine de bande dessinée comme il en existait tant dans les années 70 et qui appartenait à mon père (il en avait des tas, surtout des westerns et même des trucs érotiques le cachotier ! Vous m’imaginer a six ans tombé sur des trucs dans le genre !?) : il s’agissait d’une histoire courte, de quelques pages a peine, où l’on voyait un astronaute a priori banal, en combinaison, sortir de la mer, quelque part sur la cote mésopotamienne, rentrer en contact avec les populations locales, les conseiller et leur apprendre des tas de choses (comme forger les métaux etc.) avant que cela ne dégénère, les locaux abusant de leurs armes pour s’entretuer ; déçu de leurs comportements, notre astronaute retourna dans la mer avant qu’une soucoupe volante ne prenne ensuite son envol. A l’époque, cette courte histoire m’avait tout bonnement stupéfait et ne fut que la première d’une longue, très longue lignée au cours des années qui suivirent, et sans nul doute que, celle-ci fut le point de départ d’une attirance pour une théorie, certes tirée par les cheveux et contestable au possible, mais qui, même encore aujourd’hui et malgré le fait que je sois devenu bien moins crédule et prêt à tout accepter comme autrefois, me titille encore de temps en temps. Bien évidemment, à force d’avoir lu des tonnes de bouquins et d’articles sur le sujet, d’avoir regardé je ne sais combien de reportages et même de films ou de dessins animés qui traite du sujet, je pense, à défaut d’etre un véritable expert de la chose, en connaitre suffisamment pour que j’en sois familier. Et même si je suis très méfiant sur toutes les théories existantes, même si je reconnais que souvent, c’est du grand n’importe quoi, force est de constater que j’éprouve toujours un certain plaisir lorsque je me retrouve devant une œuvre qui traite de paléocontact.

Ainsi, telle ne fut pas ma surprise en cette fin juillet, alors que je farfouillais dans un stand, de tomber sur cette bande dessinée ! La conquête des Elohim ou la véritable Genèse de la Bible ; déjà, le titre ne pouvait ne pas etre plus explicatif que ça et annonce tout de suite la couleur, d’où, après avoir feuilleter quelques pages, ma décision de l’acheter – bon, il ne coutait pas très cher non plus. Et sincèrement, quand je vous disais que j’avais trouvé une véritable curiosité, je n’exagérais nullement : voilà une BD dont je n’avais jamais entendu parler (mais comme je ne connais pas tout non plus…), d’un auteur, Gérard Leclaire, qui se fit surtout connaitre dans les années 80 avec un genre aux antipodes de celui-ci – la bande dessinée érotique – et qui, de nos jours, est architecte au Tchad (pourquoi pas ?), qui semblait etre le premier tome d’une saga (sinon, pourquoi le 1 en couverture, et puis, vu la fin, on se doute qu’un second tome était prévu) et dont on ne trouve quasiment rien sur le net en dehors de quelques sites spécialisés (mais avec le strict minimum) ainsi que les sites marchands – les prix allant de 0,90 centimes a plus de 40 euros ce qui est une franche arnaque, je me le suis trouver pour deux euros, comme neuf. Et puis, n’oublions pas, le thème de celle-ci : des BD qui traitent de paléocontact, il en existe des tas en fait et quelque part, cela n’a rien d’extraordinaire en soit, mais ici, nous n’avons même pas droit à une véritable intrigue mais tout bonnement a une relecture de l’Ancien Testament avec les citations qui vont avec et tout le tralala ; quasiment aucun véritable dialogue, quelques onomatopées par ci par là et c’est tout, ce qui, j’en conviens, peut rendre perplexe la plus part des lecteurs. Quant aux dessins, bien entendu, ils datent de 1983 et s’ils sont plus que convenables pour l’époque, aujourd’hui, ils accusent bien leur âge.


Une curiosité que je vous disais, une espèce d’OVNI (c’est le cas de le dire) quasiment inclassable et qui ne sortirait probablement jamais de nos jours, en tout cas, sous cette forme. Pourtant, ne serais-ce que pour le sujet traité et le coté décalé de la chose, je suis assez satisfait de me l’etre procurer, surtout que, franchement, il ne m’a pas couté grand-chose. Après, la plus part d’entre vous trouveront que son contenu n’est qu’une vulgaire fadaise, que c’est moche (quoi que) et que c’est chiant au possible, et vous aurez probablement raison, mais bon, tant pis, sur ce coup, c’est le vieux passionné qui a parlé. Et puis, quelque part, l’achat de cette Conquête des Elohim ou la véritable Genèse de la Bible m’a au moins permis d’etre, fort probablement, celui qui en aura écris la critique la plus longue sur le net, et ça, ça se fête !
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