vendredi 27 juin 2014

PACIFIC RIM


PACIFIC RIM

Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les Kaiju, ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les Jaegers, contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le courant. Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau et une jeune femme en cours d’entraînement qui font équipe pour manœuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…


Pacific Rim
Réalisation : Guillermo del Toro
Scénario : Guillermo del Toro, Travis Beacham
Musique : Ramin Djawadi
Production : Warner Bros. et Legendary Pictures
Genre : Science-fiction
Titre en vo : Pacific Rim
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 12 juillet 2013
Langue d'origine : anglais
Durée : 132 min

Casting :
Charlie Hunnam : Raleigh Becket
Rinko Kikuchi : Mako Mori
Idris Elba : Stacker Pentecost
Charlie Day : docteur « Newt » Geizler
Ron Perlman : Hannibal Chow
Max Martini : Hercules "Herc" Hansen
Robert Kazinsky : Chuck Hansen
Burn Gorman : docteur Hermann Gottlieb
Clifton Collins Jr. : Tendo Choi
Heather Doerksen : Sasha Kaidanovsky
Diego Klattenhoff : Yancy Becket
Robert Maillet : Aleksis Kaidanovsky
Mana Ashida : Mako Mori enfant

Mon avis : La première chose qui saute aux yeux avec un film comme Pacific Rim, c’est que, là où certains ne verront là qu’un énième film de science-fiction où des robots géants combattent des monstres issus des profondeurs de l’océan, pour d’autres, un peu plus âges, leurs parents en fait, celui-ci est avant toute chose un fort bel hommage a un genre qui aura bercé leur enfance et leur adolescence, celui des  kaijū eiga (ou cinéma de monstres) dont le plus bel et célèbre représentant est bien évidement Godzilla. Car tous ceux qui ont sensiblement mon âge, c’est-à-dire, grosso modo, dans les 40 ans, se souviennent avec une nostalgie certaine de ces séries ou dessins animés comme X-Or, Spectreman, Goldorak, pour ne citer que quelques exemples, où des individus, a bords de gigantesques robots, affrontaient des ordres de monstres tout aussi grands. Grand fan du genre, le sieur Guillermo del Toro a donc tenu à nous proposer sa propre vision de la chose et, ma foi, reconnaissons que sur ce point, au moins, il ne déçoit nullement : les codes sont respectés, on a droit à des robots et des monstres gigantesques voir grandioses, ces derniers sont souvent improbables de par leurs formes, quant aux humains, dans l’histoire, ils apparaissent bien minuscules au milieu de tous ces géants ; ajoutons à cela des combats spectaculaires, des destructions en pagaïe avec des immeubles détruits et des véhicules qui servent d’armes et on l’obtient un kaijū eiga type qui ne peut que ravir les amateurs du genre ainsi que les vieux nostalgiques dans mon genre. Hélas, tout est loin d’etre parfait et si les codes sont respectés, comment ne pas reconnaitre qu’un léger parfum de déception transparait de ce Pacific Rim ? Ainsi, s’il n’y a rien à redire sur les effets spéciaux, n’avoir droit qu’à des affrontements de nuit et sous la pluie gâche indéniablement l’ensemble, surtout que par moments, on ne comprend pas bien ce qui se passe. Ensuite, les personnages sont loin d’etre inoubliables : franchement stéréotypés, ils sont sans surprises et l’on ne s’attache guère à eux. Quant à la façon dont les humains parviennent à repousser la menace des Kaiju, mouais, s’il elle reste plausible, elle n’en est pas moins discutable, surtout au vu des conditions déplorables où se trouve l’humanité à ce moment précis de la guerre. Mais bon, avant toute chose, Pacific Rim est un divertissement et un fort bel hommage à un  genre plutôt désuet désormais, et sur ce point, cela fonctionne à plein régime, mais si jamais vous êtes un peu plus pointilleux, c’est une toute autre affaire…


Points Positifs :
- Un excellent hommage au kaijū eiga, le cinéma de monstre japonais, qui ne pourra que ravir les vieux amateurs dont l’enfance fut bercée par le genre.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien à redire, ceux-ci sont de fort bonne qualité et on s’y croirait presque par moments – mais bon, comme je le dit souvent, de nos jours, c’est un peu la norme et c’est plutôt le contraire qui serait grave.
- Rinko Kikuchi est plutôt pas mal en pilote de Jaeger.
- Tout cela ne vole pas bien haut mais cela reste avant tout un fort bon divertissement, sans prise de tête.

Points Négatifs :
- De bons effets spéciaux, certes, mais comment ne pas regretter que la quasi-totalité des combats aient lieu de nuit, sous la pluie ou au fond des océans ; du coup, par moments, on n’y voit rien du tout dans le pire des cas ou pas grand-chose dans le meilleur. Dommage, j’imagine ce que cela aurait donné de jour…
- Mais qu’elle flopée de personnages sans aucune profondeur, stéréotypés au possible, prévisibles à souhait et dont le charisme, pour certains, est proche de celui d’une huitre…
- C’est un film américain mes amis, du coup, russes et chinois sont là pour mourir bêtement et rapidement tandis que le héros, lui, un américain pur jus, démolis des monstres les uns après les autres, et cela, en compagnie d’une novice !
- Les Kaiju sont si difficiles a tuer et soudainement, c’est au moment où ceux-ci deviennent les plus puissants et que l’humanité est au plus mal que la roue tourne ?! Mouais, pas très crédible le scénario tout de même…

Ma note : 6,5/10

PRIMEVAL – SAISON IV


PRIMEVAL – SAISON IV

Des créatures préhistoriques apparaissent aux quatre coins de l'Angleterre. Entre plusieurs époques des portes temporelles s’ouvrent d’un coup, sans explication. Bon nombre d'animaux disparus depuis plusieurs millions d'années réapparaissent et sèment le trouble dans la ville. Après avoir survécu un an dans le Crétacé, Connor et Abby parviennent à revenir au XXIe siècle. Durant leur absence, le CRA a dû se restructurer. De nouveaux visages ont fait leur apparition dans le bâtiment, et le couple va devoir s'habituer aux changements, alors que des anomalies apparaissent encore régulièrement.


Primeval – Saison 4
Réalisation : Cillia Ware, Jamie Payne, Mark Everest, Andrew Gunn, Nick Murphy, Richard Curson Smith, Tony Miichell, Matthew Thompson et Robert Quinn
Scénario : Tim Haines, Adrian Hodges, Paul Mousley, Steve Bailie, Bev Doyle, Richard Kurti, Cameron McAllister et Paul Farrell
Musique : Dominik Scherrer et Stephen McKeon
Production : ITV Productions, Impossible Pictures, Pro 7, Treasure Entertainment, M6 Films
Genre : Fantastique, science-fiction, action
Titre en vo : Primeval 4
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : ITV1
Diffusion d’origine : 1er janvier 2011 – 5 février 2011
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 7 x 45 minutes

Casting :
Ciaran McMenamin : Matthew « Matt » Anderson
Andrew Lee Potts : Connor Temple
Hannah Spearritt : Abby Maitland
Ben Mansfield : Capitaine Becker
Ruth Kearney : Jessica « Jess » Parker
Ben Miller : James Lester
Alexander Siddig : Sir Philip Burton
Ruth Bradley : Lady Emily Merchant
Jonathan Byrne : Ethan Dobrowski / Patrick Quinn
Anton Lesser : Gideon
Jason Flemyng : Danny Queen
Lucy Brown : Jenny Lewis

Mon avis : Décidément, du moins pour moi, ce mois de juin 2014 restera fortement marqué par la série britannique Primeval puisque, après vous avoir parlé de la troisième saison de celle-ci il y a une quinzaine de jours, me revoilà aujourd’hui avec la quatrième saison ; accessoirement, celle par qui j’avais découvert cette série (avec la fin du premier épisode et le second) il y a de cela quelques mois. Mais il faut dire pour expliquer cela que les diverses saisons de Primeval ne brillent pas spécialement par le nombre élevé d’épisodes puisque, en dehors de la troisième qui, justement, se démarquait de la norme (dix épisodes, un exploit), pour le reste, c’est entre six et sept, ce qui, je l’avoue, est bien peu, surtout quand on a pris l’habitude de se les regarder par deux… Enfin bon, quoi qu’il en soit, et après une excellente troisième saison qui avait tout de même bouleversé bien des choses dans la série (mort de Nick Cutter et d’Helen, départ de Jenny Lewis, nouvelles têtes), quid de cette quatrième saison de ces fameuses Portes du temps comme on les appele sous nos vertes contrées ? Eh bien, déjà, comme je l’ai dit, il n’y a que sept petits épisodes et comme les deux premiers sont consacrés au retour de Connor et Abby à notre époque, cela donne au final cinq épisodes où véritablement, la nouvelle équipe est en place, et justement, c’est un peu la que le bât blesse : bon, Becker est toujours présent et son personnage prend un peu d’importance de par sa relation avec l’une des nouvelles, Jess, mais si celle-ci, justement, est marante, son rôle d’organisatrice des missions derrière ses écrans ne la met pas vraiment en valeur. Ensuite, exit la sympathique Sarah Page qu’on nous dit décédé (ouais, ils ne voulaient pas renouveler le CDD de l’actrice plutôt) et place, en tant que grand manitou puisque Cutter est mort et Danny Queen perdu dans le passé, a Matt Anderson qui est un personnage certes intéressant de par les mystères qui l’entourent mais qui, malheureusement, ne possède pas le charisme de ses devanciers – d’ailleurs, cela est plus que flagrant quand Jason Flemyng vient faire un petit tour à la fin de la saison. Mais bon, que voulez-vous, on fait avec, on est contant de voir Connor et Abby ensemble, les anomalies sont toujours au rendez-vous, les dinosaures aussi, il y a même des voyageurs de l’époque victorienne qui viennent faire un petit tour à notre époque et notre bon vieux Lester est toujours aussi pince sans rire, bref, le fan est en terrain connu, regrette un peu une certaine baisse de régime et tous ses changements de casting, mais bon, maintenant, il aimerait savoir comment tout cela va s’achever !?


Points Positifs :
- Pour les effets spéciaux, bien entendu, où l’on peut continuer à s’émerveiller de voir toutes ces créatures se balader à notre époque ; sincèrement, par moments, on s’y croirait.
- Un casting qui change pas mal au fil des saisons mais qui reste plutôt agréable et ce, même si les petits nouveaux ne parviennent pas à faire oublier tous ceux qui ne sont plus là : Cutter, Stephen, Sarah, Danny, Jenny… quoi que ces deux derniers font une petite apparition chacun dans un épisode vers la fin de la saison et que cela fait plaisir, surtout pour Danny, toujours égal à lui-même.
- Connor et Abby ensemble, enfin !
- Eh, on dirait bien que le Capitaine Becker commence à ne pas aimer que ses armes ?!
- La nouvelle intrigue principale : mais que cache Matt Anderson ?
- Sympa les petits bonus du DVD avec les épisodes sortis sur le net et qui font le pont entre la troisième et la quatrième saison.

Points Négatifs :
- Bon, pour la quatrième fois, je vais me répéter encore et encore mais comment se fait-il que la population ne s’inquiète pas de voir déambuler des créatures issues de la préhistoire ou du futur au beau milieu de Londres ?! Là, ce ne sont pas quelques lumières ici ou là au beau milieu de la nuit comme les ovnis mais des mammouths ou des dinosaures qui se baladent en pleine ville et devant témoins !
- Comme je l’ai dit précédemment, les nouveaux – Jess et Matt – sont sympathiques mais ne font pas oublier les anciens, loin de là…
- Franchement, l’intrigue avec les deux voyageurs venus de l’époque victorienne tombe un peu à plat, surtout pour le lien final avec Danny Queen ; pas très crédible tout cela…
- Seulement sept petits épisodes, mais que c’est peu après les dix de la saison précédente !
- Bon, c’est sympa, j’aime bien, je le reconnais mais ça commence un peu à tourner en rond, non ?

Ma note : 7/10

LE TOMBEAU


LE TOMBEAU

Au cours de fouilles dans la ville sainte de Jérusalem, le professeur Sharon Golban, une jeune archéologue israélienne, déterre une ancienne tombe contenant les restes d'un corps crucifié. Selon toute vraisemblance, il s'agirait d'une sépulture datant du premier siècle et qui pourrait bien être celle de Jésus de Nazareth. Le Vatican a tôt fait d'être au courant de cette trouvaille exceptionnelle et dépêche sur place le Père Matt Gutierrez, un jésuite, pour enquêter sur cette affaire. S'il s'avérait que le corps découvert était bel et bien celui du fils de Dieu, ce dernier n'aurait, par conséquent, pas ressuscité des morts comme le proclament les Saintes Écritures. Matt a donc pour mission de réfuter cette hypothèse par tous les moyens possibles. Le lieu, où a été extraite la tombe, se trouve être la propriété d'un marchand palestinien. Le squelette, ainsi que Matt se retrouvent au milieu d'une polémique : d'une part, les Israéliens, aux méthodes peu orthodoxes, qui réclament au Vatican la reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale officielle d'Israël en échange du corps, et d'autre part, le militant palestinien, aux méthodes aussi peu orthodoxes, qui lui aussi veut mettre la main sur le corps, afin de faire chanter le Vatican.


Le Tombeau
Réalisation : Jonas McCord
Scénario : Jonas McCord et Richard Sapir
Musique : Serge Colbert
Production : Avalanche Films
Genre : Thriller, drame
Titre en vo : The Body
Pays d’origine : États-Unis, Israël, Allemagne
Parution : 1er août 2001
Langue d'origine : anglais, hébreux, arabe
Durée : 109 min

Casting :
Antonio Banderas : Père Matt Gutierrez
Olivia Williams : Dr. Sharon Golban
John Shrapnel : Moshe Cohen
Derek Jacobi : Père Lavelle
Jason Flemyng : Père Walter Winstead
Lillian Lux : Mère
Mohammed Bakri : Abu Yusef
John Wood : Cardinal Pesci
Makram Khoury : Nasir Hamid
Vernon Dobtcheff : Monsignor

Mon avis : Certains films sont tellement décevants, pour ne pas dire mauvais, qu’avant même qu’on ait finis de les avoir vu en entier, on regrette déjà d’avoir perdu sa soirée devant une telle bouse, et, vous l’avez compris, dans le genre plantage complet, Le tombeau en est un beau petit exemple ! Remarquez, a la base, je n’en attendais pas grand-chose non plus, du coup, pas de déception au final, ce qui est déjà un moindre mal, mais bon, comment dire, quand on se retrouve face à face avec une telle daube, on ne peut rester coi et pointer du doigt, que dis-je, hurler a la face des dieux tous les défauts, et ils sont légions, de ce qu’il faut bel et bien appeler un navet. Car oui, mille fois oui, Le tombeau regorge de tous les éléments qui ont font incontestablement un sacré navet, mais avant cela, parlons de l’unique élément positif qui d’ailleurs, n’en est pas vraiment un, son synopsis de départ : à Jérusalem, la découverte d’une tombe et donc, d’un squelette, qui pourrait fort bien etre celui du Christ, bref, si c’est le cas, c’est la résurrection de ce dernier qui est remise en cause et donc, les fondements même du christianisme (et pas uniquement du catholicisme comme semblent le penser les auteurs de cette chose, mais bon…), ce qui, forcément, pousse le Vatican a agir en envoyant un prêtre, Antonio Banderas, enquêter en Israël. Ce n’est pas original pour un sou, cela a déjà été traité maintes et maintes fois dans diverses œuvres (films, romans, bande dessinées), mais, au moins, c’est un sujet qui a parfois accouché de trucs plutôt pas mal, je dois l’avouer. Hélas, ce n’est pas le cas ici, mais alors, pas du tout même puisque, Hollywood oblige, nous avons droit à un florilège de toutes les tares des films à gros budgets US : action qui prime sur la réflexion, scènes de cascades, explosions, tirs dans tous les sens, prêtre qui sait donner du point et qui est même à deux doigts de fauter avec la jolie archéologue, pseudo morale a deux balles et grand méchants bien méchants comme les américains les aimes… Mais au fait, comme Israël à participer à la production du film, ceux-ci sont… je vous le donne dans le mille… des palestiniens !!! Ah les salauds, on ne peut décidément pas leurs faire confiance ! Et si l’on ajoute à tout cela des acteurs peu motivés, des effets spéciaux tout bonnement risibles et un scénario qui part en… couilles (désolé mais c’est le cas), vous comprendrez pourquoi j’estime que Le tombeau n’est rien d’autre qu’une sacrée bouse, mais une belle !!!


Points Positifs :
- Un synopsis de départ (on aurait retrouvé le corps du Christ, ce qui remet en cause les fondements même du christianisme) loin d’etre original, certes, mais qui n’en reste pas moins accrocheur.
- Il y a Jason Flemyng, un acteur que j’aime bien, hélas, qu’est-il venu faire dans cette galère !?

Points Négatifs :
- Incroyable, tous les défauts du cinéma américain présents dans un seul film : action à gogo, explosions, tirs dans tous les sens, personnages peu crédibles et manichéens, synopsis qui tient sur un timbre-poste et qui par rapidement dans tous les sens, morale débile a deux balles, invincibilité des héros et autres débilitées dont Hollywood abreuve, années après années, un public fidèle mais décérébré…
- Comme par hasard, les méchants de l’histoire sont… des palestiniens – forcément, le film est produit en partie par une société israélienne – quant aux catholiques, le Vatican en prend plein la gueule – mais c’est normal, on est protestant aux USA !
- C’est quoi ces effets spéciaux digne d’une série Z : l’explosion vers la fin est digne d’un bon petit nanard, sauf qu’au moins, avec ceux-ci, on rigole ce qui n’est pas le cas ici.
- Quel prêtre ce Banderas : il se ballade les trois quarts du temps en civil, se bat comme un pochetron est était à deux doigts de se taper l’archéologue…
- Le pire, c’est qu’à la fin, je n’ai pas tout compris !?
- Même les diverses affiches du film sont toutes plus moches et ratées les unes que les autres, c’est pour dire !

Ma note : 1,5/10

dimanche 22 juin 2014

CARTHAGO – LE LAGON DE FORTUNA


CARTHAGO – LE LAGON DE FORTUNA

1993, au large de l’archipel de Sedna, dans le pacifique sud. Une équipe de plongeurs de la Carthago, une puissante multinationale pétrolifère, procède à un forage. Soudain, la foreuse s’enfonce dans la roche et tourne à vide : un gigantesque machélodon (grotte sous-marine) vient d’être mis à jour. Quatre plongeurs font une rapide visite des lieux et croisent des espèces étonnantes, qui n’ont sans doute jamais vu la lumière du jour. Soudain, un prédateur gigantesque surgit de l’obscurité et les dévore. Une vidéo, ainsi qu’une dent acérée particulièrement impressionnante, permet de déduire qu’il s’agit d’un mégalodon, ancêtre du grand requin blanc… de près de 20 fois sa masse, présumé disparu. Le PDG de la Carthago, surnommé l’homme sans visage en raison de sa cagoule, décide de passer cette « plus grande découverte zoologique de tous les temps » sous silence. Il redoute en effet de se voir interdire l’exploitation pétrolière du site, manne économique de la société. 14 ans plus tard, de nos jours, un membre du groupe Adome, branche secrète de Greenpeace, vient quérir les services d’une océanologue réputée, Kim Melville. Preuve de l’existence du mégalodon à l’appui, il la convainc d’effectuer des plongées en bathyscaphes dans le lagon de l’île volcanique de Fortuna, relié par un réseau de cavernes souterraines au machélodon de Sedna…


Carthago – Le lagon de Fortuna
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Eric Henninot
Couleurs : Delphine Rieu
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 mars 2007
Nombre de pages : 55

Mon avis : Depuis que j’ai découvert cette excellente saga qu’est Prométhée, en octobre 2012, son auteur, Christophe Bec, n’est plus un inconnu pour moi, et forcément, comme il fallait s’y attendre, j’eu envie de découvrir ses autres œuvres : ce fut le cas avec Sanctuaire, où il n’était qu’aux pinceaux (le scénario étant de Xavier Dorison) et donc, désormais, avec ce Carthago, sorti il y a quelques années déjà et qui, je dois l’avouer, m’intriguais depuis longtemps. Il faut dire que, premièrement, j’en avais entendu le plus grand bien, ce qui, ma foi, est toujours un point hautement positif quand on ne connait pas une œuvre ; ensuite, le thème même de celle-ci n’était pas pour me déplaire : en effet, ici, le sieur Bec traitait d’un sujet qui m’intéresse depuis fort longtemps, la cryptozoologie ! Mais au fait me direz-vous, qu’est-ce donc ? Eh ben, pour ceux qui ne connaitraient ce que beaucoup surnomment une pseudoscience, la cryptozoologie s’intéresse aux créatures qui ne sont pas reconnues pas la science officielle, dont on ne connait que de rates témoignages a leurs sujets, vieilles légendes, empreintes, morceaux de poils etc. et ou le Yéti, Monstre du Loch Ness et autres Mokele-Mbêmbe sont les têtes d’affiches de tout amateur de cryptozoologie qui se respecte. Et donc, dans ce Carthago, Christophe Bec s’intéresse aux fonds des océans, lieu le plus propice de notre planète (après tout, l’homme ne connait que 5% de ceux-ci) pour que l’on y trouve des espèces encore inconnues, ou plutôt, comme c’est le cas dans cette bande dessinée, des espèces censées avoir disparues depuis des millions d’années… Et là, force est de constater que si à la base, avec un synopsis aussi particulier mais qui me plaisait, je fondais de bons espoirs en cette saga, je dois reconnaitre que je ne m’attendais pas le moins du monde à ce que celle-ci, ou du moins, ce premier album, soit aussi bon ! En effet, alternant entre diverses époques, plus ou moins lointaines ou récentes, un Christophe Bec égal à lui-même nous livre une prestation de haute volée et réussi d’entrée de jeu à nous captiver au point qu’il est bonnement impossible de lâcher cette BD avant sa dernière page : scientifiques au lourd passé, écolos extrémistes, méchants industriels prêt à toutes les bassesses, mystérieux collectionneur venant des Carpates, étrange petite fille qui semblerait posséder des pouvoirs et, bien entendu, créatures issues tout droit de la préhistoire avec le Mégalodon en tête d’affiche, tels sont les protagonistes de cette saga qui démarre sur les chapeaux de roues et qui, en toute sincérité, ne possède aucun point faible puisque, même pour ce qui est des dessins, Eric Henninot nous livre un fort beau travail avec son style réaliste. Bref, un excellent premier tome qui met la barre très haute et qui laisse bien des espoirs pour la suite de la saga ; espérons juste que celle-ci soit conforme à mes attentes…


Points Positifs :
- Un synopsis de départ tout simplement excellent et qui, de par le thème abordé, la cryptozoologie et la survivance de créatures marines préhistoriques, ne pouvait que me plaire.
- Christophe Bec possède indéniablement un talent pour nous livrer des intrigues captivantes au possible qui ne dénoteraient pas dans des blockbuster hollywoodiens.
- Bigre, d’entrée de jeu, on se prend de plein vol tout un tas de personnages et certains d’entre eux promettent déjà pas mal : le président de Carthago, le collectionneur centenaire, son complice, l’océanologue et ses petits secrets sans oublier sa fille…
- J’ai bien apprécié le petit clin d’œil à la fameuse énigme de l’affaire du Commandant Cousteau et la fameuse créature qu’il aurait découvert à  Djibouti ; ici, les noms sont changés mais ceux qui connaissent l’histoire savent bien de quoi je parle.
- Non seulement Eric Henninot nous livre un travail remarquable mais bon nombre de ses planches sont tout simplement sublimes, surtout celles marines et où l’on voit les fameuses créatures.

Points Négatifs :
- Euh, franchement, la couverture n’est pas terrible et ne donne pas vraiment envie de découvrir le contenu de cette bande dessinée…

Ma note : 8,5/10

jeudi 19 juin 2014

RENÉGATS


RENÉGATS

Il était une fois les Chevaliers de la Gabala, légendaires protecteurs des Neuf Duchés. Leurs cœurs étaient purs ; leurs armures brillaient d’un éclat incomparable. Ils étaient plus grands que les hommes, plus puissants que les princes. Pour combattre les forces des ténèbres, ils ont accepté de franchir un mystérieux portail. Ils ne sont jamais revenus. Un seul est resté, Manannan, par prudence ou lâcheté. Il est désormais le Chevalier Déchu et erre en proie au tourment. Mais le meurtre et la magie noire ont envahi les Duchés. Les rumeurs courent : le roi a été envoûté et son âme est morte ! Manannan n’a plus le choix, il doit affronter ses vieilles peurs et traverser le portail pour retrouver ses orgueilleux compagnons. Mais le secret qu’il apprendra là-bas pourrait bien avoir raison de son âme…


Renégats
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1989
Edition Poche : 13 avril 2006
Titre en vo : Knights of Dark Renown
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Laurent Calluaud
Editeur : J'ai lu Fantasy
Nombre de pages : 440

Mon avis : Je pense ne pas me tromper, et même si nous ne sommes encore que mi-juin, que cette année 2014 sera, pour ce qui est de mes lectures, marquée par le regretter auteur britannique David Gemmell, un auteur que je n’ai découvert qu’il y a quelques mois, avec son excellent cycle Le Lion de Macédoine et qui tout simplement époustouflé avec ce qu’il faut bel et bien appeler son chef d’œuvre, Légende, une espèce de Fort Alamo dans un univers de Fantasy. Du coup, et après un petit tour du côté des vampires, me revoici, aujourd’hui, à vous présenter une nouvelle œuvre de David Gemmell, le non moins excellent Renégats, un roman qui était à deux petits doigts d’etre un incontournable du genre… Dans ce one-shot paru a la toute fin des années 80, David Gemmell nous sort tous les ingrédients habituels de bon nombre de ses romans, c’est-à-dire, des personnages hauts en couleurs et disparates qui doivent résister contre des hordes d’adversaires bien plus nombreux et puissants, un coté désespéré et seuls contre tous où l’auteur excelle et dont le point d’orgue, bien entendu, fut Légende, son premier roman. Mais ici, ce qui ressort le plus de ce Renégats, c’est son côté sombre, très sombre même car c’est l’âme humaine, dans tout ce qu’elle a de plus noir, qui est mise en avant : ainsi, entre un parallèle flagrant avec la Shoah avec toutes les horreurs de celle-ci, des sentiments comme l’envie, la cupidité ou la soif de pouvoir mais surtout, le terrible constat que la frontière entre bien et mal peut etre aisément franchie, Gemmell nous offre une histoire qui nous ferait presque désespéré du genre humain… presque car, bien entendu, une poignée de héros, ou plutôt, d’anti-héros, vont se dresser contre ses injustices, mais sans grand espoir d’y survivre. Et c’est parmi des grands mythes britanniques comme Robin des Bois, Ivanhoé, les Chevaliers de la table ronde mais aussi dans la mythologie celtique voir même du coté de Tolkien que l’auteur va puiser ses protagonistes, ceux-ci étant facilement identifiables. Puissant, captivant au possible, Renégats serait quasiment parfait si ce n’était son immense défaut : son final beaucoup trop court ! Ainsi, pendant les trois quarts du roman, le lecteur suit avec intérêt la mise en place de l’intrigue, son avancée, apprend à apprécier les nombreux protagonistes, puis, subitement, tout s’enchaine et en quelques pages, tout un tas de personnages meurent, les événements sont expédiés à la va-vite et on arrive à une conclusion qui ne peut que laisser qu’un désagréable gout d’inachevé – et encore, je ne parle pas de l’épilogue qui tient en un petit paragraphe ! Ah, mais quel dommage que ce Renégats n’ai pas eu au moins 150 pages de plus, on ne serait pas passé loin alors du chef d’œuvre… 


Points Positifs :
- L’utilisation de tout un tas de légendes et de mythes britanniques comme Robin des Bois, Ivanhoé, Arthur et ses chevaliers, la mythologie celte, et même un peu de Tolkien pour le parallèle entre Elodan, le chevalier manchot et Beren du Silmarillion.
- Une histoire sombre, très sombre même qui, entre le parallèle avec la Shoah, nous entraine très loin dans les tréfonds de l’âme humaine sans oublier le constat que la frontière entre bien et mal est décidément bien mince : les vrais héros ne sont pas forcément ceux auquel on pourrait penser quant aux plus belles âmes, elles ne sont pas à l’abris du mal.
- Comme d’habitude, avec Gemmell, nous avons droit a toute une flopée de personnages hauts en couleurs et plutôt attachants.
- Un système de magie basé sur les couleurs plutôt original.
- L’idée que la parole peut influencer les hommes ; accessoirement, en bien comme en mal.
- Les deux dernières lignes du très court épilogue sont d’une noirceur absolue mais je trouve qu’elles collent parfaitement à l’idée générale qui transpire de ce roman.

Points Négatifs :
- Un final beaucoup trop rapide où Gemmell expédie les événements et les morts les uns après les autres, sans accorder d’importance à ceux-ci alors que, en toute sincérité, quand on suit les destinés des protagonistes tout au long d’un roman, on peut estimer avoir droit à une mort digne de ce nom.
- Mais qu’est-ce que c’est que cet épilogue qui tient sur un seul petit paragraphe !? Gemmell était pressé de passer à autre chose ou quoi !?

Ma note : 8/10
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