dimanche 25 septembre 2011

SAINT SEIYA – LES GUERRIERS D’ABEL


SAINT SEIYA – LES GUERRIERS D’ABEL

L'histoire commence par l'apparition d'une personne aux cheveux bleu venu chercher Athéna. Il s'agit en fait du fils du Dieu le plus puissant, Abel et frère d'Athéna. Il est venu pour détruire une bonne fois pour toute la Terre et ses habitants. Pour cela il est accompagné des trois Chevaliers à l'Habit Sacré: Atlas, Bérénice et Jao. Il a aussi rendu la vie aux Chevaliers d'Or morts pendant la bataille du Sanctuaire: Saga, Camus, Shura, Masque de Mort et Aphrodite. Athéna comprit alors le but de Abel et partit avec lui pour le détruire car sachant que ses chevaliers ne pourrait réussir à terrasser un dieu, elle décida de le faire seule. Seiya et les autres sont désemparés et croient que Saori les as abandonnés sous prétexte qu'elle préférait la protection des chevaliers d'Abel qui était plus puissant. Pendant ce temps la, Athéna tenta de tué Abel mais celui ne sentit rien et du se résoudre à la tuée. Camus et Shura apprenant la mort de celle ci décidèrent de mettre fin à la vide d'Abel mais Atlas et ses compagnons les terrassèrent très rapidement. Nos héros décident de se rendre au Temple de Corona car ils ont senti la cosmo-énergie d'Athéna disparaitre. Seiya arriva le premier mais se retrouva face à Atlas. Seiya tenta de le détruire mais ses attaques n'eurent aucun effet sur Atlas qui le terrassa très vite. Seiya resta à terre et sembla s'être résoudre à l'échec.

Ah, Les Chevaliers du Zodiaque, que de souvenirs ! Cela peut paraître incroyable de nos jours, pour les plus jeunes, habitués a bon nombre de dessins animés sans grand intérêt que l’on peut voir en boucle sur les chaines spécialisées pour enfant du câble ou de la TNT, mais autrefois, vers la fin des années 70 et toute la décennie 80 (Albator, Capitaine Flam, Goldorak, Les Citées d’Or, Hokuto no Ken etc.), qu’est ce que nous avons été gâté en dessins animés japonais de qualité. Bien évidement, dire cela fait un peu « de mon temps, c’était meilleurs » mais cela est parfaitement assumé et, pour une fois a mon avis, parfaitement justifié au vu de ce qui peut être diffusé de nos jours. Quoi qu’il en soit, le sujet de cet article n’étant pas de comparer les valeurs des dessins animés par décennie, revenons a nos moutons et donc aux fameux Chevaliers du Zodiaque, CDZ pour les intimes a l’époque et, plus précisément, Saint Seiya, nom de la série en version originale et sous laquelle elle est plus connue aujourd’hui. Donc, je vous disais, que de souvenirs ! Et oui, il y a près d’un quart de siècle (ouh la, dit comme cela, ca fait quand même énorme) débutait sur nos écrans la diffusion de ce qui restera pour beaucoup de personnes de ma génération comme l’un des dessins animés les plus cultes, cette histoire de jeunes hommes portant des armures inspirés de figures de la mythologie et qui se battaient, inlassablement, pour sauver la déesse Athéna avec de grands moments tout bonnement inoubliables comme ce qui restera le point d’orgue de la série : la grande bataille du Sanctuaire contre les Chevaliers d’Or. Oh oui, que de souvenirs, que ce soit tous ces protagonistes hauts en couleurs, charismatiques en diable et inoubliables, ces attaques toutes plus impressionnantes (et improbables) les unes que les autres, et ses grands moments, ses sacrifices, ces morts, ces… les mots me manquent tellement c’était tout bonnement génial ! Oui, j’adorais Les Chevaliers du Zodiaque, je ne m’en cache pas et même avec tout ce temps passé, mes sentiments a l’égard de cette série sont toujours les mêmes. Mais Saint Seiya (histoire de changer), a la base, comme souvent, c’était avant tout un manga, long de près de trente tomes que j’eu l’occasion de lire dans son intégralité (et accessoirement, encore meilleur que son adaptation) et que, dans ma connerie habituelle, j’ai donné (et c’est qui qui devra se la retaper un jour ?), mais la série connu également – comme c’est presque toujours le cas au Japon – une adaptation en « films », quatre en tout pour être exact et de qualité fort inégale, et c’est justement de celui qui est considérer comme étant le tout meilleur, Les Guerriers d’Abel, que je vais vous parler aujourd’hui.

Cela faisait une éternité – au moins une dizaine d’années – que je n’avais pas eu l’occasion de revoir ces fameux Guerriers d’Abel, œuvre que l’on peut qualifier sans exagération aucune de culte pour les fans de la série ; la faute tout simplement au fait que, possédant celui-ci en K7, a l’époque où ce format existait encore, et ne possédant plus de magnétoscope depuis belle lurette, il m’était du coup tout bonnement impossible de revoir ce film. Et puis, il faut aussi dire que je l’ai énormément regardé en son temps, probablement plus d’une vingtaine, voir une trentaine de fois, a quoi il faut ajouter le temps qui passe, l’intérêt qui s’émousse un peu parfois, et ce, jusqu'à il y a peu de temps, où je me suis décidé à me procurer ce film en DVD, ce qui ne fut pas très difficile d’ailleurs. Ainsi, mardi dernier, alors que j’avais pris une petite journée pour récupérer de mes huit jours non stop de boulot, je me suis installer confortablement dans mon lit, ait lancé le DVD et ait fait un bond dans le temps afin de revoir celui qui est considérer comme étant le tout meilleur film des Chevaliers du Zodiaque.

Il est tout de même curieux de constater a quel point, parfois, l’on a l’impression que la dernière fois que l’on avait vu une œuvre, c’était hier ; or, dans le cas présent, ce n’était absolument pas le cas, pourtant, dès les premiers instants, cette rencontre entre Saori et son frère, Abel, avec la musique qui accompagne la scène et que je n’avais pas oublier, c’était comme si j’étais revenu vingt ans en arrière, que j’étais a nouveau un adolescent, et que Les Chevaliers du Zodiaque étaient toujours diffusés a la télévision. Bien évidement, le fait que j’ai vu moult fois cette œuvre y ait pour quelque chose : Les Guerriers d’Abel, et malgré tout le temps qui s’est écoulé, je connais toutes les scènes, toutes les répliques et même la bande originale par cœur, et franchement, quel plaisir de le revoir à nouveau. Car contrairement aux autres films de Saint Seiya – un premier très moyen, un second pas mal et un dernier franchement mauvais – Les Guerriers d’Abel, en sachant être réaliste car bon, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre absolu, est un sacré moment de bravoure qui, sur une soixante dix minutes, va voir, pour la énième fois, nos Chevaliers de bronze affronter une nouvelle menace qui en veut a leur très cher Athéna et, accessoirement, a la Terre. Mais quelle menace : n’y plus ni moins qu’un Dieu, un certain Abel inconnus au panthéon grec mais peu importe et ses guerriers porteur, je cite, de l’habit sacrée, trois Chevaliers assez balèzes avec, en tête de lice, Atlas, charismatique en diable. Ajoutez à cela les Chevaliers d’Or décédés lors de la bataille du Sanctuaire et vous obtenez un cocktail explosif où tout le monde va se taper dessus joyeusement au milieu de temples grecs en ruines, ou certains vont se prendre des raclées monumentales (la plus part du temps par le fameux Atlas), où les combats qui autrefois duraient trois épisodes de la série régulière sont ici expédiés en quelques secondes mais le tout avec une telle maitrise de la mise en scène, de l’intensité dramatique et des bons sentiments propres a la série que le fan ne peux qu’être aux anges. Et si en plus, l’on ajoute a cela une qualité graphique supérieure a celle de la série, avec des jeux de lumières parfois superbes et surtout, véritable petite cerise sur le gâteau, une bande originale héroïque en diable, et surtout, d’une incontestable qualité, et vous obtenez au final un véritable bijou dont on ne se lasse pas.

Bien évidement, j’ai conscience que pour moi, et je pense que cela doit être pareil pour ceux de ma génération qui sont fans des Chevaliers du Zodiaque, l’effet nostalgie joue à fond, que l’on est du coup plus clément, que l’on passera rapidement l’éponge sur pas mal de choses que l’on n’aurait pas louper par ailleurs, mais bon, même ainsi, sans que, comme je l’ai déjà dit, cela soit un chef d’œuvre, il me semble incontestable que Les Guerriers d’Abel est tout de même un sacré bon film. Bien évidement, pour les fans, et uniquement pour les fans, les autres, dubitatifs devant la chose, n’y trouveront aucun intérêt. Mais si l’on aime, alors là, quel bonheur ; d’ailleurs, franchement, même la version française toute pourrie où l’on n’y comprend pas grand-chose – que ce soit les dialogues incompréhensibles ou tronqués ou les personnages qui changent de nom comme Camus qui devient Camille – et qui est plus risible qu’autre chose, est devenu culte ; c’est tout dire !

AMOURS CHIENNES


AMOURS CHIENNES

Mexico, un terrible accident de voiture. Trois vies entrent en collision et nous révèlent le côté le plus chien de la nature humaine. Octavio, un adolescent, décide de s'enfuir avec Susana, la femme de son frère. Il fait alors de Cofi, son chien, l'instrument qui lui permettra de réunir l'argent nécessaire au périple. C'est sans se douter que ce bouleversant triangle passionnel peut se terminer en un voyage sans retour. Au même moment, Daniel, un homme de 42 ans, quitte sa femme et ses filles pour aller vivre avec Valeria, un superbe top model. Le jour où ils fêtent ensemble le début de leur nouvelle vie, le destin va brutalement frapper Valeria en la plaçant sur les lieux mêmes de l'accident. Enfin, au carrefour de cette terrible collision, se trouve El Chivo un ex-guérillero communiste. Cet homme âgé, qui n'attend plus rien de la vie et qui officie comme tueur à gages, trouve Cofi, le chien d'Octavio, mourant dans l'une des voitures et le prend pour tenter de le sauver. Paradoxalement, cette rencontre va lui permettre de se réconcilier avec lui-même et son passé douloureux.

Cela faisait pas mal de temps que j’entendais parler de cet Amours Chiennes (Amores Perros en version original), plus précisément depuis deux ans environ, lorsque j’avais vu pour la toute première fois Babel, du même réalisateur, le mexicain Alejandro González Inárritu, auteur également de 21 Grammes dont j’ai publier la critique sur ce blog il y a tout juste quelques semaines. Et pour être tout a fait franc, j’en avais entendu parler en bien, en très bien même puisque, que ce soit ma femme où l’un de mes lecteurs (qui se reconnaitra), a les croire, Amours Chiennes était tout bonnement le meilleur film du sieur Inárritu, chose que je voulais bien croire, surtout que j’étais suffisamment curieux de voir ce que pouvait donner une œuvre de ce réalisateur sans qu’il soit pris par les canons hollywoodiens (certes, on ne peut pas dire que tant Babel que 21 Grammes soient des œuvres typiques US, mais bon, en sent malgré tout une petite influence. Et comme cela fait des années que j’apprécie énormément découvrir le cinéma des autres pays (en gros, hors Etats-Unis, Grande Bretagne et France), voir un film mexicain – ce qui pour moi serait une première – était une chose qui m’enchantait grandement. En particulier depuis 21 Grammes, film qui m’avait grandement plu au point que, a peine quelques jours plus tard, j’ai commandé le DVD d’Amours Chiennes (a un prix modique, merci Priceminister). Bien évidement, par manque de temps ces dernières semaines, ce n’est qu’hier soir que j’ai put enfin découvrir ce film tant attendu, mais sincèrement, l’attente fut a la hauteur de mes espérances.

Avant toute chose, il faut bien évidement voir Amours Chiennes en VO, sinon, le film perd une grosse partie de sa saveur et je n’ose imaginer quel aurait été mon ressenti avec des dialogues en français ; indéniablement, cette œuvre aurait perdu beaucoup de sa valeur. Car oui, je suis un grand amoureux des VO – avec sous titrage, je ne suis pas fou non plus – quelque soit l’origine des films et personnellement, c’est toujours un plaisir que de les voir de la sorte, le contraire ayant souvent tendance à m’horripiler en temps normal. Cet aparté étant dit, que vaut donc vraiment cet Amours Chiennes, premier long métrage du sieur Alejandro González Inárritu ? Tout d’abord, comme il fallait s’y attendre pour les habitués qui ont déjà vu d’autres œuvres du réalisateur, ce film n’est pas fait pour tous les publics. Je m’explique : tant par la construction peu commune – trois intrigues principales entremêlées – les nombreux flashes back mais aussi les thèmes abordés, les sentiments qui en découlent et le rythme, les longs métrages d’Alejandro González Inárritu ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Certes, dans un monde idéal, où cinéma ne rimerait pas uniquement, pour la plus part, avec grand spectacle, niaiserie, courses poursuites et effets spéciaux a gogo, une œuvre comme Amours Chiennes ne poserait pas de problème, mais comme nous ne vivons pas dans un monde idéal, j’imagine très bien la déception qu’un tel film a put poser a certains qui – croyant probablement regarder un long métrage sur les gangs mexicains – ont vite déchanté. Car oui, pour apprécier a sa juste valeur Amours Chiennes, comme les autres œuvres d’Alejandro González Inárritu, il faut, je pense, posséder une certaine sensibilité, un certain gout pour la réflexion mais il faut aussi aimer réfléchir a ce que l’on voit, et pas ne se contenter de rester bêtement – comme les vaches regardant passer les trains – devant son écran, il faut apprécier s’accrocher, aimer ce genre de mises en scènes, ses va et viens incessants entre les protagonistes, les allers retours dans le temps etc. Bien évidement, au vu de ce que je viens de dire, l’on me rétorquera que tout cela n’est qu’un truc pour intellos, que cela doit être chiant a mourir, pourtant – et même si cela doit être le cas pour certains – il n’en est rien : a aucun moment, pendant les deux heures et demi que dure ce film, je ne me suis ennuyer ; ni longueurs, ni temps morts, j’ai été captiver de la première a la toute dernière minute, chose qui, je l’avoue, est rare par les temps qui courent, au point que je n’ai pas put m’empêcher de me dire que ce genre de films ne plaisent pas plus au grand public, mais bon, comme on ne refera pas le monde et comme, bien évidement, tous les gouts sont dans la nature, inutile d’aller a contre courant.

Pourtant, que j’aimerais crier sur tous les toits que cet Amours Chiennes est un grand, que dis-je, un très grand film, que j’aimerais convaincre tout le monde que ce film est tout bonnement l’un des tous meilleurs de la dernière décennie, que j’aimerais vous parler de ses thèmes abordés, son coté biblique (merci Deborah) avec cette opposition, parmi les intrigues, pour ne pas dire cette haine, entre frères – Caïn et Abel – qui peut pousser jusqu’au meurtre, mais aussi, cet amour entre les différents protagonistes – que ce soit celui du jeune Octavio pour la femme de son frère, maltraitée par celui-ci mais qui se moque de lui, ou celui de cet homme, qui quitte sa famille pour vivre avec sa maitresse, une mannequin célèbre qui va bien dérouiller, sans oublier celui de ce vieil homme, cet ancien guérillero, pour sa fille, qu’il a abandonner pour un idéal et qui, désabusé de tout, n’ose même pas reprendre contact avec elle – un amour bien évidement voué a l’échec, et puis, cette mélancolie, cette souffrance, tout au long des deux heures et demi du film, sentiment primordial de celui-ci, où, bien évidement, rien ne finira bien pour les protagonistes. Et forcement, comme le titre l’indique, n’oublions pas les chiens, personnages tout aussi importants que leurs maitres, chacun en symbiose total avec eux et qui eux aussi dérouilleront grave : du brave Cofi, devenu par les forces des choses, un tueur dans les arènes de combat, aux nombreux chiens qui accompagnent le vieux El Chivo et qui finiront mal, sans oublier bien sur le « coquet » Richie, bien a l’image de sa maitresse et qui lui aussi connaitra bien des ennuis, dans ce film, les chiens occupent une place aussi importante que celle des protagonistes humains, et leur destin ne sera pas meilleur. De même, ce final, dans un décor dévaster, presque post apocalyptique, vient renforcer la noirceur d’un film où si l’espoir n’en est pas complètement absent, force est de constater qu’il en est bien loin. Oui, tout cela, j’aurais aimé le partager avec tout le monde, car se sont ces éléments qui font que cet Amour Chiennes est un très grand film, qui mérite indéniablement d’être vu. Marquant, fort, parfois insoutenable, d’une indicible mélancolie, cette œuvre d’Alejandro González Inárritu ne laisse pas le spectateur indifférent. Après, comme je l’ai dit précédemment, tous les gouts sont dans la nature, mais pour moi, franchement, je n’irais pas par quatre chemins et pour conclure, je ne dirais qu’une chose : Amour Chiennes est un chef d’œuvre.

samedi 24 septembre 2011

Le Point-Historia : 100 idées reçues (et fausses) en Histoire



L’on dit souvent que l’histoire est écrite par les vainqueurs et, selon moi, il n’y la rien de plus vrais que cette affirmation. Mais par vainqueurs, il ne faut pas s’arrêter uniquement aux belligérants qui emportent un conflit et qui, forcement, ensuite, s’autoglorifient et réajustent tel détail historique a leurs convenance. Non, dans l’histoire, il y a également ce que l’on appelle les idées reçues, ce que l’on peut qualifier sans exagération aucune de vérités absolues pour ne pas dire de dogmes écrits dans le marbre ; pour certaines de celles-ci, elles sont tellement évidentes que ce qui parait incroyable, c’est qu’en fait, elles soient fausses. Car oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, l’histoire regorge d’idées reçues, de soit disant vérités établies qui en fait, sont tout sauf exactes ; ainsi, que celles-ci soient dut a des mensonges caractérisées destinées à plaire aux dirigeants d’alors, ou que, avec le temps qui passe, la légende ait pris le pas sur la vérité (tout simplement parce que la première est plus belle), le néophyte ne se doute pas a quel point l’histoire qu’on lui a enseigner a l’école est, le plus souvent, fausse. Ainsi, cet hors série des revues Le Point et Historia, et intitulé 100 idées reçues (et fausses) en Histoire, et datant de 2009, est un véritable petit bijou qui en étonnera plus d’un comme on peut le constater dans le (long) sommaire ci-dessous :

Le Point – Historia
100 idées reçues (et fausses) en Histoire
Hors série numéro 1
Février, mars 2009

Au sommaire :

I – Préhistoire
- Nous descendons en droite ligne du singe
- Neandertal était plus bête que Cro-Magnon
- Les femmes ne font qu’élever leurs enfants

II – Antiquité
- L’Atlantide a réellement existé
- Salomon était un roi bâtisseur
- Hannibal fait passer ses éléphants en Italie
- Néron a incendié Rome
- Jésus est né d’une immaculée conception
- Jésus est né le 25 décembre
- Jésus est mort cloué sur la croix
- Dolmens et menhirs sont d’origine gauloise
- Les gaulois sont d’horribles barbares
- Les gaulois sont tous derrière Vercingétorix
- Les gaulois ont peur que le ciel tombe sur leur tête
- Les druides coupaient le gui avec une serpe d’or
- Des statues, témoins d’un peuple disparu

III – Moyen-Âge
- Les vikings ne sont que des pillards
- Les vandales étaient… des vandales !
- Attila était le fléau de Dieu
- Clovis a été sacré roi
- Clovis a brisé le vase de Soissons
- Les rois fainéants étaient… fainéants
- Dagobert était un roi ridicule
- Pépin le Bref a très peu régné
- Charles Martel a arrêté les arabes à Poitiers
- La papesse Jeanne a bien existé
- C’est Charlemagne qui a inventé l’école
- Roland a été tué par les sarrasins à Roncevaux
- Le passage à l’an mil a suscité une grande peur
- Les chinois exportent la poudre en Europe
- Toutes les croisades visent les Lieux Saints
- L’inquisition est toute puissante
- Les Templiers ont un trésor
- Philippe le Bel n’en veut qu’aux Templiers
- Les Templiers sont morts excommuniés
- Au Moyen-âge, on croit la Terre plate
- Le mariage des prêtres a toujours été interdit
- Le droit de cuissage sévit au Moyen-âge
- Louis XI était un roi particulièrement cruel
- Marco Polo découvre la Chine
- Jeanne d’Arc était bergère
- Gutenberg a inventé l’imprimerie
- Christophe Colomb découvre l’Amérique
- La tyrannie des seigneurs provoque des jacqueries
- Il n’y a pas d’hygiène au Moyen-âge
- La culture médiévale est inexistante

IV – Ancien Régime
- François 1er découvre la Renaissance en Italie
- De Vinci est mort dans les bras de François 1er
- La Terre tourne autour du Soleil, dixit Galilée
- Henri III était homosexuel
- Henri IV rallier l’armée à son panache blanc
- Ravaillac, le régicide, a été manipulé
- Les portugais sont tout seuls au Brésil
- Magellan a fait le tour du monde
- Catherine de Médicis est machiavélique
- Lucrèce Borgia est une dépravée
- Louis XIII était sous la coupe de Richelieu
- Molière est mort sur scène
- Louis XV le Bien-Aimé porte bien son nom
- Parmentier a importé la pomme de terre

V – Histoire Moderne
- Voltaire était athée
- Louis XVI était un petit gros médiocre
- L’année a toujours commencée le 1er janvier
- Le 14 juillet célèbre la prise de la Bastille
- La Bastille regorge de détenus politiques
- Les jacobins sont des centralisateurs
- La Marseillaise est née à Marseille
- La Carmagnole est une danse
- Charlotte Corday était une vraie royaliste
- L’esclavage est une pratique européenne
- La France met fin à la Corse indépendante
- Napoléon franchit le Saint-Bernard à Cheval
- Victor Hugo a toujours été républicain
- La statue de la Liberté est américaine
- La France n’a jamais fait la guerre au Mexique
- Le dimanche a toujours été chômé
- Les premiers dreyfusards sont de gauche

VI – XXème Siècle
- Le poilu est un soldat barbu
- Les officiers de 14-18 étaient des planqués
- Les américains signent la paix en 1919
- On ne s’est pas battu en juin 1940
- Franco est l’allié militaire du IIIe Reich
- Les Nazis inventent le camp de concentration
- Hitler était un détraqué sexuel
- Les communistes sont des résistants de la première heure
- Le 8 mai 1945 est la date de l’armistice
- Staline invente le stakhanovisme
- A Yalta, s’est fait le partage du monde
- De Gaulle est le père de la bombe atomique
- Les époux Rosenberg ne sont pas des espions
- Israël est reconnu en premier par les USA
- Che Guevara était un humaniste
- L’anticolonialisme a toujours été de gauche
- En 1958, le président de la République est élu au suffrage universel
- Pinochet a tué le président Allende
- La franc-maçonnerie est une société secrète
- Les américains ont toujours été contre les Khmers rouge
- La Hollande, pays de la tulipe, dès les origines
- Le sous marin est inventé en 14-18
- Le tennis est né au XXème siècle

Bien évidement, étant un amoureux inconditionnel de l’histoire, je connaissais avant coup bon nombre de ses fameuses idées reçues que l’on continu, quoi que l’on fasse et que l’on dise, a nous assener ad vitam nauseam, comme si certains se plaisaient a nous complaire dans la médiocrité de la contre vérité historique, a moins que ces mêmes personnes soient elles mêmes convaincus de leurs dires, ce qui nous montre par ailleurs que les idées reçues (et fausses) ont décidément la dent dure. Mais quoi qu’il en soit, même en les connaissant et au bout de ce qui doit bien être, au bas mot, ma troisième ou quatrième relecture de ce magazine, c’est toujours un plaisir que de m’y replonger. Certes, vu le nombre conséquents d’articles (cent), ceux-ci sont trop courts a mon gout (une page chacun), certes, tout cela est un peut trop centrer sur l’histoire de France, ce qui est dommage, certes, certains articles (le tennis par exemple) sont parfois limites et d’un intérêt suspect, mais même ainsi, ne serais ce que pour l’aspect ludique de la chose, je pense que ce numéro hors série des revues Le Point et Historia devrait figurer en bonne place chez tout a chacun ; que dis-je, il devrait même être au programme scolaire !

Pour conclure, un exemple tout bête : cet été, ma belle fille m’a soutenu mordicus que Charlemagne avait bel et bien inventé l’école, ce qui est tout bonnement faux mais cela, elle ne pouvait pas le savoir puisque c’est ainsi qu’on lui a appris à l’école (et en plus, elle ne me crue pas quand je lui prétendis le contraire, que n’avais-je pas cette revue en vacances avec moi). Personnellement, ce fut ce que l’on me dit du temps désormais lointain où je fréquentais les bancs de primaire et c’était déjà le cas avant, et ca continuera dans l’avenir. Et franchement, à un moment donné, puisque l’on sait que cela n’est pas exact, pourquoi devoir continuer à apprendre a des générations d’écoliers une contre vérité (parmi tants d’autres) aussi flagrante ? Sincèrement, il y a des moments où je suis dubitatif.

Les cahiers de Science & Vie n°105 : La sorcellerie et les sciences occultes



Des nombreuses revue que je peux suivre au fil des ans, il me parait indéniable (et mes articles sont la pour le confirmer) que celle, finalement, qui a ma préférence, est incontestablement Les cahiers de Science & Vie, ce qui, au demeurant, est assez jouissif quand j’y pense. Etant un grand amoureux de la lecture, sous toutes ses formes, depuis que je suis en âge de savoir lire, j’ai depuis longtemps éprouvé une espèce de répulsion vis-à-vis de la revue que tout le monde connaît, Science & Vie ; au départ, et au vu de mon intérêt pour ce que je nommerais les phénomènes inexpliqués (Mulder, sort de ce corps !), Science & Vie, c’était un petit peu l’ennemi, le symbole de la science officielle etc. Ayant un peu évolué – j’espère dans le bon sens – depuis, je ne vois certes plus cette revue comme un quelconque symbole de la propagande officielle (n’empêche, qu’est ce que je pouvais être con) mais même ainsi, et malgré de multiples essais, je n’y arrive décidément pas avec ce magazine : est-il trop complexe pour mon pauvre petit cerveau, y suis-je allergique ? Je ne sais pas, mais ce qui est sur, c’est que Science & Vie, ce n’est pas le magazine que j’emmènerais avec moi en vacances. Curieusement, son numéro « frère », ces fameux Cahiers de Science & Vie, et ben, franchement, j’adore, je suis fan ; est ce le fait que chaque numéro soit consacré a un seul et unique dossier ? Il y a bien évidement beaucoup de cela, d’ailleurs, j’ai put au fil de mes billets, vous l’avoir déjà dit. Mais ce n’est pas tout, il y a également la qualité de ces dits dossiers, de ces excellents articles ; après tout, il suffit de relire mon post consacré au dernier numéro paru de cette revue, Aux origines du Sacré et des Dieux, pour s’en convaincre. Mais aujourd’hui, c’est d’un numéro bien plus ancien, puisque datant de 2008 déjà (comme le temps passe) que je vais vous entretenir :

Les cahiers de Science & Vie n°105
La sorcellerie et les sciences occultes
Juin, juillet 2008

Au sommaire :

La sorcellerie et les sciences occultes
- Edito : La sorcière, l’alchimiste et l’astrologue
- Les rituels de magie sous toutes les cultures
- La magie, son langage, ses lois - Interview de Pascal Sanchez
- Le savant et sa vision du monde

I - La sorcellerie
- Le quotidien sous le signe du charme
- Satan entre dans la danse
- Le démon ou la science du mal
- Comment la sorcellerie devint un signe d'exception?
- Le procès de Janet Cock
- Les historiens face aux bûchers
- Le profil d'une sorcière
- La revanche des sceptiques
- Jean Wier : ne brûlez pas les sorcières
- Un retour en force de la sorcellerie ?
- Satan parmi nous ?
- Le pouvoir des mots
- La sorcellerie moderne, une affaire de pouvoir

II - Les sciences occultes
- L'alchimie, une science occulte ?
- L'art de deviner le futur
- L'alchimie à l'origine de la chimie
- Le profil d'un alchimiste
- L'astrologie et l'astronomie à la croisée des trajectoires
- Le profil d'un astrologue
- Comment nait une science ? Interview de Gérard Simon

La sorcellerie et les sciences occultes, tout un programme et un titre – avouons le – assez racoleur (comme le sujet) pour attirer le badaud adepte de la chose qui ne pouvait que se jeter sur ce cent cinquième numéro des Cahiers de Science & Vie. Bien évidement, je ne peux nier que la sorcellerie, cela n’a rien d’original en soit et que c’est un sujet régulièrement traité par la presse spécialisé ou non, du coup, le principal point faible lorsque l’on se retrouve devant un magazine qui en traite, c’est le risque de ne rien apprendre de neuf sur la chose. Et, personnellement, en décidant de relire ce numéro – histoire de passer le temps, j’aime bien avoir toujours une revue sous le coude – je dois reconnaître que je n’étais pas exceptionnellement emballer, surtout que je ne gardais pas un grand souvenir de ma précédente lecture, d’il y a trois ans. Pourtant, tout ce que j’ai put dire, précédemment, sur Les cahiers de Science & Vie, que ce soit en préambule de cet article ou dans d’autres articles, est toujours valable : oui, la qualité est belle et bien présente, oui, l’on sent que les auteurs se sont livrés a un excellent travail et je ne peux que les louer pour cela, de même, je reconnais sans problèmes que j’ai put apprendre (ou plutôt réapprendre) certaines choses que je ne connaissais pas – en particulier sur l’alchimie et ses origines – mais a aucun moment, je n’ai ressentit le plaisir et encore moins l’intérêt que j’ai put éprouver en d’autres occasions, d’autres lectures, et cela, tout bonnement, c’est dut au fait, comme je vous l’ai dit, que la sorcellerie étant un sujet tellement rabâcher depuis une éternité, qu’au final, il est difficile, quoi que l’on fasse, de passionner le lecteur qui, malheureusement pour lui, se trouve ici en terrain plus que familier. Du coup, que dire de ce numéro ? Si vous êtes un parfait néophyte sur la sorcellerie, il est incontestable que celui-ci est fait pour vous ; ce n’est certes pas ce que vous pouvez trouvez de plus complet sur le sujet, mais au moins, de part sa qualité, il ne vous décevra pas. Par contre, si comme moi, vous êtes un vieux briscard habitué de la chose, la lecture de ce numéro des Cahiers de Science & Vie est loin d’être indispensable. Certes, il ne vous décevra pas, mais vu qu’il ne vous passionnera pas non plus, enfin, pas plus que ca, je pense que si vous ne l’avez pas, autant utiliser votre argent pour vous procurer un numéro traitant d’un sujet moins convenu qui lui, attirera plus votre attention.

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°56 : L’imprévu dans l’histoire



Depuis que j’ai repris le travail, fin aout, j’ai eu l’occasion de lire de multiples revues, au fil de ces semaines écoulées, qu’elles soient récentes (comme ce qui nous préoccupe dans cet article) ou plus anciennes. Du coup, et en particulier du au manque de temps de ce mois de septembre qui arrive a ses derniers jours, je me suis retrouvé avec pas mal de retard pour ce qui est de mes articles consacrés a la presse ; retard que je compte bien (sauf imprévu), rattrapé des cet après midi. Et rien de tel pour commencer que de vous parler du dernier numéro en date de la revue qui ne laisse pas tout le monde indifférent (dans le bon comme dans le mauvais sens du terme), La Nouvelle Revue de l’Histoire.

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°56 : L’imprévu dans l’histoire
Septembre, octobre 2011

Au sommaire :

L’imprévu dans l’histoire
- Rome : l’improbable fondation de l’Empire
- Christophe Colomb : le hasard de la découverte
- Sans le savoir, Copernic inventa la modernité
- 1630 : la journée des Dupes
- La bataille de Valmy : une immense surprise
- 28 juin 1914 : l’attentat de Sarajevo
- Pourquoi les crises surprennent ?
- L’impossible pacte Hitler-Staline

- L’imprévu, la Chine et l’occasion favorable
- L’enseignement, l’histoire et la géoéconomie. Entretien avec Pascal Gauchon
- Les sources historiques de Tintin
- Tibère, l’Empereur calomnié
- La Reine Victoria
- France et Allemagne, économies comparées
- Husseïn d’Egypte
- Georges Valois : du Faisceaux a la résistance
- Les métamorphoses du conservatisme américain
- L’ébranlement des Etats-Unis
- Malaparte, l’écrivain
- Le choc de l’histoire

Ce qui a de bien avec La Nouvelle Revue de l’Histoire (NRH pour les intimes mais aussi pour faire plus court), c’est que les numéros se suivent et la qualité, elle, est toujours plus ou moins présente. Le problème principal, et ce n’est pas la première fois que je le signale, c’est que, hélas, la plus part du temps, malgré cette qualité, l’on a un peu la désagréable impression de lire et relire le même numéro, la faute a des sujets et des périodes de l’histoire (qui a dit première moitié du vingtième siècle ?) qui reviennent régulièrement sans cesse, ce qui, vous vous en doutez, ne peut que lasser le plus fidèle des lecteurs. Ainsi, malgré la qualité, que je ne nie pas, des dossiers et des divers articles de la NRH, force est de constater que se taper, tous les deux mois, des articles sur Hitler, la France de l’entre deux guerres, le fascisme, 1917 etc., et ce, même quand cela ne le justifie pas forcement, franchement, au bout d’un moment, il est difficile de ne pas râler. Bien évidement, ce cinquante-sixième numéro ne déroge pas à la règle comme vous pouvez le constater dans le sommaire ci-dessus.

Pourtant, le dossier principal n’était pas inintéressant en soit : L’imprévu dans l’histoire, tout un programme a priori, sauf que, et sans revenir sur la énième publication du pacte germano soviétique, ce qui ressort au final de ce dossier, après coup, c’est la déception. Et si celle-ci est le sentiment principal, c’est bien évidement dut a ce que je vous ai dit précédemment : encore l’attentat de Sarajevo (en plus, on se le tape en couverture), encore une bataille de la période révolution/premier Empire (ici, Valmy) et puis, des articles courts, beaucoup trop courts. Heureusement que 1630 : la journée des Dupes vient relever le niveau, et de belle manière. Si au moins le reste pouvait être du même acabit. Car le problème de ce numéro, c’est qu’en plus d’un dossier moins intéressant et plus court que d’habitude, le reste du numéro est tout sauf transcendant : l’article consacré aux sources historiques de Tintin est franchement décevant, on ne pouvait qu’espérer mieux sur un tel sujet, ensuite, pourquoi huit pages sur le conservatisme américain qui n’apporte rien de neuf au problème ? Personnellement, j’aurais préféré un dossier complet ; quoi que, j’aurais encore râlé sur le fait que ce n’était pas la première fois qu’on y avait droit. Finalement, peut être que le plus intéressant dans ce numéro, c’est l’article consacré a Tibère ; certes, il n’est pas exceptionnel mais au moins, vu que je ne connaissais pas bien le personnage historique, il aura eu pour mérite d’éveiller ma curiosité.

Bref, vous l’avez probablement devine, ce cinquante-sixième numéro de La Nouvelle Revue de l’Histoire aura été loin de m’enchanter. Bien évidement, c’est bien écrit, les connaissances sont présentes et les prises de positions (que je ne partage pas dans l’intégralité) méritent au moins le détour et certaines sont pertinentes, mais franchement, je pense qu’a un moment donné, et surtout au vu de la richesse de notre Histoire, il y aurait vraiment de quoi, tous les deux mois, nous offrir un contenu beaucoup plus varié. Car a force de lire la même chose, on se lasse, et qui dit lassitude…

dimanche 11 septembre 2011

Ma collection Dinosaures





Dans l’article précédant, je vous parlais de la création d’un tout nouveau libellé, Critiques, qui sert à regrouper toutes les critiques (forcement) que j’ai put écrire depuis les débuts de ce blog afin que ceux qui le souhaitent puissent ainsi facilement les trouver (pas forcement que cela soit difficile avant mais bon, je me comprends). Quoi qu’il en soit, ce nouveau billet va voir la création, lui aussi, d’un tout nouveau libellé, puisque cette fois ci, c’est autour de Jouets de voir sa création.

Bien évidement, ce n’est pas la première fois que je vous parle sur ce blog de jouets puisque, depuis la fin 2010, il existe un libellé consacré aux Playmobils. Cependant, comme son nom l’indique, celui-ci est réservé uniquement à la marque allemande, que ce soit des billets sur des nouvelles pièces pour ma collection ou bien, la publication de vieilles publicités par exemple. Dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, Jouets serra consacré a tous les jouets dans un sens plus large, et même si j’ai parfaitement conscience que celui-ci ne sera surement pas celui qui aura énormément d’articles, il me semblait nécessaire.

Surtout que ce qui me motive à le créer est tout bonnement, a mes yeux, de prime importance : mes retrouvailles avec mon ancienne (très ancienne) collection de dinosaures en résine vieille d’environ trente ans, ce qui n’est pas rien. Celle-ci dormant depuis belle lurette au Portugal (hum, deux décennies ?) et, du coup, ne servant pas a grand-chose, je me suis dit que la faire venir pour mes enfants – en particulier pour le plus jeune, tout bonnement un grand amoureux, comme son père, de tout ce qui touche a la préhistoire – ce qui fut donc fait, et hier, en fin de journée, quelle joie, que dis-je, quel bonheur de retrouver ma vieille collection de dinosaures et autres animaux préhistoriques. Bien évidement, celle-ci a énormément souffert avec le temps, et pas mal de pièces sont endommagées (argh, mon stégosaure, mon tout premier dinosaure, qui ne ressemble plus a grand-chose) mais bon, même ainsi, pour le coté nostalgique, mais aussi pour mes enfants, je pense que ca valait le coup de la faire rapatrier en France. Bien évidement, il va falloir en prendre soin désormais – tout cela est fragile – mais bon, ceci est une autre histoire.

lundi 5 septembre 2011

21 GRAMMES


21 GRAMMES

On dit que nous perdons tous 21 grammes au moment précis de notre mort... Le poids de cinq pièces de monnaie. Le poids d'une barre de chocolat. Le poids d'un colibri. 21 grammes. Est-ce le poids de notre âme ? Est-ce le poids de la vie ? Paul attend une transplantation cardiaque. Cristina, ex-junkie, est mère de deux petites filles. Jack sort de prison et redécouvre la foi. A cause d'un accident, ils vont s'affronter, se haïr... et s'aimer.

Il y a tout juste deux ans – a quelques jours prêts – j’avais découvert un film, Babel, et un réalisateur, Alejandro González Inárritu, que j’avais alors bien apprécier, même si, pour être tout a fait franc, mon état de forme ce soir la (et oui, j’étais tomber dans les bras de Morphée a un moment donné du film, ce qui fait que les dernières minutes avaient été un peu obscures pour moi), avait fait qu’il m’avait fallut un second visionnage de cette œuvre pour en apprécier toute la qualité. Et puisque je parle de qualité, force est de constater que ce Babel, œuvre atypique (c'est-à-dire, complètement en dehors des sentiers battus des canons hollywoodiens) avec ses multiples destins croisés de ces personnages, aux quatre coins du monde, sans rapport apparent entre eux et que l’on suivait tout le long de l’intrigue (bref, tout pour ne pas plaire au grand public qui préfère ne pas réfléchir devant un énième film d’action sans intérêt), bref, quand je parle de qualité, force est de constater que cette œuvre en était plus que pourvue et que tous ceux qui l’avaient apprécier, ne peuvent qu’en garder un excellent souvenir.

Ainsi donc, lorsqu’hier soir, ma chaine préférée – ARTE mon amie – proposa une autre œuvre du sieur Alejandro González Inárritu (ouf, heureusement que le copié/collé existe !), je veux bien évidement parler de 21 grammes, ni une, ni deux, et tout en suivant les conseils de ma femme qui l’avait déjà vu et dont le justement, implacable, net et précis, tomba comme un couperet : « c’est un bon film », je me suis immédiatement installé dans mon lit (ah, la bonheur absolu de regarder la télé sous la couette, la tête reposant agréablement sur son oreiller) pour ce que je prévoyais être une bonne, voir une excellente soirée cinéma.

Et les débuts de ce 21 grammes ont faillis me faire regretter mon choix ! Bon, ce n’étais pas comme si je n’étais pas en terrain inconnu (Babel oblige) mais pour être tout a fait franc, la première partie de cette œuvre me laissa dans un état de stupeur flagrant au point que, a un moment donné, a chaque nouvelle scène (et elles ne cessent de s’enchainer les unes aux autres), je levais la main, d’un air interrogateur tel était mon désarrois ; d’ailleurs, j’en étais a me demander si le réalisateur mexicain, dans un instant de folie furieuse, n’avait pas pris son scénario, découpé le tout et, au montage, remonter tout cela dans le plus parfait désordre (pour la petite histoire, David Bowie, a une époque, faisait parfois cela pour écrire certaines chansons) tellement j’avais du mal a comprendre l’intrigue et où il voulait en venir. Car, et vous l’avez compris, 21 grammes est un véritable puzzle où les très nombreuses scènes, le plus souvent courtes, s’enchainent les unes après les autres, sans aucune logique apparente (insistons bien sur le terme apparent) et dans un superbe désordre chronologique. Du coup, et forcement, difficile de s’accrocher sans faire des efforts, surtout que, il faut bien l’avouer, on n’y comprend pas grand-chose au début lors d’un premier visionnage. Forcement, pour cela, un état de concentration extrême est requis (comme par hasard, et comme ce fut le cas pour Babel, j’étais exploser, heureusement qu’un sympathique Doliprane passa par la pour m’aider à tenir le choc), de même, il faut aimer se prendre la tête devant un film ce qui, tout de suite, doit éliminer pas mal de spectateurs mais bon, ceci est un tout autre problème.

Et tandis que certains auront vite abandonné la partie pour retourner a Secret Story, je me suis accrocher, je me suis battu et puis, tout simplement – car le film est ainsi – petit a petit, les pièces de cet indicible puzzle se mettent en place, on commence à comprendre qui a fait quoi et avec qui et surtout, quand, et la, tel Newton regardant une pomme tomber, l’illumination nous vient, notre esprit littéralement perdu jusque la s’éclaire subitement et ces simples mots s’échappent de nos lèvres : « ah ouais ! ». Et bah oui, on commence à voir où ce diable d’Alejandro González Inárritu veut en venir, l’intrigue, subitement, devint claire comme une eau de roche et les tenants et les aboutissements ne sont plus un secret mystérieux enfouis dans le cerveau du réalisateur. Et sincèrement, arrivé à ce moment précis du film, je ne peux que dire : « génial », tout bonnement. Car oui, Inárritu m’aura fait baver mais que ce fut bon car tout le plaisir, en dehors d’une histoire, touchante, dramatique et finalement sans grand espoir pour ses protagonistes, toute pleine de rédemption avortée, d’espoirs déçus, de drames horribles et d’acteurs que l’on ne peut que qualifier, tout bonnement, d’inspirés, que ce soit Sean Penn (normal, la classe), Benicio Del Toro (logique), Naomi Watts (idem) et même Charlotte Gainsbourg (et oui), bref, tout le plaisir repose surtout sur la compréhension, que dis-je, la résolution de ce fameux puzzle, lorsqu’enfin, toutes les pièces sont mises bout et a bout et que l’on se dit, finalement : « ah oui, c’est pour ca qu’a un moment, il y avait ca… et qu’après etc. ». Et franchement, a ce moment là, on ne peut que reconnaître que Alejandro González Inárritu est tout de même un sacré bon réalisateur et que ce 21 grammes – est ce le poids de notre âme – est un fichue bon film.

samedi 3 septembre 2011

LE KABBALISTE DE PRAGUE


LE KABBALISTE DE PRAGUE

A la fin du XVIe siècle, dans le ghetto de Prague, le rabbin MaHaRal, le plus grand kabbaliste de tous les temps, façonne un être de boue à la force illimitée qui doit apporter la sécurité à son peuple... le Golem. Avec Le Kabbaliste de Prague Marek Halter nous plonge dans La Mémoire d'Abraham et l'univers des Juifs de l'Europe centrale de son enfance. Il nous entraîne dans le monde mystérieux de la Kabbale et celui de la Renaissance, avec ses découvertes sidérales, ses bouleversements scientifiques et ses guerres de religion. Mêlant fiction et réalité, hanté par les questions les plus contemporaines, Le Kabbaliste de Prague est un roman envoûtant, foisonnant d'érudition et d'émotion.

Il y a de multiples façons de découvrir un roman que l’on ne connaissait pas (ce qui est bien évidement le cas pour n’importe quelle œuvre en règle générale) ; bien évidement, cela peut être dans une revue ou une émission littéraire par exemple, cela peut être également sur le net, sur un site spécialisé ou même, complètement par hasard, en cherchant un tout autre titre et/ou auteur ; de même, la presse joue un rôle dans la découverte, pour les nouveautés bien entendu mais également, dans le cas de certains articles plus ou moins spécialisés, d’œuvres plus anciennes. Et puis, comment ne pas parler du bouche à oreille ; les conseils de connaissances, cela peut avoir du bon. A priori, bien plus que le simple hasard qu’est ce que j’appelle le déambulage dans les rayons de libraires mais aussi dans des enseignes genre FNAC et autres. Dans mon cas personnel, je dois admettre que j’ai découvert pas mal de livres par le biais de ce moyen, mais aussi, du net et de certains sites spécialisés comme, par exemple, l’excellent PochesSF.com dont, il y a quelques années, je vous ai parlé sur ce blog. Mais pour être franc, je dois reconnaître que la façon dont j’ai connu l’œuvre qui nous préoccupe aujourd’hui, Le Kabbaliste de Prague, est tout bonnement une première : il y a de cela quelques mois, alors que je me rendais au travail, en arrivant a la Gare de l’Est, de bon matin, je suis tomber sur de nombreuses affiches qui annonçaient la sortie prochaine de ce roman ; immédiatement interpeller par celle-ci, au vu, bien entendu, de mes propres gouts personnels – je suis un inconditionnel de la légende du Golem, et, bien sur, un grand amoureux de cette magnifique et enchanteresse ville qu’est Prague – je mis tout de suite ce roman sur mes tablettes. Les mois passèrent, j’eu d’autres œuvres à lire, surtout, bien évidement, le cycle de La forêt des mythagos à achever et, dès la rentrée, tout juste lundi dernier donc, je me suis enfin décider à me procurer ce fameux Kabbaliste de Prague.

Je connaissais, sans connaître, depuis longtemps Marek Halter, ce qui signifie que comme bien souvent, le nom de cet auteur m’était familier, sans que j’arrive a citer, ne serais-ce, qu’une seule de ses œuvres ; enfin, de mémoire car en me procurant le roman qui nous préoccupe aujourd’hui, Le Kabbaliste de Prague, et en lisant la courte biographie de l’auteur, certaines de ces œuvres me sont apparus comme étant familières ; réminiscences de titres vus probablement dans des centaines de rayons voir même d’articles a leurs sujets. Quoi qu’il en soit, forcement, je ne suis pas un spécialiste du sieur Halter, mes connaissances a son sujet se limitant a son œuvre, et aux thèmes de celles-ci, souvent abordés par celui-ci dans sa vie, ainsi, et contrairement aux familiers de l’auteur, la critique de ce livre se limitera donc a mon ressenti lors de sa lecture et je m’excuse par avance de mon ignorance flagrante et reconnue de tout ce qui fait un écrivain (et que l’on retrouve normalement dans une bonne critique), c'est-à-dire le style de celui-ci, les comparaisons avec d’autres de ses œuvres etc. Mais finalement, cela importe t-il vraiment dans le cas présent ? Selon moi, qui ai souhaité lire ce roman avant tout parce qu’il traitait du Golem et pas pour le nom de Marek Halter, pas vraiment.

Bon, en tout cas, il me faut maintenant vous dire ce que j’ai pensé de ce livre, car, finalement, c’est le but de cette critique. Tout d’abord, amis antisémites (je suis ironique bien sur), passez votre chemin puisque ici, la quasi-totalité des protagonistes sont juifs, l’action se déroule principalement a Prague, certes, mais dans le quartier juif, mais en plus, Marek Halter a cru bon de nous abreuver, page après page, tout le long du récit, de multiples termes en yiddish, un glossaire (bienvenu par ailleurs bien que trop court et accessoirement incomplet, a mon gout) étant même proposer en fin d’ouvrage, afin de renforcer l’immersion du lecteur dans cet univers particulier que pouvait être la vie dans le ghetto juif pragois vers la fin du moyen-âge. L’univers étant posé, le concept est tout autant intéressant puisque, comme je vous l’ai dis, c’est de la légende du Golem que traite l’intrigue ; et l’on retrouve donc forcement une figure comme le Rabbi Yéhudah-Lajb ben Betsalel (on comprend pourquoi écrire, voir lire, MaHaRal est plus simple), celui qui, parait-il, aurait insufflé la vie dans sa création, le Golem. Figure majeure de l’ouvrage, même s’il n’en est pas le personnage principal, l’ombre du MaHaRal plane incontestablement sur toute l’intrigue et ce, même si les deux « héros » de celle-ci sont indéniablement David Gans (par ailleurs, figure historique bien réelle puisque penseur, mathématicien et astronome juif ashkénaze du seizième siècle), un élève du MaHaRal ainsi que Eva, la petite fille de celui-ci. En effet, toute l’intrigue tourne autour de ces trois là, et si, bien évidement, d’autres protagonistes ont leur part d’importance dans celle-ci – que ce soit, par exemple, Isaac et Jacob, mais aussi Tycho Brahe, Johannes Keepler et même Rodolphe II – il est indéniable que ce ne sont que des figures secondaires au vu de l’importance des trois précités tellement tout tourne autour de ceux-ci : entre les espoirs et les aspirations de David Gans – le narrateur du récit – son désir absolu de plaire et sa soif de connaissance mais également, son amour refoulé pour la belle et jeune (mais promise a un autre) Eva, celui-ci apparaît comme un personnage assez humain et qui attire immédiatement la sympathie du lecteur. Mais bien évidement, ce que celui-ci attends avant tout dans Le Kabbaliste de Prague, c’est l’apparition annoncée du Golem, et celle-ci aura bien entendu lieu, même si uniquement vers la fin du récit.

D’ailleurs, une fois arrivé a ce point de ma critique, une petite question se pose : Le Kabbaliste de Prague peut-il vraiment être qualifier de récit fantastique ? Sincèrement, au vu des deux tiers du roman, non ; cependant, entre ce qui arrive a un moment donné a Eva puis, bien évidement, avec l’apparition du Golem, a moins de croire que celui-ci ait véritablement foulé le sol pragois il y a plus de quatre siècles, il me semble que le fait que je classe l’œuvre de Marek Halter dans la catégorie « Fantastique » ne soit pas forcement exagérée. Enfin, cela n’a pas grande importance et si je l’ai fais, avant tout, c’est dans un souci de classement vis-à-vis de ce blog mais aussi pour avoir déjà lu d’autres récits – où nulle trace de fantastique ni de merveilleux n’était présents – vendus comme tels, eux.

Quoi qu’il en soit, et même si vous êtes comme moi et vous êtes lancés dans la lecture de cet ouvrage uniquement pour « lire un bouquin qui parle du Golem », même son apparition tardive dans le récit ne vous décevra car, non seulement celle-ci est suffisamment marquante, mais en plus, l’histoire en elle-même, tout le reste comme les relations entre les personnages, la volonté de puissance, le sort des juifs depuis des siècles, les craintes et les espoirs de certains et surtout, les conséquences de certaines promesses vous auront tenus en haleine d’un bout a l’autre d’une intrigue, certes courte, parfois simpliste par certains cotés, mais passionnante au possible et où, finalement, plus que l’histoire du Golem mise en pages, l’on se retrouve tout simplement avec un très bon roman.

C’est donc mon tout premier ouvrage de Marek Halter que j’ai lu et je n’ai pas été déçu le moins du monde par celui-ci ; certes, ce n’était pas forcement ce a quoi je m’attendais a la base et quelque part, j’ai plus eu l’impression de me balader dans les rues de Prague dans une œuvre comme L’algèbre des anges, le tome deux de L’âge de la déraison, un cycle de Greg Keyes dont je vous ai déjà parler sur ce blog, mais cela importe peu. Suffisamment captivant, de bonnes idées et des personnages finalement assez attachants, ce Kabbaliste de Prague possède bien des qualités qui m’ont fait passer un très bon moment de lecture, et c’est finalement l’essentiel ; et comme en plus, il y a le Golem, que demande le peuple ?

LA FORÊT DES MYTHAGOS : LA PORTE D’IVOIRE


LA FORÊT DES MYTHAGOS : LA PORTE D’IVOIRE

George Huxley avait passé presque toute son existence à étudier l'antique et mystérieuse forêt de Ryhope, avant de s'y perdre à jamais, envoûté par le chant des mythagos. Puis son fils Steven, aidé de l'aviateur Harry Keeton, avait tenté à son tour de percer les secrets de ce bois fabuleux, qui lui avait volé son père puis Christian, son frère aîné. Telle est la légende de La forêt des mythagos. Mais qu'en fut-il du destin de Christian, lui qui avait pénétré Ryhope pour retrouver sa Guiwenneth, le mythago d'une antique chasseresse celtique ? Que découvrit-il au cœur de ces lieux fantastiques et dangereux, où chacun doit faire face à ses propres rêves - et ses propres démons ? Ultimes plongées au cœur du bois de Ryhope, La porte d'ivoire et La femme des neiges bouclent la boucle, forgent un nouveau mythe et referment - provisoirement ? - l'immense cycle de La forêt des mythagos.

Tout d’abord, une petite précision s’impose vis-à-vis du résumé de couverture que l’on peut lire ci-dessous : comme chacun sait, pour ce qui est d’une suite au cycle de La forêt des mythagos, l’on peut enlever définitivement le mot « provisoirement », Robert Holdstock nous ayant quitté il y a quelques années suite a une infection par la tristement célèbre bactérie E. coli. Pourtant, en lisant il y a quelques semaines une ancienne interview (datant tout de même d’il y a, si ma mémoire ne me fais pas défaut, d’environ cinq ou six ans) de l’auteur, celui-ci escomptait revenir tôt ou tard sur ce cycle qui fit sa célébrité. Bien évidement, cet énième tome avec sa nouvelle intrigue, ses idées et ses protagonistes restera a jamais lettre morte, on peut bien sur le regretter, mais est ce que cela aurait apporté quelque chose de plus a cet excellant cycle de Fantasy moderne, personnellement, je ne le sais pas, le contraire pouvant être également une possibilité. Surtout que, je le reconnais, si les deux premiers tomes de La forêt des mythagos m’avaient tout bonnement enchanter, le troisième m’avait un peu laisser sur ma faim, et ce, même si je lui reconnaissais quelques qualités qui en faisaient tout de même un bon roman ; quand en est-il de ce quatrième et dernier tome qui conclut le cycle ? Est-il dans la même lignée des deux premiers ou bien, hélas, se rapprocherait-il plus de son prédécesseur immédiat. C’est la question que je vais essayer de vous répondre au mieux ci-dessous.

Il y a tout juste un an, les mois estivaux avaient été consacrés –d’un point de vue lecture – a la lecture du célébrissime chef d’œuvre d’Isaac Asimov, Fondation ; cette fois ci, je me suis lancer dans un autre grand cycle de la littérature fantastique, La forêt des mythagos. Bien que bien moins connu du grand public voir même des amateurs du genre en règle général, l’œuvre de Robert Holdstock, une fois que l’on l’aborde (et que, bien évidement, nous plaise) fait indéniablement partie de celles qui marquent forcement une vie, rien que ca. Enfin, c’est mon avis. Quoi qu’il en soit, après un premier volume tout bonnement époustouflant, tant de part son synopsis de base qui révolutionnait le genre mais aussi de part son intrigue, puis, ensuite, avec un pur joyau d’écriture, le complexe et redoutable Lavondyss qui magnifiait le genre, je dois reconnaître que la suite, Le passe broussaille, malgré un récit toujours intéressant, m’avait un peu laissé sur ma faim : certes, l’auteur prolongeait l’exploration du bois de Ryhope avec de nouveaux protagonistes et on en apprenait un peu plus sur les énigmes de cette ancienne forêt primaire. Cependant, certaines choses m’avaient déplu, comme le fait, pas forcement toujours expliqué par ailleurs, que les chercheurs du troisième tome en savent autant sur, a la fois les Huxley (encore, a la rigueur) mais surtout, sur la jeune Tallis qui, pour ceux qui ont lu Lavondyss, n’avait laissée aucune trace de ses pérégrinations a Ryhope. Dans ce dernier tome, intitulé La porte d’ivoire (mais qui possède un deuxième récit, La femme des neiges), Holdstock nous offre une préquelle des événements en se réintéressant a la famille Huxley.

A la base, je le reconnais, je n’étais pas forcement contre le fait que dans cet ultime tome de la série, l’intrigue principale soit consacrée a l’autre frère Huxley, le terrible (pour ceux qui connaissent) Christian. Même si j’étais un peu dubitatif quand a cela – en temps normal, je ne suis pas très « préquelles » - j’ai débuté la lecture des dernières aventures se déroulant dans le bois de Ryhope de façon optimiste. Pourtant, des le début, je m’étais tromper : imaginant que l’on suivrait les péripéties de Christian après le retour de son frère dans la demeure familiale (et donc, après la mort de la belle Guiwenneth, enfin, de sa propre version de celle-ci) et que, du coup, on découvrirait comment celui-ci était devenu le meurtrier implacable qui avait donner bien du fil a retorde a Steven dans le tome un, telle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant qu’en fait, le récit de La porte d’ivoire nous narrerait une aventure totalement inédite et, accessoirement, inconnue, de Christian, avant même que son frère ne rentre de son exil en France a l’issu du conflit mondial de 39/45. Et le problème qui c’est alors posé a moi, c’est qu’a la base, toutes ces péripéties (et elles sont nombreuses) n’existaient absolument pas lors de la parution, bien des années auparavant, de La forêt des mythagos (le premier tome, pas le cycle) et que, du coup, tout cela me semble un peu trop tiré par les cheveux, ce qui a nuit a mon intérêt lors de la lecture du récit. Bien sur, l’on me rétorquera que Christian aurait put cacher tous ces événements a son frère (d’ailleurs, après coup, c’est le cas) et que tout cela peut se tenir ; je suis plus ou moins d’accord avec cela mais bon, tout en reconnaissant que, dans le fond, ce récit de La porte d’ivoire est tout de même très bon en soit et que je n’en ai pas perdu une miette, mon plaisir en a tout de même été gâcher par ce coté « ajouter » assumé par l’auteur. Et puis, devoir se taper encore une énième version de Guiwenneth, ca commence à faire beaucoup ; j’ai compté : une sur pour le père, deux apparemment pour Christian plus celle de Steven, décidément, les Huxley ne peuvent pas se passer de la rousse celtique incendiaire.

Enfin bon, quoi qu’il en soit, La porte d’ivoire est tout de même un bon récit, l’intrigue est pas mal, les protagonistes également de même que les nouvelles idées proposées et quelques révélations sur la mort de l’épouse de George Huxley mais aussi et surtout, sur les responsabilités de celui-ci, mais aussi, qui sait, ses erreurs, dans pas mal d’événements a venir. A cela, ajouté de nouveaux mythes plutôt bien trouvés et une certaine mélancolie tout au long du texte et au final, il me semble que, malgré mes réticences sur certains points, La porte d’ivoire mérite que l’on s’y attarde. Mais ce n’est pas tout puisque dans l’édition Folio (celle que je possède), un second texte vient conclure définitivement le cycle : La femme des neiges. Ici, Robert Holdstock nous entraine encore plus loin dans le passé du clan Huxley puisque cette fois ci, le protagoniste principal est le père, du temps où ses fils étaient tout jeunes. Le récit est intéressant, se lit plutôt bien mais il est tout de même curieux, surtout après c’être taper le papa Huxley limite sadique sur les bords juste avant, d’avoir ici une version presque édulcorée vis-à-vis de ce que l’on sait de lui. Bien évidement, il changea par la suite, et en mal, mais bon, cette différence (par ailleurs compréhensible) était bizarre a la lecture. Mais là où cela pouvait s’expliquer d’un point de vu narratif, je n’en dirais pas autant de son épouse, qui en sait beaucoup sur les travaux de son mari dans ce texte, chose qui, il me semble, n’était pas vraiment le cas jusque la. Bon, bien entendu, le tout dernier paragraphe pourrait nous éclaircir sur ce point mais bon, j’ai trouvé cela curieux.

Quoi qu’il en soit, ce dernier tome de La forêt des mythagos conclu assez bien le cycle et ses deux textes qui le composent, La porte d’ivoire et La femme des neiges, bien que de qualité et d’intérêt inégal selon moi (j’avoue avoir une nette préférence pour le premier), sont en tout cas suffisamment captivants et possèdent suffisamment de qualités pour ravir l’amoureux du cycle. Forcement, on est bien loin du souffle épique du tout premier tome, de même, nous sommes à milles lieux de l’excellence d’un Lavondyss, cependant, dans un tout autre genre, j’ai parfois retrouver, par moments, certaines situations, personnages etc. qui sentaient bon les senteurs des premiers volumes du cycle. Je suis donc venu à bout de La forêt des mythagos, vieux cheval de bataille personnel sur mes tablettes depuis des années et sincèrement, j’ai vraiment apprécié ce cycle ; je connaissais Robert Holdstock grâce au Codex Merlin, mais ici, tout est sublimer, tant de part les idées proposées, les personnages, les thèmes abordés. Bien entendu, tout n’est pas parfait et la lecture est parfois un petit peu ardue, mais dans l’ensemble, entre deux tomes tout bonnement exceptionnels (les deux premiers), un tout juste bon (le troisième) et un dernier un peu mieux, nous avons la, incontestablement, l’un des plus grands cycles de la fin du vingtième siècle. Bien sur, La forêt des mythagos sortant complètement des sentiers battus, et surtout, étant tout sauf conventionnel (donc peu vendeur), ce cycle est bien moins connu que beaucoup d’autres, bien plus accessibles pour le grand public, mais si vous êtes un fou de vieilles légendes, de personnages mythiques, si des termes comme « archétypes » ou « conscience collective » ne vous effraie pas, mais aussi d’une certaine poésie, de récits plus contemplatifs, d’un style d’écriture rechercher et si, vous promener dans les bois fais partie de vos hobbys, alors, il se pourrait que vous aussi, vous succombiez a La forêt des mythagos ; le problème, c’est qu’ensuite, il pourrait vous arriver la même chose qu’a moi : regardant une quelconque forêt, hésiterez vous a la pénétrer de peur de ne plus en ressortir ou d’y passer des années ?

vendredi 2 septembre 2011

L’HISTOIRE SECRÈTE – ABSYNTHE


L’HISTOIRE SECRÈTE – ABSYNTHE

En mars 1984, à Cambridge, Pandora, plus communément appelée la Dame de Prague, élimine, sous les yeux des services secrets de sa gracieuse Majesté, le professeur Blunt. Cette tueuse pour le moins énigmatique n’est pas une inconnue pour les dirigeants du MI5 et du MI6 britannique, puisque leurs routes se sont déjà croisées en juin 1968 sur l’aéroport d’Heathrow. En Inde, Dyo – Maître de la maison des Coupes – retrouve la trace d’une très ancienne main découverte par un ex-nazi dénommé Schäfer ; afin de s’assurer de sa puissance, il la teste : 6000 personnes périront ce jour-là à Bhopal. Dans le même temps, les agents britanniques reconstituent patiemment les liens qui unissaient l’universitaire anglais et l’ancien SS et acquièrent la conviction que Blunt était entré en possession d’un fragment d’une mystérieuse carte. Sans connaître la puissance de cette dernière, ils savent cependant que Pandora doit en assurer la livraison dans une petite localité d’Ukraine dénommée Tchernobyl ! Toutefois, la redoutable tueuse sert un tout autre maître et permet à la maison du Bouclier d’éviter le pire, une fois encore. Mais au-delà de la destruction de Dyo, la Dame de Prague a un vieux différent à régler avec un certain Philby habitant à Moscou…


L'Histoire Secrète – Absinthe
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 31 août 2011
Nombre de pages : 54

Mon avis : Avec Absinthe, vingt-troisième tome de cette interminable saga qu’est L’Histoire Secrète, nous atteignons, une fois de plus, ce qui aurait dut être la fin de la série, du moins, c’était ce que l’on nous avais plus ou moins laisser entendre, sauf que, vu que ce diable de Jean-Pierre Pécau nous avait déjà fait le coup a deux reprises – pour rappel, Notre-Dame des Ténèbres puis Le Crépuscule des Dieux – ce n’est même plus une surprise de découvrir qu’en fait, non, la conclusion, ce ne sera pas encore pour cette fois ci, et qu’en tout, cette série comportera une trentaine de tomes, ni plus, ni moins… euh, a moins que… Bref, ce qui aurait put faire une bonne fin puisque, après tout, cet album se conclut avec la catastrophe de Tchernobyl – j’y aurai bien vu les Archontes y perdre tous la vie – ne sera, au final, qu’un énième tome d’une saga qui risque de nous accompagner encore un certain temps. Bien évidement, au vu du développement scénaristique des derniers volumes, je m’en doutais fortement, mais quelque part, attention a ne pas lasser même les plus fidèles lecteurs, car, que l’on apprécie ou non cette Histoire Secrète, ça commence à faire beaucoup… Surtout que, d’entré de jeu, cet Absinthe démarrait de fort mauvaise manière avec l’introduction de nouveaux protagonistes qui prennent une place prépondérante dans cet album – deux agents secrets britanniques – et qui sont sur les traces d’une certaine Dame de Prague. Bien évidement, les lecteurs des séries sœurs de L’Histoire Secrète, Arcanes et Arcanes Majeurs, connaissant son identité, retrouveront avec plaisir un protagoniste majeur de cet univers, dans mon cas, il m’aura fallut un certain temps pour découvrir qu’il s’agissait de… Pandora, la fille de Curtis et Nimue. Et arrivé là, sensiblement aux deux tiers de cet album, une fois que j’ai put relier tous les fils scénaristiques tissés par Pécau, qui manipulait qui dans l’ombre, eh ben, ma foi, j’ai vu cet Absinthe d’un œil nouveau : ainsi, moi qui me disait que j’allais allègrement déglinguer cet album dans ma critique, j’ai complètement changé d’avis, même si ce n’est pas passé loin. Mais bon, il faut dire que aussi tordu soit le plan de Erlin et ses complices, Pandora et T Chance, il n’en accouche pas moins d’un final tout bonnement cataclysmique a Tchernobyl, et ce, tandis qu’une très vieille connaissance refait une apparition – Itzak – et que des êtres singuliers – les Moines Noirs – semblent agir dans l’ombre depuis la nuit des temps, c’est Dyo qui fait les frais de son plan audacieux, le tout, avec une petite note d’humour d’Erlin quand au nuage de Tchernobyl et la frontière française… Bref, et alors que je ne m’y attendais pas, Absinthe s’avère être un excellent album, certes bigrement tordu, mais qui justifie, en quelque sorte, une suite a cette saga, ne serais ce que pour connaitre l’identité et les buts des Moines Noirs mais aussi, pour voir comment Jean-Pierre Pécau va se débrouiller lorsque son œuvre coïncidera avec notre époque, car on y approche a grand pas…


Points Positifs :
- Scénaristiquement, c’est très fort de la part de Jean-Pierre Pécau qui nous embrouille pendant plus de la moitié de cet album avec deux nouveaux protagonistes sortis de nulle part avant que toutes les pièces du puzzle se mettent finalement en place et qu’on se dise : « ah, ouais, mais c’est bien sur ! » Mais je reconnais que c’était osé.
- Une excellente conclusion pour ce qui devait être la fin de la série mais qui ne sera que la fin de ce troisième cycle, si on peut encore parler de cycle, bien entendu : la catastrophe de Tchernobyl, la disparition de Dyo, Kim Philby qui passe enfin l’arme à gauche…
- Pour la énième fois, les connaissances historiques de Pécau sont indéniables pour ne pas dire impressionnantes ! Bien sur, ce n’est pas une nouveauté mais il ne faut pas hésiter à le rappeler vu que c’est l’un des points forts de cette série.
- Excellente piste pour la suite de la saga avec ces biens étranges Moines Noirs qui semblent exister depuis la nuit des temps et qui nous renvoient au mythe de l’Agartha.  
- Enfin, Pandora pointe le bout de son nez.
- Une fois de plus, travail excellent du duo Kordey/ O'Grady.

Points Négatifs :
- Même si une fois que l’on a compris où Pécau veut en venir, le synopsis de cet album prend toute sa valeur, force est de constater que l’on passe beaucoup trop de temps avec le duo d’agents secrets britanniques, surtout que cela se fait au détriment du final a Tchernobyl que l’on était en droit d’espérer être plus grandiose.
- Du coup, cela fait deux fois qu’un Archonte disparait – voir Aker dans Nadja – et que ce n’est pas aussi spectaculaire qu’on pouvait l’espérer…
- Je reconnais que c’est tout de même vachement complexe a suivre par moments et qu’il est très facile de décrocher. Il faudrait quasiment relire l’intégralité de la saga avant de se plonger dans un nouveau tome histoire de tout bien saisir, et encore, si vous ne connaissez pas Arcanes et Arcanes Majeur, ce qui est mon cas, des tas de choses vous échapperont.
- Trois fois que l’on nous fait le coup : cette série aura-t-elle une fin un jour !?

Ma note : 7,5/10
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