dimanche 28 février 2021

FREAK ISLAND – TOME 8


FREAK ISLAND – TOME 8
 
Lorsqu’une religieuse arrive dans la maison, Takaku se met à pleurer. Il est convaincu d’avoir sa mère en face de lui, aussi il se jette sur elle avec une vive émotion. La femme se laisse renverser au sol et se met à fermer les yeux avec force. Lorsqu’elle les rouvre, elle n’a plus qu’un énorme œil qui lui prend la moitié du visage. Takaku est horrifié et se met à reculer en hurlant. C’est alors que la petite Kanna, toujours armée de sa faux, lève son arme pour la planter dans la tête du jeune homme. Celui-ci esquive de justesse et se faufile à vive allure au-dessus du plafond. Kanna se charge alors de planter sa faux dans le plafond pour attraper sa proie...
 

Freak Island – Tome 8
Scénariste : Masaya Hokazono
Dessinateur : Masaya Hokazono
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Horreur
Titre en vo : Kichikujima vol.8
Parution en vo : 27 juillet 2017
Parution en vf : 05 février 2020
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Delcourt
Nombre de pages : 160
 
Mon avis :
 Comme vous l’avez peut-être remarqué, ou pas, cela faisait une éternité que je ne vous parlais pas de Freak Island sur ce blog puisque la dernière critique de l’un de ces tomes, le septième, remonte tout de même à novembre 2019 ! Qui plus est, pour ce qui est de ce huitième volume dont je vous parle aujourd’hui et qui est, pour le moment, le dernier paru chez nous – alors qu’au Japon, la série en est déjà à quinze environ et que je me demande si la parution française va se poursuivre – date tout de même de février de l’année dernière, c’est-à-dire, avant même que le Covid-19 ne vienne bouleverser nos vies… Une éternité, donc, qui s’explique bien évidement par le fait que, ces deux dernières années, je me suis lancer dans la lecture de l’intégralité de pas mal de mangas et que j’ai eu peu de temps a consacrer à mes autres titres en court, cependant, si c’est toujours un plaisir que de me replonger dans L’attaque des Titans ou Ajin, force est de constater que ce n’est pas vraiment le cas avec Freak Island que je ne lis plus que par simple curiosité… Il faut dire que si dès le début, je n’attendais rien du manga du sieur Masaya Hokazono et ne poursuivait l’expérience qu’en me disant que tout cela n’était qu’un simple divertissement horrifique sans prise de tête et qui pouvait être marrant en raison de ses exagérations et son coté grand guignolesque, au bout d’un moment, j’ai commencer à me dire que trop c’est trop et que, a force de flirter pour ne pas dire dépasser les limites de l’acceptable, Freak Island tombait dans une médiocrité pour le moins navrante – ce qui explique mon gros coup de colère lors de ma critique du septième tome. Le temps étant passé, cela m’a permis, quelque part, de mettre un peu d’eau dans mon vin vis-à-vis de ce manga et je serais moins extrême quand a mon ressentit à l’encontre de ce huitième volume même si, malgré tout, je persiste à dire que, scénaristiquement, c’est toujours un grand n’importe quoi et que Masaya Hokazono va tellement loin dans ses délires que je ne vois pas comment quelqu’un de normal peut encore lui trouver des excuses ?! Mais bon, j’en suis au huitième tome, je n’attends certes strictement rien de ce manga mais je serais bien curieux de connaitre le dénouement de ce dernier, alors, je poursuis l’aventure, sans grande envie… enfin, si sa parution se poursuive en France car bon, vu le retard pris, je commence à me poser des questions…
 

Points Positifs
 :
- Bon, un huitième tome qui passe mieux que le septième qui, lui, avait fait très fort dans la médiocrité et le grand n’importe quoi, cependant, cela reste tout de même trop moyen et tout cela ne ravira que les quelques derniers fans du manga de Masaya Hokazono qui se palucheront peut-être devant Marie ?!
- Tout cela est franchement délirant mais bon, si vous prenez le scénario au troisième voir au quatrième degré…
- Masaya Hokazono n’est pas un grand dessinateur mais son style peut passer plus ou moins si l’on n’est pas trop regardant…
- Encore une couverture plutôt sympa, finalement, cela reste la meilleure chose dans ce manga.
 
Points Négatifs :
- Comme je le dis à chaque fois, plus les volumes défilent, plus on tombe dans le grand n’importe quoi et la médiocrité. Alors certes, ce huitième tome est peut-être un poil moins mauvais que le précédant, cependant, il ne faut pas s’attendre à un quelconque sursaut qualitatif, disons juste que les délires du mangaka, ici, passent un peu mieux…
Freak Island est tout de même destiné à un public assez complaisant avec le genre, surtout que, même dans celui-ci, il existe bien mieux…
- Le mangaka ne sait toujours pas dessiner des oreilles mais bon, c’est un problème depuis le début.
 
Ma note : 4,5/10

samedi 27 février 2021

OLYMPUS


OLYMPUS
 
En mer Egée, à quelques milles nautiques de la Thessalie, une professeur d’archéologie, Gail Walker, est venue visiter les fonds sous-marins avec trois de ses élèves. En fouillant une vieille épave, ils découvrent un vase ancien. Ils le remontent à la surface et observent d’étranges illustrations dessus. Quelques secondes après, le temps qui était jusqu’ici ensoleillé tourne à l’orage. Les vagues se font de plus en plus hautes et leur bateau tangue énormément. La tempête bat son plein, lorsqu’un navire se rapproche d’eux. Celui-ci les accoste et des hommes armés montent à bord. Ceux-ci semblent chercher quelque chose, mais ils ont surtout l’air de s’être trompés de cible. Une vague se fait plus puissante et envoie le bateau s’échouer sur une plage. Tout le petit monde reprend ses esprits, mais aucun ne reconnaît véritablement les lieux. Une statue de Zeus se trouve à proximité et un temple similaire à celui du vase est visible au loin sur la montagne. L’endroit est effectivement loin d'être sûr, car un cyclope se rapproche dangereusement d’eux…
 

Olympus
Scénario : Geoff Johns, Kris Grimminger
Dessins : Butch Guice
Encrage : Butch Guice
Couleurs : Dan Brown
Couverture : Butch Guice
Genre : Fantastique, Mythologie
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Olympus
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juin 2005
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Les Humanoïdes Associés
Date de parution : 18 mai 2011
Nombre de pages : 110
 
Liste des épisodes
Olympus 1-2
 
Mon avis :
 Je ne m’en cache pas, ce fut complètement par hasard que je suis tombé sur cet Olympus, œuvre dont je n’avais jamais entendu parler et qui, pour sa thématique – la mythologie grecque – ainsi que son petit prix fort attractif – non négligeable – me poussa à tenter l’expérience. Alors certes, du casting je connaissais le scénariste, le sieur Geoff Johns, que l’on ne présente plus, mais pour être tout a fait franc, je n’attendais nullement monts et merveilles de cette bande dessinée : il faut dire que rien qu’avec le résumé du dos de la couverture, je n’avais pas put m’empêcher de me dire que si Olympus avait été un film, nous aurions eu droit, au mieux, a une série B, au pire, a un navet. Mais bon, les dessins, sans être extraordinaires – mouais, le style commence à vieillir – se laissaient regarder, les diverses créatures mythologiques étaient pas mal et puis, après tout, qui sait, j’allais peut-être passer un sympathique divertissement a la lecture de cet Olympus, allez donc savoir !? Alors certes, de divertissement, il y eut, on peut au moins l’affirmer sans problème, mais pour le reste… je vous parlais de série B ? C’est franchement cela, et guère plus… Ainsi, prenez donc ce scénario qui tient sur un timbre poste, pas crédible pour un sou – des archéologues qui tombent sur une bande de pirates et qui doivent faire ami-ami pour sauver leur peau – avec des personnages stéréotypés au possible – les deux sœurs, l’une studieuse, l’autre qui ne pense qu’a bronzer, le chef des pirates qui finalement s’avère être un dur mais avec un cœur d’or, le traitre, etc. – tandis qu’une partie du casting n’est là que pour servir de chair a canon… mouais, on se rapproche de plus en plus du navet… Mais bon, fort heureusement, il y a les monstres et là, vous les attendiez, vous les avez tous : Cyclopes, Minotaure, Harpies, Gorgones et les autres sont tous au rendez vous, au point même de frôler l’overdose par moments, mais enfin, on se contentera de leurs apparitions, souvent marquantes mais jamais inoubliable. Et puis, quand arrive la fin, pathétique de bons sentiments, on se dit que tout cela ne volait pas bien haut et que si divertissement il y eut, celui-ci fut minime… alors, Olympus, une déception ? Franchement, même pas, mais bon, il faut dire que vu que je n’en attendais rien, je ne risquais pas non plus d’être déçu…
 

Points Positifs
 :
- Les amoureux de mythologie grecque seront ravis de retrouver créatures et légendes qui leur sont familières.
- Certes, les dessins commencent à dater un peu, mais bon, dans l’ensemble, cela reste plutôt correct et franchement, les monstres sont pas mal.
Olympus est le genre d’œuvre à lire entre deux trucs plus sérieux, histoire de se divertir un peu en reposant son cerveau.
- Quelques petits clins d’œil sympas aux films de Ray Harryhausen comme Jason et les Argonautes ou Le Choc des Titans.

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, c’est faible, très faible même, il faut dire qu’ici, on oscille entre la série B et le navet tellement tout cela sent le vu et le revu et est prévisible.
- Une bande de personnages aussi charismatiques qu’une huitre, stéréotypés comme il n’est pas permis et pas attachants pour un sou.
- Que tout cela est logique : de jeunes archéologues contraints de s’allier a de méchants pirates armés afin de sauver leur peau mais ce sont ces derniers qui se font tuer par les diverses créatures qu’ils rencontrent. Mouais, c’est ce que l’on appelle de la chair à canon !
- L’énigme du Sphinx est tellement ridicule que j’ai eu de la peine pour les auteurs.
- Sympa d’avoir tous les monstres (ou presque) de la mythologie grecque ainsi que bon nombre de légendes qui lui sont liées, mais au bout d’un moment, on frôle l’overdose, surtout que certains ne sont là que pour faire de la figuration – à croire qu’il fallait tous les caser.
 
Ma note : 4/10

jeudi 25 février 2021

PHANTOM THREAD


PHANTOM THREAD
 
Dans le monde de la mode du Londres des années 1950, le couturier Reynolds Woodcock, proche de sa sœur Cyril, est engagé pour dessiner les vêtements des gens de la haute société, tels que les stars de cinéma, les héritières ou les mondains, et de la famille royale. Un jour, il rencontre Alma, une jeune femme qui devient sa maîtresse et surtout sa muse.
 

Phantom Thread
Réalisation : Paul Thomas Anderson
Scénario : Paul Thomas Anderson, Daniel Day-Lewis
Musique : Jonny Greenwood
Production : Annapurna Pictures, Ghoulardi Film Company
Genre : Drame
Titre en vo : Phantom Thread
Pays d'origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 décembre 2017
Durée : 130 mn
 
Casting :
Daniel Day-Lewis : Reynolds Woodcock
Vicky Krieps : Alma Elson
Lesley Manville : Cyril Woodcock
Camilla Rutherford : Johanna
Gina McKee : Comtesse Henrietta Harding
Brian Gleeson : Dr. Robert Hardy
Harriet Sansom Harris : Barbara Rose
Lujza Richter : Princesse Mona Braganza
Julia Davis : Lady Baltimore
Nicholas Mander : Lord Baltimore
Philip Franks : Peter Martin
Phyllis MacMahon : Tippy
Silas Carson : Rubio Gurrerro
Richard Graham : George Riley
Martin Dew : John Perry
Jane Perry : Mme Vaughan
Ingrid Sophie Schram : Ingrid
Sue Clark : Biddy
 
Mon avis :
 Oui, je sais que je dis souvent que le hasard fait souvent bien les choses, cependant, comment voulez vous que, une fois de plus, je ne le signale pas !? En effet, après vous avoir proposé la critique de There Will Be Blood, il y a tout juste deux jours, aujourd’hui, me voilà à vous parler de Phantom Thread… Le point commun entre les deux longs métrages ? Deux hommes, tout simplement : Daniel Day-Lewis, génial acteur qu’il est inutile de présenter et le réalisateur Paul Thomas Anderson. Eh oui, avec Phantom Thread, le duo qui avait marqué les esprits en 2007 avec There Will Be Blood remettait le couvert une seconde fois avec un nouveau long métrage qui, lui aussi, aura mis plus ou moins tout le monde d’accord, c’est-à-dire, à la fois le public comme les critiques. Bien entendu, si vous avez lu ma critique de There Will Be Blood – c’est peut-être le cas – vous avez pu voir que je n’avais guère été emballé par ce long métrage, loin de là, du coup, ais-je eu le même ressentit avec Phantom Thread ? Eh bien, non, pas cette fois ci… Il faut dire que j’ai toujours trouvé le premier un peu trop surcoté et que, en dehors de la performance géniale du sieur Daniel Day-Lewis – mais c’est un pléonasme – je m’étais franchement ennuyer devant ce film. Ici, malgré un postulat de départ peu engageant a priori – le monde de la haute couture, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé – j’ai nettement plus été conquis par un scénario terriblement malin, oppressant et qui va très loin dans la manipulation mentale, sans oublier, forcément, un Daniel Day-Lewis en état de grâce qui nous livre, comme à son habitude, une prestation à la hauteur de son immense talent et qui campe un individu à la personnalité oh combien complexe, perclus de petites manies, qui aime manipuler son monde mais qui, quelque part, cherche également la domination d’autrui – et, quelque part, il ne pourra tomber amoureux que d’une femme qui le battra a son propre jeu. Ajoutons à cela une réalisation impeccable, Paul Thomas Anderson filmant avec amour la couture, réussissant presque à érotiser la fabrication d’une robe et vous comprendrez a quel point j’ai été satisfait par ce Phantom Thread, œuvre bien plus originale qu’on pourrait le penser de prime abord et qui, en toute sincérité, mérite largement le détour !
 

Points Positifs
 :
- Bien entendu, quand on regarde un film avec Daniel Day-Lewis, quel qu’il soit, la première chose que l’on retient, c’est sa performance qui est, à chaque fois, exceptionnelle et l’acteur britannique le prouve encore de fort belle manière ici !
- Phantom Thread est une œuvre bien plus travaillée et réussie qu’on pourrait le croire de prime abord puisque, ici, plus qu’un simple film sur le milieu de la haute couture, nous avons affaire à une œuvre psychologique d’une rare finesse où un couple terrible ne cesse de jouer a un terrible jeu de manipulation et de domination.
- La réalisation de Paul Thomas Anderson est une belle réussite et le bougre réussit la gageure de rendre passionnant la fabrication d’une robe, la prise de mesures ou une séance d’essayage.
- Si Daniel Day-Lewis est égal a lui-même, c’est-à-dire, exceptionnel, reconnaissons que sa partenaire, Vicky Krieps, une franche inconnue à mes yeux, n’est pas en reste.
- Une reconstitution du Londres de la haute société des années 50 impeccable.
 
Points Négatifs :
- Un film tout de même particulier et qui risque de ne pas plaire a tout le monde vu la personnalité des protagonistes et l’ambiance franchement malsaine qui se dégage par moments. Mais bon, cela reste une affaire de gouts.
- Il subsiste tout de même quelques longueurs par moments…
 
Ma note : 8/10

mercredi 24 février 2021

TROIE – LA CHUTE DES ROIS


TROIE – LA CHUTE DES ROIS
 
Les ténèbres tombent sur la Grande Verte, et le Monde Ancien est cruellement déchiré. Sur les champs de bataille autour de Troie, la cité d’or, se réunissent les armées fidèles au roi mycénien, Agamemnon. Parmi ces troupes se trouve Ulysse, le fameux conteur, devenu leur allié malgré lui. Il sait que rien n’arrêtera Agamemnon pour s’emparer du trésor que renferme la cité, et qu’il devra bientôt affronter ses anciens amis en un combat à mort. Malade et amer, le roi de Troie attend. Ses espoirs reposent sur deux héros : Hector, son fils préféré, le plus puissant guerrier de son époque, et le redoutable Hélicon, déterminé à venger la mort de son épouse aux mains des Mycéniens. La guerre a été déclarée. Même si ces ennemis, qui sont aussi des parents, laissent libre cours à leur soif de violence, ils savent que certains d’entre eux, hommes ou femmes, deviendront des héros, dont les exploits vivront à tout jamais dans un récit transmis à travers les âges…
 

Troie – La Chute des Rois
Auteur : David Gemmell, Stella Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Historique
Première Parution : 10 août 2007
Edition Poche : 09 décembre 2016
Titre en vo : Troy – Fall of Kings
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 768
 
Mon avis :
 Et voilà, c’est fait, au bout d’un an de lecture assidue et souvent enflammée, j’en ai finalement finit avec mon cycle personnel consacré a ce somptueux auteur que fut David Gemmell et, le hasard faisant souvent bien les choses, alors que j’avais débuter mes lectures par Le Lion de Macédoine, cycle qui se déroulait dans la Grèce antique et qui revenait, de manière romancée, sur la vie d’Alexandre le Grand, je l’aurai achever, douze mois plus tard, avec cet exceptionnel cycle de Troie – qui, comme vous l’avez deviné, se déroule lui aussi en pleine antiquité grecque – sans aucune contestation possible, le chef d’œuvre absolu de Gemmell, en tous cas, une trilogie parfaite de bout en bout et qui se donne même le luxe de battre a plate couture un certain Rigante, autre excellent cycle de l’auteur britannique… Il faut dire que, dès le premier volet de ce magnifique Troie, je n’avais put que m’incliner devant le coup de génie de Gemmell qui, en s’inspirant grandement de l’œuvre d’Homère, avait sut nous proposer une vision nouvelle de cette dernière en nous proposant sa propre vision de ce qui est l’un des plus grands récits de l’humanité, L’Iliade : mélange habile entre nouveaux protagonistes et figures mythiques complètement transformées sous la plume de l’auteur, enjeux plus importants puisque les deux premiers volets revenaient sur les années précédant le siège de Troie lui-même, le tout, avec le talent habituel d’un écrivain alors au sommet de son art et à mille lieux des défauts qu’on pouvait lui trouver auparavant. Pourtant, il y avait de quoi douter fortement avec ce troisième volet puisque, comme chacun sait, David Gemmell, hélas, ne l’acheva pas, celui-ci perdant la vie tragiquement en court d’écriture. Son épouse, Stella Gemmell, s’attela alors à la tache et, bien entendu, il y avait de quoi être perplexe quand au résultat final… C’était oublier un peu trop rapidement que la compagne de toujours de l’auteur fut plus, tout au long de la carrière de celui-ci, bien plus qu’une simple collaboratrice et qu’elle était un peu derrière bon nombre de ses romans. Le résultat, donc, de La Chute des Rois, dernier volume de la trilogie, confirme bien cela est, d’ailleurs, tout au long du roman, il est impossible de deviner quelle partie est de David, quelle partie est de Stella sauf, bien entendu, la conclusion, tout bonnement superbe et qui est bien évidement une belle déclaration d’amour de Stella Gemmell a son grand amour perdu. Bref, oubliez toutes vos craintes et vos a priori, le troisième volet de Troie confirme non seulement tout le bien que l’on pensait de cette saga mais, quelque part, finit même par la sublimer : grandiose, captivant de bout en bout, bourré de scènes d’anthologie – ah, l’affrontement entre Hector et Achille – et de très bonnes idées – Le Cheval de Troie – La Chute des Rois est un pur chef d’œuvre et Troie, dans son ensemble, en tant que chant du cygne de Gemmell, apparait comme étant son œuvre la plus aboutie et nous laisse songeur sur ce que l’auteur aurait put nous offrir si la mort ne nous l’aurait pas enlever aussi jeune. Mais bon, on ne refait malheureusement pas le passé…
 

Points Positifs
 :
- Après un premier volet magistral et étonnant puis un second qui avait confirmé tout le bien que l’on pensait de cette saga, La Chute des Rois s’avère être l’aboutissement attendu d’une trilogie que l’on peut qualifier comme étant un véritable chef d’œuvre et, sans discussion possible, le meilleur cycle de Gemmell. Tout simplement grandiose !
- Malgré la mort de l’auteur en pleine écriture, son épouse, Stella Gemmell, lui succède fort bien et il est impossible de deviner qui a écrit quoi, en dehors, bien entendu, de la conclusion, terriblement touchante et qui fera verser une petite larme a plus d’un…
- Une première partie étonnante, qui nous entraine loin de Troie le plus souvent mais qui reste très bonne puis une seconde, tant attendue, qui nous plonge en plein siège et qui nous captive de bout en bout, surtout avec ce final a la Fort Alamo qui est magnifique !
- Que de moments d’anthologie ici, le principal, bien entendu, étant l’affrontement entre Hector et Achilles. Et puis, une fois de plus, Gemmell utilise intelligemment les éléments de mythe pour les transformer et nous surprendre de la plus belle des façons : voir le Cheval de Troie, bien entendu.
- Une lecture captivante de bout en bout où l’on ne s’ennui jamais. Incontestablement, du très grand Gemmell !
- Oubliez la Source, le Vide, les Reines Démons, les vieux combattants bourrus de soixante ans, les loups garous et les autres joyeusetés habituelles de Gemmell, celles-ci ne sont pas au rendez vous de ce cycle de Troie qui tient davantage du roman historique que fantastique et qui nous prouve, enfin, que l’auteur pouvait se renouveler !
Points Négatifs :
- Dommage que l’on ne sache pas trop ce qui arrive à certains protagonistes à la fin, même si l’on peut toujours imaginer leur sort.
- Franchement, à moins d’être totalement allergique au style de Gemmell, je ne vois pas…
 
Ma note : 9/10

mardi 23 février 2021

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 197 – QUI SOMMES NOUS ?


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 197 – QUI SOMMES NOUS ?
Mars/Avril 2021
 
Au sommaire :
Édito : Il était une fois l’Homme
Dossier : Qui Sommes Nous ?
- Cadrage
- Et l’Humanité se raconta sa naissance
- De l’image à l’Homme
- A chaque civilisation son humanité
- Une ontologie occidentale
- Délices et limites de la raison
- La question de l’autre
- Le corps, anatomie d’une exploration
- Le corps féminin, ce problème masculin
- La grande énigme de la procréation
- Demain, toujours humains ?
- Les hybrides, entre nature et culture
- Les non-humains et nous
Interview « Il faut résister à tout ce qui écrase la vie symbolique des humains » de Jean-Michel Besnier
Anniversaire
- Les Cahiers fêtent leurs 30 ans
Actualités
- Dans le secret du cœur
- Des babouins momifiés pour trouver le pays de Pount
- Art rupestre et datura : ça plane chez les Chumash
- Fast-food à Pompéi : qu’est-ce que je vous sers ?
- La ville d’Augustodunum retrouve ses métallurgistes
- Tsunami antique en Méditerranée
- Saqqarah, chantier d’abondance
Muséologies
- La magie au centre du monde
- Peindre la nature
Livres & Idées
- Cosmogonies, la préhistoire des mythes
- Carnets d’égyptologues
- Scientifica Historica
 
Mon avis :
 Après vous avoir parlé, il y a tout juste quelques jours, du cent-quatre-vingt-seizième numéro des Cahiers de Science & Vie et qui était consacré aux origines des sciences, me revoilà, aujourd’hui, avec la critique du numéro suivant de la revue, comme quoi, cette fois ci, je n’aurai guère perdu de temps… Il faut dire, bien entendu, que le sujet de ce dossier était nettement plus intéressant, à mes yeux, que le précédent – même si, finalement, j’ai eu une bonne surprise à la lecture de celui-ci – et que, comme vous l’avez peut-être remarquer si vous suivez ce blog depuis longtemps, dès que l’on touche aux mythes humains, à chaque fois, je suis aux anges et la lecture du dossier de ce numéro des Cahiers aura confirmer toutes mes espérances. Qui plus est, au-delà de la qualité indéniable du dossier – même si je dois reconnaitre que, dans le même genre, les Cahiers de Science & Vie ont déjà fait mieux – j’ai eu droit a une très bonne surprise dans le numéro de second numéro de l’année 2021 : en effet, profitant du fait que cela fait tout juste 30 ans qu’est paru le tout premier numéro des Cahiers, la revue aura légèrement changer dans sa conception avec, enfin, la partie actualité qui a été expédiée après le dossier. C’est indéniablement une très bonne chose car bon, que l’on veuille ou non, ce qui compte dans une revue spécialisée – et c’est encore plus le cas avec les Cahiers – c’est son dossier principal et, ma foi, que celui occupe la place la plus importante me semble on ne peut plus logique… Bref, vous l’avez compris, ce cent-quatre-vingt-dix-septième numéro des Cahiers de Science & Vie est une belle réussite, certes, pas exceptionnelle mais bon, de quoi ravir les amateurs de cette revue qui, bien entendu, attendent à grand pas ce qui sera l’événement de l’année, je veux, bien entendu, parler du deux-centième numéro, mais bon, il sera toujours temps d’en parler en temps utile…
 

Points Positifs
 :
- Un dossier plutôt intéressant et instructif qui nous explique comment l’être humain se voit et s’est vu au fil des âges : mythes des origines, vision de l’autre et de ce qui est humain ou ne l’est pas, sans oublier, bien entendu, évolution de la manière dont l’homme a put se voir mais aussi, comment il peut juger les non humains dans un futur plus ou moins proche.
- Un changement notable, enfin, après tant d’années : le dossier retrouve la place d’honneur dans la revue et l’actualité est reléguée après, ce qui est plutôt logique.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
- Un numéro anniversaire, les Cahiers ayant 30 ans !
 
Points Négatifs :
- Le dossier principal est réussi dans l’ensemble mais il faut reconnaitre que, dans le même genre, nous avons déjà eu un peu mieux.
- C’est bien que la partie actualité soit reléguée après le dossier, cependant, elle occupe toujours autant de place alors que cela ne se justifie vraiment pas – et je ne parle pas de la partie musées et des sorties littéraires. Mais bon, c’est un vieux débat désormais et je suis un vieux nostalgique de la version précédente des Cahiers
 
Ma note : 7,5/10

THERE WILL BE BLOOD


THERE WILL BE BLOOD
 
Lorsque Daniel Plainview entend parler d'une petite ville de Californie où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire. Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s'intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l'amour, l'espoir, le sens de la communauté, les croyances, l'ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison... Et le pétrole.
 

There Will Be Blood
Réalisation : Paul Thomas Anderson
Scénario : Paul Thomas Anderson, tiré du roman d'Upton Sinclair, Pétrole !
Musique : Jonny Greenwood
Production : Miramax Films
Genre : Drame Psychologique
Titre en vo : There Will Be Blood
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 décembre 2007
Durée : 158 mn
 
Casting :
Daniel Day-Lewis : Daniel Plainview
Paul Dano : Paul Sunday / Eli Sunday, prédicateur de l'église de la « troisième révélation »
Kevin J. O'Connor : Henry Brands
Dillon Freasier : H.W. Plainview, enfant
Ciarán Hinds : Fletcher Hamilton
Russell Harvard : H.W. Plainview, jeune adulte
David Willis : Abel Sunday, le père
Sydney McCallister : Mary Sunday, la plus jeune fille
Barry Del Sherman : H.B. Ailman
Paul F. Tompkins : Prescott
Randall Carver : Monsieur Bankside
Coco Leigh : Madame Bankside
 
Mon avis :
 Certes, le temps a passer depuis la sortie de There Will Be Blood, long métrage qui date déjà de fin 2007, cependant, les amateurs de cinéma se souviennent probablement qu’en sont temps, ce film fit pas mal parler de lui : critiques élogieuses, Oscar du meilleur acteur pour Daniel Day-Lewis, intrigue plutôt intéressante – l'ascension, dans le monde du pétrole, d'un homme sans scrupules et misanthrope – bref,  tous les éléments semblaient être en place pour passer un fort bon moment. Or, après un premier visionnage, à l’époque, j’avais été déçu et un second, bien des années plus tard, aura confirmé mon ressentit initial... Non pas que There Will Be Blood soit mauvais, loin de là, mais disons que je m’attendais a autre chose, surtout au vu des nombreuses louanges que j’avais put lire a son égard. Car si, effectivement, Daniel Day-Lewis livre une belle prestation et justifie de ce fait, premièrement son Oscar, deuxièmement, la confirmation qu'il est un grand acteur, le film en lui même est, a mon avis, en deçà de mes espérances. Pourtant, There Will Be Blood débute plutôt bien : dans une cacophonie indescriptible, Daniel Day-Lewis, seul, dans sa mine, a force d'acharnement, parvient à trouver un filon. Son ascension dans le monde du pétrole se poursuit jusqu'à son arrivé dans une petite bourgade perdue au fin font de nulle part et où il va véritablement faire fortune. Et, ma foi, jusque là, tout allait bien… Cependant, et sans trop spoiler le film en rentrant dans les détails, disons que, si, logiquement, la majeure partie de l’intrigue se déroule dans cette petite bourgade de Little Boston, on s'aperçoit rapidement que celle ci, du coup, occupe quasiment l'intégralité du film. Et la, apparaissent des longueurs, rares mais néanmoins présentes – et pourtant, en temps normal, je n’ai aucun soucis avec les films que l’on peut qualifier de long… Puis, soudainement, après que l’on ait perdu pas mal de temps sur des détails, a la toute fin du film survint un saut dans le temps et l'on retrouve Daniel Day-Lewis au crépuscule de sa vie, dans un superbe manoir, pour une scène finale a mon goût ratée tant les acteurs surjouent. Et moi qui m'attendais à une véritable chronique de sa vie, je me retrouve, finalement, avec une sensation étrange, non de gâchis, mais de regrets : j'aurais souhaité en savoir plus sur ces années occultées. Et puis, ce fameux fils, pourquoi ne pas l'avoir développé un peu plus ? Et, avant que je ne l’oublie, au passage, ça aurait été sympa de faire vieillir légèrement le prêtre à la fin, vous ne trouvez pas !? Bon, je ne souhaite pas descendre spécialement ce There Will Be Blood car dans l’ensemble, c’est tout de même un bon film, cependant, après coup, je dois admettre qu’il ne correspondait pas du tout ce a quoi je m’attendais… Bien entendu, a force d’entendre moult éloges a son égard, je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire, d’où, forcément, une certaine déception, mais bon, quoi qu’il en soit, après visionnage de la chose, il apparait clairement que There Will Be Blood n'est pas le gros truc que tout le monde annonçait… Reste, bien sur, la performance de Daniel Day-Lewis que l’on ne peut pas critiquer, cependant, avec une histoire un peu mieux ficelée, ce n’aurait pas été une mauvaise chose, non ?
 

Points Positifs
 :
- Bien entendu, s’il y a bien une chose sur laquelle il n’y a rien à redire, c’est la performance d’acteur de Daniel Day-Lewis qui est bonnement excellente ; bien sur, on connait le bougre depuis le temps et ce n’est plus vraiment une surprise, mais bon, il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient…
- L’intrigue n’est pas vraiment mauvaise, loin de là, et je reconnais que c’est par moments plaisant à regarder.
- Bonne reconstitution historique des débuts de la ruée vers l’or noir aux Etats-Unis et de l’apparition des grandes fortunes liées au pétrole.
 
Points Négatifs :
- Mouais, ce n’est pas non plus ce a quoi je m’attendais : le film commence bien puis, petit a petit, commence à tomber dans les longueurs, l’intrigue ronronne, s’attarde sur des détails peu importants et, soudainement, après plus de deux heures, fait un sacré bon dans le temps pour conclure l’histoire. Un peu bof tout cela…
- Je ne suis pas un grand fan de cette mode de mettre la bande son en avant tandis que les dialogues sont par moments inaudibles, du coup, certaines musiques sont plus stressantes qu’autre chose…
- Franchement, je m’attendais à ce que le fils de Daniel Plainview soit un peu plus développé. Tout tendait vers cela et puis, finalement, en cours de route…
- Euh, ils ne pouvaient pas maquiller un peu mieux le prêtre à la fin pour nous montrer que lui aussi avait vieilli ou alors, possédait-il le don de la jeunesse éternelle ? Qui sait, c’est peut-être cela ?!
 
Ma note : 6,5/10