dimanche 31 juillet 2016

PLANETARY – TOME 1


PLANETARY – TOME 1

Elijah Snow vit dans un désert depuis plus de dix ans. Il reçoit un jour la visite de Jakita Wagner qui souhaite l’engager au sein d’une fondation appelée « Planetary ». Le contrat est alléchant : découvrir les secrets de l’histoire du monde, contre un salaire annuel d’un million de dollars. Snow n’en a pas l’air, mais il a plus d’une centaine d’année et il possède des pouvoirs de glace. S’ennuyant et ayant toujours des troubles de la mémoire, il accepte cette opportunité. Emmené dans l’une de leurs agences, il rencontre l’autre membre de l’équipe, Le Batteur, un type capable de parler aux machines. L’équipe de terrain de Planetary dispose également d’un mécène, dépensant sans compter, et qui pourrait aussi bien être Bill Gates ou Hitler... mais son apparence n’est connue d’aucun d’entre eux. Il est surnommé « le quatrième membre ». Pour leur première mission, ils doivent retrouver le docteur Alex Brass, disparu depuis 1945. Les dernières pistes les mènent à un complexe. Là-bas, ils tombent nez à nez avec le disparu qui, à leur grande surprise, est toujours vivant. Celui-ci leur révèle l'existence d'autres nombreuses dimensions, et que le monde est en danger.


Planetary – Tome 1
Scénario : Warren Ellis
Dessins : John Cassaday, Phil Jimenez
Encrage : Phil Jimenez, Andy Lanning
Couleurs : Laura Martin, David Baron
Couverture : John Cassaday
Genre : Fantastique, Etrange, Super-Héros
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Planetary – Volume 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 septembre 1998 – 01 janvier 2001
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 01 juillet 2016
Nombre de pages : 400

Liste des épisodes
Planetary 1-12
Planetary/The Authority
Planetary/Batman

Mon avis : Les plus jeunes amateurs de comics n’auront pas connu cette époque mais au cours des années 90, alors que l’industrie des comics commençait a décroitre, surtout pour ce qui était des séries des deux gros éditeurs, Marvel et DC, eut lieu une véritable révolution avec le départ de bon nombre des créateurs (scénaristes et dessinateurs) qui décidèrent de créer leur propres maisons d’éditions. Le résultat, ce fut la naissance de Wildstorm ou de Image ainsi que la naissance de nouveaux titres avec plus ou moins de succès. Et bien entendu, parmi celles-ci, il y a un certain Planetary, œuvre du britannique Warren Ellis, vieux routier de l’industrie et de John Cassaday aux dessins, un comics un peu a part et que l’on redécouvre aujourd’hui chez nous par le biais de ce premier intégral paru chez Urban. Alors, disons le tout de suite, Planetary est une œuvre un peu spéciale puisque, ici, nous sommes a mille lieux des grosses équipes de super-héros de jadis et que le but des trois membres de cette organisation n’est pas, a priori, de sauver le monde, mais d’en découvrir tous ses mystères, toute ses faces cachées, plus particulièrement tout ce qui a trait au vingtième siècle. Un postulat de départ original et qui, au fil des premiers épisodes – qui ressemblent davantage a des one-shot – nous amène a une multitudes d’hommages divers, Warren Ellis prenant, accessoirement, énormément de plaisir a mêler les références aux monstres japonais, a Doc Savage, aux films d’action hongkongais voir même aux Fantastiques. Ses protagonistes, en dehors du singulier et charismatique Elijah Snow, ne brillent pas forcément par leur originalité, loin de là, ce qui renforce un peu cette impression mitigée de fourre tout lors de ces premier épisodes. Mais au fil du temps, et tandis que ce multiplient les références – James Bond, la JLA, Constantine – ce diable d’Ellis nous surprend en nous dévoilant qu’en fait, tout cela est lier et a partir de ce moment là, le scénario décolle véritablement et l’on prend franchement un grand plaisir a la lecture de cette seconde partie au vu de ses implications et de la profondeur de la chose. Ajoutons une surprise de taille quand a la révélation de l’identité du fameux et mystérieux quatrième membre et on arrive au final avec la satisfaction d’avoir lu un bon, que dis-je, un excellent comics, avec, bien entendu, l’envie désormais de découvrir comment tout cela s’achèvera. Mais bon, ceci est déjà une autre histoire…


Points Positifs :
- Les nombreux hommages et références a la culture populaire du vingtième siècle : ainsi, entre les clins d’œil aux personnages de Marvel ou de DC, les monstres nippons a la Godzilla, les films d’action hongkongais, certaines œuvres de science-fiction, James Bond et bien d’autres, c’est un véritable régal.
- Le postulat de départ est pour le moins original : ainsi, ici, les membres de Planetary ne sont pas là apparemment pour sauver le monde mais pour en découvrir tous ses mystères, surtout ceux du vingtième siècle.
- Warren Ellis a diablement bien ficeler son intrigue puisque, après quelques premiers épisodes qui tiennent davantage du one-shot, surviennent quelques révélations et a partir de ce moment, le scénario s’emballe et devient bien plus intéressant.
- Elijah Snow est un personnage pour le moins singulier et ambigu mais il possède une certaine classe naturelle.
- Les dessins de John Cassaday, bien sur. Même si je ne suis pas un grand fan du bonhomme, il faut reconnaitre que certaines planches sont fort belles.
- Ah, la version nazie des Fantastiques, un régal !
- Une fort belle intégrale, merci a Urban !

Points Négatifs :
- Mouais, en dehors d’Elijah Snow, ils ne brillent pas vraiment par leur charisme les membres de Planetary : Jakita Wagner, elle passe encore mais sans plus, par contre, le Batteur, c’est un grand bof.
- Tant que l’on ne comprend pas que tout cela est lié, et ce, depuis le début, ces premiers épisodes tiennent beaucoup trop du one-shot et ont par moments un peu de mal à accrocher le lecteur. Par contre, lors d’une seconde relecture, c’est une toute autre chose !
- Sympa de nous proposer les crosover avec The Authority et Batman, mais bon, je les trouver franchement moyens…
- John Cassaday est capable de livrer des planches superbes et d’en rater d’autres qui apparaissent du coup franchement en deçà de ce qu’il est capable de faire ; dommage.

Ma note : 8,5/10

LES AVENTURES DE TINTIN – TINTIN AU PAYS DES SOVIETS


LES AVENTURES DE TINTIN – TINTIN AU PAYS DES SOVIETS

Dans cette toute première aventure de Tintin en album, celui-ci, accompagné de son inséparable chien Milou, par enquêter en URSS sur les réalités du bloc communiste. Les soviétiques flairent dès le début le danger représenté par ce reporter, et vont lancer le Guépéou, ancêtre du KGB, à ses trousses...


Les Aventures de Tintin – Tintin au pays des Soviets
Scénario : Hergé
Dessins : Hergé
Couleurs : Hergé
Couverture : Hergé
Editeur : Casterman
Genre : Aventure, Franco-Belge, Satire Politique
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 1930
Nombre de pages : 138

Mon avis : S’il y a bien un album a part dans la longue carrière des aventures du plus célèbre des personnages de Hergé, Tintin, que l’on ne présente plus, c’est bel et bien ce Tintin au pays des Soviets, premier volume d’une saga qui connu un succès fulgurant par la suite au point de faire du reporter a la houppette l’une des figures les plus importantes de la bande dessinée mondiale. Cependant, si cet album est, comme je l’ai dit, a part, c’est que non seulement, pendant des années, il fut introuvable – perso, je n’ai put le lire que dans les années 90 – ceci s’expliquant par le simple fait que, contrairement aux autres premiers titres de Hergé, celui-ci, après la guerre, ne le modernisa jamais, le Tintin au pays des Soviets que l’on connait de nos jours étant tout bonnement le même que celui parut en 1930. Du coup, entre le fait qu’il soit en noir et blanc et que, graphiquement parlant, cela reste très naïf si on compare les dessins avec ce que Hergé fera par la suite, d’entrée de jeu, le lecteur, familier des albums traditionnels sera forcément déstabiliser. Cependant, le problème n’est pas forcément là, ni même, accessoirement, sur le fait que nous avons ici un brulot anti-Soviétique : après tout, n’en déplaise aux derniers communistes qui existent encore de nos jours et même s’il y a bien quelques exagérations, l’URSS, ce ne fut jamais le paradis des travailleurs, bien au contraire… Non, le problème, c’est que scénaristiquement, tout cela est d’une pauvreté affligeante puisque, en effet, les planches ne sont qu’une succession de gags ou de scènes d’actions où l’on voit Tintin et Milou échapper a divers dangers, la plupart du temps, de manière plus qu’improbable – il faut dire que comme l’avait reconnu Hergé par la suite, lors de ses premiers albums, il ne préparait pas son scénario a l’avance mais le créait un peu au fur et a mesure. Du coup, et en toute objectivité, que reste-t-il au final de ce Tintin au pays des Soviets si ce n’est son coté historique ? Eh bah ma moi, et au risque d’en froisser certains, pas grand-chose : très pauvre scénaristiquement, des dessins loin d’être a la hauteur, nous avons là un album qui ne vaut que pour une seule et unique raison, celle que c’est ici que Tintin débuta sa longue et extraordinaire carrière qui le fit connaitre dans le monde entier…


Points Positifs :
- Le coté historique de la chose puisque nous avons là le tout premier album des Aventures de Tintin.
- La curiosité de découvrir ce qu’était un Tintin en noir et blanc et, mine de rien, un exemple de ce que pouvait être une bande dessinée du tout début des années 30.
- Même s’il y a quelques exagérations, cela reste une intéressante satyre politique de l’URSS, n’en déplaise aux communistes, encore nombreux dans notre pays.
- Heureusement qu’il y a Milou pour le coté humoristique de la chose.

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, c’est d’une pauvreté affligeante et on peut dire, sans exagération, que l’intrigue tient sur un timbre poste, tout cela n’étant qu’une succession de scènes d’actions improbables et de gags pas toujours drôles d’ailleurs.
- Pour ce qui est des dessins, Hergé fera beaucoup mieux par la suite, mais alors, vraiment beaucoup mieux !
- Il y a des moments, on dirait presque que le sieur Tintin possède des superpouvoirs vu comment il se sort de certaines situations ou comment il répare une voiture ; cela devient limite ridicule…
- La police politique doit neutraliser Tintin et l’un de ses agents utilise une… peau de banane !? Oui, je sais, ce genre de truc devait être naturel dans une publication pour la jeunesse en 1930.

Ma note : 4/10

samedi 30 juillet 2016

A BOLA N°15536


A BOLA N°15536
11 Juillet 2016

A Bola n°15536
Orgulho de Portugal : somos campeões da Europa

Mon avis : Bien évidement, en temps normal, je ne vous aurai jamais proposé la critique d’un numéro du journal sportif portugais qu’est A Bola : ce n’était jamais arriver et si je devais me mettre à publier des critiques du moindre quotidien, je ne m’en sortirais jamais. Cependant, dans le cas qui nous préoccupe ici, j’ai décidé de faire une exception – comme j’avais put le faire en son temps pour Charlie Hebdo, en d’autres circonstances moins joyeuses, hélas – car bon, comment dire, peut-être que certains l’ont déjà oublier ou souhaitent l’oublier rapidement, mais il y a quelques semaines, il y avait l’Euro en France et le petit monde du ballon rond n’avait d’yeux que pour ce qui se passait dans l’Hexagone, et, comme chacun sait, a la fin, et pour la première fois de son histoire, eh ben, c’est le Portugal qui l’a emporter ! Alors bien sur, en tant que lusitanien né en France et qui se trouvait alors en vacances au Portugal, vous vous doutez bien que ma joie fut grande, très grande même, du coup, il me fallait bien marquer le coup, d’où cette critique qui n’en est pas vraiment une en fait… Certes, je ne reviendrais pas sur les polémiques du mérité/pas mérité, de la mauvaise foi de certains pour ne pas dire des cas de racisme caractérisé qui auront fleuri dans les réseaux sociaux, voir dans les médias, après la victoire portugaise ; après tout, au vu de mes origines et de mon age, ce n’est pas une nouveauté quand a la manière dont certains français (et pas tous fort heureusement) éprouvent un certains mépris condescendant pour mon pays d’origine. Il y a eu un match, la France jouait a domicile et était favorite, le meilleur joueur portugais – Cristiano Ronaldo – a été blessé d’entré de jeu et a la fin, eh ben, le plus improbable d’entre tous, Eder, est rentré et il a marqué un but : victoire et basta, le Portugal fut champion d’Europe ! Alors oui, je le reconnais, je n’y croyais pas avant coup, bien au contraire, mais bon, vu que j’étais persuader que le Portugal ne gagnerait jamais rien, je vous laisse imaginer ma joie, que dis-je, celle d’un peuple, qui fut grandiose… Le Portugal est et restera un petit pays qui fut très grand autrefois, cette victoire avec une équipe moins belle que ses devancières n’en fut pas moins méritée, ne serais-ce que, justement, cela faisait bien longtemps qu’elle nous échappait, alors, pour ce jour de gloire sportif que tout lusitanien n’est pas prêt d’oublier, il me fallait, a ma manière, marquer le coup, ce qui est chose faite !


Points Positifs :
- Le numéro que chaque portugais attendait depuis une éternité, c’est-à-dire, celui qui annoncerait fièrement que notre équipe de football avait enfin gagné un titre international !
- Un numéro colector, bien évidement.
- Le Portugal est Champion d’Europe !

Points Négatifs :
- Bah, cela reste un journal et en dehors du coté historique de la chose et des pages consacrées a la finale, le reste ne vous intéressera guère…

Ma note : 8/10

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 11 – LES PEUPLES FONDATEURS DE L’EUROPE


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 11 – LES PEUPLES FONDATEURS DE L’EUROPE
Automne/Hiver 2015

Les peuples fondateurs de l’Europe
Editorial : Qui sont les Européens ?
- L’Europe du Néolithique à l’âge du bronze
- A la découverte d’un peuple
- Les Indo-Européens
- Sur l’existence des Indo-Européens
- L’Europe est née en Grèce
- Peuples d’Italie préromaine
- Ce que nous a légué Rome
- L’Europe des Celtes
- Des Gaulois aux Gallo-Romains
- Le monde des Ibères
- Les Basques, peuple le plus ancien d’Europe
- L’Espagne des Wisigoths
- L’essence de l’Espagne
- La Catalogne, avec ou sans l’Espagne ?
- Aux origines du monde germanique
- Bretons insulaires et armoricains
- Quand la (Grande) Bretagne est devenue l’Angleterre
- L’exception irlandaise
- Les raisons du « miracle franc »
- L’Aquitaine, à la périphérie de l’espace franc
- Le royaume Ostrogoth de Théodoric
- L’Italie des Lombards
- A la recherche de l’homme scandinave
- Des Magyars à la Hongrie historique
- Unité et pluralité des Allemagnes
- L’ethnogenèse des Russes
- Comment la Russie retrouve ses racines
- L’identité française, un produit de l’Histoire
- L’obsession de l’ailleurs

Mon avis : Etant passé à coté, en fin d’année passée, de ce numéro hors-série de La Nouvelle Revue d’Histoire, j’ai profité de cet été et de mes congés pour rattraper cette faute en me le procurant, surtout que, comme vous pouvez vous l’imaginez au vu du titre, le sujet, en plus de m’intéresser au plus haut point, était on ne peut plus accrocheur : Les peuples fondateurs de l’Europe. Car oui, plus que jamais, il faut savoir d’où on vient, qui on est et qu’elle est notre histoire, et ce, malgré des décennies perdues où nos gouvernants se sont davantage complet dans des repentances à n’en plus finir, où de nombreuses figures médiatiques ne cessent d’affirmer que l’homme européen n’existe pas et ou, bientôt, on finira par nous dire que le vieux continent n’aura rien inventé, rien fait, sans l’apport des autres civilisations. Ajoutons a cela cette lutte a n’en plus finir contre l’islamisme intégriste a la Daesh qui aura encore frappé, et de quelle manière, ces dernières semaines en France et en Allemagne, et ce, tandis que nos dirigeants se complaisent dans l’immobilisme, pour se dire que oui, il n’y a pas si longtemps encore, l’Europe fut grande, fut fière pour ne pas dire implacable, et justement, cet hors-série de la NRH qui s’intéresse aux origines des peuples qui composent notre continent est là pour le rappeler de fort belle manière. Ainsi, s’il est dommage que nous soyons quasiment pousser dehors des programmes scolaires, je suis suffisamment âgé pour me souvenir qu’il n’en fut pas toujours ainsi, ce que cette revue, oh combien intéressante, le rappelle si bien… Car des profondeurs de la préhistoire a la Grèce Antique, des peuplades germaniques a l’Empire Romain, des Celtes aux terribles hommes du nord, des peuplades barbares au Ibères ou des Bretons aux Magyars sans oublier les Russes, nous autres, anciens Indo-Européens, possédons une riche et très longue histoire, une histoire qu’il est bon de se rappeler et que, en aucun cas et malgré la volonté de certains, ne doit être occulter. Alors oui, si l’occasion se présente de vous procurer cet hors-série de la NRH, n’hésitez pas une seule seconde car le jeu en vaut la chandelle, et pas qu’un peu ! Dommage juste que certains oublis fort regrettables comme l’absence des finlandais ou des portugais ternissent un peu l’ensemble…


Points Positifs :
- Une excellente et fort complète compilation de la quasi-totalité des peuples majeurs qui ont fait l’Histoire du vieux continent.
- Complet, net, précis et passionnant : on ne s’ennui pas une seule seconde a la lecture de cet hors-série, surtout que les articles, très nombreux, sont a la fois fort instructifs mais faciles d’accès pour le grand public.
- Une remise en cause salutaire d’une certaine mode actuelle qui voudrait que les Indo-Européens n’existeraient pas.
- Comme à chaque fois que j’écris une critique sur un numéro de la NRH ou de l’un de ses hors-série, je ne peux m’empêcher de souligner la qualité générale de l’ensemble, que ce soit des textes, des illustrations ou de la présentation générale.

Points Négatifs :
- Il manque tout de même certains peuples : quid des finlandais, les slaves sous représentés et, surtout, des portugais ? Faudrait-il rappeler a nos amis de la NRH que les lusitaniens ne sont pas uniquement des espagnols et qu’au vu de leur importance dans l’Histoire mondiale (découvertes) ils méritaient largement leur place, en tous cas, bien davantage que les catalans ?!

Ma note : 8/10

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 85 – 1936, ILLUSIONS ET TRAGÉDIES


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 85 – 1936, ILLUSIONS ET TRAGÉDIES
Juillet/Août 2016

1936, illusions et tragédies
- Présentation du dossier
- Mars 1936. Alerte sur le Rhin
- Front Populaire : les espoirs déçus de l’été 1936
- Marceau Pivert : « Tout est possible »
- Chronologie : du Rassemblement populaire à l’Union nationale (1934-1938)
- La guerre d’Espagne et ses mémoires antagonistes
- Chronologie : La tragédie espagnole (1936-1939)
- Le temps des congés payés et des auberges de jeunesse
- À Moscou, Staline élimine ses rivaux
- Berlin organise les Jeux Olympiques : la « fête des peuples »

Editorial : L’année du tournant
- Un témoin du XXème siècle. Entretien avec Claude Pierre-Brossolette
- Le billet inattendu de Péroncel-Hugoz : Mohand Tazerout, un Kabyle hors du commun
- Le clivage droite/gauche en question. Entretien avec Arnaud Imatz
- L’éducation selon les Romains
- La guerre de Sécession au cinéma où la revanche des Confédérés
- 1914-1918 – L’Allemagne et le djihad islamique
- La gauche « Algérie française »
- Le passé méconnu de l’Afrique du Nord. Entretien avec Bernard Lugan
- François Guizot
- Jeu. François Guizot et son temps
- Saint-Nicolas-de-Port
- La caméra explore l’histoire : Le Septième Sceau
- Actualité des livres historiques
- Régine Pernoud

Mon avis : Ici, d’entrée de jeu, les choses débutaient fort mal puisque poursuivant sur une longue tradition de couvertures parfois d’une mochetée indicible, ce numéro estival de cet excellent magazine qu’est La Nouvelle Revue d’Histoire nous proposait à la une la tronche d’un travailleur de la France profonde des années 30, tout heureux et qui levait le poing. Un grand beurk, donc, pour ma part, surtout que le titre du dossier principal, 1936 illusions et tragédies m’avait fait croire que ce dernier serait consacrer au Front Populaire. Fort heureusement, il n’en fut rien, et ce fut d’ailleurs la première bonne surprise de ce numéro, accessoirement, pas la dernière d’ailleurs… Car en mettant ainsi en avant cet été 1936, vieux de huit décennies désormais, ce numéro de la NRH, s’il aborde bien entendu le cas du Front Populaire, n’oublie pas tout ce qui c’est déroulé en Europe au même moment, événements, par ailleurs, oh combien plus importants : ainsi, entre les débuts de la guerre d’Espagne, ceux des procès staliniens, de la montée en puissance de l’Allemagne Nazie et des Jeux Olympiques de Berlin, ce dossier est on ne peut plus complet, plutôt instructif et, mine de rien, assez intéressant. Alors bien sur, on pourra regretter que la NRH traite souvent de cette période, mais bon, lorsque c’est aussi bien fait, il faut savoir mettre les critiques de coté. Mais ce n’est pas tout car comme chacun sait – du moins, pour les habitués de la revue – en plus du dossier principal, il y a les autres articles, les rubriques habituelles et là, ma foi, une fois de plus, c’est plutôt bon voir très bon suivant les thématiques traitées : la guerre de Sécession au cinéma, le clivage droite/gauche, François Guizot, Le Septième Sceau, il y a vraiment de quoi faire en lisant tout cela… Alors oui, l’habillage fut mauvais, très mauvais même, mais bon, comme le contenu rattrape allègrement cette grosse faute de mauvais gout, ne nous plaignons pas trop !


Points Positifs :
- Le dossier consacré a 1936 et plus particulièrement a l’été de cette désormais lointaine année est l’exemple parfait de ce qu’est un bon dossier de la NRH : fort instructif, par moments captivants, traitant de thèmes connus mais en l’abordant d’une manière nouvelle ou en mettant l’accent sur des points méconnus de l’Histoire, on ne s’ennui pas une seconde.
- Sur ce point, la partie consacrée a la guerre d’Espagne, bien plus complexe qu’on pourrait le penser, est la plus réussie et mériterait un développement ultérieur tellement le sujet est vaste.
- Bon article que celui sur la guerre de Sécession au cinéma.
- Article sur François Guizot, figure oubliée du XIXème siècle, article sur le clivage de plus en plus absurde qu’est celui entre la droite et la gauche, Le Septième Sceau ; bref, il y a de quoi faire dans ce numéro.
- Comme d’habitude, la qualité générale de cette revue ne se démord pas.

Points Négatifs :
- Mais comment ont-ils put pondre un tel étron en couverture ?! Un énorme point noir que ce gros beauf qui lève le poing comme un débile…
- Un certain manque d’originalité tout de même, la période abordée dans le dossier revenant de manière trop régulière au fil des numéros.

Ma note : 7,5/10

LES COMICS POUR LES DÉBUTANTS – LES MEILLEURS COMICS À LIRE AVANT DE MOURIR !


LES COMICS POUR LES DÉBUTANTS – LES MEILLEURS COMICS À LIRE AVANT DE MOURIR !
Juillet/Août/Septembre 2016

Les Comics pour les débutants – Les meilleurs comics à lire avant de mourir !
- Watchmen
- Alan Moore – Le magicien des comics
- Batman – Year One
- Daredevil – Born Again
- Batman – A Death in the Family
- All-Star Superman
- Phonogram – Rue Britannia
- Percer dans les comics – Les confidences et les conseils de Kieron Gillen
- Sin City – The Hard Goodbye
- A Contract With God
- Scalped – The Gravel in your Guts
- Batwoman – Elegy
- The Death of Captain Marvel
- Starstruck
- Uncanny X-Men – The Dark Phoenix Saga
- L’incroyable Claremont – Chris Claremont revient sur ses 17 années sur Uncanny X-Men
- Black Hole
- Starman
- The Saga of the Swamp Thing – Book One
- The Sandman – Preludes and Nocturnes
- Batman – The Killing Joke
- Gotham Central – Soft Targets
- Lucifer
- Marvels
- We3
- Ex Machina – The First Hundred Days
- Saga
- La Saga de Brian K. Vaughan – De Saga à Buffy, Brian K. Vaughan revient sur ses exploits
- Tank Girl
- Locke & Key – Welcome to Lovecraft
- Superman : le renouveau – Quand John Romita Jr. prend les rênes de l’homme d’acier
- Ultimates – Super Human
- Civil War
- The Death of Superman
- The Kree/Skrull War
- Leçons d’Histoire – L’aventure Marvel vue par Roy Thomas
- Arkham Asylum – A Serious House on Serious Earth
- Captain America – Out of Time
- Le héros et le symbole – Comment Captain America a terrassé les autres super-patriotes
- Miracleman
- Doom Patrol – Crawling From the Wreckage
- Kingdom Come
- Les mondes fabuleux d’Alex Ross – Une galerie à l’honneur d’un des plus grands artistes du comic-book
- Batman – The Long Halloween
- Astonishing X-Men – Gifted
- Powers – Who Killed Retro Girl ?
- Seaguy
- Secret Six – Six Degrees of Devastation
- Hellblazer – Sur les traces du mage en trench-coat
- Hellblazer – Dangerous Habits
- The Invisibles – Say You Want a Revolution
- 100 Bullets – First Shot, Last Call
- Kick-Ass
- 30 Days of Night
- Steve Niles : des cris et du sang – Interview du prodige de l’horreur derrière 30 Days of Night
- The League of Extraordinary Gentlemen
- DMZ – On the Ground
- Scott Pilgrim’s Precious Little Life
- Runaways – Pride & Joy
- Transmetropolitan – Year of the Bastard
- Young Avengers – Style ˃ Substance
- Cure de jouvence – Kieron Gillen et Jamie McKelvie parlent de Young Avengers
- New X-Men
- V for Vendetta
- Superman – Red Son
- Hellboy – Seed of Destruction
- Mike Mignola – Le créateur de Hellboy parle de son œuvre et des adaptations ciné
- Fables – Legends in Exile
- Finder – Voice
- Batman & Robin – Batman Reborn
- Grant Morrison – La légende du comics venu d’Ecosse
- Catwoman – Relentless
- The Ballad of Halo Jones
- Next Wave – Agents of H.A.T.E.
- Y the Last Men
- Preacher – Gone to Texas
- From Hell
- Le père de Dredd – John Wagner revient sur le film Dredd d’Alex Garland
- Judge Dredd – The Apocalypse War
- Kraven’s Last Hunt
- The Man Without Fear
- DC – The New Frontier
- Teen Titans – The Judas Contract
- The Filth
- The Authority
- Invincible – Perfect Strangers
- Wolverine – Old Man Logan
- The Dark Knight Returns
- Alias – The Secret Origins of Jessica Jones
- Wolverine (Claremont/Miller)
- The Man of Steel
- Astro City – Confession
- American Vampire
- The Walking Dead – Days Gone Bye
- The Walking Dead – Un guide du comics devenu phénomène mondial

Mon avis : Ce genre de magazines, franchement, c’est ce que l’on appelle un incontournable, et ce, quelque soit la thématique – albums, films, bandes dessinées, jeux vidéos, etc. – ainsi, et même si l’on sait parfaitement que ce genre de classements est tout sauf objectif puisque tout a chacun aura sa propre liste d’œuvres préférées ou qu’il considérera comme étant les meilleures, cela reste néanmoins un outil parfait a la fois pour le néophyte que pour le spécialiste. Pour le néophyte qui trouvera dans ce genre de revues de quoi parfaire ses connaissances, pour le spécialiste car bon, comment dire, personne ne possède la science infuse, quoi qu’en pense certains… Ainsi, et dans la lignée d’une revue dont je vous ai parlé il y a un bon bout de temps, le hors-série de Rock & Folk, 300 disques incontournables, ce magazine, Les meilleurs comics à lire avant de mourir, porte bel et bien son nom, et ce, même si, bien évidement, il est critiquable sur bien des points… Critiquable car, comme je l’ai dit, chacun possède son propre avis sur la question et que, de toutes façons, la liste proposée ici est le fait d’hommes et de femmes qui ont leur propre gouts, qui ne sont pas forcément les nôtres. Cependant, là où le bat blesse un peu plus, c’est qu’au vu de la richesse de la chose et de l’univers des comics en général – qui, pour rappel, ne s’est jamais limiter aux super-héros – je trouve que Marvel et DC sont un peu trop représentés. Alors bien sur, au vu de l’importance des deux plus puissantes maisons d’éditions, la chose est normale, par contre, là où cela l’est moins, c’est l’omniprésence de certaines séries – Batman – parfois de manière discutable pour certains arcs et la présence d’autres – Runaways – dont on se demande ce qu’elles font là tandis que certains titres – Planetary – surtout parmi les plus récents brillent par leur absence… Mais bon, quelque part, la chose est normale dans ce genre de compilations – voir l’absence de certains opus de Bowie, entre autres, et l’omniprésence d’albums d’artistes français sur le hors-série de Rock & Folk – et dans l’ensemble, si l’on veut être tout à fait objectif, cette revue n’en reste pas moins nécessaire pour tous ceux et celles qui aiment les comics ou qui voudraient en savoir davantage au sujet de cette fameuse bande dessinée nord-américaine : fort instructive, elle nous propose moult incontournables mais également pas mal de titres moins connus du grand public. Du coup, même si je suis loin d’être une bille en comics et que sans me considérer comme un grand spécialiste de la chose, je suis loin d’être un néophyte, j’aurais découvert ou redécouvert quelques titres qui m’ont donner envie de les découvrir. Alors, une revue utile ? Oh que oui, alors, si vous avez l’occasion de vous la procurer et si les comics vous attirent, n’hésitez pas une seconde, le jeu en vaudra la chandelle !

Points Positifs :
- Une excellente et fort complète compilation sur les comics qui ravira les amateurs de la chose. Chaque titre, œuvre ou arc narratif est fort bien présentée et tout cela devient très rapidement passionnant.
- Si cette revue est davantage réservée aux néophytes qui souhaiteraient se lancer dans les comics, les spécialistes y trouveront leur compte, ne serais-ce que pour la richesse du contenu et de la multitude des titres proposés.
- Titres majeurs mais aussi une multitude d’œuvres bien moins connues : il y a vraiment de quoi faire dans ce magazine.
- Les interviews de quelques acteurs majeurs – Moore, Morrison, Claremont, etc. – qui sont plutôt plaisantes.
- Choix des illustrations, articles clairs et détaillés ; que demande le peuple !?

Points Négatifs :
- L’omniprésence des titres issus des deux grosses maisons d’édition, Marvel et DC, car si la chose peut se comprendre, historiquement parlant, cela se fait au détriment de bien d’autres titres qui mériteraient leur place dans cette revue.
- On peut être plus que dubitatif quand a la présence de titres comme Runaways, Catwoman, Young Avengers, entre autres…
- Considérer que les Astonishing X-Men de Whedon sont supérieurs aux New X-Men de Morrison, c’est pousser le bouchon un peu trop loin.

Ma note : 7,5/10
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