mardi 30 septembre 2014

LA FEMME MODÈLE


LA FEMME MODÈLE

Michael Hagen, reporter sportif, et Marilla Brown, dessinatrice de mode, se marient sur un coup de tête, peu après leur rencontre. Les heureux époux découvrent assez rapidement qu'ils n'ont rien en commun. Marilla déteste le milieu de la boxe et Michael ne supporte pas les relations professionnelles de sa femme. L'exiguïté de son studio l'a conduit à emménager dans le luxueux appartement de son épouse. Il s'y sent très vite mal à l'aise. Michael, qui enquête sur des combats truqués, publie un article qui dépeint sans concessions les dessous de la boxe. Afin d'échapper aux représailles, il s'évanouit dans la nature. Marilla pense qu'il l'a abandonnée...


La Femme modèle
Réalisation : Vincente Minnelli
Scénario : George Wells
Musique : André Previn
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Comédie
Titre en vo : Designing Woman
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 16 mai 1957
Langue d'origine : anglais
Durée : 118 min

Casting :
Gregory Peck : Mike Hagen
Lauren Bacall : Marilla Brown Hagen
Dolores Gray : Lori Shannon
Sam Levene : Ned Hammerstein
Tom Helmore : Zachary Wilde
Mickey Shaughnessy : Maxie Stultz
Jesse White : Charlie Arneg
Chuck Connors : Johnnie 'O'
Edward Platt : Martin J. Daylor
Alvy Moore : Luke Coslow
Carol Veazie : Gwen
Jack Cole : Randy Owens
Richard Deacon : Larry
Mel Welles : Solly
Max Showalter : Le directeur musical

Mon avis : En aout dernier, bref, il n’y a pas si longtemps quand on y pense, disparaissait l’une des grandes figures du cinéma hooliwwodien des années 40 et 50, je veux bien évidement parler de la sublime Lauren Bacall ; et comme parfois, les choses sont décidément bien faites, ARTE (mais qu’elle autre chaine aurait pu m’offrir pareil cadeau ?) diffusait ce dimanche soir La femme modèle, véritable petit bijou d’un certain Vincente Minnelli et qui plaçait donc, en tête d’affiche, aux côtés de Lauren Bacall, le grand, l’inoubliable Gregory Peck ! Bigre, un duo du tonnerre pour une comédie des plus jouissives et qui, je peux vous l’assurez, fait indubitablement parti de cette espèce de films qu’il faut absolument voir, ne serait-ce que pour éviter de passer à côté d’un grand moment de cinéma. Pourtant, certains pourront trouver mes propos pour le moins osés ; après tout, La femme modèle ne serait, à leurs yeux, qu’une comédie typique comme Hollywood nous en pondait des tonnes dans les années 50, et, quelque part, cela n’est pas faux. Mais, et c’est là que l’on passe à un niveau plus élevé, si des bonnes comédies, il en existe des tas, La femme modèle est la comédie, ou plutôt, devrais-je dire, l’exemple parfait de ce que devrait etre toutes les comédies : amusant de bout en bout, sans temps morts, pleine de protagonistes loufoques et pourtant crédibles, capables de nous donner des fous rires incontrôlables a de multiples reprises, nous avons là un pur moment de bonheur, deux heures non-stop plaisantes au possible et qui plus est, servies merveilleusement bien par un duo Gregory Peck/ Lauren Bacall qui ne se prend pas au sérieux et qui en fait des tonnes, mais dans le bon sens du terme. Alors bien sûr, certains trouveront ce film plutôt vieillot, surtout pour ce qui est des réactions des protagonistes, mais bon, en sachant remettre les choses dans le contexte de l’époque, où les relations hommes/femmes étaient différentes, comment ne pas reconnaitre que La femme modèle est, sans nul doute, l’une des plus belles réussites du genre ?!


Points Positifs :
- Je veux bien reconnaitre que La femme modèle n’est pas la plus grande comédie de tous les temps, ni même, sans doute, la meilleure de son époque, mais bon, avouons que nous avons là un véritable petit bijou du genre qui vous fera rire, voir exploser de rire, du début à la fin.
- Gregory Peck, journaliste sportif qui enchaine gaffe sur gaffe, Lauren Bacall, créatrice de mode en femme jalouse, Dolores Gray, femme fatale et ancienne maitresse du premier, un casting de premier ordre !
- C’est en regardant un film comme celui-là que je ne peux m’empêcher de me dire à quel point les comédies américaines de l’époque étaient aussi bonnes : franchement drôles, fraiches, sans aucune vulgarité, on n’en fait plus beaucoup des longs métrages comme cela !
- Certaines scènes flirtent avec le grand n’importe quoi, certains personnages aussi – l’ancien boxeur – mais ça marche, on tombe dans le panneau pour notre plus grand plaisir.
- La scène finale, où le chorégraphe soit disant efféminé démoli à lui seul tous les voyous est l’un des grands moments du film !
- Pour la version française, c’est Louis de Funès qui double le patron de Gregory Peck ; une curiosité mais sympa tout de même !

Points Négatifs :
- Bon, je reconnais tout de même que ce film a pas mal vieilli et que, forcément, vu son ton, ses dialogues, les réactions de ses protagonistes, rares sont ceux qui, de nos jours, pourront l’apprécier à son juste niveau, malheureusement.
- C’est clair que par moments, on est tout de même à deux doigts de sombrer dans le grand guignolesque avec certaines scènes… à deux doigts…
- Bien évidement, le synopsis de départ – mariage d’un homme et une femme que tout oppose et qui n’ont rien en communs – n’est pas le plus original qui soit.

Ma note : 8/10

dimanche 28 septembre 2014

CARTHAGO ADVENTURES – CHIPEKWE


CARTHAGO ADVENTURES – CHIPEKWE

La fille de Lord John Russel, décédé, vient trouver Feiersinger pour savoir si les photos d'un dinosaure censé vivre dans le Loch Ness sont  truquées ou non. Feiersinger accepte s'il peut avoir accès aux archives de Russel. Il y trouve le journal de Gobler qui affirme avoir chassé en Angola un monstre préhistorique, le Chipekwe. Aussitôt, le centenaire des Carpates embarque London Donovan et son amie Luyana pour l'Angola. Après plusieurs jours de recherche, l'équipe se frotte à un Sarcosuchus imperator, l'ancêtre préhistorique des crocodiles.


Carthago Adventures – Chipekwe
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Max von Fafner
Couleurs : Max von Fafner
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Cryptozoologie
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 05 février 2014
Nombre de pages : 56

Mon avis : Toujours dans l’attente du quatrième tome de l’excellente série de Christophe Bec (encore et toujours lui) qu’est Carthago et qui paraitra dans le commerce sensiblement mi-octobre prochain, cela faisait quelques temps que je m’étais mis en tête, histoire de patienter, de m’atteler à la lecture de ce Chipekwe, second opus, lui, d’une série dérivée, Carthago Adventures dont le premier tome, Bluff Creek, eut droit à sa critique sur ce blog en aout dernier. Bien évidemment, ces one-shot qui mettent à chaque fois, par album, une créature légendaire poursuivie par le duo Centenaire des Carpates/London Donovan, est loin, qualitativement de la série principale, cependant, vu que j’avais trouvé le premier volume pour le moins agréable lors de sa lecture, je m’étais dit, et malgré bon nombre de critiques négatives lues sur le net, que cette suite pourrait ne pas etre aussi mauvaise que certains le disaient… Pas aussi, certes, mais force est de constater que ce Chipekwe, s’il n’est pas une franche déception vu que je n’en attendais pas grand-chose non plus est assez moyen, voire très moyen même. Pourtant, à la base, les choses s’engageaient bien puisque, plutôt que de nous entrainer sur les traces d’une créature cryptozoologique archi-connue, ce qui aurait été la solution de facilité, Christophe Bec préfère nous entrainer du côté du continent africain et plus précisément en Angola afin de faire la lumière sur le légendaire Chipekwe, une créature préhistorique tueuse de rhinocéros et d’hippopotames s’il faut en croire les quelques témoins qui l’auraient aperçus. Un choix risqué mais intéressant qui nous fait découvrir une créature que même pas mal de férus de créatures oubliées ne connaissaient pas – après tout, ce n’est pas le Mokele-Mbêmbe non plus. Hélas, malgré toutes les bonnes intentions du monde, l’intrigue ne prend pas et si l’on pouvait se passionner pour la chasse au Bigfoot dans Bluff Creek, ici, c’est loin d’etre le cas : les événements se succèdent les uns après les autres et ce, sans que l’intrigue ne décolle vraiment, pourtant, il s’en passe des choses et d’ailleurs, l’un des protagonistes du premier opus passe l’arme à gauche, mais même cet évènement, dramatique au possible et qui ne peut laisser notre London Donovan indifférent, ne rehausse en aucune façon l’intrigue et l’on se contente, sans grand enthousiasme, de la suivre, jusqu’à son dénouement final sans grande passion et sans grand intérêt. Dommage, oui, vraiment dommage, car ce manque flagrant de souffle, alors que le synopsis de départ, lui, était loin d’etre inintéressant, fait que l’on ne peut qu’etre déçu par ce Chipekwe qui ne promettait peut etre pas monts et merveilles, certes, mais dont on était en droit d’attendre bien mieux…


Points Positifs :
- L’idée de départ, elle, est excellente et je trouve que le choix de Christophe Bec de nous entrainer sur les traces d’une créature cryptozoologique pour le moins peu connue, le fameux Chipekwe, est une fort bonne chose ; après tout, la facilité aurait été Nessie, le Serpent de Mer et autres célébrités du même genre.
- De la même façon, l’identité du Chipekwe (attention spoiler, le Sarcosuchus imperator) est plutôt crédible.
- Un faux Cératosaure, de faux clichés de Nessie et une apparition sympathique de ce dernier à la fin : ah, les aléas de la recherche cryptozoologique !  
- Pour les amateurs de cryptozoologie, le chasseur de fauves sud-africain F. Gobler a bel et bien existé et a effectivement fait mention de témoignages au sujet du Chipekwe, comme quoi, on en apprend tous les jours.

Points Négatifs :
- Malheureusement, malgré de bonnes idées, voir même de très bonnes idées, a aucun moment, l’intrigue ne décolle et les pages défilent, les unes après les autres, sans que l’on se passionne véritablement pour une histoire dont le potentiel n’était pourtant pas déplaisant.
- Un protagoniste majeur perd la vie dans cet album (bon, allez, tant pis pour les spoilers, c’est la copine indienne de Donovan) et si ça mort est horrible et spectaculaire, force est de constater qu’elle laisse un peu froid, peut etre au vu de la façon dont elle fut amenée ou peut-être tout simplement en raison du fait que, comme je l’ai dit précédemment, l’intrigue ne décolla jamais dans ce Chipekwe.
- Graphiquement, je n’ai pas vraiment été emballé par le travail de Max von Fafner et ce, même si j’ai apprécié certaines planches car à côté de ça, d’autres étaient plutôt loupées, l’exemple le plus flagrant étant page 43, lorsque Luyana se retrouve face au Sarcosuchus : mais c’est quoi cette position pour le moins saugrenue !?

Ma note : 5,5/10

mercredi 24 septembre 2014

LA FEMME LÉOPARD


LA FEMME LÉOPARD

En 1946, par une soirée caniculaire, deux golems cyclopes massifs et noirs ébène poursuivent une jeune femme noire agile et revêtue d’une peau de léopard, sur les toits de Bruxelles. Avec sa souplesse, la femme-léopard parvient à se cacher derrière des cheminée, à bondir de gouttières en pignons, jusqu’à parvenir à la lucarne de la suite du colonel Van Praag au sein de Moustic Hôtel, un véritable musée de pièces africaines. Au téléphone, ce vétéran de la guerre en Afrique réclame en râlant la bouteille de whisky qu’il a commandé il y a une demi-heure. Dans le hall de l’établissement, Spirou se fait houspiller par son chef : il pue l’alcool et il traine. Le groom est alcoolique depuis la mort d’Audrey et il s’exécute sans grande motivation. Il monte les étages avec un plateau et la bouteille, profite d’un palier désert et engloutit en douce une rasade de whisky. Or une fois arrivé chez Van Praag, il découvre ce vétéran agressé par la femme-léopard, qui lui réclame le « koso », un fétiche sacré. L’ivresse de Spirou le rend peu efficient… il est assommé par un trophée de rhinocéros. Son intervention permet néanmoins au colonel de mettre en fuite la femme-léopard, après l’avoir blessée à la jambe. Quand Spirou revient à lui, le colonel s’est mis en chasse sur les toits. Spirou les rattrape et retrouve la femme blessée et inconsciente. A son tour poursuivi par les golems, il la porte et la met en sûreté dans l’appartement de Fantasio…


La Femme Léopard
Scénario : Yann
Dessins : Olivier Schwartz
Couleurs : Laurence Croix
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Humour
Editeur : Dupuis
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 mai 2014
Nombre de pages : 64

Mon avis : Il y a de cela cinq ans (déjà, comme le temps passe vite), je vous proposais sur ce blog la critique d’une œuvre qui avait fait énormément parler d’elle lors de sa sortie, un certain Le Groom vert-de-gris, une aventure du célébrissime Spirou, mais en dehors de la série habituelle, cette BD faisant partie d’une saga un peu à part, plus adulte et intitulé Une aventure de Spirou et Fantasio par… Se déroulant pendant la seconde guerre mondiale, à Bruxelles, en pleine occupation allemande, Le Groom vert-de-gris m’avait énormément plu, ne serait-ce que pour son ton plus sérieux, son ambiance, ses très nombreuses références au Spirou original mais aussi à Hergé, son humour et, mine de rien, son histoire franchement bonne. Bref, une œuvre marquante, même cinq ans après. Du coup, il y a quelques mois, en apprenant la sortie d’un nouvel opus de Spirou, toujours avec le même duo d’auteurs – Yann et Schwartz – je m’étais naturellement dit que je ne pouvais décidément pas passer à côté de cet album ; après tout, s’il était du même acabit que son prédécesseur, je pouvais m’attendre à une fort bonne BD. Et, ma foi, cela commença plutôt bien : ainsi, dès le départ, dans un Bruxelles de l’immédiat après-guerre, nous retrouvons un Spirou alcoolique notoire et qui ne peut oublier son amour pour une jeune fille juive, disparue dans les camps de la mort. Pendant ce temps-là, une femme panthère, superbe et féline, vole de toit en toit en quête d’un fétiche tout en étant poursuivie par de biens singuliers gorilles/cyclopes. Un bon début, donc, surtout qu’assez rapidement, entre des références toujours présentes, un humour au rendez-vous et une intrigue qui démarre en trombe, on se dit que cette Femme Léopard va faire aussi bien, et ce serait déjà pas mal, que Le Groom vert-de-gris. Or, arrivé sensiblement à la moitié du récit, patatras, le scénario, jusque-là excellent, part un peu en eau de boudin, l’auteur, Yann donc, se croit obliger de nous pondre des pages et des pages sur la faune de Saint-Germain-des-Prés avec Sartre, Beauvoir et toute la clique, passage on ne peut plus inutile et qui n’apporte strictement rien à l’intrigue, si ce n’est un sentiment d’ennuie absolu. Du coup, après avoir perdu tellement de temps avec l’intelligentsia parisienne de l’époque, Yann, faute de temps et de place, bâcle un peu la fin, forcément expédiée, ce qui, et c’est le comble, et plutôt pas mal pensée quand a ses implications futures puisque, vous l’avez compris, La Femme Léopard n’est que le premier volet et qu’une suite, Le maître des hosties noires, est en préparation. Espérons juste que celle-ci soit à la hauteur d’une intrigue pourtant excellente au départ car même si après coup, La Femme Léopard peut apparaitre un peu bancal dans sa structure, tout n’est pas à jeter, loin de là… mais bon, pour ce qu’il en est de sa comparaison avec Le Groom vert-de-gris, alors là, il n’y a pas photo, mais pas le moins du monde…


Points Positifs :
- Le plaisir d’avoir une suite à l’excellent Groom vert-de-gris, surtout que celui-ci avait mis la barre assez haut. Retrouver les protagonistes de celui-ci, l’univers, est, forcément, un véritable régal pour ceux et celles qui avaient apprécié cet album il y a cinq ans.
- Un bon synopsis de départ avec un nouveau personnage, la fameuse Femme Panthère, plutôt réussi.
- Graphiquement, ce n’est pas une surprise mais reconnaissons que Olivier Schwartz fait un travail remarquable.
- Ce Spirou est bien entendu plus adulte (alcoolisme du héros, sexualité non dissimulée, etc.) mais force est de constater que point de vu humour et diverses situations cocasses, on est servi.
- Nouvelles références pour les amateurs, quoi qu’en nombre moins important que dans le précédent album, avec, en tête de liste, un certain Alan bien connu des amoureux de Tintin.

Points Négatifs :
- Ca commence bien, très bien même, mais arrivé plus ou moins à la moitié de l’album, ça baisse nettement d’un ton et sincèrement, toute la partie se déroulant à Paris et non seulement d’un ennui abyssal mais, qui plus est, franchement un peu inutile…
- Du coup, c’est la fin qui en pâtie, trop rapidement expédiée à mon gout.
- Comparativement, au vu de ce que fut Le Groom vert-de-gris, il y avait de quoi s’attendre a beaucoup mieux…
- Et hop, une suite au programme et on va devoir patienter combien de temps maintenant ?!

Ma note : 6,5/10

mardi 23 septembre 2014

LES INFILTRÉS


LES INFILTRÉS

À Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise. Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec « un bleu » issu des bas quartiers, Billy Costigan. Tandis que Billy s'efforce de gagner la confiance du malfrat vieillissant, Colin Sullivan entre dans la police au sein de l'Unité des enquêtes spéciales, chargée d'éliminer Costello. Agent double, Colin informe Costello des opérations qui se trament contre lui. Risquant à tout moment d'être démasqués, Billy et Colin sont contraints de mener une double vie qui leur fait perdre leurs repères et leur identité. Traquenards et contre-offensives s'enchaînent jusqu'au jour où chaque camp se rend compte qu'il héberge une taupe. Une course contre la montre s'engage avec un seul objectif : découvrir l'identité de l'autre sous peine d'y laisser sa peau.


Les Infiltrés
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : William Monahan, d'après le scénario original de Felix Chong et Alan Mak
Musique : Howard Shore
Production : Vertigo Entertainment, Media Asia Films, Warner Bros., Plan B Entertainment et Initial Entertainment Group
Genre : Policier, Action
Titre en vo : The Departed
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 6 octobre 2006
Langue d'origine : anglais
Durée : 151 min

Casting :
Leonardo DiCaprio : William « Billy » Costigan Jr, agent infiltré de la police d'État du Massachusetts au sein d'un réseau criminel
Matt Damon : Sergent Colin Sullivan, informateur de Costello, infiltré dans la police d'État du Massachusetts dans l'unité spéciale d'investigation
Jack Nicholson : Francis « Frank » Costello, chef du crime organisé à Boston
Mark Wahlberg : Sergent Sean Dignam, chef-adjoint de l'unité des agents infiltrés de la police d'État du Massachusetts
Martin Sheen : Capitaine Oliver Charles Queenan, chef de l'unité des agents infiltrés de la police d'État du Massachusetts
Ray Winstone : Arnold « Mr. French » French, bras-droit de Frank Costello
Vera Farmiga : Madolyn, psychiatre de la police
Anthony Anderson : Brown, agent de l'unité spéciale d'investigation
Alec Baldwin : Capitaine George Ellerby, chef de l'unité spéciale d'investigation de la police d'État du Massachusetts
Kevin Corrigan : Sean, cousin de William Costigan
James Badge Dale : Barrigan, agent de l'unité spéciale d'investigation
David Patrick O'Hara : Fitzy, homme de confiance de Costello
Mark Rolston : Delahunt, gros bras de Costello
Robert Wahlberg : Franck Lazio, agent du FBI
Kristen Dalton : Gwen
Billy Smith : Détective #1
Brian Haley : Détective #2

Mon avis : Il y a de cela quelques années, j’avais eu l’occasion de regarder Les Infiltrés, film de Martin Scorsese qui avait fait pas mal parler de lui à sa sortie, en 2006, et plutôt en bien, cependant, je n’en avais pas gardé un grand souvenir, mon opinion à son sujet allant à l’encontre de la majorité d’alors. Du coup, lorsque j’ai appris que ce film allait etre diffuser ce dimanche soir, je me suis dit, n’ayant pas autre chose à faire, que l’occasion de le revoir tombait à pic, ne serait-ce que pour que je me souvienne un peu du pourquoi du comment, ou plutôt, pourquoi je n’avais pas été emballé auparavant… Et, ma foi, assez rapidement, je m’en suis souvenu car oui, après revisionage de la chose, il apparait clairement que je n’ai toujours pas compris tout le foin fait autour de ce film ? Pour Martin Scorsese est parce que celui-ci jouit d’un statu iconique ? Pour Jack Nicholson qui est son équivalent en tant qu’acteur ? Pour la belle gueule de Leonardo DiCaprio ? Ou tout simplement, pour un scénario complexe qui aura ravi bien des amateurs du genre mais qui en fait, n’est qu’un simple copié/collé d’un long métrage hongkongais, Infernal Affairs, sorti quelques années auparavant ? Car bon, comment dire, j’ai eu beau regarder ces Infiltrés pour la seconde fois, j’ai eu beau reconnaitre que le casting est pour le moins somptueux, que la bande originale est pas mal et que, oui, tout cela est rapidement captivant, comment ne pas se dire qu’à côté de ces points positifs indéniables, ce film est tout sauf le grand film qu’on nous a présenté un peu trop rapidement : Nicholson, il en fait des tonnes au point de se caricaturer lui-même, la bande son, elle est sympa mais trop présente, les dialogues, insultes, insultes et insultes, la psychologie des deux infiltrés… mais quelle psychologie !? Il parait que dans Infernal Affairs, celle-ci est au cœur du synopsis, tant mieux pour ceux qui ont vu le film car dans son remake américain, on ne peut pas vraiment dire que celle-ci soit franchement visible… DiCaprio va mal, mouais, mais quid de sa descente aux enfers ? Matt Damon ? Non mais franchement, vous rigolez ou quoi !? Toutou joue sa partition jusqu’au bout et ne semble pas vraiment se poser de questions… Enfin bon, on me dire que j’exagère, que Martin Scorsese est un génie et que Jack Nicholson nous a livrer une prestation de haute volée, bref, que Les Infiltrés est un super bon film de la mort qui tue… mais moi, je suis surtout rester dubitatif devant un film calibré pour le grand public, très américain et qui ne m’aura guère emballé, loin de là, mais bon, comme il parait qu’il ne faut pas critiquer les génies…


Points Positifs :
- S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas critiquer dans Les Infiltrés, c’est son casting : franchement, chapeau bas au vu des noms présents à l’écran.
- Evidement ça se regarde, je ne le nie pas et d’ailleurs, certaines scènes sont plutôt captivantes.
- La fin : beaucoups ne l’ont pas aimée, moi oui, et même si la première fois que j’ai regardé ce film, j’ai été surpris par ce massacre général, au demeurant, complètement inattendu, il est plutôt bien trouvé.
- La bande originale… ouais, enfin, la présence de tout un tas de bonnes chansons avec les Stones en tête de gondole.  

Points Négatifs :
- C’est un remake, avant toute chose, alors, il faut regarder l’œuvre originale, Infernal Affairs, afin de pouvoir faire un comparatif entre les deux films, cependant, au vu de tout ce que j’ai pu trouver sur le net, on est plus proche du copié/collé que du simple remake… ah, la fameuse habitude des américains de copié tout ce qui marche ailleurs.
- Jack Nicholson m’aura agacé pendant tout le film : il en fait des tonnes au point même qu’il en perd toute crédibilité… mais bon, il parait que c’est ça un génie !?
- Putain, connard, baiser, salope, enculé… etc. Insultes, insultes et insultes parsèment les dialogues tout au long du film – et encore, une connaissance à l’époque l’avait regarder en VO et m’avait garanti qu’en anglais, c’était pire – et même si je n’ai rien contre les insultes en général, surtout dans ce genre de films, a un moment donné, trop c’est trop.
- Les Infiltrés durent plus de deux heures mais le génie Martin Scorsese a réussi l’exploit d’oublier la psychologie des protagonistes, DiCaprio et Matt Damon en tête, qui apparaissent bien creux du coup… mais bon, il est clair qu’il fallait laisser du temps aux délires de Nicholson et aux dialogues afin de placer des « enculés » toutes les trente secondes…
- Pauvre Vera Farmiga : son rôle aurait pu etre intéressant mais par la force des choses, en dehors du fait que l’on sait qu’elle est psy et quelle porte des strings, sa présence à l’écran tient davantage de la potiche qu’autre chose…
- Le film américain dans tout ce qu’il a de plus pompeux, prétentieux et parfaitement calibré pour le grand public… pourtant, au vu du synopsis… euh, pardon, de l’œuvre originale… il y avait vraiment de quoi mieux faire, et ce, avec le même casting…

Ma note : 4,5/10

PANDEMONIUM


PANDEMONIUM

Début des années 50. Doris est la maman d'une petite Cora, 7 ans et demie, atteinte d'une maladie qui pourrait être la tuberculose. Elle emmène sa petite fille au sanatorium de Waverly Hills, où elle même fut soignée 17 ans plus tôt, un établissement lugubre du Kentucky, où plus de 60 000 personnes venues guérir de la tuberculose ont trouvé la mort au siècle dernier. Elle est persuadée qu'elle trouvera là-bas les meilleurs médecins et les meilleures conditions de guérison pour Cora. Si l'arrivée dans l'établissement se passe pour le mieux, la mère et la fille se trouvent rapidement confrontés à des évènements inquiétants : hallucinations, rencontres des enfants avec un étrange personnage, prophète de la mort du quartier isolé des « nègres »… Ces phénomènes touchent aussi bien le personnel de l'hôpital que la petite Cora. Petit à petit, Doris réalise que la gigantesque bâtisse cache de sinistres secrets, dont la santé mentale et physique de sa petite fille pourrait pâtir…


Pandemonium
Editeur : Soleil
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Marie-Paule Alluard
Genre : Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 3 octobre 2012
Nombre de pages : 168

Mon avis : Christophe Bec étant indéniablement l’un de mes auteurs préférés, il est plutôt normal de le retrouver régulièrement sur ce blog et donc, après le premier volet de l’une de ses dernières séries en date, Deepwater Prison, dont je vous ai parler il y a sensiblement deux semaines, aujourd’hui, j’effectue un petit bon dans le temps avec une série un peu plus ancienne et désormais achevée, Pandemonium. Ici, le sieur Bec retrouve son vieux comparse de Prométhée, l’italien Stefano Raffaele et le familier du premier, connaisseur donc par la force des choses du second, sera donc en terrain connu, et histoire de ne pas changer, ou presque, une équipe qui gagne – car c’est souvent bel et bien le cas avec ces deux là – le synopsis de Pandemonium est dans la plus pure tradition de ce que nous livre Christophe Bec : oh, certes, pour une fois, on se passera des fonds marins, terrain de prédilection de l’auteur, cependant, en dehors de cela, nous avons bel et bien, sur trois tomes (ici, c’est la critique de l’intégrale), tous les éléments traditionnels d’une œuvre de Bec comme ce côté cinématographique à grand spectacle habituel, le fantastique voir même l’horreur, un sentiment d’oppression pesant au possible et tout un tas de protagonistes qui manipulent de pauvres héros complètement paumés. Dans Pandemonium, Bec aborde un cas réel, sanatorium de Waverly Hills, établissement où l’on était censé soignée les tuberculeux mais qui servait surtout de mouroir a ces derniers, et ce, loin des yeux d’une population indifférente ; un établissement a l’histoire pour le moins complexe et qui, de nos jours, est considéré comme l’un des lieux maudits les plus célèbres aux Etats-Unis. Bien évidemment, histoire de donner de la consistance a son récit, Christophe Bec ne peut s’éviter de nous pondre des histoires de fantômes, d’expériences médicales dignes d’un Docteur Mengele, et ce, tout en poussant l’horreur à son niveau le plus indicible, n’épargnant personne et encore moins ses lecteurs, ce qui, du coup, fait que cette œuvre n’est indubitablement pas à mettre entre toutes les mains. Cependant, malgré cette plongée dans l’horreur qui pourrait fortement ravir les amateurs du genre, Pandemonium, s’il débute plutôt bien et promet beaucoup, pèche, selon moi, par deux défauts importants : son inspiration évidente de tout un tas d’œuvres du même type au point même que par moments, on a l’impression de se retrouver devant un best-of du genre – mais bon, c’est la façon de faire de Bec – et sa dernière partie, réussi, certes, mais qui aurait méritée d’etre un peu plus approfondi au vu du nombre de protagonistes engagées – hum, un quatrième tome peut-être ? Enfin bon, malgré ces défauts, Pandemonium n’en reste pas moins une œuvre intéressante, certes pas aussi bonne que ce à quoi je m’attendais et sans nul doute réservée à un public averti, mais qui ravira pour son ton sombre au possible et parfaitement maitrisé.


Points Positifs :
- Du Christophe Bec sans grande surprise lorsque l’on est un familier de l’auteur – et en plus, le dessinateur est Stefano Raffaele, son fidèle complice – mais ce n’est pas non plus une tare si on l’apprécie, ce qui est mon cas.
- Inspiré de faits réels avec ce bien inquiétant sanatorium de Waverly Hills, Pandemonium nous entraine très loin dans l’indicible, surtout que les auteurs ne nous épargnent rien quant à l’horreur des lieux qui est tout, sauf suggérée.
- Le coté best-of du genre est à double tranchant : c’est appréciable de s’amuser à reconnaitre les nombreuses inspirations de Bec, mais, attention…
- Bien apprécier les deux personnages principaux mais n’attendez pas un happy-end à l’américaine… mère et fille vont en prendre plein la gueule et n’en sortiront pas tout à fait indemnes…
- C’est une intégrale, du coup, nous avons un bel article de qualité et surtout, bien moins cher que si je m’étais procuré les trois tomes.

Points Négatifs :
- Comme je l’ai précisé dans les points positifs, le coté best-of est à double tranchant et donc, du coup, trop d’inspirations d’autres œuvres tuent les inspirations…
- C’est franchement violent, très violent même (physique, sexuel et psychologique) et il me parait plus qu’évidant que Pandémonium n’est pas à mettre entre toutes les mains.
- La fin est, selon moi, un peu trop rapide au vu du sort des nombreux protagonistes : les événements s’enchainent à grand pas, on n’a pas le temps de souffler et l’on finit par regretter qu’il n’y a pas eu quelques pages de plus au programme.
- Certains soucis de colorisation par moments comme le docteur Severs qui a les cheveux blancs dans le premier tome et qui devient blond par la suite.
- Stefano Raffaele n’est pas le plus grand dessinateur au monde, cependant, je l’aime bien mais ici, il n’est pas encore au niveau qu’il a atteint sur les derniers albums de Prométhée et cela se ressent sur certaines planches…
- Défaut de l’intégrale : son plus petit format qu’un album traditionnel ce qui fait que le travail du dessinateur n’est pas aussi mis en valeur qu’en temps normal.

Ma note : 7,5/10
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