lundi 6 décembre 2021

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 201 – SORCIÈRE


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 201 – SORCIÈRE
Novembre/Décembre 2021
 
Au sommaire :
Édito : Justice pour la Sorcière de Salem
Dossier : Sorcière
- Sorcières : fantasmes et inspiration
- Lilith, la première magicienne
- Fées Bretonnes, Dames des Sources et Saintes Chrétiennes
- Et l’Eglise créa la Sorcière démoniaque
- Le grand livre de la Sorcière
- Renaissance, le temps des bûchers
- Trois procès en sorcellerie
Interview « Une véritable folie religieuse a fait des femmes l’origine des malheurs du monde » de Robert Muchembled
- Les nouvelles Sorcières, puissantes par nature
- Les Sorcières des séries télé
- Lire, voir, écouter les Sorcières
Actualités
- A Nara, perle médiévale ressuscitée
- Sur la piste des mystérieux Toaléens
- Quand le castor semait la peste
- On a localisé le monastère de la Reine Cynethryth
- Stonehenge a enfin sa pierre de Rosette
Culture
- De la lanterne magique à l’invention du cinéma
- Arts martiaux : la force du corps et de l’esprit
- Le D-Day comme vous ne l’avez jamais lu
- Le costume en peaux de vipère
 
Mon avis :
 Après un numéro anniversaire dont je vous avais parlé il y a de cela quelques semaines, Les Cahiers de Science & Vie reviennent en cette fin d’année avec un deux-cent-unième numéro qui, ma foi, m’avait un peu mis l’eau à la bouche puisque son dossier principal était consacrée aux Sorcières ! Bien évidement, la première chose que l’on peut se dire au sujet de celui-ci c’est que pour l’originalité, on repassera : on ne va pas se mentir, la thématique des sorcières et de la sorcellerie plait toujours autant au grand public et est un sujet pour le moins vendeur. Cependant, même si c’est le cas, cela n’empêche nullement que cette thématique reste plutôt intéressante, ce que confirme fort bien ce numéro qui, ma foi, est nettement plus instructif qu’on pourrait le penser de prime abord. Bien entendu, il y a la qualité générale des Cahiers qui est pour beaucoup pour la réussite de ce dossier consacré aux Sorcières : l’ensemble plaira a la fois aux néophytes qu’aux spécialistes et on peut louer, une fois de plus, le sérieux d’une revue qui, depuis bien des années, reste le maitre étalon du genre. De plus, pour ce qui est du contenu du dossier en lui-même, si une partie de celui-ci sera plutôt familier pour celles et ceux qui s’intéresse aux sorcières et à la sorcellerie ou, du moins, qui connaissent un minimum le sujet, il reste quelques passages plutôt intéressants et plutôt révélateurs qui reviennent fort bien sur bon nombre d’idées reçues qui ont encore, malheureusement, pignon sur rue… Bref, vous l’avez compris, sans être exceptionnel, ce numéro des Cahiers de Science & Vie n’en est pas moins fort intéressant et ravira, sans nul doute, les amateurs du genre qui se jetteront dessus afin de parfaire leurs connaissances sur ces fameuses Sorcières qui ont hantées et qui hantent encore l’imaginaire collectif mondial…
 

Points Positifs
 :
- Un numéro qui n’est peut-être pas d’une franche originalité mais qui n’en reste pas moins fort instructif au vu de son contenu qui est fort intéressant et plutôt instructif. Il faut dire que la thématique de la sorcellerie est toujours aussi passionnante et qu’il y a encore pas mal de choses à dire a son sujet.
- Un dossier qui revient sur pas mal d’idées reçues au sujet des Sorcières, ce qui est une bonne chose, surtout à notre époque où la sorcellerie est presque désormais sous la coupe gardée de certains mouvements féministes qui racontent n’importe quoi à son sujet.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
- Une couverture simple mais efficace.
 
Points Négatifs :
- Même si ce dossier sur les Sorcières est fort intéressant, on ne va pas se mentir, tout cela n’est pas très original, loin de là !
- Une vision un peu trop occidentale de la sorcellerie, ce qui est dommage. Après tout, la sorcellerie concerne le monde entier et pas seulement le continent européen…
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 5 décembre 2021

SOLEIL VERT


SOLEIL VERT
 
2022. New York baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n'ont pas les moyens d'acheter des aliments naturels, à cause de prix exorbitants, mangent un aliment de synthèse, produit par la multinationale Soylent : le Soleil Vert. Des émeutes de citoyens affamés sont fréquentes et sévèrement réprimées. Thorn, un policier de premier ordre, vit avec son ami Sol Roth, un vieillard, dans un petit appartement new-yorkais. Sol peste contre l'état du monde et à la nostalgie du passé tandis que Thorn se contente des seules choses qu'il a connues, à savoir la nourriture synthétique et la canicule perpétuelle. Dans le même temps, William Simonson, un des dirigeants de la société agroalimentaire Soylent, est tué chez lui ; Thorn est chargé de l'enquête et découvre que ce meurtre qui semblait passer pour un crime crapuleux se révèle en fait être un assassinat pour l'empêcher de révéler un terrible secret. Thorn va découvrir que le garde du corps de Simonson, Tab Fielding, est complice car il était absent au moment du meurtre.
 

Soleil Vert
Réalisation : Richard Fleischer
Scénario : Stanley R. Greenberg, d'après le roman d’Harry Harrison
Musique : Fred Myrow
Production : Metro-Goldwyn-Mayer
Genre : Science-Fiction, Anticipation
Titre en vo : Soylent Green
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 09 mai 1973
Langue d'origine : Anglais
Durée : 93 min
 
Casting :
Charlton Heston : le détective Frank Thorn
Leigh Taylor-Young : Shirl
Edward G. Robinson : Solomon « Sol » Roth
Chuck Connors : Tab Fielding
Joseph Cotten : William R. Simonson
Brock Peters : le lieutenant Hatcher
Lincoln Kilpatrick : le père Paul
Leonard Stone : Charles
Whit Bissell : le gouverneur Santini
Paula Kelly : Martha Phillipson
Stephen Young : Gilbert
Mike Henry : le sergent Kulozik
Roy Jenson : Donovan, le chef de la sécurité de l'État
Celia Lovsky : le leader de l'Échange
Cyril Delevanti : un lecteur de l'Échange
Morgan Farley : un lecteur de l'Échange
Belle Mitchell : un lecteur de l'Échange
Dick Van Patten : le premier huissier
 
Mon avis :
 Œuvre de Richard Fleischer datant de 1973 et inspiré du roman d’Harry Harrison, d’où il reprend le synopsis de la surpopulation humaine dans le futur, et, avec le grand Charlton Heston au sommet de son art, mais aussi Edward G. Robinson qui décédera peu de temps après la fin du tournage, Soleil Vert était à mes yeux, l’un de ces films mythiques que j’avais vu étant enfant, et que, aussi curieusement que cela puisse paraitre, je n’avais jamais revu depuis. Ainsi, quand j’ai eu enfin l’opportunité de le revoir, je n’ai pas hésité une seule seconde, enthousiasmé que j’étais de me replonger dans ce classique de la SF d’anticipation… Bien évidemment, la problématique qui se pose souvent avec ces œuvres qui ont pu marquer notre jeunesse et que l’on n’a pas revu depuis un bail, c’est que l’on a souvent tendance à les glorifier, a les poser sur un piédestal et a en occulter, de façon volontaire ou pas – car le temps qui passe n’est pas tendre avec notre mémoire – ses éventuels défauts. Et, quelque part, par bien des points, Soleil Vert n’échappe pas à la règle. Cependant, cet état de fait n’est pas tant dû au film lui-même, qui, ma fois, s’en sort plutôt pas mal, même presque cinquante ans après sa sortie, mais davantage a certain vieillissement d’œuvres, jugés avant gardistes à l’époque, mais qui ont pas mal vieillies de nos jours : manière de filmer complètement différente, scénario plus posé et moins tape a l’œil que les productions modernes, ambiance fortement teinté, même pour un film de science-fiction, de son époque, Soleil Vert, comme n’importe quelle œuvre de SF datant du début des années 70 accuse, je ne le caches pas, son âge. Cependant, si cela peut indéniablement être fort problématique pour un adolescent ou un jeune adulte en 2021, habitués qu’ils sont à un autre cinéma, personnellement, et en le comparant a d’autres films du même genre, je trouve que Soleil Vert ne s’en sort pas trop mal, bien au contraire. Oui, il est ancien, oui l’univers futuriste qu’il nous présente est aux antipodes du notre, oui les acteurs prennent le temps de discuter au lieu de sauter, courir et survivre a des explosions toutes les cinq secondes, mais bon, quelque part, est-ce un mal ? Je ne le pense pas. D’ailleurs, en toute sincérité, comment croyez-vous que vos enfants jugeront les films actuels que vous trouvez tellement extraordinaires ? Bah ils les trouveront ringards, tout simplement. Mais pour en revenir à Soleil Vert, sujet qui nous préoccupe aujourd’hui, comment ne pas, avant toute chose, louer sa modernité flagrante : en effet, alors que depuis quelques années, nous sommes familiarisés avec l’écologie et l’avenir de notre planète, cela n’était pas vraiment le cas il y a cinq décennies, le peu d’écologistes existant, étant, tout au plus, comparés a de joyeux hippies amateurs de LSD. Pourtant, dans le synopsis de cette œuvre, comment ne pas voir un message écologiste fort ? L’évolution de l’industrie humaine ayant atteint de telles proportions que la nature elle-même, irrémédiablement atteinte, a quasiment disparue, l’humanité, elle, surpeuplée, vivant les uns sur les autres dans des mégalopoles polluées et où la seule nourriture existante est ce fameux Soleil Vert, de petites tablettes vertes nutritives censées être fabriquées à base de plancton alors que celui-ci a disparu et que la vérité, est bien plus horrible. Et c’est donc dans cet univers, sombre et post-apocalyptique, en regard de la société humaine actuelle, que se déroule donc l’intrigue : à la base, une simple enquête policière comme il en existe tant, mais qui prend très rapidement des proportions bien plus importantes au vu des personnes engagées dans le meurtre. Corruption, secrets d’états que l’on souhaite étouffer à tout prix, omniprésence de multinationales surpuissantes et prêtes à tout, désespoir et manque de perspective pour la quasi-totalité de la population mondiale qui se meurt à petit feu, le peu de personnes qui s’en sortent sont les puissants, suffisamment aisés pour vivre convenablement et se nourrir du peu de légumes, fruits ou viande encore existant. Pour les autres, la rue, les cages d’escalier, ou, pour certaines femmes, le rôle de meubles dans des villas pour riches. Hautement corrosif et visionnaire à l’époque, le scénario de Soleil Vert l’est bien moins de nos jours, moult autres œuvres étant depuis passées par là, mais, même ainsi, il n’a absolument pas perdu de sa force initiale, du moins, selon moi. Bien entendu, tous ne seront pas de cet avis, et d’ailleurs, j’ai pu trouver ici et là, sur le net, bien des critiques négatives à l’encontre de ce film ; cependant, et même si, cela va de soi, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, comment ne pas m’insurger devant-elles ? Soleil Vert, de par son synopsis oh combien visionnaire, son univers sombre et désespéré à souhait, ses acteurs, tous bonnement parfaits, mais aussi et surtout, de par ses révélations finales : les tablettes de Soleil Vert sont faites a base des corps des personnes âgées que l’on euthanise a tout va – ou comment régler deux problèmes en un, la surpopulation et le manque de ressources. Bien entendu, les révélations de celle-ci ne changeront rien au problème et si la fin est ouverte, on se doute bien que notre brave Charlton Heston finira tranquillement en petites pastilles vertes et que son supérieur ne va pas risquer de trop parler s’il ne veut pas connaitre le même sort. Mais de par son ambiance, la description d’une société au bout du rouleau mais aussi des scènes tout bonnement magnifiques comme celle où le vieux Sol, juste avant de mourir, regarde des images d’une nature qui n’existe plus – accessoirement, encore plus touchant de par le fait que l’acteur, Edward G. Robinson, atteint d’un cancer en phase terminal, décéda quelques temps après – il me parait évidant que ce Soleil Vert est ce que l’on peut appeler un grand film, où tout, peut-être, n’est pas aussi parfait que l’on pourrait l’espérer, mais ce qui ne l’empêche pas d’être un classique du genre à voir et à revoir. 
 

Points Positifs
 :
- Un classique incontestable de la SF d’anticipation qui, ma foi, presque cinquante ans après sa sortie au cinéma n’a rien perdu de sa force et marque toujours autant les esprits. Il faut dire que le synopsis de Soleil Vert est presque en adéquation avec notre époque où l’écologisme a pris une place nettement plus importante que dans les années 70 et où l’on peut se dire que, finalement, nous ne sommes pas très loin de l’univers proposé dans ce film.
- Pour ce qui est du casting, Charlton Heston occupe naturellement le devant de la scène mais comment ne pas rendre hommage à Edward G. Robinson qui joua ici dans son tout dernier film puisque, pendant le tournage, il était alors en phase terminale d’un cancer…
- Justement, la scène  de l’euthanasie où ce dernier revoit des images du passé est terriblement touchante lorsque l’on connait le contexte.
- Un film plus prémonitoire que l’on pourrait le penser : en effet, en septembre 2019, un scientifique suédois, Magnus Soderlund, professeur et chercheur à l'école des sciences économiques de Stockholm, préconisa, contre le réchauffement climatique, de manger de la chair humaine. De quoi nous laisser pour le moins perplexes…
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, Soleil Vert est un film qui accuse fortement son âge et qui apparait comme étant plutôt daté, ce qui risque de déplaire à un public plus jeune ou qui n’est pas habitué à ce genre de longs métrages plus anciens. Cela est dommage mais on ne peut pas occulter la chose.
- Sur ce point, les scènes d’actions, peu nombreuses heureusement, ne sont pas terribles et entre les bruitages ridicules et les cris des individus qui se prennent une balle, il y a de quoi être dubitatif par moments…
 
Ma note : 7,5/10

mercredi 1 décembre 2021

LES ENFANTS DE DUNE


LES ENFANTS DE DUNE
 
Sur Dune, la planète des sables, les prophéties s'accomplissent : le désert devient jardin. Mais les vers géants se font rares et l'Épice de prescience vient à manquer. Tout ce qui reste de l'épopée de Muad’Dib, c'est un empire conquis, des guerriers déchus, des prêtres tentés par la théocratie. Et les jumeaux Leto et Ghanima, qui portent en eux les souvenirs d'innombrables générations dont, peut-être, ceux de l'antique Abomination, redoutée par les sœurs du Bene Gesserit et prête à revenir du passé génétique pour faire basculer l'univers dans le cauchemar. Les morts dominent les vivants. Leto devra affronter les uns et les autres en un combat sans merci dont l'enjeu est plus que la prescience, plus que la longévité : au moins la toute-puissance, et peut-être l'immortalité.
 

Les Enfants de Dune
Auteur : Frank Herbert
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 septembre 1976
Edition Française : 22 novembre 2012
Titre en vo : The Children of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Michel Demuth
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 552
 
Mon avis :
 Comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes du cycle de Dune, s’il m’a fallut bien trop longtemps pour, finalement, me lancer dans la lecture du chef d’œuvre du sieur Frank Herbert – pour cela, il m’aura fallut voir son adaptation cinématographique de Denis Villeneuve – depuis quelques semaines, c’est avec un plaisir non dissimulé que je dévore les différents tomes de ce qui est, sans aucune contestation possible, une des plus grandes sagas de science-fiction – les seuls, finalement, qui tiennent la comparaison étant Fondation et Les Cantos d’Hypérion. Et donc, après un premier volet, Dune, qui est tout simplement un chef d’œuvre absolu du genre puis un second, Le Messie de Dune, fatalement inférieur mais qui, qualitativement parlant, mérite le détour, voici venu le tour du troisième tome de la saga : Les Enfants de Dune ! Bon, ici, les choses sont plutôt simples pour celles et ceux qui ont apprécié les volets précédents puisque, en dehors de quelques années qui se sont écoulées, Les Enfants de Dune est la suite directe du Messie de Dune qui, pour la petite histoire, était déjà celle de Dune. Bref, tout cela signifie que, grosso modo, on retrouve les mêmes protagonistes dont une bonne partie sont présents depuis le premier volet de la saga a quoi il faut ajouter quelques nouvelles têtes, les principales, étant, bien entendu, les jumeaux de Paul et de Chani : Leto et Ghanima. Des enfants bien particuliers, comme il fallait s’en douter et autour duquel va tourner toute l’intrigue de ce troisième volet de Dune puisque, au vu de leurs pouvoirs, de leurs importance au sein de l’Empire et du danger qu’ils pourraient éventuellement représenter pour certains, nombreux sont ceux qui complotent contre eux, ouvertement ou non. Ajoutons à cela une Alia plus vraiment toute seule dans sa tête, une Dame Jessica de retour et qui se met à former le jeune neveu de l’ancien Empereur, des Fremens plus divisés que jamais, un mystérieux prophète qui pourrait bien être Paul Atréides et la planète Arrakis qui se transforme de plus en plus en luxuriant jardin tandis que les vers et le précieux Épice se font rares et vous comprendrez que, une fois de plus, Frank Herbert nous entraine très loin, dans un récit a la fois captivant et déroutant, surtout lorsque l’auteur se plait, comme il en a l’habitude, a nous assener moult réflexions philosophiques sur la religion ou la place de l’Homme dans l’Univers… Bref, les fans de Dune seront, une fois de plus, aux anges même si nous sommes loin, il faut le reconnaitre, de l’excellence du premier volet qui reste, lui, un incontournable absolu. Mais bon, ne serais-ce que pour les conséquences de la conclusion de ces Enfants de Dune et des implications de celles-ci, comment ne pas être pressés de découvrir ce que nous a réserver le sieur Herbert pour la suite ? Car bon, il est évidant que celle-ci, en nous plongeant dans un lointain futur, promet énormément…
 

Points Positifs
 :
- Une suite à la hauteur de ce chef d’œuvre absolu de la SF qu’est la saga de Dune est qui confirme tout le bien que l’on pouvait penser du cycle de Frank Herbert. Certes, Les Enfants de Dune n’est pas aussi aboutit que le premier volet qui est presque parfait, mais bon, qualitativement parlant, cela reste bon voir même très bon  et son scénario est plutôt captivant.
- Deux nouveaux protagonistes majeurs marquent les esprits dans ce troisième volet : Leto et Ghanima, les enfants de Paul et de Chani. Et, ma foi, force est de constater que ceux-ci sont plutôt intéressants et que leurs développements respectifs sont à la fois étonnants et assez bien trouvés.
- Un final étonnant au vu de ce qui arrive à Leto et qui promet énormément pour la suite de la saga.
- Les Enfants de Dune marque un tournant majeur dans la saga puisque, a l’issu de celui-ci, il nous faudra faire nos adieux a la quasi-intégralité du casting qui est présent depuis le premier volet.
- Un troisième volet qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga.
 
Points Négatifs :
- Indéniablement, nous sommes loin de l’excellence du premier volet de la saga – mais c’était déjà le cas avec Le Messie de Dune – ce qui est un peu dommage. Certes, qualitativement parlant, c’est plutôt bon voir très bon et ce troisième tome regorge de bonnes idées, mais bon, je ne peux pas m’enlever de l’esprit que, jusqu’à maintenant, Herbert n’a pas encore réussi a faire aussi bien que dans Dune.
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, Frank Herbert ne sait jamais trop pris la tête pour ce qui est des descriptions des lieux, des personnages, des décors, du coup, cela peut un peu décevoir et il nous reste que notre imagination…
Le Cycle de Dune n’est pas une œuvre simple d’accès et il se peut que certains aient un peu de mal à se plonger dans cette quête mystique et cet univers si vaste…
 
Ma note : 7,5/10

lundi 29 novembre 2021

SCANDALE


SCANDALE
 
Roger Ailes est l'un des créateurs de la chaîne de télévision d'information en continu américaine Fox News. Régnant en tyran depuis des années, il use de méthodes peu scrupuleuses avec comme objectif l'audience à tout prix. Il veut des journalistes sexys et des plans sur les jambes des présentatrices à l'antenne. Quand une jeune femme entre dans son bureau, il la fait défiler devant ses yeux et lui fait des propositions sexuelles. Ces méthodes ne sont plus du goût de Gretchen Carlson, rétrogradée et évincée de l'émission Fox & Friends. Elle subit les remarques sexistes de son patron. En 2016, après son renvoi, elle décide de poursuivre Roger Ailes pour harcèlement sexuel. Cela va briser la loi du silence au sein de la chaîne mais également auprès d'anciennes employées. Parmi toutes ces femmes, il y a la célèbre présentatrice Megyn Kelly, qui sort d'une année difficile après des attaques personnelles portées par Donald Trump, lors des débats des primaires républicaines. Il y a également la jeune et ambitieuse Kayla Pospisil, qui a subi des agressions sexuelles de Roger Ailes, en vue d'une éventuelle promotion.
 

Scandale
Réalisation : Jay Roach
Scénario : Charles Randolph
Musique : Theodore Shapiro
Production : Bron Studios, Annapurna Pictures
Genre : Drame biographique
Titre en vo : Bombshell
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 20 décembre 2019
Langue d'origine : Anglais
Durée : 109 min
 
Casting :
Charlize Theron : Megyn Kelly
Nicole Kidman : Gretchen Carlson
Margot Robbie : Kayla Pospisil
John Lithgow : Roger Ailes
Allison Janney : Susan Estrich
Malcolm McDowell : Rupert Murdoch
Kate McKinnon : Jess Carr
Connie Britton : Beth Ailes
Liv Hewson : Lily Balin
Brigette Lundy-Paine : Julia Clarke
Rob Delaney : Gil Norman
Mark Duplass : Douglas Brunt
Stephen Root : Neil Mullin
Robin Weigert : Nancy Smith
Amy Landecker : Dianne Brandi
Mark Moses : Bill Shine
Holland Taylor : Faye
Nazanin Boniadi : Rudi Bakhtiar
Ben Lawson : Lachlan Murdoch
Josh Lawson : James Murdoch
Alanna Ubach : Jeanine Pirro
Andy Buckley : Gerson Zweifac
Brooke Smith : Irena Brigante
Bree Condon : Kimberly Guilfoyle
D'Arcy Carden : Rebekah
Richard Kind : Rudy Giuliani
Michael Buie : Bret Baier
Marc Evan Jackson : Chris Wallace
Anne Ramsay : Greta Van Susteren
Jennifer Morrison : Juliet Huddy
Ashley Greene : Abby Huntsman
Ahna O'Reilly : Julie Roginsky
Elisabeth Röhm : Martha MacCallum
Alice Eve : Ainsley Earhardt
P. J. Byrne : Neil Cavuto
Spencer Garrett : Sean Hannity
Madeline Zima : Edie
Tricia Helfer : Alisyn Camerota
Katie Aselton : Alicia
John Rothman : Martin Hyman
Donald Trump : lui-même (images d'archives)
 
Mon avis :
 Bon, ici, les jeux étaient faits d’avance si vous me permettez l’expression… En effet, rien qu’avec le synopsis de ce film, on se disait que ce Scandale était un long métrage qui, à défaut d’être une indéniable réussite, allait plaire à une frange plutôt importante du public. Importante, peut-être pas en nombre mais, du moins, pour ce qui est de la place qu’elle occupe au sein des élites médiatiques et culturelles… En effet, ici, ce film traite d’un gros scandale de harcèlement sexuel qui eu lieu en 2016, aux Etats-Unis, quelques mois avant l’élection d’un certain Donald Trump à la présidence et qui toucha Fox News, alias, comme chacun sait – du moins, je le pense – la chaine conservatrice par excellence, c’est-à-dire, la chaine de droite, la chaine des forces du mal aux yeux de nos fameux progressistes. Bref, Scandale était la preuve évidente que, du coté de Fox News, de ses spectateurs, de Donald Trump, de ses électeurs, il ne pouvait y avoir que des salauds qui s’en prenaient aux femmes. Ce serait, bien évidement, oublié deux ou trois choses : déjà, ces femmes de chez Fox News sont tout aussi conservatrices que les hommes, ensuite, je ne pense pas que du coté des médias américains de gauche, il n’y ait pas de femmes harcelées, pour finir, quand on pense à certains politiques démocrates – Bill Clinton étant le plus récent mais il y a foule – disons que Trump, aussi détestable soit-il, est loin d’être le seul à se comporter comme un salaud… Mais tout cela, finalement, importe peu sauf car, après tout, qu’est-ce qui compte le plus dans ce genre de films qui traitent de faits réels ? Qu’il soit bon et plaisant à suivre, du moins, un minimum ?! Ma foi, oui, c’est ce que l’on demande et dans le cas présent, force est de constater que malgré un casting principal cinq étoiles – Charlize Theron, Nicole Kidman et Margot Robbie, excusez du peu – Scandale n’est pas un film que l’on regarde avec un enthousiasme certain, disons même que, a aucun moment, il n’y a le moindre souffle qui vienne relancer la machine et qui nous fasse dire que le jeu en valait la chandelle… Non, c’est fade, prévisible, terriblement conventionnel et il est indéniable que ce film est la preuve éclatante qu’un documentaire sur le même sujet aurait été autrement plus intéressant. Eh oui, pointer du doigt les perversités d’un ancien dirigeant de Fox News, c’est une chose, le faire avec talent, c’est une autre…
 

Points Positifs
 :
- Un film intéressant puisqu’il permet de découvrir, pour un public non américain, l’existence d’un énorme scandale de harcèlement sexuel à Fox News et qui fut découvert en 2016, c’est-à-dire, avant l’élection de Donald Trump mais aussi avant l’émergence du mouvement Me Too.
- Un trio d’actrices cinq étoiles au programme : Charlize Theron, Nicole Kidman et Margot Robbie.
- Coté acteurs, celui qui se démarque le plus est John Lithgow qui livre une fort belle prestation. Dommage qu’on ne le voit pas davantage à l’écran.
- Si vous détestez Fox News, le mouvement conservateur ou la droite en générale, Donald Trump, bref, si vous êtes un brave bobo progressiste de la cote est, alors, Scandale ne peut que vous plaire…
 
Points Négatifs :
- Tout cela est intéressant, je ne le nie pas, cependant, il apparait qu’un documentaire aurait été nettement plus réussi que ce film bien trop conventionnel dans son traitement.
- Mise en scène sans génie, ambiance qui ne décolle vraiment jamais, traitement maussade, personnages sans grand intérêt et auxquels on ne s’attache guère. Oui, il manque pas mal de choses à ce film pour en faire un véritable incontournable.
- John Lithgow livre une fort belle prestation, c’est un fait, cependant, non seulement on ne le voit pas assez à l’écran mais, pire que cela, on ne ressent pas trop le danger que celui-ci représente pour ses employées féminines. Voilà un film qui parle beaucoup mais qui ne montre pas grand-chose, ce qui est un comble !
- Un film américain qui traite d’un scandale américain avec moult personnalités américaines et qui ne touchera guère, par moments, un public qui n’est pas américain et qui ne connait pas vraiment tout ce petit monde.
- Certains pourraient estimer que Scandale est un film de l’intelligentsia hollywoodienne de gauche contre le principal média de droite du pays – et contre Donald Trump – et, quelque part, ils n’auraient pas forcément tord…
 
Ma note : 6/10

LES PRODUCTEURS


LES PRODUCTEURS
 
Un producteur proche de la ruine imagine une arnaque à l'assurance en montant la pire comédie musicale, sur un scénario indigent, dirigée par le pire metteur en scène, avec un cast improbable... rien ne se passera comme prévu. Une occasion exceptionnelle de retrouver l'humour caustique, irrévérencieux et déjanté de Mel Brooks.
 

Les Producteurs
Scénario : Mel Brooks, Thomas Meehan
Mise en scène : Alexis Michalik
Décors : Marion Rebmann
Costumes : Marion Rebmann
Musique : Mel Brooks
Genre : Comédie Musicale
Titre en vo : The Producers
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 novembre 2021
Durée : 120 mn
 
Casting :
Serge Postigo, Benoit Cauden, David Eguren, Andy Cocq, Regis Vallee, Roxane Le Texier, Alexandre Bernot, Loai Rahman, Leo Maindron, Sebastien Paulet, Herve Lewandowski, Melissa Linton, Veronique Hatat, Eva Tesiorowski, Marianne Orlowski, Carla Hugon
 
Mon avis :
 L’une des conséquences majeurs de la crise du Covid-19 est le fait que, par la force de celle-ci et des conséquences liées aux diverses fermetures décidées par le gouvernement depuis, sensiblement, un an et demi, cela faisait une éternité, ou presque, que je n’avais pas eu l’occasion d’aller voir une pièce de théâtre. D’ailleurs, la toute dernière fois remonte à octobre 2019, en une époque que l’on peut depuis surnommer le monde d’avant et où personne ne pouvait se douter qu’une pandémie venue de Chine allait frapper le monde. Un peu plus de deux ans, donc, après Elephant Man avec Joey Starr et Béatrice Dalle, j’ai enfin eu l’opportunité d’aller au théâtre et, ma foi, si l’attente fut longue, fort longue même, disons que le jeu en valut la chandelle puisque la pièce que j’ai été voir, Les Producteurs, donc, est un véritable petit bijou ! Mis en scène par Alexis Michalik que l’on ne présente plus – Le Porteur d’Histoire, Edmond cette comédie musicale, car oui, c’en est une, est l’adaptation de deux œuvres : tout d’abord, il y Les Producteurs, le film de l’inimitable Mel Brooks et qui date de la fin des années 60, ensuite, il y a la comédie musicale du même nom, qui date du début des années 2000 et qui fut, pour la petite histoire, une des plus grandes réussites de Broadway. Forcément, au vu du succès outre-Atlantique, il était plutôt logique que Les Producteurs débarque en France et puisque c’est le toujours si-doué Alexis Michalik qui si colle, ma foi, que dire au sujet du résultat final ? Que nous avons affaire à une belle réussite ? C’est un fait, indéniablement ! Que la transposition en français et un poil plus moderne est sans faute ? Ma foi, c’est exact ! Que tout cela est diablement rythmé et terriblement drôle ? Comment nier l’évidence ! Que la flopée d’acteurs et d’actrices ne sont pas en reste pour nous faire passer un bon moment ? Bien évidement que c’est le cas ! Alors, vous l’avez compris, une fois de plus, Alexis Michalik nous livre une fort belle réussite et même si l’œuvre originale n’est pas de lui, sa patte transparait tout de même sur scène, nous prouvant, une énième fois, tout le talent du bonhomme et si vous souhaitez passer un bon moment, si vous souhaitez renouer avec le théâtre avant qu’il ne soit trop tard – après tout, avec ce gouvernement qui ne cesse de fermer et d’ouvrir les commerces ou les salles de spectacles avant de les fermer a nouveau, qui nous dit que cela ne va pas encore arriver – force est de constater que Les Producteurs est la pièce qu’il vous faut !
 

Points Positifs
 :
- A la base, Les Producteurs était un film de Mel Brooks, grand comique devant l’éternel, puis, il y a deux décennies, il devint une comédie musicale à succès qui fut un des plus grands succès de Broadway. Le voir désormais arriver en France sous la houlette du talentueux Alexis Michalik est un vrai plaisir et, indéniablement, une belle réussite !
- Le matériel de base était déjà très bon et si l’on y ajoute la touche du sieur Michalik, alors, on obtient une comédie musicale de haute volée, superbement mise en scène et qui nous fait passer un superbe moment.
- Acteurs endiablés, décors superbes, mise en scène dynamique et moult chansons pour le moins drôles pour ne pas dire ubuesques selon certaines situations font que l’on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Pour la petite histoire, c’est la toute première fois que j’ai l’occasion d’aller voir une comédie musicale et, ma foi, disons que je ne l’ai pas regretté vu la qualité de l’ensemble.

Points Négatifs :
- Bien entendu, si vous être totalement allergiques aux comédies musicales, alors, Les Producteurs n’est pas fait pour vous.
- On peut toujours pester contre le fait que, coté visibilité, il y a trop souvent un problème dans ces vieux théâtres parisiens mais ceci, bien évidement, n’a strictement rien à voir avec la qualité de la pièce en elle-même…
 
Ma note : 8/10

mardi 23 novembre 2021

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 200 – SUR LES TRACES DES GRANDS EXPLORATEURS


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 200 – SUR LES TRACES DES GRANDS EXPLORATEURS
Septembre/Octobre 2021
 
Au sommaire :
Édito : Explorer et remonter le temps
Dossier : Sur les traces des Grands Explorateurs
- Cadrage
- Des premiers curieux aux archéologues
- Retour à Pompéi et Herculanum
- Vivant Denon, un œil de sphinx
- L’archéologie : de la passion à la science
- Stephens et Catherwood, la passion maya
- L’archéologie dépasse les frontières
- Henri Mouhot, la fièvre d’Angkor
- Le magnétisme des ruines
- Heinrich Schliemann révèle Troie
- Ernest de Sarzec ressuscite Sumer
- L’année où l’humanité est devenue très âgée
- Paul Pelliot et la grotte aux manuscrits
- Restituer les œuvres spoliées : un sujet sensible
- Hiram Bingham, au bout du rêve inca
- Le fantasme des cités oubliées
- Caton-Thomson repense le Grand Zimbabwe
- Trop beau pour être autochtone ?
- Betty Meggers, reine d’Amazonie
- Entretien avec Stéphen Rostain
Actualités
- A Lalibela, les églises rupestres cachaient une culture plus ancienne troglodytique plus ancienne
- Le plus vieux set de tatoueur connu est agé de 3600 ans
- 55 ans individus maudits d’un coup en Grèce
- Le Géant de Cerne Abbas, dieu païen médiéval ?
- Le mystère des morts de Tell Banat
Muséologies
- Plongée en 3D dans les secrets d’une lyre oubliée
- Apparat impérial
- Techno-Lascaux
- Le papyrus au-delà de l’Egypte
En ligne
- Dr Orodru
 
Mon avis :
 C’était, bien évidement, l’événement de cette année 2021, du moins, si je m’en tiens à la catégorie presse de ce blog puisque, comme vous avez put le constater en lisant le titre de cette critique, aujourd’hui, c’est du deux-centième numéro des Cahiers de Science & Vie dont je vais vous parler… Bon, ce n’est pas vraiment une surprise pour celles et ceux qui suivent ce blog depuis ses débuts mais s’il y a bien une revue qui se démarque des autres, que je suis régulièrement et dont je ne rate aucun numéro – qu’il soit réussi ou pas – c’est bel et bien Les Cahiers de Science & Vie. D’ailleurs, je suis un fidèle lecteur de celle-ci depuis une bonne dizaine d’années et vous pouvez imaginer mon impatience, depuis longtemps d’ailleurs, de découvrir ce que les Cahiers allaient nous proposer pour ce numéro anniversaire – après tout, 200 numéros, ce n’est pas rien ! Pourtant, en découvrant le sujet de ce numéro des Cahiers, je dois reconnaitre que j’ai été déçu : les grands explorateurs !? Ma foi, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé et je dois admettre que je m’attendais à autre chose, peut-être, qui sait, un dossier sur les grandes civilisations ou quelque chose du même genre… Pourtant, malgré ma déception, à la lecture de ce numéro, j’ai dut changer d’avis et constater, par moi-même et devant la qualité du dossier proposé ici, que non seulement celui-ci était plutôt instructif et bon mais que, finalement, il était plutôt bien trouvé en tant que sujet pour un numéro anniversaire : après tout, sans ces anciens explorateurs dont certains ont payés de leur vie leur soif d’aventure et de découvertes, il n’y aurait jamais eu d’archéologie et maintes civilisations seraient restées dans l’oubli de la mémoire humaine… Bref, au final, ce deux-centième numéro des Cahiers de Science & Vie se sera avéré être une belle réussite et même si je dois reconnaitre que d’anciens numéros lui ont été largement supérieurs, de par leurs sujets ou leurs contenus, la satisfaction aura été au rendez vous. Et, puisque je parle de rendez vous, comment ne pas penser, à présent, a un futur numéro 300, dans bien longtemps et, qui sait, peut-être également sur ce blog, du moins, si ce dernier existe encore !?
 

Points Positifs
 :
- Un numéro anniversaire à la hauteur de l’enjeu et qui s’est avéré être fort intéressant à la lecture. Il faut dire que suivre le destin de ces hommes et de ces femmes qui, jadis, alors que l’archéologie n’existait pas encore, se sont lancés à la recherche de cités et de civilisations disparues ou mythiques est, pour le moins, passionnant !
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
- Même la partie actualité est un poil plus intéressant que d’habitude.
- Une couverture simple mais fort plaisante.
 
Points Négatifs :
- Certains auraient put estimer que, pour un numéro anniversaire, il y avait de quoi faire un peu plus comme, par exemple, nous présenter l’intégralité des couvertures des numéros précédents ?!
- Même si la partie actualité est plus intéressante que d’habitude, il faut reconnaitre que celle-ci occupe toujours une place trop importante au sein de cette revue et que je m’en passerais bien…
 
Ma note : 7,5/10