vendredi 28 janvier 2022

THE ROMANOFFS


THE ROMANOFFS
 
À Paris, l'Américain Greg Moffat et sa petite amie Sophie rendent visite à la vieille tante du premier, Anushka La Charnay, après que celle-ci ait subi une crise cardiaque. Greg, espérant secrètement qu'Anushka – qui se dit être une descendante de la famille Romanov – mourra bientôt pour que lui et Sophie puissent hériter de son appartement, lui engage une aide-soignante. Cette dernière est une musulmane nommé Hajar, ce qui irrite profondément Anushka, qui voit la jeune femme comme étant une terroriste. Cependant, malgré des débuts pour le moins difficiles, les deux femmes finissent par se rapprocher, réalisant chacune qu’elles se considèrent toutes deux comme des étrangers qui ont subi de grandes difficultés dans leur vie. Contre toute attente, Anushka modifie son testament et décide de léguer son appartement à Hajar, au grand désarroi de cette dernière mais aussi et surtout, de Greg et de l’irascible copine de ce dernier.
 

The Romanoffs
Réalisation : Matthew Weiner
Scénario : Matthew Weiner
Musique : Anton Sanko, David Carbonara
Production : Weiner Bros, Picrow, Amazon Studios
Genre : Drame
Titre en vo : The Romanoffs
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Prime Video
Diffusion d’origine : 12 octobre 2018 – 23 novembre 2018
Langue d'origine : anglais, français, russe
Nombre d’épisodes : 8 x 80 minutes

Casting :
Diane Lane : Katherine Ford
Aaron Eckhart : Greg
Corey Stoll : Michael Romanoff
John Slattery : Daniel Reese
Radha Mitchell : Victoria Hayward
Amanda Peet : Olivia Wells
Christina Hendricks : Olivia Rogers
Kathryn Hahn : Anka
J. J. Feild : Jack
Inès Melab : Hajar
Louise Bourgoin : Sophie
Isabelle Huppert : Jacqueline
Hera Hilmar : Ondine
Jack Huston : Samuel Ryan
Kerry Bishé : Shelly Romanoff
Jon Tenney : Eric Ford
Jay R. Ferguson : Joe Garner
Andrew Rannells : David Patton
Marthe Keller : Anushka
Janet Montgomery : Michelle Westbrook
Cara Buono : Debbie Newman
Annet Mahendru : Elena Evanovich
Griffin Dunne : Frank Shefflied
Paul Reiser : Bob Isaacson
Ben Miles : George Burrows
Clea DuVall : Patricia Callahan
Nicole Ari Parker : Cheryl Gowans
Noah Wyle : Ivan
Mary Kay Place : Marilyn Hopkins
Ron Livingston : Alex Myers
Michael O'Neill : Ron Hopkins
David Sutcliffe : Philip Hayward
Mike Doyle : Brian Norris
Darina Al Joundi : Raha Azim
Mark Valley : Steve Lewis
Zofia Wichłacz : Nadya
Uriah Shelton : Julian Myers
Franc Bruneau : JP
Vernon Dobtcheff : Mr Audran
Morten Suurballe : Max Gruber
Évelyne Dandry : Mme Audran
Laurent Bateau : Denis
Goran Navojec : Karl
James Naughton : Dimitri
Janne Mortil : Gloria
Alexandra Naoum : la française
Regina Spektor : la chanteuse
Hélène Cardona : la présentatrice française
 
Mon avis :
 Matthew Weiner est, apparemment, un grand scénariste, réalisateur et producteur américain de séries télévisées dramatiques. Je dis apparemment car, si je dois être tout à fait franc, je n’ai jamais regardé la moindre de ses créations – eh oui, même pour ce qui est de Mad Men et Les Soprano ! Certains, en lisant ce début de critique vont probablement tomber des nues, je n’en doute pas, mais bon, que voulez vous, je ne peux pas non plus tout regarder même si je suis tout a fait d’accord pour reconnaitre que le sieur Weiner est un grand nom du média télévisuel… Ceci étant dit, histoire de chacun comprenne que, par la force des choses, je n’étais nullement un fan du réalisateur, l’annonce de la sortie d’une nouvelle série de celui-ci, intitulé The Romanoffs ne passa nullement inaperçue, il y a de cela quelques années, en 2018 et l’on peut dire sans problème que celle-ci était pour le moins attendue. Pour ma part, grand amateur d’Histoire devant l’éternel et oh combien familier de la première moitié du vingtième siècle, j’étais pour le moins attirer par une série consacrée aux Romanov, famille qui régna sur l’Empire Russe jusqu’à la fameuse révolution Bolchévique de 1917 qui finit par leur couter la vie – eh oui, ils sont comme cela nos amis communistes… Or, d’entrée de jeu, il y a presque tromperie sur la marchandise puisque The Romanoffs n’est pas une série historique, bien au contraire ! Composée de huit – très longs – épisodes, cette dernière nous montre le sort de descendants – ou prétendus descendants – de la famille Romanov qui vivraient actuellement. Bon, tout de suite, mon enthousiasme avait descendu d’un ou deux crans mais, après tout, pourquoi pas ? Nous montrer le sort de descendants de cette famille prestigieuse et au destin tragique, cela pouvait être intéressant sauf que… comment dire… en toute sincérité, The Romanoffs rate le coche et ce, de superbe manière ! Ainsi, pris individuellement, chaque épisode est bon voir très bon, même, pour ce qui est de certains d’entre eux. Le souci, c’est que, non seulement les liens sont quasiment inexistants entre chaque épisode mais que, surtout, le lien avec la famille Romanov apparait davantage comme étant un artifice scénaristique qui justifie la série plutôt qu’autre chose – après tout, si on enlève ce pseudo lien familial, chacune des histoires de ces huit épisodes tient la route. Du coup, je n’ai pas compris le concept de cette série ou plutôt, un peu trop bien : huit scénarios plus ou moins bons sont écrits, on crée un lien bidon entre chacun d’entre eux par le biais d’une pseudo descendance Romanov et on nous vent la chose comme étant une série… Désolé mais, personnellement, je vois davantage cela comme étant un attrape nigaud plutôt qu’autre chose. Cela est dommage car, pris individuellement, chaque épisode est plutôt bon et certains sont même excellents, mais bon, quelque part, il n’aurait pas fallut nommer cela The Romanoffs
 

Points Positifs
 :
- Si l’on prend chacun des huit épisodes individuellement, il faut reconnaitre que quasiment chacun d’entre eux est bon voit, très bon pour certains. Ainsi, les différents scénarii sont de qualité, plutôt prenants et on ne peut s’empêcher de se dire que, pour deux ou trois d’entre eux, il y avait matière a faire un film convenable.
- Un casting pléthorique, international et de qualité. Il est rare, en effet, de voir autant de têtes d’affiches ou de figures connues dans un tel projet et il faut reconnaitre que tout ce petit monde est pour beaucoup pour l’intérêt que l’on peut avoir à regarder cette série.
- Une petite mention, pour ma part, à Isabelle Huppert pour son rôle de réalisatrice complètement halluciné et qui m’aura fait énormément rire.
- Décors, photographie, costumes… bon, la qualité est au rendez vous et, sur ce point, il n’y a rien à redire.
 
Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, la pseudo origine de certains des protagonistes a la famille Romanov n’est qu’un lien complètement artificiel et bidon qui ne fonctionne pas le moins du monde tellement la supercherie saute rapidement aux yeux.
- Une série américaine avec ses qualités et ses travers, particulièrement pour ce qui est des idées reçues sur les pays étrangers – ici, ce sont particulièrement les français et les russes qui en prennent plein la gueule, les premiers pour leur supposé islamophobie, les seconds présentés comme étant des alcooliques cupides.
- Naturellement, dans ce genre de séries où chaque épisode est indépendant, la qualité alterne entre le très bon et le franchement moyen, selon les gouts de chacun…
- Ce genre de séries est intéressante lorsque les protagonistes des différentes histoires finissent par se croiser plus ou moins à un moment ou un autre, or, ici, ce n’est quasiment pas le cas.

Ma note : 6/10

jeudi 27 janvier 2022

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 20


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 20
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Tandis que Manji continue d’affronter le bourreau en combat singulier, Burandon fait tout son possible pour ne laisser personne s’échapper du dédale souterrain qui abritait jadis ses expériences. Pris au piège, Dôa et Isaku – sauvé in extremis – tombent nez à nez avec un étrange individu masqué, lui aussi fruit de la folie du chirurgien. Déjà un nouvel affrontement se prépare... Mais le temps presse, les souterrains se trouvant bientôt inondés ! Ce labyrinthe de mort et de désolation se refermera-t-il pour de bon sur nos héros ?
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 20
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.20
Parution en vo : 23 octobre 2006
Parution en vf : 09 octobre 2007
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 A la fin du quatorzième volume de cet excellent manga qu’est L’Habitant de l’Infini, œuvre du sieur Hiroaki Samura, notre héros, Manji, était tombé entre les mains du Mugairyû et, plus précisément, dans celles d’un certain Kagimura, moustachu de son état et, accessoirement, maitre de cette puissante école de sabre. Et donc, depuis le quinzième tome, Manji subit moult expériences de la part de plusieurs médecins peux scrupuleux – dont, le principal est un certain Burandon – qui souhaitent percer le secret de son immortalité. Ces expériences, souvent horribles, ont accouché, au fil des volets, de quelques tomes vraiment excellents mais il était temps, finalement, que cet arc narratif prenne temps, ce qui, vous l’avez compris, est arrivé dans ce vingtième volume du manga… Mais pour cela, il aura fallut que Lin, l’autre héroïne principal de la saga, vienne à la rescousse de son compagnon, aidée en cela par deux petits nouveaux, la charismatique Dôa et le pacifique mais non moins puissant Isaku, deux protagonistes, donc, apparus dans le quinzième tome du manga et qui ont, depuis, pris de l’importance. Les retrouvailles entre Lin et Manji ayant eu lieu dans le volet précédent, nos deux héros sont encore loin d’être tirer d’affaire et, justement, ce vingtième tome nous le prouve bien puisque tout ce petit monde va devoir affronter quelques adversaires pour le moins puissants : un maitre bourreau petit de taille mais oh combien dangereux, que l’on avait déjà vu auparavant et une véritable machine à tuer, expérience indicible d’un Burandon tombé dans la folie. Ces divers affrontements, hautement spectaculaires, marquent les esprits des lecteurs de plus en plus convaincus par ce manga qui, ma foi, reste toujours aussi captivant alors que, petit à petit, nous approchons de la dernière ligne droite puisqu’il ne reste plus que dix tomes pour que l’on parvienne à sa conclusion. Et si, à l’issu de ce vingtième volet, tout le monde se retrouve et semble aller pour le mieux, nul ne doute que nos héros vont encore avoir fort à faire face aux nouveaux dangers qui vont bientôt leur faire face, mais, ceci, naturellement, est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- La conclusion de ce qui restera comme étant un des meilleurs arcs narratifs du manga et qui, par ailleurs, mérite le détour tant ce vingtième tome est spectaculaire et captivant de bout en bout. Affrontements spectaculaires, adversaires surpuissants : nos héros vont avoir bien du mal à faire face à bien des dangers, ce, pour le plaisir des fans qui n’en perdent pas une miette !
- Hiroaki Samura nous livre ici des affrontements dantesques et c’est un pur régal que de retrouver ces fameux combats qui font le sel de ce manga depuis ses débuts.
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Une couverture simple mais qui n’en reste pas moins efficace.
 
Points Négatifs :
- J’ai trouvé que quelques cases étaient un peu brouillonnent. Certes, le style du mangaka y est pour beaucoup, cependant, c’est un peu dommage.
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 8/10

mardi 25 janvier 2022

MARIE-ANTOINETTE


MARIE-ANTOINETTE
 
Marie-Antoinette, la plus jeune des filles de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, est une jeune archiduchesse belle, charmante et naïve. En 1770, étant la seule des filles de l'impératrice à ne pas encore être mariée et à l'âge de seulement quatorze ans, elle est envoyée en France par sa mère pour épouser le dauphin du royaume, le futur Louis XVI, afin de conclure une alliance entre les deux pays rivaux. À son arrivée en France, Marie-Antoinette est débarrassée de tous ses souvenirs d'Autriche, y compris son carlin de compagnie, et rencontre le roi Louis XV ainsi que Louis-Auguste, son futur mari. Ils arrivent au château de Versailles, où ils se marient. Ils sont encouragés à produire un héritier au trône le plus rapidement possible, mais le lendemain, il est reporté au roi que rien n'est arrivé lors de leur nuit de noces.
 

Marie-Antoinette
Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola, d'après l'œuvre d'Antonia Fraser
Musique : Brian Reitzell
Production : Columbia Pictures, American Zoetrope, Tohokushinsha Film Corporation
Genre : Historique, Biopic
Titre en vo : Marie-Antoinette
Pays d’origine : Etats-Unis, France, Japon
Parution : 24 mai 2006
Langue d'origine : Anglais, Latin, Français
Durée : 123 min
 
Casting :
Kirsten Dunst : Marie-Antoinette
Jason Schwartzman : Louis XVI
Jago Betts : Louis-Charles de France, second dauphin
Judy Davis : la comtesse de Noailles
Steve Coogan : l'ambassadeur Mercy
Rip Torn : Louis XV
Rose Byrne : la duchesse de Polignac
Asia Argento : la comtesse du Barry
Molly Shannon : Tante Victoire
Shirley Henderson : Tante Sophie
Danny Huston : l'Empereur Joseph
Marianne Faithfull : Marie-Thérèse d'Autriche
Jamie Dornan : le comte Axel de Fersen
Tom Hardy : Raumont
Al Weaver : le comte d'Artois
Mary Nighy : la princesse de Lamballe
Sebastian Armesto : le comte de Provence
Io Bottoms : une dame de compagnie
Céline Sallette : une dame de compagnie
Aurore Clément : la duchesse de Chartres
Guillaume Gallienne : Le comte Vergennes
Jean-Christophe Bouvet : le duc de Choiseul
James Lance : Léonard
Mathieu Amalric : un homme au bal masqué
André Oumansky : le cardinal Charles Antoine de La Roche-Aymon
Jean-Paul Scarpitta : le baron Scarpitta
René Lucien Rolland : l'archevêque
Clémentine Poidatz : la comtesse de Provence
Camille Miceli : le Grand Chambellan
Paul Fortune : le duc Fortune
Natasha Fraser-Cavassoni : la comtesse de Cavazzoni
Katrine Boorman : la duchesse anglaise
Sarah Adler : la comtesse d'Artois
Jean-Marc Stehlé : le Docteur Joseph-Marie-François de Lassone
Francis Leplay : Docteur Delivery Provence
Carlo Brandt : le jardinier du château
Scali Delpeyrat : le docteur accoucheur
Dominic Gould : un comte
 
Mon avis :
 Si je dois être tout à fait franc, je dois reconnaitre que je n’aurai jamais pensé, un jour, regarder ce Marie-Antoinette, film de Sofia Coppola – la fille de qui vous savez – paru sur les écrans en 2006 et qui, jusque là, ne m’intéressait pas le moins du monde. Il faut dire que, d’entrée de jeu, les choses étaient mal parties avec ce long métrage… Ainsi, à l’époque, une simple bande annonce annonçait la couleur, c’est-à-dire, celle d’un film a priori historique mais à la bande son très rock, donc, trop moderne pour être honnête, ainsi qu’une esthétique générale – images entraperçues, affiches, etc. – qui me faisaient dire que, décidément, Marie-Antoinette n’était pas pour moi… Et donc, presque seize ans plus tard, je me suis laissé tenter par ce film, un soir où je n’avais rien de prévu mais où je m’étais dit qu’il était bien trop tôt pour me plonger dans le sommeil. Ais-je commis une erreur ? Aurais-je mieux fait d’aller dormir ou de faire autre chose ? Et bien, disons plutôt que, au moins, à présent, je peux me faire mon propre avis sur ce long métrage et que, finalement, celui-ci n’est pas aussi catastrophique que je ne l’aurai pensé… Ainsi, aux rayons des bonnes choses, je dois reconnaitre que, esthétiquement, Marie-Antoinette est plutôt pas mal : certes, c’est flashi, certes, je suis probablement pas le plus a même d’apprécier ce choix artistique – après tout, je n’ai plus 15 ans et je n’ai jamais été une fille – mais bon, la vision de Sofia Coppola, son désir d’apporter une touche de modernité à l’histoire de cette reine autrichienne mal aimée et qui finit guillotinée ne fut pas déplaisante. De même, la bande son moderne qui alterne entre morceaux rock et new-wave, si elle déstabilise au début, passe mieux que je ne l’aie cru de prime abord… comme quoi, tout peut arriver. Ajoutons à cela le fait que le film ait été tourné à Versailles et que, naturellement, Kirsten Dunst est effectivement excellente dans le rôle principal – on ne va pas se mentir, cette dernière porte, quasiment à elle seule, l’intérêt du film sur ses épaules – et j’étais presque à deux doigts de me dire que ce Marie-Antoinette était un bon film… Sauf que non ! Ainsi, si la première demi-heure peut faire illusion, a un moment donné, le spectateur est plongé, comme cette jeune reine, dans l’ennui le plus total où les scènes se succèdent les unes aux autres sans que l’on sache très bien où la réalisatrice veut en venir : nous montrer que Marie-Antoinette se faisait chier, que pour passer le temps, elle picolait, essayait des chaussures – dont des Converses – prenait des bains, se roulait dans l’herbe et se tapait le beau Comte Axel de Fersen ? Ouais, ma foi, pauvre petite fille riche… La chose politique, les grands bouleversements qui auront amené la Révolution, la mort de la famille royale ? Pas vu à l’écran, ce qui est un comble pour un film historique qui, au final, semble davantage nous montrer la vie débridée de Paris Hilton que celle de l’une des plus célèbres Reine de France… Bref, au final, j’estime que ce Marie-Antoinette n’est pas la bouse innommable que je croyais et je reconnais même que celui-ci possède bien des qualités, mais, décidément, comme je suis un grand passionné d’Histoire et que les futilités des jeunes adolescentes n’ont jamais été ma tasse de thé, disons que ce film n’est pas pour moi, mais alors, franchement pas…
 

Points Positifs
 :
- Un film plutôt osé de par son parti prix esthétique mais qui s’avère, finalement, plutôt réussi même si, naturellement, il ne plaira pas à tout le monde. Bien entendu, ici, nous sommes plutôt éloignés de la réalité historique et cette Marie-Antoinette me semble trop moderne, dans son comportement, pour être honnête. Cependant, ce choix narratif fonctionne plutôt bien finalement.
- Kirsten Dunst porte quasiment à elle toute seule ce film. Il faut dire que son interprétation de la Reine Marie-Antoinette est plus qu’excellente.
- Une œuvre historique emprunte de modernisme. Le mélange peut sembler, de prime abord, incongru, cependant, il passe plutôt bien.
- La bande originale, très rock, n’est pas aussi déplaisante qu’on aurait put le penser, pour peu, bien entendu, que l’on ne soit pas allergique aux mélanges des genres.
- Un casting pléthorique et plutôt bon dans l’ensemble, il faut le reconnaitre.
 
Points Négatifs :
- La bien désagréable impression de suivre la vie de Paris Hilton – ou d’une autre soit disant célébrité moderne – plutôt que celle de la véritable Marie-Antoinette. Il faut dire que cette dernière se comporte comme une gamine actuelle – enfin, du début des années 2000 car cela a encore changé depuis – plutôt que comme une princesse royale de la fin du XVIIIème siècle…
- Si la première demi-heure fait illusion, ensuite, le spectateur finit par s’ennuyer de plus en plus, un peu, finalement, comme cette jeune reine qui boit du champagne, essaye des chaussures, trompe son mari et joue à la fermière pour tuer le temps.
- Faire un film sur la vie de Marie-Antoinette et faire l’impasse sur la Révolution Française puis la décapitation de la reine est tout de même problématique.
- Naturellement, les amateurs d’Histoire tiqueront fortement devant pas mal d’incohérences et autres raccourcis qui parsèment ce film.
- La bande son rock, les Converses, ça passe où ça casse et je comprends parfaitement que pas mal de spectateurs n’aient pas adhérer au concept.
 
Ma note : 6/10

samedi 22 janvier 2022

DIAMOND LIFE


DIAMOND LIFE
 
Sade
 
1 - Smooth Operator (Sade Adu, Ray St. John) 4:58
2 - Your Love Is King (Sade Adu, Stuart Matthewman) 3:40
3 - Hang On to Your Love (Sade Adu, Stuart Matthewman) 5:54
4 - Frankie's First Affair (Sade Adu, Stuart Matthewman) 4:38
5 - When Am I Going to Make a Living (Sade Adu, Stuart Matthewman) 3:25
6 - Cherry Pie (Sade Adu, Stuart Matthewman, Andrew Hale, Paul Denman) 6:20
7 - Sally (Sade Adu, Stuart Matthewman) 5:20
8 - I Will Be Your Friend (Sade Adu, Stuart Matthewman) 4:43
9 - Why Can't We Live Together (Timmy Thomas) 5:27
 

Diamond Life
Musicien : Sade
Parution : 16 juillet 1984
Enregistré : Octobre 1983 – Novembre 1983
Durée : 44:25
Genre : Smooth Soul, Sophisti-Pop, Quiet Storm, Smooth Jazz
Producteur : Robin Millar
Label : Epic
 
Musiciens :
Sade Adu : vocals
Stuart Matthewman : saxophone, guitare
Andrew Hale : claviers
Paul S. Denman : basse
Dave Early : batterie, percussion
Martin Ditcham : percussion
Paul Cooke : batterie
Terry Bailey : trompette
Gordon Matthewman : trompette
 
Mon avis :
 Paru en 1984, Diamond Life est toujours aussi magistral presque quarante ans plus tard, tout simplement ! Bon, comme entrée en matière pour cette critique, je pense que vous avez compris que je suis fan de cet album et, ma foi, c’est bel et bien le cas… car bon, comment dire, comment ne pas reconnaitre que, avec ce premier opus de Sade – qui est le nom du groupe, la chanteuse se nommant Sade Adu, ce qui, par la force des choses, à longtemps prêté à confusion – on avait déjà atteint la perfection, ce qui, après tout, est chose peu commune, même chez les plus grands. Mais bon, avec du recul, comment ne pas reconnaitre que oui, Sade – la chanteuse, le groupe – fait parti des plus grands, ce, n’en déplaise à celles et ceux qui estiment, encore aujourd’hui, que les années 80 ont été une purge pour la musique – ce qui est on ne peut plus faux, surtout en comparaison de notre époque – ainsi que ceux qui ne jurent que par le rock. Après tout, avec Sade, nous sommes à mille lieux du rock si conventionnel… du jazz, de la soul, une pop sophistiqué ? Oui, un peut de tout cela à la fois, un mélange des genres aux multiples inspirations dont l’une des plus évidentes, finalement, serait Roxy Music. Et à cette ambiance qui flirte allègrement avec les années 50 et qui n’a rien perdu de sa force aujourd’hui, il y a cette voix, magnifique, celle d’une déesse car oui, la belle Sade Adu fut – et est encore, même s’il elle se fait trop rare depuis longtemps – une véritable déesse de la musique, une chanteuse comme on en fait peu et qui sait nous transporter dans des univers musicaux qui nous touchent au plus profond de l’âme. Alors, oui, vous comprenez mon enthousiasme pour ce premier album de Sade, cet opus si parfait et qui comporte quasiment que de grandes chansons : Your Love Is King, Hang On to Your Love, When Am I Going to Make a Living, Cherry Pie, Sally et Why Can't We Live Together étant les exemples les plus évidents de cela et Smooth Operator, évidement, méritant presque une critique à lui tout seul… Bref, d’entrée de jeu, Sade s’imposait avec ce Diamond Life magistral et qui connu un succès phénoménal dans le monde – moins en France car les critiques, ici, n’appréciaient guère cette chanteuse qu’ils ne voyaient que comme une ancienne mannequin – quand à la suite, eh bien, là aussi, elle démontrerait que le groupe en avait encore sous le coude, mais bon, il sera toujours temps de vous en parler en temps venu…
 

Points Positifs
 :
- Un album magistral, quasiment parfait de bout en bout et qui impose, d’entrée de jeu, Sade – la groupe – comme étant un des meilleurs des années 80. Il faut dire qu’il est rare, pour un groupe, un artiste, de faire aussi bien avec un premier opus, or, ici, force est de constater que c’est le cas, ce qui est plus que notable.
- Bien évidement, que serait Sade sans sa chanteuse ? D’ailleurs, le groupe se nomme comme elle, ce qui veut tout dire. Possédant une voix rare, capable de chanter un peu n’importe quoi et excellent, naturellement, dans ce style qui flirte allègrement avec le jazz et la soul, Sade Adu fait montre, dès ce premier album, de son immense talent.
- Si Smooth Operator est un hit intemporel et le gros morceau de ce premier opus, le reste n’est pas mal non plus et Your Love Is King, Hang On to Your Love, When Am I Going to Make a Living, Cherry Pie, Sally et Why Can't We Live Together sont de superbes chansons. Quand aux titres que je n’ai pas cités, disons que, eux aussi méritent le détour…
- Jazz, de la soul, une pop sophistiqué mais, surtout, un formidable mélange des genres qui n’a rien perdu de sa force, malgré les quatre décennies écoulées.
- Une pochette simple mais néanmoins efficace.
 
Points Négatifs :
- Bon, là, à moins d’être totalement allergique au style musical de cet album ou d’être un fan obtus d’un genre précis et de détester les autres – bref, d’être un sacré intégriste – je ne vois pas ce que l’on peut trouver comme défauts à Diamond Life !?
 
Ma note : 9/10

SPIDER-MAN – INTO THE SPIDER-VERSE


SPIDER-MAN – INTO THE SPIDER-VERSE
 
Miles Morales est un adolescent vivant à Brooklyn, admirant Spider-Man comme de nombreux habitants de New York. Brillant étudiant, il vient de rejoindre la prestigieuse Visions Academy, où il ne sent pas vraiment à l'aise, mais est soumis à la pression de son père, Jefferson Davis, un policier qui voit d'un mauvais œil les actions de Spider-Man. Miles peut compter sur le soutien de son oncle, Aaron Davis, qui l'emmène dans une station de métro abandonnée, afin que Miles puisse y peindre des graffitis, où l'adolescent est mordu par une araignée radioactive. Le lendemain, ses pouvoirs d'araignée se manifestent. Il revient à la station et assiste à un combat entre Spider-Man et plusieurs de ses ennemis tandis que le Caïd lance l'activation d'un portail interdimensionnel via un Synchrotron. Spider-Man surprend Miles et comprend grâce à son sens d'araignée qu'il partage ses pouvoirs, mais doit d'abord désactiver le portail. Le Bouffon Vert pousse Spider-Man dans le portail, provoquant une explosion qui laisse le héros gravement blessé. Il donne à Miles une clé USB pour désactiver le collisionneur, avant d'être retrouvé et tué par le Caïd devant Miles, qui doit fuir.
 

Spider-Man – Into the Spider-Verse
Réalisation : Peter Ramsey, Bob Persichetti, Rodney Rothman
Scénario : Phil Lord, Rodney Rothman
Musique : Daniel Pemberton
Production : Columbia Pictures, Marvel Entertainment, Sony Pictures Animation
Genre : Animation, Super-Héros
Titre en vo : Spider-Man – Into the Spider-Verse
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 12 décembre 2018
Durée : 117 mn
 
Casting :
Shameik Moore : Miles Morales / Spider-Man
Jake Johnson : Peter B. Parker / Spider-Man
Hailee Steinfeld : Gwen Stacy / Spider-Gwen, la meilleure amie de Miles
Mahershala Ali : Aaron Davis / le Rôdeur, l'oncle de Miles
Brian Tyree Henry : Jefferson Davis, le père de Miles
Lily Tomlin : May Parker, la tante de Peter
Luna Lauren Velez : Rio Morales, la mère de Miles
Zoë Kravitz : Mary Jane Watson
John Mulaney : Peter Porker / Spider-Ham
Kimiko Glenn : Peni Parker / SP//Dr
Nicolas Cage : Spider-Man Noir
Kathryn Hahn : Dr Olivia « Liv » Octavius / Dr Octopus
Liev Schreiber : Wilson Fisk, le Caïd
Chris Pine : Peter Parker / Spider-Man du même univers que Miles
Natalie Morales : Miss Calleros, la prof de Miles
Jorma Taccone : Norman Osborn / le Bouffon vert
Joaquín Cosío : Mac Gargan / le Scorpion
Marvin « Krondon » Jones III : Tombstone
Lake Bell : Vanessa Fisk
Post Malone : un passant dans Brooklyn
Stan Lee : Stan, l'homme qui vend un costume de Spider-Man à Miles et quand il marche sur Miles et Peter B. Parker lorsqu'ils sont allongés dans les rues de New York
Oscar Isaac : Miguel O'Hara / Spider-Man 2099
Greta Lee : Lyla, la jeune I.A. qui aide Spider-Man 2099 à retourner en 1967
Cliff Robertson : Ben Parker, l'oncle de Peter Parker (du même univers que Miles)
 
Mon avis :
 Alors là, celui-là, j’étais persuader de ne jamais vous en parler puisqu’il était évidant, plus qu’évidant, même, que jamais je ne le regarderais ! Bon, vous l’avez compris, finalement, je l’ai vu de film d’animation, Spider-Man – Into the Spider-Verse, sinon, je ne serais pas là à écrire cette critique et vous à la lire, mais avant d’aller plus loin, avant de vous dire ce que j’ai penser de celui-ci, une petite explication s’impose… Bon, ce n’est pas une surprise pour celles et ceux qui me connaissent bien : je déteste les films de super-héros – d’ailleurs, depuis que ce blog existe, rares ont été ceux qui ont eu droit à leurs critiques sur ce blog. Et, dans le lot, disons que Marvel est l’exemple même de tout ce que je déteste dans le genre superhéroique avec leurs films à grand spectacle, principalement calibrés pour le grand public, leur humour à deux balles qui ne plaira qu’a des décérébrés et le fait que ces longs métrages nuisent grandement au matériau original, c’est-à-dire les comics eux-mêmes qui, obligés de coller à l’actualité cinématographique, n’ont plus aucune marche de manœuvre scénaristique – et après, on se demande pourquoi j’ai abandonner les comics Marvel depuis longtemps… Bref, ceci étant dit, il était logique qu’un film d’animation sur Spider-Man, qui plus est, avec Miles Morales – le petit nouveau issu de l’univers Ultimate et qui a pris de l’importance chez Marvel depuis quelques années – ne m’intéressait pas le moins du monde. Et puis, étant obligé, pour raisons professionnelles, de passer la nuit à mon boulot et ayant quelques heures devant moi avant de pouvoir prendre le premier train pour rentrer chez moi, l’occasion s’est présentée de voir ce dessin animée et, sans grand enthousiasme, je me suis dit que, au pire, il allait me permettre de passer le temps que je trouvais de plus en plus long… Et là, ce fut la surprise, la grosse, que dis-je, la très grosse surprise ! Car oui, mille fois oui, je l’ai bien aimé ce Spider-Man – Into the Spider-Verse ! Oh, certes, pas au point de sauter au plafond ou de crier sur tous les toits que je suis tomber sur un chef d’œuvre, loin de là : c’est un film d’animation banal, parfaitement calibré pour un public amateur de super-slips et qui ne jurent que par Marvel, sans surprise mais qui n’en reste pas moins, dans son genre, terriblement efficace et, surtout, nettement plus intéressant que les gros films de la firme. Ainsi, là où ces derniers sont pompeux, tape à l’œil, grandiloquents au point de tomber dans le ridicule, Spider-Man – Into the Spider-Verse est juste un agréable divertissement, sans la moindre prise de tête mais qui réussit, lui, parfaitement son pari, rappelant au passage que les comics de super-slips, à la base, c’était juste un truc sympa qui nous faisait rêver lorsque l’on était adolescent et pas la grosse baudruche imbuvable que c’est devenu depuis que Marvel nous pond plusieurs longs métrages par an. Et, justement, qui est le super-slip le plus cool de chez Marvel ? Spider-Man bien sur, cet éternel looser devant l’éternel auquel il était si facile de s’identifier lorsque l’on était gamin. Et comme Peter Parker est devenu depuis longtemps, lui aussi, franchement chiant – il a vieillit, il s’est marié, a dévoilé son identité secrète, a pactiser avec Méphisto pour sauver sa vieille tante au détriment de son mariage, est devenu chef d’entreprise, etc. – le choix de Miles Morales, un ado, est plutôt judicieux, ne serais-ce que pour retrouver une certaine légèreté d’antan qui apporte un plus indéniable à ce film. Alors, si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête et si vous êtes plutôt nostalgique d’une certaine simplicité d’antan, Spider-Man – Into the Spider-Verse est fait pour vous : c’est agréable au possible, plutôt drôle par moments sans tomber dans le grand n’importe quoi, superbement réalisé et, ne serais-ce que pour le plaisir de suivre toutes ces versions de Spider-Man qui se bousculent dans ce film, je pense que le jeu en vaut la chandelle. Une bonne surprise, donc, que ce film d’animation qui me fait même dire que je serais probablement attentif à ses deux suites qui sont déjà prévues. Après tout, si c’est aussi bon, pourquoi s’en priver !?
 

Points Positifs
 :
- Même si Spider-Man – Into the Spider-Verse n’est absolument pas un chef d’œuvre, cela serait exagérer que d’affirmer une telle chose, il n’en reste pas moins un excellent film d’animation qui vous fera passer un très bon moment, pour peu, bien entendu, que vous soyez un amateur du genre.
- Le style d’animation est une des grandes forces de ce film : proche du média BD, sachant user fort habilement d’éléments BD, on a presque l’impression, en regardant ce Spider-Man – Into the Spider-Verse, d’être devant un comics animé. De plus, qualitativement parlant, c’est un pur régal. Bref, il n’y a pas que le style Pixar dans la vie et, franchement, c’est une bonne nouvelle !
- Le choix de Miles Morales est plutôt judicieux puisque, comme chacun sait, Spider-Man n’a jamais été aussi bon que lorsqu’il était plus jeune, plus naïf, plus paumé. Bref, qu’il était un personnage sympa, limite looser mais auquel les jeunes pouvaient s’identifier.
- Un casting haut en couleur et, dans le lot de tous ces Spider-Man qui apparaissent à l’écran, ma préférence va, naturellement, vers le quadra vieillissant, bedonnant et grand looser devant l’éternel.
- Une intrigue plutôt basique – il y a plusieurs versions de Spider-Man qui essayent de contrer le Caid tout en souhaitant rentrer dans leurs dimensions respectives – m’ai qui n’en reste pas moins efficace et, ma foi, plutôt prenante.
 
Points Négatifs :
- Bon, c’est sympathique, certes, mais nous sommes à mille lieux de ce que l’on peut appeler un chef d’œuvre et il faut reconnaitre que ce film ne révolutionnera aucunement le genre.
- Cela reste un film destiné à un public plutôt jeune et, production américaine oblige, on n’échappe pas aux traditionnels tics du genre comme un humour parfois inutile, quelques étales de bons sentiments malvenus, etc.
- Naturellement, si vous détestez les comics, les super-slips, Marvel et Spider-Man, vous pouvez passer votre chemin !
- Hélas, il fallait se coltiner – comme c’est l’habitude dans les films Marvel – le père Stan Lee et comme je ne l’ai jamais aimé celui-là…
 
Ma note : 7,5/10