samedi 14 avril 2018

ALPHA – DIRECTIONS


ALPHA – DIRECTIONS

Dans ce livre d’une folle ambition, l’auteur allemand, Jens Harder, se penche sur les origines du monde. S’appuyant sur une synthèse des connaissances les plus actuelles dans tous les domaines du savoir, il raconte l’histoire de la vie depuis le Big Bang jusqu’à l’émergence des premières civilisations humaines. Passionné depuis le jeune âge par la nature et toutes les formes de vie, Harder donne à voir toutes les procédures et les ruses de l’Evolution : variation, mutation, symbiose, combinaison, convergence, adaptation, etc. Il se plaît à confronter le savoir contemporain avec les croyances et représentations des époques antérieures, souvent naïves ou fantastiques, telles que l’iconographie en porte témoignage. Œuvre d’utilité publique à l’heure où les théories darwiniennes sont remises en cause par un nouvel obscurantisme, cet ouvrage de vulgarisation scientifique, tout en démontrant l’extraordinaire valeur pédagogique de la bande dessinée, s’impose aussi comme une somme artistique impressionnante.


Alpha – Directions
Scénario : Jens Harder
Dessins : Jens Harder
Couleurs : Jens Harder
Couverture : Jens Harder
Editeur : Actes Sud
Genre : Science
Pays d’origine : Allemagne, France
Langue d’origine : français
Parution : 19 janvier 2009
Nombre de pages : 356

Mon avis : S’il m’aura fallut bien des années avant de me lancer, enfin, dans la lecture de cette merveille qu’est Alpha – Directions, œuvre pour le moins singulière et inclassable de l’allemand Jens Harder – après tout, elle est paru en 2009 et nous sommes en 2018 alors que, depuis le départ, j’avais prévu de me la procurer – on pourra dire, sans la moindre exagération, que le jeu en aura valut la chandelle. Il faut dire qu’ici, la messe était dite d’entrée de jeu et que ce fut sans la moindre surprise que je n’ai pas été déçu le moins du monde, bien au contraire. Alpha – Directions, une œuvre conforme a mes attentes ? Oui, sans nul doute, et ce, alors que celles-ci étaient très élevés mais bon, pour une fois qu’un résultat est a la hauteur de mes espérances, je ne vais pas m’en plaindre. Pourtant, malgré le fait, indéniable, que nous avons a faire ici a ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre – sans discussions possibles – il me semble évidant de rappeler que Alpha – Directions n’est peut-être pas destiné au grand public dans le sens le plus large possible. Cela est fort dommage d’ailleurs car je pense ne pas me tromper en affirmant que l’œuvre de Jens Harder est tout simplement parfaite pour ceux et celles qui souhaiteraient en connaitre davantage sur la création de l’univers, de notre planète, sur l’apparition de la vie et son évolution au fil des éons, ce, d’une manière franchement plus ludique qu’en lisant un ouvrage spécialisé. Mais bon, ne nous voilons pas la face, si Alpha – Directions apportera son lot de connaissances a beaucoup, nombreux seront ceux qui n’oseront guère franchir le cap et tenter l’expérience ; cela est dommage, j’en conviens… Pourtant, quelle merveille que cet album : pour son coté instructif, principalement, qui m’a rappeler, tout au long, certaines de mes lectures d’enfance – et qu’est ce que j’aurais aimé posséder une telle œuvre a l’époque – pour ses illustrations qui, en s’inspirant, pour la plupart, d’œuvres existantes, parsèment cet ouvrage, pour ce découpage audacieux, ces très nombreux clins d’œil et références religieuses, sans oublier, bien entendu, une coloration assez simple mais néanmoins efficace. Bref, un sans fautes et une flopée de qualités digne des plus grands chefs d’œuvres pour cet Alpha – Directions, indéniablement, un ouvrage que l’on ne peut pas qualifier uniquement de simple bande dessinée, loin de là. Après, il est clair que ce n’est pas le genre de bouquins a mettre entre toutes les mains mais, quelque part, si cela est plutôt dommage, est-ce vraiment important, ceux qui tenteront l’expérience, eux, seront aux anges, ce, avant de se plonger dans la suite, c’est-à-dire, la première partie d’un certain Beta – Civilisations qui s’intéressera, lui, aux débuts de l’histoire de l’humanité…


Points Positifs :
- Sans la moindre surprise, Alpha – Directions est un pur chef d’œuvre, un truc énorme, monumental, stupéfiant même et terriblement instructif. Le travail en amont de la part de Jens Harder a dut être important mais quand on voit le résultat final, on ne peut que s’incliner devant celui-ci.
- L’histoire des débuts de l’Univers jusqu’à l’apparition de l’Homme résumé en presque 400 pages… cela peut paraitre peu mais en fait, le résumé – car comment ne pas faire un résumé – n’en est pas moins complet et, surtout, fort instructif, ce, que vous soyez un familier de la préhistoire ou un parfait néophyte.
- Alpha – Directions n’est pas vraiment une bande dessinée dans le sens premier du terme, cependant, cela se lit plus ou moins de la même manière sauf qu’ici, ce ne sont pas les textes qui priment mais les illustrations, très nombreuses, certaines étant originales et d’autres, plus nombreuses, s’inspirant de tableaux, de sculptures, de dessins, etc.
- L’auteur met souvent en parallèle le déroulement de la création de l’univers ou de l’évolution de la vie avec des illustrations religieuses diverses, voir même, en certaines occasions, avec d’autres qui s’inspirent d’œuvres de la culture populaire. Le résultat, fait de manière intelligente, est bigrement efficace.
- Une colorisation plutôt basique – chaque ère géologique possède sa couleur – mais qui apporte un plus indéniable a l’ensemble.
- La couverture est simple mais efficace.

Points Négatifs :
- Malheureusement, malgré le fait que Alpha – Directions est une œuvre parfaite pour les néophytes, je pense qu’elle n’en reste pas moins pas évidente d’accès pour un certain public. Cela n’est pas un défaut a proprement parler, certes, mais il ressort tout de même un coté élitiste de cet album qui en fera fuir plus d’un. Dommage, ils ne savent pas ce qu’ils ratent…

Ma note : 9/10

vendredi 13 avril 2018

BLACK TIE WHITE NOISE


BLACK TIE WHITE NOISE

David Bowie

1 - The Wedding (David Bowie) 5:04
2 - You've Been Around (Bowie, Reeves Gabrels) 4:45
3 - I Feel Free (Jack Bruce, Pete Brown) 4:52
4 - Black Tie White Noise (David Bowie) 4:52
5 - Jump They Say (David Bowie) 4:22
6 - Nite Flights (Scott Walker) 4:30
7 - Pallas Athena (David Bowie) 4:40
8 - Miracle Goodnight (David Bowie) 4:14
9 - Don't Let Me Down & Down (Tahra Mint Hembara, Martine Valmont) 4:55
10 - Looking for Lester (David Bowie) 5:36
11 - I Know It's Gonna Happen Someday (Morrissey, Mark Nevin) 4:14
12 - The Wedding Song (David Bowie) 4:29


Black Tie White Noise
Musicien : David Bowie
Parution : 5 avril 1993
Enregistré : juin – septembre 1992
Durée : 58:34
Genre : Blue-Eyed Soul, Rock
Producteur : Nile Rodgers, David Bowie
Label : Savage Records

Musiciens :
David Bowie : chant, guitare, saxophone, Dog alto
Nile Rodgers : guitare
Pugi Bell : batterie
Sterling Campbell : batterie
Barry Campbell : basse
Richard Hilton : claviers
John Regan : basse
Michael Reisman : harpe, carillon tubulaire
Dave Richards : claviers
Philippe Saisse : claviers
Richard Tee : claviers
Gerado Velez : percussions
Fonzi Thorton, Tawatha Agee, Curtis King, Jr., Dennis Collins, Brenda White-King, Maryl Epps : chœurs
Al B. Sure : chant sur Black Tie White Noise
Fonzi Thorton, Tawatha Agee, Curtis King, Jr., Dennis Collins, Brenda White-King, Maryl Epps, Frank Simms, George Simms, David Spinner, Lamya Al-Mughiery, Connie Petruk, Nile Rodgers : chœurs sur I Know It's Gonna Happen Someday
Mick Ronson : guitare sur I Feel Free
Lester Bowie : trompette sur You've Been Around, Jump They Say, Pallas Athena, Don't Let Me Down & Down, Looking For Lester
Mike Garson : piano sur Looking for Lester
Reeves Gabrels : guitare sur You've Been Around

Mon avis : On ne va pas s’en cacher, les années 80 furent tout bonnement une longue, que dis-je, une très longue traversée du désert pour David Bowie… Ainsi, entre Let’s Dance, paru en 1983 et qui apporta le succès monétaire au Mince Duc Blanc – a défaut de l’artistique qu’il possédait depuis longtemps – et ce Black Tie White Noise qui nous préoccupe aujourd’hui, ce furent dix longues années d’errances artistiques et de déceptions qui se succédaient a d’autres déceptions pour les fans de celui qui, mine de rien, restera a jamais comme l’un des artistes les plus importants de la fin du vingtième siècle. Bien évidement, Bowie ne fut pas le seul a connaitre un terrible passage a vide au cours des années 80 et même un certain Neil Young ne s’en sortit guère mieux – pour donner un exemple équivalant d’un artiste qui sut par la suite rebondir de fort belle manière – et il fallut donc patienter jusqu’à la désormais lointaine année 1993, un mariage avec Iman et des retrouvailles avec un certain Nile Rodgers pour que, enfin, Bowie sorte de sa torpeur et nous propose un opus qui, a défaut d’être génial, nous laisse entrevoir qu’une renaissance artistique était possible. Et d’ailleurs, ce fut bel et bien le cas par la suite avec, deux années plus tard, un certain Outside où, en compagnie de Brian Eno – autre revenant dans la galaxie Bowie – notre Major Tom prouvait de fort belle manière qu’il était de retour, et ce, jusqu’au bout. Mais pour en revenir a Black Tie White Noise, il est évidant, avec du recul, que cet album n’est pas un grand cru et que, malgré toutes les bonnes volontés du monde, celui-ci apparait comme étant beaucoup trop moyen pour qu’on puisse occulter ses défauts. Cependant, ici, Bowie, comme revigoré par son mariage et fort bien entouré, replongeait avec plaisir dans un art qu’il aurait parfaitement put abandonner alors – certains le pensaient a l’époque – et si le résultat final n’est pas parfait, il semble évidant qu’entre certains morceaux qui sortent indéniablement du lot – Black Tie White Noise, Jump They Say, Miracle Goodnight, un Looking for Lester terriblement jazz et un Pallas Athena qui annonce Outside – et une cohérence musicale qu’on n’espérait plus, on obtient, au final, un album certes loin des meilleurs que David Bowie avait put – ou aura put par la suite – nous offrir mais qui annonçait, indéniablement, qu’il n’était pas encore finit. Et c’était cela le principal…


Points Positifs :
- L’album que l’on n’espérait plus, celui qui fut alors une fort belle surprise et qui nous prouvait que Bowie n’était pas mort artistiquement parlant, et ce, après une décennie entière de désillusions. Rien que pour cela, Black Tie White Noise mérite que l’on s’y attarde et qu’on le voie d’un autre œil.
- Entouré par tout un tas de pointures comme Nile Rodgers, le grand Lester Bowie, Reeves Gabrels et avec le retour de vieilles connaissances comme Mick Ronson et Mike Garson, Bowie retrouve une cohérence musicale qui lui avait échappé dans les albums précédents. Surtout que celui-ci passe d’une espèce de variété pathétique des années 80 a un subtil mélange entre musique blanche et noire sans oublier, une tonalité jazz qui apporte un plus indéniable a l’ensemble.
- Black Tie White Noise, Jump They Say, Miracle Goodnight, Looking for Lester, Pallas Athena ainsi que quelques belles reprises comme I Fell Free sortent indéniablement du lot.
- Lester Bowie, tout simplement a la hauteur et qui rehausse indéniablement l’ensemble.

Points Négatifs :
- Même si Black Tie White Noise annonce un renouveau artistique auquel plus personne ne croyait a l’époque, il est clair que cet album reste encore trop moyen et que le meilleur, Outside et Earthling, reste à venir…
- Si certains titres sortent bel et bien du lot, il est clair qu’il manque tout de même des grandes chansons à cet album et que, en dehors de Jump They Say, Bowie a déjà fait beaucoup mieux auparavant… ou par la suite.
- Ce n’est jamais bon signe lorsqu’il y a trop de reprises dans un album et, dans celui-ci, Bowie nous en pond quatre, ce qui est beaucoup et dénote, tout de même, un manque d’inspiration.
- Une production de Nile Rodgers un peu trop lisse et sans la moindre prise de risque.

Ma note : 7/10

DE CAPE ET DE CROCS – JEAN SANS LUNE


DE CAPE ET DE CROCS – JEAN SANS LUNE

Deux fiers bretteurs – l'un loup, l'autre renard – découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... ... Où l'on verra nos inséparables gentilshommes loup et renard, Messieurs de Maupertuis et Villalobos, percer enfin le secret des îles Tangerines et de ses hôtes très mystérieux ; ou bien affronter le fort lunatique prince Jean ; et encore élaborer d'improbables machines avec l'aide du savant Bombastus ; et aussi retrouver l'ombrageux Raïs Kader, l'infâme Mendoza, le fourbe Cenile, la belle Séléné et le fougueux Eusèbe, avant d'embarquer, croyez-le, pour un fabuleux voyage...


De Cape et de Crocs – Jean sans Lune
Scénario : Alain Ayroles
Dessins : Jean-Luc Masbou
Couleurs : Jean-Luc Masbou
Couverture : Jean-Luc Masbou
Editeur : Delcourt
Genre : Cape et Épée, Aventure
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 septembre 2002
Nombre de pages : 48

Mon avis : Dans ma critique précédente de cette excellente bande dessinée qu’est De Cape et de Crocs, celle consacrée au quatrième volume de la saga, je vous signalais que celui-ci marquait un tournant dans la série, et je n’exagérais pas le moins du monde. En effet, désormais, l’on rentre de plein pied dans le vif du sujet avec l’arrivée des Sélénites, la chasse au trésor imaginaire, prétexte de départ au voyage de nos héros (et de leurs nombreux adversaires) pour les îles Tangerines, est oublié, tout un tas de nouveaux personnages font leur apparition tandis que l’humour, omniprésent depuis les débuts de la saga va se faire plus rare au fil des album, la série prenant, au fil du temps, des accents plus « sérieux », plus sombres voir carrément dramatiques en certaines occasions. Mais pour le moment, Jean sans Lune, cinquième tome de la saga, est un volume charnière par excellence puisqu’il marque une frontière parfaite entre les débuts, une chasse au trésor comique (pour faire court), et la suite, qui se déroule sur la Lune, avec d’autres enjeux et où l’on rigolera un peu moins. Pour le moment, nos héros sont donc confrontés à ces fameux Sélénites et à l’inquiétant Prince Jean (dont le « sans Lune » fait naturellement penser à Jean sans Terre qu’il est inutile de présenter), personnage caractériel et imbu de sa personne comme il sied à un personnage de haut rang en exil sur Terre. Bien évidemment, le lecteur comprend rapidement que ce départ forcé du satellite lunaire, du Prince et de sa cour, malgré les démenties de ceux-ci, se justifiait, et que les Sélénites sont loin d’être des enfants de cœur, malgré leurs airs affables et civilisés. Je vous disais un peu plus haut que l’humour sera moins présent désormais mais rassurez vous, celui-ci n’a pas entièrement disparu (bien heureusement), et la scène du souper princier, même si elle finit mal, n’en est pas dépourvue, de même, les relations entre personnages sont toujours aussi croustillantes, en particulier la relation d’amour plutôt sanguine entre Don Lope et Hermine, qui prend une nouvelle tournure avec l’arrivée de la belle mais inquiétante Mademoiselle, la sœur du Prince Jean, qui vient mettre un peu plus de piment dans une relation déjà compliquée. Révélations en série, action, de nouveaux « vilains », retour du terrifiant Capitan Mendoza, rebondissements et, finalement, départ pour la Lune, ce cinquième tome, même si désormais, l’intrigue part sur des sentiers bien différents reste dans la même veine que ses prédécesseurs est toujours aussi bon et vous fera passer un fort agréable moment. Décidément, cette sympathique série est une belle petite réussite.


Points Positifs :
- Le tournant majeur dans la saga. En effet, avec l’arrivée des Sélénites, celle-ci prend une toute autre direction et il faut mettre de coté la chasse au trésor des débuts qui n’était qu’un leurre pour d’autres cieux, plus précisément, lunaires comme on s’en rend compte dans les dernières pages.
- La découverte des Sélénites, peuple mystérieux et exilé sur les îles Tangerines depuis 20 ans. Bien évidement, on se doute bien, au vu de la personnalité du sieur Prince Jean que cet exil n’était pas anodin.
- Le plaisir de retrouver nos personnages préférés, toujours égaux a eux-mêmes, mais aussi quelques nouvelles têtes qui promettent beaucoup : le Prince Jean, bien sur, ainsi que la mystérieuse et dangereuse Mademoiselle.
- Le lecteur peut être surpris, au début, par la tournure prise par les événements mais il apparait que, scénaristiquement, c’est plutôt bien trouvé et non seulement l’effet de surprise fonctionne mais en plus, cela nous laisse entrevoir tout un tas de possibilités par la suite.
- Pour ce qui est des dessins, Jean-Luc Masbou livre une fois de plus une prestation superbe !
- Une fois de plus, les nombreuses références qui parsèment ces pages – la cour du Prince Jean renvoyant bien entendu a celle de Louis XIV.

Points Négatifs :
- Un humour un poil moins présent qu’aux débuts de la série, même si, il faut le reconnaitre, quelques scènes méritent le détour.
- On est un peu le cul entre deux chaises dans ce tome : les deux premiers tiers sont très liés au volume précédant quand au dernier, eh bien, disons que cela parle beaucoup et que l’on n’attend qu’une chose, qu’ils se décident a partir pour la Lune !
- Comme je le dis à chaque fois, sans une belle connaissance culturelle et historique, le lecteur lambda risque de passer a coté de pas mal de références.

Ma note : 8/10

DEADLY CLASS – THIS IS NOT THE END


DEADLY CLASS – THIS IS NOT THE END

Durant les épreuves finales de première année, les élèves de King’s Dominion ont dû faire un choix : vivre ou mourir. À peine remise du coup qu’elle a porté à son ami Marcus, Saya se retrouve de nouveau au milieu d’étudiants tous plus avides les uns que les autres, déterminés à grimper jusqu’au sommet du crime. Saya est alors contrainte par Maître Lin de prendre une nouvelle filleule sous son aile. Elle rencontre ainsi Zenzele et son groupe d’amis : l’Indien asocial Tosahwi, le vietnamo-américain Quan ainsi qu’Helmut, un fondu de métal tout droit venu d’Allemagne de l’Est. Mais tandis qu’ils étaient sortis boire un verre, cette petite bande se retrouve attaquée par des Yakuzas envoyés par le frère de Saya, un seigneur du crime japonais qui ne semble pas porter sa sœur dans son cœur. Et alors que les élèves de King’s Dominion prennent la fuite, le jeune Quan fait mine d’aider la deuxième année, qui vient de trébucher, avant de lui asséner un coup de lame en plein ventre… En parallèle, on retrouve Maria dans le Nevada… Détenue par la famille de son ex-petit ami, elle est soumise à une torture physique constante. Mais un mystérieux bienfaiteur vient mettre fin à ses souffrances et l’aide à sortir de cet enfer… Marcus !


Deadly Class – This is not the End
Scénario : Rick Remender
Dessins : Wes Craig
Encrage : Wes Craig
Couleurs : Jordan Boyd
Couverture : Wes Craig
Genre : Action
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Deadly Class – This is not the End
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 26 décembre 2017
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 23 mars 2018
Nombre de pages : 136

Liste des épisodes
Deadly Class 27-31

Mon avis : Parmi les nombreuses œuvres du sieur Rick Remender, il est indéniable que Deadly Class est ma préférée. Il faut dire que depuis que j’ai découvert ce comics, il y a de cela sensiblement deux ans, j’attends toujours avec impatience la suite des mésaventures de cette bande d’élèves d’une école d’assassins aux faux airs de l’école pour jeunes surdoués du professeur Xavier chez les X-Men. Le résultat, a chaque fois, ne me déçois pas et force est de constater que ce sixième volume de Deadly Class a été, comme ses prédécesseurs, parfaitement conforme a tout le bien que je pense de cette série depuis ses débuts, c’est-à-dire, tout bonnement proche de l’excellence. Pourtant, cela fait longtemps, désormais, que l’effet de surprise des débuts est passé, de même, suite aux événement qui ont eu lieu dans le quatrième tome, c’est-à-dire, ou une bonne partie du casting est passé de vie a trépas, on aurait put craindre que le renouvèlement de celui-ci, dans le cinquième tome, ne soit pas a la hauteur – il est toujours difficile de se séparer de tout un tas de protagonistes majeurs en cours de route et de devoir faire la connaissance de nouvelle têtes. Or, de manière pour le moins surprenante, non seulement Rick Remender a sut tirer son épingle du jeu avec ses nouveaux personnages mais en plus, ces derniers ont tellement été bien mis en avant que l’on a finit par ne plus vraiment regretter certains des anciens. Bien entendu, la conclusion de l’album précédent nous laissait avec une sacrée révélation quand au fait que Marcus et Maria étaient en vie et c’est tout naturellement qu’on les retrouve dans ce sixième tome où, fatalement, ils finiront par rencontrer les petits nouveaux. Le mélange entre anciens et nouveaux fonctionne plutôt bien et, au final, personne ne se démarque vraiment du lot, chaque personnage ayant droit a sa place, ce qui, ma foi, est une fort bonne chose. Pour finir, en parallèle de tout cela – mais pas tant que ça – on suit également le sort de Saya, enlevée par sa famille et dont on découvre enfin son passé, passé qui, comme on pouvait s’en douter, est bien difficile. Bref, une fois de plus, Deadly Class nous revient en bonne forme et reste toujours autant aditif ; vivement la suite !


Points Positifs :
- Remender continu à mettre en avant ses nouveaux protagonistes mais jamais au détriment des anciens et c’est justement l’une des grande force de cet album où ce mélange entre anciens et nouveaux fonctionne a merveille, y compris lorsque tout ce petit monde finit par se rencontrer.
- Le passé de Saya nous est enfin révélé !
- Le plaisir de retrouver Marcus et, surtout, Maria que l’on croyait morte depuis pas mal de temps.
- Une fois de plus, les fans de Wes Craig seront aux anges car même si son style est particulier, il sort de la norme et est franchement plaisant.
- Une nouvelle fois, les nombreuses références aux années 80, surtout musicales.

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, c’est peut-être un ton en-deçà des volumes précédents. Il faut dire que si la série reste de très bonne qualité, réussir à la maintenir à un niveau proche de l’excellence est quasiment impossible.
- Comme je le dis a chaque fois, Wes Craig possède un style pour le moins clivant, c’est-à-dire que soit on adore, soit on… déteste.

Ma note : 8/10

mercredi 11 avril 2018

L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 24


L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 24

Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan colossal… De retour auprès des siens, Reiner se remémore les événements qui l'ont mené à devenir le Titan Cuirassé et à participer à la mission sur l'île du Paradis. Il se souvient également des événements qui les ont poussés, lui et ses compagnons, à détruire le Mur Maria.


L’attaque des Titans – Tome 24
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol. 24
Parution en vo : 08 décembre 2017
Parution en vf : 04 avril 2018
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 192

Mon avis : Depuis le tome précédent, il est clair que le sieur Hajime Isayama aura surpris bien des fans de L’attaque des Titans, car bon, comment dire, outre le saut narratif dans le temps et cette avancée de quatre années, ce qui aura le plus marquer les esprits, c’est que l’auteur a totalement mis de coté nos héros pour s’intéresser au reste du monde, pas si vide que cela par ailleurs, tout en profitant, au passage, pour nous asséner maintes révélations sur la mission de Reiner, Annie et Berthold. D’ailleurs, celle-ci est au cœur de ce vingt-quatrième volume de la saga et le lecteur, qui, jusque là, n’avait que quelques indices disséminées ici et là au fil des albums par le biais de quelques flashbacks connait enfin tout sur cette fameuse mission, pour quelle raison, ces jeunes enfants, alors, avaient été envoyés sur l’île du Paradis et comment ils avaient finis, afin de remplir leur mission, de s’engager au sein de l’armée. Ces révélations sont franchement passionnantes et la mise en parallèle avec les événements que l’on avait connus dans les premiers volumes rappellent aux lecteurs bien des souvenir tout en expliquant bien des choses. Pour ce qui est des protagonistes de ce volume, il est indéniable que Reiner éclipse de fort belle manière tous les autres : personnage oh combien complexe, il le devient encore plus dans ce vingt-quatrième volume, en tous cas, bien davantage que les petits nouveaux, sympathiques mais loin de marquer les esprits, il faut le reconnaitre. Et tandis que l’on en apprend encore un peu plus sur les individus qui tirent les ficelles de tout ce petit monde, le final, a la fois surprenant et prévisible, met face a face Reiner a… Eren ! Un Eren plus âgé, qui a bien changé et dont la présence en plein territoire ennemi laisse présager bien des choses pour la suite…


Points Positifs :
- Décidément, cela fait quelques tomes que l’on ne cesse d’être asséner par de nombreuses révélations de la part de Hajime Isayama et ce volume ne déroge pas à la règle : ainsi, ici, toute la lumière est faite sur la mission de Reiner, Berthold et Annie sur l’île du Paradis, de leur arrivée dans celle-ci, de la chute du Mur Maria à leur engagement dans l’armée. La mise en parallèle avec les événements que l’on connaissait apporte un plus a l’ensemble.
- Reiner est la figure marquante de ce volume, et de très loin ! Cela faisait fort longtemps que le personnage, complexe, ne laissait pas les fans du manga indifférents, mais ici, avec les révélations qui sont faites et au vu de son état d’esprit actuel, il est clair qu’il est devenu l’un des protagonistes les plus marquants de l’histoire.
- D’autres révélations sont faites sur le passé des Titans et sur une certaine famille qui tire les ficelles de tous ces événements.
- Le final où Reiner retrouve un Eren bien plus âgé et fort différent de celui que l’on connaissait.

Points Négatifs :
- Ils sont bien sympathiques tous les petits nouveaux, je ne le nie pas, mais ils marquent moins les esprits que les anciens protagonistes de la saga. D’un autre coté, c’est un peu difficile d’arriver après les autres, surtout après tant de volumes et, sur ce point, je trouve que certains sans sortent plus ou moins bien.
- Mouais, je trouve que Hajime Isayama a déjà été plus inspiré que cela, coté dessins, ce qui ne ravira pas les nombreux détracteurs de son style.
- Si la couverture a un sens, je ne suis pas vraiment fan de celle-ci.

Ma note : 8/10
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