mardi 19 mai 2015

TOMB RAIDER


TOMB RAIDER

Lara Croft est une étudiante britannique de 21 ans. Elle part pour sa première expédition avec un groupe d'amis et collègues (Liam, Steph, Grim, Victor, Conrad Roth, Samantha Nishimura, Reyes, Dr. Whitman, Jonah et Alex) à bord de l’Endurance, un navire d'exploration moderne. Persuadée que le Royaume perdu de Yamatai, autrefois gouverné par la légendaire Reine solaire Himiko, se trouve quelque part dans le « Triangle du Dragon », une zone au sud du Japon connue pour ses violentes tempêtes, Lara convainc le capitaine du navire d'en prendre le cap. Mais pris dans une tempête, le bateau s'échoue sur une île où Lara est capturée par un homme fou qui la ligote dans la caverne qui lui sert de refuge. Lara se libère, provoquant l'effondrement de la caverne et la mort de son ravisseur. Seule, elle utilise les connaissances de survie en milieu naturel de son père et part à la recherche de ses amis. Sur son chemin, elle comprend que l'île est habitée par une communauté qui laisse de nombreux dessins sur les murs et qui pratique le sacrifice animal. Elle retrouve finalement son amie Samantha, accompagnée d'un homme, Mathias, qui se présente comme un ancien naufragé. Lara prend du repos auprès d'eux alors que Sam raconte la légende de Himiko, mais à son réveil, ils sont partis.


Tomb Raider
Éditeur : Square Enix
Développeur : Crystal Dynamics
Concepteur : Darrell Gallagher, Rhianna Pratchett
Date de sortie : 5 mars 2013
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3

Mon avis : Pour bon nombre d’amateurs de jeux vidéos, 1996 restera a jamais marquer par l’apparition d’un tout nouveau jeu, Tomb Raider, et d’une toute nouvelle héroïne, Lara Croft, aventurière sexy en diable et qui, profitant de la percée de la console de Sony dans le grand public, la fameuse Playstation, entra de plein pied dans la légende du petit monde vidéoludique. Depuis, et après bien des épisodes, certains réussis – a tout jamais, pour moi, le second opus de la saga – d’autres beaucoup moins, Lara Croft occupe toujours le devant de la scène et, vu le succès critique de ses dernières aventures, Tomb Raider, paru il y a deux ans et l’arrivée prochaine d’un nouvel épisode, nul ne doute que notre pilleuse de tombes préférée risque encore d’occuper le devant de la scène pour les années a venir. Quoi qu’il en soit, et après avoir replongé dans la saga avec un certain Underworld, jeu sympathique mais qui n’apportait pas grand-chose de nouveau a la légende, je ne pouvais faire l’impasse sur le dernier Tomb Raider en date, un soft bien différent de ses prédécesseurs, pour le meilleur, bien sur, mais pas seulement… Lorgnant carrément du coté de Uncharted qui, curieusement, a la base, s’était inspiré de… Tomb Raider pour le remettre au gout du jour, cet énième épisode des aventures de Lara Croft est ce que l’on appelle communément un reboot : faisant fi des épisodes précédents, les concepteurs de Crystal Dynamics réinventaient le passé de notre aventurière (rien de nouveau sous le soleil, le reboot est a la mode depuis quelques années y compris au cinéma ou dans la bande dessinée) pour nous offrir dans ce soft, sa toute nouvelle première aventure officielle – du moins, jusqu’à la prochaine. Du coup, c’est une Lara jeune que nous prenons en main et qui, suite à un naufrage sur une ile au large du Japon, va connaitre bien des péripéties, affronter moult dangers et souffrir encore et encore pour en échapper. Bien évidement, au fil de l’avancée du jeu, Lara va se fabriquer de nouvelles armes, gagner en expérience et, vers la fin, être plutôt costaud, bref, ressembler a l’aventurière que l’on connait depuis deux décennies, mais… mais là, vous me direz, quid de l’essence même d’un bon Tomb Raider, c’est-à-dire, l’exploration de temples anciens, les voyages autour du monde a la recherche de civilisations mythiques, les affrontements contre des créatures mythiques et, bien sur, les multiples pièges mortels a éviter ?! Eh ben, ici, mais vous l’avez sans doute deviner, il va falloir passer outre : comme je l’avais dit, ici, Lara tient davantage d’un Nathan Drake que de l’aventurière qu’elle fut toujours, du coup, vous passerez bien plus de temps a affronter des hordes d’ennemis humains qu’explorer une pyramide ou fuir un T-Rex. La chose déplaira sans nul doute aux puristes mais au moins, pour une fois, on peut dire que la saga a pris une direction complètement différente des épisodes précédents qui se contentaient de tourner en rond et d’user et abuser des mêmes vieilles ficelles. Bien entendu, on pourra me rétorquer que les concepteurs nous ont pondu un Uncharted et que pour l’originalité, on repassera, cependant, malgré ce constat indéniable et malgré mes craintes du départ, force est de constater que oui, mille fois oui, ce Tomb Raider est un sacré bon jeu, en tous cas, le meilleur épisode de la saga depuis… oh, le troisième opus quoi que celui-là sentait déjà le réchauffé… Bref, avec ce Tomb Raider, paru il y a deux ans déjà, il est indéniable que la saga a pris une toute nouvelle direction ; parfois déstabilisant, surtout au début, il n’en reste pas moins qu’en piochant des idées ici ou la, nous obtenons au final un jeu pour le moins excellent… après, vu qu’il est censé être le premier d’une nouvelle saga, j’espère juste que la suite renouera davantage avec le coté exploration qui aura fait la légende de la franchise, ça me décevrais vraiment que ce ne soit pas le cas…


Points Positifs :
- Cela faisait des années que les fans de Tomb Raider réclamaient du changement dans la saga, qu’ils souhaitaient ardemment que les concepteurs cessent de tourner en rond en abusant des mêmes vieilles ficelles et… ma foi, pour une fois, ils ont été entendus puisque cet épisode sort franchement du lot et lance la série dans une nouvelle direction.
- Si je dois comparer Underworld à ce nouvel épisode, il n’y a pas photo et pourtant, j’avais bien aimé le premier ; bref, le changement, c’est agréable quand il est réussi.
- Bien entendu, graphiquement, c’est une pure merveille et oui, Lara n’a jamais été aussi belle, les décors aussi magnifiques, les effets de lumière somptueux et tout ce que vous voulez… un plaisir pour nos yeux.
- On prend Lara Croft, on s’inspire (fortement) d’Uncharted, on reboot la série et on obtient… un sacré bon jeu !
- D’ailleurs, pour ce qui du reboot, en temps normal, je ne suis pas fan du procédé mais ici, il fonctionne plutôt bien.
- Le coté survivant poussé à l’extrême : elle en prend plein la gueule notre bonne vieille Lara ; euh, jeune sur ce coup là.
- Le tir a l’arc en pleine tête ! Hein, comment, je suis sadique ? Euh, un peu !

Points Négatifs :
- Il est indéniable que le coté exploration qui faisait toute la saveur de la saga manque cruellement ; idem pour les pièges mortels, les nombreux animaux que l’on affrontait, certains monstres, etc.
- C’est bien de s’inspirer de ce qui marche, certes, mais si c’est pour nous pondre le même gros défaut que dans Uncharted, c’est-à-dire, des phases où il faut se coltiner des dizaines et des dizaines d’adversaires qui nous canardent au point que cela en devient frustrant au bout d’un moment, mouais, bof…
- Les tombeaux secrets sont sympas mais pas assez nombreux et bien trop faciles.
- Les diverses mini-quêtes sont parfois amusantes mais bon, ça ne remplace pas une vrai citée en ruine avec ses chausses trappes mortelles !

Ma note : 8,5/10

DRAGON MAGAZINE N°3


DRAGON MAGAZINE N°3
Janvier/Février 1992

Au sommaire :
Alien
- Alien, le cauchemar révélé
- Roman : Bienvenue sur Achéron
- « Another Glorious Day in the Corps ! »
- Chassez l’Alien… et le Space Marine
Hobbits & Halflings
- Micro : Frodo
- BD : Bilbo
- Le point de vue du Halfling
Réalité Virtuelle
- De l’autre côté du miroir
Actualité
Ciné : Rocketeer
Jeu Micro : Bat 2
BD : Lorette et Harpie
Nouvelle : La Ballade de Droone
Figurines : A la pointe du pinceau
Preview : ciné, Vidéo, BD, bouquins, JDR
Cahier Technique
- Lâchez les Aliens dans votre Donjon
- L’Aventurier Halfling
- Les Dieux des Halflings
- Le Halfling Gardien
- L’écologie de la Mimique
- Le Dragon des Sables
- Conseil des Sages

Mon avis : Et ça continue encore et encore… en effet, après vous avoir parler, hier, de deux numéros de l’une des revues les plus cultes des rolistes au cours des années 90, je veux bien évidement parler de Dragon Magazine – voir les numéros zéro et un – voilà qu’aujourd’hui, je vous propose la critique d’un autre numéro, le troisième – oui, pour le deuxième, c’était il y a quelques jours déjà… Bigre, pas mal de Dragons lus en quelques jours mais il faut dire que, ces temps-ci, je retrouve un certain plaisir à me replonger dans ce magazine qui aura marqué ma jeunesse. Enfin bon, quoi qu’il en soit, nostalgie ou pas, ce qui compte avant tout, c’est le contenu de ce troisième numéro car bon, comment dire, aussi culte fut cette revue, tous les numéros n’étaient pas non plus exceptionnels et puis, avec le temps qui passe, ma vision des choses a également pas mal évoluée… D’un autre coté, je pense que sur ce numéro, mon avis est plus ou moins équivalent a celui que j’ai put avoir début 1992 : oui, mille fois oui, le troisième numéro de Dragon Magazine ne fut pas un grand cru ! Certes, le dossier Alien vaut le coup et le fait de donner la possibilité aux maitres de jeu de les faire évoluer dans une campagne médiéval fantastique n’était pas une mauvaise idée, bien au contraire. Et puis, Alien, a la base, et malgré quelques suites dispensables, cela reste tout de même une œuvre culte, quelque chose qui est entrée depuis longtemps dans l’imaginaire collectif. Bref, vous l’avez compris, nous avons là le gros point positif de ce numéro. Hélas, la suite n’est pas du même niveau, bien au contraire : le dossier consacré aux Hobbits – euh, pardon, aux Halflings tels qu’ils sont surnommés dans AD&D, problèmes de droits oblige – en plus d’être court n’est pas vraiment intéressant… surtout pour quelqu’un comme moi qui ne les a jamais aimer – oui, même s’ils sont des figures primordiales du Seigneur des Anneaux, œuvre qui ne m’a jamais laisser indifférent, je les déteste ! Quand a celui sur la réalité virtuelle… eh ben, comment dire… nous touchons là un problème récurent de ce genre de prédictions que l’on pouvait trouver dans bon nombre de revues (ou autres médias) de l’époque : malgré toutes les promesses d’alors et un certain mépris pour les jeux sur console et PC, aujourd’hui, en 2015, on joue encore avec une manette ou un clavier, quand a la réalité virtuelle… cela reste de la science fiction…


Points Positifs :
- Bien évidement, le dossier consacré à Alien est le gros point positif de ce numéro : rappel de la saga cinématographique, univers, protagonistes, lien avec d’autres jeux (de rôle et de plateau) et, fort bonne idée selon moi, faire intervenir ces créatures dans une campagne médiéval fantastique.
- La nouvelle La Ballade de Droone est assez conventionnelle mais elle n’en reste pas moins agréable a la lecture.
- Petit article sur la Mimique et présentation d’un nouveau monstre : le Dragon des Sables !

Points Négatifs :
- J’ai parfaitement conscience que sur ce coup là, le fait que j’ai toujours détesté les Hobbits – dans Donjons & Dragons, surnommés Halflings – ne me rend pas impartial mais bon, sincèrement, un dossier sur ces demi-portions sans intérêt, bof !
- C’est bien beau de rêver mais en 2015, la réalité virtuelle, ce n’est pas encore ça malgré toutes les annonces faites depuis des lustres…
- Bouh qu’elle est moche la couverture !

Ma note : 6/10

lundi 18 mai 2015

DRAGON MAGAZINE N°1


DRAGON MAGAZINE N°1
Septembre/Octobre 1991

Au sommaire :
L’envol
- Quand l’étoile rouge embrase le ciel
- Au commencement l’œuf
- Le ciel vous appartient
Arkham
- Reportage : Voyage a Arkham
Acier et Magie
- Traité des Cinq Pouvoirs
- Les batailles fantastiques
- L’Ennemi
- Les Seigneurs du Mal
- Full Metal
- Full Metal World
Actualité
Ciné : Terminator
Jeu Micro : In the Dark/Darkland
BD : Lorette et Harpie
- Nouvelle : Les Monstres
Figurines : A la pointe du pinceau
Preview : ciné, Vidéo, BD, bouquins, JDR
Cahier Technique
- Cauchemar pour Archimage
- Au commencement l’œuf
- Le ciel vous appartient
- L’Anti-Paladin, suppôt du Mal
- Conseil des Sages
- Le Bazar du Bizarre

Mon avis : Bigre, je dois être en pleine période de nostalgie ou bien c’est le fait d’avoir lu quelques exemplaires de ces bon vieux Dragon Magazine qui m’a replonger dans ma jeunesse mais depuis quelques jours, je suis en plein dedans et donc, après vous avoir parler du célèbre numéro zéro ce matin, voici venu le tour du… premier numéro ! Enfin, comme chacun a compris, le numéro un est en fait le second de cette revue mais peut-importe, là n’est pas le plus important… Oui, car ce qui compte, avant toute chose, c’est le contenu, et, sur ce point, s’il est indéniable que par la suite, il y eut des Dragon Magazine largement plus intéressants, ce premier numéro officiel a déjà des airs de grands, et ce, pour le choix de ses articles qui, ma foi, sont on ne peut plus intéressants. En tête de liste, l’Anti-Paladin bien entendu, figure maléfique s’il en est et meilleur ennemi de notre groupe de héros : quelques figures célèbres sont présentées mais le plus intéressant, bien entendu, c’est la partie technique qui permet a tout bon Maitre du Jeu qui se respecte de créer un Anti-Paladin digne de ce nom ! Ensuite, j’ai particulièrement apprécié l’article sur les montures volantes ; du Dragon a la Manticore, il y a de quoi faire, et ce, avec plus ou moins de succès. Autre article intéressant, bien que trop court : les batailles dans un univers fantastique. Fort différentes du notre, comme on peut se l’imaginer, les différents types sont présentés quoi que, selon moi, il y avait de quoi faire un peu plus devant un sujet si vaste. On finira, bien entendu, sur l’un des autres points forts de ce numéro et qui nous entraine du coté d’Arkham, célèbre ville imaginaire de l’univers de l’écrivain HP Lovecraft, le maitre de l’horreur. Première incursion de Dragon Magazine dans le mythe de Cthulhu, ce qui n’est pas plus mal… après tout, il n’y a pas que Donjons & Dragons dans la vie…


Points Positifs :
- Ce premier numéro officiel de Dragon Magazine, du moins, le premier à être paru en kiosque, est parfaitement représentatif des débuts de la revue : certains articles ne sont que des traductions US, ceux-ci ne sont pas très longs mais, malgré tout, la qualité, elle, est déjà au rendez vous et, suivant les gouts de tout a chacun, il y a de quoi trouver son compte.
- Un sommaire plutôt alléchant : Arkham, les montures ailées, les batailles dans un univers fantastique, et, bien sur, tout savoir sur le plus grand ennemi des groupes d’aventuriers, l’Anti-Paladin !
- Sur ce point, la partie technique consacrée aux différents types d’Anti-Paladin est un pur bijou.
- Première (courte) incursion dans l’univers de Lovecraft.
- Encore quelques sortilèges loufoques de Nimrod de Nump.

Points Négatifs :
- Mouais, dommage qu’on n’aille pas encore au fond des choses et que certains articles laissent un peu le lecteur sur leur faim : Arkham, bien sur, mais surtout celui consacré aux batailles fantastiques, il y avait de quoi faire mieux…
- C’est l’un des tout premier Dragon Magazine et ça se voit, par la suite, les dossiers seront mieux maitrisés, plus complets, quand aux illustrations, le niveau sera largement supérieur.
- Même chose pour les thèmes abordés : la suite sera plus originale.

Ma note : 7/10

ARGO


ARGO

En 1979, un responsable de la CIA charge un agent de libérer des diplomates américains réfugiés à l'ambassade du Canada à Téhéran, Iran, à la suite de la prise de l'ambassade américaine dans ce pays. Il monte de toutes pièces un projet de film, faisant passer les diplomates pour les membres d'une équipe de tournage venue faire des repérages pour un film de science-fiction intitulé Argo.


Argo
Réalisation : Ben Affleck
Scénario : Chris Terrio, d'après l'article de presse Escape from Tehran de Joshuah Bearman
Musique : Alexandre Desplat
Production : GK Films et Smokehouse
Genre : Thriller historique
Titre en vo : Argo
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 12 octobre 2012
Durée : 120 mn

Casting :
Ben Affleck : Tony Mendez
Bryan Cranston : Jack O'Donnell, le supérieur de Tony
John Goodman : John Chambers
Alan Arkin : Lester Siegel
Kyle Chandler : Hamilton Jordan
Tate Donovan : Bob Anders
Clea DuVall : Cora Lijek
Christopher Denham : Mark Lijek
Rory Cochrane : Lee Schatz
Scoot McNairy : Joe Stafford
Kerry Bishé : Kathy Stafford
Victor Garber : Ken Taylor, l'ambassadeur du Canada
Adrienne Barbeau : Nina
Richard Kind : Max Klein
Titus Welliver : Jon Bates
Michael Parks : Jack Kirby
Željko Ivanek : Robert Pender
Chris Messina : Malinov
Richard Dillane : Peter Nicholls
J. R. Cacia : Brice
Bob Gunton : Cyrus Vance
Taylor Schilling : Christine Mendez, la femme de Tony

Mon avis : Bien évidement, avec Argo, réalisé par un certain Ben Affleck qui en profite pour jouer le rôle principal – après tout, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même – je savais parfaitement où je mettais les pieds : narrant le sauvetage rocambolesque de six américains réfugiés dans l’ambassade du Canada en pleine crise des otages en Iran, suite a la révolution islamique, bref, possédant un fond historique qui ne pouvait que me plaire, je me devais de voir ce film, ne serais-ce que pour constater par moi-même si tout le bien que j’avais entendu a son sujet était justifier. Et justement, sur ce point, il n’y a rien à redire : Argo n’est pas un chef d’œuvre ni même un grand film mais il n’en reste pas moins correct, plutôt bon même et permet d’ailleurs de passer un agréable moment, surtout si vous êtes amateur de thrillers ou, tout simplement, comme moi, si vous souhaitez en savoir davantage sur une période de l’Histoire moderne trop rarement abordé au cinéma. Bien évidement, cela reste du cinéma et si vous voulez la vérité, ou, du moins, ce qui s’en approche le plus, rien ne vaut un bon documentaire ou un livre sur le sujet… cependant, si l’on sait parfaitement en regardant ce film que tout cela est un peu romancé et que les choses ne se sont pas forcément déroulés ainsi, force est de constater que notre ami Ben Affleck a sut rendre les choses diablement captivantes et que l’ensemble, ma foi, est assez efficace. Mélangeant images d’archives et scènes filmées, abordant une période pour le moins complexe pour ce qui est des relations entre Etats-Unis et Iran, Argo nous embarque donc dans une mission d’exfiltration pour le moins… hum, comment dire… osée : sous couvert du tournage d’un vrai-faux film de science-fiction (accessoirement, un nanar) et dont certaines scènes auraient lieu en Iran, l’agent Mendez de la CIA – Ben Affleck himself, comme je vous le disais, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même – s’en va dans la République Islamique de l'ayatollah Khomeini afin de sauver ses compatriotes. Tout cela a l’air grotesque, trop gros pour fonctionner et pourtant… et pourtant, ils s’en sortent, aussi incroyable que cela puisse paraitre mais là, les plus cyniques me diront que ce n’est que du cinéma, que c’est forcément romancée, ce a quoi je répondrais qu’ils n’ont pas tord… quoi que, vu que cette mission de sauvetage a bel et bien eu lieu… Quoi qu’il en soit, peut importe que Argo soit romancée ou pas, dans l’ensemble, il reste un film diablement efficace et plutôt captivant qui vous fera passer, si vous êtes un amateur du genre, un fort bon moment de cinéma. Après, si vous souhaitez en savoir davantage sur la crise iranienne des otages, sujet oh combien intéressant, rien ne vous empêche de le faire par le biais dé médias autrement plus sérieux.


Points Positifs :
- Amateurs de thrillers ou tout simplement d’Histoire, Argo est fait pour vous : captivant de bout en bout, vous ne verrez pas le temps passer et même si tout cela vous semble trop gros pour être vrai, n’oubliez pas que tout cela est inspiré d’une histoire vrai.
- C’est un détail mais qui pour moi a son importance : l’intrigue a lieu au tournant des années 70/80 et, ma foi, on s’y croirait – et oui, ce n’est pas toujours le cas dans bien des films.
- Mine de rien, la révolution iranienne est un sujet trop rarement abordée sur grand écran.
- Ma foi, le père Ben Affleck, non seulement il est plutôt crédible en réalisateur mais en plus, il crève l’écran le bougre !
- Eh, il y a Bryan Cranston, le père dans Malcolm !

Points Négatifs :
- Bien évidement, si Argo reste un bon divertissement, les amateurs d’Histoire lui préféreront un documentaire voir un livre sur une période historique récente mais qui comporte encore quelques zones d’ombre.
- Le film est sympa, je ne le nie pas, mais bon, il reste tout de même assez conventionnel dans son déroulement et assez prévisible.
- Je sais que c’est un film, que tout est romancé mais bon, la scène de l’aéroport, c’est tout de même exagéré au possible…  

Ma note : 7,5/10

DRAGON MAGAZINE N°0


DRAGON MAGAZINE N°0
Juillet/Août 1991

Au sommaire :
Les Dragons
- L’écologie du Dragon Rouge
- Le choix
- Rêve de Dragon
- D’or et d’argent
- Jeux de Plateau : Dragon Noir
Cyborg
- L’organisme cybernétique
- Reportage : Blade Runner
- Jeux de Plateau : Buck Rogers
- Jeux de Plateau : Space Crusade
Elfes Noirs
- Les enfants de la Déesse Araignée
- Fëanor le Maudit
- Les ruines de Sombreforge
- Sommeil de pierre
Actualité
Ciné : Les Marrrtiens
Jeu Micro : Eye of the Beyonder
BD : Lorette et Harpie
Figurines : A la pointe du pinceau
Preview : ciné, Vidéo, BD, bouquins, JDR
Cahier Technique
- Cauchemar pour Archimage
- L’école des Dragons Rouges
- Donner leur une chance de vaincre
- Les richesses de l’Empire
- Blade Runner
- Les enfants de la Déesse Araignée
- Conseil des Sages
- Le Bazar du Bizarre

Mon avis : Après avoir fanfaronné comme quoi j’avais enfin compléter ma collection de Dragon Magazine, jeudi dernier, lors de ma critique du numéro deux de la revue, publié, samedi, celle du premier numéro de Imagine Multimondes, le magazine qui remplaça notre bon vieux Dragon puis, un peu stupéfait, m’être rendu compte qu’en fait, ma collection n’était pas encore au complet puisqu’il me manquait encore un numéro, le quarante-troisième – bigre, je passe pour un con sur ce coup – l’envie me prit, puisque je disposais de quelques jours devant moi, de m’atteler a la relecture de ce qui est sans nul doute le numéro le plus mythique de Dragon Magazine, le célèbre et tant recherché numéro zéro ! Eh oui, mi-1991, notre Dragon paraissait pour la toute première fois dans les magasins spécialisés – pour les kiosques, il fallut attendre le numéro un – et ce fut, pour certains, le début d’une aventure qui dura pendant presque une décennie. Pour ma part, l’aventure démarra avec le numéro suivant et ce ne fut qu’au cours des années 2000 que je m’étais procurer ce fameux numéro zéro, un numéro qui, d’entrée de jeu, plaçait la barre a un niveau plutôt intéressant. Bien évidement, pour un gallot d’essai, il faut reconnaitre que bon nombre des articles ne sont que des traductions du Dragon Magazine US, cependant, malgré cela, vu que ceux-ci sont de qualité, on passe facilement outre ce détail. Dragons Rouges, Elfes Noirs et Cyborgs, il y a de quoi faire avec des figures marquantes de la Fantasy et de la SF et si celles-ci ne sont pas originales et plutôt consensuelles, la aussi, pour un numéro un, ce n’est pas trop gênant – surtout que Dragon se diversifiera au fil des ans… Pour le reste, la plupart des rubriques du magazine sont déjà présentes ainsi que son découpage entre partie grand public et partie joueurs. Bref, un très bon coup d’essai qui, quelque part, ne porte en lui que les défauts d’un premier numéro ce qui est normal… Et puis, avec une couverture aussi réussie, devenue mythique au fil des ans, comment ne pas reconnaitre que, en ce lointain été 1991, Dragon Magazine débutait sous les meilleurs auspices ?!


Points Positifs :
- Tout simplement le numéro le plus mythique de Dragon Magazine, celui qui fut tant recherché par bon nombre de fans de la revue, ce qui était loin d’être évidant vu qu’il n’était jamais paru en kiosque. Bref, pour les collectionneurs : le numéro à posséder !
- Pour une première, force est de constater que la qualité est belle et bien au rendez vous. Rubriques et maquette du magazine sont déjà au rendez vous, quand aux articles, ce sont des traductions du Dragon américain mais vu qu’ils sont intéressants, on ne va pas chipoter.
- L’article sur les Cyborgs est écrit par un certain… Isaac Asimov en personne !
- Un beau cadeau : les sorts stupides de Nimrod de Nump !
- Eh, ils parlent d’un jeu que je possédais et que j’aimais bien à l’époque : Space Crusade !
- Une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Evidement, c’est le premier numéro et tout n’est pas encore parfait, mais bon, cela reste plus que convenable pour une première.
- Dragons Rouges, Elfes Noirs, Cyborgs… mouais, point de vu originalité, ce n’est pas encore ça !
- Les articles ne sont que des traductions de la version US du magazine.
- Avec le temps qui est passé depuis, il est clair que, par certains cotés, ce magazine accuse son âge : non pas pour ses articles ou ses illustrations très années 80 mais davantage pour ses innombrables publicités franchement moches !

Ma note : 7,5/10