lundi 20 mai 2013

JURASSIC PARK – 3D



JURASSIC PARK – 3D

Ne pas réveiller le chat qui dort. C'est ce que le milliardaire Hammond aurait dû se rappeler avant de se lancer dans le «clonage» de dinosaures. C'est à partir d'une goutte de sang absorbée par un moustique fossilisé que John Hammond et son équipe ont réussi à faire naître une dizaine de dinosaures. Il s'apprête maintenant avec la complicité du docteur Alan Grant, paléontologue de renom, et de son amie Elie à ouvrir le plus grand parc à thème du monde. Mais c'était compter sans la cupidité et la malveillance de l'informaticien Dennis Nedry.


Il y a de cela vingt ans, deux décennies déjà (comme le temps passe vite), j’avais alors dix-huit ans et le grand film du moment, celui qui était sur toutes les lèvres, celui qui avait fait un carton outre-Atlantique et qui annonçait un sacré raz-de-marée dans nos vertes contrées était la dernière superproduction de Steven Spielberg : Jurassic Park ! Avec du recul, il est tout de même incroyable de se souvenir à quel point ce film, alors, fut à l’origine d’une petite révolution en cette déjà lointaine année qu’était 1993 : certes, les dinosaures n’avaient pas eu besoin d’attendre que Spielberg s’intéresse à eux pour qu’ils soient populaires puisque, depuis les débuts de la paléontologie, ceux-ci étaient indéniablement le fer de lance des animaux préhistoriques pour bien des enfants dans le monde ; pourtant, avec Jurassic Park, les dinosaures, déjà populaires, le devinrent encore davantage et, pendant des mois, ceux-ci furent sur toutes les lèvres, leurs noms, même les plus complexes, devinrent familiers de tous et les habituels suiveurs de mode (espèce pour le moins détestable, j’en conviens) se posèrent soudainement comme étant de grands amateurs des dinosaures. Et avec Jurassic Park, nous avons eu droit également, et comme il fallait s’y attendre, a moult jouets, figurines du film, tee-shirts arborant le logo avec le T-Rex, magazines spécialisés, émissions et même, forcément, nos dinos furent récupérés par la publicité, car bon, comme chacun sait, tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent.


Bref, un sacré raz de marée de dinosaures qu’en cette année 1993, difficilement concevable de nos jours, mais qui eut bel et bien lieu. Cependant, dans mon cas, je n’avais pas eu besoin d’attendre Steven Spielberg pour etre un grand, un très grand fan des dinosaures : en effet, depuis ma tendre enfance, j’avais une grande passion, jamais démentie depuis, pour ces formidables créatures préhistoriques et, de tout temps ou presque, des noms comme Stégosaure, Brachiosaure, Tricératops, Allosaure ou Tyrannosaure m’étaient plus que familier – fidèles compagnons de route de mes jeunes années. Sur le sujet, j’avais vu bien des reportages (plus rares dans les années 80, hélas) et lu autant que je pouvais de livres spécialisés, ainsi, vous pouvez imaginer mon impatience et ma joie lorsque je me suis rendu au cinéma afin de voir, pour la première fois de ma vie, des dinosaures « en vrai », ou presque. Et là… au bout d’une interminable entrée en matière qui n’en finissait pas, lorsque les Brachiosaures apparurent à l’écran, ce fut… ce fut tout bonnement magique ! Un rêve d’enfant devenu réalité : pour la première fois de ma vie, je voyais des dinosaures pour de vrai ! Oui, bon, certes, ils n’étaient pas réels mais ils avaient l’air « tellement réels », qu’on avait envie d’y croire, et c’était surtout cela qui comptait.


Arrivé à ce moment précis de ma critique, un petit aparté s’impose pour les plus jeunes d’entre vous qui trouveront probablement curieux ma réaction lorsque j’ai découvert Jurassic Park et qui ne peut etre qu’aux antipodes de la leur : nous sommes en 2013 et des reportages avec des dinosaures en images de synthèses, vous avez eu l’occasion d’en voir des tonnes, et encore, je ne parle pas des immenses progrès des effets spéciaux dans le cinéma qui fait que, si l’on découvre de nos jours le film de Steven Spielberg, il y a de quoi etre pour le moins dubitatif ; probablement est-ce cela etre blaser. Mais il y a vingt ans, c’était complètement différent et comme je vous l’avais dit un peu plus haut, ce fut dans Jurassic Park que, pour la toute première fois, l’on voyait à l’écran, des dinosaures aussi crédibles – ce qui nous changeait, il faut bien le reconnaitre, des multiples lézards déguisés auquel on avait droit jusque-là dans bien des films, souvent drôles au demeurant.


Mais justement, c’est probablement là que le bât blesse avec Jurassic Park, car si on enlève le coté historique du film, si l’on fait abstraction de l’émerveillement ressenti par ma génération alors, sentiment par ailleurs parfaitement compréhensible, que reste-t-il ? Et bien en fait, pas grand-chose, il faut bien l’admettre. Ce constat, que certains pourront trouver pour le moins cruel, j’en avais déjà fait état il y a de cela deux ans environ lorsque je vous avais parlé sur ce même blog du Monde perdu, la suite de Jurassic Park, un film qui d’ailleurs, sans etre génial, à ma préférence parmi la trilogie. Car bon, en toute franchise, tout cela est du pur produit hollywoodien calibré pour plaire au plus grand nombre, sans aucune surprise, avec par-dessus le marché, tout ce que déteste le plus dans le cinéma du pays de l’Oncle Sam : les enfants niais qui ne servent à rien et qui en plus ne meurent jamais, et les méchants qui sont méchants parce qu’ils sont cupides, qu’ils n’aiment pas les enfants, qu’ils sont gros et qu’ils fument, ceux-ci, bien évidemment, étant zigouiller par les dinosaures – curieusement, si l’on est noir et qu’en plus, on fume, on y passe aussi, bref, dans le petit monde « Made in USA », mieux vaut ne pas avoir de défauts, de vices et surtout, ne pas etre noir. Et quelque part, Jurassic Park, c’était surtout ca : un film plaisant à regarder une fois, mais proche d’un téléfilm de par son scénario franchement pas terrible et possédant tout un tas de clichés qui me donnent de l’urticaire… mais aussi, rassurez-vous, quelques dinosaures… mais si peut finalement : quelques Brachiosaures, un Tyrannosaure, des Velociraptor bien trop grands, un Tricératops malade et deux ou trois autres espèces que l’on aperçoit a peine – sur ce point, dans Le Monde perdu, on aura droit a bien davantage de dinos. Bref, pas de quoi fouetter un chat mais bon, que voulez-vous, il y avait tout de même ces quelques superbes dinosaures, et puis bon, j’écris cela avec du recul, cette même critique écrite en 1993, aurait probablement été bien plus enthousiasmante… Mais le temps a passé et que l’on veuille ou non, il faut en tenir compte.


Jurassic Park a donc vingt ans, et pour fêter l’évènement, le film est ressorti au cinéma mais, effet de mode oblige, en 3D ! Pour etre tout à fait franc, je ne me suis pas décidé à revoir ce film (au bout d’une dizaine de visionnages, je pense avoir fait le tour de la question) pour ce qui est à mes yeux un artifice mais avant toute chose pour faire découvrir celui-ci a mes enfants, plus particulièrement le plus jeune, grand fan de dinosaures et qui a pris le relais dans la famille, vu que jusqu’alors, curieusement, je n’avais jamais eu l’occasion de leurs montrer. Bien évidemment, comme il fallait s’y attendre, ceux-ci apprécièrent fortement la chose, surtout le cadet, cela va de soit – quand on plus, on sait que son dinosaure préféré est le Brachiosaure, alors, l’on peut imaginez sa joie en le découvrant à l’écran. Et si sur ce point, je suis satisfait de leur avoir fait plaisir, et de m’etre fait plaisir de leur avoir fait plaisir, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une pointe de déception quant à la 3D et cette mode du tout 3D que j’ai déjà critiqué a quelques reprises sur ce blog : sincèrement, j’ai trouvé que celle-ci n’apportait strictement rien à Jurassic Park, surtout que le film, avec ses qualités et ses défauts, n’en avait nul besoin. De plus, par moments, j’ai trouvé que celle-ci n’était pas bien réalisé, mais cela est probablement dut au fait qu’à la base, Jurassic Park ne fut pas réalisé pour la 3D. Enfin bon, ce procédé technologique étant à la mode ces dernières années, désormais, on y a quasiment toujours droit à chaque fois, même quand cela ne se justifie pas… enfin, je dis cela mais quand ou peut se faire l’argent, tous les moyens sont bons, non ?

dimanche 19 mai 2013

PROMÉTHÉE – LE SARCOPHAGE



PROMÉTHÉE – LE SARCOPHAGE

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
Arsenal maritime de Philadelphia, 1943. Derrière l’immense baie vitrée du laboratoire, Albert Einstein observe avec attention l’USS Eldridge, un des fleurons de la marine des Etats Unis. Ses collaborateurs attendent fébrilement un signal. Un hochement de tête. Une main ferme sur un levier de commande. Une décharge électrique d’une intensité phénoménale. Un éclair incandescent et l’ensemble des observateurs voient disparaitre sous leurs yeux ébahis, le colossal bateau. Einstein est ravi : le navire s’est volatilisé. Tout semble avoir fonctionné comme il l’avait prévu. Enfin presque, puisque la dématérialisation du bâtiment de guerre semble n’avoir fait aucun rescapé… Base de Camp Hero, 1983. Une unité spéciale de l’armée est à pied d’œuvre : elle évacue du bâtiment principal les corps sans vie des centaines de « cobayes » humains qu’un bain d’acide devrait faire disparaitre définitivement. On s’évertue ensuite à rendre totalement hermétique l’édifice devenant de fait un véritable sarcophage... 2019, Jacksonville, Floride. Jeff Spaulding rencontre sur le pouce un vieil ami de la NASA. Il tente ainsi d’en savoir un peu plus sur le mystère de la mission Apollo XX et sur l’étonnant silence autour du seul rescapé. Il voudrait aussi qu’il confirme l’intervention régulière d’extraterrestres dans plusieurs événements et en particulier leur implication dans les récentes catastrophes « de 13h13 ». Son ami reste cependant muet. Il l’invite simplement à aller faire un petit tour du coté de Camp Hero.

Peu à peu, nous approchons de la moitié de cette année 2013 et il me semble pour le moins évidant que la bande dessinée qui se démarque le plus, et ce, malgré une concurrence féroce, des autres est indéniablement Prométhée de Christophe Bec, car si la lecture du premier tome de cette saga fut lu en octobre 2012, les autres volumes, eux, s’enchaînent a raison de, environ, un par mois en moyenne depuis le début de cette année – au point même que j’en soit venu a quasiment délaisser toutes nouveautés, remettant celles-ci a plus tard. Il faut dire, pour expliquer cela, que j’ai particulièrement accroché à cette série et que, même si l’on peut trouver qu’elle est pour le moins particulière de par sa structure, je la trouve tellement captivante qu’il est, du coup, fort difficile de s’en passer ; ainsi, à chaque fois, lorsque s’achève un volume de celle-ci, la seule chose que l’on souhaite, c’est de connaitre la suite le plus rapidement possible. Du coup, comment ne pas louer son auteur principal, Christophe Bec, pour avoir réussi un tour de force loin d’etre évidant ; après tout, des séries a rallonge, on en connait d’autres, mais des aussi intéressantes, c’est plutôt chose rare dans le petit univers de la bande dessinée. De même, en temps normal, je suis le premier à critiquer les auteurs et éditeurs lorsque, pour de simples raisons mercantiles, ils augmentent le nombre de tomes d’une série afin de la rentabilisée au maximum, et ce, bien souvent au détriment de celle-ci, or, ici, si ce fait ne peut etre nier, force est de constater que cela fonctionne plutôt bien et que même si certains peuvent regretter cette façon de faire, pour le moment (j’ai lu cinq tomes, sept sont sortis, un huitième bientôt), ne pèse aucunement sur la qualité intrinsèque d’une série toujours aussi bonne depuis ses débuts. Mais bon, nous ne sommes pas là pour parler de Prométhée, la série, mais de son cinquième tome, et, justement, il est temps de s’y atteler.


Intitulé Le Sarcophage, ce cinquième volume de Prométhée reste, bien évidemment, dans la grande tradition de la série : au bout de cinq volumes, l’amoureux de cette BD est en terrain connu et s’est depuis longtemps habitué à la façon de procédé de l’auteur, qui, une fois de plus, ne distille que petit à petit ses avancées scénaristiques et se plaisant a complexifier davantage une intrigue générale qui met en avant tout un tas de protagonistes différents et qui ne se connaissent pas (par moments même, séparées par des centaines voire des milliers d’années) et dont on se doute bien qu’a un moment ou un autre, l’on connaitra le lien qui les unis tous. Bref, pour ce qui est de la trame de fond, rien de nouveau ou presque sous le soleil : avides de connaitre la suite, l’on se jette sur ce nouvel album, on le dévore tout en étant captiver par l’intrigue, puis, arrivé au bout, on se rend compte qu’on est encore plus embrouiller qu’avant et que, non seulement le scénario n’a pas vraiment avancé, mais que, oh surprise, on est encore plus pressés de connaitre la suite ! Pourtant, ce cinquième tome, au vu de ses prédécesseurs, sort un peu des sentiers battus…


Bon d’abord, Bec ayant définitivement abandonné les pinceaux, nous retrouvons donc Stefano Raffaele pour ce qui est de la trame narrative principale, c’est-à-dire, l’enquête de Jeff Spaulding qui représente le gros de ce cinquième tome, mais aussi, et là, c’est plus surprenant, cinq autres dessinateurs – Peynet, Demarez, Vax, Ruizge et Ferniani – chacun d’eux suivant leurs propres intrigues parallèles. Cette façon de procédé pourrait etre pour le moins discutable, d’ailleurs, je ne m’en cache pas : en tant qu’ancien amateur de Comics, j’ai toujours détesté ces bande dessinées a dessinateurs multiples. Pourtant, et même si je suis très loin d’etre fan de la chose, force est de constater que malgré le fait que le travail artistique sur ce cinquième volume ait été effectué à douze mains, la plus part du temps, et en dehors de quelques pages, cela ne dénote pas trop, probablement parce que les styles sont plus ou moins proches. Enfin bon, certes, ce n’est pas trop gênant mais quoi qu’il en soit, j’espère que les prochains albums ne seront pas tous de la sorte pour ce qui est des dessins car si avec deux ou trois dessinateurs, cela peut encore passé, six, cela commence à faire beaucoup. Et puis, vu que je regrette les débuts avec Bec, cela n’arrange pas forcément les choses.


Mais ce n’est pas tout, l’autre nouveauté est plus d’ordre scénaristique, moins visible, et pourtant, pour le moins importante lorsqu’on y pense : en effet, et pour la première fois depuis les débuts de la saga, nous n’avons droit à aucune catastrophe : les nombreux protagonistes discutent entre eux, se déplacent pas mal – surtout notre ami Jeff Spaulding – et l’on apprend encore un nombre pour le moins conséquent de complots et autres phénomènes fantastiques, mais, sans le fer de lance de cette série, je veux bien évidement parler des fameux phénomènes qui se déroulent quotidiennement à 13 h 13 min depuis le 21 septembre 2019. Mais alors, ceux-ci ont-ils donc pris fin ? En fait, pas le moins du monde car en fait, si une fois de plus, il se passe tout un tas d’événements dans ce cinquième volume de la série (les plus marquant étant, cette fois ci, la fameuse expérience de Philadelphie sensée avoir eu lieu en 1943 et où un navire de la marine américaine aurait disparu avant de réapparaitre plus tard, mais aussi, la mention du non moins célèbre Projet Blue Book), ceux-ci ont lieu avant la fameuse heure fatidique ; une première donc, un peu perturbante d’ailleurs, mais qui renforce l’impression que j’ai eu que nous avions droit ici à un tome de transition, certes qui n’a pas à rougir de ses prédécesseurs, mais de transition tout de même.


Mais qui dit tome de transition dit que la suite risque de relancer grandement une série qui pourtant, de mon point de vu, avait déjà atteint des sommets scénaristiques pour le moins excellents, bref, cela promet grandement pour la suite… du moins, si celle-ci est à la hauteur car la problématique principale d’une série comme Prométhée, c’est que si l’on part du principe que l’on peut parfaitement admettre que son auteur souhaite prendre son temps et ne faire avancer sans scénario qu’au compte-goutte, et cela, sans rien dévoiler des fort nombreuses énigmes qui le parsèment, il faut un final tout bonnement grandiose, un final qui, parfaitement maitriser et réussi, viennent justifier que l’on s’en soit taper douze (il en est prévu treize tomes au total) avant, et surtout, douze où l’on ne peut pas dire que ça bougeait énormément avant… Bref, c’est une sacrée prise de risque pour Christophe Bec que cette façon d’agir car au final, lorsque sortira finalement cet ultime tome de Prométhée, selon qui justifie nos attentes ou pas, nous pourrons passer d’une série géniale a un parfait plantage… mais bon, non seulement, nous n’en sommes pas encore là, et puis, quelque part, je préfère etre optimiste, persuader que je suis que Christophe Bec sait parfaitement jusqu’où il va nous amener… 

samedi 18 mai 2013

Les Cahiers de Science & Vie 136 : Vivre à Rome au temps des Césars



A la fin du mois de mars dernier, paraissait dans nos kiosques le cent trente sixième numéro de ce qui est ma revue préférée, je veux bien évidement parlé des Cahiers de Science & Vie, consacré à la vie quotidienne des Romains. Or, et comme vous avez pu le constater, il m’aura fallu un certain temps pour en venir à bout puisque, mine de rien, nous sommes déjà mi-mai passé. Alors, est-ce par la faute d’un numéro moins intéressant que d’habitude ou pour d’autres raisons, c’est ce que je vais vous expliquer après le sommaire :

Les Cahiers de Science & Vie n°136 : Vivre à Rome au temps des Césars
Avril 2013

Vivre à Rome au temps des Césars
Edito : Nehil novi sub sole ?
Cadrage : La grandeur de Rome
Interview : « A Rome, des systèmes de solidarité assurent le minimum vital » de Gilles Sauron
I – Le Citoyen
Rome : l’opulence et la misère
Des citadins éternels nostalgiques de la campagne
Donnez-nous nos jeux quotidiens
Des bavards impénitents
La bonne entente avec les dieux
II – La Société
Le Romain et le reste du monde
Des inégalités à tous les étages
La force du sexe faible
La famille au nom du pater
- Le travail, face cachée des Romains
III – Dans l’intimité
Les Romains, débauchés pudibonds
Une existence jalonnée de rites
Animaux de très chère compagnie
Dis mois ce que tu manges…
L’antichambre des festins
L’archéologie des saveurs 

Bon, je ne vais pas vous cacher que la toute première fois que j’ai appris quel allait etre le sujet de ce nouveau numéro des Cahiers de Science & Vie, j’ai été loin, très loin même de sauter au plafond. Pourtant, ayant visité Rome en mars dernier, l’on pouvait imaginer que le dossier de ce numéro d’avril tombait décidément à pic, or, il n’en était rien : en effet, l’Empire Romain, de sa création a sa chute, est un sujet maintes et maintes fois aborder et sincèrement, j’ai pu lire tellement d’articles, vu tant de reportages sans parler des films sur le sujet que, au bout d’un moment, comment dire, disons que celui-ci me lassait un peu – surtout quand celui-ci est régulièrement mis en avant. D’où, probablement, un manque d’enthousiasme a me lancer une bonne fois pour toutes dans la lecture de ce numéro, a quoi il faut ajouter un manque de temps ces dernières semaines où, pour etre tout à fait franc, j’avais préféré avancer dans la lecture de Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski plutôt que de perdre du temps (pensai-je alors) avec un magazine qui ne m’apprendrait pas grand-chose de nouveau. Or, je me suis bien tromper !

Et pourtant, j’aurais dut m’en douter : en effet, il suffisait de lire le titre, Vivre à Rome au temps des Césars, et de réfléchir cinq secondes pour comprendre le fond du sujet de ce numéro des Cahiers de Science & Vie qui, plutôt que de nous ressortir pour la énième fois la chronologie de l’Empire Romain s’attarderait sur la vie quotidienne de ses habitants, les fameux Romains, dont on va s’apercevoir, assez rapidement, que l’on connait bien mal. Car une fois de plus avec les Cahiers, bien des certitudes vont tomber et, au fil des pages, c’est tout bonnement une ville, Rome, et un peuple, les Romains (Citoyens, esclaves, étrangers) presque inconnus que l’on va rencontrer, et, alors que la lecture de ce numéro avance, on ne peut aller que de surprises en surprises – un exemple, un seul, saviez-vous qu’une femme, lorsqu’elle épousait un homme, restait sous l’autorité de son père et non de son mari ? Du coup, et même si je dois admettre que tous les sujets n’ont pas eu le même intérêt à mes yeux, au final, ce numéro des Cahiers de Science & Vie fut une bonne surprise et m’aura appris tout un tas de la vie quotidienne des Romains que je ne soupçonnais même pas. Alors oui, il m’aura fallu énormément de temps pour le lire en entier (l’ai finis en Bretagne), mais dans l’ensemble, un bon numéro… comme d’habitude ? Oui, effectivement. 

Un Feanor a lunettes !



Le samedi 23 février dernier, je vous annonçais sur ce blog que mon fils ainé, Alexandre, myope comme une taupe, se devait de porter des lunettes. Cependant, dans la famille, ce n’était pas le premier puisque le cadet, Rafaël, en portait depuis un an – même si, en théorie, il se pourrait bien qu’il cesse d’en avoir besoin bientôt – et comme il est de coutume de dire, jamais deux sans trois, aujourd’hui, et comme je le laissais sous-entendre alors, c’est à mon tour de rentrer dans la grande famille des binoclards ! Et oui, ce jour de fin de février dernier, j’avais parfaitement prédit ce qui me pendait au nez : « Enfin bon, c’est comme ça et je pense ne pas trop me tromper en me disant que le prochain sur la liste, c’est moi : toute une vie à lire, passer des heures devant son PC, jouer à des jeux vidéo et regarder la télé, cela ne peut que laisser des traces, surtout quand on approche des quarante ans… mais bon, je ne saurais que dans quelques semaines si moi aussi, j’aurais le droit de faire partie de cette grande famille que sont les binoclards ! » et quelques temps plus tard, lors d’un rendez-vous chez l’ophtalmo, la sentence est donc tombée sans la moindre surprise.

Bien évidemment, comme avec moi, il faut souvent un certain temps pour que fasse les choses, je ne me suis pas rendu tout de suite chez l’opticien ; cela étant fait, ensuite, mes lunettes étaient prêtes mais moi absent (pour vacances), et une fois de retour, encore fallait-il que je m’y rende, ce que je ne fis qu’aujourd’hui, mais bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais et cette fois ci, au moment où j’écris ces quelques lignes, je les ai enfin ces lunettes. Et il va falloir que je m’y habitue, et franchement, avec moi, ce n’est pas gagné, c’est que ça me fait bizarre de porter un truc sur le bout du nez – oui, je sais, un enfant ferait moins de cinéma mais je suis loin, mais très loin d’etre parfait… Enfin bon, désormais, dès que je lis, dès que je suis derrière mon PC, que je joue, que je regarde la télé ou un quelconque écran, je dois porter mes lunettes ; alors, je ne dis pas non plus que cela va bouleverser ma vie mais, d’un autre côté, je commence à me rendre compte que je vois les choses un petit peu plus claires depuis tout à l’heure…

vendredi 17 mai 2013

Playmobil Fantôme



Il est coutume de dire que la vie continue, et même si cela m’a fait mal que Benfica perde, une fois de plus, une finale européenne, il faut tout de même reconnaitre que, dans la vie, il y a des choses autrement plus importantes. Et puisque la vie continue, il est temps d’aborder d’autres sujets que le football, et d’ailleurs, sur ce point, et alors qu’un petit week-end de trois jours débute à peine, telle ne fut pas ma joie, en arrivant chez moi, de constater que ma dernière commande était arrivée dans ma boite aux lettres : le Playmobil Fantôme !

Alors là, attention car nous touchons tout simplement à l’une des figurines les plus cultes de la marque allemande : en effet, sorti des usines Playmobil au tout début des années 80, le Playmobil Fantôme fut tout simplement l’une des figurines qui resta le plus longtemps en vente dans le commerce, et même si depuis une bonne décennie, d’autres Fantômes prirent le relais (quoi que cela fait un certain temps qu’il n’y en a plus), jamais aucun ne fut aussi réussi que le tout premier, parfait exemple de ce qu’une figurine pourtant simple peut parfaitement etre réussie. Après tout, qu’avons-nous là : un personnage blanc (peau, cheveux et barbe compris) revêtu d’un voile troué pour que l’on voit ses yeux et d’une chaine ; bref, rien de bien transcendant a la base, et pourtant, j’ai toujours considéré cette figurine (car je l’avais étant petit avant de la donner à mon frère) comme étant l’une de mes préférés. Du coup, vous pouvez imaginer ma joie de m’etre procurer ce Fantôme, un véritable collector, élément indispensable à ma collection, et, accessoirement, du coup, l’un des plus anciens Playmobils de celle-ci – avec le Robot Playmospace. Quoi qu’il en soit, j’ai hâte ce soir de le voir briller dans la nuit !

jeudi 16 mai 2013

Benfica perd l’Europa League : les photos







En début de mois, lorsque Benfica s’était qualifié, vingt-trois ans après, pour une finale de Coupe d’Europe, celle de l’Europa League, je vous avais proposé un billet spécial ou je vous proposais les plus belles photos de ce moment historique. Et donc, aujourd’hui, et malgré cette bien triste et immérité défaite face à Chelsea, j’ai décidé de faire de même, même si j’aurais préféré vous montrer des images de joie, en espérant, qu’un jour (qui sait ?), l’occasion ne se représente à nouveau mais là,  pour fêter une victoire… Après tout, et malgré la malédiction, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, non ?

Benfica : la malédiction continue !



Le titre de ce billet est on ne peut plus explicite et, bien évidemment, tout véritable connaisseur de la chose footballistique, particulièrement s’il est d’origine lusitanienne, aura compris ce que je sous-entends par malédiction, celle de l’ancien entraineur de Benfica, Béla Guttman, prononcée suite à la conquête de la seconde (et dernière) Coupe des Champions glané par le club, en 1962, et qui, pour s’etre vu refuser une augmentation de salaire, quitta le club en lançant la terrible phrase depuis lors entrer dans la légende : « Sans moi, aucun club portugais ne sera bi-champion européen et il faudra 100 ans avant que Benfica ne remporte une autre Coupe d’Europe ». Cette fameuse malédiction, je vous en avais parlé il y a de cela quelques semaines et l’avais encore évoqué hier, peu de temps avant que ne débute cette finale, et cette malédiction, comme vous le savez bien, continu encore de peser sur Benfica. Pour combien de temps, probablement jusqu’en 2062, désormais, j’en suis plus que convaincu, surtout après le match d’hier soir.

Car bon, comment dire ? Faut-il etre un supporter de Benfica, portugais, ou détester cordialement Chelsea ou les clubs britanniques en général pour reconnaitre que cette finale d’Europa League, Benfica aurait dut la gagner ? Non, je ne le pense pas : en effet, si l’on est un tant soit peu objectif, alors, l’on ne peut que conclure, au vu de cette fort belle finale, que la meilleure équipe aura perdue, que l’équipe qui aura le plus rechercher la victoire, qui aura pratiquer le plus beau jeu, qui aura dominer de la tête et des épaules son adversaire n’aura pas réussi à aller au bout. Le football a de ses choses injustes, certains disent que c’est ce qui en fait sa magie, mais bon, comme je le disais encore pas plus tard qu’hier, j’en ai plus qu’assez des victoires morales, et sur ce point, Benfica en a encore remporter une. Mais bon, pour ce que cela rapporte…


Mais si Benfica a perdu, avant tout, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même, et d’ailleurs, je dois vous avouer qu’au bout de vingt minutes, j’avais compris que Chelsea allait gagner le match : quand on se crée autant d’occasions, on est obligé, qui plus dans une finale face à un adversaire qui n’est pas n’importe qui, d’en marquer quelque unes si l’on ne veut pas connaitre de bien cruelles déconvenues. Or, entre glissades, énièmes passes pour un partenaire au lieu de tirer au but, tirs à coté ou sur le gardien ainsi que quelques sauvetages de justesse des anglais, Benfica, avec de la réussite, pouvait mener par deux ou trois buts d’écart à la pause ; et là, la messe aurait été dite, mais, quand on sait que Benfica ne rime pas avec réussite…

Et donc, ce qui devait arriver arriva : une erreur défensive, un but de Chelsea, une égalisation un peu plus tard, encore des occasions ratées et, dans les arrêts de jeu, comme contre Porto samedi dernier (ce qui couta le championnat, sauf miracle improbable), un ultime corner parfaitement évitable pour Chelsea et un fort beau but (je le reconnais) d’Ivanovic qui offrit donc l’Europa League aux anglais… quoi que, ce n’était pas encore fini : vint un dernier cafouillage dans la surface londonienne et une énième occasion ratée, histoire de boire le calice jusqu’à la lie. Ne restait plus ensuite qu’à pleurer et à se lamenter devant cette cruelle injustice, se souvenir de ce but refusé à Cardozo alors qu’il était valable, se dire que celui-ci aurait pu tout changer… quoi que, avec cette fichue malédiction, comment vouliez-vous que Benfica s’en sorte ?

Eternels regrets, comme d’habitude donc pour Benfica, mais bon, au bout d’un moment, on commence à avoir l’habitude même si, je dois reconnaitre que cela fait toujours aussi mal de perdre de la sorte, surtout quand ce n’est pas mérité. Reste pour l’histoire, car à mes yeux, cette finale sera historique (mais pour de mauvaises raisons), la fiche de match suivante et, bien évidemment, une septième finale perdue consécutive pour mon Benfica :


Europa League 2012-2013
Chelsea – Benfica 2-1
15 mai 2013
Amsterdam - ArenA, Amsterdam
52342 spectateurs
Buts : 59’ Fernando Torres 1-0, 68’ Oscar Cardozo 1-1, 93’ Ivanovic 2-1
Benfica : Artur Moraes, André Almeida, Luisão, Garay, Malgarejo, Matic, Enzo Perez, Salvio, Nico Gaitan, Rodrigo, Cardozo
Entraîneur : Jorge Jésus
Chelsea : P. Cech, Ashley Cole, G.Cahill, David Luiz, C.Azpilicueta, Ivanovic, Ramires, Oscar,   Franck Lampard,  Juan Mata, Fernando Torres
Entraîneur : Rafael Benítez

Avant de conclure, un petit mot pour le vainqueur du jour, Chelsea. Quand on marque un but de plus que son adversaire, quand on résiste aux assauts d’une équipe et que l’on s’en sort, quelque part, c’est que l’on mérite tout de même un peu de gagner à la fin, même si cela n’est pas forcément juste, mais ce Chelsea, qui fut, il y a quelques années, l’une des meilleures équipes du continent, a la particularité de glaner des titres européens en étant bien moins bons que par le passé, et, à chaque fois, en se faisant archi-dominés : ce fut le cas cette année, donc, mais aussi l’année dernière, en Champions League : en finale, contre le Bayern de Munich, en demis, contre Barcelone, et en quarts contre… Benfica, déjà. Mais bon, comme l’on sait, que ces titres soient mérités ou pas, ce qui compte, c’est de les gagner, et cela, je crains que Benfica ne mette encore beaucoup trop de temps à le comprendre… en 2062 ?!

mercredi 15 mai 2013

Les finales de Benfica



Voilà, le grand jour est finalement arrivé est dans un peu plus d’une heure, à Amsterdam, aura lieu la finale de l’Europa League 2012/2013 et qui va opposer les britanniques de Chelsea aux portugais de… Benfica ! Cette finale, Benfica aura dut cravacher dur pour y accéder comme je vous le disais en début de mois, mais sincèrement, au vu de sa saison – et je ne dis pas cela uniquement parce que c’est mon club de cœur, cela va de soi – qui fut quasiment parfaite de bout en bout, et malgré la terrible désillusion que fut la défaite dans les arrêts de jeu contre le FC Porto, samedi soir dernier, et qui leur coutera le championnat, bref, cette finale, Benfica mérite de la gagner. Pour cette saison, mais pas uniquement : Benfica, dans le paysage footballistique européen, c’est tout bonnement l’un des clubs les plus prestigieux qui soit, et le simple fait que sa dernière victoire en Coupes d’Europe remonte déjà à cinquante et un ans fait que, quelque part, cela fait longtemps, trop longtemps, que ce club mérite de gagner quelque chose et de retrouver son lustre passé. Pourtant, au fil des décennies, ce ne furent pas les occasions qui manquèrent, mais la terrible malédiction de son ancien entraineur, Béla Guttman (pour en savoir davantage, voir ici) aura indéniablement pesé de tout son poids sur le destin de ses nombreuses finales perdues. Alors, oui, je trouve que c’est le moment de braver le sort et de la gagner cette finale, car bon, après tout, comme on dit : une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne !

Du coup, et alors que le coup d’envoi approche à grands pas et que la tension monte petit à petit, j’ai tenu, pour marquer l’événement, a vous proposer dans ce billet l’intégralité des finales, gagnées et (surtout) perdues de Benfica ; finales où, à chaque fois, cela s’est joué a très peu de choses, mais bon, quand on a une telle malédiction sur les épaules, cela peut se comprendre :

1960-1961 – Coupe des clubs champions : Benfica – FC Barcelone 3-2
1961-1962 – Coupe des clubs champions : Benfica – Real Madrid 5-3
1962-1963 – Coupe des clubs champions : Milan AC – Benfica 2-1
1964-1965 – Coupe des clubs champions : Inter Milan – Benfica 1-0
1967-1968 – Coupe des clubs champions : Manchester United – Benfica 4-1 ap
1982-1983 – Coupe de l’UEFA : Anderlecht – Benfica 2-1 (1-0 et 1-1)
1987-1988 – Coupe des clubs champions : PSV Eindhoven – Benfica 0-0, 6-5 tab
1989-1990 – Coupe des clubs champions : Milan AC – Benfica 1-0


Coupe des clubs champions 1960-1961
Benfica – FC Barcelone 3-2
31 mai 1961
Stade du Wankdorf, Berne
26 732 spectateurs
Buts : 20' Kocsis 0-1, 30' Águas 1-1, 32' Ramallets 2-1 (csc), 55' Coluna 3-1, 75' Czibor 3-2
Benfica : Costa Pereira ; Mário João, Germano, Ângelo Martins ; José Neto, Fernando Cruz ; José Augusto, Joaquim Santana, José Águas, Mário Coluna, Domiciano Cavém
Entraîneur : Béla Guttman
FC Barcelone  : Antoni Ramallets ; Foncho Rodriguez, Enrique Gensana, Sigfrido Gracia ; Martín Vergés, Jesús Garay ; László Kubala, Sándor Kocsis, Evaristo, Luís Suárez, Zoltán Czibor
Entraîneur : Enrique Orizaola


Coupe des clubs champions 1961-1962
Benfica – Real Madrid 5-3
2 mai 1962
Stade Olympique, Amsterdam
65 000 spectateurs
Buts : 17' Puskás 0-1, 23' Puskás 0-2, 25' Águas 1-2, 34' Cavém 2-2, 38' Puskás 2-3, 51' Coluna 3-3, 65' Eusebio 4-3, 68' Eusebio 5-3
Benfica Lisbonne : Costa Pereira ; Mário João, Germano, Ângelo Martins ; Domiciano Cavém, Fernando Cruz ; José Augusto, Eusebio, José Águas, Mário Coluna, António Simões
Entraîneur : Béla Guttman
Real Madrid : José Araquistáin ; Pedro Casado, José Emilio Santamaría, Vicente Miera ; Felo, Pachín ; Justo Tejada, Luis del Sol, Alfredo Di Stéfano, Ferenc Puskás, Francisco Gento
Entraîneur : Miguel Muñoz


Coupe des clubs champions 1962-1963
Milan AC – Benfica 2-1
22 mai 1963
Wembley Stadium, Londres
45 715 spectateurs
Buts : 19' Eusebio 0-1, 58' José Altafini 1-1, 70' José Altafini 2-1
Milan AC : Giorgio Ghezzi ; Mario David, Cesare Maldini, Mario Trebbi ; Victor Benítez, Giovanni Trapattoni, Gino Pivatelli, Dino Sani, José Altafini, Gianni Rivera, Bruno Mora
Entraîneur : Nereo Rocco
Benfica : Costa Pereira ; Domiciano Cavém, Fernando Cruz, Humberto Fernandes, Raúl Machado ; Mário Coluna, Joaquim Santana ; José Augusto, José Torres, Eusébio, António Simões
Entraîneur : Fernando Riera


Coupe des clubs champions 1964-1965
Inter Milan – Benfica 1-0
27 mai 1965
Stadio San Siro, Milan
85 000 spectateurs
Buts : 42' Jair 1-0
Inter Milan : Giuliano Sarti ; Tarcisio Burgnich, Aristide Guarneri, Giacinto Facchetti ; Gianfranco Bedin, Armando Picchi ; Jair, Sandro Mazzola, Joaquín Peiró, Luís Suárez, Mario Corso
Entraîneur : Helenio Herrera
SL Benfica : Costa Pereira ; Domiciano Cavém, Fernando Cruz, Germano, Raúl Machado ; José Neto, Mário Coluna ; José Augusto, Eusébio, José Torres, António Simões
Entraîneur : Elek Schwartz


Coupe des clubs champions 1967-1968
Manchester United – Benfica 4-1 ap
29 mai 1968
Wembley Stadium, Londres
100 000 spectateurs
Buts : 53' Charlton 1-0, 75' Graça 1-1, 93' Best 2-1, 94' Kidd 3-1, 99' Charlton 4-1
Manchester United : Alex Stepney ; Shay Brennan, Bill Foulkes, Nobby Stiles, Tony Dunne ; Pat Crerand, Bobby Charlton, David Sadler ; George Best, Brian Kidd, John Aston
Entraîneur : Sir Matt Busby
Benfica : José Henrique ; Adolfo Calisto, Humberto Fernandes, Jacinto Santos, Fernando Cruz ; Jaime Graça, Mário Coluna, José Augusto ; Eusébio, José Torres, António Simões
Entraîneur : Otto Glória


Coupe de l’UEFA 1982-1983
Anderlecht – Benfica 2-1 (1-0 et 1-1)
Anderlecht – Benfica 1-0
4 mai 1983
Stade du Heysel, Bruxelles
52 694 spectateurs
Buts : 29’ Brylle 1-0,
Anderlecht : Jacky Munaron, Wim Hofkens, Luka Peruzović, Morten Olsen, Michel De Groote , Per Frimann, Ludo Coeck, Franky Vercauteren, Juan Lozano, Erwin Vandenbergh, Kenneth Brylle
Entraîneur : Paul Van Himst
Benfica : Manuel Bento, Minervino Pietra, Frederico Rosa , Humberto Coelho, Álvaro Magalhães, Carlos Manuel, José Luis, Shéu Han, Fernando Chalana,  Zoran Filipović, Diamantino Miranda
Entraîneur : Sven-Göran Eriksson
Benfica – Anderlecht 1-1
18 mai 1983
Estadio da Luz, Lisbonne
80 000 spectateurs
Buts : 36’ Shéu Han 1-0, 38’ Lozano 1-1
Benfica : Manuel Bento, Minervino Pietra, Humberto Coelho, Bastos Lopes, António Veloso, Carlos Manuel, Glenn Strömberg, Shéu Han, Fernando Chalana, Tamagnini Nené, Diamantino Miranda
Entraîneur : Sven-Göran Eriksson
Anderlecht : Jacky Munaron, Luka Peruzović, Walter De Greef, Hugo Broos, Morten Olsen, Michel De Groote, Per Frimann, Juan Lozano, Ludo Coeck, Franky Vercauteren, Erwin Vandenbergh
Entraîneur : Paul Van Himst


Coupe des clubs champions 1987-1988
PSV Eindhoven – Benfica 0-0, 6-5 tab
25 mai 1988
Neckarstadion, Stuttgart
38 000 spectateurs
Tirs au but : PSV – R. Koeman, Kieft, Nielsen, Vanenburg, Lerby, Janssen
Benfica – Elzo, Dito, Hajry, Pacheco, Mozer, Veloso (manqué)
PSV Eindhoven : Hans van Breukelen, Éric Gerets, Berry van Aerle, Ronald Koeman, Ivan Nielsen, Jan Heintze, Gerald Vanenburg, Edward Linskens, Søren Lerby, Wim Kieft, Hans Gillhaus (107' Anton Janssen)
Entraîneur : Guus Hiddink
Benfica : Silvino Louro, António Veloso, Dito, Carlos Mozer, Álvaro Magalhães, Elzo Coelho, Shéu Han, Chiquinho Carlos, António Pacheco, Rui Águas (57' Wando), Mats Magnusson (111' Hajry Redouane)
Entraîneur : Toni


Coupe des clubs champions 1989-1990
Milan AC – Benfica 1-0
23 mai 1990
Stade Prater, Vienne
57 500 spectateurs
Buts : 68' Rijkaard 1-0
Milan AC : Giovanni Galli, Mauro Tassotti, Alessandro Costacurta, Franco Baresi, Paolo Maldini, Angelo Colombo (89' Filippo Galli), Frank Rijkaard, Carlo Ancelotti (72' Daniele Massaro), Alberigo Evani, Ruud Gullit, Marco van Basten
Entraîneur : Arrigo Sacchi
Benfica : Silvino Louro, José Carlos, Aldair, Ricardo, Samuel Quina, Vitor Paneira (76' Vata Garcia), Valdo, Jonas Thern, Hernâni Neves, Mats Magnusson, António Pacheco (66' César Brito)
Entraîneur : Sven-Göran Eriksson

Voilà, à présent, il n’y a plus qu’à attendre que débute ce Benfica – Chelsea, et franchement, je vais etre clair avec vous : je me fiche complètement que Benfica joue bien ou mal, qu’ils méritent ou pas la victoire, la seule chose qui compte à mes yeux, c’est qu’ils l’emportent à la fin, même s’ils se font archi-dominés pendant tout le match, même s’ils gagnent avec un but contre son camp, je m’en tape ! J’en ai par-dessus la tête de ces stupides et inutiles victoires morales qui ne servent à rien : une finale, ça se gagne et un point c’est tout ! Le problème, comme je vous l’ai dit, c’est cette fichue malédiction, et là, je ne vois pas comment faire pour la contrer ?
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