lundi 4 avril 2016

COMIC BOX 99 – BATMAN’66, LA JUSTICE TOUT EN COULEURS !


COMIC BOX 99 – BATMAN’66, LA JUSTICE TOUT EN COULEURS !
Mars/Avril 2016

Sommaire :
Interviews
- Charles Soule (Inhumans, Daredevil, Death Of Wolverine, Swamp Thing…) & Alberto Jimenez
- Albuquerque (Letter 44)
- Don Rosa (Picsou)
- Sam Humphries (Star-Lord, Avengers, Ultimates…)
Articles
- Rebirth, DC à reconstruire ?
- Apocalypse, itinéraire d’un mutant dangereux
- David Bowie et les comics
- Mockingbird, agent très spécial
- Jupiter’s Legacy, Mark Millar et Frank Quitely à l’attaque
- Chris Samnee
- Batman ’66 la série TV qui a tout changé ?
Ragnarok, la fin des temps selon Walt Simonson
- Jean Goodman, First Lady de Marvel
- Invincible, responsable et coupable…
Man of Steel 30 ans après la refonte du Superman de John Byrne
Deadly Class, tous les coups sont permis…
Lego Marvel’s Avengers, point brique…
Preview
Juge Dredd (John Wagner & Kev Walker)

Mon avis : D’entrée de jeu, les choses commençaient mal, du moins, en apparence. Le problème, justement, avec l’apparence, c’est que, mine de rien, celle-ci compte un peu et franchement, le jour où j’ai découvert la couverture du quatre-vingt-dix-neuvième numéro de Comic Box, la première chose qui m’est venue a l’esprit est : mais qu’est ce que c’est que cette merde !? Car bon, comment dire… j’ai beau éprouver une forme de respect pour le sieur Batman, reconnaitre que celui-ci est l’une des plus grandes icones du monde super-héroique, a un moment donné, une couverture aussi criarde que celle-ci – faisant référence a la série de 1966 – non, ce n’est pas possible… surtout qu’ensuite, il faut avoir les c… pour acheter la revue le plus sérieusement du monde chez son marchand de journaux habituel… Dommage, oui, dommage car le contenu de cet avant dernier numéro de Comic Box avant le très attendu centième qui paraitra dans quelques semaines, le contenu, donc, était plutôt intéressant pour ne pas dire bon : ainsi, entre une mise en avant de DC plutôt bienvenue, que ce soit son univers en général, en perdition total depuis quelques années, la série télé de 1966 de Batman, donc, ainsi qu’un retour bienvenu sur le Man of Steel de John Byrne, les amoureux de la distinguée concurrence (et les autres), seront aux anges. Ensuite, il y a l’hommage a David Bowie, disparu en janvier dernier, et plutôt bienvenu – surtout quand on est fan, comme moi – sans oublier, le sympathique clin d’œil a l’un des plus grands auteurs de comics selon moi, l’inimitable Don Rosa et son Picsou – eh oui ! Bref, pas mal de bonnes choses sans oublier l’article mettant en avant la dernière et excellente création du duo Millar/Quitely, je veux bien évidement parler de Jupiter’s Legacy, dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, ainsi que d’autres articles et diverses interviews qui valent le détour. Bref, un numéro qui aurait put être proche de la perfection (du moins, pour une revue de comics) mais hélas, mille fois hélas, avec une telle couverture, non, sincèrement, ce n’est pas possible !...


Points Positifs :
- L’hommage plutôt intéressant a David Bowie et qui, accessoirement, nous montre que le Mince Duc Blanc fut depuis longtemps une source inépuisable pour les auteurs de comics.
- Il était grand temps que Picsou et plus particulièrement ce fantastique artiste qu’est Don Rosa ait sa place dans Comic Box !
- Une partie non négligeable de ce numéro est consacrée à DC, avec, pour commencer, un retour sur les dernières mésaventures de la maison d’édition et leurs nouvelles idées, la mise en avant de la vieille série télé Batman et, pour finir, le Man of Steel de John Byrne.
- Sympa l’article sur Jupiter’s Legacy !
- L’article consacré a Apocalypse, un ennemi des X-Men que je n’apprécie pas plus que ça, s’est avéré être plutôt instructif, ne serais-ce que pour ses origines.
- Mine de rien, entre les nombreux articles et les diverses interviews, ce numéro de Comic Box est plutôt varié voir fort instructif par moments.   

Points Négatifs :
- Non mais qu’elle monumentale merde cette couverture ! Criarde, moche, c’est une véritable honte, surtout que, au vu du contenu, je pense qu’il y avait largement de quoi faire bien mieux !
- Une preview sur Juge Dredd… vu que je déteste le personnage, ce sera sans moi.
- Toute la partie consacrée aux séries télé actuelles et au jeu Lego Avengers : ce n’est pas ma tasse de thé.

Ma note : 7/10

AJAMI


AJAMI

Le quartier d'Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d'un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d'un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif recherche désespérément son jeune frère disparu... L'histoire de destins croisés au cœur d'une ville déchirée.


Ajami
Réalisation : Scandar Copti et Yaron Shani
Scénario : Scandar Copti et Yaron Shani
Musique : Rabiah Buchari
Production : Ad Vitam
Genre : Drame
Titre en vo : Ajami
Pays d'origine : Israël
Langue d'origine : arabe, hébreux
Date de sortie : 17 septembre 2009
Durée : 118 mn

Casting :
Shahir Kabaha : Omar, 19 ans, arabe israélien
Ibrahim Frege : Malek, 16 ans, jeune réfugié palestinien dont la mère est à l'hôpital
Fouad Habash : Nasri, 13 ans, le jeune frère d'Omar, ayant des visions
Youssef Sahwani : Abu Elias, le riche et puissant patron chrétien d'Omar
Ranin Karim : Hadir, la fille d'Abu Elias, amoureuse d'Omar
Eran Naim : Dando, policier juif
Scandar Copti : Binj, un ami d’Omar et Malek, l'homme à la barbichette
Elias Saba : Shata, un ami d'Omar et de Binj
Hilal Kabob : Anan, travaille pour Abu Elias
Nisrine Rihan : Ilham
Abu George Shibli : Sido
Moshe Yerushalmi : le père de Dando
Tamar Yerushalmi : la mère de Dando
Sigal Harel : la sœur de Dando

Mon avis : Ce n’est pas la première fois que le cinéma israélien est mis a l’honneur sur ce blog et même si, il faut le reconnaitre, aucun film n’a atteint, de mon point de vu, le niveau d’excellence de cette extraordinaire série en deux saisons qu’est Hatufim – voir ici et ici – force est de constater que, au fil des ans, les longs métrages locaux ne m’ont jamais laisser indifférent. Il faut dire qu’être passionner par la géopolitique locale, en tenant compte, bien sur, du fait que dans cette triste histoire de lutte entre deux peuples, il n’y a pas de gentils ni de méchants, les torts étant des deux cotés, cela aide un peu, du coup, lorsque l’occasion s’est présentée a moi de voir un énième film israélien, ce Ajami, donc, je n’ai guère hésité – ou tout juste pour le principe, bien sur. Car bien sur, on pourrait se dire : encore un film traitant des problèmes, oh combien importants, de société entre hébreux et palestiniens (avec des arabes chrétiens au milieu, bien sur) et si la chose n’est pas inexacte, cela n’enlève rien au fait que ce manque d’originalité apparent n’en est pas vraiment un ; ou alors, on pourrait dire la même chose pour tous les genres. Car avant toute chose, Ajami, du nom d’un quartier cosmopolite de la ville de Jaffa, tient davantage du thriller dramatique que de la critique sociale, même si, contexte oblige, celle-ci n’est jamais bien loin – d’un autre coté, comment pourrait-on faire l’impasse sur celle-ci ?! Un thriller, donc, composé de cinq histoires entremêlées en autant de chapitres qui ne se succèdent pas forcément dans l’ordre chronologique des événements et qui se dévoilent, au fur et a mesure de l’avancée du film : bourrée de fausses pistes et donc riche en révélations, certaines étant, surtout vers la fin, franchement surprenantes, Ajami est donc un long métrage qui ne prend toute sa saveur qu’au bout d’un moment, lorsque l’on se rend compte, plutôt agréablement, que la complexité de ces multiples intrigues liées entre elles sont on ne peut plus captivantes. Du coup, en partant d’un postulat de départ loin d’être enthousiasmant, de par ses chapitres et ses nombreuses révélations qui remettent jusqu’au bout nos certitudes, Ajami, servi accessoirement par une flopée d’acteurs non professionnels, est un film qui mérite le détour ; loin d’être exceptionnel, certes, mais néanmoins suffisamment réussi pour captiver l’intérêt du spectateur jusqu’au bout, se révélant au final être une plutôt bonne surprise.


Points Positifs :
- La structure narrative du film qui, diviser en plusieurs chapitres, est bourrée de fausses pistes et de révélations en tout genre, et ce, jusqu’aux dernières minutes, franchement étonnantes.
- Au début, on se demande quels sont les liens entre tous ces personnages, ces diverses intrigues et, au bout d’un moment, on se plait surtout à essayer de deviner quels sont ces fameux liens… en se trompant, parfois, ce qui n’est pas un défaut, le scénario nous entrainant justement sur ces nombreuses fausses pistes.
- La fin, surprenante au possible et plutôt dramatique.
- La majorité des acteurs ne sont pas professionnels, eh ben, ma foi, cela ne se remarque pas le moins du monde.   

Points Négatifs :
- Un peu de mal a rentrer dans le film au début, il faut dire que le premier tiers de celui-ci n’est pas franchement engageant, même si, bien entendu, une fois qu’on a compris l’histoire des divers chapitres, c’est une autre histoire.
- Pas vraiment été fan des passages avec les dessins, je trouve que ces derniers cassent un peu le rythme.
- Malgré un ensemble final plutôt bon, il faut reconnaitre qu’il y a un certain sentiment de déjà-vu par moments, lors de certaines scènes.  

Ma note : 7/10

vendredi 1 avril 2016

Poisson d’Avril !


Amoureux des blagues lourdes et des diverses tromperies, aujourd’hui est un jour on ne peut plus sympathique pour vous puisque, comme chacun sait, nous sommes le premier avril et, bien entendu, qui dit premier avril dit… Poisson d’Avril ! Eh oui, la tradition étant toujours ce qu’elle est, en ce jour, il faudra se méfier de tout, y compris dans les médias, ainsi, entre les nombreuses fausses nouvelles plus ou moins réussies ou crédibles et autres pseudos scoops, tout a chacun aura droit a un certain nombre de vrai-fausses vérités et autres blagues de plus ou moins mauvais gout. Ajoutons à cela les traditionnels poissons, particulièrement dans les courts de récréations et, au final, nous aurons droit à un premier avril comme les autres, a moins, bien sur, qu’un événement imprévu ne vienne tout bouleverser… mais bon, si on pouvait se passer de ce genre de mauvaise blague, ce ne serait pas plus mal !

mardi 29 mars 2016

THE ULTIMATES – SÉCURITÉ INTÉRIEURE


THE ULTIMATES – SÉCURITÉ INTÉRIEURE

Les Ultimates, l'équipe d'intervention super-humaine du gouvernement américain, sont devenus célèbres lorsqu'ils ont empêché Hulk de saccager New-York. Leurs compétences et leurs incroyables pouvoirs vont bientôt être mis à rude épreuve, car le S.H.I.E.L.D. a découvert que des extraterrestres se préparaient depuis des décennies à attaquer la Terre.


The Ultimates – Sécurité intérieure
Scénario : Mark Millar
Dessins : Bryan Hitch
Encrage : Andrew Currie, Paul Neary
Couleurs : Paul Mounts
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Ultimates – Homeland Security
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Septembre 2002 – Avril 2004
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Hachette
Date de parution : 25 février 2016
Nombre de pages : 181

Liste des épisodes
The Ultimates 7-13

Mon avis : Après un premier volet, en novembre dernier, j’ai l’immense plaisir, aujourd’hui, de vous proposer la critique de la seconde partie de la première saison de The Ultimates (la version Ultimate des Avengers) et publiée dans la collection de chez Hachette, Marvel Comics la collection de référence ; un numéro que j’avais attendu avec grande impatience puisque, a l’époque, au tout début des années 2000, j’étais passer a coté de cette première saison de ce qui restera comme l’un des meilleurs comics de super-héros de son temps, je veux bien évidement parler des Ultimates, œuvre du duo Mark Millar et Bryan Hitch. Une seconde partie et sept épisodes, donc, que j’attendais avec impatience, dont j’attendais énormément et qui, il faut l’avouer, ne m’ont pas déçus… même si… même si, si je dois être totalement objectif, après lecture de ces épisodes, je dois reconnaitre que j’ai une légère préférence pour la première partie. Mais si vous lisez ces quelques lignes et si vous ne connaissez pas encore les Ultimates, n’ayez crainte : après tout, préférence ne signifie en aucune façon que cette seconde partie de la première saison de la série est inférieure a la première ou que la qualité n’est plus au rendez vous ! Non, mille fois non, cela reste du très bon niveau pour ce qui est des comics de super-héros, et franchement, après tant d’années, comment ne pas affirmer, encore une fois, que tant que les sieurs Millar et Hitch ont officié sur les Ultimates, cette série était tout bonnement extraordinaire !? Et puis, si cette édition nous offre deux volumes, n’oublions pas, qu’a la base, il s’agit d’une seule et même saison, un seul, en quelque sorte, long run qui se savoure en se lisant d’une traite, alors, a moins d’un plantage total pour ces épisodes, on ne craignait pas grand-chose, et comme vous l’avez compris, celui-ci n’a pas eu lieu… Alors bien sur, après une entrée en matière où l’équipe était créée, où l’on nous présentait les personnages, où Cap était retrouvé après des décennies et où, bien entendu, histoire d’avoir un peu d’action, Hulk pétait un câble – dévorant au passage plus de 300 personnes – ainsi que Hank Pym, mari brutalisant sa femme, la Guêpe, le lecteur, en terrain familier, sait a quoi s’en tenir : pour ce qui est des dessins, Bryan Hitch est égal a lui-même, c’est-à-dire, excellent, quand au scénario, bah… que dire, disons qu’avec Mark Millar, il faut s’attendre a absolument tout et, accessoirement, le meilleur ! Alors bien sur, cette seconde partie, si l’on fait abstraction des deux premiers épisodes où Cap s’occupe a sa façon du cas Hank Pym, est davantage centrée sur l’action pure et dure avec cette invasion extraterrestre qui mettra nos héros en difficulté, d’où, peut-être, ce coté un peu moins abouti que lors des premiers épisodes, plus centrés sur les personnages. Mais bon, les amateurs de castagne, eux, seront aux anges quand aux autres, dans mon genre, eh ben, disons qu’il faut tout de même rendre à César ce qui lui appartient, c’est-à-dire, que le duo Millar/Hitch nous propose du grand, du très grand spectacle. Bref, plus de bastons mais aussi nouvelles têtes au programme – Œil de Faucon, la Veuve Noire – sans oublier quelques scènes d’anthologies viennent conclure en beauté cette première saison de The Ultimates, et quand on se dit que la suite fut encore meilleure, comment, plus d’une décennie après, ne pas se dire que cette série fut tout bonnement l’un des meilleurs comics de super-héros du vingt-et-unième siècle !?


Points Positifs :
- On reprend bien entendu tout ce qui avait fait la force de cette série lors de sa première partie – après tout, ce n’est qu’une suite – et donc, on poursuit, avec un plaisir non dissimulé, cette relecture magistrale et fort bien pensée de ces héros iconiques que sont les Avengers – ici appelés les Ultimates.
- Scénaristiquement, ce n’est plus une surprise et Millar s’en donne toujours autant a cœur joie, poussant encore plus loin ses héros dans leurs retranchements, surtout qu’ici, ils font enfin face a une menace extérieure ; et pas des moindres puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’une invasion extraterrestre !
- On retrouve un Bryan Hitch encore une fois au sommet de son art avec des planches cinématographiques et très détaillées, un sens de la mise en scène hors-norme et des personnages réalistes du plus bel effet. N’oublions pas non plus l’encrage et les couleurs qui font pour beaucoup pour le plaisir des yeux.
- Mine de rien, il y a encore un sacré paquet de scènes cultes, avec, selon moi, en tête de liste, la raclée que donne Captain America a Hank Pym après que celui-ci ait battu sa femme, la Guêpe, dans le premier tome.
- Quelques nouveaux venus chez les Ultimates comme Œil de Faucon, la Veuve Noire, et, dans une moindre mesure, Vif-Argent et la Sorcière Rouge – ces derniers jouant les utilités d’ailleurs.

Points Négatifs :
- Ces sept épisodes sont un peu plus typés action, non pas que cela soit une tare, loin de là, mais bon, j’ai tout de même une préférence pour les premiers, plus centrés sur la psychologie des personnages – mais bon, scénaristiquement parlant, cela se comprend que nos Ultimates aient enfin un adversaire qui justifie leur existence et qu’il y ait un peu de baston.
- Comme dans la première partie, on notera, par moments, un encrage un chouia trop chargé sur certaines cases.
- Les français ne seront pas ravis des paroles de Cap – voir en VO.

Ma note : 8/10

lundi 28 mars 2016

LE LOUP DE WALL STREET


LE LOUP DE WALL STREET

Dans les années 1980, Jordan Belfort commence à travailler en tant que courtier en bourse, dans une entreprise nommée L.F. Rothschild, à Wall Street. Il rencontre Mark Hanna qui le prend sous son aile, ce dernier lui donne sa vision du métier. Le 19 octobre 1987, alors que Jordan vient d'obtenir sa licence de courtier, l'entreprise fait faillite à la suite du krach boursier, et Jordan est licencié. Ce jour sera appelé Le Lundi Noir. La femme de Jordan, Teresa, lui montre l'annonce d'une petite compagnie de courtage à Long Island, où un courtier est recherché. En arrivant, Jordan se rend compte que l'entreprise ne vend que des actions à trois sous, qui n'ont absolument aucune valeur. Il utilise alors dans cette entreprise, tout le savoir qu'il a acquis à Wall Street, et commence à bien gagner sa vie. Jordan rencontre par la suite Donnie Azoff, un homme qui vit dans le même bâtiment que lui et travaille dans le secteur des meubles pour enfants. Tout deux deviennent alors associés et créent leur propre entreprise de courtage : Stratton Oakmont. Mais l'entreprise se fait très vite remarquer par le FBI : en effet, Jordan et Donnie gagnent leur argent de façon illégale, en employant la méthode du Pump and Dump, ce qui est considéré comme une arnaque envers le client. C'est l'agent Patrick Denham qui se charge de l'enquête. La création de cette entreprise marque le début de la débauche pour Jordan ; la drogue et les prostituées font partie de son quotidien.


Le Loup de Wall Street
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Terence Winter, d'après les mémoires The Wolf of Wall Street de Jordan Belfort
Musique : Howard Shore
Production : Appian Way, EMJAG Productions, Sikelia Productions et Red Granite Pictures
Genre : Biopic, comédie dramatique
Titre en vo : The Wolf of Wall Street
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 décembre 2013
Durée : 179 mn

Casting :
Leonardo DiCaprio : Jordan Belfort
Jonah Hill : Donnie Azoff
Margot Robbie : Naomi Belfort
Kyle Chandler : Patrick Denham
Rob Reiner : Max « Mad Max » Belfort, le père de Jordan
Jon Bernthal : Brad Bodnick
Jon Favreau : Manny Riskin
Jean Dujardin : Jean-Jacques Saurel
Cristin Milioti : Teresa Petrillo
Matthew McConaughey : Mark Hanna
Christine Ebersole : Leah Belfort, la mère de Jordan
Shea Whigham : le capitaine Ted Beecham
Katarina Čas : Chantalle
P. J. Byrne : Nicky Koskoff
Kenneth Choi : Chester Ming
Brian Sacca : Robbie Feiberg
Ethan Suplee : Toby Welch
Barry Rothbart : Peter DeBlasio
Jake Hoffman : Steve Madden
Martin Klebba : Frank Berry
Madison McKinley : Heidi
Henry Zebrowski : Alden Kupferberg
Stephen Kunken : Jerry Fogel
Michael Nathanson : Barry Kleinman
Robert Clohessy : Nolan Drager
Joanna Lumley : tante Emma
Jon Spinogatti : Nicholas, le majordome
Bo Dietl : lui-même
Jaleel White : Steve Urkel, dans la série La Vie de famille à la télévision
Reginald VelJohnson : Carl Winslow, dans la série La Vie de famille à la télévision
Spike Jonze : Dwayne (non crédité)
Jordan Belfort : l'homme présentant Jordan Belfort après une conférence

Mon avis : Je le reconnais sans problème, j’ai longtemps hésité avant de me décider, finalement, a regarder ce Loup de Wall Street, non pas en raison de la présence de DiCaprio, loin de là, non pas parce que ce long métrage revenait sur la vie d’un formidable escroc de la finance (mais dans ce milieu là, qui ne l’est pas ?) mais surtout, au risque d’en faire hurler certains, a cause de Martin Scorsese, un peu, car entre le réalisateur et moi, ce fut toujours une histoire de tout ou rien – par exemple, j’avais détester Les infiltrés – mais aussi, bêtement, car je me suis toujours grandement méfié des films portés au nues par la critique. Or, avec Le Loup de Wall Street, je me suis tromper sur toute la ligne, mais alors, pas qu’un peu ! Alors bien sur, ici, j’ai eu droit a ce que je m’attendais au vu de la bande annonce et des divers résumés lus depuis deux ans, c’est-à-dire, a une véritable orgie ininterrompu où les maitres morts étaient sexe, drogue et… pas Rock’n Roll mais argent ; ah oui, de l’argent, il en pleut a foison, par les fenêtres, dans des mallettes, dans des comptes en Suisse, sur des lits et même dans des corbeilles a papier tellement celui-ci coule a flot. Quant au sexe et a la drogue, eh bien, comment dire… bah, on a droit a tout un florilège d’extrêmes tous plus improbables les uns que les autres. Oui, la bande annonce n’avait pas menti ! Mais, dirons certains, tout cela n’est pas exagéré, ne serais-ce qu’un chouia ?! Eh ben ma foi, le pire, au vu des mémoires du sieur Jordan Belfort (le vrai) et des multiples témoignages de ce petit monde de la finance, même pas : alors oui, entre les prostitués, les lancers de nains, les singes, les belles voitures, l’alcool et la drogue, Scorsese et Le Loup de Wall Street n’ont strictement rien inventé… Cependant, un film sur une bande de petits péteux prétentieux et bourrés de fric qui se défoncent pendant presque trois heures, cela aurait put être complètement casse gueule, ne serais-ce que pour le coté on ne peut plus détestable de la chose, or, il n’en est rien, et ce, pour tout un tas de raisons qui, accessoirement, ont été une fort bonne surprise ! Déjà, car Le Loup de Wall Street est drôle, terriblement drôle, les situations les plus coquasses se succédant a d’autres tout aussi ubuesques, car bon, entre une exagération de tous les instants et des personnages tellement défoncés qu’ils en font n’importe quoi, c’est fou le nombre de fois où j’ai tout bonnement explosé de rire – d’ailleurs, malgré la thématique du film, celui-ci est plus second degré, par moments, qu’on pourrait le penser. Ensuite, il y a bien entendu DiCaprio, tout simplement exceptionnel : l’acteur aura dut attendre trop longtemps pour avoir un Oscar – The Revenant – mais sincèrement, après avoir vu Le Loup de Wall Street, il est clair qu’il le méritait amplement au vu de sa performance, tout simplement ahurissante. D’ailleurs, et c’est là aussi l’une des grandes forces de ce film, c’est d’avoir presque rendu sympathique un personnage, Jordan Belfort, qui ne l’est pas le moins du monde : véritable petite enflure, magouilleur de première, n’ayant jamais hésité une seule seconde à abuser de la confiance des autres, qu’ils soient pauvres ou riches, reconnaissons que c’est là un salaud de la pire espèce, or, DiCaprio est tellement bon que cela passe, que l’on se prend de sympathie pour cette ordure et que, même si on ne l’excuse jamais, loin de là, on n’arrive pas non plus a le détester… Bref, avec Le Loup de Wall Street, Martin Scorsese prouve qu’il est toujours capable de réaliser de très grands films (même si je ne suis pas un fan inconditionnel du réalisateur), DiCaprio, accessoirement, qu’il est un grand acteur, quand au film en lui-même, tout en pointant du doigt le monde de la finance, détestable au possible, il n’en reste pas moins, dans ses excès, un formidable défouloir on ne peut plus comique et qui, ma foi, m’aura fait passer un très bon moment – et sincèrement, je ne m’attendais pas a cela !


Points Positifs :
- Le Loup de Wall Street est un film incroyable de par ses excès : complètement déjanté dans tous les sens du terme, il traite d’une thématique réelle et peu reluisante, le monde de la finance, les traders qui brassent des millions tout en arnaquant les gens, sans rien omettre de ses défauts mais d’une telle manière que tout passe. Il faut dire que toutes ces orgies de sexe et de drogues sont tellement excessives qu’elles en deviennent hilarantes.
- Probablement la plus belle performance d’acteur de Leonardo DiCaprio, tout bonnement habité par son personnage : franchement, le film lui doit énormément et toutes ces scènes excessives, loufoques, où notre DiCaprio est le plus souvent en pilotage automatique sont tout simplement exceptionnelles !
- Oui, DiCaprio méritait un Oscar pour sa performance dans ce film : d’ailleurs, rien que pour la scène où, complètement défoncé, il essai de rentrer dans sa voiture, il le méritait !
- Si DiCaprio est bien évidement au-dessus de la meute, le reste du casting n’est pas en reste et on a tout de même droit a une belle brochette d’ailleurs, avec, en point d’orgue,  Jonah Hill bien sur, mais aussi, Jean Dujardin tout bonnement parfait en banquier suisse.
- Le Loup de Wall Street dure presque trois heures !? Franchement, on ne s’ennui pas une seule seconde.
- L’esthétique de l’ensemble, la mise en scène, la façon qu’a DiCaprio, par moments, de franchir le troisième mur et de prendre a parti le spectateur.
- Une bande originale tout bonnement excellente.

Points Négatifs :
- Le Loup de Wall Street est un film excessif dans tous les sens du terme, du coup, ce trop plein de sexe, drogue et autres délires risque de déplaire a certains, plus mesurés.
- DiCaprio est tellement bon dans son rôle que son personnage en deviendrait presque sympathique par moments ; attention, c’est tout de même un beau salaud !
- Force est de constater que le fameux triptyque ascension-apogée-chute est ultraclassique.

Ma note : 9/10
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