samedi 25 février 2017

WALKING DEAD – LUCILLE


WALKING DEAD – LUCILLE

Rick n'a pas pris la menace de Negan et de sa bande au sérieux. Le résultat est sans équivoque puisque le leader de la communauté d'Alexandria a vu deux de ses amis mourir dans d'atroces souffrances. Désormais, la bande de Negan passera se servir ce dont ils ont besoin sans qu'aucune opposition n'ait lieu. C'est en tout cas ce que veut faire croire Rick à tout le monde. Il met Andrea dans la confidence. Jesus, de son côté, suit Dwight, l'un des sbires de Negan, au visage déformé. Le lendemain, ce que Rick attendait se produit. Son ennemi arrive à la grille avec des dizaines d'hommes. Si certains dans la communauté ne sont pas très chauds pour laisser Negan agir de la sorte, Rick les remet dans le rang. Une fois les médicaments et autres fournitures prises, ils s'en vont. De retour chez lui, Rick ne voit plus son fils Carl. Ce dernier s'est glissé dans le camion de Negan, un fusil d'assaut dans les mains...


Walking Dead – Lucille
Scénario : Robert Kirkman
Dessins : Charlie Adlard
Encrage : Charlie Adlard
Couleurs : Cliff Rathburn
Couverture : Charlie Adlard
Genre : Fantastique, Etrange, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Walking Dead – What Comes After
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 18 juin 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 04 septembre 2013
Nombre de pages : 144

Liste des épisodes
Walking Dead 103-108

Mon avis : Le tome précédant de Walking Dead, Terrifiant, avait fortement marqué les esprits puisqu’on y faisait la connaissance du nouveau grand méchant de la série, un certain Negan. Et d’entrée de jeu, les choses allèrent fort mal pour Rick et ses compagnons puisque deux personnages majeurs de leur groupe, Abraham et, surtout, Glenn (celui-ci étant présent depuis les tous débuts de la série, ce qui n’est pas anodin), perdaient la vie. Un sacré choc auquel s’ajouta le fait que Rick, apparemment, semblait baisser les bras et se rendre aux menaces de Negan. Une sacrée première pour notre héros ? En fait, non, comme on pouvait le voir dans les toutes dernières pages, Rick et Jésus semblant avoir un plan… C’est donc tout naturellement, du coup, que ce nouveau tome de la série, prénommée Lucille en référence a la bâte de baseball de Negan, débute avec l’arrivée de ce dernier et de ses hommes dans la communauté d’Alexandria afin de les raqueter : la plupart des habitants ne comprennent pas le comportement de Rick, en commençant par son fils, Carl, qui, justement, sera au cœur des épisodes de ce tome, en compagnie de… Negan ! Car oui, ici, Robert Kirkman prend son temps, mais alors, vraiment son temps pour mettre en avant ce tout nouveau personnage auquel il promet un grand rôle, et ce, par le biais d’une opposition/dialogue avec Carl : le procédé, ma foi, n’est pas inintéressant et il est clair qu’en apprendre davantage au sujet de Negan, personnage a la personnalité complexe et limite schizophrène sur les bords est une bonne chose. Cependant, je trouve que cela prend un peu trop de place, surtout que, a bien y regarder, il ne se passe pas grand-chose dans ce dix-huitième volume de la saga : Negan va faire son marché chez Rick, Negan discute avec Carl, Rick va faire une alliance avec un nouveau personnage, Ezéchiel. Mouais, pas grand-chose en effet… Du coup, et malgré quelques petits passages intéressants et la montée en puissance du fameux Negan, il apparait que le rythme de cet album est franchement en deçà de celui auquel on était habitués traditionnellement ; certes, pas au point d’être déçus, loin de là, mais bon, il est évidant qu’on a déjà connu bien mieux…


Points Positifs :
- La montée en puissance de Negan, protagoniste auquel semble tenir particulièrement Robert Kirkman qui n’hésite pas à le mettre particulièrement en avant dans ce tome, surtout par le biais d’un très long dialogue avec Carl, plutôt inquiétant d’ailleurs. Le personnage possède un coté grand guignol par moments mais il n’en reste pas moins terriblement dangereux et, curieusement, d’une imparable logique…
- C’est la première fois que l’on voit la blessure de Carl en très gros plan, et, ma foi, si Negan affirme que c’est dégueulasse, force est de constater qu’elle fait froid dans le dos !
- Cette fois ci, le plan de Rick est tellement secret que quasiment personne est dans la confidence, ce qui, du coup, fait que la plupart de ses compagnons ne le comprennent plus et le regardent d’une drôle de façon.
- Après quelques errements, Charlie Adlard a sut retrouver un certain rythme de croisière, et ce, pour notre plus grand plaisir.

Points Négatifs :
- Mettre en avant Negan, certes, je n’ai rien contre surtout que le bougre promet énormément et comme Kirkman semble y tenir beaucoup… par contre, je trouve que tout cela prend un peu trop de place, surtout qu’il ne se passe pas grand-chose d’autre dans ce tome…
- Un problème de rythme par moment : Robert Kirkman savait alterner les passages plus calmes, centrés sur les dialogues, avec les coups de théâtre inattendus, or, ici, si c’est loin d’être inintéressant, au contraire, il est clair que trop de blabla tue le blabla !
- Michonne, depuis ses débuts, possède un charisme fou, c’est indéniable avec son coté badass, cependant, il est clair que plus les tomes passent et plus elle apparait au second plan, devenant de plus en plus une caricature d’elle-même, ce qui, ma foi, est fort dommage.
- Euh, il ne fait pas un peu trop much le sieur Ezéchiel avec son look improbable et son tigre !?
- Encore une couverture qui ne restera pas dans les annales, bien au contraire !

Ma note : 7/10

vendredi 24 février 2017

SORCELEUR – LA DAME DU LAC


SORCELEUR – LA DAME DU LAC

Les destins de Geralt, Yennefer et Ciri ont pris des chemins différents. Tandis que Yennefer est retenue prisonnière, Geralt passe tout l’hiver de manière fort agréable à Toussaint, principauté de contes de fées. Là, la magicienne Fringilla Vigo déploie ses charmes pour y retenir le Sorceleur le plus longtemps possible. Quant à Ciri, elle a été projetée dans un monde parallèle en pénétrant dans la tour de l’Hirondelle pour échapper à son bourreau. Retenue par l’elfe Avallac’h, elle ne peut espérer la liberté qu’en acceptant de porter l’enfant du roi des Aulnes. L’enfant de la destinée parviendra-t-elle à s’enfuir pour voler au secours de ses amis ?


Sorceleur – La Dame du lac
Auteur : Andrzej Sapkowski
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 20 février 1999
Edition Française : 6 décembre 2012
Titre en vo : Pani Jeziora
Pays d’origine : Pologne
Langue d’origine : Polonais
Traduction : Caroline Raszka-Dewez
Editeur : Milady
Nombre de pages : 664

Mon avis : Ciri étant revenue sur le devant de la scène dans le tome précédent, La Tour de l’Hirondelle, c’est sans grande surprise que l’on retrouve la jeune fille en tant que figure de proue de ce septième et dernier volume de la saga du Sorceleur – certes, il y a encore un roman qui narre les aventures de Geralt, La saison des orages, mais celui-ci, écrit bien plus tard par Andrzej Sapkowski, est hors-cycle. D’ailleurs, une fois arriver a cette conclusion, tant attendue et, accessoirement, a la hauteur de nos espérances, il apparait clairement que la jeune fille est bel et bien la véritable héroïne de l’histoire, car bon, comment dire, si Geralt reste Geralt, c’est-à-dire, un personnage oh combien charismatique, force est de constater que, tout au long du cycle du Sorceleur, tout tourne autour de Cirilla. Mais bon, quelque part, ce n’est pas le plus important et oui, comme je le disais précédemment, cette conclusion est bonne, très bonne même, et c’est le principal ! Oh certes, malheureusement, il y a bien un ou deux gros défauts qui font que cet ultime tome de la saga n’atteigne pas l’excellence : ainsi, après avoir passer des centaines et des centaines de pages a s’attarder sur le moindre point de détail de l’intrigue et de son univers, l’auteur expédie un peu trop rapidement les retrouvailles entre Geralt, Yennefer et Ciri. De même, vu leur importance au fil des romans, quelle dommage que les compagnons de notre Sorceleur – Régis, Cahir, Milva et Angoulême – soient expédiés aussi rapidement… Mais bon, en dehors de ces défauts, pas anodins tout de même, le reste, tout le reste est tout bonnement parfait : ainsi, de la fuite éperdue de Ciri a travers le temps et les dimensions, de son passage chez les Elfes, son petit tour du coté de notre monde avec les liens indéniables avec la légende du Roi Arthur et ses retrouvailles avec ses parents adoptifs, Geralt et Yennefer, si touchantes, c’est un pur régal que de parcourir ces plus de six cent pages pour le fan de la saga. Ajoutons a cela un auteur qui s’amuse, encore une fois, a mettre en avant tout un tas de protagonistes, des plus importants aux plus insignifiants, afin d’agrémenter son intrigue et de la faire avancer en distillant moult points de vues et l’on obtient, au final, un excellent roman qui conclut de fort belle manière un cycle qui, ma foi, mérite largement le détour ! Bien évidement, les fans de The Witcher, auront pour la plupart découvert cette œuvre par le biais du jeu vidéo mais sincèrement, même si vous n’avez jamais eu l’occasion de tâter de l’une des adaptations vidéoludiques des aventures de notre Sorceleur préféré, n’hésitez pas une seule seconde, cette œuvre mérite le détour !


Points Positifs :
- Une excellente conclusion pour une saga qui aura montée doucement en puissance au fil des volumes jusqu’à atteindre des sommets ma foi insoupçonnés a ses débuts ! Fans du jeu comme parfait néophytes, vous vous souviendrez longtemps des aventures de Geralt, Ciri et Yennefer…
- Ciri est mise une fois de plus en avant ce qui, accessoirement, et au vu de l’intégralité du cycle, est on ne peut plus logique puisque, après tout, c’est elle la véritable héroïne de ce dernier.
- Andrzej Sapkowski possède un don certain pour captiver les lecteurs avec un récit qui, mine de rien, n’est pas facile d’accès a la base : il y a de nombreux personnages, presque autant de points de vus, le récit ne se déroule pas forcément dans l’ordre, etc. Pourtant, la mayonnaise prend fort bien est l’ensemble s’avère être assez riche et captivant !
- La fuite de Ciri à travers les dimensions et le temps, la bataille de la Brenna, les retrouvailles entre nos héros, les nombreuses révélations et cette fort belle conclusion, que de moments inoubliables…
- Justement, pour ce qui est de la bataille de la Brenna, je pense que c’est de cette manière que devrait toujours être décrit une grande bataille dans un roman de Fantasy – bref, tout le contraire de Tolkien avec celle de Minas-Tirith dans Le retour du Roi

Points Négatifs :
- Andrzej Sapkowski aura passé des centaines et des centaines de pages à s’attarder sur des points de détails afin d’enrichir son univers et son intrigue et nous expédie a la va-vite les retrouvailles entre Ciri, Geralt et Yennefer. D’ailleurs, comment le Sorceleur et ses compagnons sont parvenus jusqu’au château de Vilgefortz ?
- Déjà, devoir voir mourir Régis, Cahir, Milva et Angoulême, c’était un peu dur a avaler, mais le pire, c’est que leurs morts respectives sont expédiées en quelques lignes… Sans nul doute l’un des plus gros défauts de la saga dans son intégralité !

Ma note : 8,5/10

mardi 21 février 2017

INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT


INDIANA JONES ET LE TEMPLE MAUDIT

Shanghai, 1935 : Indiana Jones arrive dans un bar appartenant à un gangster chinois, Lao Che. Il doit récupérer un diamant et l'échanger contre les cendres de Nurhachi, un empereur chinois. Mais l'échange tourne à la fusillade et Indiana, emportant avec lui Willie Scott, une meneuse de revue qui s'intéressait à la pierre, parvient à quitter la Chine avec l'aide de Demi-Lune, un petit garçon chinois de 11 ans débrouillard, à bord d'un avion. Mais l'avion appartient à Lao Che et les pilotes, après avoir vidé les réservoirs, sautent en parachute. Utilisant un canoë de sauvetage pour amortir leur chute, Indiana, Willie et Demi-Lune sautent de l'avion et parviennent à fuir. Ils apprennent qu'ils sont en Inde et arrivent dans un village dont tous les enfants ont été enlevés en même temps que la pierre sacrée que détenaient les indigènes. Indiana accepte d'aider les villageois et part pour le palais de Pankot, qui est d'après les villageois la source du mal. Indiana pense que la pierre sacrée pourrait être l'une des cinq pierres de Sankara, dont la possession garantit fortune et gloire.


Indiana Jones et le Temple maudit
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Willard Huyck, Gloria Katz, George Lucas
Musique : John Williams
Production : Paramount Pictures et Lucasfilm Ltd.
Genre : Aventure, Fantastique
Titre en vo : Indiana Jones and the Temple of Doom
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, mandarin
Date de sortie : 23 mai 1984
Durée : 118 mn

Casting :
Harrison Ford : Indiana Jones
Kate Capshaw : Wilhelmina « Willie » Scott
Jonathan Ke Quan : Demi-Lune
Amrish Puri : Mola Ram
Roshan Seth : Chattar Lal
Philip Stone : Capitaine Blumburtt
Roy Chiao : Lao Che, parrain de la mafia de Shanghaï
David Yip : Wu Han
Ric Young : Kao Han, plus jeune fils de Lao Che
D.R. Nanayakkara : le chaman du village
Dharmadasa Kuruppu : le chef du village
Raj Singh : Zalim Singh, le Maharadjah de Pankot
Pat Roach : le chef des gardes de la mine
Chua Kah Joo : Chen
Philip Tann : le chef des acolytes
Akio Mitamura : le pilote chinois
Michael Yama : le co-pilote chinois
Arjun Pandher : le premier enfant dans la cage
Zia Gelani : le deuxième enfant dans la cage
George Lucas : un missionnaire
Frank Marshall : un touriste à l'aéroport
Steven Spielberg : un touriste à l’aéroport

Mon avis : Depuis que ce blog existe, seul deux volets de l’une des sagas cinématographiques les plus célèbres de ces quarante dernière années, je veux bien évidement parler de Indiana Jones, ont eu droit a des critiques sur ce blog : le tout premier, l’excellent Les aventuriers de l’Arche perdue et le dernier en date, le tant décrié Indiana Jones et le royaume du Crane de Cristal. Manquaient donc à l’appel le très bon Indiana Jones et la dernière croisade et un certain Indiana Jones et le Temple maudit, film qui, depuis sa sortie en 1984, divise fortement les amateurs de l’aventurier archéologue… Il faut dire que, ayant longtemps eu à souffrir de la comparaison avec les premiers et troisièmes volets de la saga, ces derniers ayant de nombreux points communs comme certains personnages, les lieux de l’intrigue et les adversaires, des nazis, Indiana Jones et le Temple maudit fut, pendant des années, considéré par beaucoup comme étant le parent pauvre de la saga. Un jugement plutôt injuste, même si, il faut le reconnaitre, pas totalement illogique tant ce second volet se démarque du reste de la saga par son coté grand spectacle poussé à l’extrême. Car en effet, ici, c’est à un véritable déluge de scènes d’actions, de situations coquasses et de morceaux de bravoure auquel on a droit, et ce, de la première a la dernière minute du film. Ce parti pris, assumé par le duo Lucas/Spielberg, en aura choquer plus d’un mais malgré le fait que, par moments, on a l’impression de foncer a cent a l’heure dans une montagne russe, force est de constater que, ce qui apparait comme un défaut pour certains peut être, pour les autres, un gage de réussite et, surtout, la certitude de passer un bon moment. Car oui, Indiana Jones et le Temple maudit est le volet de la saga qui est le plus accessible au grand public : sans prises de têtes métaphasiques, avec ses méchants grand guignols par moments et ce coté exagéré du début a la fin, ce film, indéniablement, se savoure avec un plaisir non dissimulé et même s’il est clair que oui, mille fois oui, le premier et le troisième sont les meilleurs, celui-ci, dans un autre genre, mérite largement le détour. Alors certes, il y a le cas Demi-Lune qui m’agace au plus haut point depuis une trentaine d’années, mais bon, il y a pire dans la vie, non !?


Points Positifs :
- Sans nul doute le volet le plus accessible de la saga et, indéniablement, celui qui vous tiendra en haleine, du début à la fin, et sans le moindre temps mort ! Il y a de tout dans cet Indiana Jones et le Temple maudit : de l’aventure, de l’humour, de l’action, des scènes cultes, bref, de quoi passer un très bon moment !
- Certes, le scénario est un peu simpliste et l’on tombe par moments dans le grand guignol, cependant, et de manière plutôt curieuse, il passe très bien, et ce, par le biais d’un rythme qui ne ralentit jamais et qui vous en mettra plein les yeux.
- Je crois que c’est le film où Indiana Jones est le plus en forme… et le plus drôle.
- Le personnage de Willie aurait put être agaçante a force de hurler tout le temps, or, il n’en est rien et cela apporte une touche coquasse a l’histoire.
- La scène du début, avec un Harrisson Ford qui nous la joue James Bond, celle de la poursuite en chariot de mines, celle du pont suspendu… c’est fou ce que ce film regorge de scènes cultes !
- Indy qui tape Demi-Lune. Ça fait un bien fou !

Points Négatifs :
- Un coté un poil trop excessif par moments, on est trop dans le grand spectacle et, du coup, Indiana Jones et le Temple maudit apparait comme étant un peu a part vis-à-vis du premier et du troisième volet, surtout que ces derniers possèdent beaucoup de points communs.
- Demi-Lune : désolé mais même après plus de trente ans et moult visionnages, je ne peux toujours pas !
- Une version française plutôt médiocre…

Ma note : 8,5/10

lundi 20 février 2017

LE LABYRINTHE DE PAN


LE LABYRINTHE DE PAN

En 1944, la guerre d'Espagne est achevée depuis 5 ans, et l'Espagne est désormais sous la coupe de Franco. Les maquisards se terrent dans les montagnes. La jeune Ofelia, une enfant rêveuse aimant les contes de fées, voyage avec sa mère Carmen, enceinte et de constitution fragile. Celle-ci est partie rejoindre son nouveau mari, le tyrannique et sanguinaire capitaine Vidal de l'armée franquiste, qui a pour tâche d'éliminer la résistance des maquisards dans la région. La nuit de son arrivée, Ofelia est guidée par un étrange insecte qu'elle prend pour une fée, et découvre au cœur d'un antique labyrinthe voisin de sa nouvelle maison un faune inquiétant. Il lui révèle qu'elle serait la réincarnation de la princesse Moanna, du monde souterrain et égarée sur la Terre. Pour en être certaine et afin de retrouver ses vrais parents, Ofelia doit réussir trois épreuves.


Le Labyrinthe de Pan
Réalisation : Guillermo del Toro
Scénario : Guillermo del Toro
Musique : Javier Navarrete
Production : Estudios Picasso, Tequila Gang, Esperanto Filmoj
Genre : Fantastique
Titre en vo : El laberinto del fauno
Pays d'origine : Espagne, Mexique
Langue d'origine : espagnol
Date de sortie : 11 octobre 2006
Durée : 118 mn

Casting :
Ivana Baquero : Ofelia
Doug Jones : le faune / l'homme pâle
Sergi López : le capitaine Vidal
Maribel Verdú : Mercedes
Ariadna Gil : Carmen
Álex Angulo : le docteur Ferreiro
Roger Casamajor : Pedro

Mon avis : Ce n’e pas la première fois que je regardais Le Labyrinthe de Pan, mais le plaisir, près de dix ans après l’avoir découvert à l’écran, n’a pas changer d’un iota, bien au contraire. Ce fut donc avec un certain enthousiasme que je me lançais donc dans ce fort beau film, de Guillermo del Toro, emprunt d’un onirisme enchanteur dans un univers mêlant à la fois le fantastique, le conte de fées, a la réalité la plus brutale, la fin de la guerre civile espagnole. Il est assez rare que des genres aussi différents que le merveilleux et la guerre soient mélangés dans des films, mais force est de constater que ceux-ci fonctionnent à merveille dans cette œuvre qui ravira plus les amateurs de contes de fées que de guerre, cela est incontestable. En effet, l’élément militaire n’est là qu’en toile de font de l’intrigue, celle-ci se déroulant quelques années après la guerre civile espagnole, après la victoire des troupes franquistes alors que de rares poches de résistance républicaines poursuivent vainement le combat. C’est donc dans ce contexte de guerre, de brutalité et de mort que la jeune Ofelia, héroïne de l’histoire, se retrouve après avoir, en compagnie de sa mère enceinte, rejoint son beau père, le cruel commandant du camp, le terrible Capitaine Vidal (magnifiquement interprété par un Sergi López bigrement inspiré et diabolique à souhait, que l’on aime détester dans ce film). Et alors, la jeune fille va sans cesse osciller entre ce réel, si dur et cruel, et ce merveilleux, a la fois enchanteur et inquiétant mais à la violence bien codifiée (l’ogre, sublime, le crapaud géant) dont on ne sait, tout au long de l’histoire si celui-ci doit être pris pour argent comptant ou si, tout ceci n’est issu que de l’imagination de la jeune adolescente qui trouve ainsi, telle une Alice, un moyen d’échapper a sa triste réalité. Et c’est justement là que réside l’une des grandes forces du film, ce vas et vient constant entre deux mondes très différents et ou seul Ofelia semble aller, de l’un à l’autre, au point que le spectateur ne peut que se dire que, forcement, tout ceci n’est que le résultat d’un imaginaire particulièrement développé. D’ailleurs, personnellement, c’est bien ce que je pense, ou, du moins, ainsi que je vois cette œuvre avec néanmoins un petit bémol, un petit doute que je ne peut m’empêcher d’avoir vers la toute fin, lorsque la jeune fille s’évade. N’y aurait il pas une part de réel dans tout ceci ? Et donc, si l’intrigue est incontestablement une belle réussite, si les acteurs sont tous excellents, n’oublions pas la bande son et le visuel, donnant à l’ensemble un coté enchanteur et oppressant à la fois. A la réalité de la guerre répond un univers certes de contes de fées, mais pas le genre auquel l’on s’est habitué, celui de Disney, si fade et sans grand intérêt. Non, l’univers du Labyrinthe de Pan renvoie aux contes d’antant, de ceux qui plaisaient aux enfants tout simplement parce qu’ils étaient effrayants. Et incontestablement, effrayant, le film de Guillermo del Toro l’est, ne serais ce que par une violence parfois très crue et non cachée, mais aussi et surtout grâce a ce décor inquiétant, oppressant, sombre et ces personnages qui ne le sont pas moins, comme le Pan du titre, ce faune a la fois attirant et repoussant (ne sent-il pas la terre, la chèvre, comme le dit Ofelia, mais n’est il pas, dans le fond, bien plus « humain » qu’un Vidal ?). Et cette bande son, qui tout au long du long métrage, nous accompagne, véritable ode aux films du genre… Bref, difficile de trouver des défauts à un film à priori sans grande prétention, mais qui, indéniablement, ne pourra que plaire aux amateurs du genre et qui est une belle réussite. Certes, les gros bourrins et les amateurs d’hémoglobine et d’action passeront leur chemin, ne trouvant aucun intérêt a ce soit disant conte pour enfants mais cela n’est pas important, après tout, Le Labyrinthe de Pan n’est pas pour eux, ce qui n’est pas plus mal. Quand au conte de fée, oui, mais pour grands enfants…


Points Positifs :
- Un excellent conte de fées comme on n’en fait plus trop de nos jours. Mélangeant habilement le fantastique et le réel, Le Labyrinthe de Pan est une œuvre rare et qui nous entraine dans un univers à la fois enchanteur et inquiétant.
- Si le faune du film et les autres créatures sont effrayantes, force est de constater que le véritable monstre de cette œuvre est le capitaine Vidal, un sadique qui nous prouve que, souvent, le monde réel est bien le plus cruel.
- Guillermo del Toro réussi à nous faire douter, jusqu’à la toute dernière scène du film, sur la réalité supposée de ce monde imaginaire, ce qui, ma foi, est un beau tour de force. A chacun de se faire son opinion…
- Des décors réussis et qui sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Il en va de même pour la bande originale qui apporte tant a cette ambiance a la fois enchanteresse et oppressante.
- Coté acteurs, il n’y a rien à redire et les rôles principaux sont bons voir très bons. Petite mention pour Sergi López dans le rôle du capitaine Vidal.
- Il est super l’Homme Pâle !

Points Négatifs :
- Peut-être que le coté politique du film prend un peu trop le pas sur l’intrigue par moments. D’ailleurs, sur ce point, Le Labyrinthe de Pan est un film bien plus politisé qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Dommage que la partie fantastique ne soit pas un poil plus dévellopée…

Ma note : 8/10

dimanche 19 février 2017

MONSTRESS – L'ÉVEIL


MONSTRESS – L'ÉVEIL

Il y a des années, une terrible guerre eut lieu entre les Humains et les Arcaniques, des hybrides entre hommes et animaux. Âgée de 17 ans et vierge, Maika est présentée entièrement nue à une assistance de riches humains. Celle-ci est une Arcanique ayant l'apparence d'une jeune femme et a une curieuse marque en forme d'œil sur la poitrine. Maika trouve grâce aux yeux des enchérisseurs et finit par repartir avec Sophia de l'ordre des Cumaea, une organisation scientifique qui effectue des expériences sur les Arcaniques. Conduite avec d'autres de son espèce dans la cité de Zamora, Maika va se retrouver emprisonnée, attendant son tour pour être torturée. Alors que ses geôliers s'en prennent à de jeunes Arcaniques, Maika intervient et reçoit une correction. Seulement, cela déclenche un pouvoir chez elle qui envoie valser ses gardiens. Désormais libérée, elle peut explorer un endroit où elle a tout fait pour être enfermée...


Monstress – L'éveil
Scénario : Marjorie Liu
Dessins : Sana Takeda
Encrage : Sana Takeda
Couleurs : Sana Takeda
Couverture : Sana Takeda
Genre : Heroic-Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Monstress – Awakening
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 19 juillet 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 18 janvier 2017
Nombre de pages : 208

Liste des épisodes
Monstress 1-6

Mon avis : C’était avec une grande impatience que j’attendais, depuis quelques semaines, la sortie en français de l’une des séries qui aura le plus marqué le petit monde des comics l’année passée, je veux bien évidement parler de Monstress, œuvre du duo Marjorie Liu et Sana Takeda. Il faut dire que cette série, proposé chez nous par Delcourt sous une édition tout bonnement somptueuse, a, d’entrée de jeu, tout pour plaire, du moins, pour un certain public : ainsi, cet univers, original en diable pour ce qui est des comics et qui lorgne allègrement du coté des mangas, cela, par le biais de sa dessinatrice qui est nippone mais aussi et surtout par cette ambiance tout droit sortie du folklore du pays du soleil levant et qui plaira, indéniablement, aux amoureux de l’Asie et du Japon en particulier. Ensuite, il y a les protagonistes, fort nombreux et principalement des femmes d’ailleurs : ainsi, de l’héroïne, l’inquiétante Maika Demi-Loup au simple figurant, tous possèdent un petit je ne sais quoi qui les rend charismatiques en diable. Ajoutons a cela une intrigue diablement bien amenée et qui, sans être linéaire, nous captive de bout en bout, ce, tout en nous apprenant au passage tout un tas de choses sur cet univers décidément bien complexe par moments. Ajoutons a cela une certaine violence, une guerre impitoyable entre divers peuples, d’anciens dieux qui essaient de revenir, un peuple de chats décidément bien singulier et tout un tas d’énigmes sur le passé de notre héroïne et l’on obtient, au final, un savant mélange qui donne, indéniablement, une fort belle réussite. Car oui, ce premier volume de Monstress est bon, très bon même et, surtout, promet énormément pour la suite ; avec cette œuvre, Marjorie Liu et Sana Takeda ont frappé juste et fort et, ma foi, m’ont totalement conquis. Après, je pense qu’il ne faut pas avoir d’aprioris vis-à-vis des mangas en général car, colorisé ou pas, il est clair que les codes graphiques de Sana Takeda lorgnent allègrement du coté de son pays d’origine, mais bon, pourquoi se limiter a un style, surtout que, comme on peut le voir ici, le mélange des genres est capable de nous offrir de fort belles merveilles !?


Points Positifs :
- Un univers assez complexe, fortement inspiré de la mythologie nippone, et qui ne se dévoile que petit à petit. Cependant, tout cela est parfaitement maitriser et même si certains pans de celui-ci ne se dévoilent que petit a petit – et ce n’est pas finit – il est clair que Marjorie Liu n’avance pas a l’aveuglette et qu’il y a, derrière ce premier volume, un formidable travail en amont dont devraient s’inspirer bien des auteurs.
- Si Maika Demi-Loup est bien évidement la figure la plus marquante de Monstress, il est clair que la quasi-intégralité du casting brille par un charisme plus ou moins prononcé et que, des seconds rôles les plus importants aux figurants, tous possèdent un petit quelque chose qui marque les esprits.
- Coté dessins, Sana Takeda est japonaise et cela se voit, et pas qu’un peu, car oui, Monstress est, graphiquement parlant, un manga (colorisé) et comme en plus, l’ambiance générale est très fortement marquée par la culture asiatique et nippone plus particulièrement, on est a mille lieux du comic de base. Cependant, ce mélange des genres est loin d’être désagréable, bien au contraire.
- Une intrigue complexe, certes, mais captivante au possible et qui se dévoile, petit à petit, au fil des pages et qui donne envie d’en savoir plus sur une série oh combien prometteuse.
- Delcourt a réalisé un travail remarquable pour cette édition française !

Points Négatifs :
- Le mélange comics/mangas est plutôt réussi, cependant, le lecteur attentif remarquera quelques petits défauts inhérents au genre issu du pays du soleil levant, comme certaines cases un peu trop vides par moments, des protagonistes aux visages plutôt anguleux, etc. Du coup, ceux qui sont totalement allergiques aux manges risquent de ne pas vraiment accrocher a Monstress en raison de sa partie graphique. C’est dommage, certes, mais bon, les gouts et les couleurs…
- L’intrigue et l’univers sont plutôt complexes et ne se dévoilent que petit a petit, du coup, les moins courageux risquent d’être très rapidement perdus.

Ma note : 8/10
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