samedi 6 août 2022

ABATTOIR BLUES / THE LYRE OF ORPHEUS


ABATTOIR BLUES / THE LYRE OF ORPHEUS
 
Nick Cave and the Bad Seeds
 
Abattoir Blues
1 - Get Ready for Love (Nick Cave, Warren Ellis, Martyn P. Casey, Jim Sclavunos) 5:05
2 - Cannibal's Hymn (Nick Cave) 4:54
3 - Hiding All Away (Nick Cave) 6:31
4 - Messiah Ward (Nick Cave) 5:14
5 - There She Goes, My Beautiful World (Nick Cave) 5:17
6 - Nature Boy (Nick Cave, Warren Ellis, Martyn P. Casey, Jim Sclavunos) 4:54
7 - Abattoir Blues (Nick Cave, Warren Ellis) 3:58
8 - Let the Bells Ring (Nick Cave, Warren Ellis) 4:26
9 - Fable of the Brown Ape (Nick Cave) 2:45
The Lyre of Orpheus
1 - The Lyre of Orpheus (Nick Cave, Warren Ellis, Martyn P. Casey, Jim Sclavunos) 5:36
2 - Breathless (Nick Cave) 3:13
3 - Babe, You Turn Me On (Nick Cave) 4:21
4 - Easy Money (Nick Cave) 6:43
5 - Supernaturally (Nick Cave) 4:37
6 - Spell (Nick Cave, Warren Ellis, Martyn P. Casey, Jim Sclavunos) 4:25
7 - Carry Me (Nick Cave) 3:37
8 - O Children (Nick Cave) 6:51
 

Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 20 septembre 2004
Enregistré : mars 2004 – avril 2004
Durée : 82:30
Genre : Post-Punk, Rock Gothique, Blues Rock, Gospel
Producteur : Nick Cave and the Bad Seeds, Nick Launay
Label : Mute Records
 
Musiciens :
Nick Cave : chant, piano
Mick Harvey : guitare
Warren Ellis : violon, mandoline, bouzouki, flute
Martyn P. Casey : basse
Conway Savage : piano
James Johnston : orgue
Jim Sclavunos : batterie sur Abattoir Blues, percussions
Thomas Wydler : batterie sur The Lyre of Orpheus, percussions
Åse Bergstrøm : chœurs
Donovan Lawrence : chœurs
Geo Onayomake : chœurs
Lena Palmer : chœurs
Stephanie Meade : chœurs
Wendy Rose : chœurs
 
Mon avis :
 C’est un fait, incontestable, Nocturama avait déçu. Certes, ce n’était pas un mauvais album, loin de là, certes, je pense ne pas me tromper en affirmant que Nick Cave et ses comparses font partit de ces quelques rares musiciens incapables de nous pondre vraiment un opus que l’on peut qualifier de complètement raté, cependant, malgré ce constat et quelques bonnes choses, ici et là, Nocturama était peut-être, que dis-je, était le moins bon album de Nick Cave and the Bad Seeds. Histoire d’enfoncer le clou, Blixa Bargeld, le comparse des débuts, lassé, avait décidé de jeter l’éponge afin de se concentrer uniquement à son autre groupe, Einstürzende Neubauten. Et, ma foi, sans son élément le plus underground, le plus avant gardistes, il était évidant qu’une page se tournait et qu’il y avait de quoi éprouver quelques craintes… Et puis, tout juste un an plus tard, en 2004, donc, un nouvel opus était annoncé et, histoire de remettre les compteurs à zéro et se lancer définitivement dans ce nouveau millénaire du bon pied, Cave et ses comparses nous pondaient, tout bonnement, un double album : Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus ! Forcément, les fans avaient de quoi être méfiants : après tout, le précédent opus n’avait pas laissé un souvenir impérissable et un double album, c’est toujours un choix casse gueule car bon, comment dire… comme chacun sait, qui dit double album dit trop de chansons et que, dans l’histoire de la musique, rare, très rares auront été les doubles opus à avoir réussit complètement à tirer leur épingle du jeu. Alors, quid du résultat ? Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus est-il un bon album ? Bon, je ne tourne pas plus longtemps autour du pot, c’est un oui ! Bon, je ne vous le cache pas, nous sommes loin des heures de gloire du groupe, c’est un fait et, par ailleurs, la problématique traditionnelle des doubles albums a encore frapper puisque tout cela finit par sentir le remplissage au bout d’un moment. Pourtant, malgré cela, il est évidant que nous avons affaire à une belle réussite et vu comment Nocturama nous avait laissé dubitatif, c’est déjà une bonne nouvelle. Diviser en deux parties qui en font, en réalité, deux albums différents, Abattoir Blues au son plus rock et aux sonorités gospel d’un coté, The Lyre of Orpheus, plus calme, plus expérimental dans sa conception de l’autre, ce nouvel opus de Nick Cave et de ses comparses s’avère fort plaisant même si, il faut le reconnaitre, il faut quelques écouter afin de mieux l’appréhender. Forcément riche en contenu, il possède pas mal de bonnes voir de très bonnes chansons même si, admettons le, il lui manque tout de même de véritables incontournables comme c’était le cas auparavant. Abattoir Blues, pour ma part, est excellent : Nick Cave en grande forme s’entoure d’une chorale de gospel et nous entraine dans des morceaux endiablés qui nous prouvent que l’australien et ses comparses sont loin d’être finis. The Lyre of Orpheus, lui, est plus difficile d’accès et cette revisite du mythe d’Orphée risque d’en perturber plus d’un, ce, même si, une fois écouter à de multiples reprises, ont finit par y trouver pas mal de qualités et quelques bonnes chansons… Bref, avec Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus, Nick Cave nous prouve qu’il est loin d’être finit et même si le résultat n’est pas excellent, c’est un fait, il a de quoi laisser le fan pour le moins satisfait : Nocturama n’était qu’un faux pas et on avait, finalement, enterrer probablement un peu trop rapidement Cave et ses mauvaises graines…
 

Points Positifs
 :
- Après le semi-échec de Nocturama qui avait déçu une bonne partie de leurs fans, Nick Cave et ses Bad Seeds, nos compères reviennent avec un double album qui, sans être un chef d’œuvre, n’en reste pas moins une belle réussite qui nous prouve, de fort belle manière, que nos quinquagénaires sont loin d’être finis et qu’ils possèdent encore le feu sacré !
- Un double album qui est composé, en fait, de deux opus assez différents dans leurs conceptions : Abattoir Blues au son plus rock et aux sonorités gospel, The Lyre of Orpheus, plus calme, plus expérimental.
- Abattoir Blues est, selon moi, le meilleur du lot avec son coté plus explosif et ses titres qui mélangent habillement rock et gospel. Aucune fausse note, que de bonnes chansons et un groupe au top, bref, que demander de plus !?
- Même si je le trouve inférieur, The Lyre of Orpheus n’est pas inintéressant et possède, lui aussi, son lot de bonnes chansons…
- Get Ready for Love, Hiding All Away, There She Goes, My Beautiful World, Abattoir Blues, Breathless et Supernaturally sont de très bonnes chansons mais d’autres titres méritent, eux aussi le détour !
- L’importance prise par Warren Ellis au sein du groupe est de plus en plus notable.
 
Points Négatifs :
- La traditionnelle problématique des doubles albums est, bien entendu, au rendez vous : ainsi, il est difficile de ne pas reconnaitre que tous les morceaux ne se valent pas et que certains donnent l’impression d’être là histoire de boucher les trous, ce qui est dommage.
- Je pense que Nick Cave aurait mieux fait de sortir deux albums à quelques mois d’intervalle, cela aurait été une bonne chose et les deux en seraient sortis grandis…
- Même si Abattoir Blues / The Lyre of Orpheus est un bon album dans l’ensemble, nous sommes encore loin des heures de gloire du groupe.
- On a déjà connu des pochettes plus réussies, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 8/10

CAPTAIN SWING ET LES PIRATES ÉLECTRIQUES DE CINDERY ISLAND


CAPTAIN SWING ET LES PIRATES ÉLECTRIQUES DE CINDERY ISLAND
 
Par une nuit en 1830, à Londres, trois policiers découvrent le corps d'un de leur collègue embroché sur un portail. Les doutes se portent naturellement sur Spring Heeled Jack, un criminel mystérieux que certains surnomment le Captain Swing. Alors qu'ils sont encore dégoutés par la vision du cadavre, ils entendent la crécelle d'un de leurs collègues. Sans attendre, Charlie Gravel fonce. Au coin de la rue, il tombe sur le fameux Spring Heeled Jack qui frappe un de ses collègues. Voulant l'interpeller, Gravel ne peut compter que sur sa matraque et lorsqu'il voit le criminel s'enfuir, il en est bouche bée. Ce dernier est parvenu sans effort à sauter un mur de plus de deux mètres. Ne relâchant pas son effort, Charlie est interrompu dans sa poursuite par un Bow Street Runner, un des sbires du magistrat. Le pire est qu'il aperçoit le fuyard à bord d'une barque volante... Ses supérieurs ne le croient pas un instant et alors qu'il fait une nouvelle ronde de nuit, il aperçoit le Captain Swing. Discrètement, il parvient à monter à bord de sa barque volante. Peu après, il comprend que la vérité est loin d'être celle qu'il connaissait jusqu'alors et que celui qui est affiché partout comme un assassin, n'est qu'un scientifique révolutionnaire ayant réussi à créer de l'électricité avec de l'air...
 

Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Raulo Caceres
Encrage : Raulo Caceres
Couleurs : Digikore Studio
Couverture : Raulo Caceres, Ariana Osborne
Genre : Fantastique
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Captain Swing and his Electrical Pirates of Cindery Island
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 29 novembre 2011
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Milady Graphics
Date de parution : 17 février 2012
Nombre de pages : 128
 
Liste des épisodes
Captain Swing and his Electrical Pirates of Cindery Island 1-4
 
Mon avis :
 Avec vous avoir parlé de la trilogie composée de Black Summer, No Hero et de SuperGod, aujourd’hui, je me suis attaquer à une autre œuvre du sieur Warren Ellis – auteur également de The AuthorityStormwatch et de Planetary – un certain Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island. Bon, je ne vais pas vous mentir, contrairement aux autres titres cités, ce ne fut que très récemment que j’ai découvert cette dernière œuvre du sieur Ellis – à ne pas confondre, naturellement, avec le violoniste australien qui est l’un des compères de Nick Cave – et, d’ailleurs, si je dois être tout à fait franc, le peut de critiques que j’avais eu l’occasion de lire à son sujet étaient loin d’être enthousiasmantes. Mais bon, j’étais tellement satisfait de mes dernières lectures du scénariste que je me suis dit que le jeu pouvait, éventuellement, en valoir la chandelle, surtout que, aux dessins, on retrouvait un certain Raulo Caceres, artiste espagnol davantage connu pour ses bandes dessinées pornographiques... Cependant, n’allez pas croire que ce Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island soit une œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains ou, plus précisément, qui se lit avec une seule main… non, ici, Warren Ellis nous entraine dans le Londres de la première moitié du XIXème siècle sur les traces d’un certain Spring Heeled Jack, un criminel mystérieux à l’allure diabolique et capable de faire des bonds impressionnants, plus connu chez nous par le nom de Jack Talons-à-Ressort. L’idée, ma foi, pouvait être intéressante et le début de cette mini-série semble confirmer ma première impression : nous avons droit à de spectaculaires courses poursuites, Spring Heeled Jack – le fameux Captain Swing – semble insaisissable et nous avons même le luxe d’apprendre comment la police londonienne fut crée – je me coucherais moins bête ce soir. Hélas, la suite s’avère plutôt décevante : l’intrigue part un peu dans des délires à la Fantomas – mais un Fantomas sympa – les grand méchants sont des riches qui ne souhaitent pas que le progrès scientifique survienne, par moments, on finirait presque par attendre le Grand Soir et, après une succession d’événements loin d’être enthousiasmants, nous avons droit à une conclusion qui n’en n’est pas vraiment une : bah oui, il n’y a pas de véritable fin et les méchants possèdent toujours la pierre de Lune ou de Mars… Reste les dessins de Raulo Caceres qui sont plutôt corrects même si l’artiste semble plus à l’aise dans son domaine de prédilection – inutile de revenir là-dessus, vous voyez de quoi je veux parler. Bref, pas de quoi sauteur au plafond avec ce Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island, une œuvre à mille lieux de ce que Warren Ellis a put nous proposer en d’autres occasions…
 

Points Positifs
 :
- Sans être une grande réussite, il faut le reconnaitre, Captain Swing et les Pirates Électriques de Cindery Island n’en reste pas moins une mini-série qui est plutôt agréable à la lecture et qui vous fera peut-être passer un bon moment.
 - Même si Raulo Caceres se débrouille nettement mieux dans ses productions traditionnelles qui, elles, se lisent forcément d’une main, il fait le job ici et, ma foi, cela a de quoi satisfaire les fans de l’artiste.
- Une vision particulière mais non inintéressante du mystérieux et célèbre Jack Talons-à-Ressort.
 
Points Négatifs :
- Une intrigue qui débute plutôt bien mais qui s’avère être décevante au final. Il faut dire que, scénaristiquement, tout cela est très basique, Ellis semblant même être en panne d’inspiration pour nous pondre une histoire aussi convenue.
- Une fin qui n’en n’est pas une puisque les méchants conservent la pierre de Lune – ou de Mars.
- Jack Talons-à-Ressort n’est qu’un Fantomas – sympa – du pauvre…
- Des protagonistes stéréotypés et pas attachants pour un sou.
- Nous sommes tout de même fort loin de ce que Warren Ellis a pour habitude de nous proposer en temps normal, il faut le reconnaitre.
- Raulo Caceres est nettement plus à l’aise avec son thème de prédilection, c’est-à-dire, la BD pornographique. Qui plus est, je trouve que la colorisation n’arrange pas les choses…
 
Ma note : 5,5/10

20000 JOURS SUR TERRE


20000 JOURS SUR TERRE
 
Pour sa vingt-millième journée passée sur cette terre, Nick Cave, le chanteur, scénariste australien réputé pour son excentricité, propose de le suivre dans son quotidien. Ainsi, tout au long de ces vingt-quatre heures, Nick Cave va revenir sur ses doutes, ses croyances, ses échecs, tout en se souvenant de son passé, de son enfance, de ses débuts musicaux, de ses multiples collaborations, imaginant, au passage, de savoureux dialogues avec d’anciens partenaires comme Blixa Bargeld et Kylie Minogue, ce, tout en enregistrant en studio, accompagné par ses fidèles Bad Seeds, son tout nouvel album, Push the Sky Away.
 

20000 Jours sur Terre
Réalisation : Iain Forsyth, Jane Pollard
Scénario : Iain Forsyth, Jane Pollard, Nick Cave
Narrateur : Nick Cave
Musique : Nick Cave, Warren Ellis
Production : Corniche Pictures, BFI, Film4, Pulse Films
Genre : Documentaire
Titre en vo : 20000 Days on Earth
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Cinéma
Diffusion d’origine : 20 January 2014
Langue d'origine : Anglais
Durée : 95 mn
 
Casting
Nick Cave
Warren Ellis
Susie Cave
Blixa Bargeld
Ray Winston
Kylie Minogue
Thomas Wilder
Jim Sclavunos
Conway Savage
Barry Adamson
George Vjestica
Martyn P. Casey
Darian Leader
Arthur Cave
Earl Cave
Mick Harvey
Anita Lane
 
Mon avis :
 Voici un documentaire bien particulier que ce 20000 Jours sur Terre… Bon, on ne va pas se cacher, un documentaire de Nick Cave qui nous parle de… je vous le donne dans le mille… Nick Cave, cela avait de quoi en laisser plus d’un pour le moins dubitatif et si, naturellement, il faut apprécier un tant soit peu le musicien australien pour s’intéresser à ce documentaire – cela me semble être une évidence – même les fans les plus ultras de l’australien pouvaient se dire que tout cela n’était qu’une grosse affaire d’égo où le sieur Cave allait parler de lui-même… Bon, quelque part, c’est le cas, inutile de se mentir, cependant et, quelque part, fort heureusement, tout cela est bien plus intéressant qu’on aurait put le penser de prime abord car bon, comment dire… non seulement, Nick Cave, comme ceux qui le connaissent bien, est un individu complexe et intéressant, mais en plus et, surtout, dans ce 20000 Jours sur Terre, le musicien se met entièrement à nu, revenant sur son passé, de son enfance à sa vie de famille bien rangée actuelle du coté de Brighton en passant par ses débuts musicaux avec The Birthday Party jusqu’aux Bad Seeds, mais aussi, en dévoilant certains de ses doutes, de ses faiblesses, son rapport aux femmes, sans oublier, naturellement, son processus créatif – ce qui, naturellement, ravira les fans. Se mettant donc en scène au cours de cette journée fictive, Nick Cave va donc aller voir son pays, discuter avec Warren Ellis en déjeunant, aller en studio afin d’enregistrer des morceaux de Push the Sky Away – l’album paru juste avant ce documentaire – et, en conduisant tranquillement en allant d’un endroit à un autre, s’imaginer discuter avec son vieux complice le toujours fantasque Blixa Bargeld ainsi qu’avec Kylie Minogue. Le résultat est étonnant, il faut le reconnaitre, cependant, au final, il s’avère être plutôt réussi et si vous êtes fans de Nick Cave et de ses mauvaises graines, il est difficile de ne pas être conquis par ce 20000 Jours sur Terre, un documentaire musicale qui sort un peu de la norme mais bon, avec l’australien, cela fait longtemps que l’on a compris qu’il ne fait rien comme tout le monde…
 

Points Positifs
 :
- Un documentaire très intéressant et qui nous permet de découvrir, par le biais d’une journée fictive de la vie de Nick Cave, une bonne partie du passé de la vie de ce dernier mais aussi d’en connaitre davantage sur l’artiste lui-même, son processus créatif, ainsi que l’homme : rapport aux femmes, aux autres, doutes, etc.
- Bien entendu, 20000 Jours sur Terre est absolument destinés aux fans de Nick Cave qui y trouveront, sans aucun doute, leur compte !
- Les dialogues imaginaires avec Blixa Bargeld et Kylie Minogue sont plutôt intéressants mais la meilleure scène, finalement, est celle où Cave déjeune tranquillement avec Warren Ellis et que les deux discutent tranquillement d’un concert qu’ils avaient fait avec Nina Simone.
- De nombreuses images d’archives, pas mal d’anecdotes, des passages en studios, d’autres en concert. Ma foi, il y a de quoi faire !
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous n’êtes pas fan de Nick Cave, ce documentaire n’est absolument pas fait pour vous et j’irais même plus loin : ce n’est pas celui-ci qui vous donnera envie de découvrir cet artiste !
- Les habituels détracteurs du sieur Cave se conforteront dans leur idée en se disant que ce documentaire n’est qu’un gros truc sans intérêt uniquement destiné à satisfaire l’égo de l’australien.
- Dommage que le dialogue avec Blixa Bargeld ne dure pas plus longtemps.
- J’aurais souhaité qu’il y ait davantage d’images d’archives…
 
Ma note : 7,5/10

LA CHENILLE


LA CHENILLE
 
La guerre est finie et nombreux sont les soldats à revenir morts. Lors de l’enterrement d’un militaire, des femmes félicitent Tokiko Sunaga car son mari, qui s’est illustré dans les combats, va revenir vivant. Blessé certes, mais vivant. Pourtant, lorsqu’elle retrouve son mari à l’hôpital, Tokiko est révulsée et s’évanouit. En effet, l’homme s’est vu amputer les bras et les jambes, son visage est défiguré et ses blessures l’ont rendu sourd et muet. Désormais, Tokiko va prendre soin de son mari et c’est avec beaucoup d’attention qu’elle s’occupe de lui. Tous admirent la dévotion de Tokiko, ignorant qu’elle-même est dégoûtée par l’apparence de son mari qui lui fait penser à une grosse chenille répugnante. Pourtant, elle finit par s’y habituer et s’adonne à des plaisirs charnels avec ce qu’il reste de son mari, ce dernier étant finalement capable de lui donner du plaisir d’une manière qu’elle n’aurait jamais imaginé...
 

La Chenille
Scénariste : Ranpo Edogawa
Dessinateur : Suehiro Maruo
Genre : Ero Guro
Type d'ouvrage : Horreur, Erotique
Titre en vo : Imomushi
Parution en vo : 26 octobre 2009
Parution en vf : 01 février 2018
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Le Lézard Noir
Nombre de pages : 152
 
Mon avis :
 Après vous avoir parler de La Jeune Fille aux Camélias, œuvre du sieur Suehiro Maruo qui s’était avéré être pour le moins singulière et qui intéressera plus particulièrement les amateurs d’Ero Guro – genre de bande dessinée nippone qui mêle habilement l’horreur à l’érotisme – intéressons nous à présent à un autre manga de l’artiste, une œuvre qui, accessoirement, s’avère être nettement plus intéressante, La Chenille. Bien évidement, ici, l’on retrouve bon nombre d’éléments, pour ce qui est de la forme, que nous avions déjà vu dans La Jeune Fille aux Camélias : scènes de sexe crues, corps informes et mutilés, indéniablement, La Chenille n’est pas destiné au grand public et, encore moins, aux plus jeunes d’entre nous. Cependant, là où La Jeune Fille aux Camélias était, par moments, prétexte à nous présenter la débauche humaine dans ce qu’elle a de plus contestable, avec La Chenille, force est de constater que, scénaristiquement parlant, nous sommes un ton au-dessus. Pour la petite histoire, ce manga n’est que la relecture moderne d’une œuvre plus ancienne de Ranpo Edogawa et qui date de l’entre deux guerres. Ayant connu moult adaptations au fil du temps, La Chenille nous présente donc le destin d’une femme, Tokiko Sunaga, qui doit s’occuper seule et sans ressources de son mari, ancien officier qui est revenu de la guerre entièrement mutilé – ainsi, ce dernier, en plus d’être devenu sourd et muet, ne possède plus de membres. Au début de l’intrigue, on se dit que cette épouse est bien courageuse et qu’il en faut des tripes pour s’occuper ainsi d’un homme qui, pour son plus grand malheur, a survécu à la guerre. Cependant, petit à petit, on se rend compte que les choses sont un poil plus compliquées que cela et que la relation entre ces deux là dissimule une part d’ombre inavouable… S’adonnant à des jeux sexuels de plus en plus grotesques, mari et femme, tour à tour maitre et esclave, vont se détester, s’aimer, trouvant dans la débauche le seul exécutoire qui leur reste face à ce monde hypocrite qui les a abandonner – la famille de l’invalide, dégouté par celui-ci, ne se manifeste plus et le gouvernement, lui, traite par-dessus la jambe les anciens combattants. Cela nous offre des scènes souvent dérangeantes de par la crudité de celles-ci, cependant, ces dernières ne tombent jamais dans la facilité vu qu’elles nous permettent de mieux comprendre la relation de ce couple décidément hors norme. Bien entendu, je n’en dirais pas davantage, me contentant de dire que, comme il fallait s’y attendre, il n’y aura pas de happy-end et que, en toute sincérité, on ressort de la lecture de La Chenille en se posant pas mal de questions au sujet de la guerre et de l’hypocrisie humaine. Bref, vous l’avez compris, voilà un manga dérangeant et qui n’est peut-être pas à mettre entre toutes les mains mais qui, ma foi, mérite largement que l’on s’y attarde, ne serais-ce que sa thématique, bien plus profonde qu’on pourrait le penser de prime abord…
 

Points Positifs
 :
- Indéniablement, La Chenille est bien plus qu’un simple manga d’Ero Guro et son scénario s’avère être plus intéressant qu’on aurait put le penser. Ainsi, nous avons là une œuvre plutôt antimilitariste et qui, en nous dévoilant les profondeurs de l’âme humaine, nous amène à réfléchir sur pas mal de choses.
- Tokiko Sunaga, femme forte et fragile, a la fois dégoutée par l’apparence de son mari mais qui ne peut s’empêcher de se livrer sexuellement à celui-ci, est un personnage plutôt complexe et franchement réussi !
- Graphiquement, il faut reconnaitre que Suehiro Maruo livre une fort belle prestation et que son style réaliste qui ne nous cache rien, bien au contraire, est l’une des grandes forces de ce manga.
- Bien entendu, les fans d’Ero Guro seront en terrain familier et apprécieront grandement cet album.
- Une couverture simple mais plutôt réussie dans son genre.
 
Points Négatifs :
- Il ne faut pas se mentir : La Chenille est une œuvre très spéciale, réservée à un public avertit et dont le nombre conséquent de scènes de sexe risque d’en faire fuir plus d’un.
- Une œuvre absolument pas grand public pour un sou et je pense qu’il faut avoir le cœur bien accroché pour apprécier celle-ci à sa juste valeur…
 
Ma note : 7,5/10

LA JEUNE FILLE AUX CAMÉLIAS


LA JEUNE FILLE AUX CAMÉLIAS
 
Midori est une jeune fille de douze ans qui a été abandonnée par son père il y a trois ans. Après avoir vécu avec sa mère jusqu’à la mort de cette dernière, seule et sans le sou, elle finit par se retrouver embauchée dans une troupe de cirque. Malheureusement, la vie de saltimbanque ne lui convient pas et les autres membres de la troupe lui font toujours des misères, la frappent, la violent ou lui font manger les petits chiots qu’elle élevait en secret. Les rares fois où elle s’énerve et traite tous les autres de monstres, elle est sévèrement punie et c’est tous les jours que la jeune fille verse des larmes de désespoir. Midori pense souvent au suicide et regarde d’un air rêveur les trains qui quittent la ville, tout en sachant que son désir d’évasion est vain. Un jour, un nain capable d’entrer complètement dans une bouteille arrive au cirque et celui-ci tombe sous le charme de Midori. L’attirance est réciproque mais la demoiselle en a-t-elle vraiment fini avec le malheur ? Rien n’est moins sûr...
 

La Jeune Fille aux Camélias
Scénariste : Suehiro Maruo
Dessinateur : Suehiro Maruo
Genre : Ero Guro
Type d'ouvrage : Horreur, Erotique
Titre en vo : Shōjo Tsubaki
Parution en vo : 25 septembre 1984
Parution en vf : 18 novembre 2011
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : IMHO
Nombre de pages : 160
 
Mon avis :
 Jusqu’à présent, c’est-à-dire, bien entendu, depuis que ce blog existe, si j’ai eu l’occasion de vous parler de pas mal de mangas, il y avait un sous-genre de celui-ci que je n’avais jamais abordé, l’Ero Guro. Mélange entre horreur et érotisme, celui-ci flirte allègrement avec un certain genre cinématographique qui connut un certain succès, au près d’un public initié, au tournant des années soixante et soixante dix et, pour être tout à fait franc, ni l’un, ni l’autre ne m’ont jamais véritablement intéressé… Pourtant, cela faisait un certain temps qu’un titre avait éveillé ma curiosité : La Jeune Fille aux Camélias. Une couverture plutôt alléchante, un titre qui sonnait bien, une intrigue qui se déroulait dans un cirque de monstruosités, comme dans le célèbre Freaks de Tod Browning et un auteur, Suehiro Maruo, qui, s’il m’était totalement inconnu, était présenté comme étant un maitre du genre. Alors, pourquoi pas ? Oui, pourquoi ne pas tenter l’expérience, histoire de voir ce que pouvait bien valoir cette fameuse Jeune Fille aux Camélias !? Le résultat de ma première expérience avec une œuvre d’Ero Guro ? Eh bien, ma foi, disons que je suis plutôt mitigé… Bon, disons le tout de suite, La Jeune Fille aux Camélias est, sans surprise, un manga a ne pas mettre entre toutes les mains : un érotisme assumé qui tombe par moments dans le porno, des scènes d’une violence peu commune, tant physique que sexuelle, des protagonistes tous plus malsains les uns que les autres et, au beau milieu de tout cela, une jeune adolescente, Midori, qui sert de souffre douleur pour ne pas dire d’exécutoire sexuel à tout ce petit monde. Mouais, une histoire de timbrés pour un public qui l’est tout autant, pourtant, tout n’est pas à jeter là-dedans et je me suis même surpris à apprécier certaines choses dans ce manga décidément spécial… Ainsi, il y a la partie graphique du sieur Suehiro Maruo qui, si elle pourrait paraitre dater à un public actuel, n’en reste pas moins plutôt réussie, surtout que le mangaka use et abuse de moult artifices artistiques afin de mieux mettre en avant les perversions de son intrigue. Ensuite, il y à cette dernière en elle-même : prenant le contre pied parfait du Freaks de Tod Browning – où les monstres du cirque étaient oh combien plus humains que ceux qui avaient une apparence normale – ici, aucun protagoniste, en dehors, bien entendu, de Midori qui est la Cosette du jour, n’est à sauver et ce sont tous de parfaits salopards et dépravés sexuels de la pire espèce et le lecteur, à la foi révulsé et attiré par cette œuvre décidément pas comme les autres, de prendre fait et cause pour cette jeune fille tout en sachant parfaitement que, quoi qu’il arrive, cette dernière ne connaitra pas un bel happy-end. Bref, vous l’avez compris, La Jeune Fille aux Camélias est une œuvre très spéciale, avant tout destiné à un public de spécialistes mais qui est loin, malgré tout, d’être aussi inintéressante qu’on pourrait le penser, alors, si vous souhaitez tenter l’expérience, ma foi, ce titre peut parfaitement faire l’affaire. Après, de là à prolonger l’expérience, c’est une toute autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Une œuvre fort particulière que cette Jeune Fille aux Camélias mais qui n’en reste pas moins plutôt intéressante aux yeux d’un public qui souhaiterait faire une plongée dans les tréfonds des perversions de l’âme humaine.
- Contrairement au célèbre Freaks de Tod Browning qui nous présentait de soit disant monstruosités qui étaient terriblement humaines, ici, ces monstres de foire sont des monstres tout court et leur méchanceté et leurs perversions sont sans limites.
- Bien entendu, les fans d’Ero Guro seront en terrain familier et apprécieront grandement cet album.
- Graphiquement, le sieur Suehiro Maruo, malgré un style plutôt daté, nous livre une œuvre loin d’être déplaisante et qui fourmille de bonnes choses.
- Une couverture plutôt réussie et qui ne laisse pas soupçonner les horreurs présentes dans les pages de cet ouvrage.
 
Points Négatifs :
- Il ne faut pas se mentir : La Jeune Fille aux Camélias est une œuvre très spéciale, réservée à un public de souche et il est clair que le déferlement d’horreur et de sexe qui transparait des pages de cet album ne plaira pas à tout le monde.
- Scénaristiquement, il faut reconnaitre que tout cela est un peu léger, surtout que certaines idées ne sont pas développées comme elles le mériteraient selon moi… Quand à d’autres, disons que certaines sont peu compréhensibles…
- Difficile de ne pas être révulsé par certains passages de cet album.
 
Ma note : 7/10

LA FORME DE L'EAU


LA FORME DE L'EAU

Sans famille, Elisa Esposito a été trouvée, enfant, dans une rivière. Elle porte au cou des cicatrices semblant témoigner de violences exercées sur son larynx, qui expliqueraient qu'elle soit muette. Elle vit dans une grande solitude, tout comme son voisin de palier Giles, un vieil homosexuel, illustrateur publicitaire sans emploi. C'est la Guerre Froide, les Américains sont en pleine lutte avec les Soviétiques pour la conquête de l'espace. Elisa travaille comme femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental de Baltimore. Le terrible colonel Richard Strickland, brutal et imbu de lui-même, cultivant la force de la pensée positive, vient de ramener d'Amérique du sud un humanoïde amphibien qu'il a capturé dans une rivière où les Indiens le considéraient comme un dieu. Un jour, l'amphibien se rebelle contre son tortionnaire Strickland. Il lui sectionne deux doigts. Chargée de nettoyer les traces de sang, Elisa est tout de suite fascinée par l'amphibien, enchaîné dans un grand réservoir d'eau salée. Chaque jour, elle s'introduit clandestinement dans le lieu secret où l'on cache le réservoir. Elle établit le contact avec l'amphibien, et sympathise bientôt avec lui.


La Forme de l'eau
Réalisation : Guillermo del Toro
Scénario : Guillermo del Toro, Vanessa Taylor
Musique : Alexandre Desplat
Production : Bull Productions, Double Dare You Productions, TSG Entertainment, Fox Searchlight Pictures
Genre : Fantastique
Titre en vo : The Shape of Water
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 08 décembre 2017
Durée : 123 mn

Casting :
Sally Hawkins : Elisa Esposito
Michael Shannon : colonel Richard Strickland
Richard Jenkins : Giles, le voisin d'Elisa
Doug Jones : l'homme amphibien, « l'atout »
Michael Stuhlbarg : Dr. Robert Hoffstetler / Dimitri Antonovich Mosenkov
Octavia Spencer : Zelda Delilah Fuller
Lauren Lee Smith : Elaine Strickland
Nick Searcy : Général Hoyt
David Hewlett : Fleming
Nigel Bennett : Mihalkov
Stewart Arnott : Bernard
Dru Viergever : un policier militaire

Mon avis : Ma première rencontre avec le sieur Guillermo Del Toro eut lieu il y a quelques années de cela, par le biais d’un merveilleux et enchanteur film fantastique, un certain Labyrinthe de Pan. Œuvre onirique qui nous narrait la rencontre entre une jeune enfant et dieu faune en pleine Guerre Civile Espagnole, ce long métrage m’avait tellement marqué que, depuis, j’attendais de la part de Del Toro qu’il nous offre a nouveau un film du même acabit, une œuvre du même genre, qui serait capable de nous faire rêver, de nous enchanter, bref, ce qu’il faut appeler, faute de mieux, un conte moderne. Et s’il aura fallut patienter bien des années pour cela, force est de constater que, avec La Forme de l’eau, je tiens enfin le digne successeur du Labyrinthe de Pan ! En effet, ce long métrage multi-récompensé, est bel et bien, avant toute chose, un formidable conte de fées moderne, une belle histoire d’amour, un plaidoyer pour les différences et, accessoirement, un très bon film. Ainsi, cette rencontre entre une femme de ménage muette – la princesse du jour – et cette créature amphibie – qui nous rappelle celle du Lac Noir voir même Abe Sapiens dans Hellboy – le prince, malgré les apparences – qui accouchera d’une belle histoire d’amour qui sera menacé par un agent gouvernemental brutal – le méchant très méchant – use et abuse des codes des contes de fées, avec son manichéisme assumé, ses moments de grâce, cette idée que l’amour dépasse les différences et peut tout vaincre. Le propos, naturellement, est simpliste et si certains pourront trouver tout cela plutôt gnangnan, force est de constater qu’il n’en reste pas moins terriblement efficace et que, pour peu que vous soyez amateurs du genre, alors, vous serez transporter dans une belle histoire d’amour qui, indéniablement, vous ramènera en enfance. Une belle réussite, donc, que La Forme de l’eau, peut-être pas autant que put l’être en son temps Le Labyrinthe de Pan mais qui nous prouve merveilleusement bien qu’onirisme, sentiments et fantastique existent aussi sur grand écran, pour le plus grand plaisir de ceux et celles qui préfèrent rêver plutôt que d’être éblouis par de vulgaires effets spéciaux tapes a l’œil dans des productions sans le moindre sentiment…


Points Positifs :
- Un magnifique conte de fées moderne formidablement magnifié par une fort belle histoire d’amour entre deux êtres que tout sépare : car oui, La Forme de l’eau est un bel exemple d’ode à la différence avec ses faux airs de Belle et la Bête.
- L’ambiance qui se dégage de ce film : entre des années 50 fort bien retranscrites, le coté onirique de certaines scènes, l’habile mélange entre contes de fées et longs métrages typiques de la Guerre Froide, Guillermo Del Toro a sut trouver l’équilibre parfait pour nous offrir une œuvre atypique mais oh combien réussie.
- Une belle petite flopée d’acteurs, avec, en tête de liste, une Sally Hawkins tout en finesse et terriblement touchante.
- La créature que l’on croirait par moments réels.
- N’est pas le véritable monstre celui que l’on croit. Certes, rien de neuf sous le soleil mais, comme quoi, c’est encore capable de créer de bonnes histoires avec d’anciens concepts.

Points Négatifs :
- Un scénario peut-être un peu trop prévisible par moments. Bon, il est vrai que les contes de fées, c’est un peu cela et Del Toro use et abuse des poncifs du genre, sans oublier ceux des films d’espionnage propre a la Guerre Froide.
- Des méchants très méchants, des gentils très gentils… manichéisme, quand tu nous tiens !
- Un film qui, indéniablement, n’est pas destiné au grand public plus habitué a des longs métrages a long spectacle, bourrés d’effets spéciaux tapes a l’œil, de gags débiles et de bastons phénoménales – hum, qui a dit que je vise les films de super-héros ?

Ma note : 8/10