samedi 28 mai 2016

SCIENCES ET AVENIR HS 185 – LE FABULEUX HÉRITAGE DES EMPIRES DISPARUS


SCIENCES ET AVENIR HS 185 – LE FABULEUX HÉRITAGE DES EMPIRES DISPARUS
Avril/Mai 2016

Sciences et Avenir HS 185 – Le fabuleux héritage des empires disparus
Edito : Aux sources de notre humanité
Rencontre : Jean-Luc Martinez : « Effacé le passé, c’est déshumaniser l’homme »
Syrie
- Palmyre. Une cité impériale surgie du désert
- Alep, Mari, Krak des chevaliers, Apamée, Douras Europolos…
Enquête : Antiquités du sang, la lutte s’organise
Entretien : France Desmarais : « Nous n’avons aucune idée de l’ampleur actuelle du trafic »
Irak
- Ninive. La cité guerrière rivale de Babylone
- Olivier Christin : « Le Coran ne proscrit pas l’usage d’images »
- Khorsabad, Nimroud, Tikrit, Monastère de Saint-Elie…
Portfolio : D’or et d’ivoire, les trésors des musées
Entretien : Jean Devallon : « Etrangers, les objets du passé permettent de se confronté à l’altérité »
Lybie
- Cyrène. Un rêve grec en Afrique
- Leptis Magna, Sabratha, Acacus…
Afghanistan
- Bamiyan. Sur les traces de Bouddha
- Bactres, Aï Khanoum, Mes Aynak…
- High-tech : L’archéologie 3.0 au secours du patrimoine
- Mali
- Tombouctou. La mémoire retrouvée d’une ville de légende
- Yémen
- Sanaa. Témoin fragile d’une Arabie heureuse
- Marib, Shibām, Saada, Barakish…
- Exposition : Ariane Thomas : « La Mésopotamie, ce berceau de l’humanité »

Mon avis : Un titre pour le moins trompeur que celui de cet hors-série de Sciences et Avenir puisque, plutôt que de s’intéresser a ce prétendu héritage de ces fameux empires disparus, cette revue s’intéresse aux dangers qui le menacent, dangers, bien évidement, qui sont dus a la folie des hommes et plus particulièrement, dans la grande majorité, de ces fous de Dieu comme Daesh, Al-Qaïda et autres fanatiques du même genre… Car comme tout a chacun a put le voir au cours de ces derniers mois voir de ces dernières années, au Moyen-Orient, principalement, les vestiges archéologiques de nos ancêtres sont menacés, pillés, voir tout bonnement détruits au marteau piqueur ou a la dynamite, et ce, de la main de ces illuminés qui ne jurent que par leur version étriquée (et accessoirement fausse) du Coran. Du coup, ce numéro de Sciences et Avenir nous entraine certes dans une plongée vers notre passé lointain, nous faisant redécouvrir ces civilisations disparues depuis des éons dans le sable, mais surtout, plus qu’un voyage dans le temps, dans ces pages, on y trouve une bien triste compilation, celle des nombreuses destructions que subissent ces trésors du patrimoine mondial. Forcément, tout cela est instructif au possible surtout que, loin de s’attarder aux méfaits de dégénérés comme Daesh, les auteurs ne font pas l’impasse sur certains conflits dont les médias, curieusement (ou pas, alliances géopolitiques oblige), ne parlent pas comme celui du Yémen, dévasté par les troupes de l’Arabie Saoudite, Ryad prenant visiblement un malin plaisir à dévaster toute trace du patrimoine de son voisin. Bref, un numéro qui mérite le détour, surtout si, comme moi, vous êtes un passionner de ces anciennes civilisations, mais, il faut le reconnaitre, un numéro plutôt fataliste puisque, malheureusement, non seulement tout un pan de notre patrimoine mondial est retourné a la poussière, mais, malgré quelques bonnes nouvelles (comme la reprise par les troupes syriennes et russes de la cité de Palmyre), l’avenir s’avère franchement sombre dans la région et il y a de fortes chances que d’autres destructions fort regrettables surviennent encore…


Points Positifs :
- Une fort instructive compilation de tous les sites archéologiques actuels détruits ou en danger. Des plus connus aux plus obscurs, de ceux dont les médias ont fait les choux gras (les Bouddhas de Banyan, les sites mésopotamiens détruits par Daesh) a ceux dont ils ne parlent jamais (le Yémen), que l’on soit néophyte ou pas, on ne s’ennui pas un instant a la lecture de cette revue.
- Justement, on pourrait craindre que ce numéro ne mette en avant que les cas les plus connus, or, fort heureusement, il n’en est rien et c’est l’une des grandes forces de celui-ci.
- Illustrations, cartes, chronologies des civilisations abordées : le tout est plutôt complet.  

Points Négatifs :
- Pas véritablement de points négatifs dans ce numéro sauf que l’on peut éventuellement regretter que certains chapitres ne soient pas un peu plus développés, particulièrement vers la fin.
- Certes, il ne faut pas se voiler la face, le fondamentalisme islamique est la plus grande menace qui soit au jour d’aujourd’hui (pour les vestiges archéologiques comme pour l’humanité en général), cependant, ce n’est pas le seul danger, loin de là, et il n’aurait pas été superflu de pointer du doigt décisions gouvernementales et certaines multinationales tout aussi néfastes par moments pour certains vestiges archéologiques.

Ma note : 7,5/10

RING


RING

Un soir, seules à la maison, Tomoko et Masami, deux jeunes lycéennes, s'amusent dans la chambre à se faire peur avec une rumeur, celle d'une vidéocassette : une fois visionnée, une sonnerie téléphonique annoncerait votre propre mort — avec raison — au bout de sept jours. Tomoko l'a vue, mais ne croit pas à cette rumeur. Lorsqu'une sonnerie déchire le silence, toutes deux s'immobilisent de peur. Masami court vers la cuisine, décroche le téléphone et pouffe de rire : c'est la mère de Tomoko. Les deux lycéennes éclatent de rire, soulagées. Masami va aux toilettes et Tomoko se dirige vers le frigo, mais elle entend quelque chose provenant de la télévision qui, pourtant, n'a jamais été allumée et qu'elle éteint avant de retourner à la cuisine. Se servant un jus de fruit, elle entend à nouveau quelque chose derrière elle. Elle tourne la tête et hurle d'effroi.


Ring
Réalisation : Hideo Nakata
Scénario : Hiroshi Takahashi, d'après le roman de Koji Suzuki
Musique : Kenji Kawai
Production : Omega Project Kodawaka et Kadokawa Shoten Publishing Company, Ltd
Genre : Horreur
Titre en vo : Ring
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 31 janvier 1998
Durée : 96 mn

Casting :
Nanako Matsushima : Reiko Asakawa, la journaliste, la tante de Tomoko
Hiroyuki Sanada : Ryuji Takayama, l'ex-mari de Reiko Asakawa
Rikiya Otaka : Yoichi Asakawa, le fils de Reiko et de Koichi Asakawa
Miki Nakatani : Mai Takano, l'assistante de Ryuji Takayama
Katsumi Muramatsu : Koichi Asakawa    
Yuko Takeuchi : Tomoko Oishi, la victime, nièce de Reiko Asakawa
Hitomi Sato : Masami Kurahashi, une amie de Tomoko
Yoichi Numata : Takashi Yamamura
Yutaka Matsushige : Yoshino
Masako : Shizuko Yamamura
Daisuke Ban : Dr Heihachiro Ikuma
Kiyoshi Risho : Omiya, le cadreur, un des collègues de Reiko Asakawa
Yûrei Yanagi : Okazaki
Yôko Ôshima            : La tante de Reiko
Kiriko Shimizu : Ryomi Oishi
Rie Inō : "Sada", le Fantôme de Sadako Yamamura
Hiroyuki Watanabe : Hayatsu
Miwako Kaji : Kazue Yamamura
Chihiro Shirai : Sadako Yamamura, la jeune fille de Kazue Yamamura, avant qu'elle ne soit morte

Mon avis : Indéniablement, dans le genre horrifique au cinéma, il y eut un avant et un après Ring, non pas parce que le long métrage de Hideo Nakata soit un chef d’œuvre absolu, ce n’est pas le cas même s’il reste plutôt efficace dans son genre, mais, surtout, pour la simple et bonne raison qu’en remettant au gout du jour tout un pan de la culture fantastique nippone et en la croisant a la modernité de l’archipel, le réalisateur a sut relancer un genre un peu tomber en désuétude et, accessoirement, inspirer bon nombre de ses confrères étrangers, et ce, pour un résultat – il suffit de voir l’adaptation américaine – bien évidement moins aboutie. Car Ring, film sortit au Japon vers la fin des années 90 et au début des années 2000 en France, brille particulièrement par ce mélange des genres, cette osmose entre les spectres nippons, la culture propre a l’archipel japonais et, bien sur, cette modernité omniprésente : ici, point de maisons hantés ou autre lieux lugubres traditionnels, a la place, un simple poste de télévision, un magnétoscope et une cassette vidéo. Du coup, si malédiction il y a, elle se transmet de vidéo en vidéo, le fantôme de Ring usant habilement de la technologie moderne pour frapper ses victimes, et, d’ailleurs, l’intrigue va même plus loin puisque, dans le cas présent, il ne suffit même pas, comme dans bien des histoires de fantômes, de donner une sépulture décente au défunt maudit, non, si vous voulez vous débarrasser de cette malédiction, sachez que tout devra passer par la technologie… Bref, Ring apparait à la fois comme conventionnel pour ses thématique abordés mais également novateur pour ne pas dire original, le fantôme, ici, ayant sut s’adapter a son époque. Grand succès lors de sa sortie, le film de Hideo Nakata fit découvrir à un public occidental les films d’horreurs nippons, ce coté dépaysant y étant, bien évidement, pour beaucoup. Alors bien sur, et comme je l’ai dit précédemment, Ring n’est pas un chef d’œuvre, la forme l’emportant grandement sur le fond, cependant, diablement efficace et novateur, ce long métrage occupe, sans aucun doute, une place non négligeable dans le genre horrifique, et reste, encore aujourd’hui, un incontournable du cinéma fantastique…


Points Positifs :
- Le coté novateur de la chose avec cet habile mélange entre tradition et modernité, les spectres nippons usant de la technologie pour frapper leurs victimes ; ici, un poste de télé, une cassette vidéo voir même un téléphone…
- Indéniablement, Sadako est le genre de fantômes qui marque les esprits, ne serais-ce que pour son apparence, la manière dont elle se déplace et, bien entendu, certaines scènes spectaculaires comme lorsqu’elle sort de l’écran télé.
- Même la manière dont les personnages doivent se débarrasser de la malédiction est originale de par sa modernité… et son cynisme…
- Pour le spectateur occidental, la découverte de tout un pan de la culture fantastique nippone, bien éloignée de la notre par certains aspects.  

Points Négatifs :
- Par certains cotés, la forme l’emporte grandement sur le fond puisque l’intrigue en elle-même reste plutôt conventionnel avec une histoire de fantôme qui souhaite se venger de la mort horrible qu’il a connu.
- Quelques effets sont un peu limites tout de même, particulièrement ceux qui nous montrent les victimes lorsqu’ils font face a Sadako. Alors certes, il faut rappeler aussi que Ring est un film a petit budget a la base…

Ma note : 7,5/10

vendredi 27 mai 2016

VENGEURS – LA GUERRE KREE/SKRULL


VENGEURS – LA GUERRE KREE/SKRULL

Depuis quelques mois, un Kree, Mar-Vell, vit sur Terre ; initialement envoyé sur la planète pour y étudier l’humanité et estimer son degré de dangerosité vis à vis des Krees, il se retrouva impliqué dans des rivalités politiques au terme desquelles, après avoir été exilé dans la Zone Négative par l’Intelligence suprême, il se retrouva fusionné avec le jeune Terrien Rick Jones. Cherchant un moyen à regagner leur autonomie respective, Mar-Vell investit le Baxter Building des Quatre Fantastiques – ayant appris qu’il y trouverait un portail vers la Zone Négative – et libère Jones de cette dimension, non sans avoir combattu Annihilus pour y arriver. Au même moment, le Kree Ronan, qui venait de détrôner l’Intelligence suprême et prendre le contrôle de l’empire Kree, prend la décision de réveiller la Sentinelle Kree demeurée sur Terre pour surveiller l’évolution des Inhumains. Hospitalisé après sa bataille avec Annihilus, Mar-Vell est bientôt attaqué par la Sentinelle mais les Vengeurs – la Sorcière rouge, Vif argent et la Vision – qui étaient venus veiller sur sa convalescence, tentent de s’opposer au robot ; mais l’androïde s’empare du corps de Mar-Vell et se téléporte alors avec, laissant les héros impuissants sur place.


Vengeurs – La guerre Kree/Skrull
Scénario : Roy Thomas
Dessins : Neal Adams, Sal Buscema, John Buscema
Encrage : Sam Grainger, Sal Buscema, George Roussos, Tom Palmer, Alan Weiss, Neal Adams
Couleurs : Tom Mullin, Michael Kelleher, Wil Glass
Couverture : Neal Adams
Genre : Super-Héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Avengers – Kree-Skrull War
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Juin 1971 – Mars 1972
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 18 février 2009
Nombre de pages : 210

Liste des épisodes
Avengers 89-97

Mon avis : Après avoir abordé, il y a de cela quelques jours, le cas Siege, event Marvel plutôt moyen paru en 2010, restons du coté de la Maison des Idées avec l’une des sagas les plus mythiques de la série Avengers, une saga dont j’avais entendu parler depuis que je lis des comics – ce qui remonte a des lustres – je veux bien évidement parler de cette Guerre Kree/Skruul, arc narratif qui marqua durablement le début des années 70 chez Marvel. Alors bien entendu, ici, ce qui prime, c’est indéniablement le coté historique de la chose et le fait, enfin, de pouvoir satisfaire ma curiosité, et ce, paradoxalement (ou pas) sans en attendre monts et merveilles. Le pourquoi du comment ? Eh ben, tout simplement, comme je l’ai dit, pour le simple fait qu’une saga datant du début des années 70, il y a de fortes chances que celle-ci accuse grandement son age et vous l’avez compris, c’est le cas avec cette Guerre Kree/Skruul… et pas qu’un peu d’ailleurs ! D’abord, pour les dessins car aussi talentueux purent être en leurs temps les frères Buscema ou Neal Adams, plus de quarante ans plus tard, qu’est ce que tout cela a mal vieillit – quoi que, Adams s’en sort bien mieux, je trouve. Au fil du temps, les styles évoluent et, ma foi, si je commence à trouver les comics des années 90 ringards par moments, que dire de ces épisodes des Avengers version 1971/1972 !? Mais le pire, ce n’est même pas les dessins car si l’on peut comprendre que ces derniers aient pris un coup de vieux, pour ce qui est du scénario, malgré quelques bonnes idées (évolution de la relation entre la Vision et Wanda, parallèle avec la Maccarthysme, ici, fortement pointé du doigt), ici, ce n’est même plus du vieux comics a la papa mais du comics a la grand papa oui ! Dialogues souvent pompeux, raccourcis faciles, personnages stéréotypés et, pour finir, un ensemble bancal puisque, pour rappel, pour un arc nommé Guerre Kree/Skruul, force est de constater que la majeure partie de l’intrigue se déroule sur Terre et que ce n’est que dans les deux derniers épisodes (sur huit) que tout cela prend des proportions cosmiques. Ajoutons a cela une conclusion rapidement expédiée et auquel on ne comprend, du coup, pas grand-chose et on se retrouve pour le moins dubitatif face a ce fameux arc de la mort qui tue, cette Guerre Kree/Skruul dont on nous a rabattus les oreilles pendant des décennies et qui, après coup, est très loin de justifier tant de louanges. Une déception ? Oui et non car comme je l’ai dit, je n’attendais pas spécialement monts et merveilles de cette Guerre Kree/Skruul, et ce, en raison de son ancienneté, mais bon, tout de même, il me faut reconnaitre que j’espérais mieux, bien mieux de ce comics décidément d’un autre temps…


Points Positifs :
- La possibilité du fan de base de Marvel de lire l’un des arcs narratifs les plus connus et les plus renommés des Avengers, ne serais-ce que par simple curiosité.
- Autre point historique qui mérite le détour : les tous débuts de la relation amoureuse entre la Vision et la Sorcière Rouge.
- Accessoirement, le personnage de la Vision est le plus intéressant du lot.
- Oui, et surtout en raison de sa mort dramatique, Captain Marvel est un personnage mythique du Marvelverse, du coup, le voir en action n’est pas négligeable.
- L’épisode où Hank Pim explore l’intérieur du corps de la Vision, ce qui renvoi au film Le voyage fantastique, est le point d’orgue de cet album.
- Roy Thomas règle quelques comptes avec le Maccarthysme dans cet arc.
- Pour ce qui est des dessins, ceux de Neal Adams passent encore…  

Points Négatifs :
- Il faut le reconnaitre, La guerre Kree/Skruul a vieilli, énormément vieilli, et ce, que ce soit pour les dessins ou le scénario. Bref, un comics d’une autre époque et qui ne passe plus du tout de nos jours.
- En leurs temps, les frères Buscema furent des grands, je ne le nie pas, mais sincèrement, plus de quarante ans plus tard, qu’est ce que ça fait vieillot…
- Scénaristiquement, c’est limite ringard et on est en plein dans les stéréotypes de l’époque avec des personnages pompeux au possible, des dialogues souvent absurdes voir ridicules et une intrigue mal ficelée puisque l’on perd un temps fou sur des détails, surtout au début, et que la fin, elle, est expédiée bien trop rapidement.
- D’ailleurs, bien malin celui qui comprendra totalement cette fin qui est, il faut le reconnaitre, complètement ratée !
- La Guerre Kree/Skruul, vaste programme ! Sauf que celle-ci a vraiment lieu que dans les deux derniers épisodes… mouais, bof !
- Le pire, c’est qu’il faut se taper ce bon a rien de Rick Jones, petit prétentieux sans charisme et qui en vient à sauver l’univers, ou presque… un grand n’importe quoi !  

Ma note : 4,5/10

lundi 23 mai 2016

TONNERRE SOUS LES TROPIQUES


TONNERRE SOUS LES TROPIQUES

Tonnerre sous les tropiques, le livre de John « Four Leaf » Tayback, un vétéran de la guerre du Viêt Nam dont les mains, arrachées par une grenade, ont été remplacées par des crochets, est adapté au cinéma. À l'exception du jeune comédien débutant Kevin Sandusky, les autres acteurs (Tugg Speedman, vedette de film d'action sur le déclin ; Kirk Lazarus, comédien australien multi-récompensé ; Jeff Portnoy, star droguée du cinéma comique ; le rappeur Alpa Chino) font leurs caprices de stars. Le réalisateur du film, l'anglais Damien Cockburn, est incapable de gérer les egos surdimensionnés de ses acteurs vedettes pendant le tournage d'une scène importante et, cinq jours après le début du tournage, le retard est déjà d'un mois. Cockburn est sommé par son producteur, le grossier Les Grossman, de remettre le tournage sur la bonne voie. Tayback propose alors au réalisateur une nouvelle expérience de tournage de style cinéma-vérité. Cockburn dépose les cinq acteurs et une équipe réduite dans la jungle, où il a installé des mini-caméras et des explosifs, simulant les effets des grenades, pour faire un film de style guérilla. Il leur laisse le strict minimum : une carte et la liste des scènes. L'équipe ignore qu'elle a été déposée involontairement au cœur du Triangle d'or, dans le périmètre de trafiquants de drogue qui se font appeler les « Dragons flamboyants ».


Tonnerre sous les Tropiques
Réalisation : Ben Stiller
Scénario : Ben Stiller, Justin Theroux et Etan Cohen
Musique : Theodore Shapiro
Production : DreamWorks SKG, Red Hour Films, Goldcrest Pictures, Internationale Filmproduktion Stella-del-Sud Second
Genre : Comédie, Guerre, Aventures
Titre en vo : Tropic Thunder
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 13 août 2008
Durée : 106 mn

Casting :
Ben Stiller : Tugg Speedman
Jack Black : Jeff Portnoy
Robert Downey Jr. : Kirk Lazarus
Nick Nolte : John « Feuille de trèfle » Tayback
Jay Baruchel : Kevin Sandusky
Brandon T. Jackson : Alpa Chino
Danny McBride : Cody Underwood
Steve Coogan : Damien Cockburn
Tom Cruise : Les Grossman
Bill Hader : Rob Slolom
Matthew McConaughey : Rick « le Pineur » Pine
Reggie Lee : Byong, membre du gang Flamboyant Dragon
Brandon Soo Hoo : Tran, membre du gang Flamboyant Dragon
Christine Taylor : Rebecca, l'actrice du film « Simple Jack »

Mon avis : Ce fut avec Mon beau père et moi, comédie américaine pur jus mais diablement efficace (même après moult visionnages) que j’ai découvert Ben Stiller il y a de cela bien des années maintenant, cependant, malgré une première impression plutôt bonne vis-à-vis de cette figure du comique lourdingue US, force est de constater que, par la suite, on ne peut pas vraiment dire que j’ai accrocher a la plupart des longs métrages où officia le sieur Stiller. Oh certes, La Vie rêvée de Walter Mitty, sans être génial, était pour le moins convenable – en plus d’être drôle sans tomber dans le grand n’importe quoi traditionnel – mais pour le reste, rien de bien enthousiasmant, au contraire. Et, ma foi, après visionnage, hier soir, de ce Tonnerre sous les tropiques, il me semble évidant que ce n’est pas encore cette fois ci que je vais me réconcilier totalement avec Ben Stiller… Pourtant, le casting était pour le moins alléchant puisque, aux cotés de Stiller, bien entendu, on retrouvait des noms comme Robert Downey Jr., Jack Black, Nick Nolte, Matthew McConaughey et Tom Cruise. Un casting cinq étoiles et qui ne se prenais pas au sérieux pour une comédie censée parodier tous les films sur le Vietnam existant. Ma foi, pourquoi pas ? L’idée n’était pas mauvaise et puis, après tout, sans attendre monts et merveilles de ce Tonnerre sous les tropiques, je m’étais dit qu’au moins, je passerai un bon moment de rigolade. Or, en dehors de quelques scènes amusantes mais loin d’être inoubliables, en dehors de quelques clins d’œil convenus et, surtout, en dehors d’un Robert Downey Jr. tout bonnement hilarant – ah lui, il mérite le détour – il apparait que l’ensemble, au final, est plus une déception qu’autre chose : parodier les films de guerre, c’est bien, le faire avec talent, c’est autre chose, or, ici, malgré ma sympathie pour tout ce jolie monde, je suis désolé de le dire mais au bout de dix minutes, j’avais compris que Tonnerre sous les tropiques ne serait pas pour moi… Par ce que je suis incapable de rire ? Par ce que je suis totalement allergique aux comédies ? Non, tout simplement pour la simple et bonne raison que dans une comédie, j’estime qu’il faut rire du début a la fin, et pas uniquement une fois toutes les demi-heures… Car bon, en dehors des fausses bandes annonces du début et de Robert Downey Jr., je me suis plus ennuyer qu’autre chose. Dommage, pour ma part, encore un coup raté pour un film de Ben Stiller…


Points Positifs :
- S’il y a bien une chose que je retiendrais de ce film, s’il y a bien quelqu’un qui m’aura fait rire, c’est Robert Downey Jr. Dans un rôle halluciné d’un acteur qui se met à fond dans ses personnages, au point, ici, d’interprété un afro-américain, Robert Downey Jr., qui ne se prend absolument pas au sérieux, est franchement l’élément comique de ce Tonnerre sous les tropiques.
- Les fausses bandes annonces au début.
- Bon, allez, il y a bien quelques scènes plus ou moins drôles par moments.

Points Négatifs :
- Lorsque l’on s’ennui en regardant une comédie, c’est que, ma foi, il y a un sacré problème.
- D’ailleurs, soit c’est moi qui n’accroche absolument pas a l’humour lourdingue, soit, effectivement, ce film n’est pas si drôle que ça.
- L’impression finale d’un gros gâchis, surtout que l’idée de départ n’était pas si mauvaise, mais bon, vu que l’on ne rigole pas vraiment et que même les clins d’œil tombent un peu à plat…
- Même méconnaissable et dans un rôle a contre emploi, je n’aime décidément pas Tom Cruise ; quand a sa danse ridicule, désolé mais celle-ci m’a laissé de marbre.

Ma note : 4/10

dimanche 22 mai 2016

SIEGE


SIEGE

Norman Osborn a longtemps été le Bouffon Vert, un des ennemis les plus agressifs de Spider-Man. Pourtant, en l'espace de quelques mois, il a réussi à gagner la confiance du gouvernement américain. Après la gestion des Thunderbolts, Norman est devenu le chef du H.A.M.M.E.R., l'organisation qui remplace le SHIELD. Il s'entoure très vite de ses propres Vengeurs et porte même une armure similaire à celle d'Iron Man. Jusqu'ici, les plans d'Osborn ont toujours fonctionné mais le Bouffon Vert qui ronge l'esprit de Norman le force à établir une stratégie concernant Asgard. La cité des Dieux vikings flotte dans le ciel de l’Oklahoma et cela insupporte Osborn au plus haut point. Avec la ruse de son allié Loki, il parvient à provoquer un incident où Volstagg, un des compagnons de Thor, tue de nombreux innocents. Avec ce prétexte, le chef du H.A.M.M.E.R. mobilise ses troupes et ses Vengeurs avec un objectif très clair : bouter les Dieux hors des USA !


Siege
Scénario : Brian Michael Bendis, Kieron Gillen, Jonathan Hickman, Brian Reed, Sean McKeever, Cristos N.Cage, Paul Jenkins
Dessins : Olivier Coipel, Michael Lark, Lucio Parrillo, Jamie McKelvie, Alessandro Vitti, Marco Santucci, Mahmud A. Asrar, Federico Dallocchio, Tom Raney
Encrage : Mark Morales, Stefano Gaudiano, Lucio Parrillo, Scott Hanna, Victor Olazaba
Couleurs : Laura Martin, Matt Hollingsworth, Lucio Parrillo, Nathan Fairbairn, José Villarrubia, Chris Sotomayor, Jorge Maese, Matt Milla, Giualia Brusco, Rob Schwager, Val Staples
Couverture : Olivier Coipel
Genre : Super-Héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Siege
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 4 janvier 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 07 novembre 2012
Nombre de pages : 296

Liste des épisodes
Siege The Cabal
Siege Prologue
Siege 1-4
Siege Loki
Siege Secret Warriors
Siege Spider Man
Siege Young Avengers
Siege Captain America
Siege The Sentry

Mon avis : Le méga event de la mort qui tue de chez Marvel de l’année passée étant enfin paru dans nos vertes contrées, je veux bien évidement parler de Secret Wars, il est temps, pour ma part, de me replonger dans les autres events de la Maison des Idées que je n’avais jamais eu l’occasion de lire jusqu’à alors et, justement, il y en avait un qui me tentait depuis pas mal de temps, vous l’avez compris, il s’agissait de Siege. Bon, ne nous voilons pas la face et ne tournons pas plus longtemps autour du pot, depuis sa parution, début 2010, Siege n’a pas marquer les esprits des fidèles de Marvel, loin de là, ou alors, pas forcément pour les bonnes raisons ; souvent décrié, peu soutenu, cet event qui, pourtant, était censé être le point d’orgue d’une décennie de bouleversements radicaux de chez Marvel – rappelez vous, les super-héros s’étaient diviser, il y avait eu une invasion Skruul et depuis, les vilains, par le biais de Norman Osborn, faisaient la loi aux Etats-Unis – fut un peu, en quelque sorte, un pétard mouillé. Certes, ce n’était plus, à ce moment là, une véritable surprise puisque les events précédents avaient déjà déçus un lectorat blasé de tous ces loupés annoncés a grande pompe – d’ailleurs, ce n’est que très récemment que Marvel s’est réveiller de ce coté là et quelque part, Secret Wars est un peu l’exception qui confirme la règle – pourtant, malgré le peu de critiques élogieuses a son sujet, malgré ses défauts décriés par beaucoup, oui, je souhaitais lire ce Siege, voir par moi-même ce qu’il avait dans le ventre et, quelque part, voir s’il y avait quelque chose a en sauver aussi… ou pas !? Car après tout, le synopsis de départ n’était pas mauvais, loin de là : avec sa traditionnelle mégalomanie, alors que, quelque part, il tenait le monde dans sa main, Norman Osborn décide de s’en prendre aux dieux Asgardiens, et ce, sans l’aval d’Obama himself (oui, c’est lui). Bien évidement, d’entrée de jeu, les lecteurs comprennent que cette décision entrainera la chute d’Osborn mais aussi, que par la force des choses, cela nous promettait moult affrontements titanesques ; pas génial en soit mais prometteur, du moins, de quoi passer un bon moment. Or, comme souvent (toujours) avec Bendis, malgré d’excellentes idées, tout cela finit par se dégonflé et les défauts de prendre le pas sur les qualités, surtout que, le fait qu’il n’y ait que quatre misérables épisodes, joue énormément  a l’encontre de l’ensemble – surtout quand une bonne partie est constituée de combats… Du coup, Siege qui, a défaut d’être un grand event aurait au moins put être un event convenable, déçoit et oui, après lecture, je comprends aisément le peu d’enthousiasme du lectorat traditionnel de chez Marvel a s’en égard. Certes, il reste le synopsis de départ, quelques scènes d’actions spectaculaires, et, bien entendu, le cas Sentry qui est le véritable protagoniste principal, en quelque sorte, de cette intrigue. Mais bon, tout cela pèse peu dans la balance, surtout que les épisodes annexes, en grand nombre, alternent entre le franchement moyen et le nullissime absolu. Bref, Siege, event trop moyen comme je m’y attendais, n’aura été, au final, que la confirmation, une fois de plus, que Brian Michael Bendis ne réussi jamais ses gros événements Marvel, mais aussi, qu’a l’époque, cela ne volait décidément pas bien haut du coté de la Maison des Idées…


Points Positifs :
- Le postulat de départ est plutôt bon et en parfaite adéquation avec les protagonistes, que ce soit Norman Osborn ou Loki – le premier pour ses délires mégalomaniaques, le second pour sa fourberie. Et puis, il faut dire que voir les troupes d’Osborn s’en prendre a Asgard, cela promet de belles castagnes.
- Au final, c’est Sentry qui est a l’honneur dans cet event, et ce, en temps que menace numéro un ! Cela donne des scènes d’affrontements qui marquent les esprits, particulièrement celle où Sentry massacre Arès !
- Les fans d’Olivier Coipel seront ravis.
- Le coté un peu historique de la chose, puisque, après tout, Siege est l’aboutissement final d’une dizaine d’années de bouleversements majeurs chez Marvel.  

Points Négatifs :
- Comme a chaque fois avec Bendis, le bougre à une bonne idée, ça commence plutôt bien et, en cours de route, cela part un peu trop dans tous les sens et le final déçoit. C’est bien évidement le cas avec Siege mais bon, quelque part, vu qu’on a l’habitude, ce n’est même plus une surprise.
- Quatre misérables épisodes, seulement !? C’est peu, très peu, et après, on s’étonne que le scénario ne soit pas plus développé que cela et que le résultat final apparaisse comme étant un peu trop bancal.
- Un peu débile tout de même la façon dont se développe l’intrigue : Osborn est la menace principale, il fait régner la loi depuis quelques temps et les super-héros sont devenus des hors-la-loi, or, qui finit par devenir la menace tandis qu’Osborn est battu comme un malpropre ? Sentry…
- Le pétage de câble de Sentry et sa mort apparait comme une façon artificielle pour Marvel de se débarrasser d’un personnage dont ils ne savaient pas quoi faire.
- L’intégralité des épisodes annexes (en dehors du prologue qui sauve les meubles) alterne entre le franchement moyen et la nullité absolue : non seulement ils n’apportent pas grand-chose au schmilblick mais en plus, quand certains semblent un peux plus intéressants question scénario, les dessins gâchent le tout. Bref, quasiment tout a jeté dans le cas présent !  

Ma note : 6/10
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