vendredi 4 septembre 2015

X-MEN 27


X-MEN 27
Septembre 2015

(Untitled) – All-New X-Men 37 – Mars 2015
Brian M. Bendis, Mike Del Mundo, Marco D’Alfonso
The Omega Mutant, part 5 – Uncanny X-Men (vol.3) 30 – Mars 2015
Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Tim Townsend, Mark Irwin, Jaime Mendoza, Victor Olazaba, Al Vey, Antonio Fabela, José Villarrubia
The Omega Mutant, part 6 – Uncanny X-Men (vol.3) 31 – Avril 2015
Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Tim Townsend, Mark Irwin, Jaime Mendoza, Victor Olazaba, Al Vey, Antonio Fabela, José Villarrubia
(Untitled) – X-Force (vol.4) 9 – Novembre 2014
Simon Spurrier, Rock-He Kim
A Pirate’s Life for Me, part 3 – Cyclops (vol.2) 8 – Février 2015
Greg Rucka, Javier Garron, Chris Sotomayor

Mon avis : Fort bonne surprise que ce numéro de septembre de X-Men puisque, sans atteindre des sommets qualitatifs (il ne faut pas exagérer), force est de constater qu’au vu de son contenu, celui-ci est plutôt convenable – imparfait, certes, de par la présence de deux séries, X-Force et Cyclops, franchement moyennes, mais néanmoins convenable. D’ailleurs, puisqu’on on est à se réjouir, remarquons que c’est le deuxième mois consécutif que j’ai l’agréable surprise de lire un bon numéro de X-Men, chose qui n’arrivait plus depuis… ouh là, là, des lustres ! Bref, de quoi se réjouir au sujet d’une revue dont je n’attendais plus grand-chose, ce qui, ma foi, est plutôt une bonne nouvelle. Il faut dire que pour une fois, pour ce qui est des deux séries X-MenAll-New X-Men et Uncanny X-Men, cette dernière, avec deux épisodes – le matériel proposé est plutôt bon : là aussi, ça devait faire belle lurette que cela n’arrivait pas. Mais il faut dire que, pour une fois, c’est justifié. Ainsi, prenons All-New X-Men : a priori, un épisode sans grande importance et de transition mais qui, au final, s’avère bien plus captivant que bon nombre d’arcs du sieur Bendis sur la série, avec une Emma Frost qui joue les profs a sa manière toute particulière et entraine la jeune Jean Grey (souvenons nous que sa version adulte fut sa rivale) a mieux maitriser ses pouvoirs. La relation entre les deux femmes est intéressante et les dessins de Mike Del Mundo sont certes particuliers mais n’en restent pas moins forts agréables a la vue. Bref, un bon numéro de All-New X-Men mais ce n’est pas tout puisqu’ensuite, il y a le gros plat principal de ce numéro post-congés estivaux : Uncanny X-Men et ses deux épisodes qui concluent le long arc The Omega Mutant. Bon, je ne vais pas le nier, je n’ai pas été un grand fan, bien au contraire, de cette histoire de mutant hyperpuissant et qui aurait été caché par feu Charles Xavier pendant des années, cependant, si l’on met de coté ce triste sire de Matthew Malloy, tout le reste autour de lui, c’est-à-dire, les relations entre Cyclope et les autres X-Men, plutôt conflictuelles, les agissements d’une Eva Bell dont les pouvoirs s’avèrent être tout bonnement extraordinaires – c’est elle le véritable Mutant Omega finalement – et l’intervention d’un certain Charles Xavier font que tout cela rehausse pas mal l’intérêt de l’ensemble, accouchant d’une conclusion étonnante, certes, mais convenable… Mais bon, comme je l’ai dit en préambule de cette critique, si les deux séries X-Men s’en sortent avec les honneurs ce mois ci, ce n’est pas vraiment le cas des deux autres titres du magazine : X-Force est un peu trop brouillon a mon gout pour éveiller mon intérêt quant a Cyclops, je suis un peu embêter avec cette série car si elle n’est pas véritablement mauvaise, si la lecture de l’épisode de ce mois ci fut tout sauf une souffrance, je n’arrive vraiment pas a accrocher… Enfin bon, je ne vais pas me plaindre non plus vu que depuis quelques mois, la revue X-Men alternait le plus souvent entre le moyen et le médiocre, alors, quand cela fait deux mois consécutifs qu’elle s’en sort plus ou moins bien, que son contenu est correct, on peut se réjouir…


Points Positifs :
- J’ai vraiment apprécié l’épisode de All-New X-Men de ce mois ci : a priori, un épisode de transition mais la relation qui s’est établie entre Emma Frost et la jeune Jean Grey est plutôt intéressante, surtout que la première a de drôles de méthodes pour enseigner. Ajoutons à cela quelques petites interrogations sur les agissements de Xavier au sujet de Jean Grey et l’on obtient un épisode plus pertinent qu’il n’en a l’air.
- Suite et fin de The Mutant Omega avec deux épisodes de Uncanny X-Men. Certes, je n’ai pas apprécié le synopsis de départ, certes, j’ai trouvé ce Matthew Malloy franchement inintéressant, cependant, la conclusion, elle, est assez réussie même si surprenante.
- Jusqu’alors, je trouvais que la jeune Eva Bell était le personnage le plus réussi crée par Bendis, mais avec cette conclusion et la découverte de ses immenses pouvoirs (elle peut remonter le temps sans problème et donc le modifier a volonté), on a là, tout bonnement, l’un des perso les plus puissants du Marvelverse !
- Une conclusion pour le moins étonnante a The Mutant Omega, pour ne pas dire, radicale…
- Psychologiquement, notre bon vieux Scott Summers n’a jamais été aussi bon que depuis qu’il a tué son mentor, Charles Xavier – c’était dans Avengers vs X-Men.
- Ah, quand Chris Bachalo est aux dessins sur Uncanny, c’est toujours une bonne nouvelle !
- J’ai plutôt apprécié le style de Mike Del Mundo sur All-New X-Men.

Points Négatifs :
- Je ne trouve pas X-Force mauvais, loin de là, mais reconnaissons que la série est un peu trop moyenne pour marquer les esprits : de bonnes idées, certes, un casting réussi, mais souvent, comme c’est le cas ici, c’est un peu trop brouillon. Dommage car il y a tout de même un certain potentiel.
- Je n’arrive franchement pas à accrocher à Cyclops. La aussi, ce n’est pas foncièrement mauvais, par contre, je reste entièrement indifférent a cette série, ses personnages…
- Eva Bell s’avère être un personnage surpuissant mais, arrivé a ce point de sa carrière, quelques questions s’imposent : que lui arrivera-t-elle une fois Bendis partit de la franchise X, mais aussi, que faire de ses pouvoirs aussi ingérables que ceux de la Sorcière Rouge ? Je crains le pire connaissant Marvel
- Mais qu’est ce qu’il leur a pris à Panini de nous pondre une couverture de X-Force ? Il n’y avait pas mieux dans le lot ?
- Dans les couvertures en VO, c’est quoi cette mode dans Uncanny X-Men de nous sortir des couvertures qui n’ont strictement rien à voir avec le contenu des épisodes ? Un exemple tout bête : il est où Havok dans l’épisode 31 ?!

Ma note : 7/10

jeudi 3 septembre 2015

BREAKING BAD – SAISON I


BREAKING BAD – SAISON I

Walter White, un professeur de chimie de 50 ans, commence secrètement à produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il découvre qu'il a un cancer du poumon en phase terminale. Il se met en équipe avec un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman, qui est dealer de meth. Jesse essaie de vendre la meth à des dealers : Emilio et Krazy-8. Mais les dealers sont persuadés que Jesse est une balance. Malgré tout, étonnés par l'excellente qualité de la meth, Emilio et Krazy-8 veulent rencontrer le chimiste avant de le supprimer. Pour sauver sa peau et celle de Jesse, Walter tente de les tuer avec du gaz phosphine.


Breaking Bad – Saison I
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season I
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 20 janvier 2008 – 9 mars 2008
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 7 x 50 minutes

Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Maximino Arciniega Jr. : Krazy-8
John Koyama : Emilio
Raymond Cruz : Tuco
Adam Godley : Elliott
Jessica Hecht : Gretchen
Matt L. Jones : Badger
Charles Baker : Skinny Pete
Marius Stan : Bogdan
Kyle Bornheimer : Ken Wins
Benjamin Petry : Jake Pinkman

Mon avis : S’il y a bien une série qui aura eu droit a moult louanges et autres récompenses depuis le début du vingt-et-unième siècle, c’est bel et bien Breaking Bad ; ainsi, au fil de cinq saisons, entre 2008 et 2013, l’œuvre de Vince Gilligan aura mis tout le monde d’accord, ou presque, et même si désormais, elle est achevée, force est de constater que celle-ci aura marqué indéniablement son époque. Mais bon, si je dis tout cela, c’est franchement pour tout le bien que j’ai entendu a son sujet car, vous l’avez probablement compris, jusqu’à y a peu, je n’avais jamais eu l’occasion de regarder le moindre épisode de cette série. Vous trouvez la chose incroyable ? Eh ben en fait, avec moi, pas vraiment vu que je suis capable de passer a coté de chef d’œuvres et de les découvrir que plusieurs années après… Mais bon, d’une façon ou d’une autre, après avoir lu autant de critiques élogieuses au sujet de cette série, je ne pouvais décidément pas passer à coté de celle-ci, il fallait bien qu’un jour, je me lance dans Breaking Bad, ne serais-ce que pour voir par moi-même si moi aussi, j’accrocherai comme tant de gens avant moi ? Et, ma foi, que dire après visionnage de cette première saison… si ce n’est que oui, je commence à mieux saisir l’immense succès critique de cette série… Alors bien entendu, il y a tout de même un souci de taille avec cette première saison de Breaking Bad : son faible nombre d’épisodes. A l’époque, il avait fallut faire avec une importante grève des scénaristes d’où, forcément, un nombre réduit en épisodes – tout juste sept. Du coup, on note qu’après un départ excellent qui sait prendre son temps, grosso modo entre les débuts du duo White et Pinkman jusqu’à leur séparation après la mort de Crazy-8, la suite est un peu rapidement expédiée et que sans cette grève, tout cela aurait put être un poil plus développé. Mais en dehors de cet impondérable, rendons à César ce qui lui appartient et donc, à Breaking Bad, le fait indéniable que oui, c’est bel et bien une superbe série : ayant pour toile de fond le trafic de drogue et le polar, la chose est bien plus complexe que cela, et, bien entendu, c’est tant mieux puisque, déjà, pour commencer, il y a ce duo complètement improbable entre un prof de physique propre sur lui et condamné par un cancer et ce petit voyou a la petite semaine qui lui, certes, connait le milieu, mais n’en reste pas moins un petit joueur. Le duo, donc, tient plus des pieds nickelés qu’autre chose, ce qui, forcément, va entrainer moult situations on ne peut plus cocasses. Mais Breaking Bad, ce n’est pas que de l’humour, loin de là, puisque n’oublions pas que le héros est tout de même atteint d’un cancer en phase terminale : du coup, si les scènes ubuesques sont nombreuses dans cette première saison, celles-ci oscillent avec d’autres bien plus intimistes pour ne pas dire dramatiques, scènes qui nous amènent d’ailleurs a nous questionner sur ce que l’on ferait ou comment l’on réagirait face a la maladie… Bref, vous l’avez compris, avec le visionnage de cette première saison, je commence a comprendre pourquoi cette série a eu droit a tant de louanges depuis ses débuts, maintenant, d’un autre coté, même si j’ai vraiment accrocher a celle-ci, j’attends de voir ce que donneront les prochaines saisons, plus complètes, pour affirmer si oui ou non, je considérerai Breaking Bad comme un chef d’œuvre. Mais bon, vu comment tout cela a commencé, je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas le cas !?


Points Positifs :
- L’une des grandes forces de Breaking Bad, si ce n’est la grande force de cette série est bien entendu cet improbable duo de héros, ce prof de sciences touché par le cancer et ce petit trafiquant sans envergure, un duo que tout oppose mais qui, petit a petit, va apprendre a se connaitre. Bien entendu, vu qu’ils sont l’un comme l’autre de véritables pieds nickelés, tout cela va entrainer pas mal de scènes coquasses pour ne pas dire hilarantes.
- On rigole pas mal avec Breaking Bad, il y a aussi de la violence, quant au langage, il est cru de chez cru, par contre, tout en bousculant les conventions, cette série est bien plus profonde qu’on pourrait le croire de prime abord : le traitement de la maladie y est fort bien présenté et les réactions des personnages a la fois touchante et crédible.
- Je connaissais et appréciais  Bryan Cranston pour son rôle de père complètement incompétent dans Malcolm. Ici, son personnage est a la fois semblable et différent a la fois : semblable car il n’est tellement pas dans son milieu qu’il en devient drôle, différent car bon, tout cela est davantage sérieux et puis… mine de rien… il est en train de mourir.
- La première partie de la saison, avec nos deux héros (euh, zéros), qui ont à faire a Crazy-8 et se demandent comment s’en débarrasser est tout simplement culte : a la fois drôle et dramatique, drôle car ce sont des loosers, dramatique car ils doivent tuer de sang-froid, elle marque franchement les esprits.
- Mine de rien, avec un héros cancéreux en phase terminale, Breaking Bad nous fait pas mal réfléchir…
- Le générique est franchement simple, certes, mais il fait parti de ces petits trucs qui ont l’air sans prétention mais qui font mouche d’entrée de jeu.
- Une série à regarder obligatoirement en VO tellement les dialogues sont géniaux.
- La scène de l’acide et du corps dans la baignoire m’aura bien fait rire !

Points Négatifs :
- Fichue grève des scénaristes qui aura fait que cette première saison n’aura duré que sept petits épisodes… car bon, du coup, c’est un peu court tout cela… surtout que l’on sent que l’intrigue n’a pas put être aussi développée qu’elle aurait put l’être.

Ma note : 8/10

mercredi 2 septembre 2015

L'ÉCHELLE DE DARWIN


L'ÉCHELLE DE DARWIN

Une famille néandertalienne momifiée est retrouvée dans les Alpes par Mitch, un paléontologue. Curieusement, l'enfant possède des traits contemporains qui ne correspondent pas à ceux de ses parents. Mise à jour d'un nouveau charnier en Géorgie. Caractéristique étonnante : toutes les femmes étaient enceintes. Kaye Lang, une jeune généticienne de talent, est envoyée sur place. Dans le monde entier, des milliers de femmes subissent des fausses couches dues à un virus baptisé SHEVA, inscrit dans les gênes de l'humanité depuis toujours mais qui s'est brutalement réveillé, entraînant la réactivation d'autres virus. Des émeutes déferlent et viennent accroître la paranoïa collective qui voit dans SHEVA la menace d'une extermination de l'espèce humaine. Kaye et Mitch vont tenter de comprendre le processus qui vient de s'enclencher : s'agit-il d'une nouvelle maladie, particulièrement meurtrière puisqu'endogène, ou bien de la manifestation d'un nouveau paradigme biologique ? Et si la théorie de l'évolution darwinienne se révélait inapte à saisir le principe même de l'avancée de l'espèce humaine ? Les impératifs sanitaires et politiques vont se heurter aux attentes de quelques généticiens persuadés que l'humanité est en train de préparer la venue d'une nouvelle espèce.


L'Échelle de Darwin
Auteur : Greg Bear
Type d'ouvrage : Hard Science
Première Parution : 31 août 1999
Edition Française : 23 février 2005
Titre en vo : Darwin's Radio
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean-Daniel Brèque
Editeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 798

Mon avis : L'Échelle de Darwin fait indéniablement parti de ces livres que j’achète un jour, motivé par le résumé de couverture, et que je ne lis que plusieurs années plus tard, car bon, comment dire, ça fait au moins sept ou huit ans que je me le suis procurer, ce qui représente, vous serez d’accord avec moi, un certain temps. Mais bon, que voulez vous, j’avais toujours autre chose de plus intéressant a lire a chaque fois, et puis, je le reconnais, je ne suis pas un grand fan de la Hard Science même si je respecte ce sous genre de la SF… sans oublier qu’il y a un peu plus de trois ans, j’avais connu une fort mauvaise expérience avec Éon, autre roman du sieur Greg Bear, loué par la critique et que je n’avais franchement pas apprécié. Et puis vint cet été et n’ayant, sur le moment, pas grand-chose à me mettre sous la dent, je me suis dit qu’il serait tout de même dommage de ne pas voir ce que cette Échelle de Darwin avait dans le ventre : après tout, son synopsis, lui, m’intéressait toujours autant. Il faut dire que, justement, celui-ci est le gros point fort de ce roman et que sur ce point, Greg Bear a eu une sacrée bonne idée en proposant une évolution qui agirait pas a coups sur une courte période de temps donné, ce qui, comme les connaisseurs de la Théorie de L’Évolution d’un certain Darwin le savent bien, remet un peu le dogme en question. Bien entendu, L'Échelle de Darwin ayant été écrit a la fin des années 90, quinze ans plus tard et après moult progrès en génétique mais aussi dans la compréhension de ce qu’était l’Homme de Néandertal (qui n’était pas notre ancêtre mais une espèce de cousin), une bonne partie du synopsis du roman est plus que dépassée, cependant, si l’on fait abstraction de cela – après tout, Bear ne pouvais pas deviner a l’avance toutes les découvertes qui allaient être faites – on se retrouve tout de même avec un postulat pour le moins intéressant pour ne pas dire plausible par moments. De plus, reconnaissons que le bougre sait de quoi il parle et que, entre ses multiples connaissances du sujet et ses nombreuses recherches, s’il y a bien une chose que l’on ne peut pas critiquer dans L'Échelle de Darwin, c’est son sérieux… un peu trop, même, d’ailleurs, puisque par moments, je me suis demander s’il n’était pas nécessaire de faire de longues études en génétique pour tout saisir. Mais bon, je savais à quoi je m’attendais avec un bouquin de Hard Science et en tous cas, ce ne fut pas pour cette raison que cette œuvre m’a déçu… car oui, j’ai été déçu : Greg Bear a beau être un parfait connaisseur des sujets qu’il traite, force est de constater qu’il ne sait absolument pas raconter une histoire, ainsi, si l’on accepte parfaitement tout le jargon scientifique qui parsème l’ouvrage, il en est tout autrement quand l’auteur perd son temps (et le notre) a s’intéresser au moindre personnage de seconde voir de troisième zone, a nous dire son nom, a la décrire, même si celui ne doit apparaitre que dans un ou deux paragraphes. Ensuite, il y a indéniablement un problème de rythme dans cette Échelle de Darwin : le début est pas mal, c’est une évidence, et au fur et a mesure des découvertes, des diverses hypothèses qui se font, j’avoue avoir été emballé. Hélas, au bout d’un moment, Greg Bear commence à mettre de coté le coté recherche pour les états d’âme de ses personnages, pour leurs relations amoureuses, leurs ambitions, leur petite vie quoi, ce qui est un comble surtout que ces derniers sont tout sauf charismatiques… Du coup, la seconde moitié du livre, lorsque l’on passe davantage de temps à suivre les pérégrinations pseudo-sentimentales de Kaye Lang et Mitch machin truc, n’est plus qu’une lente descente aux enfers de l’ennui le plus total et achever ce livre, accessoirement un beau petit pavé, tient plus de l’envie de finir ce que j’avais commencé que d’un quelconque plaisir. Dommage car l’idée de départ était franchement bonne, que tout cela démarrait plutôt bien, mais bon, a un moment donné, quand l’intrigue commence a tourner au mauvais scénar de téléfilm et qu’une amourette sans intérêt prend le pas sur tout le reste, on ne peut que se dire qu’il y a quelque chose qui cloche dans ce roman… et pas qu’un peu ! En tous cas, désolé pour les fans du bonhomme mais pour moi, Greg Bear, c’est un second essai négatif qui me fait dire que cette fois ci, c’est bel et bien fini !


Points Positifs :
- Le synopsis de départ est fort intéressant avec cette idée que, a certaines époques, face a des catastrophes, des difficultés environnementales, l’évolution puisse faire un bond en avant en quelques générations plutôt qu’en millions d’années. Certes, ce n’est pas tout à fait en accord avec la théorie de l’évolution de notre ami Darwin mais bon, d’un autre coté, cela explique certaines incohérences de celle-ci.
- Certes, si connaitre en génétique est un plus indéniable pour une pleine compréhension du roman, cependant, je m’attendais a bien pire, et puis, en s’aidant du glossaire en fin de livre et avec quelques efforts, tout cela passe plutôt bien si on s’accroche. De plus, n’oublions pas qu’il s’agit de Hard Science et qu’il faut un minimum de sérieux à tout cela.
- La lecture de L'Échelle de Darwin m’aura appris pas mal de choses sur ce que sont, par exemple, les rétrovirus.
- Intéressant également toute la partie sur les collusions entre les agences de recherches, le gouvernement, les entreprises privées.
- La réaction des gens et des gouvernements face a SHEVA et a ses enfants à naitre est plutôt plausible.

Points Négatifs :
- Sincèrement, a partir du moment où l’héroïne, Kaye Lang, quitte la brigade de recherche gouvernementale, l’intérêt de L'Échelle de Darwin y perd énormément : le coté recherche qui était passionnant par moments est quasiment occulté et l’auteur se focalise sur l’amourette entre celle-ci et le brave mais inintéressant Mitch.
- Accessoirement, qu’est ce qu’on s’en fout de cette histoire d’amour entre deux personnages aussi charismatiques qu’une huitre – et encore, je suis désobligeant pour les huitres !
- L'Échelle de Darwin est un sacré pavé de près de 800 pages, et même si je n’ai rien contre les pavés, le problème, c’est que s’ils ne sont pas captivants, la lecture peut devenir une véritable souffrance…
- Greg Bear avait-il besoin de perdre son temps a nous donner les noms de tous les personnages qui apparaissent dans son roman, même les plus insignifiant, a les décrire en longs et en large, a faire comme s’ils avaient une quelconque importance alors que, neuf fois sur dix, ce n’est pas le cas !?
- D’ailleurs, au bout d’un moment, en dehors des quelques protagonistes principaux, on s’y perd avec tous ces noms.
- Il est clair que la complexité de L'Échelle de Darwin risque d’en rebuter plus d’un, a moins, soit de s’accrocher, soit d’être un biologiste accompli.
- Quelles étaient les chances pour que SHEVA commence à faire effet au moment où l’on retrouve les corps de néerdantaliens porteurs du même rétrovirus ?
- Le problème avec certains bouquins de ce type, c’est qu’il suffit d’une découverte pour tout foutre en l’air : eh oui, l’Homme de Neandertal n’était pas notre ancêtre mais notre cousin.
- Tout ça pour ça ?! Mais c’est quoi cette fin expédiée a la va vite ?! Ah, on me dit qu’il y a une suite, Les enfants de Darwin… mouais, ça sera sans moi !

Ma note : 5,5/10

mardi 1 septembre 2015

NEW X-MEN – L’ARME XII


NEW X-MEN – L’ARME XII

Cassandra Nova compte bien se venger de son frère Charles Xavier et de ses fidèles X-Men. Elle a plongé dans un coma forcé son jumeau et projette un plan bien pire encore. A l'école des mutants, l'absence du professeur X est compensée par Emma Frost qui endosse le rôle de directrice. Elle s'appuie sur le retour d'Hank McCoy et de Wolverine pour que l'ordre reste bien en place. De son côté, Jean Grey fait son possible pour sortir le professeur de son sommeil forcé mais aucune solution n'est trouvée. Cyclope est contraint d'aller en Chine et de solliciter Xorn, un mutant aux pouvoirs stellaires. Son aide ne sera pas de trop car en plus, Cassandra Nova vient de manipuler l'Empire Shi'ar pour qu'il s'en prenne à la Terre...


New X-Men – L’Arme XII
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely, Ethan Van Sciver, Igor Kordey, John Paul Leon, Tom Derenick, Phil Jimenez
Encrage : Tim Townsend, Rich Perrotta, Andy Lanning, Norm Rapmund, Sandu Florea, Scott Hanna, Danny Miki, Igor Kordey, Bill Sienkiewicz
Couleurs : Brian Haberlin, Dave McCaig, Chris Chuckry, Hi-Fi Design
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – Weapon XII
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Mars 2002 – Décembre 2002
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 04 décembre 2012
Nombre de pages : 288

Liste des épisodes
Imperial – New X-Men 122-126
New Worlds – New X-Men 127-133

Mon avis : Après des débuts en fanfare pour la série New X-Men, renommée ainsi après sa prise en main par le fort talentueux Grant Morrison, comme vous avez put le voir dans ma précédente critique, il apparait clairement que le deuxième tome de cette intégral du run morrisonien chez les mutants est légèrement inférieur, la faute, comme on le verra plus bas, a un contenu qui se disperse un peu trop une fois passé la conclusion du run Imperial. Car en gros, pour ce qui est de la première moitié de ce second volume de New X-Men, on est dans la lignée droite du tome précédant avec l’apocalyptique affrontement entre nos héros et une Cassandra Nova tout bonnement déchainée. Il faut dire que celle-ci, en prenant le corps de Charles Xavier et en se faisant passer pour lui, réussi à contrôler l’Empire Shi’ar et a envoyer la Garde Impériale sur Terre afin d’en finir avec les mutants, ce qui, bien entendu, va entrainer un affrontement dantesque entre celle-ci et des X-Men de plus en plus affaiblis – oui, la bougresse a penser a tout ! Quasiment invincible, Cassandra Nova finira bien entendu par tomber mais encore aura-t-il fallut l’aide de certains des élèves – Angel, Bec et les Cuckoos – et d’un nouveau venu dans l’équipe, un certain Xorn qui fera énormément parler de lui par la suite… Bien entendu, scénaristiquement, c’est un peu plus basique que les épisodes du tome précédant puisqu’il y a pas mal de combats, mais bon, malgré cela, on sent tout de même la touche Morrison et rien que la façon dont Cassandra Nova se fait piéger est on ne peut plus diabolique… Par contre, pour ce qui est des dessins, c’est une autre histoire car si une fois de plus, Frank Quitely est a la hauteur de sa réputation, les autres épisodes sont d’Igor Kordey ; fort heureusement, celui-ci est tout de même plus appliqué que dans les épisodes auquel il a collaboré dans le volume précédant. Quoi qu’il en soit, une fois Imperial achevé et la menace Nova mise hors d’état de nuire, la suite est un peu moins captivante : ainsi, si la petite virée parisienne de Xavier et Jean Grey – le tout dessiné par un Igor Kordey décidément très présent – n’est pas désagréable et nous permet de faire la connaissance d’un personnage franchement charismatique et qui fera date, Fantomex, pour le reste, nous avons surtout droit a pas mal d’épisodes qui se suffisent quasiment a eux-mêmes… Un qui met Xorn en vedette, un autre histoire de rendre hommage a Magneto et même si, bien entendu, Grant Morrison profite de ceux-ci pour faire tranquillement avancer ses nombreuses intrigues – particulièrement la relation entre Cyclope et Emma Frost et leur fameuse liaison si particulière – force est de constater que tout cela est légèrement inférieur a ce que l’on avait connu jusque là… mais bon, rassurez vous, ce n’est qu’une petite baisse de régime, une pause avant que la série ne reparte vers l’avant et des sommets qualitatif qui on fait sa réputation…


Points Positifs :
- Les cinq premiers épisodes, qui composent l’arc Imperial, sont le grand moment de cet album et voir les X-Men affaiblis comme jamais aux prises avec la Garde Impériale Shi’ar et une Cassandra Nova plus puissante que jamais est un vrai régal. Bien entendu, il y a un peu plus d’action au cours de ces épisodes mais vu comment nos héros finissent par piéger Cassandra Nova et vu l’aide improbable qu’ils ont de quelques uns de leurs élèves – Bec, Angel et les Cuckoos – il est clair que cet arc est excellent.
- Deuxième point fort de ce second tome de New X-Men : la première apparition d’un personnage qui fera date par la suite, un certain Fantomex.
- Frank Quitely ne dessine hélas que quelques épisodes dans cet album (dont la conclusion de Imperial) mais une fois de plus, on se régal avec ses dessins tout simplement extraordinaires.
- Début de la liaison entre Cyclope et Emma Frost.
- Mine de rien, on a droit a une sacrée révélation quand a Wolverine et ce projet Arme X qui en fait serait le projet Arme 10 et non X.
- Phil Jimenez fait ses débuts sur New X-Men et sincèrement, il promait énormément.
- Je sais que le style d’Igor Kordey est on ne peut plus particulier mais je trouve qu’il se débrouille bien mieux dans les nombreux épisodes qu’il dessine ici, ce qui, avouons le, n’était pas le cas dans le tome précédent.
- Première apparition de Dust.

Points Négatifs :
- Il y a tout de même une baisse de régime une fois passé l’arc Imperial ; il faut dire qu’il y a trop d’épisodes apparemment sans liens entre eux (en fait si), pas mal de personnages qui y interviennent et un certain dispersement dans l’intrigue.
- Un épisode centré sur Xorn : sympa mais sans grand intérêt si ce n’est de voir le petit nouveau de l’équipe agir en solo.
- Pour la énième fois en je ne sais combien d’années, Xavier retrouve l’usage de ses jambes.
- Je ne suis pas un grand fan de l’X-Corporation… enfin, surtout de celle en Inde au vu de son casting.
- Encore et toujours le cas Igor Kordey et son style tellement particulier qui divisera les fans.
- Hélas, mille fois hélas, Frank Quitely est moins présent dans ce second tome de New X-Men, et comme en plus, il y a pas mal de dessinateurs qui le remplacent, on passe du bon au franchement moyen.

Ma note : 8/10

NEW X-MEN – E COMME EXTINCTION


NEW X-MEN – E COMME EXTINCTION

Le professeur Xavier est en joie, car le Dr Henry McCoy, alias le Fauve, termine tout juste la création de Cerebra, un modèle dix fois plus performant que Cerebro. Il permet à Charles de retrouver facilement les mutants du monde entier. En revêtant le casque de la machine, le professeur est ravi de voir le nombre de ses congénères présents un peu partout. Cependant, alors qu'Henry supervise le premier essai, il remarque une lumière vive et disparate sur une zone du globe. Afin de ne courir aucun risque, le professeur Charles Xavier demande à Cyclope et Wolverine, qui viennent tout juste de récupérer un jeune mutant en Australie, de se rendre aux coordonnées indiquées. Peu après, le professeur explore les possibilités de la machine, pendant qu'Henry montre ses innovations à Jean Grey. Soudain, le leader de la cause mutante entend une voix. Celle-ci est puissante et souhaite prendre possession de lui. Charles sort alors un pistolet et le pointe sur sa tête...


New X-Men – E comme extinction
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely, Leinil Francis Yu, Ethan Van Sciver, Igor Kordey
Encrage : Tim Townsend, Mark Morales, Dan Green, Gerry Alanguilan, Sandu Florea
Couleurs : Brian Haberlin, Hi-fi Design
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : New X-Men – E is for Extinction
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Juillet 2001 – Février 2002
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 01 juin 2012
Nombre de pages : 150

Liste des épisodes
E is for Extinction – New X-Men 114-117
The Man from Room X – New X-Men Annual 2001
Germ Free Generation – New X-Men 118-121

Mon avis : Les amateurs de comics le savent bien, il est évidant que depuis quelques années, la franchise X-Men est loin, très loin de son lustre d’antan, la faute, bien entendu, a Marvel qui au début des années 2000 a commencer a mettre en avant les Avengers mais aussi et surtout (car je ne pense pas que les têtes pensantes de la maison des idées souhaitaient une telle baisse qualitative) pour le choix ubuesque de faire table rase de quasiment tout ce que le grand Grant Morrison avait apporté a la saga. Car oui, déjà au tournant des années 2000 et après le départ de Scott Lobdell qui avait porté les X-Men a bout de bras a la fin du siècle dernier, la franchise mutante était a bout de souffle : trop de personnages, trop de crosovers, trop de scénaristes qui se succédaient avaient fait que nos enfants de l’atome étaient tomber bien bas – hélas, ce fut aussi le cas par la suite – et puis, en 2001, arriva donc un certain Grant Morrison, grand nom des comics s’il en est, et qui, avec son compère préféré, le talentueux pour ne pas dire génial, Frank Quitely, allait révolutionner les X-Men. Car avec Morrison, il fallait s’attendre a tout et surtout à sortir des sentiers battus : ainsi, premièrement, exit la quasi-totalité des membres de l’équipe pour que le scénariste se concentre sur les éléments les plus charismatiques que sont Cyclope, Jean Grey, Wolverine, le Fauve, Emma Frost et Xavier. Ensuite, et mine de rien, c’était tellement logique que l’on peut se demander, après coup, comment personne n’y avait pensé avant, l’institut Xavier étant une école, il fallait bien qu’a un moment donner, celle-ci ait de véritables élèves et plus quelques adultes et adolescents qui jouaient au super-héros ; ses élèves, nombreux et variés, tenant pour la plupart du film Freaks ce qui nous changeait également du mythe du mutant beau gosse. Autre nouveauté, et de taille, suite a un événement dramatique survenu dès les premiers épisodes de ce New X-Men (la série avait été rebaptisée sans que l’on change la numérotation de celle-ci, c’était une autre époque), si les mutants continuent à être hais par certains, ils deviennent également, pour d’autres, tendance, bref, un virage a 180° inattendu et intéressant… Ajoutons à cela de nouveaux uniformes typé Matrix et d’entrée de jeu, on ne peut s’empêcher de se dire que ce diable de Morrison partait sur d’excellentes bases ! Nouvelle ambiance, nouveaux costumes, équipe limité a quelques membres, il fallait également de nouveaux adversaires et entre un certain John Sublime qui va faire énormément parler de lui tout au long de la saga et Cassandra Nova, la sœur jumelle de Xavier qui va mettre les X-Men en difficulté comme jamais, d’entrée de jeu, le ton est donné. Mais a scénario béton il fallait un artiste de talent et avec Frank Quitely, il est clair que les X-Men n’ont peut-être jamais été aussi bien servis (en dehors, bien sur, de la période John Byrne comme on peut le voir ici), l’écossais, avec son style particulier, réinventant quasiment chaque personnages… Hélas, Quitely ne peut dessiner tous les épisodes et si Ethan Van Sciver s’en sort avec les honneurs, ce n’est pas vraiment le cas qu’un Igor Kordey par moments catastrophique et qui me rappelle ses pires prestations sur L’Histoire Secrète… Mais bon, en dehors du cas Kordey, pour le reste, c’est du tout bon pour ne pas dire plus et si vous êtes un fan des X-Men, il me parait évident que vous ne pouvez pas passer a coté du run de Morrison : pour ses immenses qualités, bien entendu, mais aussi pour la simple bonne raison que depuis son départ, la franchise, en dehors de quelques exceptions, ne fut plus jamais la même. Alors, si vous souhaitez relire ces épisodes qui vous ont enchanté au début des années 2000 ou tout simplement si vous voulez les découvrir, n’hésitez pas une seconde car ce premier tome de New X-Men vaut vraiment le coup, et puis, d’entrée de jeu, les bases sont posées et c’est fou, avec quelques années d’écart, de voir que le moindre détail du scénario possède son importance et annonce bien des événements a venir… ah oui, c’était vraiment une autre époque !


Points Positifs :
- Historiquement, le run de Morrison sur les X-Men est d’une importance primordiale pour la franchise mutante : dernier grand événement de celle-ci, il renoue allègrement avec les plus grandes heures de la saga. Après, on peut aimer ou non, cependant, au moins, avec Morrison, on sortait des sentiers battus, la franchise était dépoussiérée et il se passait enfin quelque chose chez les X-Men. Bref, un incontournable a lire et a relire.
- Grant Morrison change tout, ou presque : nouveaux uniformes, nouveaux ennemis, l’institut Xavier devient enfin une école, une équipe plus resserrée ce qui permet de ne pas se disperser entre une vingtaine de personnages, mutations secondaires comme celle du Fauve qui devient plus félin et celle d’Emma Frost qui peut désormais se transformer en diamant humain.
- Scénaristiquement, c’est parfait : que ce soit au niveau des dialogues, des relations entre les personnages, Morrison fait du très bon boulot : nos X-Men ont des doutes, des certitudes et n’apparaissent plus comme des demi-dieux vivants sans âme…
- Frank Quitely, bien entendu. De part son style particulier mais fort talentueux, celui-ci rénove complètement la franchise et nous fait redécouvrir des icones comme Cyclope, Jean Grey ou Emma Frost. D’ailleurs, le plus bel exemple est, de mon point de vu, Cyclope : bodybuildé pendant les années 90 comme tous les super-héros, celui retrouve une apparence plus conforme a son surnom, Slim – mine de rien, c’est avec ces petits détails que l’on reconnait le talent d’un dessinateur.
- Si pour le moment, Sublime ne brille pas vraiment par son charisme (attendez), pour ce qui est de Cassandra Nova, c’est une autre histoire : d’entrée de jeu, elle provoque la mort de 16 millions de mutants, ensuite, elle s’en prend aux X-Men et on apprend finalement qu’elle est la sœur jumelle de Xavier, sœur que ce dernier a essayer de tuer alors qu’ils se trouvaient tout deux dans l’utérus de leur mère !
- Non seulement, l’institut Xavier est devenu une école avec des élèves mais qui plus est, ceux-ci sont, pour une bonne partie, une belle bande de freaks : formes improbables voir monstrueuses pour certains, Morrison et Quitely bousculent les conventions et sortent du mythe mutant/beau gosse que l’on avait auparavant.
- Premières apparitions de personnages qui vont prendre petit à petit une importance capitale par la suite : Bec, Angel, Xorn, les sœurs Cuckoos.
- Frank Quitely ne dessinant pas tous les épisodes vus les rythmes de parutions mensuelles, il est correctement remplacé par Ethan Van Sciver plutôt talentueux.
- Ce premier tome de New X-Men nous permet d’avoir droit a l’Annual paru cette année là et qui, sans être exceptionnel, a son importance puisque Sublime et Xorn y font leur apparition, mais aussi, pour son format de publication original.
- L’épisode 121, quasiment sans paroles, où Jean Grey et Emma Frost se baladent dans le cerveau du Xavier est une pure réussite !

Points Négatifs :
- Il apparait clairement que le plus gros problème de ce premier volume de New X-Men est Igor Kordey : remplaçant Frank Quitely sur certains épisodes, le croate, a ce moment là, pas aussi appliqué qu’il put l’être ces dernières années, massacre tout bonnement certaines planches. Alors bien sur, son style est particulier et par certains cotés, j’ai appris à l’apprécier au fil des ans, mais a l’époque, ce n’était pas encore ça, loin de là !
- Je reconnais qu’il faut s’accrocher aux scénarios de Morrison et que, par moments, tout n’est pas simple à suivre. Du coup, il se peut que la complexité de ces derniers ainsi que certains dialogues déplaisent à un certain public.
- Euh, je veux bien croire que Magneto soit convalescent mais bon, des sentinelles attaquent Génosha et le maitre du magnétisme ne peut rien faire ?
- Peut-être ne suis-je pas objectif mais bon, par moments, je l’ai trouvé un peu brouillon Leinil Francis Yu sur New X-Men Annual.

Ma note : 9/10
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