dimanche 18 février 2018

FABLES – ADIEU


FABLES – ADIEU

À New Camelot, le Prince Brandish remporte son duel face à Lancelot, se faisant ainsi innocenter. Pour autant, le vainqueur n'en a pas fini puisque Gobe-Mouche l'invite à retourner dans l'arène pour l'affronter. Le Roi de Haven l'accuse d'avoir tué Bigby, même si celui-ci est revenu à la vie, et surtout d'avoir eu des gestes déplacés vis-à-vis de Blanche Neige... Depuis qu'il n'est plus mort, Bigby n'est plus vraiment lui-même, la bête qui est en lui ayant pris le dessus. Il est revenu auprès de son épouse et ses enfants mais tous sont effrayés par son apparente agressivité. Alors que Blanche Neige est prête à défendre ses enfants, l'un d'eux, Connor, prend une apparence monstrueuse et prouve à son père qu'il est lui aussi très puissant. Cela a pour effet de faire retrouver ses esprits à Bigby... De son côté, Cendrillon se rend au Château de Fableville. Le retour de Totenkinder risque bien de faire pencher le conflit opposant Blanche Neige et Rose Rouge. Cendrillon, qui opère pour Blanche Neige souhaite savoir avec qui compte se rallier Totenkinder...


Fables – Adieu
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Favid Petersen, Russ Braun, Mark Schultz, Todd Klein, Lee Garbett, Joëlle Jones, Gene Ha, Neal Adams, Andrew Pepoy, Steve Leialoha, Teddy Kristiansen, Michael Allred, Aaron Alexovich, David Hahn, Lan Medina, Niko Henrichon, Terry Dodson, Bill Willingham, Megan Levens, Bryan Talbot
Encrage : Steve Leialoha, Andrew Pepoy, Dan Green, José Marzan Jr., Mark Farmer
Couleurs : Lee Loughridge, Andrew Dalhouse, Laura Allred, Terry Dodson
Couverture : Nimit Malavia
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 22
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 juillet 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 janvier 2016
Nombre de pages : 176

Liste des épisodes
Fables 150

Mon avis : Pendant sensiblement treize ans, Fables fut, indéniablement, le fer de lance du label Vertigo et, accessoirement, sans nul doute l’un des comics les plus audacieux et réussi de ce début de vingt-et-unième siècle. Pour ma part, l’aventure dura bien moins longtemps puisque ce ne fut que l’année passée que je me suis lancé dans celle-ci et que, moins d’un an plus tard, je suis enfin arrivé à la conclusion de l’œuvre du sieur Bill Willingham. Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin et, d’ailleurs, c’est plutôt une bonne chose, justement, que celles-ci finissent par s’achever, qu’elles ne s’éternisent pas inutilement, comme c’est souvent le genre outre-Atlantique et que, au passage – et malgré le fait que, quelque part, il y aurait encore tant a dire au sujet de Fables au vu de sa fin ouverte – non seulement ce final empêche la série de tomber dans la médiocrité mais que, surtout, il est bon, que dis-je, il est excellent ! Car bon, comment dire… s’il n’est pas évidant de maintenir tout le temps le niveau d’une bande dessinée a un palier élevé, réussir sa conclusion n’est pas chose aisée, loin de là. Fort heureusement, et comme on peut le constater en lisant ce vingt-troisième tome de Fables, sobrement intitulé Adieu, Bill Willingham réussit son pari, que dis-je, un coup de maitre tant cette conclusion est on ne peut plus logique au vu de tout ce qui s’était déroulé auparavant. Bien évidement, certains auront hurlé au loup – c’est le cas de le dire – devant cette fin inattendue où les deux sœurs, Rose Rouge et Blanche Neige, après quelques tomes où l’on annonçait un affrontement a mort, finissent par parlementer et repartir chacune de son coté. Pourtant, et comme je le disais précédemment, au vu du déroulement de l’intrigue, de l’interaction entre les personnages et leurs évolutions, la chose est logique et je pense que certains me comprendront, comme ils auront compris le volte face final de Rose Rouge qui, quelque part, ne souhaitait pas briser sa famille. Du coup, ce coté inattendu – il faut le reconnaitre – vient conclure en beauté une série qui, mine de rien, nous aura surpris a de multiples reprises tout au long de sa parution et qui en plus, se permet le luxe d’apporter tout un tas d’éclaircissements sur le sort de quasiment tous les protagonistes, qu’ils soient majeurs ou mineurs, qu’il soit heureux ou malheureux. Bref, vous l’avez compris, ce cent-cinquantième épisode de Fables – et unique de cet album – vient conclure de fort belle manière une œuvre qui aura indéniablement marqué son époque, une œuvre qui nous aura captivé, émerveiller et même parfois sourire… une œuvre qui, forcément, nous manquera car il ne sera pas facile de faire nos adieux a tous ces personnages, mais bon, a bien y réfléchir, pourquoi le ferais-je tout de suite ? Après tout, il serait peut-être temps de me lancer dans Fairest, pour commencer…


Points Positifs :
- Un final grandiose et qui conclut magnifiquement ce qui restera comme étant l’un des meilleurs comics du début du vingt-et-unième siècle, rien que ça ! Il faut dire que dans celui-ci, Bill Willingham parvient à achever ses multiples intrigues en court, nous surprend agréablement une dernière fois et, au passage, nous dévoile le sort de quasiment tous ses personnages, ce qui est notable !
- Après une montée en puissance de la haine entre Rose Rouge et Blanche Neige et la certitude que celles-ci vont s’affronter, suite a l’intervention d’un revenant – dans tous les sens du terme – le combat a mort n’a pas lieu, chacun repart de son coté mais le pire, c’est que c’est on ne peut plus logique.
- Encore des morts marquantes dans cet ultime volume : celles de Totenkinder et de Cendrillon, bien entendu, mais aussi celle de ce salopard arrogant de Prince Brandish.
- Une fin tellement ouverte qu’elle pourrait permettre de lancer des dizaines de séries.
- Mark Buckingham au sommet de son art et qui nous livre ce qui est peut-être sa meilleure prestation sur la série !
- L’ensemble des petits épisodes annexes qui nous permettent de connaitre le sort de la quasi-intégralité des protagonistes.
- Une foule d’artistes officient dans ces épisodes et certains sont tout simplement excellents.
- Les bonus, les couvertures posters, les doubles pages, etc.

Points Négatifs :
- Je m’attendais vraiment a ce que Gepetto ait encore un rôle important a jouer avant la fin mais bon, j’ai compris l’idée de Bill Willingham.
- Les nombreux récits qui concluent ce dernier épisode ne sont pas tous du même niveau, il faut le reconnaitre.
- Fables est finit !

Ma note : 8,5/10

samedi 17 février 2018

FABLES – ET ILS VÉCURENT HEUREUX


FABLES – ET ILS VÉCURENT HEUREUX

Gepetto a longtemps dirigé un Empire qui s'étendait sur d'innombrables mondes. Dans le rang de ses armées, il y avait un groupe de sorciers de combat expérimentés : les Encoffreurs. Leur mission était simple puisqu'ils devaient enfermer toute créature magique n'obéissant pas à l'Empire. Dieux, monstres, djinns et autres bizarreries furent coincés dans des coffres et ce des siècles durant. Si Mister Dark en sortit suite à l'aide de deux aventuriers, il ne fut que le premier puisque par la suite, ce furent tous les coffres qui s'ouvrirent brusquement. Certaines créatures, une fois libérées, se mettent alors à chercher un conteneur pour y héberger leur âme. L'une d'elle s'est trouvé un hôte peu commun puisqu'il s'agit de Rose Rouge. Cette dernière ne se conduit dès lors plus du tout de la même façon. Elle réunit des troupes et s'apprête à lancer ses troupes sur Fableville...


Fables – Et ils vécurent heureux
Scénario : Bill Willingham, Matthew Sturges
Dessins : Mark Buckingham, Nimit Malavia, Eric Shanower, Tony Akins, Shawn Mcmanus, Jae Lee, Terry Moore, Russell Braun, Chrissie Zullo
Encrage : Steve Leialoha, Andrew Pepoy, Shawn Mcmanus, Daniel Green
Couleurs : Lee Loughridge, June Chung, Andrew Dalhouse
Couverture : Joao Ruas, Nimit Malavia
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 21
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 03 mai 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 20 novembre 2015
Nombre de pages : 208

Liste des épisodes
Fables 141-149

Mon avis : Avant dernier volume de ce magnifique comics qu’est Fables, Et ils vécurent heureux est l’exemple parfait – un de plus me direz vous – de tout ce qui avait fait la réussite de l’œuvre du sieur Bill Willingham, un formidable melting-pot où le scénariste, maitrisant son sujet à merveille, amène son intrigue et ses nombreux protagonistes vers une conclusion annoncé et alléchante. Il faut dire qu’avec cet arc narratif, agrémenté de cours scénettes mettant en scène les soit disant dernières aventures de certains personnages, long de neuf épisodes, on ne s’ennui pas une seule seconde : cela est dut, bien entendu, a la richesse du contenu qui est bourré de coups de théâtres complètement inattendus, de morts oh combien marquantes mais également par un scénario fort bien écrit où transparait tout le talent d’un auteur qui, ici, s’amuse a merveille et nous enchante au passage. Bien entendu, depuis le volume précédant, tout est mis en place pour qu’il y ait un affrontement final entre Blanche Neige et Rose Rouge, ce, tandis que Bigby, revenu d’entre les morts, est redevenu une machine à tuer. Ainsi, entre les protagonistes, nombreux, qui passent de vie a trépas, et les explications quand aux origines de la rivalité entre les deux sœurs, le lecteur, admiratif, ne peut que s’incliner devant cet avant dernier album de Fables, ce, bien entendu, en attendant désormais la conclusion, ce fameux cent-cinquantième épisode, auquel on aura droit dans le prochain album et avec lequel on fera nos adieux a ce qui restera comme étant l’un des comics les plus réussis et novateurs de ces vingt dernières années, indéniablement !


Points Positifs :
- L’arc narratif Et ils vécurent heureux est non seulement long – neuf épisodes – mais surtout, oh combien réussit ! Il faut dire qu’entre les diverses conclusions qu’il amène quand au sort de certains protagonistes, les morts inattendues voir choquantes, certaines révélations marquantes, on ne s’ennui pas une seule seconde !
- La montée en puissance de la haine entre Blanche Neige et Rose Rouge qui rend leur affrontement inéluctable mais aussi, et surtout, les révélations quand aux origines de leur rivalité qui, finalement, se trouvait dans leurs gènes.
- Que de morts dans ce tome : ainsi, entre Ozma, la Bête, Lancelot et quelques autres, il faut dire adieu a bien des protagonistes qui nous étaient familier depuis longtemps et, du coup, on se dit que personne n’est totalement a l’abris…
- Pour ce qui est des dessins, Mark Buckingham s’occupe de la quasi-intégralité des épisodes et livre, une fois de plus, une prestation impeccable. Quand aux autres artistes officiant dans cet album, certains se démarquent du lot, comme Jae Lee.

Points Négatifs :
- Les courts épisodes mettant intitulés «  Les dernières histoires de… » alternent entre le sympathique et le bof, suivant l’inspiration du moment.
- Ces épisodes, justement, sont dessinés par divers artistes et là, forcément, vu le nombre conséquent de ces derniers, il y a du bon et du moyen, suivant les gouts de chacun…

Ma note : 8/10

KING OF EDEN – TOME 1


KING OF EDEN – TOME 1

Des villages entiers sont rayés de la carte par de gigantesques incendies aux quatre coins du globe. Thaïlande, Écosse, Espagne… le scénario est toujours le même : les cadavres calcinés des habitants portent des traces de morsures et ont subi de telles déformations qu’ils n’ont plus rien d’humain… Étrangement, un jeune archéologue coréen, Teze Yoo, semble lié à ces tragédies : sur chaque site, il achève le dernier survivant avant de brûler les corps. Mais pour les services de renseignements internationaux, il est surtout le suspect numéro un quant à la propagation d’un virus convoité par les groupes terroristes du monde entier ! Le Dr Itsuki, elle-même archéologue et ancienne camarade de classe de Teze, est recrutée par les services secrets coréens pour retrouver sa trace. De l’Angleterre à la Chine en passant par la Roumanie, la chasse à l’homme est lancée !


King of Eden – Tome 1
Scénariste : Takashi Nagasaki
Dessinateur : Ignito
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Thriller, Horreur
Titre en vo : King of Eden – vol 1
Parution en vo : 10 mai 2014
Parution en vf : 11 janvier 2018
Langue d'origine : Japon
Editeur : Ki-oon
Nombre de pages : 208

Mon avis : Me lancer dans une nouvelle œuvre n’est jamais chose aisée et, dans le cas des mangas, puisque c’est celui qui nous intéresse aujourd’hui, je pense que si vous êtes plus ou moins familier de ce blog, alors, vous avez put remarquer que j’ai put abandonner en court de routes un certain nombre de titres – mais que l’on se rassure, cela est également valable pour les comics et la bande dessinée européenne. Quoi qu’il en soit, prendre la décision de me procurer une nouvelle œuvre est a double tranchant : soit j’ai de la chance et c’est parti pour une longue aventure, soit j’en reste là, délester de quelques euros… Dans le cas de King of Eden, après lecture de ce premier tome tout juste sortit sous nos vertes contrées, je pense ne pas me tromper en affirmant que l’aventure n’en restera pas là, bien au contraire… En effet, en reposant ce manga, plutôt satisfait de son contenu, si je n’ai pas crié au génie, si je n’ai pas sauté au plafond de par son originalité, loin de là, il est clair que deux sentiments prédominaient dans mon esprit : déjà, l’envie de découvrir la suite, ce qui est toujours une bonne chose, ensuite, la certitude que ce que j’avais lu était plutôt bon. Bien évidement, le postulat de départ de ce manga, son ambiance horrifique et toutes ses références bibliques y sont pour beaucoup : amateur d’histoire, familier de la chose religieuse, tout cela ne pouvait que me plaire. Ensuite, il y a cette explication, originale, elle, quand a ce que fut le premier meurtre de l’humanité – Cain et Abel, cela vous dit quelque chose ? Pour finir, il y les dessins et là, force est de constater que le sieur Ignito – inconnu au bataillon pour ma part – s’en sort fort bien. Bref, tout un tas d’éléments qui font que j’ai accroché a ce premier tome de King of Eden, qui font que celui-ci fut une agréable surprise a mes yeux et que, bien évidement, l’envie de découvrir la suite est au rendez vous. Attendons maintenant de savoir si celle-ci confirmera tout le bien de ce que je pense de ce manga ?


Points Positifs :
- Le fond de l’intrigue et son postulat de départ son plutôt bons : ainsi, dans King of Eden, nous nageons en pleine archéologie biblique, on revient sur le premier meurtre de l’humanité mais aussi sur ses origines et, au passage, on a droit a quelques loups garous et autres vampires sans oublier, bien entendu, ce premier virus qui accompagne l’Homme depuis la nuit des temps.
- Un scénario plutôt bien ficeler et qui, tout en présentant les enjeux en court, l’histoire et les protagonistes, nous tient en haleine de la première a la dernière page.
- Pour ce qui est des dessins du sieur Ignito, il est clair qu’il n’y a rien à redire sur ces derniers.
- Les amateurs d’Histoire et de religion seront ravis devant tant de références, parfois bien trouvées au demeurant.
- Une œuvre contemporaine avec des références a Al-Qaïda et autres groupuscules terroristes.

Points Négatifs :
- Il faut reconnaitre que l’ensemble n’est pas le plus original qui soit et que ces histoires de Cain et Abel, d’origines obscures de l’humanité sentent un peu le réchauffé.
- Le protagoniste principal n’est certes pas le plus charismatique qui soit mais bon, ce n’est que le premier tome et on peut lui laisser le bénéfice du doute.
- Des Loups Garous et des Vampires ?! Hum, pourquoi pas mais attendons de voir ce que l’auteur compte faire de tout cela et comment son scénario va évoluer ?

Ma note : 7,5/10

jeudi 15 février 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – PROCRASTINATION


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – PROCRASTINATION

Le temps est une ressource qu'il faut gérer, chacun le sait. Sur le Disque-Monde, c'est le boulot des moines de l'Histoire, qui l'emmagasinent, le prélèvent où on le gaspille (par exemple sous la mer : de combien de temps a besoin une morue ?) et le redistribuent à de gros consommateurs comme les villes où l'on en manque toujours. Mais la fabrication de la première horloge du monde vraiment précise donne le départ d'une course contre... disons la montre pour Lou-Tsé et son apprenti Lobsang. Parce qu'elle va arrêter le temps. Et ce ne sera que le début des ennuis. Procrastination (voir dictionnaire) s'est assuré la participation de héros et de canailles, de yétis, d'artistes martiaux et de Ronnie, le cinquième cavalier de l'Apocalypse (qui a quitté le groupe avant qu'il devienne célèbre).


Les Annales du Disque-Monde – Procrastination
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 12 mars 2001
Edition Française : 10 novembre 2010
Titre en vo : Thief of Time
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 448

Mon avis : Fort agréablement par La Vérité, vingt-sixième volume des Annales du Disque-Monde du regretté Terry Pratchett, c’était avec une certaine méfiance, néanmoins, que je m’étais lancer dans la lecture de Procrastination, le tome suivant. Il faut dire que le postulat de départ était loin de m’emballer mais que, surtout, bien des romans mettant en scène La Mort avaient été loin d’être mes préférés, ceux-ci alternant entre le bon et le moyen. Bon, ne nous leurrons pas, je ne m’étais guère tromper et si mon avis, bien évidement, n’engage que moi, il est clair que la lecture de ce Procrastination ne restera pas dans mes annales personnelles, loin de là. Pourtant, il y avait foule de bonnes idées dans cet ouvrage mais pas forcément là où on les attendait : ainsi, les explications quand a ce qu’est une apocalypse ou plutôt des apocalypses sont assez bonnes. De même, l’idée que des entités non humaines le deviennent de plus en plus – humaines – en s’incarnant, est plutôt bien trouvée. Ajoutons a cela quelques théories sur le temps et quelques protagonistes qui nous tapent dans l’œil et l’on aurait put se dire que tous les éléments étaient en place pour faire de ce Procrastination un bon volume du Disque-Monde. Hélas, mille fois hélas, Pratchett, d’habitude si incisif, si précis dans sa manière de nous narrer une intrigue, réussit l’exploit – car c’en est un – de nous pondre quelques longueurs, de trop s’attarder sur les us et coutumes des Moines du Temps au point même que, par moments, il s’écarte un peu trop de l’intrigue tout en reléguant certains personnages – La Mort et les Cavaliers – dans des rôles de faire valoir. Dommage car tout n’est pas à jeter dans ce Procrastination mais bon, ses défauts nuisant indéniablement a la qualité générale de ce roman, je ne pouvais pas les occulter et encore moins admettre qu’ici, la déception fut un peu au rendez vous…


Points Positifs :
- De très bonnes idées de la part de Pratchett sur ce qu’est l’apocalypse où, plutôt, les apocalypses, celles-ci ayant été multiples et d’abord, locales, limitées a des villages avant de devenir universelles.
- L’idée qu’une entité non humaine – les Contrôleurs comme les avatars de la Mort ou de la Guerre par exemple – deviennent de plus en plus humain en s’incarnant.
- Le plaisir de retrouver Lou-Tsé que l’on avait découvert dans Les Petits Dieux, cette fois ci, dans un rôle bien plus important.
- Pratchett retranscrit plutôt bien l’ambiance de certains films d’arts martiaux.
- Sympa l’idée d’un cinquième Cavalier originel, le Chaos, qui a quitter le groupe avant qu’il ne devienne célèbre.
- Tuer les Contrôleurs avec du chocolat, il fallait oser !

Points Négatifs :
- Beaucoup trop de lourdeurs narratives par moments, surtout que Pratchett, ce qui nous donne des longueurs qui nuisent au plaisir de la lecture.
- En mettant trop avant ce que font Lou-Tsé et Lobsang, Pratchett en oublie presque les autres protagonistes, au point même que certains sont relégués au rang de vulgaire faire valoir comme La Mort et les autres Cavaliers.
- Toutes ces histoires de manipulations temporelles sont un peu compliquées.

Ma note : 7/10

mercredi 14 février 2018

FABLES – CAMELOT


FABLES – CAMELOT

Toutes les sorcières de Fableville se mobilisent pour retrouver les différentes parties du corps de Bigby. L'espoir de le ramener à la vie disparaît lorsqu'elles constatent qu'un élément est inexorablement manquant... Rose Rouge part en quête de preux chevaliers et compte bien sur l'aide des nombreuses créatures ailées parmi les Fables pour aller ressusciter Camelot. Dans tous les Royaumes, des invitations sont envoyées... Bigby reprend conscience dans une grande forêt particulièrement animée. En chassant dans les bois alentours, il finit par comprendre où il se trouve lorsqu'il aperçoit son ami, le regretté Boy Blue. Celui-ci sert alors de guide au fils du Nord et le conduit dans un autre lieu, l'endroit où se trouverait Dare, l'enfant de Blanche Neige et Bigby... Pendant ce temps-là, par l'intermédiaire d'un soldat de bois, le malicieux Gepetto infiltre la forêt de bois magique...


Fables – Camelot
Scénario : Bill Willingham, Mark Buckingham
Dessins : Mark Buckingham, Barry Kitson, Russell Braun, Steve Leialoha
Encrage : Steve Leialoha, Andrew Pepoy, Gary Erskine, Russell Braun
Couleurs : Lee Loughridge
Couverture : Joao Ruas
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 20
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 décembre 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 18 avril 2015
Nombre de pages : 256

Liste des épisodes
Fables 130-140

Mon avis : Indéniablement, ce vingt-et-unième volume de cet excellent comics qu’est Fables marque les esprits de par tout un tas d’intrigues et de sous intrigues qui, toutes, vont nous amener, très bientôt, au final de cette saga qui, d’un point de vu personnel, m’aura accompagné de fort belle manière au cours de ces derniers mois. Cependant, si l’arc Camelot est le point d’orgue de ce tome – et de quelle manière au vu de ce qui s’y déroule – force est de constater que cet album, plutôt long dans l’ensemble (peut-être le plus imposant de la série depuis ses débuts) que l’on peut qualifier de vraiment excellent, il est clair que pour ce qu’il est des autres épisodes que l’on retrouve dans ces pages, on alterne entre le bon et le moyen. Ainsi, si les révélations sur ce que manigance Gepetto annoncent bien des problèmes et retiennent l’attention, il est clair que je serais moins enthousiaste a l’encontre de l’épisode la fille des anciens pantins de bois et aux deux mettant en scène des Fables musiciens ; bref, sympa tout cela mais sans plus. Cependant, revenons à nos moutons et à ce fameux arc Camelot qui, lui, est franchement bon, en plus, bien entendu, d’être d’une importance capitale pour la suite : ainsi, ici, on suivra la mise en place, par Rose Rouge, d’un nouvel ordre de Chevalerie de la Table Ronde mais aussi a sa brouille avec sa sœur Blanche Neige suite a une décision de la première pour le moins discutable – même si on peut comprendre son but. Ajoutons a cela le sort de Bigby qui, comme on l’avait deviné a l’issu du tome précédant, pourrait bien revenir d’entre les morts, sa touchante rencontre avec Blue Boy, bel et bien décédé, lui, un Prince Brandish qui, a la surprise générale, est encore en vie, l’arrivée sur le devant de la scène d’un certain Lancelot et l’importance prise par une certaine Dame du Lac et vous obtiendrez, au final, un sacré mélange qui laisse présager du meilleur pour la suite !


Points Positifs :
- L’arc Camelot, pour son importance et pour tout ce qui s’y déroule : Rose Rouge qui fonde une nouvelle Table Ronde et qui cherche ses chevaliers rédempteurs, la brouille entre celle-ci et Blanche Neige, visiblement définitive vu que la première décide d’épargner le Prince Brandish, le sort de Bigby, le choix surprenant des chevaliers, l’importance prise par certains personnages comme Morgane ou la Dame du Lac. Bref, on ne s’ennui pas une seconde !
- La rencontre entre Bigby et Blue Boy dans l’au-delà est franchement touchante.
- On sait enfin ce que manigance Gepetto depuis quelques temps et, ma foi, cela risque d’en surprendre plus d’un !
- Pour ce qui est des dessins, pas de surprises, Mark Buckingham s’occupe de quasiment l’intégralité de l’album et c’est toujours un véritable régal pour les yeux !
- Pas de couverture en rapport avec l’arc principal de cet album mais celle-ci, qui met en scène Gepetto et le vieux Chêne, n’en reste pas moins fort réussie !

Points Négatifs :
- Si l’épisode mettant en scène la fille des deux anciens pantins de bois de Gepetto et les deux où l’on voit les Fables musiciens partir combattre une sorcière dans une Ecosse parallèle se laissent lire, ils sont loin de rester dans les annales, bien au contraire…
- Les épisodes qui ne sont pas dessinés par Mark Buckingham sont plutôt moyens, il faut le reconnaitre.

Ma note : 7,5/10

lundi 12 février 2018

FABLES – BLANCHE NEIGE


FABLES – BLANCHE NEIGE

Le pays d'Oz est en pleine révolution. Bufkin le Prince révolutionnaire sème la fronde contre le Roi Loquat. Malheureusement pour le singe, celui-ci est capturé et condamné à la pendaison. La corde - magique - est censée appliquer la sentence mais sa volonté est toute autre... Dans la nouvelle Fableville, Bigby emprunte la voiture magique d’Églantine. Il part à la recherche de deux de ses enfants disparus. Durant cette absence, Blanche Neige retrouve la trace de son premier amour. Brandish de Lancedore est l'un des rescapés du château de Mister Dark. Profitant du départ de Bigby, ce beau Prince se déclare être l'époux légitime de Blanche Neige, du fait de la Loi des Fables ! Forcée de se soumettre, la mère des louveteaux découvre une étonnante facette de celui qu'elle aimait autrefois. Il est un véritable tortionnaire et exige l'exécution des enfants de sa bien aimée...


Fables – Blanche Neige
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Shawn Mcmanus
Encrage : Steve Leialoha, Andrew Pepoy
Couleurs : Lee Loughridge
Couverture : Joao Ruas
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 19
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 décembre 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 17 avril 2015
Nombre de pages : 168

Liste des épisodes
Fables 124-129
Fables (Back Up) 114-123

Mon avis : Après un extraordinaire dix-neuvième tome, Au Pays des Jouets, qui s’était intéresser aux mésaventures de deux des enfants de Bigby et de Blanche Neige, ce nouveau volume de Fables met une nouvelle fois le couple a l’honneur tout en réussissant, au passage, a nous surprendre de par un final pour le moins dramatique et inattendu. Mais avant cela, nous avons droit, enfin, à quelques révélations sur le sort de Bufkin que l’on avait laissé, a l’issu du dix-huitième tome, en fort mauvaise posture – pour rappel, il était pendu. Ces épisodes, légers, sont pour le moins sympathiques mais ne sont bien évidement pas ceux qui marquent les esprits dans cet album puisque le sort de Blanche Neige, qui retrouve celui qui se prétend être son premier et unique mari occupe forcément le devant de la scène. De par son intensité mais aussi et surtout, comme je l’avais dit, en raison de son final où Bigby, notre Grand Méchant Loup préféré perd la vie ! Une sacrée surprise de la part de Bill Willingham et ce, pour deux raisons : déjà, car Bigby est, depuis le début, l’un des héros principaux de Fables, deuxièmement, pour la simple et bonne raison qu’il se prend une déculottée de la part de son adversaire, l’ancien maître d’armes de Mister Dark et qui s’avère être le Prince Brandish de Lancedore que l’on avait découvert auparavant, dans l’album Rose Rouge… Bref, un final qui en surprendra plus d’un et qui rejoint, dans ses toutes dernières pages, celui du volume précédant, cependant, ne pleurons peut-être pas tout de suite Bigby car il semblerait qu’il subsiste un mince espoir qu’il revienne ?!


Points Positifs :
- La mort de Bigby, bien entendu ! Complètement inattendue et qui survient face a un adversaire qui, il faut le reconnaitre, n’est pas le plus charismatique qui soit ce qui ajoute un plus indéniable a l’effet de surprise pour le lecteur.
- Si j’étais au départ pour le moins dubitatif quand a cette histoire de premier mari de Blanche Neige dont personne n’avait jamais entendu parler, il s’avère au final que tout cela est plutôt bien amené.
- On connait enfin le sort de Bufkin au Pays d’Oz et, ma foi, tout cela est léger et franchement sympathique.
- Pour ce qui est des dessins, Mark Buckingham est égal a lui-même, c’est-à-dire, très bon.

Points Négatifs :
- Si l’arc Blanche Neige n’est pas mauvais, loin de là, je m’attendais peut-être à quelque chose de plus grandiose. Peut-être est-ce dut au fait que Bigby se prend une déculottée mémorable face a son adversaire ?
- Le Prince Brandish semble tellement invulnérable face a Bigby – la manière dont il évite tous les coups de son adversaire – et se prend presque une raclée face a Blanche Neige. Hum, mouais, un peu singulier cette histoire ?!

Ma note : 7,5/10
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