mardi 17 mai 2022

A VERY BRITISH SCANDAL


A VERY BRITISH SCANDAL
 
La chronique du divorce du Duc et de la Duchesse d'Argyll, l'une des affaires judiciaires les plus notoires du XXème siècle. Célèbre pour son charisme, sa beauté et son style, Margaret, duchesse d'Argyll, a fait la une des journaux lors d'un divorce marqué par des accusations de falsification, de vol, de violence, de consommation de drogue, d'enregistrement secret, de corruption et d'une photo polaroid explicite, le tout sous le feu des projecteurs des médias britanniques des années 1960.
 

A Very British Scandal
Réalisation : Anne Sewitsky
Scénario : Sarah Phelps
Musique : Nathan Barr
Production : Blueprint Pictures, BBC, Amazon Studios
Genre : Drame Historique
Titre en vo : A Very British Scandal
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Chaîne d’origine : BBC One
Diffusion d’origine : 26 décembre 2021 – 28 décembre 2021
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 3 x 55 minutes

Casting :
Claire Foy : Margaret Campbell, Duchesse d’Argyll
Paul Bettany : Ian Campbell, Duc d’Argyll
Julia Davis : Maureen Guinness, Marquise de Dufferin et Ava
Richard McCabe : George Whigham
Sophia Myles : Louise Campbell, Duchesse d’Argyll
Phoebe Nicholls : Helen Whigham
Amanda Drew : Yvonne MacPherson
Jonathan Aris : John Wheatley, Lord Wheatley
Oliver Chris : George Emslie QC
Richard Goulding : Charles Jauncey, avocat
Timothy Renouf : Peter Combe
Nicholas Rowe : Ian Fraser QC
Camilla Rutherford : Diana Napier
Mitchell Robertson : Lennox
Sophie Ward : Janet Kidd
Katherine Manners : Jane Corby Wigham
Miles Jupp : Dr. Ivor Griffiths
Albertine Kotting McMillan : Lady Jeanne Campbell
Daniel Burt : Ian Campbell, Marquis de Lorne
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, si je n’avais pas regardé A Very British Scandal mini-série britannique paru sur le petit écran fin décembre de l’année passée, jamais je n’aurai entendu parler du divorce entre le Duc et la Duchesse d’Argyll qui, pour la petite histoire, fit pas mal parler de lui outre-Manche, au tout début des années 60. Naturellement, histoire de vendre la chose, cette mini-série de trois épisodes nous présente la chose comme étant le scandale de l’époque, un truc énorme qui marqua le monde et là, d’entrée de jeu, je ne peux que relativiser la chose : certes, je ne suis pas anglais, certes, je suis trop jeune pour avoir connu ce divorce qui eut lieu une bonne dizaine d’années avant ma naissance, mais bon, à un moment donné, nous affirmer, sans le moindre doute, que ce divorce qui, j’en suis persuader, fit les choux gras de la presse à scandale, marqua le monde en son temps, c’est aller un peu vite en besogne… Ceci étant dit, quid, donc, de cette mini-série ? Eh bien, reconnaissons le, dans l’ensemble, celle-ci est plutôt bonne, c’est un fait ! Naturellement, on retrouve avec A Very British Scandal le fameux savoir faire britannique qui nous prouve, une nouvelle fois, que nos voisins sont probablement les meilleurs pour nous pondre des reconstitutions historiques de qualité. Ensuite, il y a le casting en lui-même qui, ma foi, n’est pas pour rien pour la réussite de cette série : déjà, il y à Claire Foy – The Crown – qui, ma foi, est toujours aussi impeccable et qui, ici, joue avec maestria cette duchesse qui aimait fort bien s’encanailler… Mais ce n’est pas tout puisque, face à elle, il y a l’excellent Paul Bettany qui livre une prestation superbe, confirmant, au passage, tout le bien que l’on peut penser de cet acteur. Reste, pour finir, l’intrigue en elle-même qui, ma foi, est plutôt bien mise en scène : ainsi, de la rencontre entre ces deux enfants terribles de l’aristocratie britannique de l’après-guerre jusqu’à leur divorce retentissant, le spectateur est rapidement happé par ce couple décidément spécial qui ne cesse de s’entredéchirer, ce, pour notre plus grand plaisir. Bref, vous l’avez compris, A Very British Scandal est une bonne mini-série qui, au demeurant, tout en étant réussie, nous permet de découvrir ce fameux divorce entre deux personnages hauts en couleur qui, je peux le concevoir, marqua les esprits – en Grande-Bretagne – au début des années 60. Après, ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais bon, si vous appréciez le genre, les séries britanniques et Claire Foy, ma foi, il serait dommage de bouder son plaisir et de passer à coté de cette mini-série fort sympathique !
 

Points Positifs
 :
- Une mini-série franchement réussie comme nos voisins britanniques savent si bien les faire et qui se regarde avec une délectation certaine surtout que le sujet de celle-ci, le divorce fort médiatisé du Duc et de la Duchesse d’Argyll aura marqué son époque, du moins, en Grande-Bretagne.
- Pour ce qui est du casting, celui-ci est de qualité et, naturellement, Claire Foy, toujours aussi impeccable et un Paul Bettany excellent sont pour beaucoup pour la réussite de cette mini-série !
- Un vrai régal que de suivre ce couple d’aristocratiques qui s’entredéchire mutuellement – surtout que ces deux là sont deux beaux salauds qui n’hésitent pas à aller très loin dans leurs coups bas…
- Ce n’est pas une surprise mais les britanniques nous prouvent une fois de plus qu’ils sont probablement les meilleurs pour nous pondre des reconstitutions historiques de qualité.

Points Négatifs :
- Bien entendu, il faut apprécier le genre pour aimer cette mini-série et je peux concevoir que certains resteront de marbre devant la petite guerre entre ce couple aristocratique qui ne cesse de se faire des coups bas…
- Un final peut-être un poil trop rapide selon moi.
- Prétendre que ce divorce aura marqué le monde, c’est une énorme exagération !

Ma note : 7,5/10

OLYMPUS MONS – PROVIDENCE


OLYMPUS MONS – PROVIDENCE
 
Farout est une planète naine aux confins du système solaire. L'équipage du vaisseau d'exploration Nadezhda sait maintenant avec certitude que l'objet qui les a frôlés provenait d'une technologie extraterrestre. L'exploration périlleuse des entrailles de la planète Farout débute pour Elena et ses compagnons astronautes. Que vont-ils découvrir sous la surface de la planète de glace qui risque de bouleverser leurs existences mais aussi celle de toute l'humanité ? Le mystère est total, le danger omniprésent, la fin toute proche....
 

Olympus Mons – Providence
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Natalia Marques
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 16 mars 2022
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 La première chose auquel j’ai pensé lorsque je suis arrivé à la toute dernière page de ce neuvième volume d’Olympus Mons, œuvre du sieur Christophe Bec, c’est que j’espère bel et bien que, cette fois ci, nous avons eu droit à la véritable conclusion de cette saga de science-fiction qui, en toute franchise, ne restera nullement dans les annales. En effet, dès le premier volet d’Olympus Mons, il était difficile de ne pas faire le lien avec une autre saga SF du scénariste, Prométhée, ce qui fut confirmé, dans les grandes lignes, au fil des tomes. Cependant, contrairement à son prédécesseur qui, pour la petite histoire, n’est toujours pas achever malgré sa vingtaine de tomes, Olympus Mons semblait avoir pris fin à l’issu du sixième volume. Bien entendu, ce n’était que la conclusion de son premier cycle, un second, plus court et composé, cette fois ci, de trois volumes uniquement, étant au programme… Une fort mauvaise idée de la part de Christophe Bec qui, ma foi, aurait mieux fait d’arrêter les frais dès le sixième tome d’Olympus Mons… Ainsi, malgré quelques bonnes idées et le talent certain de l’auteur à user fort habillement de ses traditionnelles ficelles narratives habituelles qui, ma foi, restent plutôt efficace, ce neuvième volet de Olympus Mons déçoit fortement : trop complexe, plutôt décousu dans sa narration, il se donne même le luxe de nous laisser avec l’impression que, lui-même lasser par sa série, le sieur Bec aura conclut celle-ci par-dessus la jambe, histoire de pouvoir passer sereinement à autre chose. Tout cela est fort dommage car bon, si dès le départ, Olympus Mons souffrait de sa trop grande ressemblance avec Prométhée, cette BD n’en possédait pas moins suffisamment de points positifs pour ravir les fans de Christophe Bec et, dans un sens plus large, les amateurs de SF. Hélas, si le premier cycle pouvait faire illusion, ce ne fut pas le cas du second qui, malgré quelques bonnes idées, se sera rapidement perdu au point même que l’on finisse, avec ce neuvième tome, par se dire que tout cela aura accoucher d’un bien beau gâchis. Espérons à présent que le sieur Bec en reste là et ne nous ressorte pas un troisième cycle : a priori, vu la conclusion, cela semble exclu, mais bon, avec lui, on ne sait jamais…
 

Points Positifs
 :
- Les fans de Christophe Bec trouveront probablement leur compte avec ce neuvième volet d’Olympus Mons qui, sans être génial, n’en propose pas moins une conclusion plutôt acceptable. Bien entendu, il y aurait pas mal de choses à redire, mais bon, tout cela est loin d’être mauvais, il faut le reconnaitre.
- Si vous n’êtes pas très regardant ou si vous appréciez grandement le style narratif et les thèmes de prédilections du sieur Bec, alors, Olympus Mons vous fera probablement passer un bon moment.
- Stefano Raffaele n’est pas un dessinateur qui possède un style époustouflant, cependant, ici, force est de constater qu’il livre, dans l’ensemble, un travail plutôt bon et nettement plus aboutit que dans certains de ses anciens travaux…
 
Points Négatifs :
- Une conclusion que certains peuvent qualifié d’acceptable mais qui est loin d’être bonne, bien au contraire. Ainsi, ce neuvième et dernier volet de Olympus Mons aura confirmé tous les défauts de cette série et, dans un sens plus large, ceux de son auteur : intrigue trop complexe sans que cela soit justifiée, délires mystiques qui ne trouvent pas forcément leur place avec le reste, plus SF, narration décousue… Bref, on se serait bien passé de ce second cycle dont le premier, déjà, n’était pas exceptionnel.
- Ce qu’il y a de fascinant avec Christophe Bec, c’est que l’auteur semble avoir deux ou trois thèmes de prédilections et qu’il tourne toujours autour de ces derniers. Naturellement, dans le cas d’Olympus Mons on comprend rapidement qu’il ne s’agit que d’un sous Prométhée et que, pour ce qui est de l’originalité, on repassera…
- Même si Stefano Raffaele livre ici un travail plus aboutit qu’auparavant, il faut reconnaitre que son style, particulier, est encore perfectible et qu’il a toujours autant de mal avec les visages des protagonistes.
- Une couverture un peu bof, il faut le reconnaitre.
 
Ma note : 6/10

dimanche 15 mai 2022

LIVE SEEDS


LIVE SEEDS

Nick Cave and the Bad Seeds

1 - The Mercy Seat (Nick Cave, Mick Harvey) 4:43
2 - Deanna (Nick Cave) 4:42
3 - The Ship Song (Nick Cave) 4:18
4 - Papa Won't Leave You, Henry (Nick Cave) 6:28
5 - Plain Gold Ring (Earl Burroughs) 5:03
6 - John Finn's Wife (Nick Cave) 5:43
7 - Tupelo (Nick Cave, Barry Adamson, Mick Harvey) 6:05
8 - Brother, My Cup Is Empty (Nick Cave) 3:13
9 - The Weeping Song (Nick Cave) 3:59
10 - Jack the Ripper (Nick Cave) 3:49
11 - The Good Son (Nick Cave) 4:27
12 - From Her to Eternity (Nick Cave, Anita Lane, Barry Adamson, Blixa Bargeld, Hugo Race, Mick Harvey) 4:53
13 - New Morning (Nick Cave) 3:22
 

Live Seeds
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 28 septembre 1993
Enregistré : 1992 – 1993
Durée : 60:35
Genre : Post-Punk, Rock Alternatif
Producteur : Nick Cave and the Bad Seeds
Label : Mute

Musiciens :
Nick Cave : chant, orgue, piano
Blixa Bargeld : guitare, chœurs
Mick Harvey : guitare, xylophone, chœurs
Martyn Casey : basse guitare, chœurs
Conway Savage : piano, orgue, chœurs
Thomas Wydler : batterie
The Cruel Sea : chœurs
 
Mon avis :
 Déçu par la production de David Briggs sur Henry's Dream, Nick Cave publie ce live peu après la tournée de promotion de cet album, afin de rendre justice aux chansons qu'il estime gâchées par un traitement ne rendant pas les émotions qu'il souhaitait véhiculer sur ce disque. Les Bad Seeds ont presque trouvé leur formation définitive, et c'est donc un groupe d'une rare cohérence que l'on peut entendre à l'œuvre sur ce live. Pour ceux qui avaient besoin de la preuve que les Bad Seeds sont de vraies bêtes de scène, ce disque est pour vous ! Les grands moments qui font d'un concert de Nick Cave une expérience inoubliable, sont là : de l'ouverture – The Mercy Seat et son crescendo cataclysmique – jusqu'à l'adieu apaisé emprunté à Tender Prey – New Morning – ce concert enregistré sur diverses dates de la tournée se vit comme un tour en montagnes russes sans ceinture de sécurité, où chaque virage peut être fatal. Des morceaux comme Papa Won't Leave You Henry ou John Finn's Wife, prennent ici toute leur ampleur dramatique, et on imagine sans peine le chanteur possédé par ses mots, les genoux au sol vivant pleinement chaque syllabe lui sortant de sa gorge meurtrie par sa vie tourmentée. A noter ici l'étonnante relecture du magnifique Plain Gold Ring chanté naguère par la divine Nina Simone, et prenant sous l'égide des Bad Seeds une telle tournure dramatique que l'on pourrait jurer qu'il s'agit là d'un morceau original du groupe. Ce document définitif sur la maîtrise artistique du groupe peut ressembler à une sorte de bilan, tant tout ici semble mis en œuvre pour prouver que l'australien ne sait pas seulement écrire des chansons, mais qu'il sait aussi les mettre en scène. Voici donc un live aux allures de bilan de mi-parcours, qui permettra aux néophytes de se voir confrontés au répertoire varié et cohérent d'un groupe, que l'on peut qualifier d'original et de fascinant.
 

Points Positifs
 :
- Pour un premier live, Nick Cave, toujours aussi bien accompagné par ses Bad Seeds, nous offre un excellent opus qui, indéniablement, ravira les fans de l’australien. Il faut dire que, entre l’énergie brute du groupe qui l’accompagne et un Cave complètement habité, c’est un pur régal que d’écouter ce Live Seeds.
- Que cela soit pour les fans ou les néophytes, cet album est un beau petit best-of, en live, des premières années du groupe.
- Des versions pour le moins intéressantes de certaines des chansons les plus connues de Nick Cave de l’époque.

Points Négatifs :
- Bon, cela reste un album live, avec les qualités et les défauts qui vont avec, c’est-à-dire que, si vous rechercher de la nouveauté, ce n’est pas ici que vous la trouverez, mais bon, c’est assez normal.
- On ne peut pas vraiment dire que la pochette de l’album soit une grande réussite, de plus, elle ressemble un peu trop à Exile on Main Street des Rolling Stones pour être honnête…

Ma note : 7,5/10

vendredi 13 mai 2022

OUTLANDER – SAISON 6


OUTLANDER – SAISON 6
 
1753, Jamie se trouve, avec d’autres prisonniers écossais, à la prison d’Ardsmuir après le soulèvement jacobite. Cependant, il y a un clivage entre les hommes puisque certains sont catholiques et les autres, menés par un certain Tom Christie, sont protestants. Jamie et ce dernier s’opposent même s’il semble avoir un certain respect entre les deux hommes. De retour en 1773, en Caroline du Nord, Jamie à beaucoup de mal à réveiller Claire qui dort profondément. Lorsque cette dernière revient enfin à elle, elle semble ravie et affirme qu’elle ait trouvé un moyen de produire de l’éther, qui, dit-elle à Jamie, plonge l’utilisateur dans un état plus profond que le sommeil, ce qui facilitera et rendra moins douloureuse la pratique d’une opération chirurgicale. Jamie apprend alors à Claire que le major McDonald souhaite qu’il devienne un agent indien pour représenter la Couronne et améliorer les relations avec la tribu Cherokee. En attendant, Jamie insiste pour suivre Claire partout où elle va, manifestement inquiet pour sa sécurité et son bien-être mental et émotionnel depuis l’enlèvement.
 

Outlander – Saison 6
Réalisation : Ronald D. Moore
Scénario : Ronald D. Moore, Matthew B. Roberts, Ira Steven Behr, Toni Graphia, Anne Kenney et Diana Gabaldon d'après sa série de romans Le Chardon et le Tartan
Musique : Bear McCreary
Production : Tall Ship Productions, Story Mining and Supply Company, Left Bank Pictures et Sony Pictures Television
Genre : Fantasy, Historique
Titre en vo : Outlander – Season 6
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Starz
Diffusion d’origine : 06 mars 2022 – 01 mai 2022
Langue d'origine : anglais, gaélique écossais, français
Nombre d’épisodes : 8 x 55 minutes
 
Casting :
Caitriona Balfe : Claire Randall (née Beauchamp) / Fraser
Sam Heughan : James « Jamie » Fraser
Sophie Skelton : Brianna « Bree » Randall / Fraser
Richard Rankin : Roger Wakefield / MacKenzie
John Bell : Ian Fraser Murray
Lauren Lyle : Marsali McKimmie Fraser
César Domboy : Claudel « Fergus » Fraser
Steven Cree : Ian Murray
David Berry : Lord John William Grey
Mark Lewis Jones : Tom Christie
Jessica Reynolds : Malva Christie
Alexander Vlahos : Allan Christie
Chris Larkin : Richard Brown
Maria Doyle Kennedy : Jocasta Mackenzie Cameron
Tim Downie : le gouverneur Tryon
Ned Dennehy : Lionel Brown
Sarah Collier : Murdina Bug
Hugh Ross : Arch Bug
Braeden Clarke : Kaheroton
Glen Gould : Chef Oiseau
Paul Gorman : Keziah Beardsley
Jack Tarlton : Kenny Lindsay
John Quincy Myers : Kyle Rees
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, je n’attendais strictement rien de cette sixième saison de Outlander, série où se mêlait le fantastique et l’historique et qui, malgré un départ pour le moins sympathique, avait, petit à petit, sombré dans un certain conformisme avant de tomber dans la médiocrité la plus totale avec cette terrible cinquième saison, tellement mauvaise que j’avais hésiter à me plonger dans la suite des aventures amoureuses du couple Fraser… Mais bon, comme je suis un peu idiot, je me suis laisser tenter par cette sixième saison et puis, après tout, cette dernière ayant été tournée pendant l’épidémie de Covid-19 et ayant subit le confinement, en 2020, elle n’était composée que de 8 misérables épisodes, ce qui, dans le cas présent, me faisait dire qu’en cas de nouvelle déception, au moins, celle-ci durerait moins longtemps que sa devancière et ses douze interminables épisodes… Alors, est-ce que nous avons eu droit à un sursaut créatif avec cette sixième saison d’Outlander ? Est-ce que le feu sacré des débuts est revenu ? Il avait-il matière à retrouver l’espoir après tant de désillusions ? Bon, je vous le donne dans le mille : non, non et non !  Indéniablement, il apparait que si Outlander put être, lors de ses débuts, une série sympathique, ce n’est plus le cas et que rien, définitivement plus rien ne pourra venir la sauver d’une médiocrité indicible qui a de quoi en faire fuir plus d’un… Pourtant, comme je n’attendais pas grand-chose de cette sixième saison, je dois reconnaitre que je n’ai pas été aussi déçu comme j’avais put l’être par se devancière : naturellement, cela ne signifie nullement que la qualité fut au rendez vous, disons plutôt que j’ai désormais compris que je n’ai plus rien à espérer de cette série. Pourtant, il y eut quelques éléments plus ou moins positifs dans cette sixième saison comme l’arrivée de la famille Christie, le meurtre de la jeune et intrigante Malva, l’épisode consacré au passé d’Ian et quelques passages du dernier épisode. Ajoutons à cela les quelques trop rares apparitions du chat de la famille Fraser et l’on obtient les quelques petites choses qui m’auront fait tenir jusqu’au bout… Pour le reste ? Que dire ? Que James et Claire sont toujours aussi insupportables – surtout la seconde – et qu’ils passent leur temps à copuler !? Que Brianna et Roger sont devenus insignifiants et ne servent plus à rien !? Que Roger, justement, s’est trouvé une vocation de pasteur ce qui est, ma foi, complètement ridicule !? Que les protagonistes secondaires sont complètement inutiles et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue !? Que le pauvre Lord John à dut apparaitre, en tout, moins de cinq minutes !? Et que tout cela est long, mais long et que, en huit épisodes de presque une heure à chaque fois, il y a dut avoir, en tout et pour tout, moins d’une demi-heure intéressante !? Bref, vous l’avez compris, cette sixième saison de Outlander aura superbement confirmé ce que j’attendais, c’est-à-dire, absolument rien ! Inintéressante, navrante, presque inutile, elle représente le beau naufrage d’une série qui avait si bien débutée et qui est devenu, désormais, l’équivalent moderne de Docteur Quinn, Femme Médecin. Alors bien sur, une fois arrivé ici, je me pose la même question qu’a l’issu de la cinquième saison, c’est-à-dire, vais-je arrêter les frais et abandonner une bonne fois pour toutes Outlander ? En toute sincérité, cela serait la meilleur chose à faire, mais bon, comme je suis idiot, rien ne dit que je ne me refasse pas piéger une nouvelle fois !
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir pour les fans absolus de Outlander de retrouver la suite de leur série fétiche. Eh oui, il y en a beaucoup qui seront ravis de découvrir la suite des aventures de Claire et de James Fraser !
- L’arrivée de la famille Christie apporte un petit renouveau dans l’intrigue.
- L’assassinat de la jeune et intrigante Malva Christie, cette dernière étant, peut-être, un des seuls personnages vraiment intéressants de cette saison.
- L’épisode consacré au passé de Ian, a l’époque où il vivait chez les indiens.
- Une reconstitution historique toujours aussi impeccable. Sur ce point, il n’y a rien à redire.
- Le chat gris, le personnage le plus intéressant de toute la saison. Dommage qu’il ne soit pas apparu plus souvent. Petite mention au chien également !
 
Points Négatifs :
- Si cette sixième saison de Outlander n’est pas la plus mauvaise – sur ce point, la cinquième est imbattable – force est de constater que celle-ci confirme superbement que cette série est devenu tellement médiocre et inintéressante qu’il ne faut plus rien en espérer… Bien entendu, on peut être idiot, ou maso, ou les deux, ce qui est mon cas, mais là, c’est un autre problème…
- Moins d’épisodes dans cette sixième saison mais tout cela reste toujours aussi interminable avec des protagonistes – James et Claire ainsi que, à un degré moindre, Brianna et Roger – qui ne font que discuter entre eux, ressasser sans arrêt les mêmes lieux communs et, régulièrement, qui se mettent à copuler.
- Ah justement, Outlander et les scènes de sexe, c’est toute une histoire ! Bon, jusque là, je les critiquais parce qu’elles étaient trop nombreuses et ne servaient à rien, là, c’est pareil sauf qu’elles sont ridicules en plus !
- Je n’en peux plus de Claire, de ses états d’âmes, de ses parties de jambe en l’air avec James, de sa morale à deux sou, de sa tronche, de tout quoi ! J’en ai marre également de sa fille qui manque cruellement de charisme, de Roger qui devient pasteur, ce qui est ridicule, quand a James, disons qu’il s’en sort à peine, et encore…
- Trente minutes intéressantes en huit épisodes d’environ une heure à chaque fois, vous comprenez le problème !?
- Aucun, je dis bien aucun personnage secondaire n’a le moindre intérêt, ce qui est un peu problématique.
- Lord John doit apparaitre moins de cinq minutes en tout…
- Le chat également, ce qui est problématique !
 
Ma note : 5/10

DOULEUR ET GLOIRE


DOULEUR ET GLOIRE
 
Salvador Mallo est un réalisateur tourmenté et en fin de carrière qui a connu le succès mais qui ne réalise plus de films à cause des nombreuses douleurs physiques et psychiques dont il souffre. Par hasard, il retrouve Zulema, une de ses actrices, qui lui donne l'adresse d'Alberto Crespo, un acteur d’un de ses grands succès avec qui il est brouillé depuis trente-deux ans. À son contact, il sombre peu à peu dans l’addiction à l’héroïne. Frappé d'une terrible dépression au moment même où Sabor, son film le plus acclamé, est réédité, il se retrouve submergé par des fragments de son existence et il se remémore également des souvenirs de son enfance auprès de sa mère à Paterna. Salvador va connaître toute une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d'autres par le souvenir, certaines ravivant parfois ses souffrances, d'autres le relançant dans le processus créatif et lui permettant d'approcher le sens de sa vie.
 

Douleur et Gloire
Réalisation : Pedro Almodóvar
Scénario : Pedro Almodóvar
Musique : Alberto Iglesias
Production : El Deseo
Genre : Drame
Titre en vo : Dolor y gloria
Pays d’origine : Espagne
Parution : 22 mars 2019
Langue d'origine : Espagnol
Durée : 113 min
 
Casting :
Antonio Banderas : Salvador Mallo, un réalisateur que les douleurs physiques et morales empêchent de tourner
Asier Flores : Salvador Mallo, enfant
Asier Etxeandia : Alberto Crespo
Nora Navas : Mercedes, l'assistante de Salvador
Leonardo Sbaraglia : Federico Delgado, le grand amour de Salvador
Julieta Serrano : Jacinta, la mère de Salvador en fin de vie
Penélope Cruz : Jacinta, jeune
César Vicente : Eduardo, le jeune maçon à qui Salvador apprend à lire et à écrire
Cecilia Roth : Zulema, une actrice amie de Salvador
Raúl Arévalo : Le père de Salvador
Susi Sánchez : Beata
Rosalía : Rosita, la villageoise qui chante
Pedro Casablanc : Dr. Galindo
Julián López : Le présentateur de la cinémathèque
Eva Martín : La radiologue
Sara Sierra : Conchita
Xavi Sáez : Un spectateur à la cinémathèque
Agustín Almodóvar : Le prêtre
Topacio Fresh : Une spectatrice à la cinémathèque
 
Mon avis :
 Il est bien entendu inutile de rappeler l’importance de Pedro Almodóvar dans le petit monde du Septième Art de ces quatre dernières décennies car bon, comment dire, si le réalisateur espagnol et, sans aucune contestation possible, le plus connu de son pays en dehors des frontières de celui-ci et que, même aux yeux du grand public plus avide de films à grand spectacle hollywoodien, Pedro Almodóvar n’est pas un inconnu, il faut également reconnaitre que ses œuvres, nombreuses, de qualités, sont pour beaucoup pour la reconnaissance que le réalisateur ibérique connait auprès des critiques comme du public depuis bien longtemps désormais. Curieusement, depuis que ce blog existe, je n’ai eu l’occasion que de vous parler à deux reprises de deux longs métrages du sieur Almodóvar : La Mauvaise Éducation et Julieta. C’est naturellement bien trop peu au vu de l’importance du réalisateur et cela tombe bien puisque, pas plus tard qu’hier soir, j’ai eu l’opportunité de voir un de ses longs métrages les plus récents, l’excellent Douleur et Gloire… Paru en 2019, ce film est, probablement, un des plus intéressants de Pedro Almodóvar puisque, en le regardant, il est difficile de ne pas se dire que celui-ci est, en quelque sorte, le portrait du réalisateur lui-même, de son enfance, de sa réussite, de ses faiblesses, de ses doutes et, naturellement, de ses amours et amitiés perdus. Pour camper son alter ego devant la caméra, rien de tel quAntonio Banderas qui est, sans aucun doute possible, l’acteur fétiche d’Almodóvar : en effet, c’est ce dernier qui le fit débuter lors de ses premiers films, dans les années 80, et, après l’intermède américain de l’acteur, qui le fit revenir à ses cotés dans les années 2010. Un duo de choc de qualité, donc, pour un film qui l’est tout autant : Douleur et Gloire est donc une œuvre autobiographique, comme je l’ai dit précédemment, mais c’est également une œuvre d’une intelligence rare, sincère où un Banderas plus faillible que jamais mais néanmoins magistral, campe un Almodóvar plus vrai que nature au point même que, lors de chaque scène, chaque dialogue, le spectateur se demande où est la part de réel et la part de fiction. Les amateurs de Pedro Almodóvar seront, une nouvelle fois, totalement conquis par cette énième réalisation de leur réalisateur favori et si, naturellement, une part plus importante du grand public passera tranquillement son chemin, quelque part, cela importe peu : après tout, cela ne reste qu’une affaire de gouts et l’on ne peut pas obliger des gens qui ne jurent que par des films d’actions ou de super-slips à apprécier une œuvre que l’on qualifiera de plus intellectuelle. Bref, vous l’avez compris, Douleur et Gloire est une superbe réussite du sieur Almodóvar, une de plus diront certains, et, incontestablement, la preuve évidente que le réalisateur espagnol à encore pas mal de choses à nous raconter, alors, pourquoi bouder son plaisir et ne pas continuer, encore et encore, à voir ou revoir ses créations…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des tous meilleurs films de Pedro Almodóvar et, en tous cas, sans nul doute son plus sincère, son plus personnel puisqu’il est évidant, en le visionnant, que nous avons affaire à une œuvre autobiographique qui nous fait découvrir, de superbe manière, le passé et le présent du réalisateur.
- Un casting de qualité, comme il est de coutume avec Almodóvar et si, parmi les têtes d’affiches, le grand public reconnaitra particulièrement Penélope Cruz et Antonio Banderas, c’est surtout ce dernier qui crève l’écran avec une interprétation magistrale de ce vieux réalisateur sur le déclin qui, obnubilé par ses diverses douleurs corporelles, n’ose plus faire de cinéma.
- Malgré un coté nostalgique qui transparait pendant une bonne partie du film, Douleur et Gloire est, avant toute chose, un bel hymne à la vie : certes, le passé est omniprésent, certes, il y a eu bon nombre de séparations, de disparitions et de diverses fâcheries, mais l’avenir peut être tout de même prometteur.
- Les fans du sieur Almodóvar retrouveront naturellement un bon nombre des thématiques habituelles du réalisateur comme le rapport à la mère, les premiers émois amoureux, le poids du passé, etc.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement et, comme c’est à chaque fois le cas avec tous les films de Pedro Almodóvar, le grand public, nettement plus habitué à des longs métrages à grand spectacle et où prime l’action au détriment de la réflexion, passera tranquillement son chemin en se demandant pourquoi le réalisateur espagnol est toujours porté aux nues. Cela reste, naturellement, une affaire de gouts personnels…
- Les détracteurs de Pedro Almodóvar regretteront peut-être que celui-ci ne sorte quasiment jamais de ses thèmes de prédilections – le poids du passé, le rapport a la mère, les émois amoureux homosexuels – mais bon, peut-on vraiment lui en vouloir vu qu’il est tellement doué et se renouvelle à chaque fois ?
 
Ma note : 8,5/10