dimanche 19 novembre 2017

NARCOS – SAISON 1


NARCOS – SAISON 1

À la fin des années 1970, les États-Unis et la Colombie se lancent dans une lutte acharnée contre le cartel de drogue de Medellín. Steve Murphy, jeune agent de la DEA fait son possible pour faire tomber Pablo Escobar et ses hommes, malgré l'importante corruption policière qui gangrène la Colombie. Cette lutte se mêle à celle des États-Unis contre le communisme et à de nombreux autres intérêts politiques.


Narcos – Saison 1
Réalisation : José Padilha
Scénario : Chris Brancato
Musique : Pedro Bromfman, Rodrigo Amarante
Production : Netflix
Genre : Drame, Policier, Thriller
Titre en vo : Narcos – Season 1
Pays d’origine : États-Unis, Colombie
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 28 août 2015
Langue d'origine : anglais, espagnol
Nombre d’épisodes : 10 x 52 minutes

Casting :
Wagner Moura : Pablo Escobar
Boyd Holbrook : Steve Murphy
Pedro Pascal : Javier Peña
Joanna Christie : Connie Murphy
Juan Pablo Raba : Gustavo Gaviria
Maurice Compte : Horacio Carrillo
Diego Cataño : Juan Diego « La Quica » Díaz
Jorge A. Jiménez : Roberto « Poison » Ramos
Paulina Gaitán : Tata Escobar
Paulina García : Hermilda Gaviria
Stephanie Sigman : Valeria Vélez
Bruno Bichir : Fernando Duque
Raúl Méndez : César Gaviria
Manolo Cardona : Eduardo Sandoval
Julián Díaz : El Negro ou « Blackie » (né Nelson Hernández)
Juan Sebastián Calero : Navegante
Jon-Michael Ecker : El León
Alberto Ammann : Hélmer « Pacho » Herrera
Richard T. Jones : CIA Officier
Cristina Umaña : Judy Moncada
Patrick St. Esprit : Colonel Lou Wysession
Luis Guzmán : Gonzalo Rodríguez Gacha
Juan Riedinger : Carlos Lehder
André Mattos : Jorge Ochoa
Roberto Urbina : Fabio Ochoa
Ana de la Reguera : Elisa Álvarez
Danielle Kennedy : Ambassadeur Noonan
Thaddeus Phillips : Agent Owen
Ariel Sierra : Sureshot
Carolina Gaitán : Marta Ochoa
Laura Perico : Marina Ochoa
Vera Mercado : Ana Gaviria

Mon avis : Je dois reconnaitre que j’ai longtemps été réticent avant de me décider a regarder Narcos, célèbre série de Netflix qui mettait en scène la vie et la traque de celui qui restera sans nul doute a jamais comme étant le plus grand trafiquant de cocaïne de l’histoire, je veux bien évidement parler de Pedro Escobar. La raison ? Tout simplement parce que je n’ai jamais été fan de ce genre d’œuvres qui mettent en vedette des gangsters, que je n’ai jamais compris comment on peut s’extasier pour les faits d’armes d’individus qui ont semer mort et destruction autour d’eux, et ce, uniquement pour satisfaire leur besoin d’argent et de puissance. Pourtant, d’un autre coté, ce que Narcos avait de bien, c’est qu’il s’agissait avant toute chose d’une œuvre historique – malgré quelques libertés prises ici et là et une ou deux inexactitudes – et comme je suis suffisamment âgé pour avoir connu cette période, comme je me souvenais parfaitement des événements qui ensanglantaient la Colombie dans les années 80/90 et comme le nom d’Escobar m’était plus que familier, je me suis dit, pourquoi pas !? Oui, pourquoi pas surtout que les critiques, lues un peu partout étaient pour le moins excellentes pour la plupart ?! Eh ma foi, je dois reconnaitre que si j’ai longtemps hésité avant de me plonger dans Narcos, dès les premiers épisodes de cette première saison – qui reviennent sur la montée en puissance puis le radicalisme du sieur Escobar dans sa guerre contre le gouvernement colombien – j’ai été conquis, et sincèrement, pas qu’un peu : ainsi, dès le générique qui abonde d’images d’archives et ma foi superbe, de l’excellente idée de Netflix de faire parler la plupart des protagonistes en espagnol – ce qui est logique mais peut évidant, surtout pour le public nord-américain, très réticent pour ce qui est des sous-titres – mais aussi les acteurs, pour la plupart, sud-américains et qui ressemblent terriblement aux divers figures historiques qu’ils interprètent jusqu’à une intrigue qui, sans faux-fuyants, nous montre la réalité de l’époque et ne glorifie, en aucune façon, ce que fut un individu comme Pablo Escobar, c’est-à-dire, un homme qui certes, pouvait aider les plus pauvres et qui était un bon père de famille, mais qui, a coté de cela, n’était qu’un vulgaire assassin prêt a tuer n’importe qui, a commettre des attentats, a tuer des juges, des politiques et a faire sauter un avion, sans oublier, au passage, sacrifier ses propres hommes, bref, un sacré salopard de la pire espèce… intelligent, certes, terriblement doué et inventif, je ne le nie pas, mais un salaud, indéniablement ! Alors bien entendu, Narcos est une série dure, très dure même et d’une violence extrême, mais bon, quand on connait un tant soit peu le contexte colombien de l’époque, les liens entre mafieux, révolutionnaires d’extrême gauche, politiciens et policiers véreux, comment s’en étonner ? Terriblement captivante, cette première saison l’est indéniablement et nous prouve une fois de plus que Netflix possède décidément le chic pour nous pondre, ici et là, des œuvres de très grande qualité, car si le cas Escobar avait, d’entrée de jeu, de quoi attirer le spectateur, le traitement de fond, superbe, est indéniable et est a mettre au crédit des créateurs de la série qui, sur ce coup là, ont fait fort, très fort même !


Points Positifs :
- Une reconstitution historique de grande qualité et ce, en traitant d’une période – la guerre contre les narcotrafiquants colombiens – et d’une figure – Pablo Escobar – qui aura indéniablement marqué ma génération. Ainsi, pour ceux et celles qui suivaient l’actualité a l’époque, regarder Narcos, c’est comme replonger dans sa jeunesse, se souvenir de certains attentats, de ce pays, la Colombie, a feu et a sang, et de ces trafiquants, tellement puissants qu’ils semblaient intouchables.
- Un casting tout simplement excellent : ainsi, ces acteurs qui, pour beaucoup, ressemblent énormément aux rôles qu’ils interprètent apportent indéniablement un plus a la crédibilité de la série.
- Une mention spéciale au brésilien Wagner Moura tout simplement parfait en Pablo Escobar ; et dire qu’il a prit du poids et appris l’espagnol pour son rôle, chapeau bas !
- Le choix fort judicieux de faire parler la plupart des protagonistes en espagnol, ce qui est logique vu où se déroule l’intrigue mais pas évidant vu que Narcos est une série nord-américaine. Quoi qu’il en soit, cela apporte une touche d’authenticité.
- Dix épisodes qui se regardent, que dis-je, qui se dégustent avec un plaisir certain, et ce, que l’on soit ou pas amateur du genre.
- En dehors de quelques indécrottables demeurés, il est clair que Narcos ne nous présente nullement un Escobar et les autres narcos comme étant des individus attachants et auquel on a envie de ressembler, loin de là, d’ailleurs, rien n’est occulté de ce que ces tristes sires étaient capables de faire…
- Le générique, tout simplement parfait : entre la musique et les images d’archives, c’est un pur régal !

Points Négatifs :
- L’amateur d’histoire regrettera les quelques libertés prises ici et là sur la réalité historique de même que quelques coquilles plus ou moins excusables. Mais bon, dans l’ensemble, celle-ci sont mineures, ce qui est louable.

Ma note : 8,5/10

vendredi 17 novembre 2017

MONSTRESS – LA QUÊTE


MONSTRESS – LA QUÊTE

Maika Demi-Loup souhaite en apprendre plus sur sa mère, Moriko. Les mystères entourant cette dernière sont tellement nombreux. La jeune femme se rend donc à Thyria, la cité de l'Impératrice des vagues. Depuis son dernier combat contre les sorcières, le monstre qui hantait le bras de Maika a semble t-il disparu. Avec l'aide de Kippa, elle met la main sur une sorte de clé, cachée dans un mur d'une chambre qu'occupait autrefois Moriko. L'enquête de Maika progresse lorsqu'elle apprend par une vendeuse de rue que sa cible aurait prise la mer. Elle se rend au port, accompagnée de Kippa qui la suit partout. Toutes les deux sont rejointes par Maître Ren avant d'être interpellés et conduites par plusieurs individus auprès de Seizi. Celui-ci a bien connu Maika lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Après quelques échanges, elle lui montre la clé. Seizi connaît sa provenance, elle vient de l'île des os, un lieu où Moriko se serait rendue. Cet atoll semble maudit et pour y revenir, il faut faire preuve de courage...


Monstress – La Quête
Scénario : Marjorie Liu
Dessins : Sana Takeda
Encrage : Sana Takeda
Couleurs : Sana Takeda
Couverture : Sana Takeda
Genre : Heroic-Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Monstress – The Blood
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 juillet 2017
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 18 octobre 2017
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Monstress 7-12

Mon avis : Mariage pour le moins réussie entre les comics et le manga, Monstress, dont le premier volume était paru en ce début d’année sous nos latitudes, avait, indéniablement, sut toucher un certain public amoureux de ces deux genres de bande dessinées et qui avait put trouver dans les débuts de cette œuvre du duo Marjorie Liu et de Sana Takeda un savant mélange entre une narration a l’occidentale et des dessins fortement marqués nippons – pour le style, bien entendu, mais également de par l’ambiance qui se dégageait de cette œuvre, tant costumes, décors et créatures ne dépareilleraient nullement dans un manga. Bref, pour une première, il était indéniable que Monstress était plutôt réussi et si, bien évidement, tout n’était pas parfait – quelques stéréotypes issus du manga un peu trop marqués, une narration un peu obscure par moments – il était clair que j’attendais avec une certaine impatience la suite des aventures de la jeune et fort inquiétante Maika Demi-Loup. Et les choses commençaient fort bien avec ce second album de Monstress puisque, une fois de plus, nous avions droit a une couverture tout simplement magnifique – sur ce point, il n’y a vraiment rien a redire – quand au contenu, eh bien, disons que, en quelques pages a peine, on se plongeait a nouveau dans le bain, et ce, avec grand plaisir. L’intrigue avance en mettant de coté tout un tas de protagonistes qui avaient briller dans le premier album et si l’on pouvait être dubitatifs quand a cela, au final, ce n’est pas très gênant vu que, premièrement, on se doute bien que tout ce petit monde refera son apparition tôt ou tard mais surtout, que les nouvelles têtes et le gros de l’intrigue de ce second tome, c’est-à-dire, l’exploration d’une île pour le moins mystérieuse par notre trio de héros – Maika, la jeune renarde et le chat, s’avèrent être assez réussis. Au fil des pages, Marjorie Liu distille de nouvelles informations sur le passé de son héroïne et de sa mère et si pas mal de points obscurs subsistent, il apparait clairement que ces révélations sont assez bienvenues dans l’ensemble. La lecture, une fois de plus, est plaisante et si ce n’était un final un peu compliqué sur les bords a saisir, on aurait été proche de la perfection surtout que, pour ce qui est des dessins, si le style de Sana Takeda ne vous rebute pas, il se peut fortement que certaines planches vous émerveilles ! Bref, vous l’avez compris, ce second volume de Monstress se place dans la lignée de son prédécesseur et même si, selon moi, il me semble un peu inférieur, cela est davantage dut au fait que l’effet de surprise des débuts est passé et que, moins spectaculaire dans l’ensemble – intrigue, personnages – il souffre de la comparaison. Mais bon, ne nous leurrons pas : cela reste assez bon dans l’ensemble et l’envie de découvrir la suite est toujours forte, ce qui, ma foi, est le plus important !


Points Positifs :
- Le plaisir de découvrir un univers et des personnages qui nous avaient fortement marqués ainsi qu’une intrigue qui n’est certes pas la plus exceptionnelle qui soit mais qui n’en reste pas moins suffisamment plaisante pour captiver l’intérêt du lecteur.
- Ici, l’aventure prend des airs d’explorations maritimes et de détours sur une île pour le moins mystérieuse et si cela peut surprendre de prime abord, au vu des nombreux événements qui ont lieux dans ce second volume ainsi que les révélations qui tombent, force est de constater que l’intrigue est toujours aussi captivante.
- Toujours ce fort agréable mélange des genres entre comics et mangas avec cette narration occidentale et cette ambiance qui sent non un Extrême-Orient fantastique.
- Les dessins de Sana Takeda, toujours au top… pour peu, bien entendu, que vous ne soyez pas allergiques aux mangas. Quant à la colorisation, elle est excellente !
- Une fort belle couverture, il n’y a rien à redire là-dessus…

Points Négatifs :
- Le principal soucis que j’avais déjà noté dans le premier volume est toujours présent, quoi qu’un peu moins tout de même, c’est-à-dire, que le style manga de Sana Takeda fait que celle-ci est capable de nous livrer des planches tout bonnement exceptionnelles et d’autres qui le sont nettement moins, surtout pour ce qui est décors, parfois vides, et des visages. Mais bon, ce sont surtout les allergiques aux mangas qui remarqueront le plus ces détails.
- L’absence de nombreux protagonistes qui avaient marqué le premier volume, surtout que les nouvelles têtes sont loin d’être aussi charismatiques, loin de là.

Ma note : 7,5/10

INJECTION – TOME 2


INJECTION – TOME 2

Mus par leur volonté de précipiter l'évolution de l'espèce humaine, les agents Maria Kilbride, Robin Morel, Simeon Winters, Brigid Roth et Vivek Headland ont injecté une entité au cœur du Net, lui permettant désormais d'altérer notre réalité. Confronté à cette nouvelle donne, Vivek, sorte de Sherlock Holmes des temps modernes, enquête sur une affaire de fantômes dont les détails révèlent toute l'ampleur du combat à venir entre son groupe et l'Injection.


Injection – Tome 2
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Declan Shalvey
Encrage : Declan Shalvey
Couleurs : Jordie Bellaire
Couverture : Declan Shalvey
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Injection – Vol 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 août 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 22 septembre 2017
Nombre de pages : 120

Liste des épisodes
Injection 6-10

Mon avis : Le petit monde de la bande dessinée nord-américaine connait décidément une période pour le moins faste car, tandis que les deux géants du média ne cessent de se perdre avec leurs multiples events et autres reboots de piètre qualité, chez la concurrence, autrement plus libre et intéressante, le lecteur n’a que l’embarras du choix et ce, quelque soit les genres et thématiques abordées. Ainsi, prenons donc cet Injection, sortit tout droit du cerveau prolifique de Warren Ellis et dont je vous avais dit tout le bien que je pensais du premier tome de cette série, en février dernier : une thématique plutôt originale avec cette mise en avant des anciennes légendes  et autres créatures du folklore britannique, un coté SF du plus bel effet puisque celles-ci ont un rapport avec une création vivant sur le net et qui, bien évidement, a échapper a ses créateurs, quand a ces derniers, difficile de faire une équipe plus éclectique et étonnante que celle-ci, entre une spécialiste du paranormal folle a liée, une hackeuse de génie, un rebouteux qui prétend ne pas l’être, un agent secret et un Sherlock Holmes des temps modernes… Et, justement, après un premier album qui permettait à Warren Ellis d’installer son univers, les enjeux en courts, de faire la connaissance des protagonistes et qui était plutôt centré sur Maria Kilbride, dans ce second volume, c’est Vivek Headland, le fameux Sherlock Holmes des temps modernes, d’être mis en avant, et ce, de fort belle manière. En effet, si celui apparaissait a peine dans les premiers épisodes de la série, ici, c’est une toute autre histoire et le sieur Vivek, assez antipathique au demeurant, s’avère être une fort belle surprise : de par sa personnalité, ses dons mais aussi par ce coté pince sans rire typiquement british qui lui colle a merveille. Du coup, la lecture de ce second tome qui peut surprendre de prime abord – au vu de la tournure prise par les événements – s’avère être des plus agréables et est nettement moins complexe que celle du premier, même si, il ne faut pas se leurrer, cela reste du Ellis. Quoi qu’il en soit, il ressort de ce second tome la confirmation de ce qu’espérais de ce Injection, c’est-à-dire, une bande dessinée plaisante, originale et qui risque de nous surprendre, épisodes après épisodes ; et même si ce comics n’est pas le truc de l’année, la qualité est au rendez vous et c’est le principal !


Points Positifs :
- Après une entrée en matière plutôt alléchante, ce second tome confirme de fort belle manière tout le bien que je pensais de cet Injection ; il faut dire que vu que nous sommes déjà en terrain familier, on peut retrouver avec un plaisir certain des protagonistes connus désormais ainsi qu’un univers qui l’est tout autant.
- La mise en avant de Vivek Headland, Sherlock Holmes des temps modernes, un personnage à peine aperçue dans le premier volume et qui, ici, dévoile tout son immense potentiel – avec, au passage, quelques scènes plutôt réussies vu son humour pince son rire et décalé.
- Même si les cinq épisodes qui composent ce second volume de Injection sont principalement centrées sur une enquête unique, on continue à en apprendre davantage au sujet des protagonistes, de ce qu’ils ont fait mais aussi de leur création.
- Même si je ne suis pas un grand fan de Declan Shalvey, désormais, je me suis fait a son style ce qui fait que celui-ci passe mieux.

Points Négatifs :
- Je pense ne pas me tromper en soulignant que Injection est une BD qui ne plaira pas a tout le monde, principalement, de par une certaine complexité qui peut en décourager plus d’un ; eh oui, ce n’est pas simple d’accès.
- Le style de Declan Shalvey aura indéniablement ses fans mais aussi ses détracteurs.
- Un grand bof pour cette couverture ; il y avait peut-être mieux à faire, non ?!

Ma note : 7,5/10

mercredi 15 novembre 2017

HAUTEVILLE HOUSE – LA HAGUE


HAUTEVILLE HOUSE – LA HAGUE

C’est décidé, Gavroche accompagnera Zelda aux Amériques. Laisser Hauteville House derrière lui n’a pas été une décision facile à prendre pour le meilleur agent d’Hugo. Il prendra le prochain vapeur avec Zelda pour la Nouvelle Orléans, où le blocus maritime a été levé : une des rares villes qui n’ait pas été touchée par la peste. Les préparatifs du voyage avancent et Gavroche offre les quelques souvenirs qu’il ne peut emporter avec lui. Il libère sa chambre d’officier à l’agent Gaspar, qui est tout heureux de ne plus avoir à subir les ronflements du Sergent Martin. Sauf que le Général Duroc a besoin de le voir au plus vite dans son bureau. Car l’agent Henri chargé de pénétrer dans la centrale au charbon de la Hague, pour prouver que la centrale était en fait une usine de missiles, n’en est jamais ressorti. L’agent sur place, Georges, affirme pouvoir entrer en duo dans l’usine, mais il insiste pour avoir Gavroche comme coéquipier. Voilà donc Gavroche parti pour une dernière mission. Les deux hommes n’ont aucun mal à entrer en suivant le plan de Georges. Sur place, ils découvrent effectivement les fusées et un pas de tir prêt pour un bombardement imminent : l’empereur a décidé de détruire Londres !


Hauteville House – La Hague
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Nuria Sayago
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 septembre 2014
Nombre de pages : 54

Mon avis : Après deux premiers cycles qui, ma foi, m’avaient laissé un fort bon souvenir et avaient fait de Hauteville House une série fort sympathique et plaisante a lire, il était apparu, dans Jack Tupper, dixième volume de la saga, que le troisième cycle de celle-ci démarrait plutôt bien : excellent huit-clos qui nous permettait d’en connaitre davantage au sujet de la demeure de Victor Hugo – la fameuse Hauteville House – ce tome promettait, indéniablement, des lendemains qui chantaient. Et ce fut donc avec un certain enthousiasme, rehaussé par une couverture fort alléchante, que je m’étais donc lancé dans la lecture de ce onzième volume de l’œuvre du duo Duval et Gioux… et là, il aura fallut déchanter, et pas qu’un peu ! Car bon, comment dire, si le changement de coloriste – Carole Beau est remplacée par Nuria Sayago – passe encore, pour le reste, il y a de quoi être un peu plus dubitatif : ainsi, alors que l’on pouvait croire que Fred Duval allait entrainer nos héros sur les traces de Jack Tupper et de ses fameuses portes mystérieuses, l’auteur fait quasiment l’impasse sur l’intrigue principale de ce troisième cycle pour nous proposer, a la place, une sous-intrigue où toutes les forces républicaines s’en vont combattre une usine de missiles de l’Empire d’où pointent des missiles prêts a tomber sur Londres. Certes, l’idée en soi n’est pas mauvaise, loin de là, cependant, le lecteur, allécher par ces portes d’un autre monde capables de télétransporter les individus d’un bout a l’autre de la planète, a la sensation de perdre son temps devant une intrigue qui se transforme très rapidement en grosse baston où l’action et les explosions priment sur la réflexion. Du coup, arrivé a la dernière page de ce onzième tome de Hauteville House, il est difficile pour le lecteur de ne pas être déçu, se disant que si, en effet, tout n’était pas à jeter dans cet album, il finit par laisser plus sur se faim qu’autre chose et qu’il faudra encore patienter pour en connaitre davantage sur Jack Tupper et ses fichues portes…


Points Positifs :
- L’idée de bombardement sur Londres par le biais de missiles mis au point par les savants de l’Empire ainsi que ce qui en découle comme les guerres préventives, et même un petit soupçon de géopolitique de l’époque, ce qui est sympathique.
- Un déluge de machinerie Steampunk du plus bel effet ; certes, au bout de onze volumes, on a l’habitude mais ici, il y a vraiment de quoi ravir les amateurs du genre avec une petite mention pour les tripodes géants.
- Carole Beau a été remplacée à la colorisation par Nuria Sayago et si l’œil de l’habitué de la série notera quelques différences, cela ne nuit nullement à l’ensemble.
- Une couverture franchement excellente et qui nous rappelle les plus grandes heures de la saga.

Points Négatifs :
- Un nouveau cycle débute dans le tome précédant, il semble fort prometteur et on a immédiatement envie d’en connaitre davantage au sujet de Jack Tupper et de ses portes mystérieuses et que nous fait Fred Duval ?! Une aparté où l’intrigue principale en est quasiment absente pour s’attarder sur ce qu’il faut bel et bien appeler une grosse baston entre les forces républicaines et les impériaux.
- Des tirs, des explosions, des morts, des bâtiments qui s’écroulent, des flammes et, surtout, une impression de fouillis par moments où on ne comprend pas grand-chose… Et comme en plus, tout cela est traité a la va-vite, sans le moindre souffle épique…
- Si, en temps normal, le style de Thierry Gioux est assez clivant – à raison selon moi – ici, il apparait clairement que les planches où il y a un trop grand nombre de personnages sont celles qui mettent le plus en évidence ses faiblesses : quand je vous disais qu’on y comprend pas grand-chose par moments.

Ma note : 6,5/10

lundi 13 novembre 2017

LES AVENTURES DE TINTIN – TINTIN ET LES PICAROS


LES AVENTURES DE TINTIN – TINTIN ET LES PICAROS

Lors d’un voyage au San Theodoros, Bianca Castafiore, sa camériste Irma, son accompagnateur Igor Wagner et ses gardes du corps, les Dupondt, sont arrêtés par le régime du général Tapioca, sous prétexte d’un complot dont le capitaine Haddock serait le fomenteur. Plus tard, les Dupondt seront condamnés à mort et la Castafiore à la prison à vie, à l’issue d’un simulacre de procès. Après quelques télégrammes d’insultes, Haddock et le professeur Tournesol acceptent de se rendre à Tapiocapolis pour discuter avec le général, sans la compagnie de Tintin qui refuse de venir. Ils sont accueillis à bras ouverts par le colonel Alvarez, l’aide de camp de Tapioca, qui les envoie dans une villa luxueuse, où ils sont nourris et logés en attendant que Tapioca leur accorde un entretien. Peu à peu, ils comprennent que l’invitation était un piège : ils ne peuvent sortir qu’en étant étroitement surveillés.


Les Aventures de Tintin – Tintin et les Picaros
Scénario : Hergé
Dessins : Hergé
Couleurs : Hergé
Couverture : Hergé
Editeur : Casterman
Genre : Aventure, Franco-Belge
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 1976
Nombre de pages : 62

Mon avis : Paru en la désormais lointaine année 1976, huit longues années après Vol 714 pour Sydney, ce qui, au passage, nous montre bien qu’Hergé avait perdu le feu sacré, espaçant de plus en plus ses albums, Tintin et les Picaros est et restera sans nul doute a jamais comme étant le dernier volume des Aventures de TintinTintin et l'Alph-Art, inachevé, ne pouvant être considéré comme un album a part entière. Du coup, historiquement, ce Tintin occupe une place particulière dans les aventures du reporter a la houppette en plus de nous proposer – crime de lèse majesté pour certains d’ailleurs – pour la première et, donc, la dernière fois, une innovation de taille dans le look de notre héros qui abandonne ici son éternel pantalon de golf pour un jean brun. Bref, d’entrée de jeu, Tintin et les Picaros marque les esprits – cette histoire de pantalon est tout sauf anodine – mais en dehors de cela, si l’on doit être tout a fait objectif, est-ce que nous avons affaire a un grand Tintin ? Ma foi, non. Un bon Tintin alors ? Eh ben en fait, sans vouloir être méchant, disons qu’il est trop moyen, beaucoup trop moyen. Ainsi, commençons par les défauts de cet album qui sont tout sauf anodins : sentiment de déjà-vu avec un énième retour du coté du San Theodoros, retour pour la énième fois de certains protagonistes que l’on a vu et revu, certaines blagues ne sont que des réédites quand a l’aventure en elle-même, prétendre qu’elle nous transcende serait exagérer… Pourtant, tout n’est pas a jeter dans cet album et une relecture me l’a confirmer : ainsi, historiquement, le fait que Hergé se soit inspiré d’événements réels étant monnaie courante en Amérique latine est plutôt une bonne chose, de même, le coté désabusé de l’ensemble où, comme on le voit dans le final, on peut changer les dirigeants mais rien ne change pour le peuple, toujours le grand perdant de l’histoire, n’est que la triste représentation de ce qu’est notre monde réel. Ajoutons a cela quelques bons passages, un Haddock qui essaie tant bien que mal de sauver les meubles et on se dit que ce Tintin et les Picaros n’est pas si inintéressant qu’on pourrait le penser. Mais bon, d’un autre coté, nous ne sommes pas dupes non plus et quand on fait la balance des bonnes et des mauvaises choses et puis, histoire d’enfoncer le clou, qu’on compare cet album aux heures de gloire de la saga, on ne peut s’empêcher de se dire qu’il n’y a pas photo et que, pour une dernière, Tintin ne part pas par la grande porte, loin de là…


Points Positifs :
- En s’inspirant de faits réels et du contexte géopolitique de l’époque en Amérique latine, Hergé parvient a nous pondre une aventure bien plus intelligente qu’on pourrait le penser de prime abord – interventionnisme de puissances étrangères dans les affaires locales, mainmise de puissants groupes industriels, références aux nazis échappés en Amérique du Sud, guérilla et autres révolutions qui se succèdent les unes aux autres.
- Le coté désabusé de la fin, tellement en phase, lorsqu’on y pense, avec le monde réel.
- Une aventure qui n’est pas transcendante mais qui se lit plutôt bien, surtout que certaines scènes – merci Haddock – réussissent à nous faire rire.

Points Négatifs :
- On sent le manque d’inspiration de la part d’Hergé au fil de l’avancement de l’album et si le début fait encore illusion, assez rapidement, on finit par déchanter devant une aventure à mille lieux des heures de gloire de la saga.
- Un sentiment de déjà-vu omniprésent du début a la fin : lieux, personnages, situations, blagues, tout cela a déjà été vu et même revu un nombre conséquent de fois…
- Certes, je suis pour que les personnages évoluent, mais bon, d’un autre coté, Tintin en jean, cela choque – et je ne vous parle pas des chaussures…
- Séraphin Lampion, encore lui ! Mais qu’est ce que je le déteste celui-là !

Ma note : 6,5/10
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