jeudi 18 décembre 2014

STAR WARS – LA MENACE FANTÔME


STAR WARS – LA MENACE FANTÔME

Avant de devenir un célèbre chevalier Jedi, et bien avant de se révéler l’âme la plus noire de la galaxie, Anakin Skywalker est un jeune esclave sur la planète Tatooine. La Force est déjà puissante en lui et il est un remarquable pilote de Podracer. Le maître Jedi Qui-Gon Jinn le découvre et entrevoit alors son immense potentiel. Pendant ce temps, l’armée de droïdes de l’insatiable Fédération du Commerce a envahi Naboo, une planète pacifique, dans le cadre d’un plan secret des Sith visant à accroître leur pouvoir. Pour défendre la reine de Naboo, Amidala, les chevaliers Jedi vont devoir affronter le redoutable Seigneur Sith, Dark Maul.


Star Wars – La Menace fantôme
Réalisation : George Lucas
Scénario : George Lucas
Musique : John Williams
Production : Lucasfilm
Genre : Science-Fiction, Space Opera
Titre en vo : Star Wars – The Phantom Menace
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 19 mai 1999
Durée : 136 mn

Casting :
Liam Neeson : Qui-Gon Jinn
Ewan McGregor : Obi-Wan Kenobi
Natalie Portman : Reine Amidala / Padmé
Jake Lloyd : Anakin Skywalker
Ian McDiarmid : Sénateur Palpatine / Dark Sidious
Pernilla August : Shmi Skywalker
Oliver Ford Davies : Sio Bibble
Hugh Quarshie : Capitaine Panaka
Ahmed Best : Jar Jar Binks
Anthony Daniels : C-3PO
Kenny Baker : R2-D2
Frank Oz : Yoda
Terence Stamp : Chancelier Valorum
Brian Blessed : Boss Nass
Andy Secombe : Watto
Ray Park : Dark Maul
Lewis Macleod : Sebulba
Samuel L. Jackson : Mace Windu

Mon avis : Que l’on aime ou pas la science-fiction, je pense que, en toute honnêteté, reconnaitre que Star Wars est sans nul doute l’une des sagas les plus importantes du septième art n’est en aucune façon une exagération, loin de là, car bon, depuis la sortie du tout premier volet, il y a bientôt quatre décennies, occulter l’importante que cette saga a pris dans le domaine cinématographique mais aussi, dans celui de la vie de tous les jours, au point même que l’on puisse parler de mythe moderne (les Jedis, Dark Vador, les répliques cultes, la musique, etc.) serait faire preuve d’une mauvaise foi certaine. Ainsi, et alors que bientôt sortira sur nos écrans le… septième film de la saga (début de la dernière trilogie), il était grand temps, il me semble, d’enfin, mettre a l’honneur, sur ce blog, la saga Star Wars, chose qui, en sept ans d’existence du Journal de Feanor, n’avait jamais été fait ; ce qui peut paraitre incroyable, je le reconnais. Et pour cela, autant débuter par le premier film, du moins, chronologiquement parlant, cette Menace Fantôme qui, selon moi, est aussi le plus mauvais de la franchise. Voila, la chose est dite et, quelque part, ce n’est même pas une surprise pour beaucoup, franchement déçus par ce premier volet de la seconde trilogie et qui fut attendu pendant si longtemps – oui, dès les années 80, la rumeur courrait que Lucas ne souhaitait pas en rester là et prévoyait 9 films en tout. Car aussi incroyable que cela puisse paraitre, malgré le succès qu’il connu en son temps (1999, un autre siècle, une autre époque), La Menace Fantôme fut avant toute chose une belle déception, et ce, pour de multiples raisons : déjà, face a une si longue attente et le coté mythique de la saga, l’introduction de nouveaux protagonistes et d’une nouvelle intrigue, n’importe quel film aurait eu du mal face aux fans les plus hardcore. Cependant, quand on nous pond un film avec, je suis désolé, un bras cassé insupportable comme Jar Jar Binks (sans nul doute le pire personnage de tous les temps, tous genres confondus), un méchant aussi charismatique qu’une huitre (Dark Maul et son expression bovine), un jeune Dark Vador (non, ce n’est plus un spoiler depuis longtemps) blond et que l’on a envie de claquer a chaque apparition, une course inspiré de Ben Hur mais ennuyeuse au possible et une flopée de bestioles absurdes échappées du Muppet Show, comment voulez vous que, malgré une Nathalie Portman plutôt mignonne avec ses costumes extravaguant et un Liam Neeson assez crédible en chevalier Jedi, l’on n’ai pas envie d’envoyer bouler tout le film, Jar Jar et, bien entendu, George Lucas ?! Heureusement, la suite, elle, fut autrement plus intéressante et réussie mais en 1999, que la déception fut immense avec ce nouveau Star Wars


Points Positifs :
- Jusqu’à la première apparition de l’insupportable Jar Jar Binks, on pouvait encore ressentir un certain plaisir à retrouver l’univers de Star Wars.
- Les costumes de Nathalie Portman : franchement, si ceux-ci lui donnent par moments des airs ridicules, personnellement, j’ai adoré.
- Liam Neeson s’en sort plutôt bien en chevalier Jedi, pourtant, ce n’était pas gagné.
- Quelques beaux décors, quelques idées sympas ainsi que quelques scènes plus ou moins réussies.

Points Négatifs :
- Forcément, Jar Jar Binks : mais qu’est ce qui a pris a George Lucas de donner un rôle aussi important a cet espèce d’idiot du village consanguin qui parle comme un débile et qui, par-dessus le marché, n’est même pas drôle !? Rien que par sa présence, le film perd deux points dans sa note finale !
- Dans le genre bovin, Dark Maul est pas mal aussi : une seule expression de visage tout au long de ses apparitions et, par-dessus le marché, ratée car bon, comment dire, en toute sincérité, qui peut avoir véritablement peur d’un gus peinturluré comme un gothique au gout de chiottes !?
- Ah, le gamin qui joue le role d’Anakin Skywalker enfant, une vrai tête à claque : déjà, avec sa coupe au bol typiquement « film américain », il mérite des baffes, mais en plus, a chacune de ses apparitions, j’avais de curieuses envie meurtre…
- La course a la Ben Hur, un grand moment de… nullité absolue, tout simplement ; n’est pas Charlton Heston qui veut…
- Quand la tête a claques, euh, pardon, le gamin part dans l’espace et dégomme le vaisseau spatial, un grand moment de n’importe quoi.
- Et Lucas nous pond des origines christiques à ce sale gosse ; manquait plus que ça !
- Jar Jar Binks… oups, pardon, je l’avais déjà dit !

Ma note : 3,5/10

LE TALISMAN DE LA MORT


LE TALISMAN DE LA MORT

Le Monde d'Orbus, autrefois paisible, se trouve confronté à un terrible danger. Des forces maléfices sont à l'œuvre pour tenter de le soumettre à l'effroyable pouvoir du Démon, et VOUS seul pouvez empêcher que la catastrophe ne survienne. Vous aurez pour mission de détruire le Talisman de la Mort avant que les serviteurs du Prince de l'Ombre ne vous anéantissent. Mais prenez garde, car le temps vous est compté... Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, Bonne chance…


Le Talisman de la Mort
Série : Défis Fantastiques n°11
Auteur : Jamie Thomson et Mark Smith
Illustrations intérieures : Bob Harvey
Illustration de la couverture : Peter Andrew Jones
Titre original : Talisman of Death
Traduction : Camille Fabien
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : février 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400

Mon avis : Cette année 2014 avait plutôt bien débutée avec deux critiques de LDVELHLe Marais aux Scorpions puis Le Manoir de l’Enfer – puis, plus rien jusqu’à ce jour ce qui me fait dire qu’a un moment ou autre, il faudra que je trouve du temps a consacrer a l’une de mes plus anciennes passions et lui donner enfin la place qu’elle mérite sur ce blog. Mais quoi qu’il en soit, ce n’est pas n’importe quel titre qui a droit a sa critique en ce jour puisque, et je pense que les plus vieux amateurs de Livres dont vous êtes le héros ne me contrediront pas, Le Talisman de la Mort est l’un des plus cultes du genre. Il faut dire, d’entré de jeu, que ce onzième tome des Défis Fantastiques et le premier où les deux créateurs de la saga, Steve Jackson et Ian Livingston, ne sont pas aux commandes, et a la place, deux inconnus qui ne le resteront pas très longtemps : Jamie Thomson et Mark Smith et qui, par la suite, publieront leur propre série, La Voie du Tigre. Mais si dans cette cultissime série (où l’on joue un ninja), les auteurs pourront apporter leur touche personnelle et leur propre règles, dans Le Talisman de la Mort, ce n’est pas encore le cas : limités par le format et les règles simples mais encombrantes des Défis Fantastiques, Thomson et Smith ne peuvent donner qu’un aperçu de ce que sera La Voie du Tigre quelques temps plus tard (même univers, mêmes personnages, dieux, etc.), mais pour une mise en bouche, force est de constater qu’elle est plutôt alléchante pour ne pas dire réussie… En effet, l’une des grandes forces que l’on ressent en jouant a ce Talisman de la Mort, c’est, justement, la crédibilité de son univers dans son ensemble : que ce soit la description des lieux, les divers clergés, les protagonistes (alliés ou ennemis) voir même la quête (pourtant simpliste et franchement copiée sur celle du Seigneur des Anneaux), on trouve une cohérence qu’il manque parfois a d’autres titres du genre. De plus, le déroulement de l’histoire et le fait qu’il y ait plusieurs chemins possibles pour parvenir au but font que l’on n’éprouve pas de sentiment de frustrations comme cela peut être le cas dans d’autres livres-jeux – qui a dit ceux d’Ian Livingston !? Ajoutons a cela de superbes illustrations de la part de Bob Harvey et vous comprendrez pourquoi, a mes yeux, Le Talisman de la Mort est un bon, voir même un très bon Défis Fantastique. Malheureusement, tout n’est pas parfait non plus et justement, comme je l’ai dit précédemment, par moments, la quête est un peu trop calquée sur celle du Seigneur des Anneaux et certains passages renvoient tellement au lien entre Frodon et l’Anneau que l’on se croirait devant un copié/collé. Ensuite, si certains passages sont excellents, d’autres sont un peu plus convenus voir peu originaux et, pour finir, surtout si l’on connait La Voie du Tigre, bien plus aboutie, comment ne pas comparer ? Et a ce petit jeu… Mais bon, malgré quelques défauts, Le Talisman de la Mort n’en reste pas moins un bon Défis Fantastique, et c’est le principal.


Points Positifs :
- Le Talisman de la Mort est le premier Défis Fantastique où les créateurs originaux, Steve Jackson et Ian Livingston, ne sont pas présents et franchement, c’est plutôt une bonne chose puisque cela nous permet de faire la connaissance de nouveaux auteurs – Jamie Thomson et Mark Smith – qui apportent leur propre vision et qui, accessoirement, feront bien du chemin par la suite.
- Première incursion dans le monde d’Orbus (Orb dans La Voie du Tigre) et première apparition de quelques ennemis hautement charismatiques : Cassandra et Tyutchev.
- Un univers cohérant, riche et où en sent un certain travail de recherche, chose absente dans bien des LDVELH.
- Les illustrations de Bob Harvey sont tout simplement superbes.
- Idem pour la couverture que l’on doit à Peter Andrew Jones.

Points Négatifs :
- L’intrigue générale est un peu trop calquée sur celle du Seigneur des Anneaux et la chose est flagrante à certains moments : porteur du Talisman/Porteur de l’Anneau, les Cavaliers Fantômes/les Nazgûls, etc.
- On sent que les auteurs sont un peu limités par les règles des Défis Fantastiques.
- Pas mal de scènes réussies, certes, mais d’autres sont moins originales et on n’échappe pas a certains raccourcis et autres poncifs du genre.
- Les plus blasés remarqueront que tout cela n’est qu’une intrigue se déroulant, une fois de plus, dans un univers médiéval fantastique et que cela sent le réchauffé…

Ma note : 7,5/10

samedi 13 décembre 2014

METROPOLIS – TOME II


METROPOLIS – TOME II

L'étrange ossuaire découvert sous la plus grande tour de Metropolis est l'objet de toute l'attention des autorités. Le commissaire Lohmann a été désigné par les autorités franco-allemandes du Directoire pour tenter de comprendre le lien entre cette découverte et l'attentat sanglant commis sur la place centrale de la ville. Les extrémistes pangermanistes des Loups Noirs semblent des coupables trop évidents. Gabriel Faune a la lourde responsabilité d'exercer une forme de surveillance sur l'enquêteur, certes brillant, mais dont la fragilité mentale et le potentiel de violence sont connus. A mesure que les recherches progressent, Gabriel sent que le lien unique qui le lie à Metropolis s'affaiblit. Le ressenti très particulier qu'il avait avec les entrailles même de la ville qui l'a adopté le jour de sa fondation reste impressionnant, mais cela ne lui suffit pas pour comprendre ce qui se trame. La ville semble se transformer sans que ses habitants s'en rendent compte, tandis qu'il se sent lui-même déstabilisé par les personnes qu'il rencontre. Le docteur Freud, psychiatre renommé, veut l'aider. La très belle Loulou, petite amie de Lohmann, le trouble profondément. Les évènements de cette année 1934 semblent annoncer une forme de révolution qui prend naissance dans la ville elle-même...


Metropolis – Tome 2
Editeur : Delcourt
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Stéphane de Caneva
Couleurs : Dimitris Martinos
Genre : Uchronie, Fantastique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 septembre 2014
Nombre de pages : 96

Mon avis : En début de cette année, fin janvier pour être plus précis, je vous parlais sur ce même blog du premier tome de la nouvelle œuvre du sieur Serge Lehman, plus connu pour sa magistrale Brigade Chimérique qui connut un succès certain en son temps, et qui donc, se lançais dans une nouvelle bande dessinée, au nom plus qu’alléchant, Metropolis. Bien évidement, avec un titre pareil, on ne pouvait que penser qu’au chef d’œuvre cinématographique d’un certain Fritz Lang et, d’entré de jeu, on sentait l’hommage appuyé a la création du maitre ; surtout qu’un autre de ses films, M le Maudit, était également mis a l’honneur. Mais davantage qu’un simple hommage au cinéma allemand d’avant guerre, ce Metropolis était également – et heureusement d’ailleurs – une excellente BD : scénario, protagonistes, ambiance, tout tendait vers la perfection, surtout qu’histoire d’enfoncer le clou, l’ensemble était superbement mis en valeur par les dessins de Stéphane de Caneva qui donnaient vie a cette gigantesque métropole. Alors bien sur, suite a des débuts aussi prometteurs, c’était avec une certaine hâte que je souhaitais découvrir la suite de l’enquête de l’inspecteur Gabriel Faune, le citoyen numéro un de la ville, et, ma foi, je ne fus pas déçu. Bien entendu, en comparaison du premier tome qui mettait en place l’univers et l’intrigue, l’effet de surprise était passé, mais la chose était normale. De même, vu que l’œuvre tiendra en quatre volumes, ici, le rythme narratif est légèrement moins soutenu mais en dehors de ce point de détail, force est de constater qu’une fois de plus, je ne peux dire que du bien, une fois de plus, d’une œuvre de Serge Lehman : ainsi, tout en suivant la suite de l’enquête qui semble bien complexe, comment ne pas louer les divers inspirations et clins d’œil de l’auteur, que ce soit a des personnages historiques réels ou des œuvres artistiques – le summum étant, selon moi, lorsque Gabriel Faune arpente les rues du quartier chaud. De plus, le lien avec Metropolis, le film, est une fois de plus fait avec la présence d’un certain robot… Mais plus que ces hommages appuyés, et comme pour le premier tome, une fois de plus, ce qui ressort principalement de cette uchronie, c’est bien entendu l’ambiance qui en découle, ces personnages bien plus tourmentés qu’on aurait put le penser de prime abord (et sur ce point, le héros est bien plus complexe) et le constat, une fois de plus, que l’auteur sait non seulement de quoi il parle mais qu’il tend, a partir de là, a nous en offrir le meilleur. Espérons que la suite soit toujours du même acabit car bon, pour le moment, Metropolis est une excellente bande dessinée…


Points Positifs :
- Le premier tome de Metropolis était si bon que l’on pouvait craindre d’être déçu par sa suite, or, il n’en est rien et c’est tant mieux : l’enquête avance lentement, très lentement même mais ce n’est pas plus mal surtout que Lehman en profite pour s’attarder sur ses personnages.
- Justement, le héros, Gabriel Faune, s’avère être bien plus complexe qu’on pouvait le croire de prime abord : quid de son fameux et mystérieux don, ses origines et, surtout, nous voilà avec un personnage plutôt sombre…
- Point de vu dessins, c’est toujours aussi bon et donc, un grand bravo a Stéphane de Caneva aux crayons et Dimitris Martinos aux couleurs.
- Nombreuses références, une fois de plus, a Metropolis, le film, mais également, a tout un tas d’œuvres artistiques des années 20 et 30 ; sans oublier, bien sur, quelques personnages réels.

Points Négatifs :
- Contrairement au premier tome, le rythme, ici, est un peu moins soutenu mais la chose est après tout normale : passez l’effet de surprise et la mise en place de l’univers et de l’intrigue, l’auteur peut prendre le temps de s’attarder sur l’enquête et la personnalité de ses personnages, surtout qu’il y a encore deux tomes derrière.
- Du coup, même si j’ai trouvé se second tome plutôt bon, j’ai été un peu moins emballé.
- Difficile pour le néophyte de reconnaitre toutes les références qui parsèment les pages de cette œuvre.

Ma note : 7,5/10

mardi 9 décembre 2014

VELVET – AVANT LE CRÉPUSCULE


VELVET – AVANT LE CRÉPUSCULE

À Paris, en 1973, Jefferson Keller, l'agent X-14 de l'ARC-7, une organisation d'espionnage ultra confidentielle, est retrouvé mort, visiblement abattu à bout portant en pleine nuit. Velvet Templeton est réveillée au beau milieu de la nuit par le directeur de l'agence. Il souhaite qu'elle soit auprès de lui au plus vite, ses compétences de secrétaire étant importantes dans un tel moment. Une fois sur place, une réunion de crise se tient et Velvet y assiste. Elle connaissait bien l'agent Keller : il fut son amant il y a peu. D'emblée, des doutes sont émis par le directeur sur l'implication d'un traître au sein de leur organisation, tout le monde doit être passé au crible. Velvet épluche le dossier du défunt agent et constate un trou dans ses notes de frais sur une journée entière. Elle n'a pas le temps d'en parler au directeur qu'un coupable a été trouvé : Frank Lancaster, un agent à la retraite. Velvet n'ose pas y croire. Connaissant l'une des planques de ce dernier, elle s'y rend et découvre le cadavre de Lancaster. Elle n'a pas le temps de réagir que des hommes d'ARC-7 forcent la porte et la tiennent en joue. Désignée coupable, Velvet comprend qu'elle est la cible parfaite, ce que ne savent pas ces types c'est qu'elle n'est pas une simple secrétaire mais une espionne de haut rang et que les neutraliser ne lui prendra guère de temps...


Velvet – Avant le crépuscule
Scénario : Ed Brubaker
Dessins : Steve Epting
Encrage : Elizabeth Breitweiser
Couverture : Steve Epting
Genre : Aventure, Action, Espionnage
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Velvet – Before the Living End
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juillet 2014
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 08 octobre 2014
Nombre de pages : 128

Liste des épisodes
Velvet 1-5

Mon avis : Je ne vais pas vous mentir, en temps normal, les récits d’espionnage et moi, ca ne fait pas vraiment deux, il faut dire que si j’ai put apprécier un ou deux James Bond, en règle générale, le genre ne m’intéresse guère. Pourtant, aujourd’hui, c’est d’une œuvre dont le sujet principal est bel et bien l’espionnage dont je vais vous parler, et qui plus est, en bien, car bon, comment dire, si même un non spécialiste comme moi a put remarquer que Velvet Templeton est l’équivalent féminin de l’agent 007, je n’ose croire ce qu’ont put ressentir ceux qui ne jurent que par les aventures du célèbre agent crée par Ian Fleming. Car ici, tout renvoi justement aux récits d’espionnage qui ont tant fait pour la célébrité du plus grand des agents britanniques – et plus précisément, période Sean Connery, la meilleure selon moi – que ce soit le lieu, l’époque (eh, 1973), l’ambiance, bref, inutile de nier l’inspiration des auteurs tant elle saute aux yeux. Sauf que, et c’est là la principale différence, plutôt que de nous taper un énième avatar de James Bond, ici, le personnage principale est… une femme ; mais pas n’importe laquelle, comme vous pouvez l’imaginez : simple secrétaire d’apparence, Velvet Templeton est en fait un ancien agent de terrain qui n’a strictement rien à envier aux males de l’agence et qui, justement, va devoir très rapidement démontrer tout son savoir faire au grand dam de ces messieurs. Cette idée, plutôt amusante quand on connait un minimum le genre (où la secrétaire tient un peu le rôle de la potiche amoureuse du héros) est l’un des points forts de ce Velvet, un récit a la fois moderne – pour la place de la femme – et ancré dans le passé – vu que le récit se déroule au début des années 70 – et franchement, comment ne pas louer le synopsis du sieur Ed Brubaker, un scénariste que j’apprécie depuis une décennie et qui, pour la petite histoire, fut tout de meme celui qui me fit aimer Captain America suite a son passage sur cette série – période Soldat de l’Hiver, avant la mort de Cap. Histoire d’enfoncer le clou, qui retrouve t-on aux pinceaux de ce Velvet ? Je vous le donne dans le mille : Steve Epting, le même qui avait officié sur Captain America période Brubaker ! Et franchement, le style de celui-ci colle parfaitement à l’ambiance de la série. Bref, vous l’avez compris, Velvet, c’est un James Bond au féminin mais aussi, ne l’oublions pas, un Captain America sans tout le folklore super-héroïque où les deux compères, Brubaker et Epting, peuvent s’en donner à cœur joie et nous offrir une série qui démarre sur les chapeaux de roue, au point même, je le reconnais, que même quelqu’un comme moi, qui en temps normal, n’apprécie pas plus que cela le genre espionnage, est plus que conquis par ces cinq premiers épisodes, c’est pour dire…


Points Positifs :
- Ed Brubaker sort des sentiers battus et déniaise complètement la petite secrétaire un peu cruche des James Bond (et autres divers avatars) pour en faire une femme forte, séductrice et surtout, oui, surtout, dangereuse, autant que ses collègues masculins voir même davantage. Une petite révolution dans le genre et, surtout, une bonne idée.
- En dehors du fait que c’est un ancien agent de terrain et qu’elle n’a rien a envié a ses collègues qui jusque là, la prenaient de haut,  Velvet Templeton, si elle est charmante et possède des atouts non négligeables, est un personnage singulier dans le monde des comics, ne serais-ce que pour son âge – sensiblement la quarantaine – on est loin des petites jeunes habituelles, et c’est tant mieux !
- Scénaristiquement, Brubaker fait du très bon boulot et nous livre cinq épisodes tout simplement captivants et dans la grande tradition du genre.
- Le plaisir de retrouver le duo Brubaker/Epting qui avait livré les plus belles heures de gloire de Captain America, il y a une décennie.
- Justement, comment ne pas louer les dessins du sieur Steve Epting qui nous plonge dans les années 70 avec des planches tout bonnement superbes.

Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes entièrement allergique au genre espionnage, alors, Velvet risque de vous déplaire puisque, malgré son originalité – c’est une héroïne – on retrouve tous les poncifs et autres vieilles ficelles du genre dont Brubaker use et abuse avec plaisir.
- J’aime bien le style de Steve Epting mais je ne peux cacher que certains protagonistes se ressemblent un peu et que, du coup, j’ai eu un peu de mal à reconnaitre qui est qui par moments.  

Ma note : 8,5/10

X-MEN 18


X-MEN 18
Décembre 2014

(Untitled) – All-New X-Men 25 – Juin 2014
Brian M. Bendis, David Marquez, Bruce Timm, Arthur Adams, David Mack, Skottie Young, Robbi Rodriguez, Lee Bermejo, Kent Williams, J.G. Jones, Ronnie Del Carmen, J. Scott Campbell, Maris Wicks, Jason Shiga, Dan Hipp, Max Wittert, Jake Parker, Jill Thompson, Paul Smith, Bob Wiacek, Justin Ponsor, Laura Martin, Jason Keith, Marte Gracia, Nei Ruffino, Maris Wicks, Matthew Wilson, Jordie Bellaire
Uncanny X-Men vs. S.H.I.E.L.D., part 1 – Uncanny X-Men (vol.3) 19 – Mai 2014
Brian M. Bendis, Chris Bachalo, Tim Townsend, Al Vey, Jaime Mendoza, Mark Irwin, Victor Olazaba, José Villarrubia
No Goats, No Glory – Amazing X-Men (vol.2) 7 – Juillet 2014
Kathryn Immonen, Paco Medina, Juan Vlasco, Rachelle Rosenberg
Offensives Acts – X-Force (vol.4) 1 – Avril 2014
Simon Spurrier, Rock-He Kim
Startruck, part 1 – Cyclops (vol.2) 1 – Juillet 2014
Greg Rucka, Russell Dauterman, Chris Sotomayor

Mon avis : Histoire de clore cette année 2014, la revue X-Men arbore une couverture spéciale signée du grand Alex Ross et un vrai-faux numéro 1, écrit bien en grand et visible de loin, ce qui, selon toute personne sensée, est pour le moins incongru vu que la numérotation n’a pas changée – ouf, pour une fois qu’on y échappe, on ne va pas se plaindre. Mais comme ce fut le cas pour la revue Avengers en septembre dernier, la chose s’explique par le fait qu’avec cette…euh, mascarade…, nos amis de chez Panini nous on ressorti leur traditionnel excuse du genre : « un numéro parfait pour les nouveaux lecteurs ». Mouais, bof, comme si les fameux nouveaux lecteurs avaient besoin qu’on leur dise quand se lancer dans l’achat d’une revue de super-héros ; enfin bon, personnellement, j’en n’ai jamais eu besoin mais passons… Car plus important que cet artifice commercial plutôt agaçant, ce qui compte, c’est le contenu et la, disons tout de suite qu’au jour d’aujourd’hui, mais la chose ne date pas d’hier et le mal est plus ancien, X-Men est tout sauf le plus beau fleuron des publications Marvel dans nos vertes contrées. Il faut dire que les deux nouveautés de la revue, Cyclope et X-Force sont tout sauf indispensable : le premier où l’on suit les traces de la version jeune du héros mutant bien connu tirée d’All-New X-Men dans l’espace est franchement inutile et ne sert qu’a complexifier davantage la présence des cinq X-Men originaux a notre époque – a un moment donné, Bendis devra bien nous dire ce qu’il compte faire de ces cinq là dans un monde où leurs versions adultes, or Jean Grey, sont encore en vie. Quant a X-Force, on nous ressort encore le coup, usé jusqu’à la moelle, où les équipes mutantes ont besoin de… soupir… une force de frappe qui fera le sale boulot avec Cable pour chapeauter le tout. Bof, car bon, si le retour de Fantomex m’a fait plaisir, cela fait juste un quart de siècle qu’on nous le ressort X-Force et franchement, en dehors des épisodes des années 90 avec les anciens Nouveaux Mutants, dans le genre « on tourne en rond », il est difficile de faire mieux… euh, pire ! Bien évidement, dans le genre pire, il y a Amazing X-Men : l’équipe créative des débuts, après avoir lancé la série, s’en est allé et déjà que ça ne volait pas bien haut au départ, désormais, cette série devient franchement navrante et cet épisode avec Spidey en invité est tellement affligeant que j’ai éprouvé de la peine pour les créateurs de cette chose. Reste heureusement les deux séries de Bendis, Uncanny et All-New X-Men : le premier voit le retour de Bachalo avec les débuts de la guerre entre l’équipe de Cyclope (le vieux, on s’y perd et après ils vont nous dire que ce numéro est parfait pour les néophytes, mais bien sur…) et le S.H.I.E.L.D. et, bah, pour le moment, ça se lit, c’est déjà un minimum. Quant au second, eh ben, curieusement, ce fut la bonne surprise de ce numéro de décembre de X-Men : un épisode spécial qui, a priori, ne servait a rien (d’ailleurs, scénaristiquement, c’est le cas) mais qui s’avère réussi par la présence de nombreux dessinateurs dont certains forts éloignés du monde des comics, une certaine dose d’humour et, franchement, quelques planches superbes. Bref, cela n’apporte pas grand-chose à l’intrigue mais au moins, on y passe un bon moment… quoi que, au final, cela fait peu pour une revue avec cinq séries, vous ne trouvez pas ?!


Points Positifs :
- L’épisode spécial d’All-New X-Men est la plus belle réussite de ce numéro : bien entendu, d’un point de vu scénaristique, il ne sert quasiment a rien, mais rien que pour la présence de nombreux artistes et les différences de style, celui-ci valait le coup.
- Jean Grey croquée par Bruce Timm, ma foi, c’est plutôt pas mal !
- La scénette entre Kitty et Collossus, un vrai régal autoparodique comme je les aime.
- Bachalo est de retour sur Uncanny X-Men, bonne nouvelle même si nous n’avons pas la un épisode transcendant ; mais bon, au moins, ça se lit…
- Grand retour de l’un de mes personnages préférés, Fantomex.
- Une belle couverture d’Alex Ross.

Points Négatifs :
- J’en ai marre de ces pseudos arnaques commerciales de chez Panini qui nous ressort le coup du vrai-faux numéro 1 : mais quand comprendront-ils que les nouveaux lecteurs n’ont pas besoin de ces artifices pour se lancer dans le monde des comics !?
- Si le ridicule tuait, Panini serait mort instantanément : ainsi, on a droit a un 1 gigantesque en couverture tandis que la numérotation, elle, affiche le… 18. Allez comprendre quelque chose…
- Je n’en voulais pas, Panini nous l’impose tout de même : bref, il va falloir se taper la série consacré au jeune Cyclope, espèce de truc débile de pirates de l’espace dont je ne vois pas l’intérêt ; mais bon, cela peut parfaitement plaire a d’autres, j’en conviens.
- Quatrième version de… sonnez les trompettes… X-Force !!! Où comment faire du pseudo neuf avec du vieux : et c’est reparti, on nous ressort Cable et une équipe de cintrés, le coup du besoin d’une équipe de baroudeurs prêt a frapper partout dans le monde, etc.
- Je n’ai jamais rien attendu de cette arnaque commerciale qu’était Amazing X-Men, mais depuis le départ de l’équipe créative qui a lancé la série (et ferré le client), cela devient franchement n’importe quoi, l’épisode de ce mois ci atteignant des profondeurs indicibles de nullité…

Ma note : 5,5/10