mardi 1 décembre 2009


Ouah, quelle surprise ! Décidément, je me demande encore comment certains peuvent s’extasier devant une récompense comme le Ballon d’Or France Football lorsque l’on connaît le vainqueur environ dix ou onze mois à l’avance. Car bon, comment dire, quelqu’un, cette année, aurait t’il douter de la victoire finale de l’argentin Lionel Messi ? Allons messieurs dames, soyons sérieux, on nous a tellement rabacher les oreilles avec lui, tout au long de 2009, lui promettant le trophée des les mois de février, mars (voir avant) que tout le cirque de ses dernières semaines était tout bonnement inutile : après tout, a quoi bon nous proposer des noms, faire un vote, lorsque l’on connaît le vainqueur par avance ? A rien, sauf à faire parler et à vendre du papier…

Enfin, je ne nie pas que le père Messi ne mérite pas le titre, mais un tel nombre de points au classement est un peu ridicule. Je sais que l’on vie dans l’air du toujours plus fort etc. Mais bon, cela en devient absurde ; Messi est bon ? Oui, mais il est, sur cette année, très mauvais avec la sélection. Il le méritait plus que Ronaldo en 2009 ? Incontestablement (et je suis portugais), mais ce dernier marqua plus l’année 2008 que l’argentin cette année, et au demeurant, le barcelonais peut être un excellant dribleur, l’autre en fait autant, court aussi vite si ce n’est plus, à une frappe de balle plus puissante et est excellant de la tète. Pour moi, cela en fait un joueur plus complet, c’est tout (et je ne dis pas ça parce que je suis portugais, je vous l’assure). Mais bon, allez, on me dira que Messi à gagner la Champions League alors, il fallait bien la donner à quelqu’un. Okay, dommage pour Xavi ou Iniesta par exemple… Quand au Barca, il me semble que Chelsea s’était un peu (beaucoup) fait voler en demi finale. Bref, cela pourrait être une discussion sans fin entre ceux qui sont satisfaits et les autres mais moi, ce que j’espère, c’est que l’année prochaine, on ne connaisse pas le nom du futur vainqueur des le début d’année (quoi que, avec la Coupe du Monde, on devrait être tranquille jusqu’à juillet, après, on saura bien évidement).

Enfin, voila le classement de l’année 2009, avec ses satisfactions et ses incohérences (Kaka ne fait pas grand-chose cette année, il à tout de même 58 points, la bonne blague !), et, bien sur, puisque aujourd’hui, que dis je cette année, le héros, c’est lui, Lionel Messi et ses 473 points. Bravo à lui et vivement l’année prochaine :

1. Lionel Messi (Argentine, FC Barcelone) : 473 points
2. Cristiano Ronaldo (Portugal, Manchester United puis Real Madrid) : 233 pts
3. Xavi (Espagne, FC Barcelone) : 170 pts
4. Andrès Iniesta (Espagnol, FC Barcelone) : 149 pts
5. Samuel Eto'o (Cameroun, FC Barcelone puis Inter Milan) : 75 pts
6. Kaka (Brésil, Milan AC puis Real Madrid) : 58 pts
7. Zlatan Ibrahimovic (Suède, Inter Milan puis FC Barcelone) : 50 pts
8. Wayne Rooney (Angleterre, Manchester United): 35 pts
9. Didier Drogba (Côte d'Ivoire, Chelsea): 33 pts
10. Steven Gerrard (Angleterre, Liverpool) : 32 pts
11. Fernando Torres (Espagne, Liverpool): 22 pts
12. Cesc Fabregas (Espagne, Arsenal) : 13 pts
13. Edin Dzeko (Bosnie, Wolfsburg) : 12 pts
14. Ryan Giggs (Pays de Galles, Manchester United) : 11 pts
15. Thierry Henry (France, FC Barcelone): 9 pts
16. Luis Fabiano (Brésil, FC Séville), Nemanja Vidic (Serbie, Manchester United), Iker Casillas (Espagne, Real Madrid): 8 pts
19. Diego Forlan (Uruguay, Atletico Madrid): 7 pts
20. Yoann Gourcuff (France, Bordeaux): 6 pts
21. Andreï Archavine (Russie, Arsenal), Julio Cesar (Brésil, Inter Milan), Frank Lampard (Angleterre, Chelsea): 5 pts
24. Maicon (Brésil, Inter Milan): 4 pts
25. Diego (Brésil, Werder Brême puis Juventus Turin): 3 pts
26. David Villa (Espagne, Valence), John Terry (Angleterre, Chelsea): 2 pts
28. Franck Ribéry (France, Bayern Munich), Yaya Touré (Côte d'Ivoire, FC Barcelone): 1 pt
30. Karim Benzema (France, Lyon puis Real Madrid): 0 pt

La preuve est une fois de plus faite que toutes les occasions sont bonnes pour se cultiver un peu. Tout le monde (enfin j’espère, à notre époque, je ne suis plus sur de rien) connaît l’expression « Coup de Jarnac », qui est devenu dans le sens commun un « coup en traître ». Pourtant, peu sont ceux qui peuvent se vanter de savoir d’où celle-ci est venue. Hier, en lisant le tome huit de De cape et de crocs, je suis retombé sur cette expression et, par simple curiosité, j’ai chercher d’où elle pouvait bien provenir, ne serais ce que pour me coucher moins bête le soir, et la voici :

Coup de Jarnac

Coup de Jarnac se dit en référence à un coup violent, imprévu et considéré, à tort, comme déloyal ou pernicieux. Dans son sens premier et d’escrime, il s’agit d’un coup à l’arrière du genou ou de la cuisse. À l’époque où il devint célèbre, le coup était imprévu et c’est ce qui lui a donné sa signification.

L’expression devint bientôt synonyme d’habileté. Cependant, elle prit à partir du Dictionnaire de Trévoux (fin du XVIIIe siècle) un sens péjoratif qu’elle a encore parfois aujourd’hui. Émile Littré rétablit l'acception d’origine, un coup habile et fort loyal :

« Gui de Chabot Jarnac, dans un duel, le 10 juillet 1547, fendit d’un revers de son épée le jarret à son adversaire François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie. Ce coup fut trouvé très habile et fournit une expression proverbiale, qui a pris un sens odieux ; mais c’est un tort de l’usage, car le coup de Jarnac n’eut rien que de loyal, et le duel se passa dans toutes les règles de l’honneur. À la suite de cela, un Jarnac s’est dit aussi pour un poignard. »

Détail de l’affaire

Guy Chabot de Saint-Gelais, futur deuxième baron de Jarnac, s’était marié en mars 1540 à Louise de Pisseleu, sœur de la duchesse d’Étampes, maîtresse de Francois Ier. Le dauphin, le futur Henri II, avait fait courir le bruit, à l’instigation sans doute de sa maîtresse Diane de Poitiers, que Chabot devait à sa belle-mère, Magdelaine de Puyguyon, seconde épouse de son père, le baron Charles Chabot, des faveurs de toutes sortes.

La duchesse d’Étampes, outragée, demanda à son royal amant justice de ces bruits calomnieux, et Francois Ier ne put qu’accéder à sa demande. Le coupable, le dauphin, craignait la colère de son père, et ce fut La Châtaigneraie, ami du dauphin et redoutable bretteur, qui se dévoua pour dire que c’était lui l’auteur de ces bruits, et qu’il n’avait d’ailleurs fait que répéter ce que Guy Chabot lui avait dit.

Chabot ne put, à son tour, que demander au roi la permission de venger son honneur, mais Francois Ier la refusa toute sa vie, bien conscient qu’il ne s’agissait là que de « querelles de femmes jalouses ».

En 1547, à l’avènement d'Henri II, Chabot renouvela sa demande, qui fut alors accueillie favorablement. Mais la réputation de La Châtaigneraie en tant qu’escrimeur était telle que Chabot prit dans l’intervalle des leçons avec un spadassin italien qui lui enseigna un coup de revers inconnu jusque-là (Jarnac n’est donc pas l’inventeur du coup qui porte son nom). Ce maître d’escrime avait également prévu d’exploiter une faiblesse de La Châtaigneraie : une vieille blessure reçue au genou, en choisissant une arme lourde, l’épée à deux mains, afin de le fatiguer, et de le ralentir dans ses déplacements.

Le duel eut lieu le 10 juillet 1547. Le début de la rencontre fut en faveur de La Châtaigneraie, grand favori, jusqu’au moment où Chabot put placer ce coup de revers, qui fendit le jarret de son adversaire. Le coup était régulier et, à la surprise générale, Chabot fut déclaré vainqueur.

On dit que La Châtaigneraie, s’attendant à remporter facilement le duel, avait prévu de donner un superbe repas le jour même du duel. En tout cas, il fut tellement humilié de cette défaite qu’il arracha le soir venu les pansements de sa blessure et il mourut dans la nuit.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_de_Jarnac

DE CAPE ET DE CROCS : LE MAÎTRE D’ARMES

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Explorant les étranges cimes nuageuses de l'immense îlot d'Oxymore, messieurs de Maupertuis et Villalobos retrouvent enfin le mystérieux Maître d'Armes. Mais l'homme a le sang chaud, le verbe haut, la lame prompte... Comment va-t-il réagir aux provocations d'Eusèbe ? Acceptera-t-il de réorganiser la défense du royaume sélénite ? L'heure est grave, car le fourbe prince Jean et l'infâme Mendoza ourdissent de sinistres projets : sur le paisible astre lunaire plane l'ombre de la guerre.

Ce fut quelques mois après avoir découvert De cape et de crocs, en 2007, que sorti le huitième volume, Le maître d’armes et ce fut donc avec une impatience certaine que j’attendis la date de sa parution et que, forcement, me l’était procuré, tant la hâte de retrouver les péripéties de Don Lope et Armand était grande. Et pourtant, assez curieusement, je dois reconnaître, qu’à l’époque, celui-ci m’avait laissé une impression plus que mitigée, pour ne pas dire que j’avais été légèrement déçu, ou du moins, désappointer. Etais ce le temps qui avait fait son œuvre, ou bien, ce huitième tome était il véritablement inférieur à ses prédécesseurs. Ou alors, plus simplement, le fait que l’ambiance dramatique ait définitivement pris le pas sur l’humour des débuts m’avait elle désappointé au plus haut point ? Bref, tout un tas de questions légitimes qui m’avaient suffisamment troublé au point que, pendant deux ans, mon opinion au sujet du Maître d’armes était légèrement négative. C’est donc avec un certain intérêt qu’a la relecture de la série dans son intégralité, j’attendais avec impatience de me replonger dans celui-ci plus particulièrement afin de voir si, au fil du temps et en lisant les huit tomes les uns après les autres, mon opinion pourrait, comme dans le cas de l’Histoire secrète, changer ?

Et bien, pour être tout à fait franc, oui et non (ce qui, je le reconnais, est loin d’être une réponse satisfaisante). Oui parce que, finalement, en remettant dans le contexte général du cycle, le coté dramatique se justifie amplement : il n’était bien évidemment pas possible pour les auteurs, au vu du déroulement de l’intrigue et du final de ce tome, de poursuivre dans les calambours et les gags toutes les pages ; l’humour existe toujours, mais jamais de façon aussi menue. De plus, la mélancolie qui coule tout au long de l’album n’est pas pour me déplaire, après tout, les protagonistes, Don Lope, Armand, le Maître d’armes et les autres, se doutent bien que leurs causes est quasiment perdue d’avance et que la mort les attend, mais ils n’hésitent pas une seconde, avec panache bien sur, a affronter leur destin. Et forcement, lorsque l’on s’attend au pire, il est difficile d’avoir le cœur léger, vous ne trouvez pas ? De même, la bataille finale, très fortement inspirée de celle des Thermopyles (comme par hasard, le film 300 est contemporain du Maître d’armes) qui m’avait déplu il y a deux ans par sa facilité s’est avérée être plutôt bien pensée, tant par sa rapidité que par le choix des couleurs, rouge et blanc, montrant toute la violence d’un combat sans pitié, terrible, où les morts s’entassent ce qui est une première dans la série et a put détonner lors de la première lecture tant l’on était habitué à un ton bien moins violent. Alors oui, tout de même, mais non aussi car cette énième relecture n’a pas suffit malgré tout pour que je change entièrement d’avis, j’éprouve quand même une nette préférence pour les albums précédents, mais je ne dirais plus que celui-ci est le pire, disons qu’il est… différent surtout. Et que, à choisir, je préfère largement les premiers temps de la série, bien plus joyeux, tout en reconnaissant que les changements, perspectibles depuis que nos héros étaient partis pour la Lune devaient forcement aboutir à cela, et que, en toute logique, De cape et de crocs, pour garder sa cohérence devait passer par un tome très dur. Finalement, au vu de sa relecture, ce n’est plus forcement le ton, très dur, empli de désespoir et de fatalisme, ni la violence de l’album qui m’aura le plus déplut, mais peut être, sur quelques planches, des choix de couleur pas toujours judicieux à mon avis, et parfois, une qualité graphique que l’on connue d’un autre niveau, bien supérieur. Mais bon, malgré tout ce que j’ai put écrire, Le maîtres d’armes (dont je m’aperçois que je ne vous ai même pas parlé du personnage en lui-même, qui promet d’ailleurs !) est un bon album, différent des autres certes par son ton, mais qui mérite que l’on revienne sur son cas. Quand à la suite, je l’attends avec impatience, mais bon, je devrais encore attendre quelques semaines…

DE CAPE ET DE CROCS : CHASSEURS DE CHIMÈRES

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Toujours à la recherche du maître d'armes, seul capable d'aider le roi à se protéger d'un coup d'État, le trio poursuit son exploration de la Lune. Poursuivis par le mystérieux marquis des Trois Cratères, ils sont guidés par le captain Boone et ses pirates vers les confins du monde connu, sinistre région où règnent d'inquiétantes créatures, les chimères !

Lorsque je découvris De cape et de crocs, seul sept volumes étaient sortis à l’époque ce qui signifie que celui-ci était, provisoirement, le dernier. Bien évidement, et vous l’avez compris depuis longtemps si vous avez lu toutes mes critiques sur les six premiers tomes, mon avis vis-à-vis de la saga de Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou est plus que positif et, si celle-ci n’est, et ne sera jamais, la plus grande bande dessinée du monde, elle n’en reste pas moins tout bonnement excellente, ne serais ce que par son univers, son coté théâtral, ses divers hommages et inspirations, son humour (moins présent au fil du temps) et surtout ses personnages, bien évidement. Et, forcement, ce septième tome, Chasseurs de chimères, est tout aussi bon que ses prédécesseurs même si, en toute objectivité, cet humour omniprésent dans les premiers tomes et qui s’est dilué (pas entièrement mais de façon notable néanmoins) au fil du temps manque un peu pour que tout soit parfait. Mais bon, même ainsi, je n’irais pas jusqu’à critiquer cette série, comme j’ai put le voir ici et la sur le net ; je sais bien que tous les goûts sont dans la nature et que chacun est libre d’avoir son opinion (encore heureux d’ailleurs) sur une œuvre, mais bon, quand je tome sur des avis où l’on peut lire qu’il ne se passe rien du tout dans ce septième volume, je ne peux qu’être en total désaccord, car si, effectivement, il y a eu des albums un peu plus fournis question intrigue et rebondissements, Chasseurs de chimères n’en est pas dépourvue. Bien évidemment, la quête au trésor des débuts est oubliée, a juste titre puisque celui-ci n’existait pas, depuis longtemps, mais celle-ci est remplacée par une autre « chasse », celle du Maître d’armes, loin d’être dénuée de dangers, tandis que par ailleurs, le Prince Jean et Mendoza préparent leur plan de conquête de la Lune. L’album alterne donc entre des moments plus calmes, où certains des protagonistes soient fourbissent leur plans, soient se préparent au pire, tandis que nos deux éternels compères, Don Lope et Armand, toujours accompagnés du lapin Eusèbe, dont un jours peut être on saura la vérité sur son mystérieux passé, après avoir retrouver les pirates du capitaine Boone partent sur la face cachée de la Lune, cet endroit mystérieux où vivraient de terrifiantes chimères. Bref, le coté aventureux de l’intrigue, lui au moins, est toujours présent, et cela, personne ne pourra le nier, dans un album riche en temps forts et inoubliables comme le duel de rimes entre Armand et un disciple du Maître d’armes (celui qui dit le dernier mot gagne le combat), et la scène apocalyptique où les terrifiantes chimères s’abattent sur le navire pirate. Et si, la fin de ce septième album, qui s’achève dans des cases d’un blanc limpide, renvoient forcement à celle du troisième, ce qui fait que le procédé, déjà connu fonctionne moins bien, je ne peux que vous conseiller de ne pas passer à coté de ce qui est toute de même une excellente bande dessinée qui mérite amplement le détour. Et puisque j’y pense (et il serait temps tout de même), n’hésitez pas à regarder attentivement toutes les cases, de nombreuses petites surprises vous y attendent ; après tout, De cape et de crocs vaut autant pas ses dessins que par son scénario. Il serait bon de le rappeler !

DE CAPE ET DE CROCS : LUNA INCOGNITA

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Après un fabuleux périple, MM. de Villalobos et Maupertuis et leurs compagnons arrivent sur la lune. Alors qu'ils foulent une étendue totalement déserte, un tremblement de lune se produit... et une fastueuse cité royale surgit du néant ! Mais d'autres Terriens, menés par le fourbe Mendoza, atterrissent peu après, Leur seul but : trouver de l'or !

Plus de Terra incognita mais une Luna incognita pour ce sixième tome de De cape et de crocs où nos héros, Don Lope de Villalobos Y Sangrin, Armand Raynal de Maupertuis, Eusèbe, Le Raïs Kader, Hermine et Séléné, parviennent enfin, après avoir traverser l’espace dans un curieux bateau (n’allez pas vous poser la question de comment ils peuvent respirer dans le vide spatial etc., après tout, ne sommes nous pas dans un monde merveilleux et ne croyait t’on pas, à l’époque, le XVIIem siècle, que l’on pouvait ainsi voyager entre les astres ?), a parvenir sur notre satellite. Ainsi, dans un alunissage qui m’a davantage plus fait penser à Tintin dans On a marcher sur la Lune, qu’a Apollo 11, nos héros débarquent dans un paysage désolé, qui ne dénote pas avec la réalité et auquel le lecteur ne s’attendait, malgré tout, à ne pas trouver : après tout, s’il y a des Sélénites, la physionomie lunaire ne devrait elle pas être légèrement différente ? Question logique, mais rassurez vous, assez rapidement, et ce, de façon magistrale, nos héros vont être confronter aux habitants de notre satellite, même si le premier contact leur fait penser qu’ils sont arrivés aux portes de l’enfer : ainsi, l’arrivée au beau milieu d’une foule tout droit sortie d’un tableau de Bruegel l’ancien, l’un des grands moments de l’album, et situation cocasse s’il en est, car bien entendu, les Sélénites sont fort proches des Terriens, du moins physiquement, car pour ce qui est du reste, culture, architecture, mode de pensée, etc., même si les ressemblances sont légions, il existe tout de même quelques différences notables. Mais cela, le lecteur apprendra à les connaître au fil des pages d’un album où l’action prime moins que ces prédécesseurs, ce qui est normal puisqu’un « nouvel » univers nous est présenté et que l’on suit longuement nos protagonistes dans leurs premières approches de l’astre lunaire. Mais ils ne sont pas seuls, le Prince Jean et les pirates les ont précédés tandis que Mendoza les y rejoint assez rapidement, ce qui promet de sacrés ennuie pour la suite. Passez la phase découverte, y compris avec le souverain légitime de la Lune, quelques interrogations que l’on traîne depuis pas mal de tomes (La farouche et fière Hermine est elle la fille perdue du Raïs Kader, l’ingénue et romantique Séléné celle du couple royal comme tout le laisse supposer ou peut être pas finalement ?), une nouvelle quête s’offre pour nos deux compères, Don Lope et Armand, retrouver le Maître d’armes, personnage semi-légendaire et accessoirement seul homme capable de s’opposer avec efficacité aux ambitions retrouvées du Prince Jean. Et tandis que de nouveaux obstacles se mettent sur leur route, que cela soit à dos de chevaux ou de canards (sic !), nos deux héros partent pour un nouveau voyage, cette fois ci dans les merveilleux et mystérieux paysages lunaires. Bref, une fois de plus, l’intrigue sait se renouvelée et rester suffisamment captivante pour tenir en haleine le lecteur qui n’a qu’une seule hâte, découvrir la suite !

DE CAPE ET DE CROCS : JEAN SANS LUNE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... ... Où l'on verra nos inséparables gentilshommes loup et renard, Messieurs de Maupertuis et Villalobos, percer enfin le secret des îles Tangerines et de ses hôtes très mystérieux ; ou bien affronter le fort lunatique prince Jean ; et encore élaborer d'improbables machines avec l'aide du savant Bombastus ; et aussi retrouver l'ombrageux Raïs Kader, l'infâme Mendoza, le fourbe Cenile, la belle Séléné et le fougueux Eusèbe, avant d'embarquer, croyez-le, pour un fabuleux voyage...

Dans l’article précédant, consacré au tome quatre, je vous signalais que celui-ci marquait un tournant dans la série, et je n’exagérais pas le moins du monde ; désormais, l’on rentre de plein pied dans le vif du sujet avec l’arrivée des Sélénites, la chasse au trésor imaginaire, prétexte de départ au voyage de nos héros (et de leurs nombreux adversaires) pour les îles Tangerines, est oublié, tout un tas de nouveaux personnages font leur apparition tandis que l’humour, omniprésent depuis les débuts de la saga va se faire de plus en plus rare au fil des tomes, la série prenant, au fil du temps, des accents plus « sérieux », plus sombres voir carrément dramatiques. Mais pour le moment, Jean sans lune, cinquième tome de la saga, est un volume charnière par excellence puisqu’il marque une frontière parfaite entre les débuts, une chasse au trésor comique (pour faire court), et la suite, qui se déroule sur la Lune, avec d’autres enjeux et où l’on rigolera un peu moins.

Pour le moment, nos héros sont donc confrontés à ces fameux Sélénites et à l’inquiétant Prince Jean (dont le « sans Lune » fait penser à Jean sans Terre qu’il est inutile de présenter), personnage caractériel et imbu de sa personne comme il sied à un personnage de haut rang en exil sur Terre. Bien évidemment, le lecteur comprend rapidement que ce départ forcé du satellite lunaire, du Prince et de sa cour, malgré les démenties de ceux-ci, se justifiait, et que les Sélénites sont loin d’être des enfants de cœur, malgré leurs airs affables et civilisés. Je vous disais un peu plus haut que l’humour sera moins présent désormais mais rassurez vous, celui-ci n’a pas entièrement disparu (bien heureusement), et la scène du souper princier, même si elle finit mal, n’en est pas dépourvue, de même, les relations entre personnages sont toujours aussi croustillantes, en particulier la relation d’amour plutôt sanguine entre Don Lope et Hermine, qui prend une nouvelle tournure avec l’arrivée de la belle mais inquiétante Mademoiselle, la sœur du Prince Jean, qui vient mettre un peu plus de piment dans une relation déjà compliquée. Révélations en série, action, de nouveaux « vilains », retour du terrifiant Capitan Mendoza, rebondissements et, finalement, départ pour la Lune, ce cinquième tome, même si désormais, l’intrigue part sur des sentiers bien différents reste dans la même veine que ces prédécesseurs est toujours aussi bon et vous fera passer un fort agréable moment. Décidément, cette sympathique série est une belle petite réussite.

lundi 30 novembre 2009


DE CAPE ET DE CROCS : LE MYSTÈRE DE L’ÎLE ÉTRANGE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Autour des îles Tangerines, brume et mystère s'épaississent. Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin échappent de justesse à l'appétit des féroces cannibales de l'archipel. Ils se lancent à la poursuite des pirates qui, entraînant avec eux la belle Hermine, marchent à grands pas vers le trésor. Mais la route est semée d'embûches : bêtes monstrueuses, chausse-trappes et ponts branlants mèneront nos héros jusqu'aux entrailles d'un volcan. Ces cavernes que hantent de bien étranges créatures leur révèleront les rouages d'une inquiétante machination...

Le mystère de l’île étrange, quatrième tome de la série De cape et de crocs, marque un premier tournant de taille dans la saga ; désormais, le lecteur, qui, depuis le premier volume, s’attendait à une quelconque intrigue de chasse au trésor comme il en existe tant (ce qui n’est pas forcement désobligeant) aura compris que ce cycle, bien au contraire, l’entraînera dans bien d’autres chemins, forts éloignés de ce que l’on aurait pu penser au départ. D’ailleurs, pour ce qui est de voyager, les protagonistes de l’histoire en auront pour leur argent, mais pour le moment, chut, il est encore trop tôt. Certains pourront être surpris par la tournure que les événements commencent à prendre mais je pense néanmoins que ceux-ci ne sont pas très nombreux, après tout, de multiples petits indices parsemaient l’intrigue depuis le départ et faisaient penser que le postula de base, la chasse au trésor, n’était qu’un prétexte, et que l’on passerait à un moment ou un autre aux véritables enjeux de la saga. De même, les lecteurs les plus attentifs auront, au fil des pages des quatre volumes, eu des doutes sur les liens entre certains personnages, ou sur leurs origines ; les indices, dans le cas présent, sont légions, même si, en toute objectivité, une relecture s’impose forcement pour en apprécier toute la saveur et tous les trouver. Quoi qu’il en soit, la révélation finale de Bombastus, à l’avant dernière page de l’album, éclairera probablement la lanterne des plus perspicaces, voir surprendra les autres, mais en tout cas, tout le monde aura plus ou moins compris quelle sera à coup sur la destination du prochain voyage.

Mais avant d’arriver là, il s’est tout de même passer des choses dans ce quatrième tome, Le mystère de l’île étrange, et pas qu’un peu ! Tout d’abord, je tenais à saluer le coup de génie graphique et la mise en scène qui ouvre cet album, où l’on retrouve, des la page de garde, nos deux compères dans leurs marmites, à se lamenter, dans le noir (d’ailleurs, la scène fait suite au final du volume précédant), et ce n’est que, après avoir décider qu’il fallait revenir sur scène et quitter, de fait, les coulisses (symboliser par l’obscurité de l’intérieur de la marmite), que le quatrième tome peut véritablement débuter. Celui-ci, toujours aussi drôle, rassurez vous, est diviser en deux parties : la première voit les différents protagonistes, chacun de son coté, partir à la recherche du fameux trésor et le lecteur suit ainsi les pérégrinations de chaque groupe dans l’île principale de l’archipel, affrontant pour certains quelques dangers qui n’auraient pas fait tache dans l’Ile Mystérieuse de Jules Vernes. La deuxième, les voit tous arriver, les uns après les autres, dans ce qui ressemble au premier abord à des ruines d’une antique civilisation, mais qui s’avère être encore habiter, et par de bien curieux personnages : des guerriers mimes (qui forcement, miment de façon théâtrale leur trépas lorsqu’ils meurent et appellent à l’aide en silence), et toute une foule de personnages, du simple quidam a ce qui semble être un souverain, portant des masques, dans une salle de… théâtre ! Et ces rebondissements et ces révélations ont lieu dans ce qui restera comme l’un des grands moments de la série, la fameuse représentation théâtrale (encore plus drôle que la course poursuite du tome deux) où tous les protagonistes, ou presque, de l’histoire, se retrouvent sur scène, bien malgré eux, dans ce qui restera comme un grand moment de burlesque rarement atteint. Puis, sous les applaudissements, Bombastus fait sa révélation et le rideau tombe sur un excellant album, dans la ligne droite de ces prédécesseurs, bref, toujours aussi excellant.

DE CAPE ET DE CROCS : L’ARCHIPEL DU DANGER

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Voguant à bord du Hollandais Volant vers les îles Tangerines et leur trésor, nos héros s'emparent d'un navire pirate, délivrent une belle captive, subissent l'ire d'un monstre marin, font naufrage, explorent une île étrange, participent à une expérience... et affrontent de féroces cannibales.

Mais ou vont-ils chercher tout ça ? Je me posais déjà la question dans le post précédant et je ne peux m’empêcher de débuter celui-ci de la même manière, car, une fois de plus, cette série, débutée sur les chapeaux de roue, ne fléchit pas d’une seule seconde et c’est avec un plaisir non déssimulée que l’on retrouve nos protagonistes préférés, Don Lope de Villalobos Y Sangrin, Armand Raynal de Maupertuis, Le Raïs Kader, Eusèbe et les autres, car l’on a la certitude qu’avec eux, au moins, on rigolera, et ce, malgré le fait que (il est bon de le rappeler encore une fois), De cape et de crocs ne soit pas une série enfantine, loin de la. Mais bon, comment ne pas vous parler de l’humour quand, dans une série, les auteurs réussissent à rendre les scènes de morts (enfin certaines) comiques ? Mais si l’humour est toujours présent, et bien heureusement, il ne faudrait pas perdre de vu l’intrigue principal en elle-même car, après tout, nous ne nous trouvons pas uniquement devant un quelconque enchaînement de gags : les personnages et les divers rebondissements nous font rire, certes, mais l‘histoire existe, et il est bon de s’en souvenir, surtout que celle-ci est solide.

Dans L’archipel du danger, troisième tome de la saga, nos héros, après moult péripéties, parviennent enfin aux îles Tangerines (rien que le nom, comment être sérieux ?), mais il faudra pour cela bien des rebondissements et les chemins de bon nombre d’entre eux prendront des tournures bien différentes : si certains parviennent aux îles, d’autres seront avaler (si, si !) par un monstre marin dans la plus grande tradition à la Pinocchio (bref, la scène est dramatique mais vous vous doutez bien qu’on les reverra) et les pirates, eux, et bien, restent égaux à eux-mêmes et c’est tant mieux ! La chasse au trésor semble bel et bien être sur le point d’aboutir même si, un ou deux détails semblent indiquer que quelque chose ne tourne pas très rond et que ces histoires de cartes pourraient bien cacher quelque chose d’autre. Serais ce un piège ? L’avenir nous le dira mais pour le moment, le lecteur, ravi, découvrira un nouveau protagoniste, Bombastus Johannes Theophrastus Almagestus Wernher von Ulm, ou Bombastus pour faire plus court dans le rôle typique du savant fou et nouvel élément comique (comme si la série n’en avait pas déjà assez…), un arbre à fromage (!!!), des sauvages à la peau blanche (inspirés comme dit dans la BD, des Guanches des Canaries, comme quoi, on peut toujours se cultiver), et se passionnera, comme dans les deux premiers volumes, pour un récit plus que captivant où les rebondissements et l’humour sont omniprésents. L’album se clôturera par un couvercle de marmite qui se referme, promettant un triste sort pour Don Lope et Armand, tandis que, sans transition, dans l’obscurité la plus totale d’un estomac, de curieuses retrouvailles ont lieu (je vous avais bien dit qu’il ne fallait pas trop s’inquiéter !)

DE CAPE ET DE CROCS : PAVILLON NOIR !

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Gentilhomme, hidalgo, corsaire barbaresque et lapin font voile vers les îles Tangerines et leur trésor. Mais avant d'atteindre le mythique archipel battu par les tempêtes, où rode l'ombre des vaisseaux engloutis et des monstres marins, nos hardis compagnons devront affronter un nouvel adversaire, joyeux certes, mais cruel : les pirates !

Comme le titre le laisse entendre, le deuxième tome de De cape et de crocs est placé sous le signe de la piraterie, mais ceux-ci, pour notre plus grand plaisir, ressemblent plus à ceux d’Astérix (en encore plus drôle, ce qui est un sacré exploit) qu’a Barbe Noir et ses comparses. Mais bon, c’est assez logique vu le ton de la série, où l’humour est omniprésent, mais il faut dire qu’avec l’arrivée de ces loups de mers, celui-ci franchit quand même un nouveau pallier, et ce n’est pas pour nous déplaire car avec eux, on a droit à de grandes scènes d’anthologie et l’on ne peut s’empêcher de se dire ou est ce que les auteurs vont chercher tout ça ? Quoi qu’il en soit, chapeau ! Bref, vous l’avez compris, Pavillon noir, deuxième volume de la saga, est dans la même veine que son prédécesseur et l’on retrouve nos héros la où ont les avaient laisser, à la recherche de la fameuse carte au trésor des îles Tangerines, et pour cela, ils doivent faire escale à Malte, d’où est originaire le sombre et terrifiant Capitan Mendoza, pour le moment (mais pas pour longtemps), leur prisonnier. Bien évidement, comme il fallait s’y attendre, les situations plus cocasses les une que les autres ne vont pas cesser de s’enchaîner, surtout après l’entrée en scène (c’est le cas de le dire) du Capitaine Boney Boone et de ses hommes, pour culminer dans ce qui restera tout simplement à mes yeux comme l’une des scènes les plus comiques qu’il m’ait été donné de voir dans une BD, celle de la poursuite (ou plutôt devrais je dire « les poursuites » vu que tout le monde suit quelqu’un) dans les rues de la capitale maltaise qui finit par un carambolage a la fois monumental et hilarant. Mais des scènes cocasses, dont certaines vous feront exploser de rire tout simplement, dans cet album, il y en a bien d’autres et je ne peux que féliciter les auteurs de réussir à nous faire rire tout au long de la quarantaine de pages qui composent ce Pavillon noir sans être une seule seconde lourds : entre les « prises de tête » entre les personnages (surtout entre Don Lope et Hermine), la scène où nos héros menacent de dévorer toutes les réserves de nourriture du bateau pirate et les crises d’hystérie collectives de ceux-ci, on ne s’ennuie pas une seconde. Alors, entre l’humour et des clins d’oeils à l’Atlantide, le Hollandais volant (pour ne citer que deux exemples), il est certain que le lecteur ne s’ennuiera pas une seule seconde. Un véritable régal !

DE CAPE ET DE CROCS : LE SECRET DU JANISSAIRE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... À bord d'un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l'écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte... l'emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines !... Il n'en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu'aux confins du monde.

Il y a quelques années, je découvrais, intrigué, une BD au nom plutôt curieux, De cape et de crocs, dont les protagonistes principaux étaient un loup et un renard. Attiré par celle-ci, je m’empressais de me procurer tous les albums jusqu'alors parus et, immédiatement, en fait, des les premières pages du tome un, je fut conquis et devint un fan inconditionnel de celle-ci. Cela faisait longtemps que le dernier volume du cycle, Le maître d’armes, était sorti, ce qui fait que, depuis les débuts de ce blog (presque deux ans), je n’avais pas encore eu l’occasion de relire la saga, ni, du coup, de vous proposer mon avis à son sujet ; c’est chose faite désormais puisque, pour fêter la sortie du neuvième tome, que j’ai commandé pour noël prochain, je me suis replonger des hier dans la relecture de l’intégralité de la saga, et je dois sans peine avouer que ce fut avec un certain plaisir que j’ai retrouver cet univers si particulier et attachant. Mais place au premier tome, Le secret du janissaire.

De cape et de crocs fait parti de ces BD qui semblent faites pour certaines personnes, et, dans le cas présent, pour moi : franchement, à mes yeux, tout me plait dans celle-ci, que ce soient les personnages, l’intrigue, les lieux, l’époque, son humour, etc. Tout m’attire dans cette œuvre de deux auteurs que je ne connaissais pas du tout avant de la découvrir, Alain Ayroles au scénario, Jean-Luc Masbou aux dessins, mais qui sincèrement, ont sus crées un univers a la fois captivant et attachant qui a fait que, de ce qui aurait put être a la base un petit cycle sans grande prétention soit devenu, au moins aux yeux des fans, un véritable petit bijou inoubliable où les références sont légions, ne serais ce que pour le choix des deux héros, renvoyant au Roman de Renard, mais aussi à Molière, La Fontaine , Shakespeare, Cyrano de Bergerac et bien d’autres auteurs de l’époque, mais aussi au cinéma et à d’autres bandes dessinées, comme cela arrive souvent. D’ailleurs, les deux auteurs ne s’en cachent même pas, comme ont peut le voir dans les remerciements du premier tome et, surtout, des la première page qui débute par une représentation des Fourberies de Scapin. Bref, d’entré de jeu, le ton est donné et l’on se doute, avec plaisir que au sus de l’intrigue, il faudra être plus que vigilant pour repérer les multiples clins d’oeils, y compris par les dessins, qui jalonneront la saga. D’ailleurs, a ce propos, les éternels insatisfaits qui renâcleront à suivre les péripéties d’un loup et d’un renard devraient peut être y réfléchir à deux fois : ce n’est pas parce qu’une œuvre ait pour héros des animaux que celle-ci soit destiné aux enfants, bien au contraire ; cela a l’air évidant pour certains, mais pas pour tout le monde, malheureusement. Car De cape et de crocs mérite amplement que l’on plonge dans cette saga et le premier tome, Le secret du janissaire frappe très fort : bien évidement, dans celui-ci, l’univers est présenter, de même que les personnages et l’intrigue principale, mais, contrairement à bien d’autres œuvres où, en toute franchise, il ne se passe pas grand-chose dans un premier tome, ici, pas de temps morts, on rentre tout de suite dans le vif du sujet et l’on part, confiant devant le potentiel de la BD, pour les divers volumes qui suivront. Car, entre des héros aux personnalités (pour ne pas parler de l’apparence) bien marqués, le fier et sanguin Don Lope de Villalobos Y Sangrin et le romantique et poète Armand Raynal de Maupertuis, autour duquel gravitent une foule de protagonistes secondaires mais qui, quelque soit leur importance dans le récit possèdent chacun, sans distinction, une forte personnalité bien travailler et un charisme certain, comme le Raïs Kader, Eusèbe le lapin, Hermine la gitane qui fait tourner la tête à Don Lope ou, du coté des « méchants », Le Capitan Mendoza (pour ne citer que les plus importants, mais dans cette série, le moindre figurant mérite le détour et je n’exagère pas), le lecteur aura de quoi faire, pour son plus grand plaisir. Alors, dans ce premier tome, Le secret du janissaire, on rigole beaucoup, on s’amuse à chercher les multiples références parsemées d’ici de la, on s’attache immédiatement aux personnages et l’on se prépare a partir pour une fabuleuse chasse au trésor… euh, enfin, serais ce vraiment une banale chasse au trésor ? Hum, vous vous doutez bien que tout ceci ne sera pas aussi simple mais je n’en dirais pas plus pour ceux qui ne connaissent pas encore la série. Quoi qu’il en soit, un excellant cycle, à découvrir de toute urgence et qui vous fera passer de très très bons moments…