dimanche 23 novembre 2014

L'ATTAQUE DES TITANS – INSIDE


L'ATTAQUE DES TITANS – INSIDE

Il y a plus d’un siècle, les Hommes vivaient en paix. Mais, un jour l’Humanité a été presque entièrement décimée par des êtres gigantesques, les Titans. Personne ne sait d’où ils viennent ! Une chose est sûre, ils semblent animés par un unique but : dévorer les humains, un par un ! Depuis, les derniers rescapés ont bâti une place forte, une cité cernée de hautes murailles au sein de laquelle vivent leurs descendants. Ignorants tout du monde extérieur, ils se pensent au moins à l’abri des Titans ! Mais leurs vies basculent le jour où surgit un Titan colossal… L’Attaque des Titans – Inside : Le guide complet des 78 personnages mêlés à la guerre contre les Titans ! Une chronologie retraçant tous les événements du monde de L’Attaque des Titans ! Un almanach des Titans retraçant leur invasion ! Les combats et les scènes les plus marquantes sélectionnés pour vous ! Le résultat des votes de votre personnage préféré ! Une interview de Hajime Isayama pour connaître les coulisses de la série ! Un dossier spécial sur les doubleurs et le réalisateur de l’anime !


L’attaque des Titans – Inside
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin
Parution en vo : 9 avril 2013
Parution en vf : 29 octobre 2014
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 192

Mon avis : Indéniablement, L’Attaque des Titans est l’un des mangas les plus réussis de ces dernières années, et là, ce n’est pas le fan qui parle mais l’observateur parfaitement objectif qui, devant les chiffres de vente de cette œuvre et devant la qualité intrinsèque de l’adaptation animé, ne peut que reconnaitre les faits. Bien évidement, affirmer de telles choses ait bien plus aisé lorsque l’on aime une œuvre, et donc, dans mon cas, c’est bien plus facile ; de la même façon, ceux qui n’aiment pas ce Shōnen du sieur Hajime Isayama trouveront sans nul doute à redire quand a mes dires, ce qui peut se comprendre. Mais si j’ai débuter cette critique par ces propos, c’est justement que l’œuvre qui nous préoccupe aujourd’hui, L’Attaque des Titans – Inside est indubitablement le genre de produits qui ne peut convenir qu’aux fans purs et durs, car bon, comment dire… pour ceux qui n’auraient pas compris, ici, nous avons affaire a un guide officiel de la série, ce qui, d’entré de jeu, fait que ce bouquin est avant tout destiné aux amoureux de la série, qui, sans nul doute, y trouveront leur compte, mais qui, de la même manière, laissera complètement froid tous les autres. Car bon, si vous n’aimez pas L’Attaque des Titans, a quoi bon au guide officiel ? A quoi bon toutes ces fiches de personnages, a quoi bon tous ces graphiques, ces résumés des événements, ces résultats de vote pour savoir qui sont les protagonistes préférés des lecteurs nippons (Livaï !!!), a quoi bon l’interview de l’auteur ou des doubleurs japonais, bref, a quoi bon toute cette somme d’informations sur une œuvre qui vous laisse froid ? Mouais, tout cela ne sert à rien… Par contre, oui, par contre, si, comme moi, vous êtes un fan absolu de Shingeki no Kyojin, si vous vouez un culte au Caporal Chef Livaï, si vous ne pouvez pas vous empêcher de trouver Mikasa ou Annie plutôt mignonnes, si vous avez versé une petite larme lors de la mort de Petra et s’il vous arrive de vous imaginez affronter des Titans au péril de votre vie, bref, si vous êtes un mordu de cette œuvre, alors, ce guide officiel est fait pour vous, je dirais même plus, c’est un Saint Graal, une Bible, une relique sacrée que vous ne pourrez plus quitter, un livre saint que vous consulterez, encore et encore, tandis que votre entourage, lui, de plus en plus inquiet, songera a joindre l’hôpital psychiatrique le plus proche…


Points Positifs :
- L’Attaque des Titans – Inside est un guide officiel, est donc, forcément, il ne peut convenir qu’aux fans purs et durs de la série, mais si c’est le cas, alors là, vous tiendrez là un objet indispensable, que dis-je, culte, que vous consulterez, encore et encore…
- Tous les personnages, je dis-bien tous les protagonistes apparus jusqu’au tome 9, ont droit a une fiche détaillée ; idem pour les Titans ainsi que – les japonais sont fous – les lieux, les objets, etc.
- Une mine d’informations a nul autre pareil sur l’univers de la série.
- Résumé, sondages, interviews, historique… que dire, le fan ne pourra qu’être ravi en parcourant ce guide officiel.
- Belle couverture avec Livaï en premier plan, forcément !

Points Négatifs :
- Bien évidement, qui dit guide officiel, dit que vous devez aimer la série et si ce n’est pas le cas, alors ce bouquin ne vous servira strictement a rien.

Ma note : 8,5/10

samedi 22 novembre 2014

JASON BRICE – CE QUI EST REVÉLÉ


JASON BRICE – CE QUI EST REVÉLÉ

Jason Brice est en fuite. Il cherche à découvrir qui a pu le piéger. Il se réfugie chez Chloé, une jeune prostituée travaillant dans une fumerie d’opium, le Gargoyle Club. Chloé vit en compagnie de son fils Jeffrey, doté de pouvoirs étranges. Ensemble, ils se rendent sur une île au large de l’Écosse, sur les traces de Morgan Fatoy. Cet écrivain visionnaire, mystérieusement disparu, possède un don exceptionnel : ses livres relatent des évènements qui se réalisent dans le futur. Sur l’île, Jason Brice se remémore les circonstances de la disparition de son père, passé par dessus bord au cours d’un voyage en mer. A son réveil, Chloé lui apprend que son fils a disparu. Chloé et Jason le cherchent dans la forêt limitrophe à leur lieu de villégiature. Ils le retrouvent pourchassé par un cerf. Blessé par les bois de l’animal, Jeffrey se défend en libérant une force intérieure. Chloé révèle que Jeffrey n’est plus le même depuis qu’un homme étrange les a sauvés d’une mort certaine dans les docks de Londres…


Jason Brice – Ce qui est révélé
Scénario : Alcante
Dessins : Jovanovic
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Jovanovic
Editeur : Dupuis
Genre : Esotérique, Historique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 27 août 2010
Nombre de pages : 56

Mon avis : Il m’aura fallut quelques semaines pour que je m’attelle a la lecture de cette saga, Jason Brice, que l’on m’avait si gracieusement prêté (si la personne me lit, elle se reconnaitra, encore merci), et en quelques heures, ce samedi, j’aurai enfin franchis le pas, lisant les trois tomes et écrivant les critiques de ceux-ci en quelques heures a peine. Cependant, si le premier tome démarrait sur les chapeaux de roue et m’avait laissé une si bonne impression, force est de constater que le second, lui, m’avait un peu laissé sur ma faim : la faute a une intrigue qui quittait l’ambiance polar des débuts pour un truc plus ésotérique qui certes, n’était pas dénué d’intérêt, quoi que, franchement moins captivant… Du coup, après un refroidissement général de l’ambiance, quid de cet ultime volet des aventures du sieur Jason Brice ? Eh ben, ma foi, disons le tout de suite, sans surprises, ce dernier tome est dans la ligné de son prédécesseur et donc, nous nageons donc en plein paranormal avec moult esprits indicibles, pactes démoniaques et êtres apparemment immortels. Bien entendu, au vu des débuts de la série, le changement de ton est un peu brutal et même si, pour les auteurs de la chose, tout cela est logique, d’un point de vu personnel, je trouve cela un peu dommage : quelque part, j’aurais préféré trois enquêtes a la X-Files de notre ami Jason que ce résultat final, un peu décevant a mes yeux. Mais bon, comme le chantaient les Stones à la fin des années 60, on ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut, et dans le cas de Jason Brice, aux grandes espérances des débuts a succéder une franche déception, non pas en raison d’une quelconque médiocrité générale de cette œuvre – pour être tout a fait franc, cela reste plutôt convenable au vu de la concurrence – mais surtout en raison de tous ces espoirs du premier tome, espoirs rapidement envolés…


Points Positifs :
- Cela aura été une constante du début a la fin de la série mais graphiquement, il n’y a rien à redire et le duo Jovanovic aux pinceaux et Sébastien Gérard à la colorisation réalise un fort beau travail d’ensemble.
- Même si la déception, au vu des débuts tonitruants, fut au rendez vous par la suite, reconnaissons tout de même que, d’un point de vu général, nous avons là une œuvre qui, dans son genre, reste plutôt convenable.

Points Négatifs :
- De tome en tome, j’aurai noté une baisse générale dans l’intrigue qui, petit à petit, partait dans tous les sens.
- Ah non, le coup de la révélation du lien entre l’écrivain maudit et le héros, on nous l’a fait tellement de fois qu’a force, cela en devient ridicule !
- Euh, l’esprit qui protège le gamin, trop peu pour son moi… ou alors, c’est son look ?!
- Mais où est donc passé le coté polar qui avait fait la grande force des débuts de la série ? Ah bah oui, il s’est perdu a la fin du premier tome, mais quel dommage !
- Du début à la fin, Jason Brice sera resté comme étant un héros peu charismatique ; dommage, il y avait eu un léger mieux dans le second tome pourtant.
- Euh, pas bien compris un truc sur les bouquins qui révélaient l’avenir de Jason : visiblement, il devait mourir poignarder sur une ile, rapidement au vu de l’empressement de l’écrivain à le prévenir, or, à la fin, ceux-ci sont brulés par notre héros qui ne souhaite pas connaitre de quoi demain sera fait… mais, euh, il ne devait pas mourir tout de suite ? Mouais, moi pas comprendre !?

Ma note : 6/10

JASON BRICE – CE QUI EST CACHÉ


JASON BRICE – CE QUI EST CACHÉ

Londres 1920, Jason Brice, détective privé, est engagé par Theresa Prendergast pour enquêter sur un mystérieux carnet qui annonce son meurtre prochain (mais le carnet est incomplet car il manque la dernière page qui a été déchirée). Celui-ci sera précédé d’évènements mystérieux. En menant son enquête, Jason découvre que ces notes ont été rédigées par Morgan Fatoy, un écrivain disparu 10 ans auparavant et très doué au rayon prédictions. Les signes annoncés se réalisent implacablement les uns après les autres. Ne cédant pas au surnaturel, Jason découvre que c’est le propre frère de Theresa, Alex, qui a mis en scène les signes, pour se venger d’un drame familial dans lequel était impliquée sa sœur. Malgré cela, le dernier signe devant précéder la mort de Theresa se produit. Jason file retrouver Theresa chez elle, dans son manoir. A peine arrivé, il aperçoit une silhouette qui le vise. Croyant avoir affaire au tueur, Jason dégaine et l’abat. En fait, il a tiré par erreur sur Theresa. Mortellement atteinte, elle lui tend la dernière page du carnet, qu’elle venait de retrouver. Jason Brice y est désigné comme l’assassin de Theresa. Afin d’effacer les traces de sa présence sur place, Jason met le feu à la maison, réalisant l’ultime prophétie de Morgan Fatoy. Déboussolé mais pas vaincu, Jason Brice décide de faire la lumière sur cette étrange machination qui va le conduire dans les méandres de la sorcellerie…


Jason Brice – Ce qui est caché
Scénario : Alcante
Dessins : Jovanovic
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Jovanovic
Editeur : Dupuis
Genre : Esotérique, Historique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 octobre 2009
Nombre de pages : 56

Mon avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins mais bon, après tout, pourquoi tourner longtemps autour du pot, oui, hélas oui, je n’ai pas put m’empêcher de ressentir une certaine déception a la lecture de ce second tome des aventures de Jason Brice, détective spécialisé dans le paranormal et les affaires dites non classées dans le Royaume-Unis du début du siècle. Il faut dire que la chose, je la craignais un peu comme je l’avais dit a la fin de ma critique du premier tome de la saga, cependant, celui-ci était si bon, m’avait laisser une si bonne impression que j’en étais arriver a me convaincre que cela n’arriverait pas… comme quoi, rien n’est jamais acquis, bien au contraire. Alors bien entendu, cette déception peut s’expliquer de multiples manières car si celle-ci fut bel et bien au rendez vous, je tenais néanmoins a vous rassurer sur un point important : malgré elle, ce second tome n’en reste pas moins correct, voir bon par moments, cependant, au petit jeu des comparaisons, et ici, cycle aidant, on est obliger de le faire, force est de constater qu’il ne tient pas la route. La faute bien entendu a un premier volet quasiment exceptionnel et qui avait placé la barre très haut, trop haut peut-être ; la faute aussi a une méprise de ma par : persuader que j’étais que dans ce second volet, notre Fox Mulder des années 20 allait s’embarquer pour une nouvelle enquête, dans la même veine que la précédant, telle ne fut pas surprise en découvrant qu’en fait, ici, nous avons droit a un développement de la première… Alors bien entendu, tout cela n’est pas inintéressant, bien au contraire, et je dois même admettre que le sieur Alcante développe assez bien son scénario et met en place un nombre conséquent d’éléments intriguant qui nous font nous poser pas mal de questions, mais du coup, en optant pour une histoire en trois tomes, on perd en court de route la fraicheur d’un one-shot parfaitement maitrisé et oh combien captivant, et cela, selon moi, est fort dommageable… Espérons juste, désormais, que le final relève un peu le niveau d’une saga qui avait si bien débutée ?!


Points Positifs :
- Une fois de plus, je ne peux que louer le travail tout simplement excellent du sieur Jovanovic aux dessins et de Sébastien Gérard a la colorisation ; c’est certes légèrement inférieur par moments en comparaison du premier tome mais, dans l’ensemble, cela reste du très haut niveau.
- Malgré une certaine déception dut a l’abandon du format one-shot, je ne peux nier que, scénaristiquement, Alcante maitrise son sujet et le développement de son intrigue, avec son lot de nouveaux éléments et d’énigmes, reste assez intéressant.
- Bah, finalement, Jason Brice commence à prendre de la consistance en temps que personnage…

Points Négatifs :
- Moi qui m’attendais a une autre enquête, dans la même veine que celle du premier tome, de notre ami détective, telle ne fut pas ma déception de me trouver face a une simple suite…
- L’élément polar, omniprésent dans le premier volume de la saga, et qui, justement, faisait la grande force de celui-ci, est complètement jetée aux oubliettes pour un pseudo complot ésotérique certes plus dans l’air du temps mais bien moins intéressant.
- Du coup, Jason Brice bascule de X-Files a Da Vinci Code, et là, que dire a part un grand bof !?
- Bon, désolé mais même si le père Jason a pris un peu de bouteille en tant que personnage principal d’une œuvre, on ne peut pas vraiment dire qu’il soit vraiment charismatique.

Ma note : 6,5/10

JASON BRICE – CE QUI EST ÉCRIT


JASON BRICE – CE QUI EST ÉCRIT

A Londres, en 1920, le détective Jason Brice s’est fait une spécialité de démasquer les charlatans parmi les médiums et autres spirites abusant de la crédulité des pauvres gens. Aussi, ce cartésien de nature est-il durablement intrigué lorsque Theresa Prendergast lui soumet une nouvelle affaire pour le moins piquante. Cette jeune femme de la bonne société britannique vient en effet d’acquérir une belle demeure de campagne. Or, durant l’aménagement, son majordome Hopkins a trouvé un carnet quelque peu préoccupant, titré : « Le meurtre de Theresa Prendergast » ! A l’intérieur, il s’agit d’une nouvelle policière, rédigée par un dénommé Morgan Fatoy. L’écrivain y raconte avec moult croquis éloquents, l’histoire de la mort de la propriétaire du manoir et établit une liste de signes avant-coureur : un envol de corbeaux, des poissons morts, des anges qui disparaissent, un bébé mort, une pluie de sang… Or, depuis que Theresa a vécu le premier de ces signes, l’angoisse ne la quitte plus. Un seul élément ne colle pas : dans le roman, il manque un doigt à la main gauche de Theresa, alors que la jeune femme dispose bel et bien de ses 10 doigts. James Brice mène aussitôt son enquête auprès du précédent propriétaire de la demeure. Ce dernier lui apprend que Morgan Fatoy est décédé 12 ans auparavant, et qu’il avait un véritable don pour les prédictions. Par exemple, il avait décrit le naufrage du Titanic dans ses moindres détails, 10 ans avant qu’il ne se produise…


Jason Brice – Ce qui est écrit
Scénario : Alcante
Dessins : Jovanovic
Couleurs : Sébastien Gérard
Couverture : Jovanovic
Editeur : Dupuis
Genre : Esotérique, Historique, Policier
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 août 2008
Nombre de pages : 56

Mon avis : Le problème qui peut se poser, lorsque l’on est un dévoreur compulsif de bande dessinées en tout genre (la chose est valable pour d’autres médias), c’est qu’au bout d’un moment, il devient difficile de trouver de nouvelles œuvres franchement originales, particulièrement quand on a l’habitude de suivre certains auteurs qui ont la fâcheuse manie d’user et d’abuser des mêmes grosses ficelles. Mais malgré ce constat, réel, il arrive parfois que l’on tombe sur de véritables petites pépites, sur des bandes dessinées qui sortent un peu de la masse et qui nous font dire que, finalement, l’espoir n’est pas perdu. Alors bien sur, peut-être que je m’avance un peu trop avec ce premier tome de Jason Brice car bon, a bien y regarder, tout cela lorgne allègrement du côté de X-Files avec un enquêteur qui s’occuperait principalement des affaires dites paranormales, et ce, en pleines années folles, après la première guerre mondiale, en Grande Bretagne. Mais ce Jason Brice, dont le look lorgne du coté de l’acteur Daniel Craig – My name is Brice, Jason Brice – serait plutôt un mélange entre les agents Mulder et Scully puisque, si les affaires dites non classées sont son petit passe temps, il est aussi cartésien que la fort belle rousse. Peu importe, comme cette dernière dans X-Files, le sympathique mais un peu paumé Jason Brice va rapidement découvrir que la vérité est ailleurs et que, oui, parfois, il se passe de drôles de choses en Albion. Mais plus que le coté paranormal, ce qui retient l’attention du lecteur, c’est bien entendu l’enquête en elle-même, et ici, force est de constater que comme dans un bon polar d’Agatha Christie, l’on est rapidement captiver du début à la fin… Qui est le coupable : le majordome, le frère, la rivale amoureuse ou bien, ou bien, ce fichu journal prophétique (inspiré d’un roman réel, Le naufrage du Titan, écrit par Morgan Robertson, et qui, 14 ans avant le naufrage du Titanic, préfigurait celui-ci) est il bel et bien réel, le sort de la jeune Theresa Prendergast étant, de fait, indéniablement scellé ? Cela, Jason Brice et le lecteur ne le découvriront que dans un final franchement étonnant mais qui achève, au demeurant, de fort belle manière, le premier tome d’une série qui démarre de fort belle manière. Espérons maintenant que la suite soit du même acabit car désormais, cela me peinerait grandement d’être déçu si ce n’est pas le cas…


Points Positifs :
- Etant un ancien grand fan de la série X-Files, je ne peux que me réjouir du synopsis de ce Jason Brice qui lorgne franchement du coté de celle-ci mais en délocalisant le lieu et l’époque puisque, ici, nous nous trouvons aux débuts des années 20, en Grande Bretagne.
- Ambiance paranormal mélangée fort habilement a celle des polars d’Agatha Christie : hum, le mariage a plutôt accouché d’un fort beau bébé.
- Le scénario d’Alcante est captivant au possible, impossible à lâcher et, accessoirement, un modèle du genre.
- Nous avons là un Jovanovic fidèle à lui-même, c’est-à-dire bon, très bon même, et dont les dessins sont superbement mis en valeur par la colorisation de Sébastien Gérard.
- Jason Brice est une série, certes, mais un tome qui se suffit à lui-même, ce n’est pas plus mal à notre époque.
- Une belle couverture que nous avons là.

Points Négatifs :
- Curieusement, ou pas, je n’ai pas vraiment accrocher au héros ; je trouve que ce brave Jason manque un peu de charisme voir même, fait un peu empâté… mais bon, vu ses cauchemars liés a la guerre, nul ne doute que sa personnalité sera un peu plus développée par la suite.
- Bien évidement, certains pourront trouver a redire quand a ce mélange des genres – polar/paranormal – après, comme on dit, les gouts et les couleurs…

Ma note : 8/10

vendredi 21 novembre 2014

PLUS GRANDS SONT LES HÉROS


PLUS GRANDS SONT LES HÉROS

Les Israélites ont un nouveau roi. Désigné par Samuel, Saül, un simple paysan, mène une armée de plusieurs milliers d’hommes contre les Philistins. Son fils, Jonathan, et sa reine, Achinoam, sont perçus avec un immense respect par son peuple. Originaires de Caphtor, on murmure qu’ils sont bien davantage que de simples mortels et qu’ils cachent leurs pouvoirs craignant la colère de Saül et de son Dieu, Yahvé. Alors que le champion des Philistins, Goliath, réapparaît parmi leurs rangs, un jeune berger nommé David vient rejoindre le camp des Israélites et s’attire l’attention du roi lui-même par son talent à la harpe. Mais une question se pose, qui pourra vaincre Goliath le cyclope ?


Plus grands sont les héros
Auteur : Thomas Burnett Swann
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie
Première Parution : 19 mars 1974
Edition Poche : 4 septembre 2014
Titre en vo : How Are the Mighty Fallen
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Marcel
Editeur : Les Moutons Electriques
Nombre de pages : 224

Mon avis : De Thomas Burnett Swann, écrivain américain peu connu du grand public sous nos latitudes, jusqu’à peu, je n’avais lu qu’une seule de ses œuvres, La Trilogie du Minotaure, magnifique recueil où se mêlaient Fantasy et mythologie et dont je vous ai parlé en aout 2013. Il faut dire que bon nombre des ouvrages de cet auteur n’eurent pas la chance d’avoir droit a des traductions dans notre pays, ainsi, lorsque j’appris la sortie, il y a quelques temps, d’un certain Plus grands sont les héros, je n’ai pas hésité une seconde : si les aventures d’Eunostos, le dernier des Minotaures, m’avait enchanté, il n’y avait pas de raison que cette relecture du mythe biblique de David et Goliath ne me laisse les mêmes impressions. Bon, arriver a ce point de ma critique, certains pourront tiquer en entend les noms de David, Goliath ou de la Bible, et, d’ailleurs, ce ne fut pas sans une certaine méfiance que j’ai abordé cette œuvre ; après tout, qu’est ce que Thomas Burnett Swann pouvait apporter de neuf a un mythe archi connu ? Or, première surprise, et une bonne d’ailleurs, assez rapidement, je me suis rendu compte que je connaissais fort mal les a cotés du mythe de David et Goliath, car bon, comment dire, si je savais parfaitement que le premier, simple berger, tuait le second avec sa fronde et finissait roi d’Israël, non seulement je ne connaissais pas ses talents de poète mais en plus, des protagonistes comme Saül, Achinoam voir même Jonathan m’étaient parfaitement inconnus ! Et justement, on en vient au fond du problème et à l’intrigue principale de ce roman, je veux bien évidement parlé de la relation pour le moins ambigu entre David et le beau Jonathan. Ah, plus qu’une amitié virile entre deux hommes, il se pourrait fort bien que ses deux là se soient aimés d’un amour bien moins chaste – hein, quoi, comment, un couple homo dans la Bible, mais où va le monde – et si les spécialistes de l’Ancien Testament ne sont pas d’accords sur cette… euh, relation, Thomas Burnett Swann, lui, n’y va pas par quatre chemins et nous décris une relation amoureuse et charnelle entre les deux hommes, ce qui était pour le moins osé il y a quarante ans. Du coup, et avant toute chose, Plus grands sont les héros est plus une histoire d’amour, fort belle au demeurant, qu’une simple relecture biblique, et comme en plus, l’auteur, un peu dans la même veine que dans La Trilogie du Minotaure, use sans vergogne, de créatures mythiques comme les sirènes grecques, faisant même de la reine Achinoam l’une d’entre elles et de Goliath, un cyclope, on se retrouve au final avec une œuvre pour le moins singulière, plutôt osée, et qui sort des sentiers battus ; mais une œuvre d’une rare poésie et qui, malgré son coté par moments déstabilisants, n’en mérite pas moins d’être connue…


Points Positifs :
- Fort intéressante relecture du mythe de David et Goliath et plus particulièrement de la relation entre le premier cité et son grand ami Jonathan, fils du roi Saül.
- On sent que Thomas Burnett Swann a potassé son sujet et connait son Ancien Testament sur le bout des doigts ; partant de là, il brode, il s’éloigne de l’histoire originale, certes, mais avec succès.
- David et Jonathan homos ? Et pourquoi pas d’ailleurs !? Quoi qu’il en soit, en plus d’être plutôt osé pour une œuvre sortie dans les années 70, nous avons là une fort belle histoire d’amour.
- Sirènes, Cyclopes, magie : les choix de l’auteur peuvent choquer mais le tout se goupille plutôt bien au final.

Points Négatifs :
- Bien évidement, ce mélange de tradition biblique et de mythes grecs peut déstabiliser voir choquer pas mal de lecteurs.
- J’ai trouvé ce livre un peu trop court, surtout vers la fin un peu trop rapidement expédié a mon gout.
- Certes, c’est une histoire d’amour avant toute chose mais bon, certains passages sont un peu gnangnans par moments.

Ma note : 7,5/10

mardi 18 novembre 2014

MELANCHOLIA


MELANCHOLIA

A cinq jours de la fin du monde, Justine et Michael se marient. Claire, la sœur de Justine, a organisé pour cette occasion une luxueuse et très solennelle réception dans la somptueuse demeure qu'elle partage avec son mari astronome et son fils Léo. Malgré le faste et l'ostentation, ce ne sont pas les bonnes manières et l'éducation qui étouffent les invités. Des comptes seront réglés et du linge sale lavé en famille. Entre autre, mais pas que...comme on dit. Claire en apparence solide, équilibrée, couve, materne et protège sa petite sœur la blonde, diaphane, douce et fragile Justine. Parfois néanmoins elle la secoue un peu, mais pas trop. Cependant, en ce jour programmé pour le bonheur, Justine fait des efforts démesurés pour sourire, s'amuser et afficher l'image idéale qu'on attend d'une mariée. Mais Justine est atteinte d'un mal sournois et invisible à l'œil nu. Elle souffre d'une profonde dépression. On peut dire qu'elle est une maniaco-dépressive, une bipolaire... mais avant Freud, l'état de Justine portait un tout autre nom : la mélancolie. Et c'est justement la planète Melancholia qui s'approche à toute vitesse de la Terre et risque de la heurter. Alors que Claire si forte jusque-là panique à l'idée de tout perdre et notamment la vie, Justine s'apaise progressivement...


Melancholia
Réalisation : Lars von Trier
Scénario : Lars von Trier
Musique :  Prélude de Tristan und Isolde de Richard Wagner
Production : Zentropa, Memfis Film, Slot Machine, BIM Distribuzione, Trollhättan Film AB, ARTE France Cinéma
Genre : Drame, Catastrophe
Titre en vo : Melancholia
Pays d'origine : Danemark, Suède, France, Allemagne, Italie, Espagne
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 mai 2011
Durée : 130 mn

Casting :
Kirsten Dunst : Justine
Charlotte Gainsbourg : Claire, la sœur de Justine
Kiefer Sutherland : John, le très riche mari de Claire
Charlotte Rampling : Gaby, la mère de Justine et de Claire
John Hurt : Dexter, le père de Justine et de Claire
Alexander Skarsgård : Michael, le promis de Justine
Stellan Skarsgård : Jack, le patron de Justine, directeur d'une agence de publicité
Brady Corbet : Tim, le neveu de Jack
Udo Kier : l'organisateur du mariage
Jesper Christensen : « Little Father »
Cameron Spurr : Leo, le fils de Claire et de John, neveu de Justine

Mon avis : Je vais être franc, cela faisait longtemps, très longtemps même que je souhaitais voir ce film, Melancholia, en fait, pour être tout a fait précis, depuis sa sortie, il y a de cela plus de trois ans. Il faut dire que, sans avoir vu le moindre film jusque là du controversé et fantasque (barré) réalisateur danois, Lars von Trier, le scénario de cette œuvre, qui valu a l'actrice allemande Kirsten Dunst le prix d'interprétation féminin a Cannes, m'avait attirer tout de suite ; le scénario, quelques extraits, et cette affiche, tout simplement magnifique a mes yeux. Et donc, il aura fallu attendre que la chaîne franco-allemande, ARTE, ne le diffuse ce dimanche pour que, enfin, j'ai l'occasion de juger par moi même ce que certains considéraient comme étant un chef d'œuvre tandis que d'autres n'y voyaient là qu'un bouillon indigeste, un truc de barge egocentrique sans le moindre intérêt... Et d'entré de jeu, dès cette somptueuse séquence d'ouverture, j'ai accroché : esthétique sublime, véritable régal pour mes yeux émerveillés, je me souviens m’être dis a moi même que ce type, Lars von Trier, était peut être complètement barré mais qu'il n'en restait pas moins un génie... enfin, je suppose que l'un ne va pas sans l'autre !? La suite, eh ben, comment dire, disons que celle ci ne fut que la confirmation de mes premières impressions et cette fête de mariage, véritable descente aux enfers pour ses participants, maelstrom maniaco-dépressif qui pourrait pousser au suicide les plus fragiles tellement les protagonistes errent comme des âmes en peine et se déchirent jusqu'à n'en plus finir, est, a mes yeux, le point d'orgue du film. Alors bien sur, la seconde partie, selon moi, est un peu en deçà, non pas pour cette histoire de planète qui va percuter notre bonne vieille Terre et qui entraînera l'apocalypse, non, la chose, après tout, on peut l’admettre, mais davantage en raison de deux choses : le personnage de Kirsten Dunst devient un peu trop « surnaturel » a mes yeux, et, malgré tout l’intérêt de cette partie, le désespoir des personnages devant la fin du monde, la première partie était tellement parfaite qu'il en devenait fort difficile de rivaliser avec... Alors bien entendu, Melancholia est un film de barge destiné a un public de barge, Lars von Trier est sans nul doute un grand malade mental et franchement, pour avoir été captiver, que dis-je, subjuguer par ce film, c'est que je dois l’être également – et j'assume complètement – mais bon, fou ou pas, cela faisait longtemps que je ne ressentait pas un tel plaisir a découvrir un film, et rien que pour cela, le jeu en valait la chandelle !


Points Positifs :
- Esthétiquement, Mélancholia est une pure merveille et entre la façon de tourner, caméra a l'épaule, certains plans plus larges et magnifiques et, bien entendu, la séquence d'introduction qui est un véritable petit bijou, nous avons là un véritable régal pour les yeux, et ce, pendant deux heures.
- Personnages tourmentés et dépressifs, longue fête familiale qui s'éternise et qui finit en eau de boudin, réaction des protagonistes face a la mort, inéluctable, Lars von Trier nous offre une belle palette de sentiments humains.
- Les deux actrices, Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst, sont tout simplement parfaites de maîtrise dans leurs rôles respectifs.
- Un film sur la fin du monde pour le moins singulier, certes, mais qui n'en reste pas moins réussi et, accessoirement, bien plus intéressant, au vu de la réaction des protagonistes, que bien des films apocalyptiques.
- La première partie, celle du mariage, est un véritable régal pour le spectateur et voir cette descente aux enfers familiale au fil des heures, est une vrai réussite.

Points Négatifs :
- Peut etre que la chose qui m'a le plus titiller en regardant Melancholia, c'est le passage entre les deux parties – mariage puis fin du monde – qui m'a sembler un peu brutal, surtout au vu du personnage joué par Kirsten Dunst qui, de simple névrosée, devient presque une voyante.
- Je reconnais que c'est tout de même spécial, très spécial même et que, non seulement il faut s'accrocher a l'histoire, mais qu'en plus, Melancholia fait parti de ce genre de films sans demi-mesures, c'est à dire, que soit on adore, soit on déteste. Dans mon cas, aimant les films de barrés comme Lars von Trier, ce ne fut pas un problème, mais pour d'autres...

Ma note : 8,5/10