vendredi 30 janvier 2015

THE KINKS ARE THE VILLAGE GREEN PRESERVATION SOCIETY


THE KINKS ARE THE VILLAGE GREEN PRESERVATION SOCIETY

The Kinks

1 - The Village Green Preservation Society (Ray Davies) 2:45
2 - Do You Remember Walter ? (Ray Davies) 2:23
3 - Picture Book (Ray Davies) 2:34
4 - Johnny Thunder (Ray Davies) 2:28
5 - Last of the Steam-Powered Trains (Ray Davies) 4:03
6 - Big Sky (Ray Davies) 2:49
7 - Sitting by the Riverside (Ray Davies) 2:21
8 - Animal Farm (Ray Davies) 2:57
9 - Village Green (Ray Davies) 2:08
10 - Starstruck (Ray Davies) 2:18
11 - Phenomenal Cat (Ray Davies) 2:34
12 - All of My Friends Were There (Ray Davies) 2:23
13 - Wicked Annabella (Ray Davies) 2:40
14 - Monica (Ray Davies) 2:13
15 - People Take Pictures of Each Other (Ray Davies) 2:10


The Kinks Are the Village Green Preservation Society
Musicien : The Kinks
Parution : 22 novembre 1968
Enregistré : Novembre 1966 – Octobre 1968
Durée : 38:46
Genre : Rock, Pop
Producteur : Ray Davies
Label : Pye

Musiciens :
Ray Davies : Chants, guitare, piano, harmonica, saxophone, trompète, trombone, accordéon, hautbois, flute
Dave Davies : Guitare, chœurs, chant sur Wicked Annabella
Pete Quaife : Basse, chœurs
Mick Avory : Batterie, percussion
Nicky Hopkins : Piano, mellotron
Rasa Davies : Chœurs

Mon avis : J’avais débuté ce mois de janvier 2015 sous le signe de la musique avec le Rock & Folk HS sur les 300 Disques incontournables puis l’album No Quarter du duo Jimmy Page et Robert Plant et, curieusement, vais l’achever de la même manière avec ce The Kinks Are the Village Green Preservation Society, sans nul doute le plus grand album (selon les critiques) d’un groupe un peu tombé dans l’oubli de nos jours, les Kinks. Bref, ce n’est pas n’importe quel album dont je vais vous parler aujourd’hui quoi que, avant d’aller plus loin, une petite précision, de taille, s’impose : en effet, si je connaissais les Kinks depuis fort longtemps – grosso modo, un bon quart de siècle si je ne me trompe pas – jusqu’à ce jour, je n’avais jamais eu l’occasion d’écouter ne serais-ce qu’un seul de leurs albums ; une chanson par ci, par la, les noms des membres du groupe, leurs visages (et encore), et puis c’est tout. Bref, et comme cela m’arrive souvent, je remettais toujours au lendemain le jour où, enfin, je franchirai le pas et me déciderait, enfin, a essayer de découvrir enfin ces fameux Kinks. Et quelque part, ce fut la publication du hors-série de Rock & Folk qui me motiva une bonne fois pour toutes : après tout, il était grand temps que je m’y mette aux Kinks, et, justement, rien de tel pour cela que de commencer par cet opus, ce célèbre The Kinks Are the Village Green Preservation Society dont j’avais entendu le plus grand bien. Mais alors, la chose étant faite désormais, que dire de cet album ? Méritait-il toutes les louanges que j’ai put lire ici ou la depuis si longtemps ? Eh ben ma fois, d’un point de vu objectif, sans doute, cependant, d’un autre coté, j’ai un peu de mal à y voir le pur chef d’œuvre clamé par beaucoup. La faute, bien entendu, principalement au fait qu’il n’est jamais simple de se lancer dans un nouveau groupe, de le découvrir, en partant de zéro, ou presque, surtout que, qu’on le veuille ou non, si l’on possède une certaine culture musicale, ce qui est mon cas, on ne peut pas s’empêcher de faire des comparaisons a d’autres productions parues a la même époque, ce qui, forcément, est on ne peut plus injuste pour les Kinks. Car ceux-ci n’étaient ni les Beatles, ni les Stones, ni même les Who, non, les Kinks, a une époque où quasiment tout le monde était tombé dans la musique psychédélique, parlait ouvertement de révolution, de drogues et de mysticisme hindou, les Kinks, eux, nous pondent cet album, terriblement pop, et qui nous narre des histoires d’amitié perdues, de beuveries, de motards et de chats volants ; bref, un truc complètement hors-propos a l’époque, qui connu, forcément, un terrible échec commercial mais qui, avec le temps, fut reconnu a sa juste valeur. Car oui, malgré tout, comment ne pas reconnaitre l’intrinsèque valeur des nombreuses chansons de ce The Kinks Are the Village Green Preservation Society : mélodies entrainantes, usage d’instruments divers même les plus incongrues, aucune fausse note, mais aussi, et surtout, ce coté anticonformiste assumé, car oui, en 1968, un album pop l’était bien plus que de se taper pour la énième fois un truc sous acide… Bien entendu, cet album mérite une seconde écoute, une troisième, beaucoup d’autres d’ailleurs afin que l’on puisse mieux en saisir toute sa valeur, mais aussi, dans mon cas, pour me permettre de mieux saisir ce groupe et de, par la suite, tenter une nouvelle fois l’expérience, avec, pourquoi pas, un certain Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire)


Points Positifs :
- Rendons a César ce qui lui appartient et donc, au sieur Ray Davies, d’avoir porter ce projet a bout de bras contre vents et marées et, surtout, contre sa maison de disques qui fut pour beaucoup dans l’échec commercial de cet album.
- Sincèrement, les quinze chansons qui composent cet album sont, mélodiquement parlant, de véritables petites perles.
- Le fait que, alors que la concurrence suivait la mode du psychédélisme, les Kinks aient osé réaliser un disque 100% pop, donc, bien entendu, sonnant désuet a l’époque, pour ne pas dire ringard pour certains.
- Les thèmes aussi – villages, beuveries, amitiés perdues, sorcières, chats volants – aux antipodes des révolutions et autres Hare Krishna chantés par les autres…

Points Négatifs :
- Hélas, il manque un ou deux titres qui sortent véritablement du lot dans ce The Kinks Are the Village Green Preservation Society. Bien évidement, il n’y a aucune mauvaise chanson, mais un ou deux hits auraient bien aidé au succès de cet album.
- Cela n’a strictement rien a voir avec la valeur en elle-même de cet opus mais reconnaissons qu’au contraire de certains albums parus sensiblement a la même époque, celui-ci risque de ne pas plaire aux plus jeunes d’entre nous ; ce n’est pas que, musicalement, il ait vieillit, ce n’est pas le cas, mais ce coté pop prononcé, certaines mélodies… j’ai quand même un doute pour la génération actuelle…

Ma note : 8/10

jeudi 29 janvier 2015

MATRIX REVOLUTIONS


MATRIX REVOLUTIONS

Les passagers du Nébuchadnézzar ont été recueillis par le Hammer après la destruction du premier par les Sentinelles. Néo est tombé dans une sorte de coma (il est en fait coincé dans un monde intermédiaire dont il sera libéré par Trinity) après avoir court-circuité quatre Sentinelles. La contre-attaque des autres hovercrafts a échoué à cause d'un EMP déclenché trop tôt qui a endommagé les vaisseaux et les équipages se sont fait massacrer par les Machines toujours en chemin pour Zion. Le seul survivant, dans le coma lui aussi, est Bane (contrôlé par Smith). Le Hammer est à la recherche du Logos, le vaisseau du capitaine Niobe. Néo va voir l'Oracle une dernière fois. Elle lui fait comprendre qu'il doit se rendre à la ville des Machines, le vrai emplacement de la Source et que Smith (qu'elle définit comme le double négatif de Néo) est la clé de la fin de la guerre. Après le départ de Néo, Smith et ses clones arrivent et l'Oracle le laisse l'absorber. Le Smith possédant l'Oracle devient capable de transgresser les lois de la Matrice (comme Néo) et « voit » sa victoire grâce aux pouvoirs de l'Oracle.


Matrix Revolutions
Réalisation : Larry et Andy Wachowski
Scénario : Larry et Andy Wachowski
Musique : Don Davis
Production : Warner Bros
Genre : Science-Fiction, Cyberpunk
Titre en vo : The Matrix Revolutions
Pays d'origine : Etats-Unis, Australie
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 27 octobre 2003
Durée : 129 mn

Casting :
Keanu Reeves : Néo
Carrie-Anne Moss : Trinity
Laurence Fishburne : Morpheus
Hugo Weaving : Agent Smith
Mary Alice : L'Oracle
Jada Pinkett Smith : Capitaine Niobe
Sing Ngai : Séraphin
Ian Bliss : Bane
Nona Gaye : Zee
Harold Perrineau Jr. : Link
Essie Davis : Maggie
Harry Lennix : Commandant Lock
Nathaniel Lees : Commandant Mifune
Lambert Wilson : Le Mérovingien
Monica Bellucci : Persephone
Anthony Zerbe : Conseiller Hamann
Helmut Bakaitis : L'Architecte
Bruce Spence : L'homme du train
Clayton Watson : Le Kid

Mon avis : Indéniablement, cette dernière semaine de janvier aura été placée sous le signe de la Matrice puisque, après avoir revu Matrix lundi dernier puis Matrix Reloaded ce mardi, aujourd’hui, ce fut autour du troisième volet, Matrix Revolutions d’avoir eu droit a un revisionage en bonne et due forme ainsi qu’a sa critique sur ce blog. Dernier film de la célèbre trilogie des frères Wachowski, celui-ci, en fait, fut tourner au même moment que Matrix Reloaded et la jonction entre les deux longs métrages se fait le plus naturellement du monde d’entrée de jeu, pourtant, là où on aurait put croire que nous allions avoir a faire a un long film de plus de quatre heures diviser en deux, ce Matrix Revolutions est bien différent de son prédécesseur, et ce, principalement pour la simple et bonne raison que la quasi-totalité de l’action se déroule dans la ville de Zion, assiégée par les machines, la Matrice, elle, étant quasiment absente, en dehors du début et de la fin avec le combat apocalyptique entre Néo et l’Agent Smith. Cependant, si l’on retrouve tous les éléments qui avaient fait la force de cette œuvre – univers, protagonistes – si l’on ne peut nier qu’une fois de plus, comme prévu, c’est toujours aussi spectaculaire et que, enfin, on en voit finalement le bout, c’est avec un certain regret, et ce revisionage me la confirmer, que je dois reconnaitre que ce dernier volet n’est pas a la hauteur de ses prédécesseur. Certes, la fin n’est pas mauvaise, loin de là, certes, dans le déroulement de l’intrigue générale, c’est ce que l’on était en droit d’attendre, hélas, et ce n’est pas un mince défaut, bien au contraire, Matrix Revolutions pèche par ses longueurs, ses extrêmes longueurs qui font que, au bout d’un moment, eh ben, je me suis surpris en plein combat entre humains et machines a m’ennuyer, ce qui est un comble. Alors oui, je sais, depuis quelques années, le cinéma a tendance à aller vers le toujours plus et, bien des films nous proposent des combats qui durent une demi-heure voir plus (repensez un peu a la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson), sauf que, le problème, c’est que ça ne marche pas toujours et que souvent, on n’attend qu’une chose, que celui-ci prenne fin. Car si cette attaque de Zion par les machines devait être le point d’orgue de ce film, eh ben, c’est raté, la faute, vous l’avez compris, a une durée excessive qui finit par gâcher l’ensemble… Mais le problème, c’est que ces longueurs, mises bout a bout – il y en a d’autres, c’est comme le vaisseau de Niobe et Morpheus qui met trois heures a arriver a Zion – font que l’on passe trop de temps sur des détails et que, au final, le principal est galvaudé : ainsi, lorsqu’arrive l’affrontement entre Néo et l’Agent Smith, je n’ai pas put m’empêcher de me dire : « oh non, encore un truc qui va durer des lustres ! » Pourtant, ce n’est pas vraiment le cas, mais vu que j’avais été saoulé par l’attaque de Zion qui avait duré des heures, je n’ai pas put l’apprécier a sa juste valeur… Dommage, oui, fort dommage car une œuvre comme Matrix méritait une autre fin, surtout que les bonnes idées ne manquaient pas et que tout était en place pour en faire un incontournable ; le problème, c’est comme souvent de nos jours, cette manie de vouloir étirer des films en longueur, même quand cela ne se justifie pas et, ici, c’était bel et bien le cas…


Points Positifs :
- Scénaristiquement parlant, il n’y a rien à redire : nous avons enfin les réponses à toutes nos questions (enfin, je pense), les agissements des divers protagonistes, leur destin, sont on ne peut plus acceptables et c’est fou ce que ce film regorge de bonnes idées.
- Pour ce qui est des bonnes idées, le passage dans la station de métro en est une qui m’a bien plut ; de même, la façon dont Néo vient a bout de l’Agent Smith est bien trouvée également. Et puis, le monde des machines avait l’air pas mal… hélas, on le voit à peine !
- Malgré tout, il reste une flopée de scènes marquantes dans ce troisième volet, et puis, le coté christique de Néo a la fin, c’est pas mal.
- Comme dans les volets précédant, pour ce qui est des effets spéciaux, c’est une fois de plus une pure merveille, même si c’est moins spectaculaire ou flagrant que dans les autres films ; cela est dut au fait que la majeure partie de l’intrigue a lieu dans le monde réel et que, du coup, on n’a pas droit a des types qui se battent en faisant des acrobaties.

Points Négatifs :
- C’est beaucoup trop long, énormément long même, au point que l’on finisse par bailler voir quasiment s’assoupir… mais à quoi cela sert-il de nous pondre des scènes de combat qui n’en finissent plus !? L’attaque de Zion en devient une véritable souffrance, et, du coup, tout ce qui s’en suit en devient pénible…
- Du coup, on se retrouve avec un troisième volet quasi-bancal et où, finalement, il ne se passe pas grand-chose vu que, les deux tiers du temps, on a droit a des humains qui se battent contre des machines ou le vaisseau de Niobe qui vole dans un couloir. Bref, le début est bien, la fin également, pour le reste, c’est un peu bof.
- Dommage car en raccourcissant pas mal de choses et en donnant de l’importance a d’autres scènes, l’équilibre de ce Matrix Revolutions aurait été plus réussi et ce film aurait été aussi bon que ses prédécesseurs.

Ma note : 7/10

mercredi 28 janvier 2015

Le Journal de Feanor a 7 ans !


Tout avait commencé un certain lundi 28 janvier 2008, à 13h53 précisément, avec la publication d’un billet qui annonçait l’ouverture du Journal de Feanor, un blog qui, comme vous pouvez le constater aujourd’hui, en aura parcouru du chemin… Oui, c’était donc il y a sept ans, sept longues années d’existence pour un blog parmi tant d’autres, un blog qui n’est pas forcément très connu – de toutes façons, je n’ai jamais cherché a ce que l’il le devienne – un blog qui aura connu bien des changements mais aussi des phases de doutes et des phases d’euphorie. Car cette aventure, appelons là ainsi, je dois avouer que je n’y croyais guère au départ, au mieux, m’étais-je dit, ce ne serait qu’une tocade qui durerait quelques semaines voir, avec un peu de chance, quelques mois… Et puis, le temps a passé, une année s’est écoulée, puis deux, trois, jusqu’à ce que l’on arrive, désormais, a ces sept ans d’existence ! Bien entendu, cela fait fort longtemps que je n’en étonne même plus, Le Journal de Feanor faisant parti de ma vie depuis sept longues années, et si j’ai put, par moments, avoir quelques moments de doute quant a l’intérêt de le poursuivre, ceux-ci se sont envolés depuis belle lurette. Alors, comme il est de coutume en de telles occasions, je tenais a remercier mes quelques rares lecteurs ainsi que mes proches – même ceux qui ne se suivent pas forcément ce blog – et tous ceux, auteurs, écrivains, scénaristes, musiciens, dessinateurs et j’en passe qui, de par leur création, me permettent de m’évader, encore et encore ; après tout, sans ces derniers, ce blog n’aurait pas lieu d’être. 

mardi 27 janvier 2015

MATRIX RELOADED


MATRIX RELOADED

Néo parvient à mieux contrôler ses dons et pouvoirs naturels. Cependant, le temps presse : Sion va être attaquée par 250000 sentinelles robotiques, programmées pour anéantir les derniers humains. Morpheus tente de galvaniser les habitants de Sion en leur rappelant la parole de l'Oracle : l'Élu est capable d'arrêter la guerre contre les machines. Alors que tous les espoirs sont sur lui, Neo est confronté à une résistance croissante. De son côté, son ennemi, le programme d'éradication appelé Agent Smith, a perdu sa fonction initiale et devient un programme libre de se propager dans la Matrice. Son seul but : contrôler la Matrice puis le monde réel, mais il reste un unique obstacle devant lui : Néo.


Matrix Reloaded
Réalisation : Larry et Andy Wachowski
Scénario : Larry et Andy Wachowski
Musique : Don Davis
Production : Warner Bros
Genre : Science-Fiction, Cyberpunk
Titre en vo : The Matrix Reloaded
Pays d'origine : Etats-Unis, Australie
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 7 mai 2003
Durée : 132 mn

Casting :
Keanu Reeves : Néo
Carrie-Anne Moss : Trinity
Laurence Fishburne : Morpheus
Hugo Weaving : Agent Smith
Matt McColm : Agent Thompson
Monica Bellucci : Persephone
Gloria Foster : L'Oracle
Lambert Wilson : Le Mérovingien
Randall Duk Kim : Le maître des clés
Sing Ngai : Séraphin
Jada Pinkett Smith : Capitaine Niobe
Essie Davis : Maggie
Neil et Adrien Rayment : Les jumeaux
Harry Lennix : Commandant Lock
Harold Perrineau Jr. : Link
Anthony Zerbe : Conseiller Hamann
Helmut Bakaitis : L'Architecte

Mon avis : Contraint d’être bloquer chez moi depuis les fêtes, j’en profite néanmoins pour me replonger dans pas mal d’œuvres que je n’avais pas lu ou vu depuis une éternité, ainsi, hier, si vous suivez ce blog, vous avez put constater que je vous ai proposer la critique du premier volet de l’un des films les plus marquants de la fin du siècle dernier, je veux bien évidement parler de Matrix. Du coup, je n’ai pas perdu de temps et, ce matin, je me suis replonger dans sa suite, ce Matrix Reloaded, second volet d’une trilogie qui aura sans nul doute parquée son époque – et je pense que tous ceux qui l’on connut seront plus ou moins d’accord avec moi. Bon, tout d’abord, avec ce film que les fans auront attendus pendant quatre longues années, ce qui en ressort principalement, c’est que l’effet de surprise ressenti lors du premier volet ne fonctionne plus : nous sommes désormais en terrain familier, et, que ce soit le synopsis – ce monde imaginaire crée par les machines pour que ces dernières puissent se nourrir des humains – ou les effets spéciaux – bullet time et compagnie – tout cela n’a plus rien de nouveau. Pourtant, force est de constater que les frères Wachowski (a l’époque, ils étaient encore deux frères) vont encore plus loin dans cette suite, sublimant des effets spéciaux pourtant déjà exceptionnels dans le premier film ; ce fait, incontestable et que j’avais oublié, est selon moi important car si au fil des ans, on devient blasé par tout un tas de choses, on ne peut nier que même près de quinze ans plus tard, rares sont ceux qui peuvent rivaliser avec cette trilogie. Ceci étant dit, quid du scénario ? Eh ben, ma foi, la aussi, ce fut une bonne surprise car malgré le fait que l’on soit en terrain connu et que ce film n’est que le second de la trilogie – place toujours batarde en temps normal – il faut lui reconnaitre sa qualité scénaristique indéniable : on apprend pas mal de choses sur la Matrice, sur la lutte entre les humains et les machines, sur les programmes libres qui jouent leur propre jeu, mais aussi, pas mal de nouvelles questions pour le moins intrigantes suite a la rencontre entre Néo et l’Architecte, celle-ci semblant avoir déjà eu lieu plusieurs fois auparavant. Ajoutons a cela des scènes d’actions toujours aussi impressionnantes et un approfondissement général de l’univers de l’œuvre et vous comprendrez mon enthousiasme final quant a se second volet de Matrix. Dommage qu’une certaine facilité scénaristique prenne parfois le pas sur l’ensemble et que de longues discussions métaphysiques pas toujours simple a saisir viennent un peu gâcher l’ensemble, mais bon, ce ne sont que des détails qui n’empêchent nullement ce Matrix Reloaded d’être un excellent film.


Points Positifs :
Matrix avait placé la barre très haut en 1999, Matrix Reloaded réussi l’exploit, quatre années plus tard, de faire encore mieux, pourtant, ce n’était pas gagner. Mais sincèrement, les effets spéciaux sont encore plus impressionnants que dans le premier volet.
- Un approfondissement de nos connaissances de l’univers de la Matrice, de son histoire, de la lutte entre humains et machines, de l’existence de programmes qui jouent leur propre jeu, mais aussi, ne l’oublions pas, tout un tas de nouvelles questions qui viennent remettre en cause bon nombre de nos certitudes.
- Mine de rien, il y a une flopée de scènes cultes : la poursuite sur l’autoroute, Néo contre les hommes du Mérovingien, Néo, toujours lui, contre des dizaines d’Agent Smith.
- Bien évidement, tout ce que l’on avait aimé dans le premier volet est encore présent ici : esthétique générale, synopsis, personnages plutôt réussis, effets spéciaux, scènes d’actions à couper le souffle, etc.  

Points Négatifs :
- Bien évidement, ici, l’effet de surprise ressenti lors du premier volet ne marche plus, ce qui n’est pas non plus un véritable défaut en soi, la chose étant logique. Mais bon, ça compte tout de même.
- La scène de la danse a Sion : la première fois que je l’ai vu, je l’ai trouvée ridicule, et douze ans plus tard, mon opinion n’a pas changée…

Ma note : 8,5/10

lundi 26 janvier 2015

MATRIX


MATRIX

Programmeur anonyme dans un service administratif le jour, Thomas Anderson devient Neo la nuit venue. Sous ce pseudonyme, il est l'un des pirates les plus recherchés du cyberespace. A cheval entre deux mondes, Neo est assailli par d'étranges songes et des messages cryptés provenant d'un certain Morpheus. Celui-ci l'exhorte à aller au-delà des apparences et à trouver la réponse à la question qui hante constamment ses pensées : qu'est-ce que la Matrice ? Nul ne le sait, et aucun homme n'est encore parvenu à en percer les défenses. Mais Morpheus est persuadé que Neo est l'Elu, le libérateur mythique de l'humanité annoncé selon la prophétie. Ensemble, ils se lancent dans une lutte sans retour contre la Matrice et ses terribles agents...


Matrix
Réalisation : Larry et Andy Wachowski
Scénario : Larry et Andy Wachowski
Musique : Don Davis
Production : Warner Bros
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : The Matrix
Pays d'origine : Etats-Unis, Australie
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 31 mars 1999
Durée : 135 mn

Casting :
Keanu Reeves : Néo ou Thomas A. Anderson
Carrie-Anne Moss : Trinity
Laurence Fishburne : Morpheus
Hugo Weaving : Agent Smith
Gloria Foster : L'Oracle
Joe Pantoliano : Cypher ou Mr Reagan
Marcus Chong : Tank
Ada Nicodemou : Dujour
Matt Doran : Le Mulot
Belinda McClory : Switch
Julian Arahanga : Apoc
Anthony Ray Parker : Dozer
Paul Goddard : Agent Brown
Robert Taylor : Agent Jones
Steve Dodd : l'homme aveugle

Mon avis : Dans le petit monde du septième art, tout le monde sait que certaines œuvres, lorsqu’elles sortent, marquent tellement le genre qu’elles en deviennent des incontournables, et ce, qu’on les aime ou pas, car bon, comment dire, même ceux, et ils doivent être nombreux de par le monde, qui n’ont pas aimé Matrix reconnaissent du moins qu’il y eut un avant et un après Matrix, ne serait-ce que dans le domaine des effets spéciaux qui, avec ce film, stupéfièrent littéralement a la fois les critiques et les spectateurs. Car en cette année 1999, en cette fin de siècle, la sortie de Matrix fut un véritable coup de tonnerre, quelque chose d’énorme, que les plus jeunes, blasés, ne peuvent pas comprendre, et qui annonçait, en quelque sorte, ce qui serait le cinéma des années 2000 où rien ne serait plus impossible… Effets spéciaux éblouissant, donc, fameux bullet-time entrés depuis dans la norme et copiés dans tant d’œuvres, chorégraphies de combats totalement improbables et hallucinantes, usage des ralentis jusqu’à n’en plus finir, avec Matrix, les frères Wachowski lancèrent un véritable pavé dans la marre, ringardisant d’un coup, un seul, tous les films d’actions sortis auparavant, mais ce n’est pas tout, car Matrix, ce n’est pas qu’un film – enfin, une franchise car il y eut deux suites – où l’on voit des mecs courir sur des murs et éviter des balles dans des positions pour le moins absurdes, non, Matrix, c’est aussi une œuvre de science-fiction, et pas des moindres. En effet, imaginez un monde, le notre, qui en fait, ne serait pas réel, tout n’étant qu’illusion – la nourriture, les voitures, les immeubles, notre vie en gros – crée par des machines, celles-ci ayant pris le contrôle environ 200 ans auparavant et nous maintenant en vie, comme du bétail, dans des cocons, afin de les nourrir. Une vision cauchemardesque où, en dehors de quelques individus qui connaissent la vérité, le reste de l’humanité continue à vivre sa vie comme si de rien n’était, et ce, dans l’illusion la plus total. Et au sein de ces quelques « éveillés », il y aurait un certain élu, le fameux Neo – Keanu Reeves – pris en main par un certain Morpheus – excellent Laurence Fishburne – et qui, vous l’avez compris, va devoir lutter contre cette fameuse Matrice… Bref, vous l’avez sans doute compris, si le scénario est suffisamment intéressant et possède quelques bonnes idées de part ses propos et son coté paranoïaque – en gros, il faut se méfier de tout le monde et on est contrôler dans l’ombre, ce qui plaira aux complotistes de tout poil – au final, l’histoire en elle-même est plutôt convenue et l’on est plus marqué par tout ce déploiement d’effets spéciaux tout bonnement incroyables pour l’époque que par tout ce fatras pseudo-philosophique que l’on nous assène au cours du film. Mais cela n’empêche nullement ce Matrix d’être un bon film, car même si seize ans plus tard, on est moins impressionner par les effets spéciaux, rien que pour le côté historique, il se doit d’être vu par tout cinéphile digne de ce nom, surtout pour les amateurs de SF.


Points Positifs :
- Tous ceux de ma génération en conviendront sans peine : lors de sa sortie, en 1999, Matrix fut un véritable coup de tonerre, un truc qui aura marqué l’histoire du cinéma, surtout pour ses effets spéciaux, bluffant a l’époque et copiés a maintes reprises depuis.
- Des types qui courent sur les murs, qui font des bonds incroyables, qui évitent les balles en se contorsionnant, les bullet time, la façon d’user des ralentis ; effectivement, il y eu un avant et un après Matrix.
- Mine de rien, le synopsis est loin d’être à jeter, bien au contraire : ce monde où tout est illusion et où une humanité vit, sans le savoir, sous le contrôle des machines afin de nourrir ces dernières, c’est plutôt pas mal.
- Le design des costumes, l’esthétique du film, ce coté cuir, sombre et costumes impeccables.
- Bien entendu, Trinity, quoi que, je l’aime bien l’Agent Smith également…

Points Négatifs :
- Le problème parfois avec certaines œuvres qui révolutionnent l’histoire des effets spéciaux, c’est qu’avec le temps, elles impressionnent moins, et, sincèrement, seize ans plus tard, ça commence a devenir le cas même si tout cela reste plutôt excellent – et puis, Matrix fut tellement copié qu’au bout d’un moment, ça ne fait plus le même effet.
- Tout le coté pseudo-philosophique, c’est un peu saoulant à la longue…

Ma note : 8,5/10