jeudi 21 mars 2019

BERSERK – TOME 13


BERSERK – TOME 13

L'occultation bat son plein et les nombreux monstres se jettent sur les soldats de la troupe du Faucon. Casca est désemparée et, grâce à l'aide de ses amis, s'enfuit à cheval. Non loin de là, Zodd croise le chevalier squelette devant la tornade noire. Le monstrueux Zodd n'est pas aux ordres des God Hand, il est là pour affronter le plus fort des adversaires. Les deux êtres sortent alors leurs armes et débutent un combat d'une violence rare. Casca est quant à elle rattrapée par le florilège de monstres. Elle est capturée, déshabillée et emmenée auprès de Griffith, devenu l'un des redoutables et inquiétants God Hand. Guts affronte bon nombre d'apôtres et tombe sur une vision d'horreur en voyant sa bien-aimée aux mains de celui qui est devenu son pire ennemi. Le jeune homme affronte alors des opposants plus redoutables à mesure qu'il avance pour sauver Casca. Il est prêt à tout, même à perdre l'un de ses membres...


Berserk – Tome 13
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 13
Parution en vo : 28 mars 1997
Parution en vf : 03 mai 2006
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 192

Mon avis : Il m’était tout simplement impossible d’attendre plus longtemps ! Quoi donc ? Mais la lecture du treizième tome de Berserk bien sur, celui qui aura marquer bien des fans de par son intensité dramatique, son extrême violence, mais aussi, sans nulle doute, celui qui représentera, en quelque sorte, le point culminant de la saga, du moins, pour ce qui est de son début car cette dernière est loin d’être achevée – y compris de nos jours – et qu’énormément de bonnes choses m’attendent encore par la suite… Mais quoi qu’il en soit, après avoir lu le douzième tome de Berserk, comment pouvais-je faire patienter plus longtemps pour, enfin, m’atteler a la lecture de ce volume légendaire ? C’était impossible, tout simplement et, maintenant que c’est fait, quid, donc, de celui-ci ? Fut-il à la hauteur de mes espérances ? Ma foi, oui, tout simplement… Alors bien entendu, ici, je ne peut pas vraiment parler d’effet de surprise puisque, d’entrée de jeu, je savais que la Troupe du Faucon allait se faire massacrée, que Griffith allait renaitre en tant que Femto, devenant ainsi le cinquième God Hand, que ce dernier, poussant le sadisme jusqu’au bout, allait violer Casca sous les yeux d’un Guts fou de colère qui, au passage, dans son combat, perdra un bras et un œil. Pourtant, malgré le fait que tous ces éléments, oh combien marquants, ne m’étaient pas inconnus, je n’ai pas put m’empêcher de ressentir de la tristesse en voyant tomber, un à un, les membres les plus importants de la Troupe du Faucon – particulièrement Judo – de même, j’ai éprouvé, comme Guts, de la colère face au viol de la pauvre Casca qui y perdra l’esprit, quand à Guts et son pétage de câble qui le fait agir comme un véritable berserker, quel intensité dans les dessins de Kentaro Miura ! Terriblement violent, horrible par moments, sans la moindre concession, ce treizième tome de Berserk n’est, décidément pas, a mettre entre toutes les mains, cependant, il représente le plus parfait exemple d’une série qui est, du moins, pour ce que j’en ai lu jusqu’à maintenant, tout bonnement exceptionnelle ! Cela faisait fort longtemps que je souhaitais arriver a ce moment du manga, c’est désormais chose faite et, franchement, je ne regrette nullement de mettre enfin lancée dans la découverte de celui-ci. A présent, le très long flashback de Kentaro Miura va prendre, tranquillement, fin, l’intrigue va reprendre son court – mise de coté depuis la fin du troisième tome – et, ma foi, j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner, mais bon, maintenant, cela peut attendre quelques jours…


Points Positifs :
- Depuis les débuts de la saga, Berserk a connu de très grands moments – personnellement, j’avais beaucoup aimé le neuvième volume – mais celui-ci représente indéniablement le point d’orgue de ce premier arc narratif, un truc énorme, d’une intensité peu commune, sans nul doute inimitable et oh combien réussi !
- La Troupe du Faucon se fait intégralement massacrée, Casca se fait violée par Griffith – devenu le cinquième God Hand – sous les yeux d’un Guts impuissant, ce dernier y perd un bras et un œil et nos jeunes héros ne doivent la vie que grâce à l’intervention du mystérieux Chevalier Squelette. Terriblement violent, riche en scènes marquantes et très dures, ce volume ne laissera pas les lecteurs indifférents…
- Comment ne pas ressentir de la tristesse devant la mort de Judo, comment ne pas souffrir devant l’impuissance de Guts qui ne peut rien faire tandis que son aimée, Casca, se fait violée par Griffith, comment ne pas ressentir une colère infinie envers ce dernier !? Bigre, que de sentiments l’on ressent à la lecture de ce volume !
- Pour ce qui est des dessins, Kentaro Miura livre une prestation excellente. Il faut dire que, de ce coté là, Berserk est fort bien servi. Grosse mention spéciale au passage où Guts pête littéralement les plombs et massacre des démons par dizaines !
- Une couverture oh combien réussie !

Points Négatifs :
- Ce n’est pas une surprise, Berserk est un manga très violent, cependant, celui-ci franchit indéniablement un pallier et certaines scènes sont très dures, particulièrement celle où Casca se fait violée. A ne pas mettre entre toutes les mains…

Ma note : 9/10

BERSERK – TOME 12


BERSERK – TOME 12

La troupe du Faucon a enfin retrouvé son chef, Griffith, mais pas dans l'état dans lequel les combattants l'auraient imaginé. L'ancienne figure charismatique est à présent squelettique, méconnaissable, ne peut plus tenir quelque chose ni même marcher, et il a également perdu la parole. Casca a vraiment du mal à accepter l'état de santé de celui qu'elle aimait. Alité dans une carriole, Griffith a des visions et entend des voix qui l'appellent. Il use alors du peu de force qu'il a pour faire avancer la charrette, mais le cheval tire trop fort la carriole qui finit par se renverser, et Griffith atterrit dans une petite rivière. N'ayant plus goût à la vie, il se jette sur une branche pour s'embrocher mais n'y parvient pas et se blesse simplement. Alors que son sang coule dans l'eau, il repère une béhérit, celle qu'il avait perdue. Le ciel s'assombrit... Alors que Guts et les autres arrivent, le cauchemar débute...


Berserk – Tome 12
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Titre en vo : Berserk vol. 12
Parution en vo : 27 septembre 1996
Parution en vf : 15 mars 2006
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 192

Mon avis : Indéniablement, les tomes de Berserk défilent et c’est toujours aussi bon ! Il faut dire, et je pense ne pas me tromper en affirmant cela – il suffit de lire les très nombreuses critiques des fans de la saga pour s’en convaincre – que ce premier grand arc narratif de Berserk, celui de la Troupe du Faucon, est le plus réussi, le plus marquant, le plus important, celui qui fera de ce manga un incontournable, celui, aussi, qui nous explique pourquoi notre héros, Guts, éprouve une telle haine envers les God Hand et, plus particulièrement, envers Griffith, son ancien ami. Le point culminant de cet arc surviendra dans le prochain tome, le treizième, tellement bon qu’il en est devenu légendaire, mais, pour le moment… eh ben, disons que ce douzième volume est dans la lignée de ses prédécesseurs mais aussi, qu’accessoirement, il marque un sacré tournant : ici, on comprend comment et pourquoi Griffith bascule du coté obscur et, quelque part, le pire, c’est que, davantage qu’un basculement, le lecteur saisit qu’en fait, depuis sa jeunesse, son fameux rêve l’avait préparer a ce choix, ce sacrifice de ses compagnons, seul route valable pour parvenir a son rêve. La chose peut choquer, bien entendu, mais n’en reste pas moins suffisamment logique, y compris pour ce qui est de ses sentiments vis-à-vis de Guts et Casca. Le premier, qui est pour lui un égal, représente le plus grand danger pour son rêve, la seconde, qu’il négligeait malgré l’amour de cette dernière pour lui, la voir dans les bras de Guts lui ai insupportable. Du coup, malgré le fait que Griffith apparait comme étant un personnage égoïste et sans morale, on ne peut s’empêcher, malgré tout, d’éprouver, comme Guts et Casca, une sorte de désarroi devant les actes de leur compagnon, tellement idéalisé qu’ils ne pouvaient accepter ce pacte avec les démons, pourtant, oh combien logique… Vous l’avez compris, une fois de plus, Kentaro Miura fait fort, très fort et, maintenant que j’en suis arrivé là, je n’attends qu’une seule et unique chose : m’attaquer a ce fameux treizième tome !


Points Positifs :
- Un des tomes les plus importants depuis les débuts de la saga puisque, dans celui-ci, on comprend pourquoi Griffith bascule du coté obscur et fait un pacte avec les God Hand. Bien entendu, au fil des albums, on avait saisi ce qu’était le personnage, de même, désormais diminué et infirme, jaloux de Guts et de sa relation avec Casca, on comprenait bon nombre de ses motifs, mais bon, même ainsi, cela fait un sacré choc !
- Même si les God Hand étaient déjà apparus dans la série – dans le troisième tome – c’est ici qu’ils font leur apparition officielle dans l’histoire. De même, l’Occultation dont on nous rabâchait les oreilles depuis quelques temps a enfin lieue !
- Pour ce qui est des dessins, une fois de plus, reconnaissons que Kentaro Miura livre une prestation fidèle à ce qu’il nous a habitués, c’est-à-dire, excellente. Qui plus est, le mangaka s’est fortement inspiré des travaux de Pieter Brueghel pour ses représentations des démons, ce qui est une bonne chose.
- Le désarroi de Guts lorsqu’il comprend que le choix de Griffith, finalement, est tout sauf une surprise.

Points Négatifs :
- Comme je le dit lors de chaque critique, Berserk est un manga assez spécial, très violent, sans concessions, et qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 8/10

OCCUPIED – SAISON 2


OCCUPIED – SAISON 2

En août, l'occupation russe en Norvège continue. Alors que des attentats perpétrés par Norvège libre secouent Oslo de temps à autre, Jesper Berg, depuis la Suède, tente de former un gouvernement en exil. Parallèlement, des négociations entre l'Union européenne et la Russie ont lieu après une confrontation militaire survenue dans une usine à gaz sur l'île industrielle de Melkøya, située dans l'extrême nord du pays, où les Russes ont décidé d'y placer des missiles sol-air. Anita Rygg, cheffe de cabinet du Premier ministre, décide de court-circuiter Jesper Berg en proposant un autre nouveau gouvernement avec à sa tête, le Président du Storting, le parlement norvégien. Ce dernier refuse de devenir premier ministre mais ne voit qu'un seul nom potentiel en la personne d'Anita qui accepte le poste.


Occupied – Saison 2
Réalisation : Erik Skjoldbjærg, John Andreas Andersen, Pål Sletaune, Erik Richter Strand et Eva Sørhaug
Scénario : Erik Richter Strand, Ina Bruhn, Björn Paqualin, Harald Rosenløw-Eeg et Jan Trygve Røyneland
Musique : Sivert Høyem, Nicholas Sillitoe
Production : Yellow Bird Norway, Gétévé Productions
Genre : Thriller politique
Titre en vo : Okkupert – Sesong 2
Pays d’origine : Norvège, Suède, France
Chaîne d’origine : TV2
Diffusion d’origine : 29 septembre 2017 – 10 novembre 2017
Langue d'origine : norvégien, russe, suédois, anglais, français
Nombre d’épisodes : 8 x 45 minutes

Casting :
Henrik Mestad : Jesper Berg, ancien Premier ministre de Norvège
Janne Heltberg : Anita Rygg, Premier ministre de Norvège
Eldar Skar : Hans Martin Djupvik, chef du PST et compagnon de Hilde
Ingeborga Dapkūnaitė : Irina Sidorova, Ambassadrice de Russie en Norvège
Ane Dahl Torp : Bente Norum, gérante d'un restaurant
Selome Emnetu : Hilde Djupvie, magistrate et compagne de Hans Martin Djupvik
Veslemøy Mørkrid : Ingrid Bø, policière partenaire de Djupvik
Alexej Manvelov : Nikolai, chef de sécurité russe
Oddgeir Thune : Geir Buan, agent du PST
Lisa Loven Kongsli : Astrid Berg, ex-épouse de Jesper Berg
Sondre Larsen : Stefan Christensen, membre de Norvège libre
Hippolyte Girardot : le commissaire européen français
Stig Ryste Amdam : Harald Vold, un des chefs de Norvège libre
Kristin Braut-Solheim : Maya, fille de Bente
Thea Green Lundberg : Frida Engø
Vytautas Kaniusonis : Konstantin Minikov
Sacha Slengesol Balgobin : Mina Minikov

Mon avis : Il y a un peu moins d’une semaine, c’était avec un enthousiasme certain que je vous avais parler de la première saison de Occupied, série norvégienne plutôt intéressante et dont le synopsis nous narrait ce qui pourrait arriver dans un futur proche si, suite a de multiples catastrophes climatiques et a une raréfaction des ressources pétrolières, avec un gouvernement écologiste au pouvoir, la Norvège se verrait trahit par ses partenaires européens qui se serviraient des russes pour occuper le pays et, au passage, se fournir en pétrole. Une série de politique fiction fort bien réalisée, bien écrite et possédant un casting de protagonistes assez réussis. Du coup, c’était avec un intérêt pour le moins certain que je me suis plonger dans la suite et si, d’entrée de jeu, j’étais un peu dubitatif quand au fait que cette seconde saison comportait deux épisodes de moins que la première, assez rapidement, j’eu l’agréable surprise que la qualité était, une fois de plus, au rendez vous ; du moins, au début… Il faut dire que, dès le final du premier épisode et la surprise, de taille, qui voit Anita Rygg, ex-directrice de cabinet de Jesper Berg, obtenir le poste de Premier Ministre, les choses démarrent fort bien. Surprenant mais pas impossible, cette nomination pour un poste que personne ne souhaitait – en dehors du sieur Berg, bien plus combatif que lors de la première saison – de ce personnage qui apparaissait franchement en retrait lors de la première saison est une fort bonne chose qui plus est, la problématique de la relation entre la jeune femme et son ancien mentor – la première ayant des sentiments pour celui ci, ce dernier la sous-estimant fortement – étant un des fils conducteurs de cette seconde saison, surtout que, au fil des épisodes, on s’aperçoit que la nouvelle Premier Ministre s’en sort fort bien, ce, malgré les multiples trahisons et autres coups bas qui lui sont assénés. Car, l’occupation russe étant toujours d’actualité et la communauté européenne toujours aussi cynique – alternant entre complaisance et postures va-t-en guerres – on passe, du début de la saison a son final, a une partie davantage politique a un véritable coup d’état ! Le souci, c’est que, si la première saison possédait une certaine cohérence d’ensemble, ici, ce n’est plus vraiment le cas, surtout lorsque l’on approche de la fin : se perdant par moments dans quelques sous-intrigues, on sent que cette saison manque de place pour mieux coordonné l’intégralité du scénario et je pense que les deux épisodes manquants n’auraient pas été de trop. Ajoutons à cela quelques incohérences dans le dernier épisode – malgré un final excellent – et un Hans Martin Djupvik plus sobre mais presque effacé et l’on obtient, au final, une seconde saison qui, malgré toutes ses promesses, apparait comme étant inférieure à sa devancière. C’est plutôt dommage car je pense qu’il y avait de quoi faire mieux, mais bon, cela reste tout de même de qualité et je suis curieux de découvrir, lorsque celle-ci paraitrait, la suite de cet Occupied !


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver la suite d’une série qui, ma foi, avait plutôt fort bien fonctionné lors de sa première saison. Il faut dire que, le postulat de départ de Occupied est excellent et que, retrouver les protagonistes de cette série, l’intrigue et les développements de celle-ci ravira les amateurs.
- L’idée de faire d’Anita Rygg la nouvelle Premier Ministre est la meilleure idée de cette seconde saison : plutôt effacée dans la première saison, la jeune femme s’avère plutôt bonne dans sa mission, ce, malgré les nombreuses difficultés. Quand au final… cruel mais excellent !
- La relation faite d’amour/haine entre Anita Rygg et Jesper Berg, fil conducteur principal de ces huit épisodes, surtout que le second a toujours sous-estimé la première.
- Un Jesper Berg presque méconnaissable et qui tombe dans le terrorisme, ce qui peut se comprendre vis-à-vis de son pays, occupé par les russes, mais vu le comportement extrémiste de ses actes et le fait qu’il souhaite provoquer un conflit majeur – chose qu’il ne souhaitait pas auparavant – il y a de quoi ne plus le reconnaitre…
- Pour ce qui est du casting, il n’y à rien à redire, celui-ci est franchement bon.

Points Négatifs :
- Huit épisodes au lieu des dix de la première saison, il apparait que ceux-ci manquent cruellement pour que l’intrigue soit davantage développée.
- Une saison qui, malheureusement, souffre de quelques incohérences scénaristiques, particulièrement vers la fin.
- Hans Martin Djupvik est plus sobre, ce qui est une bonne chose, le problème, c’est qu’il est devenu tellement apathique que, par moments, son personnage en devient presque inintéressant.
- Un changement de commissaire européen et l’Union Européenne passe d’opposant a la Norvège qui a utiliser les russes pour envahir cette dernière a des va-t-en-guerres prêts a un conflit majeur ? Franchement, c’est un peu n’importe quoi !
- Le rôle des russes est franchement en retrait dans cette saison.

Ma note : 7/10

LE LIVRE DE CENDRES – LA GUERRIÈRE OUBLIÉE


LE LIVRE DE CENDRES – LA GUERRIÈRE OUBLIÉE

À notre époque, un chercheur universitaire traduit et exploite des textes médiévaux en rapport avec une guerrière oubliée. Il essaie de faire le tri entre réalité historique et représentations mythiques. 1465. Cendres, huit ans et orpheline vit dans un camp de mercenaires. Elle y est violée et défigurée par deux soldats qu'elle tuera malgré son jeune âge. Fin du XVe siècle, les armées de Carthage mettent le sud de l'Europe à feu et à sang. Rien ne semble pouvoir les empêcher de détruire l'empire de Frédéric de Habsbourg. Dans les environs de Gênes, une jeune femme de dix-neuf ans, capitaine d'une troupe de mercenaires – blonde comme les blés au visage dévasté de cicatrices – va se mettre sur le chemin de l'envahisseur.


Le Livre de Cendres – La Guerrière Oubliée
Auteur : Mary Gentle
Type d'ouvrage : Heroic-Fantasy, Uchronie
Première Parution : 01 février 2001
Edition Poche : 30 octobre 2008
Titre en vo : Ash – A secret History
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Patrick Marcel
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 576

Mon avis : Je dois reconnaitre que, la toute première fois que j’avais lut cet excellent cycle de fantasy de Mary Gentle qu’est Le Livre de Cendres, j’avais eu un peu de mal, au départ, pourtant, a force d’acharnement, et, surtout, en me disant que cette œuvre valait le détour, je me suis armé de volonté et, je ne l’ai pas regretter car, une fois passé la lente description des débuts de Cendres, et une fois que l’on se fait au style narratif, assez lourd par moments, très descriptif (trop parfois) qui fourmille de détails dont certains ne sont pas franchement utiles, l’histoire se lance, petit à petit, et l’on commence à se prendre de passion pour cette héroïne peu commune et à sa compagnie de mercenaires. Mais, même ainsi, il faut s’accrocher pour ne pas se perdre parmi tous les protagonistes, principaux et secondaires, qui parsèment le récit, ce qui ajoute à la complexité narrative de celui-ci. Pourtant, une fois de plus, des que l’on commence à comprendre qui est qui et quel rôle il joue, alors, l’on ne peut se dire que Mary Gentle à sut nous donner bon nombre de personnalités fortes ou faibles, charismatiques pour la plupart et qui gagnent à être développées (mais nous n’en sommes qu’au début) et dont les multiples relations entre eux, et surtouts avec Cendres, occupent une part non négligeable de l’intrigue. Ainsi, si l’on à droit à quelques scènes de batailles assez violentes, la majeure partie du récit s’intéresse davantage aux sentiments de ses protagonistes que dans bon nombre d’œuvre du même genre, ce qui peut paraître étonnant de prime abord mais qui s’avère un choix judicieux, permettant de les rendre plus humains, plus attachants. Ainsi, l’auteur, par un formidable travail, essaie au maximum de nous rendre les personnages crédibles, chacun possédant des forces et surtout bon nombre de faiblesses (là aussi, ce n’est pas très courant dans le genre Fantasy grand public), comme Cendres, bien évidement, mais également Florian ou Fernando Del Guiz par exemple – celui là, il gagne véritablement à être connu, mais chut, nous n’en sommes qu’au premier tome. Et ce souci de crédibilité est sublimé par un artifice littéraire propre à cette saga : la correspondance, à notre époque, entre un écrivain qui souhaite démontrer que Cendres à bel et bien exister, et son éditrice. Ainsi, entre chaque chapitre, le lecteur à droit à quelques échanges de mails où, petit à petit, au fil des découvertes, le premier essaie vaincre les nombreuses réticences du deuxième. Et là ou Mary Gentle fait très fort, c’est que parfois, on y croit, un peu comme si, à la fin du XVe siècle, Carthage existait bel et bien, lançant au passage une formidable invasion sur le continent européen, et que Cendres, loin d’être une création imaginaire, avait bel et bien existé. Bien entendu, cela n’est pas le cas. Ainsi, la grande force du récit est de nous emmener à le rendre possible, en particulier au début – car ensuite, cela se gatte un petit peu avec les golems – et, une fois de plus, on ne peut que tirer son chapeau à l’auteur. La Guerrière Oubliée est donc, malgré un début pas facile à aborder, une bonne entrée en matière dans cette fantastique saga qu’est Le Livre de Cendres. Certes, en tant que premier tome, il était logique que Mary Gentle, se doive de poser son univers, ses personnages et ses intrigues. Et, à ce propos, peut être s’y attarde-t-elle un peu trop ? Cependant, une fois que l’on rentre dans le vif du sujet, il est certain que l’on a énormément de mal à lâcher le roman qui fourmille de bonnes idées et dont ses personnages principaux deviennent vite attachants de part leur humanité. Ici, nous sommes à milles lieux de la Fantasy dans ce que celle-ci à de plus banal avec ses héros sans peur et sans reproche, sur qui repose l’avenir du monde, ses individus bien trop souvent ennuyeux au possible dont le destin est de terrasser le grand machin truc et de régner sagement sur tel royaume mille et une fois vu et revu. A la place, des individus sommes toutes banaux, avec bon nombre de défauts, mais avec une histoire solide et originale, qui nous donne envie de découvrir ce que fut la Bourgogne au Moyen-Âge ou de se renseigner sur ces fameuses compagnies de mercenaires qui parsemaient les champs de bataille. De plus, comme l’auteur sait régulièrement nous tenir en haleine avec des rebondissements complètements imprévus qui remettent nos certitudes en questions (vous verrez bien lorsque Cendres s’entretiendra avec la mystérieuse Faris), nous nous trouvons au final avec un excellant premier tome d’une saga qui promet énormément. A ne pas manquer sous aucun prétexte, même s’il faut s’avoir s’armer de courage pour un début et un style qui pourrait en rebuter quelques uns.


Points Positifs :
- Une œuvre franchement originale, assez atypique, où Mary Gentle nous entraine sur les traces d’une compagnie de mercenaires du XVe siècle, compagnie menée par une femme, Cendres, et qui va avoir a faire a une invasion venue d’Afrique du Nord, d’une certaine Carthage et de ses Wisigoths…
- L’auteur réussit la gageure de presque nous faire croire, par moments, que cette invasion carthaginoise a bel et bien eu lieue, que Cendres et ses compagnons ont bel et bien existés et que l’Histoire, en quelque sorte, après la chute de la Bourgogne, s’en est trouvée modifiée à jamais – pour ne pas dire occultée. Bien évidement, le lecteur n’est pas naïf, cependant, l’ensemble est si bien écrit que, par moments…
- Une flopée de protagonistes hauts en couleurs – avec, en tête de liste, Cendres bien sur – et fort bien développés : Robert Anselme, Angeloti, Florian/Floria, etc.
- Excellente idée que d’avoir inclus les échanges de mails entre l’auteur qui souhaite écrire sur la vie de Cendres et son éditrice. Cela renforce l’impression que tout cela est réel.
- La vie quotidienne d’une compagnie de mercenaires de l’époque est, ma foi, fort bien décrite.
- L’envie d’en découvrir davantage sur cette époque et, principalement, sur cette fameuse Bourgogne…

Points Négatifs :
- Malheureusement, le principal défaut de cette saga et ses longueurs, dut, principalement, au style narratif de Mary Gentle qui, bien souvent, a tendance à s’attarder en descriptions pas forcément utiles – et qui ralentissent le rythme de lecture. De même, certains passages ne sont pas évidents à comprendre et on se surprend, souvent, à revenir un ou deux paragraphes en arrière pour comprendre ce que souhaitait dire l’auteur.

Ma note : 8/10

lundi 18 mars 2019

DEADLY CLASS – LOVE LIKE BLOOD


DEADLY CLASS – LOVE LIKE BLOOD

Marcus et Maria sont de retour, et avec eux un torrent de catastrophes plus violentes les unes que les autres. Eux qui pensaient que le cauchemar vécu à King Dominion relevait désormais du passé, ils réalisent bien vite que leurs ennemis sont toujours là, à leurs trousses. Alors que la folie meurtrière envahit les rues de la ville, Marcus doit s'allier à Victor et mettre leur haine mutuelle de côté pour tenter d'échapper aux hordes de ninjas et autres membres des yakusas lancés à leur poursuite, massacrant tous ceux qui croisent leur chemin... Pendant ce temps là, Maria et les autres se retrouvent eux aussi coincés par leurs poursuivants, ils doivent passer à l'offensive... Et le sang continue de couler de partout...


Deadly Class – Love Like Blood
Scénario : Rick Remender
Dessins : Wes Craig
Encrage : Wes Craig
Couleurs : Jordan Boyd
Couverture : Wes Craig
Genre : Action
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Deadly Class – Love Like Blood
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 28 août 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 08 février 2019
Nombre de pages : 120

Liste des épisodes
Deadly Class 32-35

Mon avis : Après vous avoir parlé du huitième tome de Black Science, pas plus tard, aujourd’hui, c’est d’une autre création du sieur Rick Remender dont je vais vous entretenir, le septième volume de Deadly Class, sans nul doute, à mes yeux du moins, sa série la plus captivante et la plus réussie ! Il faut dire que, depuis ses débuts, Deadly Class est un quasi sans fautes : avec son coté rétro assumé – vive les années 80 – et cette école pour jeunes surdoués qui ressemble bigrement a celle de Xavier chez les X-Men mais où on y forme des tueurs, force est de constater que Remender a non seulement vu juste mais fait fort, très fort même. Ajoutons à cela des protagonistes hauts en couleurs et une intrigue qui, tout en partant dans tous les sens, nous surprend à chaque fois, et l’on obtient un cocktail oh combien réussi pour ce comics décidément pas comme les autres. Du coup, vous imaginez ma joie en me plongeant dans ce nouveau tome, surtout que, mine de rien, le dernier que j’avais eu le plaisir de lire remontait à avril dernier – presque un an, que c’est long ! Cependant, si l’attente fut longue, le résultat de celle-ci fut à la hauteur de mes espérances et, ma foi, davantage même… pourtant, a priori, quand on achève ce septième volume de Deadly Class, on a presque l’impression que l’intrigue en elle-même n’a guère avancée. Ainsi, celui-ci n’est qu’une longue course poursuite entre nos héros et une multitude de ninjas qui souhaitent leur faire la peau. Dit de la sorte, la chose peut paraitre basique, or, il n’en est rien : comme les protagonistes le disent au début de cet album, on se croirait dans un comics de Frank Miller avec Wolverine et des ninjas. L’hommage est parfaitement assumé et le résultat, terriblement efficace. Cependant, plutôt qu’un simple clin d’œil, Remender nous offre un album où, de la première a la dernière page, non seulement on ne s’ennui pas une seule seconde, où l’on est captiver a merveille mais, aussi, où l’on a droit a deux scènes d’anthologies : la fin de l’opposition entre Marcus et Victor, sans oublier, bien entendu, la mort tragique – une de plus – d’un personnage majeur, Petra ! Bref, on ne sort pas indemnes – comme nos jeunes héros – de ce septième tome de Deadly Class et, tout en louant le génie du sieur Remender, on n’attend qu’une seule chose : se plonger dans la suite ! Mais bon, là, il va falloir être patients…


Points Positifs :
- Depuis ses débuts, Deadly Class a alterner entre les tomes que l’on peut qualifier de très bons et ceux qui sont tout simplement exceptionnels. Pour ma part, je juge celui-ci comme étant dans la seconde catégorie, rien que ça !
- Un album où l’on suit une gigantesque course poursuite, de la première à la dernière page, où nos héros subissent les assauts d’une multitude de ninjas, mais où on ne s’ennui a aucun moment tellement Remender maitrise a merveille son sujet.
- La mort de Petra en marquera plus d’un, c’est une certitude, cependant, le final de l’opposition entre Marcus et Victor est un des grands moments de cet album !
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire, Wes Craig livrant une prestation fidèle à ce qu’il nous a habitués depuis les débuts de la série.
- Un bel hommage aux années 80, bien entendu, mais aussi au Wolverine de Frank Miller.
- Une fort belle couverture avec un de mes persos préférés : Maria.

Points Négatifs :
- Je sais que l’une des choses qui fait la force de cette série, c’est que n’importe quel personnage peut y passer – même si on a déjà eu droit a quelques résurrections – cependant, je vais la regretter Petra…
- Comme je le dis lors de chaque critique de Deadly Class, Wes Craig possède un style pour le moins clivant, c’est-à-dire que soit on adore, soit on… déteste.

Ma note : 8,5/10
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