mardi 16 septembre 2014

L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 9


L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 9

Dans un monde ravagé par des titans mangeurs d’homme depuis plus d’un siècle, les rares survivants de l’Humanité n’ont d’autre choix pour survivre que de se barricader dans une cité-forteresse. Le jeune Eren, témoin de la mort de sa mère dévorée par un titan, n’a qu’un rêve : entrer dans le corps d’élite chargé de découvrir l’origine des titans, et les annihiler jusqu’au dernier… Le combat contre Annie, le titan femelle, s’est achevé par l’enfermement volontaire de cette dernière dans un cocon de cristal. Mais la rude bataille a dévoilé une vérité effrayante : derrière les parois de la citadelle se cachent des titans emmurés vivants. Et comme si cette découverte ne suffisait pas, un groupe de géants a franchi le mur Rose…


L’attaque des Titans – Tome 9
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin
Parution en vo : 7 décembre 2012
Parution en vf : 3 septembre 2014
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 192

Mon avis : Après un numéro estival plutôt accès en castagne – le Titan féminin – et riche en révélations en tous genres – son identité bien sûr mais aussi le fait qu’il y ait des Titans dans les murs qui protègent l’humanité – le neuvième tome de cet excellent manga qu’est L’attaque des Titans, sortit il y a tout juste quelques jours, calme un peu les esprits, réflexion et dialogues prenant indéniablement le pas sur l’action a proprement parlée. En effet, ici, il n’y a quasiment pas d’affrontements et si l’on a droit tout de mêmes a quelques scènes d’action hautes en couleur, et qui d’ailleurs, marqueront durablement les esprits, force est de constater que l’auteur, Hajime Isayama, a préféré baisser un peu de rythme afin de, premièrement, axer son récit sur les relations entre les divers protagonistes et ouvrir de nouvelles pistes pour les tomes à venir, mais aussi, et ce n’est pas la moindre chose, bien au contraire, mettre en avant des protagonistes secondaires – ces fameux seconds couteaux qui apportent souvent tout leur charme a ce genre d’œuvres – comme, principalement, Conny et Sasha, tout en se donnant le luxe d’inventer un nouveau personnage censé etre un proche de notre petit groupe de héros, Ymir. Alors bien entendu, les amateurs d’action à tout rompre seront peut-être un peu déçus par la tournure prise par les événements mais scénaristiquement, c’est une réussite – une de plus pourrions-nous ajouter pour cette série qui ne possède que bien peu de défauts – et c’est avec une avidité certaine que l’on dévore ce neuvième tome, un opus qui apporte, une fois de plus, bien plus de questions que de réponses aux nombreuses énigmes existantes depuis les débuts… quoi que, certains peuvent toujours échafauder bien des théories quand à ces énigmatiques Titans. Ajoutons à cela un nouveau Titan à l’allure simiesque et qui… parle, ainsi que quelques doutes quant à l’origine de ceux-ci et vous comprendrez pourquoi, une fois de plus, je ne peux que dire le plus grand bien de cette série. Enfin bon, je ne vais pas me plaindre non plus !


Points Positifs :
- Un tome plus calme, où les affrontements sont plus rares, et qui est plus axé sur la réflexion, les dialogues et les relations entre les protagonistes mais qui, mine de rien, fait pas mal avancer l’intrigue tout en dévoilant de nouvelles pistes et énigmes au sujet de ces fameux Titans.
- Les second couteaux sont mis à l’honneur dans ce tome et, ma foi, c’est plutôt une bonne chose ; d’ailleurs, vu que j’apprécie bien Sasha, ce n’est pas plus mal.
- Le Titan simiesque : encore un petit nouveau qui a de la gueule !
- Encore un final où le lecteur est laissé avec un suspense insoutenable : mais comment vont-ils s’en sortir !? Argh, il va falloir attendre novembre !

Points Négatifs :
- On ne change pas une équipe qui perd et forcément, dans les points négatifs, on retrouve une fois de plus les couvertures, celle-ci ne faisant pas abstraction à la règle et se révélant etre franchement moche…
- Les dessins de Hajime Isayama, encore et toujours ; mais bon, on fait avec…

Ma note : 8/10

EXILE ON MAIN STREET


EXILE ON MAIN STREET

The Rolling Stones

1 - Rocks Off (Mick Jagger/Keith Richards) 4:30
2 - Rip This Joint (Mick Jagger/Keith Richards) 2:23
3 - Shake Your Hips (Slim Harpo) 2:57
4 - Casino Boogie (Mick Jagger/Keith Richards) 3:31
5 - Tumbling Dice (Mick Jagger/Keith Richards) 3:42
6 - Sweet Virginia (Mick Jagger/Keith Richards) 4:25
7 - Torn and Frayed (Mick Jagger/Keith Richards) 4:17
8 - Sweet Black Angel (Mick Jagger/Keith Richards) 2:52
9 - Loving Cup (Mick Jagger/Keith Richards) 4:22
10 - Happy (Mick Jagger/Keith Richards) 3:02
11 - Turd on the Run (Mick Jagger/Keith Richards) 2:35
12 - Ventilator Blues (Mick Jagger, Keith Richards, Mick Taylor) 3:24
13 - I Just Want to See His Face (Mick Jagger/Keith Richards) 2:52
14 - Let It Loose (Mick Jagger/Keith Richards) 5:17
15 - All Down the Line (Mick Jagger/Keith Richards) 3:47
16 - Stop Breaking Down (Robert Johnson) 4:34
17 - Shine a Light (Mick Jagger/Keith Richards) 4:14
18 - Soul Survivor (Mick Jagger/Keith Richards) 3:47


Exile on Main Street
Musiciens : The Rolling Stones
Parution : 12 mai 1972
Enregistré : 10 juillet 1971 à 1972
Durée : 67:17
Genre : Rock
Producteur : Jimmy Miller
Label : Rolling Stones / Atlantic

Musiciens :
Mick Jagger : chant, harmonica, guitare, harpe
Keith Richards : guitare, chant, basse, piano
Mick Taylor : guitare, basse
Bill Wyman : basse
Charlie Watts : batterie
Bobby Keys : saxophone, percussions
Jim Price : trompette, trombone, orgue
Nicky Hopkins : piano
Ian Stewart : piano
Jimmy Miller : batterie, percussions
Al Perkins : guitare
Bill Plummer : contrebasse, basse
Billy Preston : piano, orgue
Amyl Nitrate : marimba
Clydie King : chœurs
Vanetta Field : chœurs
Jerry Kirkland : chœurs
Tamiya Lynn : chœurs
Shirley Goodman : chœurs
Mac Rebennack alias Dr John: chœurs
Joe Green : chœurs
Kathi McDonald : chœurs

Mon avis : Petit bond dans le temps de quatre ans dans la discographie des Rolling Stones puisque, après vous avoir parler de leur tout premier véritable chef d’œuvre, Beggars Banquet, dans le billet précédant, il est temps de s’occuper de leur dernier – car oui, au grand détriment des fans, même si le groupe existe toujours plus de quatre décennies après, plus jamais nous n’avons eu droit à des albums aussi excellents – monument, je veux bien évidement parler du mythique Exile on Main Street. Nous sommes en 1972, les Beatles se sont séparés depuis deux ans, le Flower Power est mort et il faut bien admettre que nos amis les Stones règnent désormais en maitres absolus sur le paysage musical mondial. Pourtant, ils reviennent de loin : Brian Jones est mort en 1969, il y eut Altamont et tout un tas d’affaires de dope qui ont donné une réputation – accessoirement justifiée – sulfureuse au groupe. Fort heureusement, le jeune Mick Taylor qui a remplacer Jones est un virtuose de la guitare et apporte un plus indéniable au groupe (qui a beaucoup perdu avec son départ) et, également, le petit séjour de nos cinq Stones et de toute leur clique de musicos, vrais-faux amis et autres parasites notoires, dans une villa du sud de la France va leur donner le cadre idéal pour qu’ils accouchent de ce monumental Exile on Main Street. Car oui, ce double-album, le premier de leur carrière, véritable melting-pot de tout ce qui se fait musicalement parlant outre-Atlantique et que l’on croirait venu tout droit du delta du Mississippi, dans ce vieux sud-américain que les Glimmer Twins vénéraient tant fut enregistré chez nous, au soleil et, accessoirement, dans des conditions pour le moins homériques : frénésie de drogues et d’alcool (sur ce point, le pauvre Gram Parsons ne s’en remettra jamais), filles faciles, tensions entre Jagger et Richards, enregistrements parfois chaotiques, l’ambiance est pour le moins spéciale… Pourtant, ça marche, et pas qu’un peu, Exile étant une pure petite merveille, certes critiquée à sa sortie mais reconnue à sa juste valeur avec le temps, sans hit véritable, certes, mais qui possède une cohésion certaine dont peut d’albums peuvent se vanter. La musique américaine fait par des anglais mais en mieux, c’était ça, à l’époque, les Rolling Stones, et c’est bien dommage qu’ensuite, ils se soient perdus en route…


Points Positifs :
- Exile on Main Street fut accueilli plutôt fraichement par la critique lors de sa sortie, pourtant, au fil du temps, il est apparu que nous avions affaire bel un bien un chef d’œuvre, un de plus mais hélas, le dernier.
- Aucun hit véritable dans ce double album, certes, mais que des bonnes chansons, un mélange des genres mais un son cohérant, de bout en bout, qui fait qu’il n’y a aucun temps mort.
- Véritable best-of des genres musicaux nord-américains avec le blues, le rock, la soul, la country etc.
- Ce n’est pas nouveau mais c’est fou ce que le trio Bobby Keys, Jim Price et Nicky Hopkins apportait alors aux Stones : plus que simples musiciens de studios, c’était quasiment des membres du groupe à part entière qui ont fait énormément pour la cohésion du son des Stones sur Exile.
- Même Richards qui chante complètement faux sur Happy passe bien.
- C’est difficile a expliquer mais certains albums possèdent un petit quelque chose mythique et justement, selon moi, Exile est l’un de ceux-là : l’écouter, c’est plonger dans un autre univers où l’on flirte avec la perfection.

Points Négatifs :
- Peut-être justement le fait qu’il n’y ait pas de véritable hit mais bon, est-ce vraiment nécessaire ? Après tout, mieux vaut un album rempli de bonnes chansons plutôt qu’un album qui possède un hit tandis que le reste est moyen voir pire…

Ma note : 10/10

BEGGARS BANQUET


BEGGARS BANQUET

The Rolling Stones

1 - Sympathy for the Devil (Mick Jagger/Keith Richards) 6:27
2 - No Expectations (Mick Jagger/Keith Richards) 4:02
3 - Dear Doctor (Mick Jagger/Keith Richards) 3:26
4 - Parachute Woman (Mick Jagger/Keith Richards) 2:23
5 - Jigsaw Puzzle (Mick Jagger/Keith Richards) 6:17
6 - Street Fighting Man (Mick Jagger/Keith Richards) 3:18
7 - Prodigal Son (Robert Wilkins) 2:55
8 - Stray Cat Blues (Mick Jagger/Keith Richards) 4:40
9 - Factory Girl (Mick Jagger/Keith Richards) 2:12
10 - Salt of the Earth (Mick Jagger/Keith Richards) 4:51


Beggars Banquet
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 6 décembre 1968
Enregistré : 17 mars - 25 juillet 1968, Olympic Studios, Londres
Durée : 39:47
Genre : Blues-rock
Producteur : Jimmy Miller
Label : Decca / ABKCO

Musiciens :
Mick Jagger : chant, chœurs, harmonica
Brian Jones : guitare slide, chœurs, sitar, tamboura, mellotron, harmonica
Keith Richards : guitare acoustique, guitare électrique, basse, chant, chœurs
Charlie Watts : batterie, percussions, chœurs
Bill Wyman : basse, chœurs, percussions
Rocky Dijon : congas
Rick Grech : fiddle
Eric Clapton : guitares
Nicky Hopkins : piano
Dave Mason : mellotron, shehnai
Jimmy Miller : chœurs
Watts Street Gospel Choir : chœurs

Mon avis : Cinq mois (comme le temps passe vite) après vous avoir présenté sur ce blog ma toute première critique d’un album des Rolling Stones (au bout de six ans et demi d’existence pour le Journal de Feanor, une vrai honte), je veux bien évidement parler du légendaire Let it Bleed, me voici de retour avec un autre monument du groupe, quelque part, et en toute objectivité, leur premier chef d’œuvre : Beggars Banquet. Sorti sensiblement un an avant Let it Bleed, ce banquet des mendiants fut indéniablement le premier grand coup de maitre des Stones qui jusque-là, avaient certes fait des grands disques mais aucun chef d’œuvre pur et dur, ce qui leur donnait une image d’éternels seconds, derrière les intouchables Beatles, ce qui fut accentuer par le très psychédélique Their Satanic Majesties Request, opus bien souvent mésestimé dans leur discographie mais qui donnait plus dans la copie d’un certain Sergent Peppers qu’autre chose. Car avec Beggars Banquet, finis les délires hippies et les reprises de vieux bluesman nécessiteux : avec un Brian Jones quasiment aux abonnés absents et paumé dans ses paradis artificiels, le duo Jagger/Richards prend enfin les choses en main, replonge dans les racines de sa musique, le blues, afin d’en tirer toute la quintessence de celui-ci, sa part la plus noire, la plus désespérée, celle de tous les damnés de la Terre, et nous livre une prestation tout bonnement phénoménale. Acoustique, électrique, Richards est sur tous les fronts et devient finalement la légende que l’on sait ; Jagger, lui, prend une autre dimension, maitrise de mieux en mieux sa voix tandis que ses textes deviennent plus profond, encore plus osés. Sympathy for the Devil, formidable contre-pied à la culture hippie du Flower Power est une monumentale prise de risque, Street Fighting Man renvoi les Beatles dans les cordes avec leur trop gentil Revolution, Salt of the Earth est d’un réalisme saisissant et ne laisse aucun espoir de vie meilleur pour les simples mortels que nous sommes tandis que No Expectations est… l’une de mes chansons préférées si ce n’est ma chanson préférée des Stones depuis que l’ai entendu pour la toute première fois il y a deux décennies. Un chef d’œuvre Beggars Banquet ? Plus que cela, un monument, et le premier d’une longue lignée d’ailleurs !


Points Positifs :
- Premier chef d’œuvre de leur carrière, Beggars Banquet ouvre une période tout simplement exceptionnelle pour les Stones et qui prendra fin en 1972, avec leur dernier grand album, Exile on Main Street : cinq albums, cinq bijoux sans le moindre défaut et qui entraineront les Stones dans une autre dimension, les mettant au même niveau (mais dans un genre différent) que les Beatles.
- Brian Jones est très peu présent sur cet album et c’est peut-être une bonne chose au finale puisque Richards prend les choses en main et se démène comme un beau diable à la guitare.
- Retour aux racines des Stones et au blues : les petits anglais le maitrisent sur le bout des ongles et parviennent à faire mieux que l’original, c’est pour dire !
- Deux énormes tubes des Stones dans ce Beggars Banquet : Sympathy for the Devil et Street Fighting Man.
- La pochette du disque – un mur de toilettes rempli de graffitis – est tout aussi culte que le contenu de l’album.
- D’un point de vue strictement personnel : No Expectations, l’une de mes chansons préférées du groupe.

Points Négatifs :
- Aucun, si ce n’est l’absence de Jumpin' Jack Flash sorti en single quelques mois auparavant mais à l’époque, les singles n’étaient pas forcément inclus dans les albums, hélas.

Ma note : 10/10

LES INFIDÈLES


LES INFIDÈLES

Fred et Greg, deux amis, passent leurs soirées à faire la tournée des boîtes de nuit pour y trouver leur conquête de la nuit. Au cours d'une de leurs virées, Greg s'interroge tout de même sur les raisons qui le poussent à tromper chaque nuit sa femme, Stéphanie, à qui il ment sciemment et qui sait qu'il la trompe. Fred se justifie par un besoin naturel « d'aller voir ailleurs ». Quand Greg en vient à la conclusion que le seul moyen de ne pas risquer de se faire surprendre et de ne pas se sentir coupable, c'est de rester fidèle, il éclate de rire avec Fred.


Les Infidèles
Réalisation : Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé, Alexandre Courtes, Jean Dujardin, Michel Hazanavicius, Éric Lartigau, Gilles Lellouche
Scénario : Nicolas Bedos, Philippe Caverivière, Jean Dujardin, Stéphane Joly, Gilles Lellouche
Musique : Evgueni Galperine et Sacha Galperine
Production : Black Dynamite films, JD Prod, SPAD Films
Genre : Comédie
Titre en vo : Les Infidèles
Pays d’origine : France
Parution : 29 février 2012
Langue d'origine : français
Durée : 109 min

Casting :
Jean Dujardin : Fred / Olivier / François / Laurent / James
Gilles Lellouche : Greg / Nicolas / Bernard / Antoine / Eric
Lionel Abelanski : Le directeur de séminaire
Guillaume Canet : Thibault
Éric de Montalier : Le médecin des urgences
Charles Gérard : Richard
Dolly Golden : La maîtresse
Sandrine Kiberlain : Marie-Christine
Katia Lewkowicz : La mère de Maxime
Alexandra Lamy : Lisa
Éric Massot : Serveur
Mathilda May : Ariane
Géraldine Nakache : Stéphanie
Isabelle Nanty : Christine
Maëva Pasquali : Nathalie
Manu Payet : Simon
Clara Ponsot: Inès
Stéphane Roquet : Le collègue clope
Hélène Seuzaret : Isabelle, la femme d'Éric
Anthony Sonigo : Benjamin
Anne Suarez : Julie
Bastien Bouillon : Valentin

Mon avis : Ce film aurait pu parfaitement ne jamais avoir droit à sa critique sur ce blog, d’ailleurs, ce fut même par hasard – et après avoir louper le début – que je me suis laisser tenter, jeudi soir dernier, mais si j’étais rester dans l’état d’esprit qui était le mien lors de sa sortie, il y a de cela deux ans, je ne l’aurai pas regarder. Il faut dire que dès le départ, les choses s’engageaient mal : synopsis tenant sur un timbre-poste et reposant uniquement sur l’infidélité masculine, affiches pour le moins polémiques quant à l’image de la femme, film français (oui, pour beaucoups, c’est une tare) et… Jean Dujardin en pleine période The Artist et l’Oscar qui va avec… c’est-à-dire, autre tare pour pas mal de gens dans notre pays qui décidément, ne semblent toujours pas apprécier ceux qui réussissent – syndrome Poulidor, surement !? D’ailleurs, je ne m’en cache pas, lors de sa sortie, Les infidèles ne m’intéressaient pas le moins du monde, pourtant, la vérité d’hier n’étant pas celle d’aujourd’hui et encore moins celle de demain, quel mal à regarder un tel film, surtout à la télé – car oui, je ne me serais pas déplacé au cinéma pour une telle chose – bah en fait, aucun… surtout qu’au pire, si c’était nul, ça ne m’aurait fait perdre qu’une soirée, rien d’autre. Or, après visionnage de ce long métrage, comment dire que j’en ai une vision toute différente de ce à quoi je m’attendais… alors certes, par moment, c’est plutôt vulgaire et ça ne vole pas bien haut, pourtant, à ma grande surprise, certains sketches m’ont apparus comme étant assez réussis (oui, car il s’agit d’un film à sketches, plus ou moins longs, où les deux acteurs principaux, Jean Dujardin et Gilles Lellouche, jouent plusieurs rôles), en particulier celui assez tendu entre Jean Dujardin et Alexandra Lamy, à l’époque, comme chacun sait, encore en couple, et qui sentait presque le vécu ; du moins, ce fut la sensation que j’ai ressenti… Ensuite, certains passages sont franchement drôles même si tout cela tient davantage de l’humour pipi/caca/cucul que des Monty Python et il est clair que le sketch des infidèles anonymes avec Sandrine Kiberlain est certes débile mais m’aura franchement bien fait rire. Reste deux choses que les détracteurs de ce film ne supportent pas : le thème de celui-ci et les fameuses affiches. Bon, en mettant tout jugement moral de côté et en toute objectivité, l’infidélité, ça a toujours existé et je pense ne pas me tromper en affirmant que cela existera toujours et ce, même si tout le monde ne l’est pas. Nier la chose serait faire preuve d’une immense hypocrisie surtout que tout cela est traiter sous le ton de la comédie. Mais les affiches alors, l’image des femmes dégradante au possible ! Mouais, bon, j’en présente une ci-contre, il y en a une autre de fellation et… je ne sais même pas quoi dire mais nous vivons une drôle d’époque tout de même où les mêmes personnes qui s’extasient devant ces excitées dénudées des Femens tout en les présentant comme le point d’orgue du féminisme moderne sont prêtes à partir en croisade contre des affiches de films qui en comparaison, sont plutôt sages et plus suggestives qu’autre chose ; dégradantes… mais regardez donc certaines publicités, certaines émissions diffusées a des heures de grande écoute et vous trouverez bien pis ! Enfin, comme dirait l’autre : beaucoup de bruit pour pas grand-chose car oui, en fait, Les infidèles, ce n’est pas non plus un grand film, juste un truc plus ou moins regardable suivant ses propres gouts personnels, par moments amusant et qui ne fait que traiter d’un sujet vieux comme le monde, rien d’autre…


Points Positifs :
- Les divers sketchs ne sont pas tous du même niveau mais certains se démarquent néanmoins de la masse comme, particulièrement, celui avec Jean Dujardin et Alexandra Lamy dont on se doute bien que cette volonté de dire les choses franchement et sous le ton de la rigolade ne finira pas bien.
- Un certain humour et un second degré assumé qui rehausse l’ensemble et fait que tout cela n’est pas spécialement à prendre au sérieux.
- Oui, on a le droit de rire de l’infidélité.

Points Négatifs :
- Bon, ce n’est absolument pas le truc de l’année non plus, bien au contraire : tout juste un film de potes qui traite plutôt légèrement d’un sujet vieux comme le monde et qui revient souvent en cinéma, littérature, etc.
- Humour, humour, mais bien souvent, ça ne vole pas bien haut non plus…
- Certaines scènes sont assez vulgaires, je ne le nie pas, mais bon, quand je compare avec d’autres films, force est de constater que j’ai déjà vu bien pire.

Ma note : 5,5/10
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