vendredi 11 avril 2014

Blog en vacances


Bon bah voilà, le temps est donc venu de venir signaler, dans ce billet, que le Journal de Feanor va fermer ses portes pour quelques jours puisque, dès demain matin, de bonne heure, et comme cela m’arrive fort heureusement souvent, je m’en vais pour la semaine du côté de la Corrèze afin de passer quelques jours au calme, loin de Paris, de la région parisienne, du bruit et de la pollution, et ce, bien entendu, en espérant qu’il fasse beau car bon, comment dire, si ce n’est pas le cas… Enfin bon, soyons optimistes et disons que cela sera le cas, quand a ce blog, eh ben, comme son habitude, il sera mis au repos pendant que je me changerais un peu les idées tout en me reposant et, en attendant mon retour, sensiblement d’ici une semaine, car toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin, je souhaite bien évidement de bonnes vacances à ceux et celles qui ont la chance, comme moi, d’etre en vacances. 

LET IT BLEED


LET IT BLEED

The Rolling Stones

1 - Gimme Shelter (Mick Jagger/Keith Richards) 4:36
2 - Love in Vain (Robert Johnson) 4:19
3 - Country Honk (Mick Jagger/Keith Richards) 3:07
4 - Live with Me (Mick Jagger/Keith Richards) 3:31
5 - Let It Bleed (Mick Jagger/Keith Richards) 5:27
6 - Midnight Rambler (Mick Jagger/Keith Richards) 6:53
7 - You Got the Silver (Mick Jagger/Keith Richards) 2:52
8 - Monkey Man (Mick Jagger/Keith Richards) 4:10
9 - You Can't Always Get What You Want (Mick Jagger/Keith Richards) 7:33


Let it Bleed
Musicien : The Rolling Stones
Parution : 5 décembre 1969
Enregistré : 16-17 novembre 1968, 10 février -2 novembre 1969
Durée : 42:21
Genre : Rock
Producteur : Jimmy Miller
Label : Decca / ABKCO

Musiciens :
Mick Jagger : chant, harmonica sur Gimme Shelter et Midnight Rambler
Keith Richards : guitare, basse sur Live with Me, chant sur You Got the Silver, chœurs
Mick Taylor : guitare slide sur Country Honk, guitare sur Live with Me
Brian Jones : autoharpe sur You Got the Silver, percussions sur Midnight Rambler
Bill Wyman : basse, autoharpe sur Let it Bleed, vibraphone sur Monkey Man
Charlie Watts : batterie, percussions
Ry Cooder : mandoline sur Love in Vain
Ian Stewart : piano sur Let it Bleed
Al Kooper : cor, piano, orgue sur You Can't Always Get What You Want
Leon Russell : piano sur Live with Me
Nicky Hopkins : piano sur Gimme shelter, Live with Me et Monkey Man, piano et orgue sur You Got the Silver
Jimmy Miller : percussion sur Gimme Shelter, tambourin sur Monkey Man, batterie sur You Can't Always Get What You Want
Merry Clayton : chœurs sur Gimme Shelter
Nanette Workman : chœurs sur Country Honk et You Can't Always Get What You Want
Bobby Keys : saxophone ténor sur Live with Me
Byron Berline : violin sur Country Honk
The London Bach Choir : chorale sur You Can't Always Get What You Want
Doris Troy et Madeline Bell : chœurs sur You Can't Always Get What You Want
Rocky Dijon : percussions sur You Can't Always Get What You Want

Mon avis : Aussi incroyable que la chose puisse paraitre, depuis que ce blog existe, et mine de rien, cela fait déjà plus de six ans, je n’ai jamais eu l’occasion de vous proposer la critique de ne serais ce que un seul des nombreux albums de ce mythique groupe qu’est encore, malgré le temps qui passe et qui ne semble pas avoir de grande prise sur eux, les Rolling Stones. Pourtant, la chose aurait pu etre faite depuis belle lurette, non seulement de par le nombre conséquents d’albums que je possède, mais aussi et surtout car bon nombre d’entre eux font partie de mes préférés. Mais bon, que voulez-vous, les choses étant ce qu’elles sont, et surtout, ces dernières années, ayant accordé bien moins de place à la musique que du temps de ma jeunesse, ce n’est donc qu’aujourd’hui que je vous propose ma première critique d’un album des Stones, mais accessoirement, pas des moindres : Let it Bleed. Mais au fait, pourquoi celui-ci et pas un autre ? Déjà, tout simplement parce qu’il fallait faire un choix, et que, pour rendre hommage aux Stones, Let it Bleed avait franchement de la gueule… Pour commencer, il s’agit là d’un de leurs tous meilleurs albums, même s’il faut dire qu’entre 1968 et 1972, en gros, entre Beggars Banquet et Exile on Main Street, les Stones vont sortir leurs cinq plus grands albums et seront, tout simplement, au sommet de leur carrière, car si, en cette dernière année des sixties, les Beatles, bientôt séparés, sont encore le plus grand groupe au monde, les Rolling Stones, eux, groupe génial auparavant, devient alors le plus grand groupe de rock & roll au monde, tels qu’ils se le présentaient eux-mêmes, ce qui, ma foi, était déjà pas mal, et, accessoirement, plutôt mérité et ce Let it Bleed, pourtant sorti dans des conditions ma foi fort difficiles – mise au placard de Brian Jones puis mort de celui-ci, arrivé de Mick Taylor pour le remplacer – est le parfait exemple de l’indéniable talent du groupe à cette époque. Ainsi, avec un casting de fidèles et d’accompagnateurs de plus en plus important, un son qui se diversifie de plus en plus, une inspiration du duo Jagger/Richards qui atteint des sommets et des titres légendaires comme Gimme Shelter, You Can't Always Get What You Want ou Midnight Rambler et, grosso modo, un album parfait de bout en bout – allez, même You Got the Silver où Richards se sent obligé de pousser la chansonnette est sympathique – en cette désormais fort lointaine année 1969, les Rolling Stones, avec Let it Bleed, s’apprêtaient à régner sur le monde ; ensuite, il serait toujours temps de partir faire une tournée aux Etats-Unis avec un petit passage du côté d’Altamont, mais bon, ceci est une autre histoire…


Points Positifs :
- Tout simplement l’un de leurs plus grands albums si ce n’est leur meilleur… à égalité avec quelques autres ; je sais que c’est exagéré souvent d’affirmer une telle chose mais Let it Bleed est bel et bien un chef d’œuvre.
- Rien que pour Gimme Shelter et You Can't Always Get What You Want, cet album vaut le détour : deux des plus grandes chansons des Stones, et, accessoirement, deux de mes préférés ; oh, les frissons quand j’entends pour la millième fois les premières notes de Gimme Shelter
- Malgré le départ de Brian Jones (qui n’apparait que sur deux titres) et l’arrivée de Mick Taylor (que l’on ne voit lui aussi que sur deux chansons), les Stones, un peu amputés par la force des choses, n’en sont pas moins au sommet de leur art et méritent bel et bien leurs superlatifs de plus grand groupe de rock au monde.
- Une pochette un peu moche mais tellement légendaire qu’en fait, on s’en fout qu’elle soit moche !
- Tout de même, c’était bien le bon vieux temps où il existait des albums comme ça, où toutes les chansons étaient bonnes, voir, exceptionnelles… mais bon, je vais passer pour un vieux con en affirmant cela.

Points Négatifs :
- En toute sincérité, il n’y en a pas. Bon, certes, la version studio de Midnight Rambler est inférieur à celle sortie en live dans Get Yer Ya-Ya's Out! mais uniquement, et il faut le rappeler, parce que cette dernière est phénoménale. Enfin, que voulez-vous, certains albums ont le droit d’etre parfaits, non !?

Ma note : 10/10

UNCANNY AVENGERS – TOME 1


UNCANNY AVENGERS – TOME 1

Le conflit entre les Avengers et les X-Men a fait une victime de rang en la personne de Charles Xavier. Celui qui fut le leader de la cause mutante est mort des mains de Scott Summers, son fidèle bras-droit. Une cérémonie est organisée à l'école d'enseignement supérieur pour mutants. Wolverine y tient un discours pacifiste et vibrant. Peu après, Alex Summers est convié par Captain America et Thor à les rejoindre à la tour des Avengers. La Bannière étoilée souhaite montrer à la population que les tensions entre les deux clans sont désormais chose oubliée. Pour cela, il souhaite forger une équipe composez de membres des deux groupes et pour la diriger, qui de mieux que Havok ? Si Alex refuse dans un premier temps, un attentat à New-York est causé par Avalanche, précipite la formation de cette nouvelle équipe...


Uncanny Avengers – Tome 1
Editeur : Marvel Comics
Scénario : Rick Remender
Dessins : John Cassaday, Olivier Coipel
Encrage : Laura Martin, Larry Molinar
Genre : Super Héro
Titre en vo : Uncanny Avengers – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 7 mai 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 26 mars 2014
Nombre de pages : 136

Liste des épisodes
Uncanny Avengers 1-5

Mon avis : Le mois dernier, je m’étais finalement laisser tenter par l’achat de la revue consacrée aux Uncanny Avengers, cette équipe de Vengeurs mixte composée d’anciens membres de ces derniers, mais aussi, bien entendu, des X-Men ; et comme je le soulignai alors, ayant été plutôt enthousiasmer parce que j’avais lu, quoi que sur un seul et unique épisode, l’envie me prit de suivre de plus près cette série que, jusque-là, je dédaignais somptueusement. Comme le hasard fait souvent bien les choses, Panini Comics publiait quelques jours plus tard, justement, le premier tome comportant les cinq premiers épisodes d’Uncanny Avengers, ce qui, me foi, était plutôt une bonne nouvelle et me permettrait ainsi de rattraper mon retard sans avoir à acheter les diverses revues parues jusqu’à ce jour. La chose étant faite, que dire alors au sujet d’une série qui, et il suffit de faire un tour sur le net pour s’en convaincre, possède bon nombre de détracteurs ? Eh ben ma foi, la première chose que j’ai pu constater, c’est que malgré toutes les critiques forts négatives ou au mieux moyennes que j’ai pu lire ici ou là, les débuts d’Uncanny Avengers ne sont pas si inintéressants qu’on pourrait le penser. Partant d’un postulat de départ pour le moins judicieux, c’est-à-dire, que les arrogants et puissants Vengeurs daignent enfin aborder le problème mutant, le maitre d’œuvre de la chose, Rick Remender, nous offre un récit non seulement cohérent mais qui, pour notre plus grand plaisir, met en avant non pas les traditionnels têtes de gondoles que sont Captain America, Thor et Wolverine, ici en retraits,  mais plutôt les second couteaux que sont Havok, Malicia et la Sorcière Rouge, celle-ci me faisant penser à une Jean Grey qui s’en voudrait des crimes passés du Phénix – et Dieu sait que Wanda a beaucoup à se faire pardonner. Et a cette équipe pour le moins disparate et où les tensions vont bientôt apparaitre, en plus de nouveaux membres, Rick Remender, grand connaisseur de la continuité des deux équipes, nous offre un adversaire de taille, Crane Rouge, qui, en s’emparant des pouvoirs du cerveau de feu, le Professeur Xavier, accroit, et pas qu’un peu, ses pouvoirs – bon, certes, on peut se poser des questions sur comment le sympathique Crane Rouge parvint à une telle chose, surtout sur le cerveau de quelqu’un décédé depuis quelques jours, mais bon… Au final, le lecteur se retrouve avec cinq épisodes qui ne sont peut-être pas le summum de ce qui a pu se faire dans le petit monde des comics mais qui, selon moi, n’en restent pas moins plutôt intéressants, surtout qu’ils laissent entrevoir un avenir encore plus intéressant. Seul bémol, finalement, John Cassaday que l’on a déjà connu bien plus inspiré aux pinceaux – d’ailleurs, le cinquième épisode dessiné par Olivier Coipel, démontre bien la différence de niveau entre les deux hommes – mais bon, malgré cela, force est de constater que pour une série tellement décriée, les débuts d’Uncanny Avengers ne sont pas aussi inintéressants que cela, bien au contraire.


Points Positifs :
- Un postulat de départ plutôt intéressant : il était grand temps tout de même que les Vengeurs se préoccupent du sort des mutants ; de même, c’est bien également que les X-Men qui, soit disant, luttent pour un rêve de cohabitation pacifique, sortent de leur côté plus que sectaire et repliés sur eux-mêmes.
- Un casting fort intéressant, surtout que Rick Remender met en avant des personnages comme Havok ou la Sorcière Rouge, traditionnellement des second couteaux alors qu’ils méritent bien mieux. De même, l’arrivée lors du cinquième épisode de la Guêpe, Wonderman et Feu du Soleil apporte un plus indéniable a l’équipe.
- Crane Rouge qui s’empare des pouvoirs de Xavier : fort bonne idée même si la façon dont il le fait laisse plutôt perplexe.
- Quelques scènes déjà marquantes, comme Crane Rouge prenant le cerveau du Professeur Xavier dans sa main, quand Wanda et Malicia découvrent le corps mutilé de Xavier, les premières tensions dans l’équipe.
- La série promet beaucoup, surtout pour ce que Rick Remender dévoile petit à petit : retour d’Onslaught, les jumeaux d’Apocalypse…
- Une série bien plus réussie que ce à quoi je m’attendais au vu des nombreuses critiques que je li depuis des mois sur le net ; comme quoi, il ne faut pas se fier à tous les avis et se faire sa propre opinion.

Points Négatifs :
- Euh, on ne comprend pas très bien comment les Vengeurs apprennent ce que fait Avalanche : ils sont en train de discuter le plus tranquillement du monde et dans la case d’après, sans transition, ils sont dehors face à lui !?
- Un John Cassaday que l’on a déjà connu en bien meilleur forme : certes, cela reste correct dans l’ensemble mais bon, certaines cases sont franchement bâclées comme si le dessinateur avait eu du mal avec les délais…
- Certains membres de l’équipe de Crane Rouge sont tout de même franchement kitchs, pour ne pas dire ridicules.
- Mais comment Crane Rouge a-t-il réussi à s’emparer des pouvoirs de Xavier ? Il prélève le cerveau de ce dernier mort depuis quelques jours et… alors là ?! Il le tient dans la main et ensuite, il le mange ? Franchement, une énigme !?
- Bon courage si vous n’êtes pas un familier de la continuité des deux équipes car il va falloir vous accrocher pour tout comprendre…

Ma note : 7,5/10

Tirage Demi-Finales Coupes d’Europe


J’avais débuter cette journée par les quarts de finales retour de la Champions League et ceux de l’Europa League, et comme je l’ai dit ce matin, aujourd’hui, nous allions connaitre les demi-finales des deux compétions de clubs de l’UEFA puisque le tirage au sort des demi-finales avait lieu, vers 13 heures, au siège de cette dernière, et comme vous allez pouvoir le constater, le hasard ou les dieux du football, au choix, nous auront désigné de fort belles affiches pour ces demi-finales, même si, du coup, il est évidant que dans les deux compétitions, nous n’aurons pas droit aux finales idéales. Mais trêve de bavardages et commençons par la Champions League :

Champions League
Real Madrid – Bayern Munich
Atletico Madrid – Chelsea

Voilà, si certains, dont moi, rêvaient d’une finale qui opposerait le Real de Madrid au Bayern de Munich, il faudra repasser puisque, comme il y a deux ans, les deux équipes s’affronteront en demi-finales et si, en tant que tenant du titre, les allemands apparaissent comme étant les favoris, rien ne dit que le résultat final soit le même qu’en 2012, lorsqu’ils sortirent les madrilènes a ce stade de la compétition avant de perdre, injustement, face à Chelsea en finale. Justement, ces derniers seront opposés à l’équipe sensation de cette année, l’Atletico Madrid et, quelque part, ce n’est même pas une surprise tant je sentais que cela allait arriver, ne serais ce que, depuis la qualification des deux équipes, l’on ne cesse de parler de la fameuse clause du contrat du gardien belge des madrilènes, Thibault Courtois, mais qui appartient aux londoniens et qui, s’il faut en croire la rumeur, obligerait l’Atletico à débourser quelques millions d’euros pour qu’il puisse jouer face à son club ; un contrait selon moi honteux et j’espère que l’UEFA saura réagir pour une fois…

Europa League
Benfica – Juventus Turin
FC Valence – FC Seville

Ici, les choses étaient simples puisqu’il était évidant qu’au vu des équipes encore en lice, Benfica n’aurait pas la chance de se taper un adversaire aussi faible que l’AZ Alkmaar, sauf que, il y avait deux équipes plutôt compliquées et une autre, très difficile : je vous le donne dans le mille, Benfica pécha le gros lot et donc, la Juventus de Turin. Du coup, la finale rêvée pour beaucoups n’aura pas lieu et tandis que les deux clubs espagnols s’affronteront dans un duel fratricide, les deux favoris de la compétition vont se rencontrer dans une demi-finale qui s’annonce passionnante mais, selon moi, compliquée pour mon club préféré : déjà, la Juventus, ce n’est pas n’importe qui, et comme en plus, celle-ci reçoit au match retour, il va falloir un grand, que dis-je, un très grand Benfica pour passer cet obstacle. Mais bon, ne désespérons pas et tant que le premier match n’a pas commencer, pourquoi ne pas y croire !?

Quoi qu’il en soit, rendez-vous dans deux semaines pour les matchs allers de ces demi-finales, quatre matchs qui s’annoncent franchement passionnants et où tout peut arriver, en espérant que les dieux du football soient favorable a Benfica et, justement, s’ils pouvaient etre sacrés champions avant d’affronter la Juventus, ça serait pas mal, non ?

Lucy avait-elle un cousin sud-africain ?


Troisième article scientifique de ce vendredi et après la géologie et l’archéologie, intéressons-nous maintenant à la paléontologie et plus précisément à l’évolution humaine avec une arlésienne vieille de 17 ans et qui a pour protagoniste principal, Little Foot, un australopithèque découvert à la fin des années 90 et que certains estiment etre contemporain de la célèbre Lucy, notre grande tante. Une arlésienne car au bout de presque deux décennies, les certitudes des chercheurs au sujet du sympathique Little Foot se télescopent parfois, suivant les tenants de son grand âge et ceux qui le jugent plus récent, et donc, plus banal, comme on peut le voir ci-dessous :

Lucy avait-elle un cousin sud-africain ?

Little Foot, un australopithèque découvert en 1997 pourrait être contemporain de Lucy. Ce qui ferait de l'Afrique du sud l'un des berceaux de cette famille d'hominidés.

Les plus anciens hominidés sont très mal connus, à travers quelques fossiles rares et exceptionnels comme Toumaï, Orrorin, Ardi (leurs surnoms). Puis leur succèdent les australopithèques. Cette vaste famille a vécu entre 4 et 1,5 millions d'années en Afrique. C'est probablement en son sein qu'a émergé le genre humain vers 2,4 millions d'années environ. Les australopithèques constituent donc un rouage essentiel dans l'évolution des hominidés, scruté de près par les paléoanthropologues. Depuis longtemps, l'origine de cette famille semblait se situer en Afrique de l'est. C'est par exemple là que l'un de ses représentants les plus anciens, Lucy, a été découverte en 1974, en Éthiopie. Elle date de 3,2 millions d'années. Mais l'étude d'un squelette d'australopithèque sud-africain, après maintes péripéties, semble indiquer que l'Afrique du sud pourrait aussi avoir été l'un des berceaux de cette famille.

Quand Little Foot − c'est son nom − a été découvert à la fin des années 1990 à Sterkfontein près de Johannesburg, les avis étaient unanimes : un merveilleux fossile, indéniablement. Car c'est le squelette d'australopithèque le plus complet à ce jour, loin devant Lucy, pourtant une des références en la matière. Mieux, une partie de ses os sont encore quasi articulés les uns aux autres. Ce qui est très important car dans la plupart des cas, les paléoanthropologues sont contraints d'extrapoler une manière de marcher ou de grimper aux arbres à partir d'os fragmentaires ou éparpillés, quand ils n'appartiennent pas à des individus séparés par des centaines de milliers d'années. En outre, les premières estimations de date semblaient prometteuses. Elle faisait de Little Foot un contemporain des australopithèques les plus anciens comme Lucy.

Mais la voie royale qui s'ouvrait devant ce fossile s'est révélée plus tortueuse que prévu. D'abord parce que Little foot a longtemps été une sorte d'Arlésienne de la paléoanthropologie. Car sa fouille s'éternisait. En effet, il est comme coulé dans du béton : il faut l'extraire patiemment de sa gangue rocheuse, avec des fraises de dentiste. En 1998, on estimait que cette opération prendrait un an ; quinze ans après, elle n'est pas encore achevée. L'équipe du paléoanthropologue sud-africain qui l'a découvert, Ron Clarke, a même fini par l'extraire en bloc en 2011, pour finir son étude en laboratoire. Ensuite parce que sa datation a été remise en cause par plusieurs études à partir de 2006. Les résultats l'ont alors placé à environ 2,2 millions d'années. Cela faisait de Little Foot un fossile intéressant, certes, mais très classique. À cet âge, il appartiendrait probablement à la même espèce que le tout premier australopithèque à avoir été découvert, en 1924, l'enfant de Taung. Pas convaincu, Ron Clarke fait appel à Laurent Bruxelles, de l'Inrap, un spécialiste de la formation des grottes. Arrivant sur place, celui-ci prend conscience de l'ampleur de la tâche. Car Little foot est au beau milieu d'une sorte de bazar géologique. Sur à peine quelques centaines de mètres carrés s'enchevêtrent plusieurs kilomètres de galeries. Certaines se sont effondrées, puis remplies d'éboulis. Ces derniers ont durci, puis l'eau y a creusé de nouvelles galeries, etc. Là-dessus arrivent à la fin du XIXe siècle des mineurs sud-africains à la recherche de chaux pour leur ciment. Ils creusent le sous-sol… à la dynamite. Résultat : aujourd'hui, le site est un véritable champ de mines. Il ne reste plus grand chose.

Sur le papier, l'idée des chercheurs qui avaient réalisé les datations de 2006 semblait limpide. Selon eux, avant d'être bouleversée de la sorte, la grotte était un mille-feuille de deux roches : de la brèche (des éboulis pétrifiés) et de la calcite (la roche qui constitue les stalactites et stalagmites). Et les couches du mille-feuille se seraient déposées les unes au-dessus des autres, au fil du temps. Il se trouve qu'une technique de datation à base d'uranium et de plomb, peut parfois dater la calcite. Donc si on date les restes de couches qui sont en-dessous et en dessus de Little Foot, on aura à peu près son âge. Mais l'histoire de la grotte semble en fait plus mouvementée. Car en fait de mille-feuille, l'équipe de Laurent Bruxelles a plutôt mis au jour un gruyère. En effet, dans les restes de l'éboulis où se trouvait Little Foot subsistent çà et là quelques vestiges d'anciens trous. C'est l'eau de ruissellement, en provenance du haut la grotte, qui y a lentement creusé des cavités. Ces trous de gruyère sont apparus après l'arrivée de Little Foot dans la grotte. Car c'est à cause d'eux que le squelette est aujourd'hui coupé en deux, au niveau des fémurs. En effet, la voûte d'un trou situé en dessous de Little Foot s'est effondrée, entraînant avec elle le haut du corps. Puis un changement climatique ou géologique majeur, a fait que la source du ruissellement s'est tarie. Il s'est alors produit un nouveau phénomène : suintant à travers les éboulis, de l'eau est arrivée dans les trous, y déposant de la calcite. Progressivement, cette roche a donc rempli les trous. Or c'est cette calcite qui a été datée. Autrement dit, les datations de 2006 et les suivantes datent ce remplissage, qui s'est produit sans doute bien après la mort de Little Foot. Ce qui, à l'échelle géologique, peut représenter des centaines de milliers d'années… « Globalement, la démonstration me semble tout à fait convaincante », explique Edwige Pons-Branchu, du CNRS.

Retour à la case départ, donc. Celle de la première estimation de date, proposée au moment de la découverte. Laquelle reposait principalement sur la présence de divers types d'éboulis dans la zone. Les plus hauts, donc les plus récents ont livré des restes d'Homo habilis et des pierres taillées. Ensuite, à une hauteur intermédiaire se trouvent d'autres éboulis, avec des australopithèques de 2 millions d'années environ. Enfin, dans l'éboulis le plus profond se trouvait Little Foot. Il a donc de bonnes chances d'être au-delà de 3 millions d'années. Ce qu'un vaste programme de datations entrepris par l'équipe précisera probablement bientôt.

Source : Le Monde

Une nouvelle écriture ?


Le deuxième article scientifique que je vous propose aujourd’hui nous entraine cette fois ci du côté du Moyen-Orient et plus précisément en Iran, où des fouilles archéologiques effectuées il y a quelques années font encore parlées d’elles, puisque, à en croire certains, les fameuses tablettes retrouvées sur le site dHalil Roud porteraient une écriture tout simplement inconnue, chose que réfute bon nombre d’experts comme c’est souvent le cas lorsqu’une découverte, en science, vient un peu bousculer les certitudes ; après tout, n’est-il pas habituel de dire que « D’abord, ils nieront la chose. Ensuite, ils la minimiseront. Enfin, ils diront que cela se savait depuis longtemps. » Ce qui, bien entendu, n’exclut pas que nous ayons affaire a des faux, mais bon, je vous invite à lire l’article ci-dessous et à vous faire votre propre opinion :

Une nouvelle écriture ?

Huit ans après leur découverte en Iran, des tablettes en argile continuent de faire polémique. Œuvre d'un faussaire versé dans les inscriptions anciennes ? Ou réelle nouvelle écriture ?

À l'hiver 2000-2001, un afflux soudain de vases décorés et d'objets précieux inonde le marché de l'art, en provenance du Moyen-Orient. À l'époque, les avis divergent. S'agit-il d'un pillage massif comme le croient certains archéologues, qui révéleraient l'existence d'une nouvelle civilisation ? Ou est-ce la production à grande échelle de faux, mêlée à des objets authentiques, comme l'estiment alors des détracteurs ? Plus tard, des saisies de la douane ainsi que des fouilles montreront que la civilisation est bien réelle. Et qu'un grand nombre de ces objets sont authentiques, provenant d'une vallée aride au sud-est de l'Iran, l'Halil Roud. Quant au pillage, il a pris fin. Mais le mal était fait. Le caractère frauduleux des premières découvertes a instillé le doute. Dans ce contexte, la mise au jour en 2006 de tablettes porteuses d'une écriture totalement inconnue, ne pouvait qu'attiser les polémiques. D'autant que les caractères de ces inscriptions sont simplissimes : des carrés, des triangles, des ronds… « De l'écriture eskimo » persiflera un épigraphiste britannique en 2007. Circonstance aggravante pour les critiques, c'est l'un des ouvriers travaillant pour les archéologues qui leur a amené la première tablette. Certes, ces derniers ont ensuite mis au jour les deux suivantes lors de fouilles à l'endroit indiqué par le villageois. Mais les supercheries ont toujours existé en archéologie. On peut enfouir quelque chose afin qu'il soit trouvé…

Malgré tout, des chercheurs continuent d'y croire. Jeune archéologue français actuellement à l'université de Téhéran, François Desset vient de publier les progrès qu'il a accomplis sur ces tablettes datées entre 2500 à 2000 ans av. J.-C. environ. Attention, il est loin d'en proposer le moindre déchiffrement. La faute à un trop petit nombre de tablettes − trois en tout. Impossible de les rattacher à quoi que ce soit. Première constatation, cette écriture inconnue semble employer un nombre très restreint de signes : une vingtaine au maximum. Et cinq d'entre eux constituent plus de trois quarts des caractères présents. Une telle parcimonie peut dénoter une écriture notant des sons, ou des syllabes. L'archéologue propose également une manière de lire les tablettes. Parfois observée chez les Grecs et les Étrusques par exemple, celle-ci consiste à changer de sens de lecture à chaque ligne : de gauche à droite, puis de droite à gauche, et ainsi de suite. « En effet, avec cette manière de lire », explique François Desset, « on s'aperçoit qu'alors, les tablettes présentent des séquences de lettres qui sont répétées. » Mot ? Nom propre ? Difficile de se prononcer plus avant.

La particularité de ces tablettes est qu'elles comportent une autre écriture. Plus courtes, ces inscriptions se trouvent au dos de deux tablettes, et insérée au bas du texte de la troisième. Contrairement à la première, cette écriture est déjà connue depuis le début du XXe siècle. C'est l'élamite linéaire, une écriture iranienne énigmatique qui n'a jamais été déchiffrée. Les archéologues auraient-ils trouvé un genre de pierre de Rosette, qui traduirait une écriture en une autre ? C'est très peu probable. Car les inscriptions en élamite linéaire sont trop brèves pour constituer l'équivalent du texte dans l'autre écriture. François Desset penche plutôt pour une sorte de signature. « Le faible nombre de tablettes évoque plutôt les archives d'un particulier. Or en Mésopotamie, les documents que nous trouvons dans ce genre de lieu sont en général des contrats : de mariage, de vente, etc. » Les contractants, les témoins, etc. pourraient ainsi avoir fait inscrire leurs noms au dos ou en bas des contrats, dans leur écriture, l'élamite linéaire.

Mais les sceptiques sont bien loin de désarmer. « Le principal doute pour moi est que les tablettes ont été cuites, volontairement semble-t-il », explique Abbas Alizadeh de l'université de Chicago, « Ce genre de pratique est rarissime, car cela risque de les fissurer. » Il pointe aussi les dimensions des tablettes, peu communes, et les informations changeantes sur le contexte de la découverte, « pas vraiment de nature à nous tranquilliser. » Il faut dire que la description des fouilles, finalement publiée en 2012, prête le flanc aux critiques. Contrairement à la plupart des articles en archéologie, elle ne détaille pas l'empilement des différents types de sols − la stratigraphie. Pas de traces non plus, sur les schémas, des tessons de poterie dont le style permet de dater approximativement les tablettes. Difficile dans ce cas de savoir si les archéologues ont mené les fouilles dans les règles de l'art. Impossible non plus de rechercher des traces d'une éventuelle mystification. Quant aux photos prises sur le terrain, elles laissent un peu perplexes. On y voit notamment une des tablettes, quasi-intacte, si rectiligne et si claire, émerger très nettement de la terre… Tout cela semble un peu trop beau pour être vrai. Alors, les archéologues seraient-ils victimes d'un coup monté ? Comment le savoir ? Réengager des fouilles au même endroit n'est pas prévu dans l'immédiat. Les équipes doivent aussi composer avec l'instabilité politique en Iran suite aux élections de 2009, qui a pendant un temps gelé les opérations de fouilles. En outre, le peu d'archéologues expérimentés disponibles, sont occupés à étudier les dizaines de sites de cette civilisation. C'est sans doute mieux ainsi, à moins qu'une autre découverte de tablettes ne vienne lever les doutes.

- La publication scientifique : F. Desset, Iranica Antiqua49, 83‑109, 2014.
- Merci à François Desset de m'avoir aimablement communiqué toutes les informations dont j'avais besoin. (NB : il n'a pas participé aux fouilles des tablettes). Il estime que si quelqu'un de malveillant avait enfoui les tablettes au préalable, les archéologues l'auraient facilement détecté. En effet, le remblai d'un trou récent est en général beaucoup plus mou que des sédiments anciens.
- Le témoignage de Massimo Vidale, professeur d'archéologie orientale à l'université de Padoue (un archéologue très expérimenté, dont le sérieux est réputé) :
« Quand les deux tablettes ont été découvertes, j'étais en train de fouiller dans une autre zone du tell. Mais j'ai visité la tranchée où Madjidzadeh les a trouvées, j'ai examiné tous ses carnets de fouilles, je me suis penché sur les circonstances de la découverte, tout comme sur les poteries trouvées à proximité. Je suis certain que les tablettes sont absolument authentiques. Il est clair que Madjidzadeh est quelqu'un de difficile, qui m'a d'ailleurs écarté de son programme de recherche. Mais ce n'est certainement pas un menteur ou un faussaire. Le scepticisme de mes collègues n'est dû qu'à une sorte de conservatisme académique. »

Source : Le Monde

Un océan au centre de la Terre ?


Après un début en fanfare pour ce vendredi avec des billets ayant trait à l’actualité footballistique, forcément riche cette semaine (et ce n’est pas fini puisque le tirage au sort des demi-finales des Coupes d’Europe aura lieu ce midi) puis un petit aparté du coté de ma rubrique nécrologique, il est temps, désormais, de vous proposer quelques petites articles scientifiques qui ont éveillé ma curiosité lorsque je les ai découvert hier, en les lisant au travail – eh oui, c’est fou comment on peut s’instruire lorsque l’on finit tard le soir. Et donc, pour bien commencer, voici une bien étrange hypothèse qui nous envoi tout droit dans les profondeurs de notre planète et où, selon certains, il pourrait exister un gigantesque océan ! Et si cela n’a rien à voir avec la fumeuse théorie de la Terre Creuse, comment ne pas penser à Jules Verne et son Voyage au centre de la Terre ?!


Les entrailles de la Terre cachent un gigantesque océan

Alors qu’il n’avait aucune valeur marchande, ce petit diamant de 90 milligrammes découvert au Brésil en 2008 aurait tout simplement pu être abandonné. Mais fort heureusement, la pierre précieuse, baptisée JUc29, a été donnée à l’équipe du géophysicien Graham Pearson afin qu’il l’étudie. En l’étudiant afin de déterminer son âge, les scientifiques ont finalement découvert une roche nommée ringwoodite, un minéral qui a la capacité d’enfermer des molécules d’eau. Il faut remonter en 1959 pour comprendre l’origine de la ringwoodite. À l’époque, le géologue australien Ted Ringwood affirmait qu’entre 400 et 600 km de profondeur, le manteau terrestre renferme une couche de transition riche en un cristal dérivé de l’olivine et en eau. Par la suite, des chercheurs sont parvenus à synthétiser ce cristal en reconstituant les températures et pressions extrêmes qui règnent en ces profondeurs et l’ont baptisé ringwoodite, en hommage au géologue.

Mieux encore, ce premier cristal naturel de ringwoodite en provenance des profondeurs de la Terre serait très riche en eau, surtout pour un cristal de roche soumis à des pressions aussi extrêmes, et contiendrait ainsi 1,5% d’eau. Si la théorie selon laquelle la couche située entre 400 et 600 km sous Terre contiendrait 60% de ce cristal est vraie, alors il pourrait bien y avoir autant d’eau dans cette couche que dans tous les océans terrestres connus réunis. Nathalie Bolfan-Casanova, chercheuse au Laboratoire magmas et volcans de l’Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand, précise que « cette eau est présente sous une forme un peu différente de ce que l’on connait »puisque « ce sont des groupements hydroxyles qui sont piégés dans le cristal. Mais si l’on chauffe la ringwoodite à pression ambiante alors on obtiendrait de l’olivine et de l’eau. »

Vraisemblablement, cette eau enfouie à des centaines de kilomètres sous terre proviendrait de ce que l’on appelle « les zones de subduction », là où des plaques tectoniques convergentes se rencontrent. Le fait que ces plaques se superposent l’une sous l’autre permettrait à de l’eau de l’océan de s’infiltrer jusqu’à la zone de transition, formant ainsi le fameux nouvel océan sous-terrestre. Malgré tant de découvertes, cet océan gigantesque restera inaccessible à l’Homme un certain moment car pour l’instant, le plus profond forage jamais effectué n’a jamais dépassé les 12 km de profondeur.

Source : BeGeek

Dominique Baudis est mort


La nouvelle de la mort de Dominique Baudis, je l’ai appris hier, dans l’après-midi, alors que je trainais sur le net au boulot – hein, j’ai le temps d’aller sur internet au travail, mais quelle honte ce fonctionnaire – et en toute sincérité, et même si ces dernières années, celui-ci avait un peu disparu des médias, ça m’a fait un peu bizarre… Non pas parce que j’étais un admirateur de l’homme politique ou du personnage, loin de là, mais davantage dut au fait que je connaissais Dominique Baudis depuis tellement longtemps que, eh ben… bah, c’est difficile a expliquer en fait !? Car si pour la plupart des gens, Dominique Baudis, c’était avant toute chose un homme politique comme un autre, l’ancien maire de Toulouse, et, accessoirement, un homme accusé de bien des méfaits il y a de cela une dizaine d’années – une sombre affaire de parties fines, de meurtre, de prostituées et d’une certaine affaire Patrice Allègre, ce qui nous valut, après l’emballement médiatique habituel, de nous débarrasser de Karl Zero, ce qui, de mon point de vu, ne fut pas plus mal – pour moi, qui suis suffisamment âgé pour m’en souvenir, Dominique Baudis, c’était également un journaliste, qui, avant de faire de la politique, présentait le 20H de TF1 a la fin des années 70 et le Soir 3 au début de la décennie suivante. Oui, pour moi, et probablement a jamais, et malgré tout ce qui s’est passé par la suite, Dominique Baudis restera comme étant ce journaliste qui abandonna sa carrière pour faire de la politique, chose qui m’avait franchement marqué étant gamin, quant au reste, bah… 
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