samedi 10 décembre 2016

NOU3


NOU3

Un homme assez costaud s'entraîne en courant sur un tapis roulant. Dans la trappe d'aération située juste à côté de lui, de petites lumières rouges sont à peine perceptibles. Dans la même maison, un peu plus loin, plusieurs types boivent une bière en regardant la télévision, tous portent une arme à feu. Les lumières rouges se font plus vives et attirent l'attention des hommes près de la cheminée... L'homme qui s'entrainait a un frisson qui lui parcourt l'échine. Il est persuadé que quelle chose cloche. Il saisit alors une arme et se dirige vers la porte de la pièce où se trouvent les autres. Soudain, une salve de balles abat sportif. Juste après de longs échanges de coups de feu, un type ouvre la porte arrière d'un camion et y fait rentrer les responsables de ce carnage, qui émettaient les fameuses lumières rouges tapies dans l'ombre. Il s'agit de trois soldats d’un nouveau type. Des chercheurs ont utilisé des animaux pour piloter des armures de combat et éviter ainsi les pertes humaines. Un chien, un chat et un lapin forment l’unité WE3. Celle-ci risque d’être prochainement fermée. C’est le souhait d'un politicien mais le docteur Berry, le cerveau des chercheurs, ne peut se contraindre à les voir mourir. Elle leur offre donc une porte de sortie. Mais à l’extérieur et sans contrôle humain, ils risquent d’être terriblement dangereux…


Nou3
Scénario : Grant Morrison
Dessins : Frank Quitely
Encrage : Frank Quitely
Couleurs : Jamie Grant
Couverture : Frank Quitely
Genre : Science-Fiction
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : We3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juin 2005
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 08 juin 2012
Nombre de pages : 144

Liste des épisodes
We3 1-3

Mon avis : Plus d’une décennie, c’est le temps qui m’aura fallut pour, enfin, pourvoir lire cette œuvre culte pour beaucoup qu’est Nou3 (We3 en version originale, dommage que les éditions Urban Comics aient traduit le titre qui se suffisait a lui-même). Les aléas de la vie auront donc fait que je serais passé bien trop longtemps a coté de ce comic qui, lors de sa sortie en 2005, m’avait immédiatement tapé dans l’œil. Il faut dire que lorsque le duo magique, je veux bien évidement parler du scénariste Grant Morrison et du dessinateur Frank Quitely œuvrent de concert, le lecteur est toujours en droit d’attendre le meilleur : ainsi, entre New X-Men, Flex Mentallo ou All-Star Superman, les deux compères nous ont livrer a maintes reprises des œuvres marquantes au cours des deux dernières décennies. Ajoutons a cela le postulat de départ de Nou3, c’est-à-dire, ces trois animaux – un chien, un chat et un lapin – transformés en armes de guerre par les militaires suite a des expériences scientifiques et qui s’évadent afin de retrouver la liberté, bref, un beau petit plaidoyer contre l’expérimentation animale et un dessoudage en règle des traditionnels marchands de guerre, et l’on comprend, avant même la lecture de cette œuvre, que celle-ci sort décidément des sentiers battus et ne nous laissera pas indifférent. Et ici, sans la moindre surprise, c’est bel et bien le cas car oui, mille fois oui, Nou3 est une superbe mini-série (tout juste trois petits épisodes mais rallongés d’une dizaine de pages dans cette version) qui aura marqué son temps et qui fonctionne encore de fort belle manière aujourd’hui. Bien évidement, pour cela, il faut que le duo Morrison et Quitely fonctionne a plein régime et c’est bel et bien le cas, le premier faisant plutôt dans la sobriété narrative et ne cherchant pas la complication inutile, le second livrant une prestation… euh, comment dire… époustouflante ! Certes, Frank Quitely, son talent est connu depuis longtemps et il possède son petit lot d’inconditionnels dont je fais parti, mais dans Nou3, quelle claque visuelle a chaque page, et ce, grâce a un découpage des planches pour le moins audacieux et qui fourmille d’idées… quasiment lors de chaque cases ! Bref, vous l’avez compris, la lecture de Nou3 n’aura fait que confirmer tout le bien dit au sujet de ce comic depuis une décennie, c’est-à-dire, qu’il s’agit bel et bien d’un chef d’œuvre ; fable animalière, plaidoyer sans concessions contre l’expérimentation animale et porteur d’un antimilitarisme intelligent, Nou3, malgré une violence sans concession, n’en reste pas moins emprunt d’une certaine poésie et touchera indéniablement les plus sensibles d’entre nous. Culte ?! Indéniablement !


Points Positifs :
- Une œuvre qui ne laissera personne indifférent et qui pointe du doigt le lobby militaire, l’expérimentation animale et, dans un sens plus large, la manière dont nous usons et abusons de ces derniers.
- Comment ne pas s’attacher aux trois héros de l’histoire, ce chien, ce chat et ce lapin devenus malgré eux des machines à tuer mais qui n’ont qu’un seul souhait, être libres…
- Probablement l’œuvre la plus aboutit du duo Morrison/Quitely : le premier faisant dans la sobriété narrative afin d’aller a l’essentiel, le second atteignant des sommets artistiques tout bonnement somptueux !
- Justement, pour ce qui est de Frank Quitely, comment ne pas s’extasier devant le découpage hors-norme et audacieux des planches de Nou3 !? Le summum étant atteint, bien entendu, lors de la longue séquence de vignettes qui se succèdent sur plusieurs pages.
- Nou3 est d’une violence incroyable par moments, or, celle-ci ne dénote en aucune façon et n’est là que pour montrer ce que sont devenus nos trois sympathiques animaux, c’est-à-dire, des armes de destructions massives qui se retournent contre leurs créateurs… et c’est bien fait !
- Accessoirement, Nou3, malgré son coté anticipation indéniable, livre une bien triste vérité car depuis toujours, et encore de nos jours, l’homme use des animaux sur les champs de bataille…

Points Négatifs :
- S’il fallait vraiment trouver un défaut a Nou3, histoire de chipoter, c’est qu’il est… trop court ! Bah oui, je le croyais plus long ce comic…
- Pourquoi Urban Comics a traduit le titre ? We3 qui devient Nou3, mouais…

Ma note : 9/10

vendredi 9 décembre 2016

THORGAL – LE FEU ÉCARLATE


THORGAL – LE FEU ÉCARLATE

Thorgal se trouve dans la cité de Bag Dadh, où il est prisonnier des adeptes de la magie rouge. Ses bourreaux tentent de le convertir par la torture. Ils veulent lui faire comprendre que son fils n’est autre qu’Aniel-le-réincarné, le seul prophète. Ils le mènent d’ailleurs à lui dans le palais de l’ancien calife. Ses adeptes sont tous là, ils vénèrent « l’eau est le feu », or le seul capable de transformer cela est le fils de Thorgal, Aniel. Ce dernier fait tuer la femme du calife devant les yeux de son peuple, afin d’asseoir son pouvoir. Thorgal essaie pourtant de parler à son fils, mais il échoue alors dans un cachot avec son compagnon Petrov. Il parvient pourtant à se débarrasser des gardes, puis il libère son ami de ses fers. Thorgal n’a qu’un seul but, maintenant : ramener Aniel au Northland. A ce moment là, Salouma rejoint Thorgal et Petrov dans les cachots afin de les aider. Pendant ce temps, Aniel termine sa formation avec Magon pour maîtriser le feu écarlate. Il est le sauveur et bientôt, il redeviendra Kahaniel afin de détruire l’armée d’orient de Magnus…


Thorgal – Le Feu écarlate
Scénario : Xavier Dorison
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 10 novembre 2016
Nombre de pages : 48

Mon avis : Un an après la publication de la critique, sur ce blog, de Kah-Aniel, avant dernier tome de la cultissime série qu’est Thorgal, ce fut avec une certaine satisfaction mais également avec une méfiance non dissimulée que je me suis plongé dans la lecture de ce trente-cinquième tome de la saga, Le Feu écarlate. Satisfaction car, comme on a put surtout le voir l’année dernière, je suis ce que l’on appelle un fan de Thorgal et que, forcément, j’étais curieux de connaitre la suite des aventures de notre viking préféré ; méfiant car bon, comment dire, le changement de scénariste – Dorison prenant le relais de Sente – alors que les intrigues en cours n’étaient pas achevées me laissait pour le moins dubitatif… Et histoire d’enfoncer le clou vis-à-vis du Feu écarlate, il y avait bien évidement les très nombreuses critiques fort négatives à l’encontre de cet album, médias et lecteurs, pour un certain nombreux, n’ayant pas vraiment appréciés la chose… D’un autre coté, Yves Sente, au cours de son passage sur la série, n’avait-il pas déjà été fort critiqué, et ce, alors que, finalement, a la lecture de ses quelques albums, je me suis dit qu’il se débrouillait bien mieux que Van Hamme sur la fin ? Alors, pourquoi ne pas donner sa chance a Dorison ? C’était tout de même mieux que de suivre bêtement un effet de mode qui semble s’être abattu sur une série qui, quoi qu’il arrive, est toujours critiquée – et je dis cela en reconnaissant que oui, Thorgal, c’était bien mieux avant, mais non, le passage d’Yves Sente ne fut pas mauvais, bien au contraire ! Mais je parle, je parle et je ne vous ai toujours pas donné mon avis sur Le Feu écarlate, ce qui est, après tout, le but de cette critique… Eh ben ma foi, une fois de plus, je vais aller a contre courant de la plupart des gens et de l’avis général car oui, après lecture de la chose, j’ai beaucoup de mal a voir en ce nouvel album de Thorgal un vulgaire étron, ce qui semble être le cas pour certains. Oh certes, Le Feu écarlate n’est pas un grand album de Thorgal et il y a bien des points négatifs que l’on ne peut pas mettre de coté : ainsi, que ce soient quelques raccourcis pour le moins discutables (Thorgal s’échappe de prison, dans la page d’après, il parle a son fils comme si de rien n’était, j’avais cru avoir sauté une page !), un pathos un peu trop présent par moments (mon père ne m’a pas assez aimé, du coup, je vais jouer les méchants) et, malheureusement, un Grzegorz Rosinski en roue libre sur certaines planches (si je suis fan de son passage a la peinture, certaines cases sont complètement incompréhensibles dans cet album, surtout en raison d’une colorisation baveuse), force est de constater que les détracteurs ont raison de s’en prendre a cet album. Cependant, d’un autre coté, est-il a ce point mauvais ? Sincèrement, pas le moins du monde car comme ce fut le cas pour Kah-Aniel, je pense que les gens sont plutôt injustes envers lui, au point même de tomber dans le ridicule comme quand, sans citer le site spécialisé, j’ai put lire une critique qui s’en prenait a Dorison pour s’inspirer, soit disant, de Daesh, comme si avant ces fous de Dieu, l’histoire n’avait pas regorgé de fanatiques de tout poil !? Le Feu écarlate n’est pas un grand album de Thorgal ? J’en conviens, c’est un fait, mais sincèrement, il y a eu bien pire – principalement sur la fin avec Van Hamme. Mais en dehors de tous ces défauts et de la nostalgie indécrottable de certains, a la lecture de cet album, il s’avère plutôt captivant, riche en rebondissements et, surtout… nécessaire pour ce qui arrivera par la suite, c’est-à-dire, le lien qui va se faire entre Thorgal et toutes les séries annexes – sur ce point, ce serait bien que je rattrape mon gros retard sur celles-ci vu que je n’ai lu que le premier tome de Kriss de Valnor. Alors certes, Dorison a été plutôt maladroit par moments mais laissons lui le bénéfice du doute pour la suite : après tout, le scénariste, en débarquant de la sorte sur cette série, devait bien conclure les intrigues en court…


Points Positifs :
- Il n’était pas évidant pour Xavier Dorison de prendre la série en court de route et même si tout n’est pas parfait – loin de là – force est de constater que l’auteur s’en sort plus ou moins bien, surtout qu’il fallait conclure cette intrigue avec Aniel et les Mages rouges.
- Si tout au long des années, il y a eu quelques albums où il ne se passait pas grand-chose, au moins, ici, il y en a de l’action : scènes de tortures, décapitations, courses poursuites, combats, massacres, suicides, etc. Bref, difficile de s’ennuyer tout au long de ce trente-cinquième volume de la saga.
- Elle me plait bien cette idée de fanatiques qui prennent le contrôle d’une ville et qui menacent le monde entier. Comment, cela vous fait penser à Daesh ? Certes, mais ces derniers sont-ils les premiers fous de Dieu que le monde a connu ? Hélas, non… Et puis combien même : s’inspirer de l’actualité récente, est-ce vraiment un mal ?
- Certes, on tombe un peu trop dans le pathos par moments, mais tout de même, lorsqu’Aniel renvoi son père a sa propre médiocrité en lui jetant à la face qu’au final, malgré ses grandes paroles, il n’aura guère fait avancer le schmilblick a part disperser sa si chère famille, eh ben… bah c’est la vérité !

Points Négatifs :
- Il faut tout de même reconnaitre que Le Feu écarlate n’est pas un grand album de Thorgal et que si je laisse le bénéfice du doute à Xavier Dorison pour la suite, j’espère justement que celle-ci sera d’un autre niveau !
- Sincèrement, ça ne va pas du tout avec Grzegorz Rosinski dans cet album ! Certes, par moments, on retrouve la patte du maitre – du moins, si comme moi, vous appréciez son passage a la peinture – mais tout de même, certaines planches sont une catastrophe : illisibles, des couleurs baveuses…
- Bon, je sais que Thorgal, ce n’est pas une série historique, mais tout de même : l’Empereur Magnus, on se dit que c’est Charlemagne, mais on n’était pas sensiblement vers l’an 1000, bref, bien après la mort de celui-ci ? Ensuite, il y a cette histoire de croisés, là aussi, cela ne colle pas, surtout qu’en plus, ils arrivent bien vite sur place…
- Mais que viennent donc faire les navires volants du cultissime Cycle de Qâ dans cette galère ?!
- Ces quoi ces raccourcis scénaristiques qui nous font croire que l’on a sauté des pages ?

Ma note : 6/10

OXYGÈNE 7-13


OXYGÈNE 7-13

Jean Michel Jarre

1 - Oxygène 7 (Jean Michel Jarre) 11:41
2 - Oxygène 8 (Jean Michel Jarre) 3:54
3 - Oxygène 9 (Jean Michel Jarre) 6:13
4 - Oxygène 10 (Jean Michel Jarre) 4:16
5 - Oxygène 11 (Jean Michel Jarre) 4:58
6 - Oxygène 12 (Jean Michel Jarre) 5:36
7 - Oxygène 13 (Jean Michel Jarre) 4:23


Oxygène 7-13
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 20 mai 1997
Enregistré : 1996 – 1997
Durée : 41:12
Genre : Musique électronique
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Disques Dreyfus

Musiciens :
Jean Michel Jarre : ARP 2600, Eminent 310, EMS AKS, EMS VCS3, Mellotron, Akai MPC3000, Clavia Nordlead, Digisequencer, Korg Prophecy, Kurzweil K2000, Logic Audio, Quasimidi Raven RMI, Roland JV-90, Roland TR-808, Roland DJ-70, Theremin, Yamaha CS-80

Mon avis : Le hasard faisant souvent bien les choses, alors que, ce mois ci, sortait un certain Oxygène 3, dernier opus en date de Jean Michel Jarre qui fêtait ainsi le quarantième anniversaire de la sortie de ce qui restera incontestablement comme son chef d’œuvre absolu, je veux bien évidement parler de Oxygène, je me suis enfin décidé a découvrir, enfin, la toute première suite de ce chef d’œuvre de la musique électronique ; car oui, si Oxygène 3 est le troisième, c’est que, quelque part, il y eut un second avant lui… Ainsi, en 1997, c’est-à-dire, un peu plus de 20 ans après le Oxygène, paraissait dans les bacs un certain Oxygène 7-13, suite officielle de son illustre ainé. Bien évidement, a l’époque, ayant franchement délaissé les productions du sieur Jarre, j’étais complètement passé a coté de cet album et ce n’est donc qu’aujourd’hui, qu’enfin, j’ai eu l’opportunité de le découvrir… pour quel résultat ? Eh ben, disons que, sans la moindre surprise, Oxygène 7-13 ne tient absolument pas la comparaison avec Oxygène premier du nom : ce fait, incontestable, étant de toutes façons on ne peut plus logique et il aurait été impossible que cette suite puisse s’approcher de la qualité de son ainé. Mais si au petit jeu des comparaisons, les choses étaient entendues d’avance, force est de constater que tout n’est pas à jeter, loin de là, dans cet Oxygène 7-13 ! Ainsi, premièrement, le fait que Jean Michel Jarre décide, pour cette suite, de mettre de coté tout appareil moderne et revienne aux instruments de ses débuts : l’idée est intéressante et cela permet, pour les fans, de renouer avec les sons des débuts du musicien. Ensuite, il est clair que certains titres sortent du lot et, sur ce point, malgré une première approche difficile – comme je le disais lors de la critique de Chronologie, il y a presque trois mois, jusque là, je ne vous avais parlé que des albums que je connaissais, ou presque, et ne connaissant absolument pas les productions plus récentes du sieur Jarre, je me doutais bien qu’il me faudrait un petit temps d’adaptation – au fil d’une réécoute, j’ai commencé a changer d’avis, particulièrement pour ce qui est du titre qui ouvre le bal, Oxygène 7, qui annonce tout de suite la couleur. Oxygène 8, forcément, de par sa mélodie entrainante, est le morceau que l’on retient le plus facilement à l’écoute, ce qui, hélas, n’est plus vraiment le cas par la suite, le principal défaut, selon moi, de cet album, étant justement le manque de mélodie de l’ensemble. Mais bon, malgré ce fait, il est clair que Oxygène 7-13, sans être un grand album, reste une suite plutôt acceptable de ce véritable chef d’œuvre qu’est Oxygène : le pari, forcément, était risquer, mais dans l’ensemble, Jean Michel Jarre, en renouant avec ses débuts, le réussi assez bien. Au final, pour ma première expérience avec un album post-Chronologie, la déception ne fut pas au rendez vous – d’un autre coté, je n’attendais pas un chef d’œuvre non plus – ce qui fait que, maintenant, je pourrais me plonger avec un certain optimisme dans les œuvres plus récentes du maitre, en attendant, bien entendu, de découvrir ce fameux Oxygène 3 qui est au cœur de l’actualité musicale…


Points Positifs :
- Faire une suite à Oxygène, véritable chef d’œuvre de la musique électronique !? Le pari était osé et il y avait de quoi avoir quelques craintes quant au résultat final, sauf que, si bien évidement, au petit jeu des comparaisons, Oxygène 7-13 ne tient pas la route face a son ainé, dans l’ensemble, cela reste un bon album, qui se dévoile au fil des écoutes successives…
- Le fait que Jean Michel Jarre n’utilise que des instruments datant de l’époque de ses débuts, ce qui permet de maintenir une cohérence musicale entre Oxygène et Oxygène 7-13.
- Quelques morceaux sortent indéniablement du lot, comme Oxygène 7, qui ouvre le bal, Oxygène 10, Oxygène 12 et, bien entendu, Oxygène 8, celui-ci pour sa mélodie implacable.
- Une pochette plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Bien évidement, étant une suite, Oxygène 7-13 est comparé en permanence a Oxygène, ce qui est humain, et, du coup, cela joue indéniablement en sa défaveur.
- En dehors de Oxygène 8, il est clair que le reste des titres souffrent un peu d’un certain manque mélodique par moments ; oui, on à déjà connu Jean Michel Jarre plus inspiré sur ce point là.
- Oui, certains titres sortent du lot, c’est clair, mais pour les autres, c’est nettement plus moyen, ce qui est dommage…

Ma note : 7/10

BLACK SCIENCE – SUR LES RIVES DU LÉTHÉ


BLACK SCIENCE – SUR LES RIVES DU LÉTHÉ

Un homme caché par un grand manteau et un masque déambule dans un lieu inconnu à la recherche d'un certain objet. Une fois celui-ci retrouvé, il retourne dans son antre. Il s'agit de Grant McKay. Celui-ci souffre de troubles de la mémoire depuis déjà trois ans. Parfois, il a des flashs lui montrant son passé. Il se revoit notamment lorsqu'un jour où il était malade, il dut retourner chez lui et surpris sa mère en train de tromper son père avec un autre homme. Afin de lui faire tenir sa langue, sa maman lui dit que le Goongaloonga viendrait le dévorer s'il trahissait ce secret. Une autre fois, il eut une vision lui disant de passer de l'autre côté de la colline. Alors que Grant s'approche d'une grotte, un monstre apparaît, celui de son enfance. Heureusement, son frère le sauve. Un frère qui ne devrait pas être là et qui lui dit qu'il ne peut rien faire contre la créature...


Black Science – Sur les rives du Léthé
Scénario : Rick Remender
Dessins : Matteo Scalera
Encrage : Matteo Scalera
Couleurs : Moreno Dinisio
Couverture : Matteo Scalera
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Black Science – Volume 4
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 31 mai 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 26 août 2016
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Black Science 17-21

Mon avis : Quatrième tome de cette excellente série qu’est Black Science, ce nouvel album, le dernier paru en France pour le moment (ce qui signifie que je vais devoir patienter longtemps pour découvrir la suite) confirme une fois de plus tout le bien que l’on peut penser au sujet d’un auteur comme Rick Remender, ce dernier n’étant jamais aussi bon que lorsqu’il est libéré des contraintes éditoriales d’une grosse compagnie comme Marvel. En effet, entre un univers (ou plutôt des univers) original, des personnages charismatiques au possible malgré leurs simplicités apparentes et leurs nombreux défauts et, bien entendu, cette fameuse thématique familiale qui reste le grand cheval de bataille de Remender, Black Science reste une valeur sure de la bande dessinée nord-américaine actuelle, pour ne pas dire, soyons fous, l’un de ses plus beaux fleurons. Il faut dire que, coté dessins, Matteo Scalera, artiste génial, sublime un scénario qui le mérite bien et, une fois de plus, au cours de ces cinq nouveaux épisodes qui composent cet album, certaines planches sont tout bonnement sublimes et brillent par leur inventivité. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? En fait, presque car si, indéniablement, ce quatrième volume de la série reste, qualitativement parlant, de haute volée, force est de constater que l’on regrettera, un chouia, qu’il soit trop centré sur Grant McKay, la plupart des autres protagonistes brillant par leur quasi-absence – et lorsque l’on sait que l’on pouvait avoir des doutes quant au sort de certains d’entre eux, je vous laisse imaginer mon désarroi ! Mais bon, d’un autre coté, si l’on bouffe du Grant McKay du début à la fin de ce quatrième tome, force est de constater que vu le nombre de révélations qui sont faites sur son passé et plus précisément, sur son rapport avec ses parents, rapport qui aura modelé l’homme qu’il est devenu, tout cela s’est avéré nécessaire afin de mieux cerner un personnage tellement peu sympathique que l’on avait jusque là bien du mal a lui trouver des excuses. Bref, vous l’avez compris, avec ce quatrième volume de Black Science, les amateurs de la série vont encore passer un très bon moment, les fans de Remender chanter ses louanges, quand aux autres, eh bien, il serait peut-être temps de s’intéresser un peu a cette œuvre décidément hors du commun !


Points Positifs :
- On croyait tout connaitre sur  Grant McKay, protagoniste principal de l’histoire et individu fort peu sympathique, eh ben, c’était bien mal connaitre ce diable de Rick Remender qui nous livre dans ce tome tout un tas de révélations sur son enfance, révélations qui viennent expliquer l’homme qu’il est devenu, mais aussi, atténuer le ressenti que l’on pouvait éprouver a son égard…
- D’ailleurs, sur ce point, Remender va loin pour ce qui est des parents de Grant McKay : entre un père suicidé et une mère qui couchait avec tout ce qui bougeait et qui traite son fils comme un moins que rien, pas étonnant que ce dernier ait fait n’importe quoi avec sa famille.
- Matteo Scalera livre encore une prestation tout simplement magnifique ! Certes, ce n’est pas une surprise mais bon, force est de constater que certaines planches sont somptueuses, que tout cela fourmille d’idées audacieuses et qu’il y a même une belle référence a Blacksad !
- La manière dont Grant McKay se venge de Rebecca est délicieusement perverse mais bien méritée !

Points Négatifs :
- Un tome beaucoup trop centré sur Grant McKay, ce qui fait que, du coup, quasiment tous les autres protagonistes brillent par leur absence. Et vu que cela fait depuis la fin du troisième tome que je me pose des questions sur le sort de Kadir…
- Que Grant McKay éprouve des remords sur son comportement inqualifiable vis-à-vis de sa famille, qu’il souhaite tout faire pour les sauver, c’est une chose – surtout qu’elle est au cœur de l’intrigue de Black Science – mais bon, par moments, il pourrait arrêter de geindre un peu ?!
- Une couverture pas vraiment top…

Ma note : 8/10

mardi 6 décembre 2016

L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 20


L'ATTAQUE DES TITANS – TOME 20

Dans un monde ravagé par des titans mangeurs d’homme depuis plus d’un siècle, les rares survivants de l’Humanité n’ont d’autre choix pour survivre que de se barricader dans une cité-forteresse. Le jeune Eren, témoin de la mort de sa mère dévorée par un titan, n’a qu’un rêve : entrer dans le corps d’élite chargé de découvrir l’origine des titans, et les annihiler jusqu’au dernier… Bien décidé à découvrir le secret sommeillant dans le sous-sol de la maison Jäger, le Bataillon d’exploration doit avant tout reprendre le mur Maria, et livre pour cela une lutte acharnée contre Reiner, Bertolt et le Titan bestial. Eren et les siens parviendront-ils à vaincre cet infernal trio pour enfin accéder à de nouvelles révélations ?!


L’attaque des Titans – Tome 20
Scénariste : Hajime Isayama
Dessinateur : Hajime Isayama
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Action, Dark Fantasy, Dystopie, Horreur, Tragédie
Titre en vo : Shingeki no Kyojin vol. 20
Parution en vo : 09 août 2016
Parution en vf : 30 novembre 2016
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Pika Édition
Nombre de pages : 192

Mon avis : Débuté dans le tome précédent, dont je vous ai parlé en aout dernier, le formidable affrontement entre, d’un coté, le Bataillon d’exploration, et de l’autre, le Titan bestial (alias le père d’Eren), Reiner et Bertolt se poursuit dans ce vingtième volume d’une saga qui, malgré sa durée qui commence à devenir conséquente, n’en reste pas moins toujours aussi captivante. Il faut dire que plus les tomes défilent et plus on a hâte de connaitre le fin mot de l’histoire, qui, en toute logique, devrait être proche, mais avant d’en arriver là et découvrir enfin la vérité sur l’origine des Titans, ne boudons pas notre plaisir avec ce tome qui, une fois de plus, est à la hauteur de nos espérances. Oh certes, le premier chapitre de celui-ci peut sembler s’étirer un petit peu en longueur et nous faire craindre un affrontement interminable entre nos héros et le Titan Colossal, mais fort heureusement, il n’en est rien car arrivé sensiblement au tiers de ce vingtième volume, Hajime Isayama s’intéresse au sort du Major Erwin et des rares survivants du Bataillon d’exploration : pris en tenailles par le Titan bestial d’un coté et la menace représentée par le Colossal de l’autre, Erwin et les siens, afin de donner une chance a Livaï de terrasser de terrasser le père d’Eren, décident se ce sacrifier dans une charge pour le moins héroïque et spectaculaire. Bien évidement, la mort est au rendez vous pour l’un des protagonistes majeurs du manga, le fameux et charismatique Major Erwin et, ma foi, cette disparition marque les esprits… mais a peine avons-nous le temps de pleurer ce dernier que tout s’emballe, que d’autres protagonistes perdent la vie dans ce formidable jeu de massacre, y compris, certains pour le moins inattendus. Et tandis que Livaï massacre littéralement le Titan bestial mais ne réussit pas à lui porter le coup de grâce, les dernières pages s’achèvent sur les morts apparentes de Reiner, Bertolt et… Armin ! Bien évidement, un retournement de situation est toujours possible pour certains de ces derniers mais qu’est ce que ce tome aura marqué les esprits, ne serais-ce que pour ce petit jeu de massacre de l’auteur ; ah, que ce sera dur de patienter jusqu’à la suite !


Points Positifs :
- Cela faisait belle lurette qu’il n’y avait pas de morts véritablement marquantes dans L’attaque des Titans, eh bien, dans ce vingtième tome, force est de constater que l’on est plus que servis, et pas qu’un peu ! Certes, on peut avoir des doutes quand au sort de certains, principalement Reiner et Bertolt qui semblent increvables, mais pour Erwin, c’est évidant qu’il est mort, quant a Armin, je ne vois pas comment il aurait put survivre…
- L’attaque suicide du Bataillon d’exploration marque franchement les esprits ! Parce qu’ils y passent tous, ou presque, pour le coté spectaculaire de la chose, et puis, pour la belle fin de l’un des personnages majeurs de la série, le Major Erwin.
- L’affrontement entre Livaï et le Titan bestial, ou, plutôt, le massacre en règle du second par le premier. Dommage que notre caporal préféré n’a pas réussi à porter le coup de grâce, mais quelle classe tout de même !
- Hajime Isayama ne sera jamais un grand dessinateur, la chose est évidente depuis longtemps, mais par moments, il livre des planches franchement réussies, quand aux scènes d’actions, c’est un régal !

Points Négatifs :
- Reiner et Bertolt ont été tellement de fois à deux doigts de se faire tuer (surtout le premier) qu’au bout d’un moment, on n’y croit plus. Certes, je peux me tromper et il faudra patienter jusqu’au prochain tome pour en avoir le cœur net, mais bon…
- Hajime Isayama alterne entre des planches fort réussies et d’autres qui ne le sont pas du tout. Dommage que cette inconstance nuise par moments a la qualité générale de l’œuvre, même s’il faut reconnaitre que nous sommes a mille lieux des débuts de la série où, coté dessins, ce n’était pas vraiment ça.
- Encore une couverture un peu bof. L’attaque des Titans, un manga génial mais avec des couvertures moches !

Ma note : 8/10

lundi 5 décembre 2016

BLACK SHEEP


BLACK SHEEP

Terrifié par les moutons et sortant tout juste d'une thérapie, Henry revient dans la ferme familiale afin de vendre sa part de l'entreprise à son frère aîné. Il ne sait pas encore que ce dernier y mène des expériences génétiques à haut risque. Quand un groupe d'activistes écologistes libère un agneau mutant, des dizaines de moutons se transforment peu à peu en prédateurs sanguinaires qui mordent et transmettent l'infection aux humains, qui se transforment à leur tour en monstrueux moutons.


Black Sheep
Réalisation : Jonathan King
Scénario : Jonathan King
Musique : Victoria Kelly
Production : Live Stock Films et New Zealand Film Commission
Genre : Horreur, Comédie
Titre en vo : Black Sheep
Pays d'origine : Nouvelle-Zélande
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 29 mars 2007
Durée : 83 mn

Casting :
Nathan Meister : Henry Oldfield
Peter Feeney : Angus Oldfield
Danielle Mason : Experience
Tammy Davis : Tucker
Oliver Driver : Grant
Tandi Wright : Dr Rush
Glenis Levestam : Mme Mac
Nick Fenton : Henry, jeune
Eli Kent : Angus, jeune
Sam Clarke : Tucker, jeune
Ian Harcourt : Brash

Mon avis : Celui-là, on pourra dire que j’aurai attendu longtemps avant de pouvoir enfin le regarder, presque une décennie pour être plus précis, mais il faut dire que si ce préambule peut faire douter certains de ma santé mentale, a ma décharge, je dois reconnaitre que dès que j’avais appris l’existence de ce film d’horreur nouveau zélandais, je n’eu plus qu’une envie : voir si ce dernier serait digne de son illustre prédécesseur, je veux bien évidement parler de l’incomparable et inimitable Braindead, sans nul doute le maitre étalon du genre… euh, quel genre ? Eh ben, la comédie horrifique, bien entendu ! Car oui, si l’horreur est belle et bien présente dans Black Sheep, rien que le postulat de départ annonce la couleur : ainsi, ici, pas de zombies qui vont fondre sur de pauvres innocents mais des… moutons ! Oui, vous avez bien lu, des moutons ! Mais pas le placide animal que tout a chacun connait puisque les moutons de ce long métrage sont de terrifiants et impitoyables moutons tueurs, des mangeurs de chair humaine modifiés génétiquement par des expériences innommables d’une bande de savants fous et d’un propriétaire d’élevage sans scrupule. Bref, d’entrée de jeu, on comprend que Black Sheep tiendra davantage de la comédie que du film d’horreur classique, et justement, c’était cela qui faisait tout son intérêt car quand on repensait a ce que fut Braindead en son temps, si Black Sheep n’avait que la moitié d’intérêt de son illustre ainé, alors, il était clair que l’on allait passer un bon moment ! Sauf que, parfois, les plus belles attentes finissent en eau de boudin et la montagne accouche d’une souri ou d’un mouton si cela vous fait plaisir, car oui, mille fois hélas d’ailleurs, après visionnage de la chose, il est clair que Black Sheep, a aucun moment, ne peut être comparé a Braindead… En effet, là où dans ce dernier, Peter Jackson, tout en nous faisant rire, rendait un brillant hommage aux films du genre, dans Black Sheep, si le postulat de départ est certes loufoque, pour le reste, on ne peut pas vraiment dire que cela soit une grande réussite. Oh, certes, il y a quelques scènes assez drôles et oui, je reconnais avoir franchement ri par moments – ah, le mouton qui conduit une camionnette, il fallait oser tout de même – cependant, pas tant que ça au final, et puis, a bien y regarder, tout cela n’est-il pas franchement débile au bout d’un moment, surtout quand les humains se transforment en hybrides ? Du coup, arrivé sensiblement au milieu du film, on se dit que Black Sheep ne tient pas ses promesses, bien au contraire, et, du coup, on finit de le regarder juste par curiosité, histoire de voir comment tout cela va finir… Et quand arrive la toute dernière scène, qui est par ailleurs le coup de poignard final quand a la crédibilité de l’ensemble, on ne peut s’empêcher de se dire que tout cela fut bien décevant… et dire que, dans mon cas, j’aurai attendu presque dix ans pour m’en rendre compte !


Points Positifs :
- Le postulat de départ est tellement débile – des moutons tueurs – que celui-ci ne peut que plaire aux amateurs d’humour complètement déjantés et de films a regarder au second degré.
- Même si celles-ci ne sont pas très nombreuses, il y a tout de même quelques belles scènes tellement absurdes qu’elles vous feront rire, ou, du moins, sourire…
- Le coté décalé des moutons qui deviennent ici de redoutables prédateurs. Et ces quelques séquences où l’on voit un troupeau de moutons fondre sur de malheureux innocents.

Points Négatifs :
- Au final, on ne rigole pas tant que ça et il est clair que bon nombre des scènes censées être drôles tombent à plat, ce qui est un comble pour ce genre de films.
- L’idée des hybrides humains et moutons est plutôt débile et dessert le film : les moutons suffisaient amplement selon moi.
- Des protagonistes sans le moindre charme et aucun intérêt, en dehors du méchant de l’histoire, à la rigueur – et encore, pour son attrait contre nature pour un mouton.
- L’énorme déception pour tous ceux qui espéraient que Black Sheep soit le digne héritier du cultissime Braindead

Ma note : 4,5/10
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...