vendredi 24 juin 2016

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 12 – ÊTRE MINORITAIRE EN TERRE D’ISLAM


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 12 – ÊTRE MINORITAIRE EN TERRE D’ISLAM
Printemps/Été 2016

Être minoritaire en terre d’Islam
Editorial : Une religion sûre d’elle et dominatrice
- L’Islam et les autres selon la Sunna
- L’Islam sunnite face au soufisme
- Qui sont les yézidis ?
- L’identité menacée des Kalashs du Pakistan
- La dhimmitude, un statut d’infériorité pour les non musulmans
- Al-Andalus ou le mensonge de la cohabitation harmonieuse
- Al-Andalus et la Croix
- Les Balkans sous le joug ottoman
- La tragédie arménienne
- Une minorité oubliée : les Assyro-Chaldéens
- La dhimmitude au quotidien
- La genèse de l’islamisme contemporain
- Les chrétientés d’Orient menacées
- L’histoire tragique des chrétiens du Liban
- Le calvaire des chrétiens d’Irak et de Syrie
- Syrie : le danger d’un régime fondamentaliste
- Photographe à Damas et à Palmyre
- Les chrétiens d’Orient

Mon avis : A notre triste époque où règne depuis longtemps le politiquement correct et où toutes les vérités ne sont jamais bonne a dire, a notre époque où politiques et médias sont plus préoccupés par la peut de l’amalgame que de la sécurité de leurs concitoyens, a notre époque où, de plus en plus, le terrorisme islamiste frappe régulièrement l’occident de manière spectaculaire et meurtrière, bref, a notre époque où un occident faible, trop faible, fait face a une menace pernicieuse sans la combattre véritablement, il fallait peut-être qu’a un moment donné, et sans tomber dans l’excès inverse, qu’une revue vienne rétablir quelques vérités, même si celles-ci ne sont pas plaisantes… Cette revue, vous l’avez compris, c’est La Nouvelle Revue d’Histoire qui, par le biais de cet hors-série, vient rétablir un peu pas mal de vérités sur ce qu’est véritablement vivre en terre d’Islam depuis des siècles lorsque l’on n’est pas musulman, et, ma foi, force est de constater que ce ne fut jamais chose facile, loin de là… et loin de quelques légendes dorées par ailleurs ! Alors bien entendu, ce numéro de la NRH ne plaira pas a tout le monde, particulièrement aux amoureux du politiquement correct, a la plupart de nos politiques, aux médias et aux bobos de tout poil. Cependant, il est nécessaire selon moi, surtout, comme je l’ai dit, a notre époque où, plus que jamais, les minorités subissent le joug des fondamentalistes musulmans au point même que, dans l’avenir, si les choses n’évoluent pas dans le bon sens, celles-ci ne finissent par disparaitre totalement du proche et du Moyen-Orient alors que, historiquement parlant – et il est bon de le rappeler – avant d’être terre d’Islam, tout ces pays étaient chrétiens, juifs et autres… Bref, vous l’avez compris, cet hors-série de la Nouvelle Revue d’Histoire est un incontournable qui mérite amplement son achat et sa lecture ; peut-être pèche-t-il par moments par un manque d’approfondissement sur certains sujets mais bon, dans l’ensemble, il est excellent. Quant au fait qu’il n’est pas politiquement correct, eh ben ma foi, tant mieux !


Points Positifs :
- Minoritaire en terre d’Islam, voilà donc un sujet rarement, beaucoup trop rarement abordé, surtout quand on met le politiquement correct de coté, ce qui est la norme de nos jours. Du coup, il apparait une image de la bienveillance de l’Islam vis-à-vis des autres religions qui est a mille lieux de la légende dorée et, accessoirement, bien plus sombre.
- Un numéro très complet et qui revient sur plus de mille ans de dominance islamique sur des minorités qui ont, au mieux, été considérés comme des sous-hommes, au pire, convertis de force ou massacrés.
- Historiquement, ce numéro est fort riche et la lecture de ces très nombreux articles est passionnante.
- Cela fait du bien lorsque certaines vérités sont enfin traitées et que le politiquement correct soit enfin jeté aux oubliettes.
- Ce numéro de la NRH ne plaira pas à tout le monde ? Franchement, tant mieux !

Points Négatifs :
- C’est tellement bon que cela en devient… trop court ! Oui, certains articles auraient mérités, selon moi, d’être un peu plus longs ; au détriment des entretiens, cela aurait été une bonne idée.
- Pas simple de si retrouvé avec toutes ces religions chrétiennes locales ! Sincèrement, je me suis complètement perdu lors de la lecture de l’article qui leur est consacré. Il faut dire, à ma décharge, que celui-ci est plutôt complexe pour le néophyte.

Ma note : 8/10

COSMO'S FACTORY


COSMO'S FACTORY

Creedence Clearwater Revival

1 - Ramble Tamble (John Fogerty) 7:10
2 - Before You Accuse Me (Bo Diddley) 3:27
3 - Travelin' Band (John Fogerty) 2:07
4 - Ooby Dooby (Wade L. Moore, Richard A. Penner) 2:07
5 - Lookin' out My Back Door (Johnny Burke, James Van Heusen) 2:35
6 - Run Through the Jungle (John Fogerty) 3:10
7 - Up Around the Bend (John Fogerty) 2:42
8 - My Baby Left Me (Arthur Crudup) 2:19
9 - Who'll Stop the Rain (John Fogerty) 2:29
10 - I Heard It Through the Grapevine (Barrett Strong, Norman Whitfield) 11:07
11 - Long as I Can See the Light (John Fogerty) 3:33


Cosmo's Factory
Musicien : Creedence Clearwater Revival
Parution : 16 juillet 1970
Enregistré : 1969-1970
Durée : 42:28
Genre : Rock, Blues
Producteur : John Fogerty
Label : Fantasy Records

Musiciens :
John Fogerty : guitare soliste, piano, saxophone, harmonica, chant
Tom Fogerty : guitare rythmique
Doug Clifford : batterie
Stu Cook : guitare basse

Mon avis : Avant d’aller plus loin, c’est-à-dire, dans la critique de Cosmo’s Factory, cinquième album des Creedence Clearwater Revival, il me faut reconnaitre que, aussi incroyable que la chose puisse paraitre, si je connais bien évidement ce monumental groupe de la pop musique nord américaine du tournant des années 70, ce n’est que très récemment, et donc, avec cet opus, qu’enfin, j’ai eu l’opportunité de me lancer dans la découverte a proprement parler du quatuor. Incroyable ?! Certes, surtout qu’outre le fait que je connaissais le groupe de John Fogerty depuis des décennies sans parler de leurs plus grandes chansons, jamais je n’avais osé franchir le pas, repoussant sans cesse l’achat de l’un de leurs albums. Mais bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais et par ailleurs, débuter par Cosmo’s Factory, l’un de leurs meilleurs albums si ce n’est le meilleur, c’était plutôt un bon choix. Car bon, comment dire, si par la force des choses, je ne suis pas familier de ce groupe et donc de cet album comme je peux l’être depuis des lustres de ceux des Stones, de Bowie ou de Neil Young, il est évidant qu’a l’écoute de ce Cosmo’s Factory, il apparait nettement que nous avons affaire ici a une véritable petite pépite, quelque chose d’énorme et qui, indubitablement, en son temps, marqua son époque. Car si certes, on pourrait regretter que John Fogerty et ses compagnons abusent un peu des reprises – je ne suis pas un fan de ce procédé – ma foi, lorsque l’on se retrouve face a celle de I Heard It Through the Grapevine, tube peu de temps auparavant du grand Marvin Gaye, ici, véritable monument de plus de 11 minutes qui est le point d’orgue de cet album, on ne peut s’empêcher de se dire que des reprises aussi bonnes, eh ben ma foi, cela vaut le détour, et pas qu’un peu ! Ajoutons a cela, en ouverture de ce Cosmo’s Factory, l’excellent Ramble Tamble, rock endiablé qui flirte avec le progressif, le cultissime Run Through the Jungle et les non moins excellents Travelin' Band et Who'll Stop the Rain, pour ne citer que les morceaux les plus connus et l’on comprendra aisément toute la richesse d’un opus franchement réussi et qui, ma foi, sonne toujours aussi bien de nos jours. Et puis, n’oublions pas que Creedence Clearwater Revival, c’était avant toute chose John Fogerty, maitre d’œuvre du groupe et qui, outre ses compositions d’excellente facture, magnifiait celles-ci de sa voix rauque et inimitable. Un must que ce Cosmo’s Factory ? Indéniablement et s’il m’a fallut plus de quarante ans pour enfin me procurer un album des Creedence, ce qui est sur, c’est que j’ai déjà perdu beaucoup trop de temps et que le second, lui, ne tardera guère…


Points Positifs :
- Le temps qui passe aura probablement renvoyé Creedence Clearwater Revival loin des yeux du grand public mais en son temps, ce groupe nord américain fut l’un des tout meilleurs, et ici, avec Cosmo’s Factory, cinquième de leur opus, nous atteignons peut-être le sommet de leur inspiration musicale tant cet album est réussi.
- La reprise du tube de Marvin Gaye, I Heard It Through the Grapevine, est sans nul doute le sommet de cet album : longue de 11 minutes, envoutante, avec un  John Fogerty endiablé, voilà un morceau presque aussi bon si ce n’est meilleur que l’original.
- L’album commence fort avec Ramble Tamble, autre monument de cet opus et qui, tout au long de sept minutes, voit le groupe lancé dans un morceau endiablé aux allures, par moments, de rock progressif.
- Run Through the Jungle, Travelin' Band et Who'll Stop the Rain : autres titres marquants de cet album.
- La voix de John Fogerty, rauque, presque un instrument à elle toute seule et qui est pour beaucoup pour la qualité de l’ensemble.
- A première vue, cette jaquette pourrait sembler un peu foutraque, pourtant, elle n’en reste pas moins réussie dans son genre.

Points Négatifs :
- Je n’ai jamais été un grand fan des reprises et, ma foi, je trouve que celles-ci abondent un peu trop dans ce Cosmo’s Factory.
- Si deux titres sont longs, pour ne pas dire très longs, les autres, sincèrement, sont franchement cours voir beaucoup trop par moments. Curieux tout de même toutes ces chansons a trois minutes voir moins.

Ma note : 8,5/10

lundi 20 juin 2016

THE WITCHER 3 – WILD HUNT


THE WITCHER 3 – WILD HUNT

Alors que la guerre fait rage entre l'empire du Nilfgaard et les restes des Royaumes du Nord, Geralt de Riv apprend que sa fille adoptive, Ciri, a été aperçue pour la première fois après des années d'errance entre les mondes, mais est poursuivie par la Chasse Sauvage, une troupe légendaire de cavaliers spectraux réputés pour être un présage de guerre et de maladie et de fin du monde (le froid blanc). Aidé entre autres par Triss Merigold et Yennefer, une ancienne amante, Geralt se met alors à sa recherche, afin de la retrouver avant la Chasse Sauvage.


The Witcher 3 – Wild Hunt
Éditeur : Bandai Namco
Développeur : CD Projekt RED
Concepteur : Konrad Tomaszkiewicz
Date de sortie : 19 mai 2015
Pays d’origine : Pologne
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4

Mon avis : Les jeux qui marquent une vie sont rares, bien trop rares a mon gout, et, mine de rien, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion d’avoir la joie, que dis-je, l’immense honneur de jouer a un de ces monuments vidéoludique, l’un de ces softs qui, dix ou vingt ans après, restera encore dans votre mémoire tellement tout était parfait de bout en bout. Alors, bien évidement, vous l’avez compris, ce troisième volet de The Witcher, accessoirement, le premier auquel j’ai eu l’occasion de jouer (le premier n’était sortit que sur PC, quand au second, c’était sur la X-Box), ce pur petit bijou créer par les polonais de CD Project restera a tout jamais comme étant l’un des plus grand jeux auquel j’ai eu l’occasion de jouer, quelque chose d’énorme, que dis-je, de monumental et, quelque par, l’exemple parfait de ce que devrait être a chaque fois un jeu… Car oui, et en dehors de ces fichus bugs d’affichage, heureusement bien rares, et autres bugs qui bloquaient par moments la console (ce qui semble être devenu la norme désormais) en quelques occasions, ici, tout est parfait et oui, mine de rien, cela n’arrive pas souvent. Alors, bien entendu, depuis sa sortie il y a un an, tout fut dit ou presque sur ce troisième volet des aventures de Geralt de Riv, Sorceleur de son état et les fans auront eu maintes fois l’occasion de lire bien des critiques élogieuses au sujet de ce soft. De même, depuis lors, deux DLC excellents sont sortis, deux nouveaux jeux, en quelque sorte, qui me permettront de poursuivre l’aventure The Witcher 3 tout au long de cette année ; car oui, s’il m’aura fallut près de six mois pour venir a bout de la partie principale, je n’en ai pas tout a fait finis avec Geralt, loin de là, et c’est tant mieux ! Mais avant cela, puisque c’est le sujet de cette critique, quid donc de ce The Witcher 3 Wild Hunt ? Eh ben, comment dire lorsque tout est parfait, que dire lorsqu’un amateur d’aventure avec un A majuscule peut enfin avoir droit a un jeu adulte, crédible, cohérant de bout en bout de par son univers, ses personnages, sa faune et sa flore, son intrigue, que dis-je, ses intrigues car de la quête principale – exceptionnelle, bien entendu – aux fort nombreuses quêtes annexes et autres contrats ou chasses au trésor, notre Geralt aura fort a faire, rencontrant au passage tout un tas de personnages, tous plus charismatiques les uns que les autres, que ce soit un puissant empereur ou le tavernier du coin, tous ont un petit quelque chose, une gueule comme dirait l’autre, qui font qu’ils marquent les esprits, et, ma foi, chapeau bas aux polonais de Project Red pour ce tour de force pas évidant. Ainsi, avec The Witcher, c’est parti pour une aventure prenante, captivante, qui vous fera voir du pays, et ce, pendant des centaines d’heures de jeu : que vous suiviez la quête principale, que vous acceptiez des contrats, que vous aidiez une vieille femme a retrouver sa poêle, ou que, tout simplement, vous vous promeniez a dos de cheval au sein de paysages somptueux – forêt, montagnes, marais, plaines – oui, vous ne vous ennuierez pas une seconde. L’aventure avec un grand A vous avais-je dit précédemment ? Oui, et plus encore mais attention, car avec The Witcher 3, il vous faudra dire adieu a toute vie sociale, mais bon, qu’est donc celle-ci face a un jeu aussi monumental ? Peu de choses… et comme en plus, ce n’est pas fini…


Points Positifs :
- Avec ce troisième volet de The Witcher, les polonais de CD Project Red parviennent enfin a nous livrer le jeu ultime des aventures de Geralt de Riv et, accessoirement, l’un des plus grands softs de tous les temps, rien que ça ! Parfait de bout en bout, magistral de par sa conception et son déroulement, personnellement, cela faisait des lustres que je n’avais pas l’occasion de jouer a un jeu aussi bon.
- Ici, on peut faire absolument tout ce que l’on veut, du moins, dans les limites actuelles des jeux vidéos – bien repoussées d’ailleurs dans ce soft. Quête principale énorme, une centaine de quêtes annexes, de chasse au trésor, de contrats, de craft d’équipement et puis, ajoutons ces décors magnifiques où il est si plaisant de, tout simplement, se balader…
- Graphiquement, c’est une pure merveille : effets de lumière avec des couchers de soleil magnifiques, enfin des forêts qui ressemblent à des forêts, et un souci du détail dans le moindre brin d’herbe, la moindre pièce d’équipement, les vêtements, etc.
- Mais quel casting ! Il y a les têtes d’affiche, bien sur, Geralt, Yennefer, Triss, Ciri et compagnie, mais là où ce jeu fait fort, c’est que le moindre aubergiste, le moindre paysan ou forgeron possède un petit quelque chose qui le rend charismatique, crédible, bref, qui permet une immersion totale dans l’histoire et cet univers.
- Geralt de Riv avait tout pour être un héros bourrin, or, l’aventure est bien plus intimiste qu’on pourrait le penser au vu de sa relation avec sa fille adoptive, Ciri.
- Bien entendu, The Witcher 3 n’est pas le premier soft à proposer un monde ouvert, par contre, un monde ouvert aussi crédible et réussi que celui-ci, c’est plus rare.
- Plusieurs fins possibles, suivant les décisions que vous prendrez au cours de l’aventure.
- Un bestiaire qui sort un peu des sentiers battus et où l’on sent l’influence des légendes de l’Europe de l’Est.
- Une gestion de la météo parfaite et impressionnante – baladez vous sous un orage violent, vous m’en direz des nouvelles.
- L’humour n’est pas absent de ce soft, idem pour les scènes coquines qui raviront les amateurs du genre – oui, Geralt est un grand séducteur devant l’éternel.  
- CD Project Red sont des gars sérieux et entre une flopée de DLC gratuits et des suites qui sont de véritables nouveaux softs en soit, enfin des concepteurs qui ne prennent pas le public pour des pigeons.   

Points Négatifs :
- C’est malheureusement l’un des gros problèmes des jeux modernes et The Witcher 3 n’échappe pas a la règle, c’est-à-dire, qu’il a quelques soucis de bugs pour le moins gênants : certes, ceux d’affichage, ça passe encore, par contre, ceux qui bloquent la partie où empêchent le lancement de celle-ci, c’est un autre souci. Heureusement, sur ce point, les concepteurs font du bon boulot pour les réduire au minimum.

Ma note : 10/10

EXCALIBUR


EXCALIBUR

Le roi Uther Pendragon, reçoit de Merlin l'Enchanteur l'épée Excalibur, donnée par la Dame du Lac. L'épée doit lui permettre d'unifier le royaume de Bretagne, mais la passion d'Uther pour Ygraine, l'épouse du duc de Cornouailles, ruine les espoirs de paix de Merlin. Uther fait le siège du château du duc pour s'emparer d'Ygraine. Mais le siège est un échec et Uther demande à l'enchanteur de lui venir en aide. Utilisant sa magie, Merlin donne à Uther l'apparence du duc de Cornouailles. Uther entre alors de nuit dans le château pendant l'absence du duc et s'unit à Ygraine. En échange de son aide, Merlin réclame à Uther l'enfant qui naîtra de cette union, Arthur. Il espère que celui-ci sera l'élu capable d'unifier le pays, au contraire d'Uther qui a perdu la confiance de ses vassaux. Peu après la naissance d'Arthur, Uther est pris dans une embuscade par les hommes du duc de Cornouailles qui le blessent. Sentant la mort approcher, Uther plante Excalibur dans un rocher afin que personne ne puisse la lui prendre. Merlin confie Arthur à la garde de Sir Ector, lui demandant de l’élever secrètement comme son propre fils.


Excalibur
Réalisation : John Boorman
Scénario : Rospo Pallenberg et John Boorman, d'après le livre de Thomas Malory
Musique : Trevor Jones, Carl Orff, Richard Wagner
Production : Orion Pictures Corporation
Genre : Fantasy
Titre en vo : Excalibur
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 10 avril 1981
Durée : 140 mn

Casting :
Nigel Terry : Roi Arthur
Nicol Williamson : Merlin l'Enchanteur
Helen Mirren : la fée Morgane
Cherie Lunghi : Guenièvre
Nicholas Clay : Lancelot
Paul Geoffrey : Perceval
Robert Addie : Mordred
Gabriel Byrne : Uther Pendragon
Patrick Stewart : Leondegrance
Liam Neeson : Gauvain
Corin Redgrave : Duc de Cornouailles
Katrine Boorman : Ygraine
Niall O'Brien : Kay
Keith Buckley : Urien
Ciarán Hinds : Lot d'Orcanie
Charley Boorman : Mordred enfant

Mon avis : Indéniablement, si l’on ne devait retenir qu’un seul et unique film sur la légende du Roi Arthur, alors, ce serait cet Excalibur, œuvre culte de John Boorman sortit sur les écrans il y a plus de trente cinq ans et qui, encore de nos jours, n’a rien perdu de son intérêt, bien au contraire. Alors bien entendu, pour la génération numérique, ce long métrage paraitra sans nul doute vieillot, lent, pompeux, quand aux décors, ces derniers feront sourire les plus jeunes d’entre nous, et pourtant… Et pourtant, loin des paillettes du tout numérique et des modes actuelles où les chevaliers européens, dans les films modernes, se battent comme des samouraïs, en toute objectivité, est ce que vous avez déjà vu des armures de chevaliers aussi crédibles que dans Excalibur ? Jamais avant, jamais depuis, n’en déplaise. Idem pour les affrontements, rares et violents mais apparemment poussifs… bah oui, allez donc vous battre a l’épée en portant des kilos d’armure, cela m’étonnerai que vous fassiez des pirouettes ! Mais plus que ces simples rappels de logique, prenez juste la légende Arthurienne ou, plutôt, les légendes tant celles-ci ont varié au fil des multiples versions : ici, il y a tout, ou presque, ce qui, pour un film d’un peu plus de deux heures, et une gageure. Bref, le sieur Boorman aura respecté non seulement l’époque mais aussi le matériel initial, se sera entouré de décorateurs inspirés et, mine de rien, et là, on touche a la perfection, d’une flopée d’acteurs alors méconnus a l’époque mais qui, pour bon nombre d’entre eux, n’auront jamais été aussi bons que dans cet Excalibur : alors oui, ceux-ci déclament plus qu’ils ne parlent, mais au vu des enjeux en cours, au vu de l’intensité dramatique de l’ensemble, il ne fallait pas s’attendre a ce que Arthur, Merlin ou Lancelot se contentent bêtement de réciter leur texte comme s’ils partaient cueillir des champignons !? Oui, Excalibur est épique, oui, Excalibur se devait de marquer les esprits, et pour cela, rien de tel que d’aller s’adjoindre les services de Carl Off avec son Carmina Burana et d’aller sortir Richard Wagner de sa tombe pour sa Marche funèbre de Siegfried, tirée du Crépuscule des Dieux, moments épiques, s’il en est, sans oublier les préludes de Tristan et Isolde et celui de Parsifal. Une musique grandiose qui est la cerise sur le gâteau d’un film qui l’est tout autant, un film magistral, inventif, par moments onirique – la quête du Graal de Perceval – d’une violence rare et, bien entendu, théâtral – il suffit de voir et de revoir ce final où Arthur et Mordred s’entretuent sous un soleil couchant – et qui, après avoir été peu soutenu par les critiques lors de sortie, est depuis devenu, fort justement, l’un des chef d’œuvres du septième art, rien que ça !


Points Positifs :
- Le plus grand film sur la légende Arthurienne de tous les temps, voir, tout bonnement, de Fantasy en général. Respectueux au mieux du matériel initial, John Boorman livre ici sa version du mythe et, mine de rien, celle-ci est somptueuse.
- Crédibilité, c’est le mot qui ressort le plus en visionnant ce film : que ce soit les décors, les costumes, les armures lourdes des chevaliers, la manière dont agissent les protagonistes, tout est parfait de bout en bout.
- Un coté théâtral du plus bel effet : oui, les personnages déclament plus qu’ils ne jouent, mais cela participe grandement au coté épique de la chose. Quand a certains décors, ils tiennent plus du tableau qu’autre chose mais quelle magie il s’en dégage…
- Cette musique, mais cette musique ! Que ce soit Arthur et ses chevaliers chargeant au son du Carmina Burana de Carl Off ou les compositions de Richard Wagner, omniprésentes, comment ne pas être transporter par ces scènes épiques ?!
- John Boorman aura choisis des acteurs peu connus voir qui ne l’étaient pas du tout a l’époque (oui, Liam Neeson et Patrick Stewart auront fait du chemin par la suite) mais ce choix, fort judicieux, fonctionne fort bien et chacun d’entre eux est d’une crédibilité impressionnante dans leurs rôles respectifs – avec, bien entendu, un Nicol Williamson inoubliable en Merlin.
- Un onirisme enchanteur lors de certains passages du film, principalement lors de la quête du Graal lorsque l’on suit Perceval, ainsi que, bien entendu, ce final, grandiose, où Arthur est amené sur un navire sur l’Ile d’Avalon…

Points Négatifs :
- Bien évidement, les effets spéciaux ont, eux, franchement mal vieillit et accusent leur age. Mais bon, ce film a presque quarante ans…

Ma note : 9,5/10

dimanche 19 juin 2016

DEBUT


DEBUT

Björk

1 - Human Behaviour (Björk, Nellee Hooper) 4:10
2 - Crying (Björk, Nellee Hooper) 4:52
3 - Venus as a Boy (Björk) 4:42
4 - There's More to Life Than This (Björk, Nellee Hooper) 3:21
5 - Like Someone in Love (Johnny Burke, James Van Heusen) 4:33
6 - Big Time Sensuality (Björk, Nellee Hooper) 3:56
7 - One Day (Björk) 5:21
8 - Aeroplane (Björk) 3:56
9 - Come to Me (Björk) 4:55
10 - Violently Happy (Björk, Nellee Hooper) 4:59
11 - The Anchor Song (Björk) 3:31
12 - Play Dead (Björk) 3:55


Debut
Musicien : Björk
Parution : 5 juillet 1993
Enregistré : 1993
Durée : 48:15
Genre : Indie Dance, House, Pop
Producteur : Nellee Hooper, Björk
Label : One Little Indian

Musiciens :
Björk : claviers, arrangements
Garry Hughes : claviers, orgue Hammond, programmation
Olivier Lake : cuivres, arrangements
Corky Hale : harpe
Garry Barnacle, Mike Mower : cuivres
Marius De Vries, Martin Virgo, Paul Waller : claviers, programmation
Nellee Hooper, Bruce Smith : batterie, percussions
Luis Jardim : basse, percussions, tambours
Talvin Singh : cordes, tabla
Jon Mallison : Guitare
Jhelisa Anderson : choriste

Mon avis : Comme chacun sait, il y a un début à tout et justement, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, ce fut avec Debut qu’en 1993, Björk, chanteuse islandaise qu’il est bien évidement inutile de présenter, débuta sa longue carrière solo – on oubliera l’album de ballades islandaises sorti en 1977 alors que Björk avait alors 12 ans – un album dont, jusqu’à il y a peu, je ne connaissais que quelques titres, ceux sortis en single à l’époque comme Human Behaviour ou Violently Happy et que je me suis enfin décidé a me procurer, plus de deux décennies après sa sortie – après tout, mieux vaut tard que jamais. Car aussi incroyable que la chose puisse paraitre, car oui, je suis un fan de Björk depuis ma jeunesse, de ses albums, je n’ai posséder pendant longtemps que l’excellent Homogenic, sans nul doute son plus grand opus et son chef d’œuvre absolu, un disque qui fait parti, tous genres confondus, de mes préférés depuis qu’il est sorti vers le milieu des années 90. Mais si Homogenic est un grand album, il était grand temps que je m’attaque aux autres opus de la fée islandaise, et justement, rien de tel, pour commencer, que de débuter par ce Debut, premier jalon de la carrière de Björk. Mais alors, que dire de cet album, de ces débuts, donc, de la chanteuse ? Eh ben, justement, tout d’abord, il faut reconnaitre que oui, nous sommes a un niveau inférieur a celui de Homogenic, ce qui n’est guère une surprise tant ce dernier est parfait. Cependant, pour un gallot d’essai, force est de constater que Debut n’en reste pas moins une réussite et, mine de rien, un très bon album : Björk y brille déjà par son éclectisme musicale et son coté touche a tout qui fait qu’on y trouve un fort agréable mélange des genres – l’électro et la danse côtoient sans gène le jazz, la pop voir des ballades a la harpe – et, surtout, il y a cette voix, tellement particulière et souvent espiègle qui fait que, tel un instrument a part entière, celle-ci est l’élément le plus important de toutes ces chansons, Björk s’amusant visiblement a poser son organe et le triturant comme elle le veut, pour notre plus grand plaisir. Alors bien sur, pour un premier album, tout n’est pas encore parfait et on sent que la chanteuse se cherche, n’ose pas encore aller au bout de certaines de ses idées, mais bon, malgré quelques petites imperfections, avec Debut, on comprend rapidement que cette petite chanteuse venue d’Islande fera parler d’elle par la suite, ce qui, bien entendu, fut le cas… mais ceci est bien évidement une autre histoire…


Points Positifs :
- Le coté éclectique de l’album où Björk, pour un premier opus, mélange allègrement les genres les plus divers – électro, dance, pop, jazz, world music – avec un certain sens du talent, ce qui, au final, donne un ensemble qui n’est peut-être pas d’une grande cohérence vu les différences entre les morceaux mais qui ravira les amateurs des musiques plus métissées.
- Mine de rien, pas mal de très bonnes chansons dès ce premier album : que ce soit Human Behaviour, Big Time Sensuality, Play Dead ou Violently Happy, pour ne citer que les meilleurs, il y a de quoi faire.
- Ah, cette voix de Björk, reconnaissable entre mille et tellement particulière et qui, bien entendu, fait déjà mouche dans cet album.
- Une fort belle jaquette, sans nul doute la plus belle de toute la discographie de la chanteuse ; tout en étant la plus simple finalement.

Points Négatifs :
- Debut porte bien son nom puisque oui, c’est le premier album solo de Björk suite a son départ de Sugarcubes : du coup, même si cet opus est plutôt bon, on sent encore quelques petites imperfections par moments, surtout le fait que la chanteuse n’ose pas encore aller au bout de certaines de ses idées, ce qu’elle fera très rapidement par la suite…
- Si l’éclectique de cet album me plait énormément, cela peut être un défaut pour certains qui risquent de ne pas apprécier ce coté un peu fourre tout par moments avec tous ces genres qui se mélangent.

Ma note : 8/10
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