lundi 16 octobre 2017

MOURA


MOURA

Ana Moura

1 – Moura encatada (Manuela de Freitas) 4:43
2 – Fado dançado (Miguel Araújo Jorge) 2:16
3 – Desemparo (Márcia Santos) 3:36
4 – Dia de folga (Jorge Cruz) 2:37
5 – Lilac Wine (James Shelton) 4:15
6 – Ai eu (Pedro da Silva Martins / Luis José Martins) 4:37
7 – Eu entrego (Edu Mundo) 2:44
8 – Agora é que é (Pedro Abrunhosa) 3:10
9 – Cantiga de abrigo (Samuel Úria) 3:54
10 – O meu amor foi para o Brasil (Carlos Tê) 2:50
11 – Ninharia (Maria do Rosário Pedreira / Fado Carlos da Maia) 4:17
12 – Tens os olhos de Deus (Pedro Abrunhosa) 5:17
13 – Não quero nem saber (Kalaf Epalanga / Sara Tavares) 3:05
14 – Moura (José Eduardo Agualusa / Toty Sa’Med) 4:13


Moura
Musicien : Ana Moura
Parution : 27 novembre 2015
Enregistré : août – septembre 2015
Durée : 52:03
Genre : Fado, Folk, Pop
Producteur : Larry Klein
Label : Universal Music Portugal, S.A.

Musiciens :
Ana Moura : chant
Angelo Freire : guitare portugaise
Dan Lutz : basse
Dean Parks : guitare, guitare acoustique, mandoline, pedal-steel guitare
Pedro Soares : nylon string guitare
Peter Korpela : percussions
Pete Kuzma : orgue Hammond B-3, piano, piano électrique
Vinnie Colaiuta : batterie
Omara Portuondo : chant sur Eu entrego
Larry Klein : claviers
Tim Palmer : mellotron
Thomas Dybdahl : guitare

Mon avis : Bon, je ne vais pas vous mentir, malgré le fait que je sois portugais, je ne suis pas un grand spécialiste de fado, musique traditionnelle qui est immédiatement associée a tout lusitanien qui se respecte – un peu comme la morue, quoi que, sur ce point là, je suis plus fin connaisseur mais ceci est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, sans être un connaisseur, je ne suis pas non plus un parfait néophyte de la chose et, au cours de mon existence, j’ai eu maintes fois l’occasion d’écouter mains interprètes, hommes et femmes, porter bien haut le fado, un style musical qui colle si bien a la fameuse saudade typiquement portugaise – n’en déplaise a certains qui usent du qualitatif a toutes les sauces. Mais il me manquait, du moins sur ce blog, un album à écouter et a vous proposer, ce qui serait bien évidement une première, et, ici, mon choix fut en fait assez facile et se porta le tout naturellement du monde sur Moura, dernier opus en date d’une certaine Ana Moura, sans nul doute la chanteuse de fado la plus connue au monde de nos jours, celle dont le talent, indéniable au demeurant, lui aura permis de conquérir un public de fidèles au-delà des frontières du Portugal, celle qui se permit même le luxe de collaborations plutôt prestigieuses avec Mick Jagger et Prince, ce qui, ma foi, n’est pas rien. Alors bien entendu, avec Ana Moura, nous abordons le fado moderne et a l’écoute de cet album, il apparait clairement que si la majorité des titres sont parfaitement typés, il apparait néanmoins quelques titres plus rythmés, plus pops, plus latinos dans leurs approches, quand a ceux dont les oreilles sont un peu familiarisées au fado, ils noteront également l’omniprésence d’instruments comme la guitare électrique et les orgues. Bref, un melting pot plutôt étonnant mais qui n’en fonctionne pas moins, le mélange des genres étant plutôt agréable a l’écoute, permettant également, au passage, au fado, genre musical assez ancien, a se renouveler de fort belle manière. Naviguant au dessus des instruments, il y a bien évidement la voix sensuelle et rauque d’Ana Moura, excellente interprète qui brille de mille feux sur cet album, confirmant au passage, tout le bien que l’on pouvait penser d’elle depuis quelques années. Bref, Moura, sixième album studio d’Ana Moura n’est peut-être pas le disque le plus connu au monde et est passé, sans nul doute, inaperçu aux yeux du grand public, mais bien évidement, cela importe peu : après tout, ce n’est pas la première fois que cela arrive et le plus important, c’est que les connaisseurs, eux, se seront jeter dessus…


Points Positifs :
- N’étant pas un spécialiste d’Ana Moura, je n’aurais pas la prétention d’affirmer que Moura est son meilleur album, cependant, après écoute de la chose, il apparait clairement que celui-ci est bon, très bon même, et que, franchement, passé à coté de celui-ci, pour tout amateur de fado ou de world music, serait un crime de lèse majestée !
- Un fort beau mélange des genres dans ce Moura : ainsi, le fado traditionnel côtoie allègrement la pop, les rythmes latinos et si certains titres sentent bon la saudade lusitanienne, d’autres sont nettement plus enjoués. Ajoutons à cela l’usage d’instruments peu communs comme les orgues et les guitares électriques et l’on obtient, au final, un excellent condensé de ce qu’est le fado moderne.
- Ana Moura est indéniablement une interprète fort talentueuse, et puis, il y a sa voix, enrouée et sensuelle, qui damnerai un saint !
- Une pochette assez simple mais assez réussie.

Points Négatifs :
- Il ne faut pas se leurrer : Moura est un album destiné a un certain public de connaisseurs, a des hommes et des femmes qui connaissent le fado, savent l’apprécier, non pas peur de le voir évoluer, et, au passage, n’ont rien contre le mélange des genres et la World-Music. Cela fait beaucoup de conditions ? Certes, mais c’est toujours mieux que d’écouter les niaiseries qui cartonnent au prêt du grand public…

Ma note : 8/10

VELVET – L'HOMME QUI VOLA LE MONDE


VELVET – L'HOMME QUI VOLA LE MONDE

Maximillion Dark est agent secret. Violence, sexe et adrénaline sont ce qui le pousse à exercer ce métier. Filature, observation et patience sont des qualités qui en font un professionnel aguerri. Alors qu'il ramène dans sa chambre d'hôtel une jeune femme, Velvet Templeton apparaît. Elle endort l'invitée de Max grâce à une seringue hypodermique et lui révèle qu'il s'agit d'une espionne est-allemande. Max et Velvet se connaissent bien et évoquent le cas de cette dernière. Celle-ci est toujours recherchée par l'Agence pour les meurtres de Bellanger et Manning. Or, elle n'y est pour rien. Il s'agit de Damian Lake, un agent qu'elle a libéré et qui l'a trahie. Max est impartial et demande, du coup, ce que souhaite faire Velvet et ce qu'elle attend de lui. Elle réclame justice et le prévient que son aide sera la bienvenue sur le sol américain. L'espionne a l'intention de retourner dans son pays et d'affronter directement ceux qui essaient depuis plusieurs mois de la faire condamner pour des choses qu'elle n'a jamais commises.


Velvet – L’homme qui vola le monde
Scénario : Ed Brubaker
Dessins : Steve Epting
Encrage : Elizabeth Breitweiser
Couverture : Steve Epting
Genre : Aventure, Action, Espionnage
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Velvet – The Man Who Stole The World
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 27 septembre 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 14 juin 2017
Nombre de pages : 136

Liste des épisodes
Velvet 11-16

Mon avis : Paru en 2014, le premier volume de Velvet était apparu d’entrée comme étant une des plus belles créations du duo composé d’Ed Brubaker et de Steve Epting. Il faut dire que les deux hommes, par le biais de ce comics, rendaient le plus beau des hommages aux films d’espionnage d’antant et, bien entendu, a ce qui restera comme le summum du genre, je veux bien évidement parler des tous premiers James Bond, ceux avec Sean Connery, les meilleurs bien sur. La seule différence, notable certes, avec les aventures de 007 ? Le fait qu’ici, l’espion soit une espionne, une certaine Velvet Templeton, secrétaire de son état dans une agence d’espionnage mais qui, en fait, était bien plus que cela… Quoi qu’il en soit, après un premier volume fort réussi et un second, l’année passée, qui avait confirmé tout le bien que l’on pensait de cette œuvre, ce troisième tome, L’homme qui vola le monde, est venu conclure de la plus belle des manières une œuvre qui, ma foi, aura marqué les amateurs de récits d’espionnage et de bande dessinée. Car oui, la première constatation que l’on peut faire, après coup, c’est que, de la première page du premier tome a la dernière du troisième, Velvet aura été parfait de bout en bout ! Scénaristiquement, bien sur, pour cette intrigue diabolique et captivante qui tient le lecteur en haleine du début a la fin, mais aussi pour ses multiples hommages a un genre qui, de mon point de vu, aura évolué fort négativement ces dernières années – il suffit de voir ce qu’est devenu James Bond – mais aussi, car il ne faut pas l’oublier, pour le travail artistique de Steve Epting, ici au sommet de son art et qui livre une prestation tout bonnement sans la moindre fausse note, le tout, rehaussé par la colorisation excellente d’Elizabeth Breitweiser. Bien évidement, dans ce troisième tome, le temps des révélations et de la conclusion est venu et notre héroïne rendra, cette fois ci, coups pour coups ; le lecteur, définitivement conquis, comprendra pourquoi l’intrigue de la série eu lieu en 1973 et se rendra compte que tout cela a quelque chose à voir avec le Watergate – il fallait oser mais cela passe fort bien – et un certain gouvernement de l’ombre. Une conclusion étonnante, certes, mais qui n’en reste pas moins fort bonne et qui, ma foi, conclu en beauté les aventures de la belle et dangereuse Velvet Templeton, une espionne haute en couleur auquel on fait nos adieux, mais que, franchement, on n’est pas prêts d’oublier !


Points Positifs :
- Une excellente conclusion à la hauteur de ce que fut la série jusque là, c’est-à-dire, une œuvre proche de la perfection, rien que ça ! Il est clair que le Velvet de Brubaker et d’Epting restera longtemps dans les mémoires.
- Scénaristiquement, c’est toujours aussi bon et l’on a enfin droit à toutes les révélations que l’on attendait depuis le premier tome. Certes, Brubaker ose mêler tout cela au Watergate, c’est inattendu mais néanmoins efficace au final. Quand a l’intrigue, elle nous tiendra en haleine de la première à le dernière page.
- Cela fait des années que je suis un fan de Steve Epting et que je chante ses louanges, mais, sincèrement, son travail sur Velvet, c’est une pure merveille, peut-être sa plus belle réussite jusqu’à ce jour !
- Hélas, nous disons définitivement adieux a la belle Velvet Templeton a l’issu de ce tome, cependant, force est de constater que la dangereuse secrétaire restera longtemps dans nos mémoires.
- Comme a chaque fois, une couverture tout bonnement magnifique.

Points Négatifs :
- Peut-être certaines exagérations propres au genre.
- Si vous n’appréciez pas les fictions d’espionnage, alors, Velvet n’est pas fait pour vous. Mais bon, ici, on est davantage dans une affaire de gouts qu’autre chose…

Ma note : 8,5/10

dimanche 15 octobre 2017

HAUTEVILLE HOUSE – FORT CHAVAGNAC


HAUTEVILLE HOUSE – FORT CHAVAGNAC

Le navire confédéré, Alabama, approche des côtes de la Manche. Les membres de l'équipage sont possédés par une sorte d'intelligence non humaine. A ses trousses, le sous marin, l'USS Kearsarge. Son seul but : couler l'Alabama. Puis, il y a le Charlemagne, un navire de guerre français, qui se trouve à deux jours de mer de Brest. A son bord, se trouve Gavroche et Zelda Pickford. Gavroche a profité d'une escale à Tahiti pour envoyer un rapport au QG sur l'île de Guernesey, concernant les derniers évènements qu’il a vécu dans les profondeurs de la faille de Vanikoro. En attendant, le Kearsarge se rapproche de son but...


Hauteville House – Fort Chavagnac
Scénario : Fred Duval
Dessins : Thierry Gioux, Christophe Quet
Couleurs : Carole Beau
Couverture : Manchu, Thierry Gioux
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Steampunk
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 04 avril 2012
Nombre de pages : 54

Mon avis :  Après lecture de ce huitième tome de Hauteville House, il apparait que ce Fort Chavagnac reste dans la lignée de ses prédécesseurs immédiats de ce second cycle et que, par ce fait, l’intrigue de celui-ci, qui paraissait au départ un peu nébuleuse et ne semblait mener nulle part, commence a devenir captivante. Car force est de constater qu’ici, les auteurs vont encore plus loin que d’habitude et que si certains pouvaient trouver l’univers général de la série un peu… comment dire, exagéré par moments… ici, c’est le pompon (mais pas forcément dans le mauvais sens du terme) : liens entre l’humanité et des extraterrestres (où l’on apprend, justement, pourquoi cet univers est si particulier – le fameux point de divergence propre de toute bonne uchronie qui se respecte), navire hantée (en fait l’équipage est possédé mais chut, inutile de tout dévoiler…) qui flirte avec le célèbre Hollandais volant, grande leçon de morale de la part de nos « frères » venus des étoiles sous un ton écologiste au sujet de notre responsabilité quant au devenir de notre planète, massacre sanguinolent de toute une poignée de curieux a un moment donné, bref, tous les poncifs du genre, ou presque, sont la sans que l’intrigue, pourtant, ne tourne au grand guignolesque – et pourtant, ce n’était pas gagner de réussir un tel numéro d’équilibriste. Ajoutez à cela le fait qu’il y eut bel et bien, lors de la Guerre de Sécession, un combat naval entre… le CSS Alabama et l’USS Kearsarge au large de Cherbourg le 19 juin 1864, ce qui ne pourra que plaire aux amoureux d’Histoire, mais aussi que, du coté des dessins, Thierry Gioux est égal a lui-même, c'est-à-dire, clivant mais l’artiste possède néanmoins ses fidèles et vous obtiendrez au final un fort bon album, en tous cas, bien plus réussi que ce que le début de ce second cycle le laissait présager. Bien évidement, je ne peux cacher le fait que tout n’est pas parfait : dans l’ensemble, si l’on passe un bon moment lors de la lecture de ce Fort Chavagnac, on ne peut que regretter certains raccourcis faciles du scénario, quelques liens entre personnages qui semblent changer du tout au tout d’un tome a l’autre et quelques petits ratés : Napoléon III avec un exosquelette, c’est un peu trop much, quant au message écolo des extraterrestres, il est un peu trop écolo, justement, et, selon moi, tombe un peu a plat. Mais bon, ces quelques détails ne viennent pas ternir l’ensemble et, au final, c’est plutôt un bon cru que ce huitième tome de Hauteville House : avec celui-ci, ce second cycle prend un peu plus d’ampleur et l’on ne peut qu’espérer que la suite soit a la hauteur de nos espérances. 


Points Positifs :
- Un album qui confirme que, malgré un départ pour le moins hésitant, ce second cycle de Hauteville House s’avère être une belle réussite. Certes, cela reste avant toute chose un sympathique divertissement et non un chef d’œuvre, mais bon, dans le genre, force est de constater que l’on passe un fort bon moment sans grandes prises de têtes.
- Quel numéro d’équilibriste impressionnant de la part de Fred Duval, car bon, comment dire, ici, l’auteur nous assène tous un tas d’éléments disparates comme des références au Hollandais Volant, a Lovecraft, a l’écologie, a nos frères des étoiles censés veillé sur nous et nous mettre en garde, le tout, comme d’habitude, mâtiné de Steampunk. Or, la mayonnaise prend plutôt bien !
- L’amateur d’histoire notera que le combat naval entre le CSS Alabama et l’USS Kearsarge eut bel et bien lieu au large de Cherbourg le 19 juin 1864 !

Points Négatifs :
- Mouais, je trouve que Gavroche s’en sort un peu trop facilement et convainc rapidement les extraterrestres de stopper leur massacre.
- Le cas Thierry Gioux, encore et toujours… Voilà un dessinateur au style franchement particulier et beaucoup trop clivant. Il faut dire que si ses dessins ont un petit quelque chose d’attirant, d’un autre coté, lorsque l’on s’attarde sur certains visages, certains personnages, c’est une autre affaire…
- Napoléon III avec un exosquelette !? Là, trop c’est trop !

Ma note : 7/10

PAPER GIRLS – TOME 3


PAPER GIRLS – TOME 3

KJ se réveille un peu brusquement des suites d'un cauchemar. Elle et ses amies sont arrivées dans un lieu et une époque inconnus des suites du saut temporel provoqué par la curieuse machine. Erin est en train de lire les bandes dessinées d'un journal, éclairée par la lumière du feu de camp, espérant trouver des indices sur leur localisation. Alors que KJ reprend doucement ses esprits, elle voit que Tiffany est couchée près du feu, mais que Mac manque à l'appel. Cette dernière est partie à la rivière, une lampe torche à la main. Alors qu'elle arrive auprès du rivage, une jeune femme, visiblement une indigène, la tient en joue avec son arc, portant un bébé dans le dos. KJ et les autres arrivent avant que le pire ne se produise. Elles ne comprennent pas la langue parlée par l'agresseuse qui, bien qu'elle semble avoir leur âge, est la mère de l'enfant. Tout d'un coup, du bruit se fait entendre dans les feuillages alentours. Un monstre sort des fourrées et les attaque. Mac est projetée dans l'eau, suivie de près par KJ qui saute pour sauver son amie. Les autres, quant à elle, parviennent à vaincre le monstre. Plus loin, dans la forêt sauvage, une machine temporelle apparaît...


Paper Girls – Tome 3
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Cliff Chiang
Encrage : Cliff Chiang
Couleurs : Matt Wilson
Couverture : Cliff Chiang
Genre : Aventure, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Paper Girls – Vol. 3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 08 août 2017
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 06 octobre 2017
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Paper Girls 11-15

Mon avis : Tandis qu’avec Saga, Brian K. Vaughan aura, en quelque sorte, révolutionné le petit monde des comics en remettant a l’honneur le space-opéra mais mis a la sauce moderne et sans la moindre concession, avec Paper Girls, l’auteur préfère nous livrer une œuvre moins ambitieuse, certes, mais qui, en mettant a l’honneur les œuvres de fictions des années 80, n’en reste pas moins plutôt sympathique et, au demeurant, fort agréable a lire – surtout pour ceux et celles qui, ayant connu cette décennie, peuvent repérer les multiples références qui parsèment chaque épisode. Ainsi, après un premier volume qui nous présentait les protagonistes et le synopsis de ce comics puis, un second tome qui entrainait nos héroïnes dans un futur qui était, pour nous autres lecteurs, notre propre présent, dans ce troisième album de Paper Girls, Brian K. Vaughan continue a balloter ses protagonistes dans le temps en envoyant ses héroïnes dans le passé, en pleine préhistoire. Bien évidement, cela, a priori, n’a rien de bien original et les allers retour dans le passé et le futur sont la condition sine qua non de toute œuvre traitant du voyage dans le temps, cependant, là où l’auteur réussit parfaitement son coup, c’est que, sans avoir créer un chef d’œuvre absolu, il faut en convenir, Paper Girls n’en reste pas moins toujours aussi efficace dans son genre, c’est-à-dire : nous divertir et nous faire passer un bon moment ! Ainsi, dans ce lointain passé qui occupe l’intégralité des lieux de ce troisième tome de la saga, nos quatre jeunes filles vont rencontrer une adolescente qui essaie de protéger son fils des mains des trois hommes qui l’ont violée, affronter quelques créatures locales, faire la rencontre d’une exploratrice du temps, se rendre compte que, justement, les allers retours entre les époques semblent légions et même, pour deux d’entre elles, commencer a ressentir des sentiments particuliers. Le lecteur, ravis, n’en perdra pas une miette et parviendra a la dernière page en ayant passé un fort agréable moment, ce qui, ma foi, est le principal. Bref, troisième essai et troisième réussite pour ce Paper Girls, sans nul doute l’une des BD les plus sympas du moment !


Points Positifs :
- Brian K. Vaughan continue à balloter ses héroïnes dans le flux temporel et, cette fois ci, leur fait faire un petit tour du coté de la préhistoire. Un dépaysement plutôt conséquent au vu des deux premiers volumes.
- Paper Girls reste toujours aussi plaisant à lire et demeure indéniablement comme étant un fort sympathique divertissement : c’est fun, sans prise de tête, et alors, si vous êtes un vieux de la vieille, ce genre de récits faits a la manière de ceux des années 80 vous rappellera bien des souvenirs.
- Nos quatre héroïnes, toujours égales à elles mêmes… et un rapprochement à venir, apparemment, pour deux d’entre elles…
- Entre la jeune mère qui essaie de protéger son enfant, l’exploratrice du temps et les trois hommes des cavernes bestiaux, il y a peut de nouveaux personnages, mais bon, au moins, ceux-ci sont efficaces.
- Le style de Cliff Chiang est plutôt clivant et ne plaira pas a tout le monde, cependant, je trouve qu’il colle plutôt bien a l’ambiance de la série.

Points Négatifs :
- Ne nous emballons pas non plus : comme je l’ai déjà dit, Paper Girls est une bande dessinée hautement sympathique, fort plaisante, mais est fort loin d’être un chef d’œuvre, loin de là. Un divertissement avant toute chose, ce qui est déjà bien, mais ceux et celles qui sont plus exigeants passeront probablement leur chemin.
- Comme je l’ai dit, le style de Cliff Chiang est clivant, donc, s’il plaira a certains, ce ne sera pas le cas pour d’autres qui le trouveront probablement un poil simpliste…

Ma note : 7,5/10

WALKING DEAD – VAINQUEURS


WALKING DEAD – VAINQUEURS

La stratégie ourdie par Rick n'a pas portée ses fruits. Parvenant à vaincre les Chuchoteurs, ils pensaient que ces derniers stopperaient leur confrontation à la vue de leurs lourdes pertes mais la réalité est toute autre et les morts-vivants éliminés par les hommes de Rick ne sont qu'une infime partie d'un véritable océan de marcheurs. À présent, c'est une marée entière de zombies qui avance lentement en direction d'Alexandria. Andrea, Eugene et quelques autres proposent de prendre les chevaux et d'essayer de dégarnir les rangs en attirant les morts-vivants situés sur les côtés. Alors qu'il semble difficile de se préparer convenablement, Rick préfère attendre de voir si les tentatives d'Eugene et consorts fonctionnent. Il pense aussi que la tranchée qu'ils avaient tous creusés auparavant va les ralentir sérieusement. Malheureusement, cela ne fonctionne pas comme prévu et les marcheurs étant si nombreux finissent par arriver à la grille d'Alexandria. Negan n'a pas le droit à une arme à feu mais loin de se décourager, prend un couteau et le plante dans chaque zombie qu'il atteint. Les marcheurs sont vraiment trop nombreux et s'écrasent entre eux, provoquant alors la chute de la grille...


Walking Dead – Vainqueurs
Scénario : Robert Kirkman
Dessins : Charlie Adlard
Encrage : Stefano Gaudiano
Couleurs : Cliff Rathburn
Couverture : Charlie Adlard
Genre : Fantastique, Etrange, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Walking Dead – A Certain Doom
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 27 septembre 2017
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 04 octobre 2017
Nombre de pages : 168

Liste des épisodes
Walking Dead 163-168

Mon avis : Après une absence de quelques mois, Walking Dead revient pour notre plus grand plaisir avec le dernier numéro en date de la saga, pour la petite histoire, le vingt-huitième, et, au vu du final du volume précédant où, pour rappel, les Chuchoteurs avaient entrainer une gigantesque horde de zombies vers Alexandria, on attendait avec impatience ce nouveau tome qui s’annonçait oh combien apocalyptique. Et il apparait clairement, a la lecture de celui-ci, que le résultat fut a la hauteur de nos espérances, non pas parce que l’affrontement entre les compagnons de Rick et les zombies aura été des plus spectaculaires – pour être tout a fait franc, on a déjà connu plus épique – mais tout simplement parce que, a l’issu de celui-ci, un des personnages majeurs de la série, un protagoniste présent depuis le premier volume, y perd la vie – bon, vous l’avez compris au vu des illustrations de cette critique, il s’agit d’Andrea ! Un événement de première importance, donc, et qui ne laissera nullement les fans de la saga de Robert Kirkman indifférents, bien au contraire : il faut dire qu’Andrea était un personnage plutôt charismatique et que son absence se fera sentir, cependant, vu que cela faisait belle lurette qu’aucun protagoniste vraiment majeur ne passait l’arme a gauche, vu que, justement, dans ma critique du tome précédant, j’avais pointer du doigt le fait que certains personnages avaient l’air d’être devenus invulnérables, il apparait que ce décès, aussi triste soit-il, est une excellente chose pour Walking Dead, Kirkman nous rappelant au passage que, finalement, tout est possible dans sa série et que personne n’est totalement a l’abris de la mort… Pour ce qui est du reste de ce vingt-huitième volume, on aura droit à un affrontement assez marquant entre nos héros et cette horde – logique vu le nombre de zombies engagés – et si, au final, les premiers s’en sortiront, ce ne sera pas sans heurts et pertes. Mais le meilleur, ou presque, reste encore le cas Negan : pour ses dialogues hauts en couleurs avec Rick, son coté badass et déjanté, son humour et la manière dont il empêche un massacre généralisé entre les compagnons de Rick et ses anciens hommes, chacune de ses apparitions est un pur régal et, franchement, plus la série avance dans le temps et plus celui-ci occupe une place que l’on ne peut que qualifier de… primordiale, tout simplement !


Points Positifs :
- La mort d’Andrea. Forcément, c’est l’événement le plus marquant de ce vingt-huitième tome de la saga et cela est compréhensible quand on pense que celle-ci était l’un des personnages apparus dans le premier volume qui était encore en vie – il n’en reste plus des masses d’ailleurs. Bref, un personnage majeur nous quitte et si sa longue scène d’adieux dénote un peu au vu de la plupart des autres décès, elle risque de rester longtemps dans les mémoires…
- Negan, encore et toujours ! Il faut dire que l’ancien adversaire numéro un de Rick, déjà charismatique a ses débuts, est devenu encore plus intéressant depuis quelques tomes. Certes, il reste égal à lui-même, complètement imprévisible et franchement drôle, mais le fait qu’il cherche absolument à œuvrer pour Rick et, surtout, la manière dont il procède, fait que chacune de ses apparitions est un pur régal.
- Une horde de milliers de zombies, la plus importante depuis les débuts de la saga, cela marque les esprits.
- Pour ce qui est des dessins, le duo Adlard/ Gaudiano livre une prestation quasi sans fautes.

Points Négatifs :
- Il est tout de même étonnant qu’au vu du nombre d’adversaires engagés – les habitants d’Alexandria doivent tout de même faire face a des milliers de zombies – il y ait si peu de décès au final.
- Il y a tellement de protagonistes, dont pas mal de nouveaux, que, par moments, certains sont traité comme quantité négligeable, ce qui est un peu le cas dans cet album.

Ma note : 8/10
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