dimanche 21 janvier 2018

FABLES – SUPER TEAM


FABLES – SUPER TEAM

Les bureaux de Fableville sont depuis quelques temps déjà en totale autarcie, coincés dans des ruines et des débris. Convaincu que son sort ne peut qu'être meilleur dans les temps à venir, le singe Bufkin s'interroge sur la possibilité que ce lieu immense puisse avoir un Roi. Alors qu'il en parle avec Frankie et le Miroir, le macaque n'a pas pour seule et unique réponse qu'un souverain ne pourrait diriger les lieux que s'il était un vrai héros. Pour cela, il devrait faire mieux qu'Hercule et remplir non pas douze mais treize travaux aussi prestigieux que dangereux. Pour commencer, Bufkin se prépare à grimper à l'arbre géant, avec pour mission d'atteindre le sommet et de trouver une sortie. Le périple est loin d'être simple puisqu'après avoir affronté plusieurs jours d'escalade et de météo difficile, il atteint un monde qui ne lui est pas étranger...


Fables – Super Team
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Eric Shanower, Terry Moore
Encrage : Andrew Pepoy, Steve Leialoha, Richard Friend
Couleurs : Lee Loughridge
Couverture : James Jean
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 16
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 décembre 2011
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 29 août 2014
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Fables 101-107

Mon avis : Le tome précédent de Fables, le seizième, avait été marqué par le centième épisode de la série où l’on avait suivit l’affrontement dantesque entre Mister Dark et une Frau Totenkinder plus jeune mais aussi et surtout plus puissante que jamais. Une victoire pour cette dernière qui s’était révélée être de courte durée vu que son adversaire avait finit par prendre la fuite. Du coup, dans ce nouveau volume de la saga du sieur Bill Willingham, l’on retrouve nos héros en bien mauvaise posture et se préparant à faire face a Mister Dark, pour cela, Pinocchio et Ozma ont une bien singulière idée : créer une équipe de super-héros afin de vaincre leur adversaire. A première vue, l’idée peut sembler saugrenue sauf que, une fois de plus, Bill Willingham réussi parfaitement son pari et en multipliant les références aux poids lourds du genre comme les Avengers, les X-Men ou la Justice League, il entraine le lecteur dans un arc narratif oh combien jouissif, surtout pour les connaisseurs. Mais ce n’est pas tout car si Mister Dark est bel et bien vaincu dans ce dix-septième tome de Fables, l’identité de celui qui met fin a ses méfaits – du moins, pour le moment avant qu’il n’y ait un autre retournement de situation – en surprendra plus d’un, quoi que, a bien y réfléchir, il s’agissait du seul être suffisamment puissant pour y parvenir. Bref, une fois de plus, Bill Willingham réussit le mince exploit de nous surprendre et de nous captiver a la fois avec un nouvel album riche franchement réussi et si l’on ajoute a cela les dessins d’un Mark Buckingham toujours aussi bons et les deux épisodes qui ouvrent et concluent cet album et qui, l’un en mettant en avant le sympathique Bufkin, l’autre en revenant sur le sort de la Belle au Bois dormant et qui sert de prélude a la série Fairest – dont, je l’espère, j’aurai l’occasion de vous en parler par la suite – on obtient, au final, un résultat a la hauteur de ce que cette série nous a habituer depuis ses débuts, c’est-à-dire, proche de la perfection, tout bonnement !


Points Positifs :
- L’arc narratif Super Team qui est le gros morceau de cet album et qui multiplie les références a l’univers des super-héros, et ce, de manière fort intelligente. Bien évidement, les connaisseurs du genre seront plus à même de remarquer les multiples clins d’œil qui parsèment celui-ci.
- Décidément, Bill Willingham est bien malin et alors que l’on s’attend à ce que notre équipe de super-héros affronte Mister Dark, c’est un autre protagoniste qui s’en charge, et, accessoirement, de manière pour le moins radicale !
- L’épisode centré sur le sort de la Belle au Bois dormant et qui sert de prologue à la série Fairest qui, accessoirement, est sur mes tablettes.
- Même l’épisode mettant en scène Bufkin est plutôt sympathique.
- Pour ce qui est des dessins, c’est du tout bon et s’il est inutile de revenir sur le talent indéniable de Mark Buckingham, force est de constater que Eric Shanower et Terry Moore qui officient également dans cet album s’en sortent fort bien.

Points Négatifs :
- Il faut posséder une bonne connaissance de l’univers des super-héros pour apprécier au mieux les nombreuses références de l’arc Super Team.
- Après Jack of Fables, voilà Fairest qui arrive ! Certes, cette série parallèle m’intéresse mais bon, cela signifie qu’il va falloir se la procurer également afin de tout comprendre. Au bout d’un moment, mon porte-monnaie pleure, surtout qu’il n’y a pas que Fables dans la vie…

Ma note : 8/10

samedi 20 janvier 2018

THE FALL – SAISON 2


THE FALL – SAISON 2

Dix jours se sont écoulés depuis que l’inspecteur Gibson a eu Paul Spector au téléphone. Elle essaye d’aider la dernière victime, ayant survécu, du serial-killer à retrouver la mémoire, Pendant ce temps, le tueur Paul Spector revient à Belfast pour terminer les choses qu’il avait laissées en suspens...


The Fall – Saison 2
Réalisation : Allan Cubitt
Scénario : Allan Cubitt, Jakob Verbruggen
Musique : Keefus Ciancia
Production : BBC
Genre : Thriller
Titre en vo : The Fall – Season 2
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, RTÉ One
Diffusion d’origine : 13 novembre 2014 – 17 décembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 57 minutes

Casting :
Gillian Anderson : Stella Gibson, superintendant de la Metropolitan Police Service
Jamie Dornan : Paul Spector
John Lynch : Jim Burns, assistant du chef de police
Bronagh Waugh : Sally-Ann Spector
Niamh McGrady : Danielle Ferrington, agent de police
Aisling Franciosi : Katie Benedetto
Archie Panjabi : Tanya Reed Smith, pathologiste
Emmett Scanlan : Glen Martin, inspecteur de police
Stuart Graham : Matthew Eastwood, inspecteur-chef
Karen Hassan : Annie Brawley
Bronágh Taggart : Gail McNally
Nick Lee : Ned Callan
Valene Kane : Rose Stagg
Brian Milligan : James Tyler
Séainín Brennan : Liz Tyler
Jonjo O'Neill : Tom Stagg
Kelly Gough : Hagstrom
Colin Morgan : Tom Anderson, sergent détective
Sean McGinley : Peter Jensen
Ben Peel : James Olson, sergent de police
Ian McElhinney : Morgan Monroe
Aoibhín Garrihy : Lyndsey Conklin

Mon avis : Indéniablement, la première saison de The Fall, série britannique où j’avais eu le plaisir de retrouver Gillian Anderson – qui restera a jamais, a mes yeux, la Dana Scully de X-Files – et de découvrir Jamie Dornan – le Grey de Cinquante Nuances de Grey – avait sut renouveler a merveille le genre de fictions mettant en scènes des tueurs en série. Ainsi, en nous présentant le quotidien tranquille d’un père de famille aimant qui se transformait en pervers meurtrier la nuit, les scénaristes avaient sut happer l’intention des spectateurs qui oscillaient entre la répulsion et l’attrait vis-à-vis du sombre et charismatique Paul Spector – surtout que, en face de lui, Gillian Anderson campait un personnage presque aussi intéressant. Bref, une première saison proche de la perfection dans son genre et qui donnait envie de découvrir la suite. Le souci qui se pose d’entrée de jeu, dès le début de cette seconde saison, c’est que, désormais séparer de son épouse et de ses enfants, Paul Spector joue presque les cavaliers seuls et si ce n’était l’adolescente amoureuse qu’il tient sous sa coupe – au demeurant, c’en est même fascinant de voir comment il joue avec elle – on n’aurait droit qu’a des scènes où celui-ci agit en solo. Du coup, l’abandon de toutes ces scènes dites normales, ces scènes de la vie quotidienne qui faisaient l’une des grandes forces de la première saison, font que, l’on tombe, par la force des choses, dans la chasse a l’homme entre la police et le tueur, surtout que, par-dessus le marché, l’identité de ce dernier est rapidement dévoilée. Là aussi, je dois reconnaitre que cela m’a un peu déçu car j’aurais préféré que la découverte ait lieu plus tard dans le déroulement de l’intrigue surtout que, une fois le sieur Spector fortement suspecté – d’ailleurs, c’est une évidence – on se demande bien pourquoi les autorités ne mettent pas la main sur lui plutôt que de se contenter de le suivre. Cela finit certes par arriver, vers la fin de la saison, mais vu la manière dont c’est amené, le spectateur ne peut s’empêcher de se demander : pourquoi maintenant et pas avant ? Il apparait donc clairement que, scénaristiquement, cette seconde saison de The Fall est nettement moins réussie que sa devancière, ce qui est dommage car l’ensemble n’en reste pas moins suffisamment captivant par moments et que le duo Gillian Anderson / Jamie Dornan est toujours aussi efficace. Bref, une semi-déception au final, dut, principalement, a des choix scénaristiques parfois illogiques qui font que, indéniablement, malgré quelques qualités indéniables, cette seconde saison de The Fall rate un peu le coche.


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver le duo Gillian Anderson / Jamie Dornan, toujours aussi charismatique et plaisant à regarder. Il faut dire que les deux personnages qu’ils interprètent sont les deux grosses réussites de cette série et que c’est un régal, par moments, de les voir a l’écran.
- Le personnage de Paul Spector qui est toujours aussi fascinant, surtout par la manière dont il manipule tout ce petit monde, la palme revenant, bien entendu, a l’emprise qu’il a sur la jeune adolescente qui est amoureuse de lui et dont il fait ce qu’il veut.
- Même si cette seconde saison de The Fall possède bien des défauts, il y a quelque chose qu’on ne peut lui enlever, c’est que, dans l’ensemble, elle reste captivante. Il faut dire que, une fois qu’on est lancé dans l’intrigue, il est difficile de lâcher.

Points Négatifs :
- Certains choix scénaristiques qui nuisent fortement a la qualité générale de l’intrigue. Sincèrement, une fois le tueur séparé de sa famille, on perd une bonne partie de ce qui faisait la force de la première saison, de plus, il est très rapidement suspecté, ce qui entraine, au demeurant, tout un tas d’incohérences par la suite.
- La principale étant, bien entendu : mais pourquoi ne l’arrêtent-ils pas plus rapidement ?
- Euh, elle est passée où l’autre intrigue avec le fils du chef de la police, les magouilles et les call-girls ? Car bon, du coup, on se demande pourquoi les scénaristes se sont attardés là-dessus dans la première saison…

Ma note : 7/10

vendredi 19 janvier 2018

ATOM HEART MOTHER


ATOM HEART MOTHER

Pink Floyd

1 - Atom Heart Mother (Geesin, Gilmour, Mason, Waters, Wright) 23:39
2 - If (Waters) 4:31
3 - Summer '68 (Wright) 5:29
4 - Fat Old Sun (Gilmour) 5:24
5 - Alan's Psychedelic Breakfast (Gilmour, Mason, Waters, Wright) 13:00


Atom Heart Mother
Musicien : Pink Floyd
Parution : 2 octobre 1970
Enregistré : mars 1970 – août 1970
Durée : 52:44
Genre : Rock progressif
Producteur : Pink Floyd
Label : Harvest, EMI

Musiciens :
David Gilmour : Guitares, chant
Roger Waters : Basse, chant
Richard Wright : Claviers, chant
Nick Mason : Batterie
Ron Geesin : Orchestration
John Alldis Choir : Chœurs
Philip Jones Brass Ensemble : Cuivres
Haflidi Hallgrimsson : Violoncelle
Alan Styles : Monologues (Alan's Psychedelic Breakfast)
Alan Parsons : Ingénieur du son

Mon avis : Curieusement, alors que j’apprécie depuis fort longtemps Pink Floyd, je dois reconnaitre que, sur ce blog, je n’ai guère eu l’occasion de vous en parler, ainsi, après le cultissime The Dark Side on the Moon, le sublime Wish You Were Here et le non moins somptueux The Piper at the Gates of Dawn, aujourd’hui, c’est au tour de Atom Heart Mother d’avoir droit a sa critique dans Le Journal de Feanor ! Pour la petite histoire, cet opus est sans nul doute l’un des plus connus du groupe aux yeux du grand public, pas forcément en raison de son contenu, loin de là, mais en raison de sa pochette, tellement connue qu’elle est devenue l’une des plus emblématiques du groupe voir de l’histoire du rock tout court ! Car bon, comment dire… cette vache dans un pré sans qu’il soit fait mention du nom du groupe ou du titre de l’album, cela annonçait d’entrée de jeu la couleur, surtout après quelques loupés – il faut le reconnaitre – dans certains albums précédents. Mais ici, avec une telle simplicité, on touche presque au génie créatif et il est clair que presque cinq décennies plus tard, la pochette de Atom Heart Mother est toujours aussi efficace ! Mais bon, je vous parle de la pochette mais un album, cela ne se limite pas a cela, fort heureusement, et, justement, cet opus, le cinquième de la carrière du groupe, démarre fort, très fort même, avec cette merveille du rock progressif qu’est Atom Heart Mother, non pas l’album mais la chanson, ou plutôt, devrais-je dire, le long instrumental de plus de 23 minutes qui voit Pink Floyd flirter allègrement avec la musique classique et où certains passages nous rappellent allègrement Wagner et Rossini. Une merveille, donc, que ce morceau et, incontestablement, le titre qui mérite a lui tout seul l’achat de cet album, en raison de sa qualité, indéniable, mais aussi parce que le reste, lui, est loin d’être a la hauteur. Car oui, il faut le reconnaitre, si Atom Heart Mother marque durablement les esprits, c’est principalement dut au fait de son titre et de sa vache en pochette, car le reste, lui, sans être mauvais, est loin d’être de la même qualité ; ainsi, on passera rapidement sur les trois ballades composées par Waters, Wright et Gilmour, sympathiques mais sans plus, pour remonter très légèrement le niveau avec un semi-instrumental, Alan's Psychedelic Breakfast, morceau barré qui ravira les amateurs les plus extrêmes du rock progressif, mais bon, il faut vraiment aimer le genre… Bref, au final, Atom Heart Mother apparait comme étant un album qui vaut particulièrement par son titre phare – un pur chef d’œuvre au demeurant – et par sa pochette culte, cependant, si le reste de l’opus est loin d’être comparable aux heures de gloires de Pink Floyd, il est loin d’être a jeter non plus et plaira, sans nul doute, aux inconditionnels du groupe…


Points Positifs :
- Le morceau éponyme, Atom Heart Mother, est un véritable chef d’œuvre du rock progressif et voit le groupe, pour la toute première fois, flirter allègrement avec la musique classique, le morceau, oh combien épique, rappelant par moments Wagner et Rossini. Un pur bijou de plus de 23 minutes dont on ne se lasse pas !
- La pochette bien sur, avec la vache Lulubelle III, tellement culte et emblématique du groupe.
- Les fans les plus extrêmes de rock progressif apprécieront le singulier Alan's Psychedelic Breakfast.

Points Négatifs :
- Il apparait clairement que Atom Heart Mother – l’album, pas la chanson – alterne entre le pur génie et le franchement moyen, du coup, après une face A somptueuse, la B, elle, déçoit fortement…
- Les trois pseudo-ballades signées Waters, Wright et Gilmour son sympathiques mais tellement loin de ce que le groupe a put faire ou fera par la suite qu’on se demande même par moments ce qu’elles font dans cet album !?
- Il faut tout de même être un gros fan de progressif pour apprécier un morceau comme Alan's Psychedelic Breakfast.

Ma note : 6,5/10

jeudi 18 janvier 2018

THE FALL – SAISON 1


THE FALL – SAISON 1

Stella Gibson, commissaire londonienne de renom, prend la route pour Belfast. Rodée aux affaires les plus complexes, froide et perspicace elle a été chargée d'aider les services de la police locale à élucider une affaire épineuse, celle du meurtre d'Alice Monroe. Stella Gibson est d'emblée convaincue qu'elle a affaire à un tueur en série. L'un de ses collègues se rappelle alors une affaire similaire : l'assassinat de Fiona Gallagher, professeur à l'université… Gibson fait des rapprochements judicieux.


The Fall – Saison 1
Réalisation : Allan Cubitt
Scénario : Allan Cubitt, Jakob Verbruggen
Musique : Keefus Ciancia
Production : BBC
Genre : Thriller
Titre en vo : The Fall – Season 1
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, RTÉ One
Diffusion d’origine : 12 mai 2013 – 10 juin 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 5 x 57 minutes

Casting :
Gillian Anderson : Stella Gibson, superintendant de la Metropolitan Police Service
Jamie Dornan : Paul Spector
John Lynch : Jim Burns, assistant du chef de police
Bronagh Waugh : Sally-Ann Spector
Niamh McGrady : Danielle Ferrington, agent de police
Archie Panjabi : Tanya Reed Smith, pathologiste
Emmett Scanlan : Glen Martin, inspecteur de police
Stuart Graham : Matthew Eastwood, inspecteur-chef
Ben Peel : James Olson, sergent de police
Ian McElhinney : Morgan Monroe
Michael McElhatton : Rob Breedlove, inspecteur de police
Frank McCusker : Garrett Brink, inspecteur-chef
Laura Donnely : Sarah Kay
Aisling Franciosi : Katie Benedetto
Karen Hassan : Annie Brawley
Nick Lee : Ned Callan
Valene Kane : Rose Stagg
Brian Milligan : James Tyler
Séainín Brennan : Liz Tyler

Mon avis : En tant que vieux fan de X-Files, sans nul doute une des séries cultes des années 90, à chaque fois que j’ai l’occasion de retrouver Gillian Anderson – qui interprétait alors l’agent Scully – dans une œuvre plus récente, ma curiosité est tout de suite éveillée, surtout que, mine de rien, après réflexion, cela n’arrive pas si souvent. Du coup, en découvrant The Fall, série britannique où l’ancienne agent des Affaires non classées du FBI traque un tueur en série, je me suis dit que l’occasion était trop belle pour retrouver l’ancienne comparse de l’agent Mulder, anciennement rousse, désormais blonde – oui, je sais, je ramène toujours tout a X-Files… Certes, le postulat de départ était loin d’être original, il faut le reconnaitre – bah oui, les tueurs en série, cela sent le réchauffé depuis le temps – et certes, encore une fois, on allait se coltiner une Gillian Anderson représente des forces de l’ordre, mais bon, les critiques étaient plutôt bonnes, ce n’était pas une série américaine, l’intrigue se déroulait a Belfast, alors, pourquoi pas !? Oui, pourquoi pas surtout que, après visionnage de cette toute petite première saison – cinq épisodes – force est de constater que la réussite, sans être extraordinaire, il faut le reconnaitre, est au rendez vous. The Fall se révèle incontestablement être une bonne série, plutôt plaisante a regarder et qui, ma foi, renouvelle un peu le genre « tueurs en séries ». Curieusement, ce n’est pas grâce au personnage interprété par Gillian Anderson que cette série gagne ses lettres de noblesse car si celui-ci est réussi, il faut en convenir, j’ai toujours un peu de mal avec ces héros – ou, dans le cas présent, héroïnes – tellement doués qu’ils en deviennent peu crédible. Par contre, pour ce qui est du tueur en série lui-même, interprété par Jamie Dornan – le Grey de Cinquante Nuances de Grey qui aura tant frétillé les ménagères de moins de 50 ans – il est clair que nous nous trouvons là devant ce genre de méchant que l’on adore : pervers finis et sans la moindre pitié pour ses victimes, calculateur méticuleux, manipulateur de génie et… mari et père de famille, celui-ci est la bonne surprise de The Fall et de loin, très loin même ! Bref, vous l’avez compris, pour une première saison, The Fall sort un peu des sentiers battus en tirant son épingle du jeu, en tous cas, suffisamment pour m’avoir donné  envie de découvrir la suite, ce qui, ma foi, est toujours bon signe.


Points Positifs :
- Le personnage du tueur en série est incontestablement la grande réussite de cette série, surtout qu’en nous dévoilant son identité d’entrée de jeu, on peut ensuite le suivre dans sa vie de mari et de père de famille et, bien entendu, de tueur froid, méthodique et pervers. Ce contraste, saisissant, joue à fond sur l’opinion que l’on peut avoir de lui, même s’il faut convenir que celui-ci est un salopard finit.
- La performance de Jamie Dornan qui semble habité par son personnage. Franchement, c’est la toute première fois que je le vois à l’écran et, ma foi, chapeau bas !
- Le plaisir de retrouver Gillian Anderson, surtout que, mine de rien, son personnage est lui aussi plutôt réussi.
- Une première saison plutôt captivante et qui donne envie d’enfiler les épisodes.

Points Négatifs :
- J’ai toujours beaucoup de mal avec ce genre de personnages tellement doués dans leur partie qu’ils en deviennent absolument pas crédibles pour un sou ; bien évidement, je parle de Gillian Anderson.
- Pour le moment, je n’accroche pas trop à l’enquête en parallèle – la mort du flic, les petites sauteries à la DSK, etc.

Ma note : 7,5/10

lundi 15 janvier 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – CARPE JUGULUM


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – CARPE JUGULUM

Jour de fête au pays de Lancre : Vérence (ex-membre de la Guilde des Fous) et Magrat (ex-sorcière), le couple royal, vont baptiser leur petite fille. Vérence a invité bon nombre de familles nobles du coin mais il a commis une erreur de taille en conviant les Margopyr, vieille famille de Vampyres du royaume voisin. Lassés de leur vieux château, ces Vampyres amateurs de vin rouge ont bien l’intention de s’installer à demeure à Lancre. Les sorcières Mémé, Nounou et Agnès sont décidées à leur faire la peau. Mais comment combattre des Vampyres qui mangent des petits fours à l’ail et se baignent dans l’eau bénite ?


Les Annales du Disque-Monde – Carpe Jugulum
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 12 octobre 1998
Edition Française : 06 janvier 2011
Titre en vo : Carpe Jugulum
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 416

Mon avis : Vingt-quatrième tome des Annales du Disque-Monde, Carpe Jugulum a pour protagonistes principales les sorcières de Lancre, ce qui était pour moi une bonne nouvelle tant j’apprécie celles-ci depuis leurs débuts dans l’inoubliable Trois Sœurcières. Pourtant, après avoir lu les dernières lignes de ce Carpe Jugulum, la perplexité et les sentiments contradictoires se bousculaient en moi, au point que je n’arrive pas vraiment à me faire une opinion précise sur la valeur de cet ouvrage. Bon, intrinsèquement, il serait fort exagéré de prétendre que les aventures de nos sorcières préférées sont ratées, cela serait faux : la qualité propre a la saga est toujours au rendez vous et si l’humour est moins présent qu’au début de celle-ci, cela fait bien longtemps que les Annales ont évolué des Monty Pythons a un humour plus fin et qui privilégie les relations entre les personnages, bien plus travaillés qu’aux débuts. Bref, tout ceci pour vous dire que ce n’est sûrement pas pour cela que Carpe Jugulum n’atteint pas les sommets escomptés. De plus, l’histoire en elle-même est assez plaisante et plutôt originale malgré un sujet maintes fois abordés dans la littérature ou le cinéma : le vampirisme. Car Pratchett, fidèle à lui-même, nous offre avec ces Vampyres (comme ils aiment à se faire appeler dans le livre) un magnifique hommage au genre plus que connu en nous ressortant toutes les légendes connues, que dis-je, archiconnues sur les morts-vivants les plus célèbres au monde : tout y passe, comme l’ail, les pieux, les cercueils, les serviteurs bossus au point de ridiculiser les vampires en règle général et leur habitude de laisser traîner chez eux tous les moyens de les vaincre ; en se croirait dans un film de la Hammer, ce qui n’est pas pour me déplaire. Et c’est donc avec un certain plaisir que l’on les découvre, essayant, de faire main basse sur le royaume de Lancre face à des sorcières pour le moins en grandes difficultés. Car ces Vampyres ne sont pas des rigolos, bien au contraire, et rien que pour voir finalement Mémé Ciredutemps en mauvaise posture, cela valait le coup. Or, la, patatras, tout ce bel agencement s’effondre alors que Carpe Jugulum avait tout pour réussir. Les Vampyres, qui promettaient tant, s’avèrent finalement bien peu charismatiques et peu développés alors que l’on attendait énormément d’eux (et il y avait de quoi faire). Mémé est en danger ? Hum, oui et non, après tout, on la voit juste marcher pendant la quasi-totalité de l’histoire, soutenue par un prêtre d’Om, un certain Lavoine de son petit nom. Et que dire de la présence des Nac Mac Feegle, dont on se demande encore à quoi ils ont véritablement servis dans l’intrigue ? Le problème de Carpe Jugulum est surtout le suivant : de très bonnes idées a la base, mais pas forcément développées comme elles auraient put l’être, des personnages peu charismatiques voir amorphe, ce qui est plutôt inhabituel chez Pratchett. Bref, une petite déception, indéniable, alors que, sincèrement, tout ceci avait vraiment de quoi être énorme. Certes, malgré tout cela, les fidèles de la saga ne se priveront pas de quelques bons moments, et de ses Vampyres si originaux… Dommage tout de même que l’on doive faire nos adieux a nos sorcières avec un ouvrage loin d’être du niveau des autres où ces dernières nous avaient enchantées…


Points Positifs :
- Dans Carpe Jugulum, Terry Pratchett introduit les vampires dans le Disque-Monde et, franchement, de fort belle manière car non seulement cet ouvrage est un bel hommage à toute une littérature et a des films les mettant en scène mais, surtout, il pointe du doigt toutes les aberrances qui permettent à de simples mortels de se débarrasser d’eux parfois de manière stupide…
- Quoi que, l’explication qui en est donné – avec l’ancien conte – est plutôt bien trouvée.
- Des vampires qui résistent aux pieux, a l’eau bénite, a l’ail, aux symboles religieux, et ce, en se disant que tout cela n’était que dans la tête.
- Les fans des sorcières de Lancre – désormais au nombre de quatre – seront ravis de les retrouver pour une nouvelle aventure.
- Mémé Ciredutemps en difficulté : vu que c’est la première fois que cela arrive, il fallait le souligner !

Points Négatifs :
- Avec un tel postulat de départ et un début franchement réussi, il est dommage que la suite ne soit pas à la hauteur. Oh certes, dans l’ensemble, Carpe Jugulum reste un ouvrage plutôt sympathique à lire, mais bon, il faut reconnaitre qu’il est à mille lieux des autres volumes mettant en scène les sorcières de Lancre.
- En dehors de son intervention finale, Mémé Ciredutemps a un rôle plutôt effacé dans cet ouvrage.
- Les Nac Mac Feegle n’apportent pas grand-chose a l’intrigue.

Ma note : 7/10
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