dimanche 26 juin 2022

SEVEN TO ETERNITY – LES SOURCES DE ZHAL


SEVEN TO ETERNITY – LES SOURCES DE ZHAL
 
Véritable salut ou énième manipulation, les sources légendaires de Zhal promises par le Roi Fange à Adam Osidis ont soudainement rebattu les cartes d'un jeu qui semblait pourtant gagné pour le peuple Mosak et le royaume de Zhal. Aussi, Adam fait désormais cavalier seul au côté du Maître des Murmures, chargé du lourd fardeau d'avoir préféré la vie de son pire ennemi à celles de nombreux innocents. L'honneur de la famille Osidis est mis à rude épreuve et l'heure d'affronter son destin est venu pour chacun.
 

Seven to Eternity – Les Sources de Zhal
Scénario : Rick Remender
Dessins : Jerome Opeña
Encrage : Jerome Opeña
Couleurs : Matthew Hollingsworth
Couverture : Jerome Opeña
Genre : Dark Fantasy, Fantastique
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Seven to Eternity – The Springs of Zhal
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 septembre 2021
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 29 avril 2022
Nombre de pages : 128
 
Liste des épisodes
Seven to Eternity 14-17
 
Mon avis :
 Avec ce quatrième volet, Seven to Eternity, œuvre de l’inimitable et toujours aussi inspiré Rick Remender, pour ce qui est du scénario, et du fort talentueux Jerome Opeña pour ce qui est des dessins, arrive à sa conclusion... Et, la première chose qui me saute aux yeux après lecture de la chose, c’est que, si, jusque là, cette mini-série pouvait être qualifiée de plutôt bonne voir très bonne, son final, lui, est tout simplement excellent ! Bien entendu, Seven to Eternity, avec du recul, ne sera pas à ranger dans la catégorie des chefs d’œuvres absolus, loin de là : Remender et Opeña nous livrent ici un très bon travail mais, à un moment donné, il faut savoir relativiser les choses. Cependant, en dehors de ce constat, comment ne pas reconnaitre que cette mini-série n’en reste pas moins une fort belle réussite – une de plus, me direz vous, pour Remender – et que, justement, sa conclusion, innatendu, surprenante, apporte incontestablement un plus à ce qu’on en attendait ! Car bon, comment dire… sans revenir sur tout ce qui avait put me plaire jusque là – l’excellent mélange entre Dark Fantasy et Fantastique, la thématique traditionnelle du scénariste, c’est-à-dire, l’importance des liens familiaux et, plus précisément, filiaux, des protagonistes charismatiques, une intrigue sombre pour ne pas dire désespérée, sans oublier, bien sur, une partie graphique superbe – comment ne pas admettre que la conclusion, que l’on pouvait éventuellement deviné mais sans croire que l’auteur ose aller aussi loin, est tout simplement parfaite !? Rick Remender, avec celle-ci, franchit le Rubicon, fait de son héros un salopard absolu doté d’un égoïsme peu commun et envoie donc aux Calendes Grecques toute noblesse, tout héroïsme qui nous sont tant familiers pour nous offrir un final tragique que je ne peux qualifier que de superbe ! Naturellement, certains, amateurs de happy-end, n’aimeront pas ce choix narratif mais peu importe : pour une fois qu’une œuvre finit mal, pour une fois qu’un héros ne trouve pas la rédemption, pourquoi s’en priver !? Alors certes, Seven to Eternity n’est peut-être pas un chef d’œuvre mais bon, ma foi, ne serais-ce que pour son univers, ses protagonistes et son final, comment ne pas reconnaitre qu’il a de quoi marquer les esprits !?
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, pour la dernière fois, de retrouver la suite et la conclusion d’une saga qui brille particulièrement par son univers à la fois riche et original, ses protagonistes hauts en couleurs, ce fort réussi mélange entre dark fantasy et fantastique, sans oublier, Remender oblige, la thématique familiale, omniprésente dans cette œuvre.
- Une conclusion innatendu, stupéfiante même, mais qui s’avère être excellente ! Certes, notre héros bascule totalement du coté obscur et devient un beau petit salaud, mais bon, au vu de tout ce que l’on a lu jusqu’à là, comment ne pas reconnaitre que ce choix scénaristique de Remender est tout simplement parfait !?
- Jerome Opeña livre une fois de plus une prestation que l’on peut qualifier de toute beauté. Incontestablement, une des grandes forces de cette mini-série.
- Comme cela avait été le cas avec les albums précédents, la couverture est, une fois de plus, superbe !
 
Points Négatifs :
- Les amateurs de happy-end risquent de ne guère apprécier ce final qui fait tout de même du héros, Adam Osidis, un beau petit salaud des familles ! Bien entendu, cela est une affaire de gouts personnels…
- Même si la conclusion est excellente, j’aurai souhaité qu’elle soit un poil plus longue !
 
Ma note : 8,5/10

mardi 14 juin 2022

TOUTES LES MORTS DE LAILA STARR


TOUTES LES MORTS DE LAILA STARR
 
Mumbai, de nos jours. Mme Shah, en plein travail et coincée dans un embouteillage, hurle sur son mari au téléphone. Laila Starr, une jeune femme déjà fatiguée de tout, est allongée sur le rebord d'une fenêtre ouverte, plusieurs étages au-dessus du trafic. Et plus haut encore, bien au-delà des nuages, la déesse de la Mort est convoquée dans le bureau de son patron. Ces trois destins se rejoignent au moment où, simultanément Laila saute dans le vide, Mme Shah donne naissance à son fils Darius, et la Mort est renvoyée sans ménagement. Dans un futur, Darius est en effet celui qui découvrira le secret de l'immortalité et reléguera la Mort au rang de désagréable souvenir. Mais la Mort, incarnée dans le corps sans vie de Laila, compte bien retrouver sa place, même si elle doit pour cela éliminer le jeune Darius. Du moins, c'était le plan avant qu'un camion ne la fauche et qu'elle ne se retrouve à nouveau ressuscitée quelques années plus tard...
 

Toutes les Morts de Laila Starr
Scénario : Ram V
Dessins : Filipe Andrade
Encrage : Filipe Andrade
Couleurs : Filipe Andrade
Couverture : Filipe Andrade
Genre : Fantastique
Editeur : BOOM! Studios
Titre en vo : The Many Deaths of Laila Starr
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 avril 2021
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 06 mai 2022
Nombre de pages : 128

Liste des épisodes
The Many Deaths of Laila Starr 1-5
 
Mon avis :
 Je dois reconnaitre que je ne me suis pas plongé dans la lecture de ce Toutes les Morts de Laila Starr par hasard. En effet, en ayant entendu le plus grand bien au sujet de cette mini-série en cinq parties du duo composé de Ram V pour ce qui est du scénario et de Filipe Andrade – un portugais, ce que je ne pouvais pas passer sous silence – pour ce qui est de la partie graphique, j’avais placé ce comics sur mes tablettes, ne serais-ce que par simple curiosité et afin de constater, par moi-même, si celui-ci méritait toutes les louanges que les critiques et une partie du public lui avaient consacrer… Alors, le résultat fut-il conforme à ce que j’attendais, Toutes les Morts de Laila Starr est-il un comics qui mérite le détour ? Eh bien, disons que, après lecture de la chose, je serais tenté de répondre par l’affirmative mais sans, non plus, hurler au génie, loin de là. Bon, je suis tout de même d’accord pour reconnaitre que cette mini-série qui nous présente l’incarnation mortelle de la Déesse de la Mort, revancharde suite a son nouvel état et qui, au fil du temps et de diverses passages de vis à trépas sur les traces d’un individu – de sa naissance à son décès – qui aura trouver le moyen de vaincre la mort est, dans l’ensemble, plutôt réussi : une fois le récit lancé et bien entamé, le lecteur est entrainé dans une farandole plutôt plaisante qui, oui, mérite le détour. De plus, la partie graphique, œuvre, donc, de mon compatriote Filipe Andrade, sans être exceptionnelle non plus – il ne faut pas exagérer – est suffisamment aboutie pour trouver grâce aux yeux des lecteurs, en particulier de par ses couleurs. Cependant, ce qui fait la grande force de ce Toutes les Morts de Laila Starr, c’est que ce récit, malgré sa thématique pour le moins morbide est, en fait, une véritable ode à la… vie ! Eh oui, cette pauvre Déesse de la Mort, incarnée en humaine qui ne cesse de mourir et de revenir alors qu’elle est lancée dans une quête contre l’immortalité – qui, forcément, la mettrais au chômage – n’est en fait qu’un prétexte, pour les auteurs, de nous parler de la vie et de ses mystères sans oublier le fait, incontestable, que la mort, naturellement, reste un élément de celle-ci et l’aboutissement de toute chose. Une œuvre, donc, plus intelligente qu’il n’y parait de prime abord et qui mérite, du coup, que l’on y jette un coup d’œil, ne serais-ce que pour ses thématiques abordées et ses dessins. Après, en faire un incontournable comme certains l’ont déclamé un peu trop hâtivement, ce serait aller un peu trop rapidement en besogne : après tout, ce n’est pas parce que nous avons affaire à une bonne mini-série qu’il s’agit d’un chef d’œuvre, loin sans faut !
 

Points Positifs
 :
- Une sympathique et plaisante mini-série qui, malgré sa thématique pour le moins morbide de prime abord, est, en fait, une véritable ode à la vie. Ainsi, malgré toutes ces morts et cette course effrénée de notre déesse qui chasse cet homme qui aurait inventé le moyen de tromper la mort, Toutes les Morts de Laila Starr est une œuvre qui, en fait, nous présente en fait la mort comme étant l’aboutissement naturel de la vie…
- Pour ce qui est de la partie graphique, mon compatriote, Filipe Andrade, nous  livre une prestation plus que convenable, en particulier pour ce qui est du choix des couleurs.
- Une ambiance poétique qui nous amène à réfléchir sur le sens de la vie et de la mort, bien entendu.
- Les éditions Urban Comics nous proposent à nouveau cette mini-série sous un format de BD franco-belge. Du coup, nous avons droit à un fort bel ouvrage, ce qui est fort appréciable.
 
Points Négatifs :
- Même si ce Toutes les Morts de Laila Starr est une sympathique mini-série, il ne faut pas non plus tomber dans l’exagération et reconnaitre que nous sommes tout de même loin de ce qu’il faut appeler un chef d’œuvre, ce que l’on, selon moi, un peu trop rapidement fait quelque uns…
- Scénaristiquement, cela reste peut-être un peu trop conventionnel et sans surprise même si l’ensemble est plaisant et se laisse lire.
- Un prix peut-être un peu trop excessif pour un récit aussi court ?
 
Ma note : 7,5/10

lundi 13 juin 2022

BORGEN – POWER & GLORY


BORGEN – POWER & GLORY
 
Une décennie après avoir été à la tête du Danemark, Birgitte Nyborg est désormais Ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement de la Première Ministre Signe Kragh. Son quotidien de femme politique est chamboulé lorsqu'une société de forage découvre un gisement de pétrole au Groenland. Un évènement qui déclenche un bras de fer international en Arctique et où sont rapidement mêlés américains, chinois et russes, tandis que le Danemark, en dépit de sa relation de grand frère vis-à-vis du Groenland, n’occupe plus qu’un second rôle. Quand à Birgitte Nyborg, obligée de renier ses convictions afin de rester au pouvoir, elle est désormais menacée par son propre camp…
 

Borgen – Power & Glory
Réalisation : Adam Price
Scénario : Adam Price
Musique : Halfdan E.
Production : Netflix
Genre : Politique
Titre en vo : Borgen – Power & Glory
Pays d’origine : Danemark
Chaîne d’origine : DR1
Diffusion d’origine : 13 février 2022 – 03 avril 2022
Langue d'origine : danois, groenlandais, anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 58 minutes
 
Casting :
Sidse Babett Knudsen : Birgitte Nyborg Christensen
Birgitte Hjort Sørensen : Katrine Fønsmark
Mikkel Boe Følsgaard : Asker Holm Kierkegaard
Simon Bennebjerg : Oliver Hjort
Lucas Lynggaard Tønnesen : Magnus Nyborg
Søren Malling : Torben Friis
Svend Hardenberg : Hans Eliassen
Nivi Pedersen : Emmy Rasmussen
Magnus Millang : Magnus Lindbaek
Özlem Saglanmak : Narciza Aydin
Johanne Louise Schmidt : Signe Kragh
Peter Mygind : Michael Laugesen
Jens Albinus : Jon Berthelsen
Lisbeth Wulff : Pia Munk
Youssef Wayne Hvidtfeldt : Benjamin Holmgren
Lars Knutzon : Bent Sejrø
Freja Riemann : Laura Christensen
 
Mon avis :
 Aussi incroyable que cela puisse paraitre, Borgen est revenu se rappeler à notre bon souvenir avec une quatrième saison et cela fut, indubitablement, un des gros événements de cette année 2022 pour les amateurs cette excellente série politique danoise et, dans un sens plus large, pour celles et ceux qui ne jurent que par les productions nordiques… Il faut dire que forte de ses trois saisons qui avaient grandement marqué les esprits des amateurs du genre il y a de cela un peu plus d’une décennie à présent, depuis lors, Borgen a sut maintenir, dans le souvenir de celles et ceux qui ont le plaisir de regarder cette série, un sentiment d’excellence peu commun. Cela s’explique fort bien puisque, tout au long de ses trois saisons, Borgen nous aura proposer ce qui est sans aucun doute l’œuvre de fiction politique la plus crédible qu’il m’a été donné de voir : crédibilité de ce que l’on nous avais montrer à l’écran au sujet de cette fameuse démocratie danoise – qui, elle, peut se targuer d’être nommer démocratie contrairement au système français, nettement plus discutable – place des médias et jeux pour le moins complexes de ces derniers avec le pouvoir, nombreuses thématiques sociétales de premier plan mais aussi, la fameuse problématique de la place de la femme de pouvoir, pour rappel, Borgen nous présentant une femme, Birgitte Nyborg – formidablement interprété par l’excellente Sidse Babett Knudsen – devenue Première Ministre du Danemark… Bref, une série proche de l’excellence et que l’on ne pensait pas revoir jusqu’à la grosse surprise de cette année et l’annonce, donc, du retour de Borgen par le biais d’une quatrième saison intitulé Power & GloryLe Pouvoir et la Gloire en français. Naturellement, cette annonce me laissa à la fois heureux et dubitatif… Heureux car c’était une bonne surprise que de pouvoir retrouver Birgitte Nyborg et compagnie, dix ans plus tard, dubitatif puisque, on ne va pas se mentir, il est toujours difficile, dans un tel cas de ne pas décevoir les fans de la première heure. Fort heureusement, assez rapidement, dès le premier épisode, j’ai compris que, qualitativement, malgré la reprise en main par Netflix, Borgen n’avait rien perdu de son intérêt et que oui, mille fois oui, ce Power & Glory allait être une belle réussite, ce qui fut confirmer de fort belle manière par les épisodes suivants. Ainsi, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve notre ancienne Première Ministre, désormais Ministre des Affaires Étrangères dans le gouvernement d’une autre femme, plus jeune, plus moderne, qui, malgré le temps écoulé et quelques années de plus, n’a rien perdu de sa soif de pouvoir. Car oui, comme son titre l’indique, cette nouvelle saison de Borgen nous présente une Birgitte Nyborg, plus seule que jamais et qui ne recherche plus qu’une seule et unique chose : la quête de pouvoir avant tout et, accessoirement, la volonté, coute que coute, de le conserver. Pour cela, notre ancienne Première Ministre, plus sombre et cynique que jamais, est capable de tout, y compris d’aller contre ses convictions et de s’en prendre à ses proches, ce qui peut surprendre de prime abord mais s’avère, au fil du déroulement de cette saison, plutôt logique : après tout, en tant qu’animal politique de premier ordre, cela ne peut vraiment nous surprendre que Birgitte Nyborg bascule un peu du coté du coté obscur. A cela, s’ajoute d’autres thématiques comme les liens pour le moins complexes entre le Danemark et le Groenland, la place de ces derniers face aux grandes puissances que sont les Etats-Unis, la Chine et la Russie, mais aussi, l’évolution de la société occidentale de la décennie écoulée qui nous montre une Birgitte mais aussi Katrine Fønsmark – ex-journaliste, ex-Spin Doctor – complètement dépassés par la place qu’occupe désormais les réseaux sociaux mais aussi, le politiquement correct et le wokisme. Naturellement, je ne rentrerais pas davantage dans les détails car je pense déjà en avoir trop dit, mais bon, quoi qu’il en soit, croyez moi quand je vous dis que cette nouvelle saison de Borgen est tout sauf une déception et que oui, indéniablement, si vous êtes un vieux fan de la première heure, alors, vous serez oh combien ravis de retrouver cette série qui, malgré le temps écoulé, n’a rien perdu de sa force et de son intérêt. Reste maintenant la grande question : Power & Glory aura-t-il une suite ? Ma foi, cela serait, éventuellement possible et, au vu de la conclusion de cette saison, celle-ci pourrait bouleverser pas mal de choses, alors, ma foi, pourquoi pas ?! Après tout, il serait dommage de s’en priver…
 

Points Positifs
 :
- Le retour en grâce de la meilleure série de politique fiction de l’histoire du genre. Certes, le pari était pour le moins risquer, surtout lorsque l’on pense au matériel de base original, cependant, pour notre plus grand plaisir, Adam Price à réussi le pari de nous pondre une nouvelle saison, dix ans plus tard, qui est tout aussi bonne que ses illustres ainées !
- Le plaisir, indéniable, de retrouver Birgitte Nyborg et la quasi-totalité du casting des premières saisons. Naturellement, le temps à passé, tout ce petit monde à pris de l’âge mais on apprécie grandement de voir où ils en sont désormais et de constater, avec ravissement, que leurs péripéties politiciennes sont toujours aussi passionnantes.
- Pas mal de nouveaux protagonistes dans ce Power & Glory et, ma foi, dans l’ensemble, ceux-ci sont tous intéressants et ne dénotent nullement parmi les protagonistes historiques de la série.
- Un casting toujours aussi excellent avec, naturellement, Sidse Babett Knudsen en tête d’affiche qui n’a rien perdu de son mordant !
- Enjeux climatiques, problématique des rapports entre le Danemark et le Groenland, rapport face aux grandes puissances, sans oublier, bien entendu, des évolutions sociétales qui vont mettre à mal les protagonistes plus agés, de plus en plus dépassés par les réseaux sociaux et un certain wokisme…
 
Points Négatifs :
- On se demande tout de même, par moments, comment Birgitte Nyborg réussit à s’en sortir au vu des situations qu’elle affronte ou dont elle est la conséquence au vu de son comportement, nettement plus sombre.
- Dommage tout de même que Pilou Asbæk ne soit plus de la partie !
- Comme je l’avais déjà souligné dans mes critiques des trois premières saisons, Borgen n’est absolument pas grand public pour un sou et même si cela reste une affaire de gouts personnels, il faut le rappeler…
 
Ma note : 8,5/10

vendredi 10 juin 2022

PROPAGANDE


PROPAGANDE

Fake News, Infox, Post-Vérité : le monde contemporain ne cesse d'être confronté aux enjeux de l'information de masse. On croyait la propagande disparue avec les régimes totalitaires du XXe siècle mais, à l'ère de la révolution numérique et des réseaux sociaux, elle est plus présente et plus efficace que jamais. Chaque jour apporte ainsi son lot de désinformation, de manipulation, de rumeurs et de théories du complot. Loin de se limiter à la sphère politique et à la fabrique du consentement, la propagande imprègne aujourd'hui tous les aspects de notre vie en société, les spécialistes du marketing, du storytelling ou les théoriciens du nudge s'efforçant d'influencer nos choix et comportements. Embrassant plus d'un siècle d'histoire et couvrant un vaste espace géographique, David Colon explique les fondements et les techniques de la persuasion de masse dans le monde contemporain. Il montre que la propagande n'a cessé de se perfectionner à mesure que les sciences sociales et les neurosciences ont permis d'améliorer l'efficacité des techniques de persuasion, d'influence ou de manipulation. A travers une synthèse accessible et percutante, David Colon livre une contribution essentielle pour mieux cerner les ravages causés par la désinformation, hier comme aujourd'hui.
 

Propagande
Auteur : David Colon
Type d'ouvrage : Société, Histoire
Edition originale : 09 janvier 2019
Edition française : 17 février 2021
Titre en vo : Propagande
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 448
 
Mon avis :
 Parmi les thématiques qui me plaisent – et elles sont nombreuses – sans nul doute que la propagande occupe une place qui n’est peut-être pas la première, certes, mais qui n’en reste pas moins importante à mes yeux. En effet, il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour savoir, comprendre, que la propagande est partout : dans nos gouvernements, dans les médias, dans la publicité, etc. D’ailleurs, depuis quelques années, on pourrait même dire que la propagande, sous toutes ses formes, n’a jamais été aussi présente autour de nous, ce, au point même que certains en voient partout – même lorsqu’elle n’est pas présente – tandis que les autres jugent que certains parmi ceux qui en voient tout de même un peu ne sont que de vulgaires complotistes – mettant ainsi tout le monde dans le même sac, ce qui est un peu stupide… Et donc, rien de tel qu’un ouvrage sur le sujet pour que je connaisse un peu mieux la fameuse histoire de la propagande, car bon, comment dire… celle-ci existe depuis longtemps et aura évoluée au fil des siècles et, plus précisément, des dernières décennies. Et, sur ce point, ce Propagande du sieur David Colon est un très bon ouvrage qui, ma foi, mérite amplement le détour pour peu que vous soyez intéresser par le sujet… Simple d’accès, y compris pour le grand public, cet ouvrage nous présente donc les grandes étapes de l'émergence puis de l'utilisation de la propagande au fil du temps – grosso modo, depuis la fin du XIXe siècle – et ce, avec de nombreuses références et des exemples bien choisis : les concepts et théories sont rappelées puis illustrées de manière parlante, soit en relatant des expériences de psychologie, soit des événements historiques. Indéniablement, toute la partie historique – la plus longue – est la plus réussie de cet essai même si, avec du recul, on n’aurait pas été contre que la propagande de guerre n’ai pas été davantage développée…  Curieusement, c'est lorsque l’auteur aborde la période contemporaine, notamment les réseaux sociaux et les Fake News, que l’ouvrage, sans devenir inintéressant, a tendance à être un poil moins réussi à mes yeux, un peu en raison du fait que David Colon quitte l’habit de l’historien qui lui sciait, jusque là, a ravir, pour celui du militant… Ainsi, alors que pendant tout l'ouvrage, il était évident que la propagande était un outil entre les mains des puissants – Etats, grandes entreprises, médias, etc. – et utilisé par eux, on a l'impression dans la dernière partie que l'auteur craint plus désormais la propagande de citoyens sous-informés, crédules, émotifs et manipulateurs, que celle des Etats ou des pouvoirs constitués. Pourtant, au vu de l’actualité récente, si David Colon a effectivement raison de pointer du doigt les dérives des réseaux sociaux et le fait, incontestable, que les Fake News sont un véritable problème, il a tord de ne pas pointer du doigt, également, la propagande de nos gouvernements et de nos médias qui est, elle aussi, plus présente que jamais – faut-il rappeler la problématique de la crise du Covid-19, pour ne citer qu’un exemple mais ceux-ci sont légions et, pour peu que l’on suive l’actualité au jour le jour, difficile de ne pas le reconnaitre. Bref, sans cette fausse note qui conclut cet essai, ce Propagande aurait frôlé avec la perfection, cependant, malgré ce défaut, il est évidant que cet ouvrage n’en reste pas moins indispensable pour celles et ceux qui souhaiteraient en connaitre davantage sur l’histoire de la propagande. Croyez-moi, celle-ci est passionnante et vous n’écouterez plus les médias, les politiques et les autres puissants de la même manière après avoir lu cet ouvrage…
 

Points Positifs
 :
- Un très bon essai qui nous fait découvrir l’histoire de la propagande au fil du temps ainsi que son évolution. David Coulon maitrise à merveille son sujet et nous livre un ouvrage terriblement captivant et qui a de quoi ravir celles et ceux qui souhaiteraient en connaitre davantage sur le sujet.
- Toute la partie historique – création, évolution – est terriblement passionnante et mérite le détour.
- Que vous soyez un parfait néophyte de la chose ou un spécialiste, Propagande est suffisamment bien écrit et simple à comprendre pour satisfaire un large public.
- Difficile de lire cet ouvrage est de suivre, ensuite, aveuglement, tout ce que l’on peut nous dire le plus sérieusement du monde – ce, que ce soit nos politiques, les médias, les entreprises, etc.
 
Points Négatifs :
- La dernière partie de cet ouvrage déçoit un peu : ainsi, si, effectivement, les réseaux sociaux sont un énorme problème de nos jours, l’auteur oublie de pointer du doigt le fait, incontestable, que la propagande n’est pas l’apanage d’un public crédule et limite débile qui s’abreuve de Fake News. Ainsi, David Coulon oublie un peu trop rapidement la propagande des états, des médias ou celle des multinationales, propagande qui, accessoirement, n’a jamais été aussi importante…
- De même, l’auteur tombe un peu trop dans le militantisme dans sa dernière partie en pointant du doigt, uniquement, la propagande d’extrême droite et en oubliant, superbement, celle d’extrême gauche qui est tout aussi problématique !
 
Ma note : 7,5/10

lundi 6 juin 2022

NOCTURAMA


NOCTURAMA
 
Nick Cave and the Bad Seeds
 
1 - Wonderful Life (Nick Cave) 6:49
2 - He Wants You (Nick Cave) 3:30
3 - Right out of Your Hand (Nick Cave) 5:15
4 - Bring It On (Nick Cave) 5:22
5 - Dead Man in My Bed (Nick Cave) 4:40
6 - Still in Love (Nick Cave) 4:44
7 - There Is a Town (Nick Cave) 4:58
8 - Rock of Gibraltar (Nick Cave) 3:00
9 - She Passed by My Window (Nick Cave) 3:20
10 - Babe, I'm on Fire (Nick Cave) 14:45
 

Nocturama
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 03 février 2003
Enregistré : mars 2002
Durée : 57:35
Genre : Post-Punk
Producteur : Nick Cave and the Bad Seeds, Nick Launay
Label : Mute Records
 
Musiciens :
Nick Cave : chant, piano, orgue Hammond B-3
Mick Harvey : guitare, orgue, basse, percussions, chœurs
Blixa Bargeld : guitare, pedal steel, chœurs
Warren Ellis : violon
Martyn P. Casey : basse
Thomas Wydler : batterie, percussions, chœurs
Jim Sclavunos : batterie, percussions, chœurs
Conway Savage : chœurs
Chris Bailey : chant sur Bring It On
Johnny Turnbull : chœurs sur He Wants You, Bring It On, There Is a Town et She Passed by My Window
Norman Watt-Roy : chœurs sur He Wants You, Bring It On et There Is a Town
Mickey Gallagher : chœurs sur He Wants You, Bring It On, There Is a Town et She Passed by My Window
Chaz Jankel : chœurs sur He Wants You, Bring It On et There Is a Town
 
Mon avis :
 Aujourd’hui, j’aborde le cas de l’album qui est, sans aucun doute possible, le plus problématique de la longue discographie du sieur Nick Cave. En effet, depuis sa sortie, en mars 2002, c’est-à-dire, il y a de cela deux décennies déjà – et dire que j’ai l’impression, par moments, que c’était hier – Nocturama occupe une place pour le moins particulière aux yeux  des fans du chanteur australien et, pour la petite histoire, une place peu envieuse… En effet, Nocturama est considéré, tout bonnement, comme étant le plus mauvais opus de Nick Cave et des Bad Seeds ! Voilà, la chose est dite et, d’entrée de jeu, vous comprendrez que ce n’est pas de n’importe quel album dont je vais vous parler aujourd’hui… Après tout, aux yeux des fans, les plus concilient reconnaitront les faiblesses de cet opus mais lui trouveront tout de même quelques qualités, quand aux autres, moins complaisants, disons qu’ils cracheront tout simplement sur cet album qui ne trouve, mais alors, absolument pas, grâce à leurs yeux… Bien entendu, les choses ne sont peut-être pas à prendre d’un point de vu aussi radical et, pour ce qui est de ces deux opinions, mon cœur balance sans nul doute du coté de la première : en effet, oui, c’est indéniable, Nocturama n’est pas un grand album et souffre énormément de la comparaison avec les autres productions de Nick Cave, cependant, ce n’est pas non plus un étron absolu comme certains l’ont, un peu trop hâtivement peut-être, affirmer d’entrée de jeu. Disons plutôt que cet opus est moyen, trop moyen au vu de ce le sieur Cave et ses comparses nous ont offert au fil des années, ce qui, fatalement, ne peut que décevoir – surtout après un No More Shall We Part qui était exceptionnel et, au demeurant, deux décennies de quasi-sans faute. De même, on sent bien que quelque chose ne tourne pas très rond du coté des Bad Seeds et que, à force de tergiverser, Nick Cave est dépassé par les événements et n’arrive pas à se décider sur quelle direction prendre une bonne fois pour toutes, c’est-à-dire, se reposer à nouveau sur les fidèles Blixa Bargeld et Mick Harvey qui l’accompagnent depuis si longtemps ou bien donner, définitivement, les clés de la maison au fantasque Warren Ellis ?! Quoi qu’il en soit, la suite, on la connait : Blixa Bargeld quittera les Bad Seeds à l’issu de cet album afin de se consacrer uniquement à son autre groupe, Einstürzende Neubauten, Mick Harvey ne tardera guère à le suivre, quand à Warren Ellis, eh bien, disons que si son importance était déjà grande depuis le milieu des années 90, les albums suivants verront le barbu prendre les clés de la maison une bonne fois pour toutes… Bref, vous l’avez compris, pour ces raisons et quelques autres, Nocturama ne pouvait pas être un grand album mais, si on prend le temps de l’écouter plusieurs fois, de lui redonner sa chance, disons qu’il est loin d’être aussi inintéressant que certains l’affirment : certes, il possède bien des défauts mais de la à dire que nous avons affaire à un étron, ce serait fortement exagérer…
 

Points Positifs
 :
- Difficile de défendre un album qui est aussi décrié depuis sa sortie il y a vingt ans et qui est considéré par les critiques comme par les fans comme étant le plus mauvais opus de la discographie de Nick Cave, pourtant, malgré ses faiblesses que l’on ne peut pas nier, Nocturama possède quelques qualités qu’il serait dommage d’occulter et certains titres méritent le détour. Après tout, Nick Cave et ses comparses, même lorsqu’ils sont en petite forme, ne sont pas capables de nous pondre un album tout à fait mauvais !
- Quelques titres, sans être exceptionnels, méritent le détour et sortent du lot : Wonderful Life, Right out of Your Hand, Bring It On ainsi que le cataclysmique Babe, I'm on Fire qui conclut cet album avec ses prêt de 15 minutes !
- Une fort belle surprise que la présence de Chris Bailey – le chanteur de The Saints – qui chante en duo avec le sieur Cave sur Bring It On.
- Même peu inspirés en regard de ce qu’ils nous avaient pondus auparavant, malgré les tensions que l’on devine, les Bad Seeds nous prouvent tout de même qu’ils sont toujours capables de grands moments, ce qu’ils prouvent fort bien dans cet album.
 
Points Négatifs :
- Même si j’ai bien défendu cet album, je ne peux pas nier que celui-ci est tout de même, effectivement, le moins bon de la discographie de Nick Cave. Trop moyen pour être honnête, ne possédant que peu de chansons qui marquent vraiment les esprits, Nocturama est un opus qui ne restera pas dans les annales, bien au contraire…
- Même les quelques titres qui sortent du lot ne sont pas non plus des incontournables, ce qui renforce le peu d’attrait que l’on peut avoir envers cet album.
- Dernier opus de Blixa Bargeld qui quittera les Bad Seeds après vingt ans de bons et loyaux services. Naturellement, vu son importance auprès de Nick Cave, comment ne pas regretter le génial allemand ?!
- Une pochette blanche, avec Nick Cave de profil qui à l’air dubitatif, mouais, même là, ce n’est pas terrible !
 
Ma note : 7/10

samedi 4 juin 2022

NO MORE SHALL WE PART


NO MORE SHALL WE PART

Nick Cave and the Bad Seeds

1 - As I Sat Sadly by Her Side (Nick Cave) 6:15
2 - And No More Shall We Part (Nick Cave) 4:00
3 - Hallelujah (Nick Cave) 7:48
4 - Love Letter (Nick Cave) 4:08
5 - Fifteen Feet of Pure White Snow (Nick Cave) 5:36
6 - God Is in the House (Nick Cave) 5:44
7 - Oh My Lord (Nick Cave) 7:30
8 - Sweetheart Come (Nick Cave) 4:58
9 - The Sorrowful Wife (Nick Cave) 5:18
10 - We Came Along This Road (Nick Cave) 6:08
11 - Gates to the Garden (Nick Cave) 4:09
12 - Darker with the Day (Nick Cave) 6:07


No More Shall We Part
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 02 avril 2001
Enregistré : septembre 2000 – octobre 2000
Durée : 67:35
Genre : Post-Punk
Producteur : Nick Cave and the Bad Seeds, Tony Cohen
Label : Mute Records

Musiciens :
Nick Cave : chant, piano
Mick Harvey : guitare, batterie
Blixa Bargeld : guitare
Warren Ellis : violon
Martyn P. Casey : basse
Thomas Wydler : batterie
Conway Savage : orgue
Jim Sclavunos : batterie, percussions
Kate McGarrigle : chœurs
Anna McGarrigle : chœurs

Mon avis : Après l’extraordinaire The Boatman’s Call, paru en 1997 et une petite cure de désintoxication afin de régler ses problèmes d’alcoolisme et de drogue, Nick Cave, toujours accompagner de ses fidèles Bad Seeds, revenait, en cette désormais lointaine année 2001, avec un opus, No More Shall We Part, qui poussait encore plus loin la mue amorcée dans l’album précédent. En effet, si The Boatman’s Call avait déjà traumatisée une bonne partie des fans de la première heure de l’australien, force est de constater que No More Shall We Part n’allait pas les rassurer quant a la tournure artistique prise par leur idole, à mille lieux, désormais, de l’énergie punk de ses débuts, celui-ci lorgnant, de plus en plus, vers un style à la Leonard Cohen avec un petit je ne sais quoi de plus, peut-être un coté habité, dérangé, quasi mystique mais oh combien grandiose… En effet, si The Boatman’s Call était un grand album, No More Shall We Part, plus jusqu’au-boutiste, plus habité, nous démontre, de fort belle manière, que non seulement le sieur Cave et ses comparses sont capables d’adopter, à loisir, un style complètement différent, mais aussi, d’y exceller de fort belle manière tant le résultat est, ma foi, somptueux ! Il faut dire que s’il subsiste encore une poignée de titres plus explosifs, ceux-ci, désormais, sont l’exception et que, désormais, Nick Cave, au piano, donne le ton de chansons plus calmes, plus douces, plus belles – oui, cet album est beau, terriblement beau – et parfaitement maitrisées de bout en bout. Bien entendu, la présence des Bad Seeds au top de leur forme y est pour beaucoup et si, une fois de plus, il faut prendre le groupe pour ce qu’il est, c’est-à-dire, un tout, comment ne pas reconnaitre l’importance de Warren Ellis à la cohérence musicale de l’ensemble – décidément, dans la carrière de Nick Cave, il y eut un avant et un après Warren Ellis. Bref, vous l’avez compris, No More Shall We Part, s’il détonne  nettement avec les premiers albums de Nick Cave n’en reste pas moins comme étant une de ses plus belles réalisations, un opus magnifique, quasiment parfait de bout et qui nous prouvait, lors de sa sortie, qu’un artiste peut parfaitement changer de style, sortir de sa zone de confort, prendre des risques et prouver, a la face du monde, qu’il est tout aussi bon !


Points Positifs :
- La mue, bien entendu, avait démarrée auparavant, cependant No More Shall We Part, encore plus radical que son prédécesseur, The Boatman’s Call, nous prouve à merveille que Nick Cave avait, non seulement, énormément évoluer depuis ses débuts, mais que, surtout, il était un artiste qui maitrisait, à merveille, moult genres avec autant de talent. Le résultat ? Un album magnifique, parfaitement maitrisée et superbe de bout en bout, sans nul doute un des meilleurs de la carrière de l’australien !
- En dehors de un ou deux titres, peut-être un poil moins réussis – et encore – le reste est, soit très bon, soit exceptionnel, c’est pour dire le niveau qualitatif atteint dans cet album. Petite mention, pour ma part, a As I Sat Sadly by Her Side, Hallelujah, Fifteen Feet of Pure White Snow, Oh My Lord et We Came Along This Road. Mais ce ne sont que quelques exemples…
- Un Nick Cave habité comme jamais et qui nous démontre, une fois de plus, toute l’étendue de son talent de chanteur.
- Les Bad Seeds sont fidèles à eux-mêmes, c’est-à-dire, qu’ils accompagnent a merveille le sieur Cave. Quand à Warren Ellis, une fois de plus, comment ne pas rendre hommage a son importance au sein de l’évolution du son du groupe.

Points Négatifs :
- Indéniablement, encore un opus qui ne réconciliera pas les fans de la première heure avec leur idole. Il faut dire que nous sommes à des années lumières du punk des débuts…
- Bon, on ne peut pas dire que la jaquette soit une franche réussite.

Ma note : 9/10