dimanche 15 janvier 2017

L’AVARE


L’AVARE

C’est tout l’art de Molière de « s’amuser de la folie des Hommes » qui s’exprime à travers ce d’œuvre classique si moderne. Outre la jubilatoire analyse psychiatrique de l’avarice à travers son personnage d’Harpagon et la formidable exposition du conflit des générations, la pièce se distingue par un foisonnement théâtral qui mêle intrigues amoureuses et familiales dans un style où Molière se régale à réunir le langage naturel d’Harpagon et celui plus sophistiqué des autres personnages. Mais le grand génie de Molière c’est, avant tout, de réussir à faire rire le public avec un personnage principal odieux, tyrannique, égoïste et maladivement … avare.


L’Avare
Scénario : Molière
Mise en scène : Le Grenier de Babouchka
Décors : Simon Gleizes et Franck Viscardi
Costumes : Catherine Lainard
Musique : Ego Moi Je
Genre : Comédie
Titre en vo : L’Avare
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 19 Octobre 2015
Durée : 105 mn

Casting :
Didier Lafaye : Harpagon
Stéphane Dauch : Valère
Antoine Guiraud : Cléante
Mariejo Buffon : Elise
Flore Vannier-Moreau : Marianne
Stéphanie Wurtz : Frosine
Philippe Arbeille : Brin D’avoine
Grégoire Bourbier : La Flèhe Et Anselme
Pierre Benoist : Maître Jacques
Bruno Degrines : Le Commissaire

Mon avis : Le théâtre est indéniablement le parent pauvre de ce blog puisque, depuis que ce dernier existe, et jusqu’à aujourd’hui, seule une pièce avait eu droit de cité dans le Journal de Feanor, Deux hommes tout nus, vaudeville sympathique que j’avais eu l’occasion de voir en… décembre 2014 ! Bref, cela faisait belle lurette que je ne mettais plus les pieds dans une salle de théâtre et puis, finalement, aujourd’hui, suite a une sortie familiale, je me suis laisser tenter par une énième adaptation de L’Avare de Molière, sans nul doute l’une des œuvres parmi les plus connues de l’auteur. Bon, je dois le reconnaitre, entre le fait que je connaissais cette pièce presque par cœur – pour l’avoir étudié au collège et, bien entendu, pour le visionnage multiple du film de Louis de Funès, assez fidèle, au demeurant, a l’œuvre originelle – j’étais pour le moins dubitatif au départ : L’Avare, Molière, mouais, bof… Pourtant, c’étais sans compter sans deux éléments qui m’ont fait changer d’avis assez rapidement : premièrement, le fait que rien ne vaut d’assister a une pièce, surtout lorsque l’on est très bien placé comme ce fut le cas aujourd’hui – j’étais au troisième rang, a proximité des comédiens. Deuxièmement, eh ben, comment dire… tout simplement parce que cette troupe, Le Grenier de Babouchka, est excellente, et je pèse mes mots ! Bon, peut-être que les vrais spécialistes trouveront a redire, j’en conviens, mais personnellement, au vu du jeu des comédiens, oh combien jubilatoires et inspirés, pour la mise en scène réussie et tout simplement par le simple fait que L’Avare est et reste une très bonne comédie de Molière, force est de constater que l’expérience fut oh combien concluante et que, oui, j’ai passer un très bon moment devant cette pièce que je croyais pourtant connaitre par cœur. Bref, un bon dimanche après-midi en compagnie d’une excellente troupe qui m’aura fait bien rire et que je conseille à tout le monde, y compris si vous avez des enfants – d’ailleurs, ils interprètent d’autres pièces de Molière actuellement, donc, si vous avez l’occasion, n’hésitez pas une seconde, le jeu en vaudra la chandelle… et d’ailleurs, je me laisserai bien retenter…


Points Positifs :
- Il n’est jamais facile d’aller voir une pièce archi-connue et dont on peut estimer qu’il n’y a plus rien à en tirer, or, cela est on ne peut plus faut et L’Avare interprété par la troupe du Grenier de Babouchka est un pur moment de bonheur qui vous fera passé un très bon moment !
- C’est L’Avare a la base, de Molière mine de rien, bref, pas n’importe quelle pièce et l’un des plus grands auteurs français. Donc, une grande comédie qui, malgré le passage des siècles, n’a absolument pas pris une ride !
- A la base, L’Avare est une excellente comédie, mais chapeau bas tout de même a la troupe du Grenier de Babouchka, une sacrée bande de gais lurons terriblement doués et qui interprètent la chose plutôt bien, tout en interaction avec le public. Un vrai régal !
- Le plaisir d’assister à une performance d’acteurs sur les planches, c’est tout de même quelque chose !

Points Négatifs :
- Les décors minimalistes, je ne suis absolument pas fan.
- Elle est marrante Stéphanie Wurtz mais ces espèces de cris a chaque fois que le personnage quelle joue a une vision, c’était marrant au début, pas au bout de je ne sais combien de fois…

Ma note : 8/10

samedi 14 janvier 2017

PAPER GIRLS – TOME 1


PAPER GIRLS – TOME 1

Erin, une adolescente d'une douzaine d'années, se réveille tard dans la nuit après un curieux cauchemar où elle voyait des scènes d'apocalypse. Quelques instants après, un camion du Cleveland Preserver dépose sur le perron de sa maison les journaux qu'elle va devoir livrer dans quelques minutes. Une fois prête, elle enfourche son vélo et commence sa distribution. En chemin, elle tombe sur plusieurs garçons plus âgés et déguisés pour Halloween qui cherchent à la racketter. Erin essaie de se défendre mais est sauvée par trois autres paper girls qui passaient dans les environs et font déguerpir les vilains garçons. Mac, KJ et Tiffany décident de continuer la distribution avec Erin et se dispersent occasionnellement. Selon les quartiers. Toutes communiquent par le biais de talkie-walkie. Alors que les journaux volent en direction des maisons des abonnés, un appel de Tiffany interpelle les autres filles. Elle vient de se faire voler son communicateur par des types parlant une drôle de langue et déguisés en ninja. Suivant la direction par laquelle ils sont partis, les paper girls arrivent dans le quartier des chantiers en construction. En explorant un sous-sol, elles tombent sur une étrange machine qui subitement lâche une lumière extrêmement vive...


Paper Girls – Tome 1
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Cliff Chiang
Encrage : Cliff Chiang
Couleurs : Matt Wilson
Couverture : Cliff Chiang
Genre : Aventure, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Paper Girls – Vol. 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 05 avril 2016
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 07 octobre 2016
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Paper Girls 1-5

Mon avis : Il me semble évidant que Brian K. Vaughan est l’un des auteurs de comics parmi les plus doués de sa génération, ainsi, ne serais-ce que par Saga, véritable petit bijou de space-opéra a l’humour grinçant et qui fourmille de bonnes idées, le scénariste a sut, non seulement donné un énorme coup de pied dans la fourmilière du petit monde souvent un peu trop fermé des comics mais aussi, ne l’oublions pas, nous offrir l’une des meilleurs œuvres du genre de ces dernières années. Du coup, lorsque Vaughan nous pond un nouveau comic, on ne peut pas rester totalement indifférent et, forcément, si l’on a apprécié Saga, il est difficile de ne pas tenter l’expérience et voir si ce Paper Girls – la fameuse nouvelle œuvre de l’auteur – mérite le détour !? Alors bien entendu, ici, ne vous attendez pas a un simple copié/collé des aventures spatiales de Marko et Alana, d’ailleurs, fort heureusement ! Non, dans Paper Girls, Vaughan, qui a sensiblement mon âge, replonge et nous replonge, nous autres de sa génération, dans ses fameuses années 80, époque révolue certes, mais que ceux qui l’ont connu n’ont pas oublié. Bien évidement, et comme vous le savez probablement si vous êtes un fan de bande dessinée nord américaine, ce n’est pas le seul auteur à nous pondre une intrigue dans ces fameuses années 80 puisque Rick Remender fait de même avec Deadly Class – accessoirement, de fort belle manière. Mais si Deadly Class est un curieux mélange entre récit biographique et une histoire d’école pour jeunes assassins qui tiennent un peu de celle de Xavier dans les X-Men, Paper Girls nous renvoi a certains films pour enfants et adolescents des années 80 comme, pour ne citer que le plus évidant, Les Goonies. Eh oui, ici, et cela sera évidant pour tout bon quadra qui se respecte, place a l’aventure avec un A majuscule, place a un groupe de quatre jeunes adolescentes qui vont se voir confronter a des événements pour le moins fantastiques avec de bien curieux individus qui débarquent en ville, un ciel qui devient rose, des habitants qui disparaissent et de singuliers ptérosaures qui servent de monture a d’autres individus tout aussi singuliers. C’est frais, franchement plaisant et même si le postulat de départ n’est peut-être pas le plus original qui soit, force est de constater que ces cinq premier épisodes se lisent d’une traite, ce qui, ma foi, est toujours bon signe pour une œuvre. Alors bien entendu, nous sommes a mille lieux de Saga qui, chef d’œuvre absolu, faisait mouche dès le premier épisode, cependant, et même si tout est loin d’être parfait pour le moment, ce premier volume de Paper Girls est suffisamment plaisant pour nous pousser a découvrir la suite, ne serais-ce que par la simple curiosité de savoir ce que l’auteur a prévu pour le futur de sa série, une série sans prise de tête mais qui rappellera bien des souvenirs aux vieux de la vieille dans mon genre !


Points Positifs :
- Sympathique est le mot qui me vient immédiatement à l’esprit en lisant ce premier tome de Paper Girls. L’aventure est plaisante, sans grande prise de tête et suffisamment captivante pour nous donner envie de découvrir la suite.
- Un bien bel hommage a ces fameuses années 80 que ceux qui les ont vécus ne cessent de bassiner les plus jeunes. Un hommage car cette BD renvoi à des films d’adolescents comme Les Goonies, bien sur, mais aussi par tout un tas de petites références qui raviront les plus vieux – walkman, navette Challenger, Ronald Reagan, Freddy, etc.
- Les dessins de Cliff Chiang ont l’air simpliste de prime abord, pourtant, son style, peu spectaculaire, est plutôt plaisant et certaines planches sont de belles réussites surtout que la colorisation de Matt Wilson est au top.
- Les hommages, c’est bien pour les vieux, reconnaitre que tout n’était pas parfait, c’est encore mieux et Brian K. Vaughan est suffisamment malin pour nous le rappeler dans certains dialogues – bah oui, les années 80 ne furent pas non plus un âge d’or, loin de là !
- Une couverture sobre mais plaisante.

Points Négatifs :
- Elles sont sympas nos quatre héroïnes, mais bon, on ne peut pas vraiment dire qu’elles soient franchement charismatiques et dans le genre stéréotypé, difficile de faire pire.
- Paper Girls s’inspire tellement des œuvres des années 80 que, par moments, il en possède aussi certains travers : c’est sympa mais loin d’être un chef d’œuvre comme Saga.
- Tous ceux et celles qui sont nées après les années 80 doivent commencer à en avoir marre de cette fameuse décennie…

Ma note : 7,5/10

THE WALKING DEAD – SAISON 1


THE WALKING DEAD – SAISON 1

Le shérif Rick Grimes se réveille à l'hôpital après un long coma dû à une balle qui le toucha lors d'une fusillade. Il découvre que le monde, ravagé par une épidémie, est envahi par des morts-vivants. Il rencontre dès son premier jour de sortie de l'hôpital Morgan et son fils Duane Jones qui lui expliquent la situation actuelle : les États-Unis sont ravagés par l'épidémie et il n'existe plus aucune forme d'autorité nulle part. Il part très vite à la recherche de sa femme Lori et de son fils Carl, en laissant un talkie walkie à Morgan pour le joindre chaque jour pour le tenir informé de sa position. Arrivé à Atlanta, il tombe au détour d'une rue sur une énorme meute de rôdeurs qui le poursuit. Abrité dans un tank, il ne doit sa vie qu'à Glenn, un jeune homme qui le ramène à son repère, dans un magasin, là où une partie de son groupe se trouve aussi dont notamment Andrea, T-Dog, Jacqui et Merle. Merle finit par être menotté sur le toit par Rick suite à son comportement violent envers T-Dog tandis que les rôdeurs pénètrent dans le magasin. En s'échappant, le groupe oublie Merle. Rick fait la connaissance du groupe de survivants tout entier qui a trouvé refuge et monté un camp dans les collines d'Atlanta. Il retrouve dans ce camp sa femme Lori et son fils Carl qui ont été sauvés par Shane Walsh, le meilleur ami et co-équipier de Rick, lors de l'épidémie.


The Walking Dead – Saison 1
Réalisation : Gwyneth Horder-Payton, Gregory Nicotero, Ernest Dickerson
Scénario : Charlie Adlard, Frank Darabont, Robert Kirkman, Tony Moore, Gregory Nicotero
Musique : Bear McCreary
Production : Valhalla Motion Pictures, Circle of Confusion, AMC Studios, Darkwoods Productions
Genre : Fantastique, Horreur
Titre en vo : The Walking Dead – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 31 octobre 2010 – 05 décembre 2010
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 43 minutes

Casting :
Andrew Lincoln : Rick Grimes
Jon Bernthal : Shane Walsh
Sarah Wayne Callies : Lori Grimes
Laurie Holden : Andrea
Jeffrey DeMunn : Dale Horvath
Steven Yeun : Glenn Rhee
Chandler Riggs : Carl Grimes
Emma Bell : Amy
Irone Singleton : T-Dog
Jeryl Prescott : Jacqui
Andrew Rothenberg : Jim
Juan Pareja : Morales
Norman Reedus : Daryl Dixon
Melissa McBride : Carol Peletier
Adam Minarovich : Ed Peletier
Madison Lintz : Sophia Peletier, fille de Carol et Ed Peletier
Michael Rooker : Merle Dixon, frère de Daryl Dixon
Maddie Lomax : Eliza Morales, fille de Morales
Noah Emmerich : Dr Edwin Jenner
Lennie James : Morgan Jones
Adrian Kali Turner : Duane Jones, fils de Morgan Jones
Jim Coleman : adjoint du shérif Lambert Kendal
Linds Edwards : adjoint du shérif Leon Basset
Keisha Tillis : Jenny Jones
Neil Brown, Jr. : Guillermo
Noel Gugliemi : Felipe
Anthony Gujardo : Miguel
Gina Morelli : la grand-mère
James Gonzaba : Jorge
Viviana Chavez-Vega : Miranda Morales

Mon avis : Indéniablement, Walking Dead est sans nul doute l’un des comics les plus importants de la dernière décennie si ce n’est tout bonnement le meilleur et, sans exagération aucune, cette œuvre aura marqué de son empreinte l’histoire du genre. Cependant, si j’ai eu a de multiples reprises l’occasion de vous dire sur ce blog tout le bien que je pense de ce comic de Robert Kirkman, singulièrement, son adaptation télé brillait depuis longtemps par son absence, car oui, Walking Dead, c’est également une série, qui en est, pour la petite histoire, déjà a sa septième saison et, mine de rien, si la version originale, le comic, est un chef d’œuvre, nombreux sont ceux qui affirment que la série l’est tout autant. Bien évidement, cela, je ne peux l’affirmer pour le moment car tandis que certains ne savent même pas qu’il existe une version papier antérieure a la série, ce n’est pas en une seule saison – et encore, composée de six misérables petits épisodes – que je vais m’emballer pour l’adaptation télé de The Walking Dead. Ainsi, après avoir longuement remis au lendemain son visionnage, principalement parce que j’ai toujours du mal à être emballer par des multiples versions d’une même œuvre – voir Game of Thrones en bouquin et en série – je me suit finalement dit qu’il serait dommage de ne pas tenter l’expérience, de ne pas voir si cette adaptation de ce que je considère comme étant une œuvre culte valait le coup !? Bien sur, je savais qu’il y avait de sacrées différences, que certains personnages ne seraient pas tout a la fait les mêmes, que d’autres seraient inventer pour l’occasion et que même certains morts ne le seraient pas – Shane – bref, tout un tas de bonnes raisons pour regarder d’un œil méfiant cette série, car bon, comment dire… si je ne suis pas totalement hermétique aux modifications, encore faut-il qu’elles soient mineures car quand ça part dans tous les sens, quand il y a trop de différences, ce n’est pas ma tasse de thé. Et puis, pourtant, en sachant tout cela et en constatant de visu les directions plus ou moins différentes prises par la série, j’ai un peu changer d’avis, appréciant cette adaptation pour ce qu’elle était, c’est-à-dire, une œuvre dont le postulat de départ, l’intrigue générale et les personnages sont a priori les mêmes mais… mais qui nous raconte une histoire sensiblement différente, un peu comme un Walking Dead dans un monde parallèle en gros ! Et, a ma grande surprise, lorsque je suis arrivé a la fin du sixième épisode, je me suis dit que cette série n’était pas si mauvaise et que oui, indéniablement, le jeu pouvait en valoir la chandelle : pour ses points communs, pour ses différences – Shane qui ne meurt pas, Daryl – j’ai plutôt apprécié cette première saison de The Walking Dead et, désormais, je suis curieux de voir quelle tournure l’adaptation télé va prendre vis-à-vis du comic. Alors certes, je n’en suis pas encore a considéré la série comme un chef d’œuvre, et peut-être cela ne sera jamais le cas, mais bon, au moins, j’ai envie de voir la suite et, mine de rien, c’est déjà pas mal !


Points Positifs :
- Plutôt méfiant avec ce genre d’adaptations, surtout lorsque l’œuvre originale est culte, j’ai eu l’agréable surprise de constater que cette première saison est plutôt de qualité et si j’ai apprécié les nombreux points communs avec le comic, les premières différences ne m’ont finalement pas gêné et je suis curieux de découvrir ce que celles-ci vont apporter et quel chemin va prendre l’intrigue désormais.
- Justement, pour ce qui est de ces fameuses différences, je ne peux que mettre en avant les deux principales, c’est-à-dire, Daryl Dixon, un personnage qui n’existe pas dans la BD mais qui est plutôt charismatique dans le genre borderline, et, surtout, le fait que Shane ne meurt pas ; et là, mine de rien, ça change énormément de choses pour la suite !
- Un casting plutôt bon avec des acteurs qui ressemblent suffisamment aux personnages originaux pour que le fan du comic ne soit pas dépaysé.
- Ne pas connaitre l’œuvre originale peut être un plus pour certains qui, du coup, n’auront pas à faire des comparaisons entre les deux versions de Walking Dead sans arrêt – et au bout d’un moment, les comparaisons, c’est chiant !
- Les zombies ressemblent a des zombies, c’est un peu débile de dire ça mais bon, ils auraient put être ridicules et ce n’est pas le cas.

Points Négatifs :
- Il est difficile, lorsque l’on est fan du comic, de ne pas être déstabiliser par les différences entre les deux œuvres. Alors, pour certains, ça passe, mais pour d’autres… ces derniers risquent de hurler au loup par moments…
- Justement, si la survie de Shane peut être une bonne idée et si le personnage de Daryl n’est pas trop mal, bref, si certaines différences apportent un plus a cette adaptation, je serai plus dubitatif quand au CDC.
- Six misérables épisodes pour cette première saison, c’est peu, beaucoup trop peu !
- Les effets spéciaux de l’explosion du CDC, a la fin de la saison, sont un poil ratés et pas crédibles pour un sou.

Ma note : 7,5/10

vendredi 13 janvier 2017

ELECTRONICA 1 – THE TIME MACHINE


ELECTRONICA 1 – THE TIME MACHINE

Jean Michel Jarre

1 - The Time Machine (feat. Boys Noize) (Jarre, Alexander Ridha) 3:52
2 - Glory (feat. M83) (Jarre, Anthony Gonzalez) 3:56
3 - Close Your Eyes (feat. Air) (Jarre, Jean-Benoît Dunckel, Nicolas Godin) 6:23
4 - Automatic. Pt. 1 (feat. Vince Clarke) (Jarre, Vince Clarke) 3:09
5 - Automatic. Pt. 2 (feat. Vince Clarke) (Jarre, Vince Clarke) 2:58
6 - If..! (feat. Little Boots) (Jarre, Little Boots) 2:57
7 - Immortals (feat. Fuck Buttons) (Jarre, Benjamin Power, Andrew Hung) 4:30
8 - Suns Have Gone (feat. Moby) (Jarre, Richard Melville Hall) 5:46
9 - Conquistador (feat. Gesaffelstein) (Jarre, Mike Lévy) 3:06
10 - Travelator, Pt. 2 (feat. Pete Townshend) (Jarre, Townshend) 3:06
11 - Zero Gravity (feat. Tangerine Dream) (Jarre, Edgar Froese) 6:46
12 - Rely on Me (feat. Laurie Anderson) (Jarre, Anderson) 2:56
13 - Stardust (feat. Armin van Buuren) (Jarre, Armin Van Buuren) 4:38
14 - Watching You (feat. 3D de Massive Attack) (Jarre, Robert Del Naja, Euan Dickinson) 4:05
15 - A Question of Blood (feat. John Carpenter) (Jarre, John Carpenter) 3:00
16 - The Train & The River (feat. Lang Lang) (Jarre, Lang) 7:13


Electronica 1 – The Time Machine
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 16 octobre 2015
Enregistré : 2010-2015
Durée : 69:25
Genre : Musique électronique
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Columbia

Musiciens :
Jean Michel Jarre : ARP 2600, Eminent 310, EMS AKS, EMS VCS3, Mellotron, Akai MPC3000, Clavia Nordlead, Digisequencer, Korg Prophecy, Kurzweil K2000, Logic Audio, Quasimidi Raven RMI, Roland JV-90, Roland TR-808, Roland DJ-70, Theremin, Yamaha CS-80
Boys Noise, M83, Air, Vince Clark, Little Boots, Fuck Buttons, Moby, Gesaffelstein, Pete Townshend, Tangerine Dream, Laurie Anderson, Armin Van Buuren, 3d, John Carpenter, Lang Lang : divers

Mon avis : Après avoir abordé, en fin d’année dernière, le cas de Oxygène 7-13, suite officielle du prestigieux et cultissime Oxygène, premier opus de Jean Michel Jarre dont je vous parle sur ce blog et que je n’avais jamais écouté jusqu’alors, et, bien entendu, en attendant qu’a l’occasion, je ne vous parle de l’autre suite de Oxygène, le fameux Oxygène 3, sortit il y a peu de temps, aujourd’hui, c’est d’un autre opus récent du sieur Jarre que je vais vous entretenir : Electronica 1 – The Time Machine. Sorti a l’automne 2015, cet album, incontestablement, dénote un peu dans la longue discographie de son auteur – comme sa suite directe, Electronica 2 – The Heart of Noise – puisqu’il s’agit ici d’un album dit de collaboration. Ainsi, tout au long de seize titres et de plus de une heure, un Jean Michel Jarre vieillissant – plus de soixante ans – après quelques années d’errance au cours de la décennie précédente revient sur le devant de la scène avec cet album au concept plutôt casse gueule : après tout, les collaborations, cela peut être une bonne chose mais il y a toujours un risque, celui que les fameux invités prennent le devant sur le maitre de cérémonie, de plus, les mauvaises langues, toujours elles, enfonceront le clou en affirmant que cela est une solution de facilité destiné a dissimulé un manque d’inspiration certain d’un musicien qui connu son heure de gloire dans les années 70 et 80. Et en toute sincérité, malgré toute ma sympathie pour Jean Michel Jarre, malgré le fait que je suis un vieux fan du bonhomme, comment ne pas reconnaitre que les détracteurs, sur ce coup, ont probablement raisons ?! Car oui, malheureusement, Electronica 1 – The Time Machine n’est pas un grand album, loin de là, d’ailleurs, peut-on vraiment le qualifier de bon ? Franchement… tout juste, et cela me désole. Le pourquoi ? Eh ben, comment dire, si l’idée pouvait être sympathique, si certains invités sont, ma foi, fort intéressants et si certaines collaborations fonctionnent bel et bien, l’ensemble est trop bancal pour être acceptable. Certes, par moments, il y a quelques morceaux qui sortent indéniablement du lot et les Tangerine Dream, Moby, Laurie Anderson, Boys Noize, Vince Clark, Armin van Buuren et autres John Carpenter (eh oui, le réalisateur) apportent un plus indéniable a cet album. De même, le mélange des genres qui me faisait si peur fonctionne, même si certains résultats ont de quoi laisser le simple quidam pour le moins dubitatif. Mais bon, malgré quelques bonnes idées et quelques titres sympas, tout cela reste trop faible, trop inégal pour, véritablement, enthousiasmer le vieux fan de base qui se souvient que, fut un temps, désormais très lointain, Jean Michel Jarre possédait encore le feu sacré. Alors, peut-être que celui-ci est revenu pour Oxygène 3, je le découvrirai bien a l’occasion mais dans ce premier volet de Electronica, force est de constater qu’en dehors de quelques coups de génie de certains invités, tout cela est bien trop moyen pour qu’on se dise que le sieur Jarre a renouer avec le succès créatif, loin de là…


Points Positifs :
- Les titres où Jean Michel Jarre collabore avec Tangerine Dream, Moby, Laurie Anderson, Boys Noize, Vince Clark, Armin van Buuren et John Carpenter (pour citer ceux que j’ai retenus, principalement), sont les plus réussis de cet album. Certes, ce ne sont pas des chefs d’œuvres, mais bon, il y a de bons moments et quelques bonnes idées qui ressortent de ces titres.
- Un beau petit melting-pot historique de la musique électronique. Parfois ça fonctionne, parfois non, mais bon, ce mélange des genres qui me faisait si peur n’est pas une mauvaise idée au final.
- Zero Gravity, collaboration entre Jean Michel Jarre et le regretté Edgar Froese de Tangerine Dream est, selon moi, le grand moment de cet album.
- Des paroles pour ne pas dire des chansons dans un album de Jean Michel Jarre, la chose choque au début, et puis, rien que pour Laurie Anderson et Moby, on se dit… pourquoi pas !?

Points Négatifs :
- Un album malheureusement trop bancal pour être honnête et s’il y a de belles réussites, si certaines collaborations fonctionnent, ce n’est pas le cas pour d’autres et il faut reconnaitre que certains titres sont franchement faiblards voir nous laissent dubitatifs.
- L’impression générale qui se dégage de cet Electronica 1 – The Time Machine, c’est que ce sont les invités qui font le gros du boulot. Certes, c’est injuste pour Jean Michel Jarre, mais bon, c’est le risque avec ce genre d’albums, surtout que, mine de rien, il y a des moments où il faut aller chercher très loin une quelconque trace de la musique de ce dernier.
- Si certains invités sont fidèles à leurs réputations, que dire de la prestation de Pete Townshend, loin d’être emballante ?! Et ce n’est pas le seul…
- J’ai tout de même du mal avec les quelques chansons de cet album. Certes, cela passe pour certaines mais les autres…

Ma note : 6/10
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