dimanche 17 juin 2018

UN ROMAN DU DISQUE-MONDE EN BD – AU GUET !


UN ROMAN DU DISQUE-MONDE EN BD – AU GUET !

Carotte est un jeune garçon qui travaille dur dans les mines avec son père. Un jour, celui-ci lui demande de le suivre afin qu’il lui dise la vérité : Carotte n’est pas son fils et il n’est même pas un nain, mais un humain. Ses parents adoptifs décident alors de l’envoyer dans une ville à sa hauteur pour devenir volontaire auprès du guet d’Ankh-Morpork, mais avant de partir, ils lui confient une épée trouvée près de lui, quand il était enfant, un livre de lois et une coque de protection. Dans la ville justement, se sont regroupés des hommes qui essaient d’invoquer un dragon qui pourra les servir et leur permettre de faire fortune. Les premières missions de Carotte auprès de ses nouveaux compagnons se passent plutôt bien. Si quelques quiproquos sont de rigueur, le jeune garçon suit la loi à la lettre près. Mais au cours d’une ronde de nuit, le guet voit ce qui semble être une explosion. Au petit matin, le patricien vient constate que des silhouettes sont calcinées sur les murs. Carotte et ses collègues croient qu’il s’agit là de l’œuvre d’un dragon, mais le patricien nie cette hypothèse et demande à ce que l’on abatte les murs en question…


Un Roman du Disque-Monde en BD – Au Guet !
Scénario : Terry Pratchett, Stephen Briggs
Dessins : Graham Briggs
Encrage : Graham Briggs
Couleurs : Graham Briggs
Couverture : Graham Briggs
Genre : Fantasy parodique
Editeur : Gollancz
Titre en vo : Guards! Guards! – A Discworld Graphic Novel
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Parution : 14 septembre 2000
Langue d’origine : anglais
Editeur français : L’Atalante
Date de parution : 01 septembre 2007
Nombre de pages : 122

Liste des épisodes
Guards! Guards! – A Discworld Graphic Novel

Mon avis : Voila une bande dessinée un peu particulière puisque l'on retrouve dans celle ci l’univers de Terry Pratchett, je veux bien évidement parler des Annales du Disque-Monde et, plus particulièrement, une histoire qui rappellera de très bons souvenirs aux nombreux fans du regretté auteur britannique puisque nous avons à faire a l’adaptation du cultissime Au Guet !, sans nul doute un des tous meilleurs ouvrages de la saga, rien que ça ! Bien évidement, chacun – ou presque – sait qu'il faut savoir se méfier des adaptations, et ce, dans tous les sens du terme : du film au roman, du roman au film, du film au jeu vidéo, de la BD au film etc. Disons le tout de suite, les gros ratages sont légions et la qualité n'est pas forcement au rendez vous... cela aussi, c'est de bonne guerre. Alors, que penser de cette retranscription de l'un des meilleurs tomes des Annales ? Et bien, disons que c’est sans la moindre surprise que nous pouvons affirmer que nous sommes a des années lumières de la qualité du roman du même nom. Déjà, il y a les dessins de Graham Briggs qui, en toute sincérité, sont loin d’être époustouflants, bien au contraire : ainsi, si les tronches des protagonistes marquent les esprits, les décors, eux, restent terriblement vides, quand a la mise en page, disons que l’artiste se contente du stricte minimum… Pour ce qui est du scénario, nous nous trouvons forcement en terrain connu puisqu'il s'agit d'une adaptation, et si, comme on pouvait s'y attendre, l'intégralité du roman ne se retrouve pas dans ces bande dessinée, cela ne gène en rien la compréhension du récit, même si les dernières pages, sont, a mes yeux, un peu vite expédiées. Mais bon, l’ensemble reste correct de ce coté là et si vous avez apprécié le roman original, vous prendrez sans nul doute un certain plaisir à relire les mésaventures du Capitaine Vimaire et de ses compagnons dans ce qui fut, pour rappel, leur toute première apparition. Mais alors, au final, qu'en penser ? Sincèrement, malgré tout mon attrait pour Pratchett, son univers et, bien entendu, le roman original, je me dois de reconnaitre que cette adaptation souffre de beaucoup trop de défauts, surtout pour ce qui est des dessins, pour que, vraiment, on puisse qualifier celle-ci de bonne. A réserver aux amateurs de curiosités et aux fans absolus du maître, oui, vous savez, ceux qui collectionnent absolument tout ce qui est en rapport avec leurs passions…


Points Positifs :
- Le plaisir, pour les fans de Terry Pratchett, de retrouver un de ses meilleurs volumes des Annales du Disque-Monde en bande dessinée.
- Les collectionneurs fous fans de Pratchett se jetteront bien évidement sur cette BD.
- Scénaristiquement, c’est du tout bon – même si l’on ne retrouve pas toute l’intensité du roman, bien évidement – mais cela est normal puisque Au Guet ! est un des meilleurs romans des Annales, et puis, c’est dans celui-ci où apparaissent pour la première fois Vimaire, Carotte et les autres.
- Les tronches des protagonistes.

Points Négatifs :
- Les dessins de Graham Briggs, loin d’être à la hauteur. Il faut dire qu’entre un style un peu bof, des décors vides, une colorisation pas attirante pour un sou et une mise en page d’une pauvreté affligeante, il est difficile d’accrocher à cette bande dessinée…
- Bien évidement, il s’agit d’une adaptation donc, même si le scénario reste bon, autant se jeter sur le roman original, bien plus complet.
- Uniquement réservé aux amateurs hardcore de Pratchett qui ne jurent que par lui et collectionnent tout sur son univers. Les autres, eux, n’auront surement pas envie de se lancer dans les Annales par le biais de cette bande dessinée.
- Histoire d’enfoncer le clou, je possède une édition dont les couleurs et les textes ont bavé sur certaines pages…

Ma note : 5,5/10

EMPIRE – LADY SHELLEY


EMPIRE – LADY SHELLEY

Les agents de l'Empire Saint Elme et Nodier décident de prendre l'identité d'espions anglais capturés, pour s'infiltrer au sein du quartier général des Indes. Leur but : découvrir qui se cache derrière ce général capable de battre Napoléon et ses stratégies, pourtant jugées brillantes. Seulement, sur le front maritime, les batailles se succèdent et la flotte française en vient à perdre de nombreux bateaux. En réchappe Surcouf, qui s'inquiète de ne pas avoir de nouvelles des 2 agents envoyés quelques semaines auparavant. Le corsaire part à leur rencontre... Pendant ce temps, les 2 collègues de fortune découvrent qu'une certaine Mary Shelley serait l'hôte de cette armée anglaise et protégerait le général fantôme. Afin d'achever sa mission, Saint Elme décide ainsi de faire plus ample connaissance avec elle. C'est ainsi qu'au moment où la vérité s'apprête à être levée, le palais est attaqué par une armée qui, étonnement n'est pas française…


Empire – Lady Shelley
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Chris Chuckry
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Uchronie, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 février 2007
Nombre de pages : 50

Mon avis : Après un premier volume plutôt sympathique qui lançait fort bien cette énième collaboration entre les sieurs Pécau et Kordey qu’est Empire, le second tome de la saga, Lady Shelley s’avère être le digne successeur de son prédécesseur. Ainsi, l’on retrouve, après un début dramatique où la flotte française est dévastée suite a un combat naval face aux britanniques, nos deux protagonistes principaux, Saint-Elme et Nodier sous des fausses identités, poursuivre leur enquête sur le mystérieux Général Fantôme, qui les entraînent, après maintes péripéties, en territoire ennemi et où de nouveaux personnages font leur apparition, en particulier, la sulfureuse et sensuelle Lady Shelley (la romancière qui écrivit Frankenstein) qui va forcement prendre une place importante dans l’intrigue. Celle-ci, passé l’élément de surprise du premier volume poursuit son petit bonhomme de chemin, sans démériter mais sans être exceptionnelle non plus. Le lecteur est en terrain connu, entre éléments Steampunk et surnaturel et, force est de constater que le mélange des deux, pour le moment, est encore assez équilibré et fort plaisant. Cependant, parfois, l’on se dit qu’un peu de sobriété ne serait pas du superflu tant l’auteur semble multiplier les sous entendus sur tel être légendaire ou autre citation romancière ou historique. Ce n’est pas forcement déplaisant, mais, parfois, on a l’impression que ce cycle prévu en trois volumes risque de ne pas pouvoir absorber toutes les intrigues secondaires esquissées. Mais bon, Lady Shelley n’en est pas moins un bon deuxième tome, sans surprises, certes, mais, doté de moments forts et qui nous permet de retrouver des personnages attachants et dont les relations entre eux, souvent amusantes, font beaucoup, autant que l’atmosphère générale, pour l’intérêt général.


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver la suite d’une série fort sympathique et qui ravira, sans nul doute, les amateurs de Steampunk et d’aventure sans grandes prises de têtes, surtout que, l’univers proposé ici est plutôt intéressant – Napoléon, pour rappel, a conquis les Indes.
- Après la mise en bouche du premier volume, où l’on faisait la connaissance des protagonistes, des enjeux et de l’univers en tant que tel, l’intrigue poursuit tranquillement son court dans se second tome, toujours aussi plaisante et, au passage, bourré de quelques scènes assez réussies.
- Les amateurs de Jean-Pierre Pécau apprécieront, bien entendu, ses multiples références historiques ou littéraires.
- Le duo composé de Saint-Elme et de Nodier, digne de celui des Mystères de l’Ouest.
- Une couverture tout aussi bonne que celle du premier volume, c’est-à-dire, fort réussie !

Points Négatifs :
- Même si je suis fan d’Igor Kordey, il faut reconnaitre que ce n’est pas dans Empire que celui-ci a fait son meilleur travail, le croate s’étant nettement amélioré depuis. Mais bon, au moins, il possède un style assumé, que l’on aime et pas.
- Il faut reconnaitre que, aussi sympathique soit-il, Empire n’est pas une grande bande dessinée. Disons, une bonne série B, c’est déjà cela, qui plaira aux amateurs du genre et qui laissera les autres complètement indifférents.
- J’aime bien l’habitude qu’a Pécau de nous asséner de multiples références dans ses scénarios, mais bon, par moments, c’est un peu trop, ce qui est le cas dans ce second volume où l’on passe du coq à l’âne par moments – un yéti !?

Ma note : 7,5/10

ANOTHER GREEN WORLD


ANOTHER GREEN WORLD

Brian Eno

1 - Sky Saw (Eno) 3:25
2 - Over Fire Island (Eno) 1:49
3 - St. Elmo's Fire (Eno) 3:02
4 - In Dark Trees (Eno) 2:29
5 - The Big Ship (Eno) 3:01
6 - I'll Come Running (Eno) 3:48
7 - Another Green World (Eno) 1:28
8 - Sombre Reptiles (Eno) 2:26
9 - Little Fishes (Eno) 1:30
10 - Golden Hours (Eno) 4:01
11 - Becalmed (Eno) 3:56
12 - Zawinul/Lava (Eno) 3:00
13 - Everything Merges with the Night (Eno) 3:59
14 - Spirits Drifting (Eno) 2:36


Another Green World
Musicien : Brian Eno
Parution : 06 septembre 1975
Enregistré : Juillet 1975 – Août 1975
Durée : 40:24
Genre : Art-Rock, Ambiant
Producteur : Brian Eno, Rhett Davies
Label : Island Records

Musiciens :
Brian Eno : chant, guitares, synthétiseurs, orgue, percussions, piano
Robert Fripp : guitares
John Cale : violon
Phil Collins : batterie
Percy Jones : basse fretless
Paul Rudolph : basse
Rod Melvin : piano

Mon avis : Etant apparu comme un magicien touche a tout et avant tout bidouilleur au tout début des années soixante dix au sein du génialissime Roxy Music, Brian Eno, celui qui préférait chanter et s’amuser sur son synthé au fond de la salle pendant les concerts du groupe compris vite le piège que celui-ci pouvait représenter pour lui et, au bout de deux albums, décida de prendre ses cliques et ses claques et de se lancer dans ce qu’il faut bien nommer une carrière solo. Auteur d’albums pops, mais surtout expérimentaux a souhaits, le sieur Eno, après des débuts où le format chanson était encore utiliser bascula très rapidement dans l’ambiant pur et dur tout en se lançant dans une très longue carrière – puisque non achevée – de producteur qui travailla tout bonnement avec les plus grands ; ainsi, que ce soit David Bowie et sa trilogie berlinoise, les Talking Heads, John Cale, Nico, Robert Fripp, U2 et beaucoup d’autres encore, depuis une quarantaine d’années, le nom de Eno est associé, a la fois aux plus grands, mais encore plus que cela – et accessoirement, on n’en parle pas assez dans le petit monde de la musique – son importance dans l’évolution de celle-ci est plus que majeure. J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog, de vous parler de celui qui est l’un de mes musiciens préférés (même s’il se prétend « non musicien »), que ce soit lors des critiques d’albums où il participait, mais surtout, bien évidement, dans ce qui est pour moi sa plus belle réussite, Before and After Science, et aujourd’hui, c’est d’un autre album du maitre que je vais vous parler. Pour beaucoup d’amateurs du sieur Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno, Another Green World est considéré comme étant son tout meilleur album, et il est évidant que j’ai put le constater en lisant diverses critiques et avis a son sujet sur bien des sites. Personnellement, j’ai donc avoué ma préférence pour une autre de ses productions, Before and After Science, donc, paru plus tard et qui, selon moi, représente la quintessence de son œuvre (ainsi que le fait que, de part sa structure, ressemble beaucoup a Low et Heroes), mais cela ne m’empêche pas de reconnaître que celui-ci, cet autre monde vert dont le titre plaira tellement a nos amis écolos, est tout bonnement exceptionnel. Another Green World est donc le tout premier album d’Eno où celui-ci quitte le format pop a proprement parlé ; bien évidement, pas complètement puisque les superbes mélodies dont il a le secret comme St. Elmo's FireGolden HoursI'll Come Running ou Everything Merges with the Night, par exemple, sont encore présentes (et cela se poursuivra par la suite) et c’est tout bonnement un plaisir sans nom que de les écouter, encore et encore, petites merveilles différentes en soient mais inoubliables, rehaussées fortement par le reconnaissable entre mille timbre de voix de Brian Eno, qui est certes tout sauf un grand chanteur, qui est certes limité, mais qui s’en sort tellement mieux et fait éprouver bien plus d’émotions que tant de pseudo chanteurs depuis des lustres. Mais ce qui fait la grande force de cet album, ce qui dénote indéniablement avec ses productions précédentes, ce qu’il fera de plus en plus par la suite, ce sont ses fameux instrumentaux (ici, nous n’en sommes heureusement pas encore a Music for Airports avec ses plages longues de dizaines de minutes) qui entrecoupent judicieusement l’album, qui le colorent de la plus belle des façons, certains assez rythmés, d’autres beaucoup moins, certains plutôt gais, d’autres bien plus sombres mais chacun indispensables, étonnants, novateurs a un point que l’on a parfois du mal a imaginer que tout cela fut enregistrer en 1975 (bigre, j’avais alors un an !). Ainsi donc, et accompagner de ses comparses, que ce soit Robert Fripp échapper de King Crimson et grand compère devant l’éternel, le ténébreux et lunatique John Cale accompagné de son violon (forcement) et même Phil Colins qui a l’époque, se contentait de faire ce qu’il faisait de mieux, c'est-à-dire, jouer de la batterie et surtout pas chanter, Brian Eno nous offre là un sublime album, qui marqua indéniablement l’univers musical a venir. Et pour la petite histoire, il est à noter que celui qui affirmait être tout sauf un musicien s’en sort plutôt très bien dans cet album, jouant de multiples instruments assez variés et, sur de nombreux titres, étant seul ou presque aux manettes. Plus de quarante ans après, Another Green World n’a rien perdu de sa force et fait partie de ces albums que l’on écoute et réécoute en boucle, afin d’essayer de découvrir de nouveaux sons, des mélodies, des instruments qui nous auraient précédemment échappées (et ca marche). Bien évidement, pour les plus jeunes d’entre nous, cet album de Brian Eno ne leur dira pas grand-chose, les laissera probablement de marbre pour la plus part, habitués qu’ils sont a des genres et des sons complètement différents, mais il serait peut être temps qu’ils apprennent qu’a la base, il y avait des bidouilleurs de génies qui, il y a trente ans, ont créer les prémices de la musique d’aujourd’hui, et que parmi ceux-ci, Brian Eno était l’un des plus grands.


Points Positifs :
- Le premier chef d’œuvre de Brian Eno, tout simplement ! Il faut dire qu’après un début de carrière solo prometteur et quelques bons albums, le sieur Eno, avec Another Green World, quitte petit a petit le format pop traditionnel pour une expérimentation de plus en plus poussée, genre qui trouvera son apothéose dans Before and After Science et, bien entendu, dans la fameuse  Trilogie Berlinoise de David Bowie.
- Une ambiance particulière, par moments proche de l’enchantement, des titres qui oscillent entre chansons et instrumentaux mais qui, pris dans leurs ensembles, forment une belle réussite.
- Eno chante peu dans cet album – uniquement dans St. Elmo's FireGolden HoursI'll Come Running ou Everything Merges with the Night – cependant, ces titres n’en restent pas moins de magnifiques pépites !
- Comme a son habitude, Brian Eno s’entoure fort bien : Robert Fripp, John Cale, Phil Collins, excusez du peu…

Points Négatifs :
- Dommage que certains instrumentaux n’aient pas été davantage développés et soient aussi courts, sans cela, cet album aurait été parfait.
- Bon, on ne peut pas vraiment dire que cette pochette soit grandiose…

Ma note : 8,5/10

vendredi 15 juin 2018

13 REASONS WHY – SAISON 2


13 REASONS WHY – SAISON 2      

Le procès de l'affaire Hannah contre le lycée Liberty commence. Tyler est le premier témoin à la barre et témoigne en toute honnêteté. Skye et Clay sont en couple, mais Clay commence à voir des apparitions d'Hannah. Bryce est désormais en couple avec Chloë, cheerleader des Liberty Tigers. Kevin Porter, le CPE, confronte violemment Bryce dans les toilettes du lycée à propos du viol d'Hannah, la rencontre est interrompue par le coach sportif. Jessica reprend le chemin du lycée, ainsi qu'Alex, qui a survécu de sa tentative de suicide, au prix d'une perte de la mémoire des derniers mois et du contenu des cassettes d'Hannah. Tony se voit confier la lettre qu'Hannah lui avait donnée le soir de son suicide, lettre qu'il brûlera plus tard. Clay retrouve un cliché de Polaroid dans son casier, avec une note au dos disant : « Hannah n'était pas la seule ». Témoin du jour : Tyler Down. Il parle de la très mauvaise ambiance au lycée. Il révèle qu'il souhaitait être l'ami d'Hannah et qu'il avait fait une séance photo sobre avec elle. Le soir où il l'avait photographiée à son insu, il avoue que Hannah avait pris des photos de sa poitrine et qu'elle les avait sans doute envoyées à quelqu'un.


13 Reasons Why – Saison 2
Réalisation : Brian Yorkey
Scénario : Tom McCarthy
Musique : Eskmo
Production : July Moon Productions, Kicked to the Curb Productions, Anonymous Content et Paramount Television
Genre : Drame
Titre en vo : 13 Reasons Why – Season 2
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 18 mai 2018 – 18 mai 2018
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 56 minutes

Casting :
Dylan Minnette : Clay Jensen
Katherine Langford : Hannah Baker
Christian Navarro : Tony Padilla
Alisha Boe : Jessica Davis
Brandon Flynn : Justin Foley
Justin Prentice : Bryce Walker
Miles Heizer : Alex Standall
Ross Butler : Zach Dempsey
Devin Druid : Tyler Down
Amy Hargreaves : Lainie Jensen
Derek Luke : Kevin Porter
Kate Walsh : Olivia Baker
Josh Hamilton : Matt Jensen
Brian d'Arcy James : Andy Baker
Michelle Selene Ang : Courtney Crimsen
Sosie Bacon : Skye Miller
Anne Winters : Chloé Rice
Bryce Cass : Cyrus
Steven Weber : le principal Gary Bolan
Mark Pellegrino : shériff Standall
Henry Zaga : Brad
Steven Silver : Marcus Cole
Tommy Dorfman : Ryan Shaver
Ajiona Alexus : Sheri
Keiko Agena : Pam Bradley
Brandon Larracuente : Jeff Atkins
Timothy Granaderos : Montgomery de la Cruz
Jake Weber : Barry Walker
Brenda Strong : Nora Walker
Meredith Monroe : Carolyn Standall
R.J. Brown : Caleb
Chelsea Alden : Mackenzie
Allison Miller : Sonya Struhl
Brandon Butler : Scott Reed
Samantha Logan : Nina Jones
Kelli O'Hara : Jackie
Ben Lawson : Rick Wlodimierz

Mon avis : Dans ma critique de la première saison de 13 Reasons Why, que j’ai publié en août dernier, j’avais émis ce qui me semblait comme étant une évidence, c’est-à-dire, que si cette série s’était limitée à une seule saison, elle aurait été proche de la perfection. Hélas, comme je m’y attendais, cette suite, qui n’était pas nécessaire, est venue confirmer mes craintes, pire, en découvrant qu’une troisième saison était prévue, mon désarroi n’en fut que plus grand, alors que, à la base, 13 Reasons Why avait pourtant tout pour faire partie de ces séries qui marquent les esprits. Mais procédons par le commencement et revenons donc au final de la première saison… Les treize cassettes laissées par Hannah Baker ont été écoutées, le spectateur connait enfin le fin mot de l’histoire et les causes – multiples – pour lesquelles la jeune fille a mis fin a ses jours. Bref, une fin acceptable et qui se suffisait à elle-même. Hélas, mille fois hélas, comme nous vivons dans un monde où l’argent est roi, les producteurs de la chose ont compris que le filon était prometteur et nous ont donc pondus une suite qui, en toute sincérité, est à mille lieux de la qualité de la première. La faute, donc, a un développement scénaristique qui ne se justifiait guère – même s’il faut reconnaitre qu’il y avait néanmoins quelques bonnes choses, il faut être objectif – a des épisodes souvent beaucoup trop longs, un protagoniste principal de plus en plus tête a claques et a une fin tellement ridicule qu’elle en est devenue navrante et aura été le coup de grâce porté a une série que j’avais tant aimée l’année passée. Car cette fin… mon Dieu, cette fin… si encore, tout cela se serait achevé par une tuerie de masse, si la plupart des personnages y étaient passés, pourquoi pas ? Mais là, ce bon a rien schizophrène de Clay Jensen qui empêche Tyler de faire un carton, franchement… C’est d’un pathétique… Cela est tout de même dommage car, comme je l’ai dit, à la base, 13 Reasons Why était une bonne série, traitant fort bien, au passage, du harcèlement scolaire, du viol, etc. De plus, dans cette seconde saison, tout n’est pas à jeter, loin de là, et entre ce salopard de Bryce qui, au vu de ses origines, s’en sort, la relation entre Hannah et Zach sans oublier des personnages sympathiques comme Jess, Alex et Justin, certains épisodes, certains déroulements scénaristiques étaient bons, voir même très bons, hélas, quand on voit le niveau des défauts, beaucoup trop élevé, tout cela ne suffit pas a sauver la mise a une saison dont, franchement, on aurait put se passer… et dire qu’une troisième saison est prévue… mais a quoi bon !?


Points Positifs :
- Le fil conducteur de cette seconde saison, c’est-à-dire, le procès entre la famille de Hannah Baker et le lycée est plutôt captivant à suivre, surtout au vu de la manière dont celui-ci s’achève. Mal, bien entendu, pour les parents de Hannah, mais ce n’est guère une surprise…
- Autre excellente idée dans cette seconde saison : faire que Bryce Walker s’en sorte. Certains trouveront cela terriblement injuste, mais bons, soyons objectifs, n’est ce pas ainsi que cela se passe dans le monde réel, surtout quand on est issu d’une famille aisée et que l’on a de quoi se payer les meilleurs avocats ?
- Quelques bonnes idées comme la révélation de la relation sentimentale entre Hannah et Zach, pas si absurde que cela d’ailleurs.
- Quelques protagonistes sortent franchement du lot : Jess, Alex, Justin, Zach et, bien entendu, dans un rôle de salaud finit, Bryce.
- Coté acteurs, il n’y a rien à redire et force est de constater qu’ils sont tous franchement bons dans leur rôles respectifs.

Points Négatifs :
- Mais pourquoi ont-ils abandonnés l’idée d’une tuerie de masse pour le final ?! Franchement, aussi horrible aurait-elle été, un massacre aurait été parfait, surtout que, là, une troisième saison se serait justifiée – histoire de revenir, par exemple, sur le traumatisme des survivants.
- Clay Jensen… lui, je le déteste ! Déjà, dans la première saison, je n’étais pas vraiment fan du personnage, mais là, ce fut le pompon avec ses airs supérieurs et a faire la morale à tout le monde, sans oublier que c’est un sacré schizophrène – bah quoi, parler a une morte, vous trouvez cela normal ?
- Le confirmation, hélas, qu’une suite ne se justifiait guère…
- Certes, ils sont restés sur l’idée de treize épisodes mais par moments, qu’est ce que c’était long tout cela, surtout en milieu de saison.
- Hannah Baker, elle m’aura gonfler au bout d’un moment… j’espère qu’on ne la reverra plus !

Ma note : 7/10
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