mercredi 23 avril 2014

David Moyes viré de Manchester United


Il y de cela quasiment un an, début mai 2013 et alors que son club fêtait un énième titre de Champion d’Angleterre, le légendaire Sir Alex Fergusson annonçait, finalement, qu’il mettait un terme à sa carrière d’entraineur afin de pouvoir prendre une retraite bien méritée. L’annonce, attendue depuis quelques années, n’était pas vraiment une surprise et en partant avec un dernier trophée à la clef, Fergusson ne pouvait pas mieux choisir son départ. Mais le vieil écossais ne se contenta pas d’une telle annonce puisque, au même moment, on apprenait que son successeur, forcément choisi avec son aval, était un certain David Moyes, écossais de son état lui aussi et manager, jusqu’à alors d’Everton avec qui il obtenait des résultats que l’on qualifiera de corrects. Bien évidemment, comme je le disais alors, il n’était pas évidant de passer après une telle légende qui, à la tête de Manchester pendant presque trois décennies, avait tout gagné avec le club : cela aurait le cas avec n’importe quel entraineur plus prestigieux d’ailleurs et, sur ce point, je pense que tout le monde sera d’accord avec moi…

Bien évidemment, comme tous les amateurs de ballon rond le savent bien, cette saison de tous les dangers s’avéra fatale pour le pauvre David Moyes puisque, avec un effectif plus que vieillissant composée de vieilles gloires et de joueurs peu motivés voir peu talentueux, Manchester erra, telle une âme en peine, tout au long de la saison, ne brillant finalement que sur la scène européenne où il tomba les armes à la main face au tenant du titre, le Bayer de Munich, en quarts de finales de la Champions League. Et suite à une énième défaite en championnat face à… Everton… et la forte possibilité, désormais, que le club ne se qualifie pas pour une compétition européenne la prochaine saison, David Moyes, dont on devinait de plus en plus qu’il ne ferait pas long feu, se fit virer comme un malpropre alors qu’il ne restait plus que quatre journées. Sincèrement, pour ce que cela va changer…

Alors bien sûr, au vu des piètres résultats cette saison, qu’un entraineur se fasse limoger n’est pas une surprise, cela arrive régulièrement un peu partout en Europe chaque année, mais ce qui choque, surtout, c’est que cela arrive dans un club comme Manchester United où le dernier manager en date, Sir Alex donc, occupa son poste pendant… 27 longues années, et que, pour rappel, ses débuts ne furent pas glorieux, bien au contraire. Mais bon, pour rappel, lorsque Fergusson prit en main Manchester, au milieu des années 80, l’effectif était composé d’une sacrée bande de bras cassés et d’alcooliques, et ce fut donc de très bas qu’il put, petit à petit, le faire monter jusqu’à ce que le club devienne l’une des meilleures équipes de la dernière décennie. Et c’est justement une équipe du top, où supposée telle, que David Moyes reprit en main, et là, c’était un autre problème…

Oui, supposée telle car malgré ce titre de champion glané par Manchester United la saison passée, comment ne pas reconnaitre la part de responsabilité de Sir Alex Ferguson dans la catastrophique saison actuelle ? Comment ne pas le pointer du doigt en rappelant qu’il refusa, lors des dernières saisons, de rajeunir l’effectif, gardant jusqu’au bout bon nombre de joueurs vieillissants ou en prêt retraite ? Car bon, pour un Giggs et un Scholes vaillant jusqu’au bout, combien de jeunes pour prendre la relève, combien de nouvelles stars pour maintenir le club au plus niveau ? Van Persie ? Encore un blessé chronique… Alors oui, je ne nie pas que David Moyes a sa part de responsabilité dans cet échec, mais Ferguson et bon nombre de joueurs également, voire davantage !

David Moyes n’aura donc pas fait une saison complète et aura été limoger comme un malpropre tandis que Manchester, redevenu un club comme les autres, risque d’avoir bien du mal à retrouver son niveau d’antan sans l’arrivée d’un entraineur à poigne, plus prestigieux, et surtout, un grand nettoyage au sein de l’effectif afin de virer tous les inutiles qui le composent, et sincèrement, ils sont légions. Jusqu’à la fin de saison, Giggs, aidé de ses vieux comparses Butt, Neville et Scholes, reprend l’équipe en main et franchement, je leur souhaite bien du courage car si mon club de cœur est bien évidement Benfica, j’éprouve depuis très longtemps un fort attrait pour Manchester qui est, en quelque sorte, mon second club. Alors bien sûr, je ne sais pas si Giggs et compagnie seront encore à la tête du club pour la saison prochaine ou si un entraineur de renom prendra le relai, mais la seule chose que j’espère, c’est que Manchester United retrouve les sommets assez rapidement, mais bon, ca, c’est une autre histoire qui pourrai bien etre compliquée… 

lundi 21 avril 2014

Fin des vacances


Eh oui, comme il est coutume de le dire, toutes les bonnes choses ont une fin et quand on parle de vacances, bien entendu, on parle de bonnes choses, voir même, ne cachons pas notre plaisir, de très bonnes choses même ! Mais bon, que voulez-vous, ainsi est la vie et comme je ne suis pas rentier et que je ne gagnerais probablement jamais à l’Euromillion – déjà, vu que je ne joue pas, je ne risque pas de gagner quoi que ce soit… enfin, disons que je ne perds rien du coup – même si cela ne m’enchante guère, demain matin, à 5h30, j’aurai l’immense plaisir de me réveiller et de reprendre le chemin du travail, le sourire aux lèvres… euh, non, sans le sourire, cela va de soi ! Enfin bon, les vacances sont finies, je ne me plains pas malgré cela car après tout, elles furent, par le biais du vendredi pris avant et de ce lundi de Pâques, un peu plus long que d’habitude et puis bon, même si avec les prochaines élections qui approchent fin mai – les Européennes, vous savez, celles où personne ne vote – et juin qui, point de vu boulot, il y a toujours fort à faire, vu que l’été approche à grand pas et que, début juillet, je serais une fois de plus en vacances, je relativise fortement le fait de reprendre le travail ; après tout, ce n’est pas la mine non plus… mais bon, après, y aller avec le sourire, c’est une autre chose…

SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI


SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI

Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!!


Sur la piste du Marsupilami
Réalisation : Alain Chabat
Scénario : Alain Chabat et Jeremy Doner
Musique : Bruno Coulais
Production : Chez Wam, Pathé, TF1 Films Production
Genre : Comédie
Titre en vo : Sur la piste du Marsupilami
Pays d’origine : France, Belgique
Parution : 4 avril 2012
Langue d'origine : français
Durée : 105 min

Casting :
Jamel Debbouze : Pablito Camaron
Alain Chabat : Dan Geraldo
Fred Testot : Hermoso vieux / Hermoso jeune
Lambert Wilson : Général Pochero
Géraldine Nakache : Pétunia
Liya Kebede : Reine Paya
Patrick Timsit : Caporal
Aïssa Maïga : Clarisse Iris
The Great Khali : Bolo
Jacques Weber : Papa Dan

Mon avis : Ici, l’affaire était entendu avant même que je regarde ne serait-ce qu’une seule minute de ce… euh, film… puisque, non seulement, je n’attendais strictement rien de cette adaptation d’une bande dessinée qui ne m’a jamais intéressé, le Marsupilami, mais surtout, pour les hommes coupables, car oui, selon moi, ils sont coupables, d’avoir osé nous pondre cette… chose : Alain Chabat derrière la caméra, Alain Chabat devant la caméra, car bon, comment dire, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et, pire encore, Jamel Debbouze qui est à l’humour ce que François Hollande est au sexappeal, c’est-à-dire, son antithèse la plus flagrante. Ensuite, il y a des moments où je ne peux m’empêcher de me dire que je dois etre soit maso, soit fou, soit les deux à la fois, car bon, je savais parfaitement où je mettais les pieds, mais bon, mes enfants avaient déjà vu ce… euh film… ils avaient aimé (franchement, j’ai loupé un truc) et comme ils avaient envie de le revoir, je me suis laisser tenter, ne serait-ce que pour voir à quel point cette… chose était mauvaise, et je ne me suis guère tromper. Alors certes, je sais que certains ont aimé cette version du Marsupilami, je sais également que certains ne jurent que par cet… euh, humour… a la Alain Chabat, et comme on dit, les gouts et les couleurs ne se discutent pas. Mais là où je ne suis pas d’accord, c’est au sujet des critiques de la presse, franchement bonnes au vu du contenu de ce qu’il faut bel et bien appeler un navet : là, on sent le copinage entre Chabat et ses potes journalistes, comme quoi, ça marche les amitiés dans le milieu, en tous cas, ca permet de dire du bien d’une bouse monumentale. Car en toute sincérité, si  ce Marsupilami n’est pas le pire film qu’il m’a été donné de voir au cours de ma vie, c’est que dans la catégorie navets et autres bouses, ils sont légions car ici, tout est mauvais, les acteurs devraient prendre des courts de ceux d’AB Productions, certaines blagues font sourire, certes, mais a 90%, elles tombent à plat, du moins, si l’on a plus de dix ans, l’intrigue est ridicule et, si ce n’était la scène – débile, j’en conviens – où Lambert Wilson chante grimé en Céline Dion, il n’y aurait rien, mais alors, vraiment rien à tirer de cette chose… Mais au fait, en ces temps de crise économique où l’on ne cesse de nous dire qu’il faut faire des économies, combien aura couté cette bouse ?!


Points Positifs :
- Bon, allez, je reconnais que le Marsupilami est bien fait, mignon, etc. Mais bon, à notre époque, avec les effets spéciaux, c’est le contraire qui aurait été grave.
- Lambert Wilson travesti en Céline Dion : j’ai honte mais j’ai rigolé à ce moment-là…

Points Négatifs :
- Tout simplement nul de bout en bout, que ce soit le scénario, débile au possible, le pseudo-jeu des acteurs, les blagues, inférieures à celles que l’on trouve dans les Carambar et les références, qui tombent toute a plats…
- Alain Chabat est aussi mauvais en tant qu’acteur que réalisateur ; cela s’est confirmer une fois de plus.
- Je sais qu’avec Jamel Debbouze, je suis parti pris car je ne l’aime pas, cependant, autant j’ai pu l’apprécier (enfin un peu) dans d’autres films, autant ici, c’est du Jamel de bas étage et sans le moindre intérêt…
- L’impression fascinante, en regardant ce film, de faire un bond dans les années 70, époque bénie du cinéma français où sont sortis des chefs d’œuvres absolus comme les films des Charlots et autres navets du même genre.
- Et pour enfoncer le clou, la presse, copine du sieur Chabat, chante les louanges de cette chose…

Ma note : 1/10

Benfica Champion – Les photos









Histoire de fêter comme il se doit ce trente-troisième titre de Champion du Portugal glaner par Benfica dont je vous ai parler dans mon billet précédant, publié en fin de matinée, et de marquer un peu le coup, j’ai tenu à vous proposer quelques clichés de la fête des joueurs et des supporters de Benfica qui eut lieu hier soir, après le match et la victoire face à Olhanense – 2-0, doublé de Lima – qui leur a offert le championnat a trois journées de la fin. Des instants de bonheur, bien évidemment, pour tous les supporters de ce grand club et qui, ma foi, le méritaient bien, surtout après les désillusions de la saison passée ; en tous cas, ça fait un bien fou d’etre champion et j’espère que cette fois ci, ce titre sera le premier d’une longue série ?!

Benfica Champion du Portugal


Bien évidemment, la chose était attendue, d’ailleurs, cela faisait quelques semaines que chaque supporter de Benfica attendais la confirmation de ce que tout le monde attendait, c’est-à-dire, l’obtention de ce trente-troisième titre de Champion du Portugal : sept points d’avance sur le second, le Sporting, revenu de l’enfer cette saison, depuis pas mal de temps, il suffisait juste que, mathématiquement, la chose soit entendu pour célébrer un titre, ma foi, plutôt mérité. Mais bien entendu, au vu de ce qui s’était passé lors des dernières saisons et surtout, lors de la dernière où, en deux semaines, Benfica perdit coup sur coup Championnat, Europa League et Coupe du Portugal, ce qui représenta, forcément, un traumatisme majeur à la foi pour les joueurs comme pour les supporters, la méfiance était au rendez-vous ; et quelque part, heureusement qu’elle était présente cette méfiance, après tout, ne dit-on pas que l’on apprend avec les erreurs du passé ? Car avec celle-ci et sans un coup de bol monumental pour Porto, Benfica aurait été champion la saison passée, mais cette saison, pas de fête programmée à l’avance, un peu plus de respect pour ses adversaires et un Jésus qui, ma foi, aura enfin appris à gérer son équipe…

Et donc, le résultat final fut ce titre de champion, amplement mérité et que l’on ne peut discuter – meilleure attaque, meilleure défense, meilleurs résultats européens – en dehors des traditionnels fanatiques des autres clubs, et qui sincèrement, fait franchement plaisir, ne serait-ce que pour l’immense frustration que représenta la fin de saison passée. Pourtant, les choses ne furent pas simples, bien au contraire, et d’ailleurs, je le reconnais, au début de saison, je fus l’un des plus grands critiques du maintien de Jorge Jésus et même, donnait le championnat pour perdu dès le mois de… septembre ! Il faut dire qu’à l’époque, Benfica avait fort mal débuté le championnat, possédant alors cinq points de retard sur Porto, ce qui, en temps normal, est suffisant pour que ces derniers l’emportent. Mais suite à un ensemble de changements, écroulement de Porto, franchement a la ramasse cette saison, et montée en puissance de Benfica qui se mit, au bout de quelques mois, à jouer de fort belle manière – je mets le Sporting de côté car même si ce dernier finira second, lors de chaque confrontation avec Benfica, il n’y eut pas photo même si leur saison fut plus que méritante – les choses s’inversèrent et l’impossible eut lieu : Benfica reprit la tête et… ne la lâcha plus. Pourtant, même ainsi, je fus toujours méfiant, n’osant croire en cette équipe, trop échaudé, de toutes façons, par les cruelles désillusions des saisons passées, allant même jusqu’à publier un billet au titre évocateur : Benfica premier en février, second en mai ? Eh ben non, en mai, Benfica sera toujours premier, je me suis tromper sur toute la ligne, on peut me railler pour cela mais franchement, je préfère largement me tromper dans ce sens-là quitte à reconnaitre pas la suite mon erreur de jugement que de faire la fête avant l’heure et d’être cruellement déçu…

Quoi qu’il en soit, l’heure maintenant est, naturellement, a la fête et la nation benfiquiste peut enfin retrouver le sourire, mais bon, malgré ce titre de champion, il ne faudrait pas oublier que la saison n’est pas finie, loin de là, que Benfica est encore en lice dans trois autre compétitions, Coupe du Portugal où il jouera la finale après avoir battu de belle manière Porto il y a quelques jours, la Coupe de la League où ils joueront les demi-finales contre… Porto, encore, et surtout, l’Europa League où il recevra la Juventus de Turin, jeudi prochain ; et tout cela, sans Salvio, encore une fois blessé et qui ne jouera plus de la saison. Bref, encore trois titres en jeu, dont un, l’Europa League bien entendu, plus important que les autres même s’il est le plus compliqué à remporter. Alors, stoppons un peu les festivités car il y a encore d’importants matchs à jouer, et surtout, à remporter !

Le gain de ce championnat me fait naturellement plaisir mais bon, pour ce qui est de la saison prochaine, j’espère vraiment que dirigeants, entraineurs et joueurs auront appris des erreurs du passé car, pour rappel, la seule et unique fois que j’avais eu l’occasion de fêter un titre de Benfica sur ce blog, c’était en mai 2010 ; bref, quatre longues années d’attente et bien des déceptions depuis, alors, pour la saison prochaine, je ne veux qu’une seule et unique chose, que Benfica confirme, une bonne fois pour toutes, en remportant à nouveau le championnat. Ce n’est pas la première fois que je désire une telle chose mais bon, pour reprendre la mainmise sur le football portugais, Benfica ne peut se contenter d’un titre tous les quatre ou cinq ans…

Pour en finir, je tennais naturellement à rendre hommage à trois personnes qui nous quitter ces derniers mois et qui, bien évidemment, auraient été heureuses de ce trente-troisième titre de champion de Benfica : le légendaire Eusébio, décédé en début d’année, forcément, le grand Mário Coluna, mort lui en février dernier, deux anciens joueurs du club, et, pour finir, mon père, décédé lui en aout dernier et qui n’aura pas eu la joie de connaitre cette belle victoire… Pour eux, et surtout pour mon père, ce titre ne peut qu’etre un bel hommage…

dimanche 20 avril 2014

LE LION DE MACÉDOINE – LA MORT DES NATIONS


LE LION DE MACÉDOINE – LA MORT DES NATIONS

Quelques années plus tard, Parménion, devenu le strategos, et reconnu comme l’un des plus grands généraux de son temps, vit à Thèbes, où le destin semble enfin le laisser en paix. Il est l’un des principaux conseillers d’Epaminondas, qui dirige la cité. C’est là qu’il rencontre pour la première fois Philippe, appartenant à la famille royale de Macédoine et détenu comme otage. Lorsqu’un concours de circonstance propulse ce dernier sur le trône d’une Macédoine moribonde, notre héros décide d’entrer à son service…


Le Lion de Macédoine – La Mort des nations
Auteur : David Gemmel
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1990
Edition Poche : 30 octobre 2002
Titre en vo : Lion of Macedon
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 341

Mon avis : Dans la critique du premier tome de cette excellente œuvre de Fantasy/mythologique qu’est Le Lion de Macédoine, l’un des superlatifs qui revenait le plus souvent était le mot captivant ; il faut dire que si ce n’est évidemment pas la première fois que cela m’arrive au cours d’une lecture, cela faisait tout de même un certain temps que je n’étais pas aussi emballer par une œuvre, au point d’avoir le plus grand mal à la lâcher en cours de route, d’où également le fait que, par exemple, ce second volume du Lion de Macédoine, je me le suis dévorer grosso modo en deux soirées. Mais David Gemmel, ici, fait fort, très fort même et plus j’avance dans l’intrigue (et actuellement, j’en suis à la centième page du troisième tome), plus je comprends l’ensemble des louanges que j’ai pu lire depuis des années au sujet de cette œuvre, et si les débuts de la saga démarraient fort bien, cette suite directe, qui en fait, n’en est pas vraiment une (en VO, c’est un seul et unique tome : Lion of Macedon), nous entraine encore plus loin dans une intrigue passionnante au possible. Et pourtant, il y a des changements, et pas des moindres : déjà, encore de nouveaux sauts dans le temps avec un Parménion qui prend de l’âge et gagne en renommé, ensuite, s’il faut définitivement dire adieu à certains protagonistes du premier tome, d’autres font leur apparition et pas des moindres puisque, avec Philippe de Macédoine, c’est quasiment un second personnage principal auquel on a droit avec ses propres chapitres, qui, accessoirement, sont nombreux. En effet, ici, tandis que l’action passe de Thèbes a la Macédoine, le père de qui vous savez (hein, mais Alexandre le Grand bien sûr !) devient presque le protagoniste principal de ce second tome et passé la surprise, ma foi, la chose ne m’a pas trop gêné, surtout que Parménion, comme il fallait s’y attendre, n’est pas bien loin… Et pendant que ce petit royaume du nord de la Grèce, considérer comme semi-barbare, prend son envol, l’intrigue principale, elle, évolue, et que de belle manière : le dieu du chaos va enfin s’incarner, et si l’identité de son hôte en surprendra plus d’un, celle de son père encore plus ! Ajoutons à cela une certaine personne que notre brave Parménion croit morte depuis des décennies, un Aristote aux antipodes de la figure historique et surtout, tout un tas de certitudes qui volent en éclat vers la fin et on obtient au final un second tome aussi bon que son prédécesseur et qui vient confirmer tout le bien que je pensais de cette saga ; puisse la suite etre à la hauteur de ces débuts tonitruants !


Points Positifs :
- L’intrigue fait un bon significatif dans le temps, on change de lieux et de personnages pour la plupart et franchement, ce renouveau est fort bienvenu, apportant un second souffle à la saga, surtout que les nouvelles têtes, nombreuses, sont fort intéressantes.
- L’importance prise par Philippe de Macédoine, ici, co-héros de l’histoire et qui apparait au moins autant de fois que Parménion ; bonne idée de la part de Gemmel mais en plus, cela permet de mettre en avant une figure historique qui, en temps normal, passe en second plan puisque beaucoups ne le considèrent que comme étant que le père d’Alexandre le Grand, oubliant au passage son importance dans la montée de la Macédoine et de la mainmise de celle-ci sur la Grèce.
- Les révélations finales sont savoureuses : ainsi, entre l’identité de celui qui accueillera l’âme du dieu du chaos, mais aussi, la surprise quand a l’identité de son véritable père sans oublier tout ce que cela entraine pour Tamis qui, du coup, s’est trompé sur toute la ligne, c’est un véritable régal.
- Des dialogues toujours aussi percutants et savoureux.
- Magie et fantastique prennent de plus en plus d’importance dans l’histoire.
- Un Aristote pour le moins singulier et inattendu.

Points Négatifs :
- Toujours ce côté narratif qui fait davantage la part belle à l’action qu’a la description mais franchement, au bout de deux tomes, je me suis fait une raison et cela ne me gènes plus vraiment.
- Il se peut que tous ces sauts dans le temps narratifs en gênent certains…

Ma note : 8,5/10

PRIMEVAL – SAISON II


PRIMEVAL – SAISON II

Des créatures préhistoriques apparaissent aux quatre coins de l'Angleterre. Entre plusieurs époques des portes temporelles s’ouvrent d’un coup, sans explication. Bon nombre d'animaux disparus depuis plusieurs millions d'années réapparaissent et sèment le trouble dans la ville. Le paléontologue Nick Cutter qui a créé une équipe de chercheurs pour étudier et comprendre ces évènements, revient, suite à une mission au Crétacé, dans un présent modifié. Claudia Brown n'est plus, tout comme le Ministère de l'intérieur, remplacé par le CRA (Centre de Recherche sur les Anomalies). Mais Nick doit laisser de côté ses émotions quand une anomalie apparaît dans un centre commercial, puis est franchie par des Raptors.


Primeval – Saison 2
Réalisation : Cillia Ware, Jamie Payne, Mark Everest, Andrew Gunn, Nick Murphy, Richard Curson Smith, Tony Miichell, Matthew Thompson et Robert Quinn
Scénario : Tim Haines, Adrian Hodges, Paul Mousley, Steve Bailie, Bev Doyle, Richard Kurti, Cameron McAllister et Paul Farrell
Musique : Dominik Scherrer et Stephen McKeon
Production : ITV Productions, Impossible Pictures, Pro 7, Treasure Entertainment, M6 Films
Genre : Fantastique, science-fiction, action
Titre en vo : Primeval
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : ITV1
Diffusion d’origine : 12 janvier 2008 – 23 février 2008
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 7 x 45 minutes

Casting :
Douglas Henshall : Professeur Nick Cutter
James Murray : Stephen Hart
Juliet Aubrey : Helen Cutter
Andrew Lee Potts : Connor Temple
Hannah Spearritt : Abby Maitland
Lucy Brown : Jenny Lewis/Claudia Brown
Karl Theobald (en) : Oliver Leek
Ben Miller : James Lester
Naomi Bentley (en) : Caroline Steel

Mon avis : Il y a de cela environ un mois, je vous parlais sur ce même blog d’une série sortie sur le petit écran il y a de cela quelques années mais que je n’avais découvert que très récemment, Primeval ou Nick Cutter et les portes du temps en français ; le principe, pour ceux qui ne connaitraient pas, était plutôt simple (enfin, pour les amateurs de SF j’entends bien) puisque, en Grande-Bretagne, des portails spatio-temporels ouvrant vers le passé ou le futur de notre planète s’ouvraient, permettant ainsi à des créatures diverses de parvenir à notre époque et de créer bien des soucis aux autorités, comme on pouvait s’en douter. Pour percer le mystère de ces anomalies, comme elles sont surnommées dans la série, un paléontologue, Nick Cutter, a la tête d’une équipe disparate et sous les ordres des services secrets. Bref, une série que certains jugeront tirée par les cheveux mais qui, ma foi, n’en était pas moins plutôt agréable et plaisante à regarder, surtout pour les nombreuses créatures préhistoriques qui y faisaient leur apparition. Du coup, et suite à un excellent dernier épisode, une seconde saison vie le jour, saison que j’ai regardé intégralement lors de mon séjour corrézien en compagnie de mes enfants, fan de Primeval, et, ma foi, force est de constater que si une fois de plus, on ne peut pas dire que les producteurs aient été généreux point de vu du nombre d’épisodes – tout juste 7 contre 6 lors de la première saison – pour le reste, c’est toujours aussi bon voir même davantage. En effet, malgré un départ pour le moins discutable avec la problématique Jenny Lewis/Claudia Brown (qui peut croire qu’une intervention au Crétacé bouleversera l’existence d’une personne, 65 millions d’années plus tard ?!), assez rapidement, la série repart sur les chapeaux de roue, sans aucun temps mort et ce, jusqu’aux deux épisodes qui la concluent et qui, franchement, entre révélations de complots, trahisons et mort d’un personnage principal, méritent vraiment le détour. Ajoutons à cela des créatures toujours aussi bien réalisées et un casting plaisant et vous comprendrez que, même s’il faut tout de même relativiser les choses et que ce n’est pas non plus un chef d’œuvre, j’ai une fois de plus accroché à cette nouvelle saison de Primeval ; bon, et maintenant, la troisième ?!


Points Positifs :
- Tous les points positifs de la première saison sont une fois de plus au rendez-vous : ainsi, que ce soient les effets spéciaux qui nous permettent d’admirer toutes ces créatures préhistoriques (enfin, pour certaines), les acteurs, toujours aussi bon et l’ambiance générale, il n’y a rien à redire.
- Le scénario, s’il gagne en complexité, devient plus intéressant et se conclu magistralement avec les deux derniers épisodes de la saison, tout bonnement excellents.
- On sent que la production a davantage de moyens en comparaison de la première saison : les décors sont plus variés ce qui permet à Nick et ses compagnons d’éviter de se balader dans la même forêt un épisode sur deux.
- L’un des personnages principaux perd la vie à l’issu de la saison : c’est certes triste mais bon, j’aime bien quand les héros meurent.
- Malgré une ambiance sombre, Primeval n’est pas dénué d’humour.
- La relation Nick Cutter avec Jenny Lewis/Claudia Brown, pas évidente…

Points Négatifs :
- Seulement sept petits épisodes, bon, c’est mieux que lors de la première saison mais c’est tout de même peu.
- Le cas Jenny Lewis/Claudia Brown : certes, au fil des épisodes, ce changement devient intéressant mais la façon dont il a eu lieu (événement au Crétacé qui bouleverse les choses 65 millions d’années plus tard) n’est pas crédible pour un sou.
- Une fois de plus, il faut reconnaitre que ce n’est pas non plus un chef d’œuvre : c’est sympathique, on accroche bien mais bon, voilà quoi…
- Euh, à force que des créatures hors du temps se baladent dans Londres (mais au fait, pourquoi uniquement chez nos voisins anglais ?) et que des gens les aperçoivent, vous allez me faire croire que le CRA arrive encore à dissimuler la vérité ?!

Ma note : 7,5/10

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE N°143


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE N°143 – VIVRE DANS LA GRÈCE ANTIQUE
Février 2014

Vivre dans la Grèce antique
Edito : Au coeur du miracle
Cadrage : Le Monde Grec – L’émergence d’une puissance
Interview : « Athènes se voulait l’éducatrice du monde grec » d’Anne Queyrel Bottineau
I – Le Citoyen
- Entre les murs d’Athènes
- Le cercle très fermé des citoyens
- La passion de la guerre
- Sparte, miracle ou mirage ?
II – La société
- La famille, miroir du civisme grec
- Vingt-quatre heures de la vie d’une femme
- Tu seras citoyen-soldat, mon fils
- Les dieux du stade
- La société se met en scène
- La philosophie questionne la Cité
III – Dans l’intimité
- Le culte du corps – La beauté est un long combat
- Secrets de beauté, le prêt-à-porter
- A l’écoute des dieux
- L’éloge de la frugalité

Mon avis : Pas plus tard qu’hier, je vous parlais sur ce blog du cent-quarante-deuxième numéro des Cahiers de Science & Vie, consacré aux merveilles du monde chrétien, et rappelai, pour la énième fois, que si la qualité de cette revue n’est jamais à remettre en doute, bien souvent, je laisse trainer nombre de numéros avant de me décider, finalement, à les lire. Du coup, lors de mon séjour en Corrèze, j’eu l’occasion de rattraper un peu mon retard et donc, de lire le numéro suivant, celui de février, et dont le dossier traitait de la vie au temps de la Grèce antique. Vaste programme donc, et qui, comme le hasard fait souvent bien les choses tombait plutôt bien puisque, comme je l’ai signalé dans mon précédant billet, étant actuellement en pleine lecture du cycle de David Gemmel, Le Lion de Macédoine, on peut dire que ce numéro des Cahiers tombait à pic. Et, ma foi, force est de constater que ce fut pour le moins plaisant d’alterner entre les deux lectures, celle des Cahiers apportant un éclairage non négligeable sur une période historique pour le moins fascinante et importante pour tout européen qui se respecte ; après tout, ne dit-on pas que la Grèce est la mère de notre civilisation européenne ? Mais si je ne nie pas tout l’intérêt que l’on peut avoir à la lecture de ce numéro des Cahiers de Science & Vie, n’oublions pas que celui-ci s’attarde sur la vie quotidienne des grecs dans l’antiquité plus que sur leur riche histoire, du coup, amateurs de grandes batailles et de noms mythiques pourront trouver à redire sur le contenu, même si, d’un point de vue personnel, je trouve que comprendre un peu comment pouvait penser et vivre un citoyen grec d’il y a plus de deux milles ans n’est pas inintéressant, loin de là. Après, bien sûr, on aimerait toujours en avoir plus et sur ce point, leur rapport aux dieux voir même les diverses tactiques militaires sont un peu en-deçà de ce que l’on pouvait attendre, mais bon, là, peut-être qu’il faudrait sortir du simple cadre d’un magazine…


Points Positifs :
- Commençons par ce qui ne change jamais avec Les Cahiers de Science & Vie, je veux bien évidement parlé de la qualité de cette revue qui ne se dément jamais au fil des numéros : articles instructifs, dossiers pertinents même si, pour ces derniers, cela dépend ensuite des gouts de chacun.
- Une bonne explication, du moins, en l’état actuel de nos connaissances car plus de deux mille ans nous séparent, de ce que pensait un grec de l’antiquité : son état d’esprit, donc, mais aussi son rapport aux autres, sa volonté de se dépasser, la place de la politique, des femmes, etc.

Points Négatifs :
- Il manque, selon moi, le coté historique de la Grèce antique, du moins, savoir d’où venait ce peuple, l’apparition de la civilisation, les luttes entre cités…
- Les dieux et le rapport des grecs à ces derniers sont ici réduits à une portion presque incongrue.

Ma note : 7/10
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