samedi 31 janvier 2009

THE BEATLES « THE WHITE ALBUM »


THE BEATLES « THE WHITE ALBUM »

The Beatles 1968

Face A
1. "Back in the U.S.S.R." 2:43
2. "Dear Prudence" 3:54
3. "Glass Onion" 2:18
4. "Ob-La-Di, Ob-La-Da" 3:09
5. "Wild Honey Pie" 0:53
6. "The Continuing Story of Bungalow Bill" 3:14
7. "While My Guitar Gently Weeps" (George Harrison) 4:45
8. "Happiness Is a Warm Gun" 2:43

Face B
9. "Martha My Dear" 2:28
10. "I'm So Tired" 2:03
11. "Blackbird" 2:18
12. "Piggies" (George Harrison) 2:40
13. "Rocky Raccoon" 3:41
14. "Don't Pass Me By" (Ringo Starr) 3:50
15. "Why Don't We Do It in the Road?" 1:42
16. "I Will" 1:46
17. "Julia" 2:54

Face C
1. "Birthday" 2:43
2. "Yer Blues" 4:01
3. "Mother Nature's Son" 2:48
4. "Everybody's Got Something to Hide Except Me and My Monkey" 2:25
5. "Sexy Sadie" 3:15
6. "Helter Skelter" 4:30
7. "Long, Long, Long" (George Harrison) 3:04

Face D
8. "Revolution 1" 4:16
9. "Honey Pie" 2:41
10. "Savoy Truffle" (George Harrison) 2:55
11. "Cry Baby Cry" 3:02
12. "Revolution 9" 8:21
13. "Good Night" 3:11

Voici l’un des disques les plus connus de tous les temps, mais vu que c’est un “Beatles”, cela n’a rien d’extraordinaire, et, probablement le double album le plus célèbre de l’Histoire du rock, le fameux “double blanc” ou “White Album” comme il est nommé à tord puisque son titre exact est “The Beatles”. Mais bon, pourquoi chercher la petite bête, comme on dit : « Lorsque la légende est plus belle que la réalité, c’est celle la que l’on croit »…enfin, quelque chose comme ça. Un disque vendu par dizaine de millions d’exemplaires de part le monde, qui n’a rien perdu de son intensité première, tout en gardant une certaine part de polémique : forcement, celui-ci annonçait des lendemains qui ne seraient plus vraiment les mêmes, des lendemains où les quatre de Liverpool iraient chacun leurs chemins. Si l’on en était encore loin, les tensions commençaient à se faire jour, Yoko était là désormais, y compris en studio (au grand dam des trois autres), et les plus perspicaces notaient que la plupart des chansons sentaient moins le « travail collectif » d’autrefois (quoi que…). Alors, du coup, avec du recul, « The White Album » est parfois considéré comme un fourre tout précurseur de la fin du groupe. Pourtant, cela serait fort réducteur de ne le voir qu’ainsi.

Si l’une des grandes questions de l’Histoire du rock, ou tout simplement de la musique en règle générale, est de se demander ce qu’aurait donner ce double album s’il avait été un simple, uniquement rempli des meilleures compositions des Beatles, je met au défi quiconque trouverait une liste parfaite de ces fameuses et indispensables chansons. Certes, il y a bien deux ou trois trucs limites, et, forcement, « Revolution 9 » rend toujours perplexe, 40 ans après son enregistrement, mais, si l’on compare les titres dits « faibles » à la majeure partie de la concurrence de l’époque, on reste à un niveau largement au dessus (peut être ce que l’on appelle le génie ?). Alors oui, au final, sur ce coup là, les Beatles ont eu raison de nous pondre un double. Surtout que cette fois ci, ils abandonnent pour de bon le psycadélisme des derniers albums pour un retour aux racines du rock sous toutes ses formes, d’où un mélange des genres étonnant qui a put donner cette impression de « fourre tout ». Et, à ce petit jeu, c’est John Lennon qui en ait incontestablement le grand vainqueur. Retrouvant, grâce à son amour tout neuf pour sa « mère supérieur » Yoko Ono, sa verve d’antan, celui-ci nous gratifie de nombreuses chansons de haute volée comme "Dear Prudence", "The Continuing Story of Bungalow Bill", "I'm So Tired", "Julia", "Yer Blues" et, plus particulièrement à mes yeux, l’hallucinant "Happiness Is a Warm Gun" (trois chansons en une, des paroles inoubliables, des changements de tempo extraordinaires) et "Sexy Sadie", véritable charge envers l’ancien « leader spirituel du groupe », le Maharishi Mahesh Yogi. Bref, un Lennon comme on n’en voyait plus depuis belle lurette, et qui, pour moi, s’en sort bien mieux que son comparse Mc Cartney. Car si celui-ci soutient la comparaison, et aisément d’ailleurs, avec des pépites inoubliables comme "Back in the U.S.S.R.", "I Will", et surtout l’incroyable "Helter Skelter", véritable précurseur du heavy metal dont on regrette que la version de 26 minutes n’ait pas été conservée dans l’album (le rêve !), le reste de ses compositions n’est pas du même calibre, tout en gardant une qualité certaine mais à laquelle, personnellement, j’accroche bien moins. Et si notre brave Ringo nous gratifie de sa toute première composition personnelle, et que Georges Harrison s’en sort fort bien avec quatre titres, c’est bel et bien celui-ci qui nous sort la plus belle chanson de ce double album, le légendaire et enchanteur "While My Guitar Gently Weeps", précurseur de bien des chef d’œuvres à venir, à laquelle son ami, Eric Clapton, participa.

Bref, « The White Album » est un monument de l’Histoire du rock, même s’il est incontestable que les Beatles firent mieux dans leur carrière. Et si, toutes les chansons n’ont pas forcement la même qualité ou intérêt, je pense que cela est surtout une affaire de goût personnel et que, du coup, chacun saura y trouver son compte (quoique pour « Revolution 9 », j’éprouve quelques doutes). Alors, si nous nous trouvons là avec un « fourre tout », il ne serait pas faux de dire que celui-ci est de fort bonne qualité, bien au contraire.

jeudi 29 janvier 2009

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : PIEDS D’ARGILE


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : PIEDS D’ARGILE

A Ankh-Morpock, le Guet a de nouveau fort à faire. Deux vieillards ont été assassinés tandis que le Patricien est victime d'un empoisonnement. Pour l'équipe de police (troll, nain, louve garou et autres non humains), le mystère est total, le coupable insaisissable. Les différentes guildes de la ville profitent de la panique générale pour comploter... Et chose étrange, les golems se mettent soudain à se comporter d'une drôle de manière. Comme s'ils étaient vivants. Et contrôlés par un mystérieux maître... Mais le commissaire Samuel Vimaire en a vu d'autres et son équipe a fait de remarquables progrès...

Le Guet est de retour dans ce dix neuvième volume des Annales du Disque Monde qui nous entraîne donc, une fois de plus, dans une enquête trépidante et tout autant passionnante que dans les deux tomes, « Au Guet ! » et « Le Guet des Orfèvres », où les hommes de Vimaire étaient les protagonistes principaux. Et si, l’on pouvait craindre, à juste raison, une certaine lassitude, au final, et comme cela arrive, par exemple, avec les Sorcières de Lancre, Terry Pratchett réussit, sans se réinventer ou être original (depuis le temps, on a l’habitude), à nous captiver avec une histoire solide, tout en distillant quelques petites comparaisons acerbes avec notre « monde réel ».

« Pieds d’argile » débute avec, apparemment, deux énigmes différentes : l’assassinat étrange de deux vieillards, peut être lié au comportement plutôt suspect des golems, ainsi que, l’empoisonnement du Patricien. Bien évidemment, comme il fallait s’y douter, les deux sont liées, et le complot s’avère être assez diabolique, mêlant à la fois notables de la cité, lignées nobles et guildes. Alors, même si l’on se doute que les « hommes » du Guet finiront par trouver la solution, tout l’intérêt repose sur le « comment » et le « pourquoi », et pas sur le « qui », puisque, assez rapidement, l’identité du coupable est dévoilée, du moins, pour les lecteurs attentifs. Mais si le genre « polar/fantasy » auquel on commence à avoir l’habitude fonctionne tout autant que dans les précédents volumes, et que l’humour, propre à la série n’est jamais bien loin, l’intérêt de ce « Pieds d’argile » est ailleurs : la relation entre les personnages, en particulier autour d’Angua et de ses problèmes de cœur, mais également, et surtout avec le Caporal Peticul (dont je ne vous révèle rien afin de ne pas vous gâcher la surprise mais qui tient une place importante dans l’intrigue), et, les différences de classes sociales, déjà abordées grâce à Vimaire, mais dont le développement est cette fois ci poussé à son paroxysme. Car, forcement, notre Commissaire Divisionnaire éprouve une sainte horreur pour la haute bourgeoisie de la ville et pour tous les nobles qui se pavanent avec leur « prestigieuses » lignées et leur mépris des gueux. Et dans ce dix neuvième volume des Annales, notre irascible Vimaire sera gâté. A ce propos, notons que celui-ci nous revient en grande forme, après une légère éclipse dans « Le Guet des Orfèvres » et que les fans du personnage (dont j’en fais parti) seront ravis.

Cependant, comment écrire une critique de « Pieds d’argile » sans vous parler des golems ? Car ceux-ci, de part leur implication et leur présence, sont indissociable de l’intrigue qui tourne énormément autour d’eux : ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent, leurs buts dans la « non vie » et, surtout, comment les autres (bref, les êtres dits vivants, qu’ils soient morts ou non) les perçoivent. Et là-dessus, Pratchett s’en donne à cœur joie, au point que l’on croirait parfois lire du Asimov : golem/robot, même combat ? Parfaitement, puisque tous les considèrent que comme de vulgaires machines.

Alors certes, « Pieds d’argile » est loin d’être le meilleur des volumes des Annales ; si ses qualités sont nombreuses, il n’est pas exempté de quelques défauts mineurs, et, il faut bien l’avouer, il est loin d’être follement original. Mais bon, malgré cela, l’histoire est captivante, surtout après un départ, assez longuet, et l’ensemble se lit avec un certain plaisir. De plus, les comparaisons entre les golems et les robots, la dénonciation des classes sociales, et le machiavélisme du complot contre le Patricien donnent à l’ensemble une consistance fort agréable et font que, une fois de plus, la qualité est toujours aussi présente dans cette longue saga.

mercredi 28 janvier 2009

Le Journal de Feanor a un an


Comme le temps passe vite ! Déjà un an que j’ai débuté ce blog ! Je me souviens bien de ce jours où, après quelques hésitations, je me lançais, en tâtonnant dans ce qui représentait une nouveauté pour moi, et ce, sans trop savoir où je mettait les pieds, et sans me douter, que douze mois plus tard, mon idée de départ allait devenir une véritable passion.

Et dire que je pensais, au départ, écrire un post de temps en temps ; comment aurais je put croire que j’allais fêter les un an de ce blog avec presque 800 messages à mon actif. Alors certes, tous n’ont pas la même valeur à mes yeux : il y a de tout, des mauvais, énormément de moyens et quelques petites réussites dont je suis assez contant, même si je pense que j’aurais put faire mieux. Mais que de modifications depuis lors (déjà, oublié depuis belle lurette la jaune/marron des débuts, les photos mal centrées, et je ne vous parle pas du texte en italique qui partait dans tous les sens) et parfois, quel changement de style dans certains cas. Mais c’est logique, tout d’abord, « Le Journal de Feanor » évolue avec le temps, donc, avec mes goûts également. De plus, sans être un expert en informatique, j’ai tout de même fait quelques progrès, ne serais ce que pour la mise en forme de mes post. Mais bon, je ne vais pas m’attarder sur les divers changements, après tout, il y en aura probablement d’autres dans l’avenir.

Ainsi, au bout de un an d’existence, je tenais à remercier les rares personnes qui me suivent depuis le début, ainsi que celles qui ont put, occasionnellement, me rejoindre par la suite. J’espère que ce blog aura une longue et fructueuse vie, et je tenais à rajouter que, même si j’ai beaucoup moins de temps actuellement à lui consacrer, je ne l’abandonnerais pas de si tôt. Après tout, tant que l’on a encore le droit de s’exprimer librement sur Internet, je ne vois pas de raison de m’en priver. Alors, je vous donne rendez vous à l’année prochaine, pour les deux ans, bien entendu, et, normalement, bien avant pour le millième post. Enfin, n’hésitez pas à passer de temps en temps, qui sait, parmi tout un tas de sujets, il y en aura peut être un de temps en temps qui vous intéressera. Quoiqu’il en soit, a bientôt et, surtout, joyeux anniversaire à mon blog !

lundi 26 janvier 2009

LES NOCES REBELLES


LES NOCES REBELLES

Dans l'Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres à part, des gens spéciaux, différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu'ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l'inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales. Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu'ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d'une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions. Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris...

Comment ne pas commencer la critique de ces « Noces rebelles » sans faire allusion a « Titanic », c’est tout bonnement impossible vu que l’on retrouve, enfin, une dizaine d’années plus tard, le couple mythique de ce qui fut l’un des plus grands succès cinématographique de tous les temps : Leonardo Dicaprio et Kate Winslet. Enfin car cela faisait longtemps que j’espérais les revoir tous deux dans le même film, et si, le premier cité n’a jamais quitté le haut de l’affiche, sa belle partenaire se fit bien trop rare à mon goût. Du coup, personnellement, je ne pouvais qu’être ravi de les retrouver, cette fois ci mariés et bien loin de leur tragique croisière, même si cette fois ci, leur histoire d’amour promettait d’être tout autant dramatique.

Voir bien plus, car si (et ce n’est pas un spoiler vu que presque tout le monde l’a vu au moins une fois) le brave Dicaprio mourrait héroïquement lors du naufrage du plus célèbre paquebot de tous les temps afin de sauver sa belle, « Les noces rebelles » ne finiront pas bien, et cela, on le devine assez rapidement. Mais cette fois ci, nul héroïsme n’est à attendre, bien au contraire, le film nous entraînant dans une longue et inéluctable descente aux enfers d’où les protagonistes ne sortiront nullement indèmes. Tiré d’un roman, « Revolutionary Road », qui fit parler de lui en sont temps (les années 60), cette œuvre nous narre les déboires d’un couple ordinaire, qui avait de grands espoirs, qui souhaitait vivre une vie anticonformiste et qui, finalement, n’est guère différent de tous les autres couples de cette époque : une vie de famille routinière, un travail inintéressant au possible, une femme au foyer qui s’ennuie et, une apparence a donner pour le monde extérieur ; bref, tout ce que les Wheeler détestaient lors de leur rencontre. Piégés dans ce qui fut le drame de beaucoup de personnes, ils espèrent, au fil d’une idée de la belle Kate Winslet, raviver la flamme, tout plaquer pour aller vivre en Europe et mener une nouvelle vie, forcement plus trépidante. Un beau rêve, mais qui s’avérera vite irréalisable, comme on pouvait le craindre. Et l’amour du début se transformant vite en haine, en tromperie et en affrontement, jusqu’au drame final. Alors certes, le rôle de la femme à l’époque n’était pas glorieux, et les choses ont bien changées depuis. Cependant, en regardant ce film, je n’ai pu m’empêcher de penser que, quelque part, cette histoire aurait pu être transposée à n’importe quelle époque et lieu : plus que la condition féminine des années 50, « Les noces rebelles » nous montrent ce qui arrive forcement, à un moment ou un autre, dans un couple, l’arrivée de la routine. Et celle-ci est intoporel. Que l’on le veuille ou non. Car, forcement, dans une histoire d’amour, la passion des débuts ne peut se prolonger indéfiniment, et bien vite, entre les enfants, le travail, les factures et les habitudes, un certain train train quotidien prend le pas. Rien d’anormal a cela, la vie est ainsi faite, mais pour certains, cela peut vite devenir insupportable. Tout comme les rêves, les espoirs que l’on avait pour l’avenir, que l’on met rapidement de coté et que l’on finit par regretter, tandis que ceux-ci nous rongent puisque, forcement, l’on sait qu’ils resterons irréalisables. Voila tout ce que j’ai put ressentir en regardant ce film, bien plus profond qu’il n’y parait de prime abord, et ou, finalement, chacun des protagonistes est malheureux dans sa vie, les Wheeler, bien sur, mais les autres couples également. Et, dans cet univers de tristesse, le seul à être en quelque sorte « éclairé » est un fou, son état mental lui permettant de ne pas cacher ses sentiments et ses opinions, contrairement à ceux qui l’entourent et qui ne vivent que dans le mensonge, les regrets et l’espérance d’un avenir qui ne viendra jamais.

Alors, forcement, « Les noces rebelles » doivent énormément aux deux acteurs principaux, qui ont bien mûri depuis leur première collaboration. Dicaprio et Kate Winslet sont tout bonnement époustouflant, de part l’intensité et la maîtrise de leurs jeux d’acteur. Et, personnellement, vers la toute fin du film, lorsque, après une scène de ménage d’une violence inouïe, le lendemain, les deux prennent le petit déjeuner comme si de rien n’était, j’avoue en avoir éprouver des frissons d’horreur, car, pire que les cris et les larmes, ce calme apparent était bien pire, promettant l’indicible, qui, bien entendu arriva par la suite. Un très bon film, à ne manquer sous aucun prétexte, et auquel, toute proportion gardée, chacun pourra s’identifier, s’il réfléchit un peu et se remet en question. L’attente fut bien longue de retrouver ses deux grands acteurs, mais au vu du résultat final, cela valu le coup.

dimanche 25 janvier 2009

LA LISTE DE SCHINDLER


LA LISTE DE SCHINDLER

Le film relate l'inoubliable histoire vraie de l'énigmatique Oskar Schindler un membre du parti nazi qui aimait les femmes et savait tirer parti de la guerre. Cet homme sauva la vie de plus de 1 100 juifs de l'holocauste. C'est le triomphe d'un homme devenu juste et l'histoire du drame de ceux qui ont survécu à l'un des chapitres les plus noirs de l'histoire de l'humanité grâce à son action exemplaire.

Impossible, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai revu « La liste de Schindler » dimanche soir dernier. Mais comment pourrais je écrire une critique sur un film pareil, alors qu’il est quasiment parfais de bout en bout et que tant d’autres, bien plus doués que moi, l’on déjà fait précédemment ? Comment réussir à retranscrire par des mots les émotions diverses que je ressens, à chaque visionnage de cette œuvre magistrale de Spielberg ? Il est évidant que je ne peux y arriver, et pourtant, puisque, sur ce blog, chaque film, livre ou disque (même si là, j’ai du retard) à droit à son post, je devais m’y atteler, et tant pis si le résultat final ne sera jamais à la hauteur de mes espérances.

Comme tout passionné d’Histoire, certaines périodes ont ma préférence, et si, personnellement, mes goûts vont de la Mésopotamie à la Révolution Industrielle en passant, par exemple, par les Royaumes combattants chinois, les deux Guerres mondiales occupent une place importante. Forcement, toute œuvre traitant du sujet ne peut qu’éveiller mon intérêt, même si trop souvent, je suis déçu au final. Mais lorsqu’un film, traite d’un sujet mainte et mainte fois vu à l’écran, la Shoah, mais en nous contant un épisode peu connu et si bouleversant, je ne peux qu’applaudir des deux mains puisqu’il est rare que le « héro » d’un film sur la seconde guerre mondiale soit un allemand. Il est agréable, parfois, de revenir sur certaines vérités établies comme quoi tous les allemands étaient forcement des salauds (ridicule, et la Résistance allemande ?), les américains ont battus le Reich (désolé mais c’est les soviétiques, si Hitler n’attaque pas l’URSS, l’Europe est à lui) où les français étaient tous des résistants (franchement non, comme ils n’étaient pas tous des collabos, la majeure partie de la population se contentant de vivre sa vie). Mais il est difficile de faire d’ Oskar Schindler un véritable « héro » comme le cinéma US nous le définie habituellement, car, et c’est la toute la force du film, toute son ambiguïté est retranscris et l’on constate bien qu’au départ, celui-ci pense surtout à faire le maximum d’argent et que pour cela, il a besoin des juifs. Certes, ensuite, il change, petit à petit, et il devient incontestablement un véritable résistant à la politique d’extermination du Reich, avec tous les dangers que cela représentait pour lui, non seulement en sauvant un millier de juifs, mais également en sabotant intentionèlement sa propre usine d’armement. Oskar Schindler n’était pas un saint (mais franchement, qui l’ai véritablement ?), mais son titre de « Juste » fut incontestablement mérité.

Mais le film en lui-même ? Puisque c’est de celui-ci que l’on parle, et non de la vie de Schindler, même si les deux sont forcement liés. Sincèrement, il n’y a pas grand-chose à dire, tant il est presque parfait (et oui, c’est plus simple de critiquer un nanard qu’un chef d’œuvre). Tout d’abord, le choix de l’avoir tourner en noir et blanc, judicieux et qui retranscris mieux l’époque que la couleur, à mon avis. Surtout que certaines scènes sont rehaussées par la couleur, en particulier l’une des plus fortes, celle où l’on voit une petite fille vêtue de rouge, errer au milieu des morts et des soldats allemands, que l’on va retrouver plus tard, dans un charnier. Ensuite, les acteurs, parfaits, en particulier Liam Neeson, magistral dans son interprétation de Schindler (et à des années lumières de sa mascarade dans « Star Wars ») mais également Ralph Fiennes, dans le rôle de Amon Göeth, en véritable sadique meurtrier, et bien loin de ce à quoi il nous à habituer par ailleurs. Et si la musique colle parfaitement à l’ambiance générale du film et que de ce coté là, il n’y a rien à dire, certaines scènes semblent être du vu et du revu, comme le massacre du Ghetto par exemple, mais plus parce qu’un nombre incalculables d’œuvres cinématographiques nous l’ont déjà montrer avant et après « La liste de Schindler », d’où peut être une certaine lassitude, car, en toute franchise, elle est très réussie. Mais le meilleur est pour la fin, lorsque, l’armistice signé, et alors qu’il s’apprête à prendre la fuite en compagnie de sa femme, Schindler s’effondre littéralement en constatant qu’il aurait put sauver plus de gens, s’il s’y était pris plus tôt ou en vendant sa voiture ou en ayant un train de vie moins fastueux ; scène d’une intensité magistrale qui me remue toujours les tripes au bout de quatre ou cinq visionnage de ce film.

« La liste de Schindler » est un film indispensable, que chacun se devrait d’avoir vu au moins une fois dans sa vie. Un film qui nous montre ce que l’homme peut commettre de plus monstrueux mais également de meilleur. Un film, mais là-dessus ce n’est pas le seul qui nous pousse à dire « plus jamais ça », même si, connaissant l’Humain en règle général, et au vu de notre époque actuelle, un génocide encore pire puisse un jour arriver. Et quand je pense que certains affirment sérieusement que la Shoah n’a jamais eu lieu, il y a vraiment de quoi se poser des questions sur notre avenir. Quoi qu’il en soit, à voir absolument.

dimanche 18 janvier 2009

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : MASQUARADE


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : MASQUARADE

Agnès Crettine a décidé de fuir le pays de Lancre pour enfin assouvir sa passion : l’opéra. Une belle voix, des rondeurs parfaites pour la scène, Agnès arrive à Ankh-Morpok pleine d’enthousiasme. Sauf que l’opéra est sens dessus dessous depuis que des meurtres ont été commis en coulisse… Tandis que Nounou Ogg et Mémé Ciredutemps viennent rendre visite à leur petite protégée car on leur a offert des billets. Et les deux fameuses sorcières doivent également rencontrer Biqueberger, l’éditeur de leur immense best-seller, Les Plaisirs de la chère, des recettes de cuisine aphrodisiaques torrides… Alors que le fantôme sévit, déjouant la vigilance défaillante du Guet, Agnès mène l’enquête…

Avant d’aller plus loin, je tenais à vous préciser que je suis un quasi néophyte en matière d’opéra, mais bon, après tout, je ne pense pas être le seul dans ce cas là. Mes connaissances se limitaient, jusque là, à (ne rigolez pas) la Castafiore dans Tintin, la scène culte de Final Fantasy 6 avec Celes et, quelques minutes sur ARTE, lorsque les programmes des autres chaînes sont encore pires (ce qui arrive souvent). Bref, pas grand-chose. Du coup, ce fut donc avec une certaine curiosité que je m’attaquais à la lecture du dix-huitième tome des Annales du Disque Monde, me demandant comment Terry Pratchett allait s’en sortir (mais bon, quand on réussit à écrire un livre sur le rock dans un univers médiéval fantastique, pourquoi ne pas faire de même avec l’opéra ?).

« Masquarade » nous permet de retrouver les sorcières de Lancre qui se retrouvent bien embêtées puisque, depuis le mariage de la jeune Magrat Goussedail, elles ne sont plus que deux, et, comme chacun sait depuis « Macbeth », les sorcières vont forcement par trois. Une remplaçante existe, Agnès Crettine, déjà entraperçue dans « Nobliaux et Sorcières », cependant, celle-ci, s’en est allé rejoindre la grande ville d’Ankh-Morpok afin de se lancer dans sa grande passion (et accessoirement, échapper à sa vie tristounette), l’opéra. Forcement, l’on se doute bien que Mémé Ciredutemps et l’inimitable Nounou Ogg ne l’entendent pas ainsi, et qu’elles vont se lancer sur ses traces. Si le synopsis de base n’est pas d’une originalité extraordinaire, la suite est d’un tout autre niveau et se classe tout de suite dans les toutes meilleures productions de l’auteur britannique. En effet, celui-ci nous entraîne dans une histoire à la fois captivante et hilarante où l’atmosphère ubuesque de l’opéra est parfaitement retranscris. En effet, tout en faisant avancer l’ouvrage grâce à deux intrigues parallèles, les pérépities de nos sorcières à Ankh-Morpok (et comment convaincront elles Agnès/Perdita de les rejoindre) et le mystère qui plane sur l’opéra et des crimes qui y seraient commis par un étrange fantôme, Terry Pratchett nous entraîne dans un maelstrom où se mêlent tous les clichés sur l’opéra et sur toutes les contradictions qui lui sont liés. Et la dessus, on passe incontestablement de très bons moments, où l’on se surprend à rigoler franchement tout en se demandant qui peut bien être ce fameux fantôme, tant les suspects et les fausses pistes sont légions. Et le final, à lui tout seul, vaut bon nombre d’ouvrages complets tant il est réussit ; en effet, l’on y retrouve toute la folie de l’opéra dans toute sa gloire, son coté grandiloquent et absurde, ce qui le rend tout bonnement inoubliable. D’ailleurs, il est curieux de constater, après coup, que le véritable personnage principal de cet ouvrage n’en sois pas vraiment un, puisque l’opéra est tellement mis en avant, que même nos charismatiques sorcières, malgré touts leurs talents, apparaissent bien fades à ces cotés.

Si Terry Pratchett à déjà, objectivement, fait mieux, « Masquarade » est une incontestable réussite, hilarant au possible et qui retranscrit si bien l’atmosphère de l’opéra que l’on n’a qu’une seule envie lorsque l’on achève la dernière page : filler sur ARTE et en voir un vrai (tout en rigolant). Et l’on sent que celui-ci s’ait fait plaisir à l’écrire, tant il est captivant, comme quoi, même au bout de tant d’années, les Annales n’ont rien perdues de leur charmes ni de leurs intérêt, se bonifiant presque avec le temps.

dimanche 11 janvier 2009

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LA REINE DES ÂMES MORTES


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LA REINE DES ÂMES MORTES

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé. Requiem perd le combat contre Otto et est obligé de retrouver son corps. Sabre l'abandonne pour s'occuper des vierges de dracula. Otto gravement blesse, ne peux empêcher Rébecca de s'enfuir. Leah, la femme d'Aleyster Crowley quitte sa forme du singe de Toth pour redevenir une vampire chargée de séduire Thurim afin qu'il prenne le dessus sur Requiem.

Je ne le dirais jamais assez, mais que l’attente entre chaque tome de cette fantastique saga qu’est « Requiem » peut être longue, un an si l’on à de la chance, presque deux entre le septième et le huitième volume, énorme, n’est ce pas ? Mais bon, lorsque l’on voit le résultat final, on se dit que forcement, le jeu en valait la chandelle (et c’est toujours mieux que les deux ou trois mois de « L’Histoire Secrète » où l’on finit par être déçu). Après le traditionnel prologue qui présente, cette fois, le passé sur terre d'Aleyster Crowley, sa femme et leur culte au dieu Aiwass (et qui m’a donné envie de me renseigner d’avantage sur ce personnage bel et bien réel, qui se faisait surnommer « 666 »), ce huitième volume termine les intrigues du tome précédent. Le combat entre Requiem et Otto, que nous avions laissé face à face, et dont l’enjeu était Rebecca, sans être extraordinaire, est assez amusant, de part le désespoir de l’ex officier SS de voir sa collection d’armes partir en fumée. Et à ce propos, j’ai apprécié l'utilisation des armes à multifonction venant du Moyen-âge et de la Renaissance. Cet humour et cet univers décalé, sont toujours présents sur Résurrection, et il existe énormément de scènes de ce genre dans ce tome. Cela ne fait pas beaucoup avancer l'histoire générale mais c'est excellent pour l'ambiance. Et je dois avouer que j’ai souvent eu un petit sourire aux lèvres avec certaines réflexions des personnages.

La deuxième partie de ce huitième tome commence une sorte de nouveau cycle. En effet, à présent que l’amitié entre Heinrich et Otto et bel et bien de l’histoire ancienne (et l’on se doute que la revanche de celui-ci sera terrible), nous avons droit à la mise en place de quelques nouveaux ennemis de Requiem, en particulier la sublime et sexy Leah, ainsi que le grand retour d'anciens personnages qui étaient passés au second plan depuis quelques albums. On retrouve ainsi l'Archi-Hiérophante qui dévoile un peu plus ses plans contre Dracula (et dont on à vraiment hâte de découvrir celui-ci en pleine action). Mais c’est surtout Aleyster Crowley et sa nouvelle méthode pour faire revenir Thurim à la place d'Heinrich qu'il trouve trop mou a son goût qui est mise en avant. Le tout donne un album au rythme assez lent et qui donne l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose mais qui se comprend puisque ce volume, après lecture, apparaît comme étant de transition, et que les choses sérieuses vont bel et bien débutés bientôt, et, j’espère ne pas me tromper, celles-ci risquent fort d’être apocalyptiques. Sinon, que dire du dessin de Ledroit que je n'ai pas encore dit dans mes précédentes critiques de la saga ? Rien, c'est toujours aussi beau, détaillé et travaillé. Chaque nouveau tome est aussi l'occasion de relire les anciens et d'en prendre plein les yeux à chaque fois.

Au final, Thurim a l'air d'avoir pris le dessus sur Heinrich, mais il se trouve dans une mauvaise position à la fin du tome. Malheureusement, comme je vous le disais au début de ce post, il va falloir encore attendre plus d'un an pour avoir la suite ! Mais, quand on voit le résultat à chaque fois, il n’y a vraiment pas de quoi le regretter.

L’ORPHELINAT


L’ORPHELINAT

Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...

Cela faisait fort longtemps que je ne voyais pas un film dit « d’horreur », ou « fantastique », et je dois avouer que le genre me manquait un peu. Certes, entre temps, j’ai eu l’occasion de regarder ou de découvrir bon nombre d’œuvres cinématographiques de qualité, mais le train train quotidien de la vie d’untel (grande spécialité des films français) ou les grandes sagas familiales ainsi que les polars (genres plus prisés outre atlantique), cela peut finir par lasser si, de temps en temps, il n’y a pas un peu de « fantasy » pour nous émerveiller un peu ou bien des atmosphères sombres et glauques destinées à nous faire frissonner. Ainsi, c’est avec cet « Orphelinat », dont j’avais quelques bons échos, que je replongeais dans un genre un peu laissé de coté ces derniers temps.

Si pendant des années, le cinéma espagnol à mes yeux se limitait aux œuvres de Pedro Almodovar et à ses éternels problèmes avec sa mère, mon jugement s’était modifié depuis l’enchanteur « Labyrinthe de Pan », découvert il y a deux ans. Du coup, c’était avec une certaine confiance (chose rare chez moi) que je me lança dans le visionnage de ce film, et, je dois vous avouer que je n’ai pas été déçu. Sans atteindre le niveau du « Labyrinthe » et sans être un classique incontournable du genre, « L’Orphelinat » est un excellent film, au scénario plein de rebondissements et doté d’une ambiance oppressante et angoissante à souhait. Celui-ci sait nous mener sur de fausses pistes et nous induire en erreur, en particulier après la disparition mystérieuse et tragique de l’enfant ; à partir de cet événement, nos certitudes sont chamboulés et si, comme moi, vous vous attendiez à un espèce de « Poltergeist » à la sauce Ibère, vous serez agréablement surpris par la tournure du scénario. Car si le fantastique et l’étrange sont présents, ce n’est, au final, qu’à de petites doses savamment bien dosés, et la révélation finale, ainsi que la clef de l’énigme, si elles s’avèrent bien plus terre à terre que l’on aurait put croire (surtout que les minutes précédentes sont bien plus « surnaturelles »), sont finalement stupéfiantes, de part la simplicité de la résolution du mystère de cet orphelinat, tout en étant particulièrement horribles, je ne vous en dirais pas plus, afin de ne pas vous gâcher le plaisir.

Pour l’ensemble du film ainsi que par sa fin, que j’ai personnellement apprécier, malgré toute l’horreur de la situation, je considère « L’Orphelinat » comme une œuvre excellente, qui nous prouve une fois de plus que le cinéma espagnol est une force sur laquelle il faut compter, y compris du coté du fantastique. Certes, nous sommes encore loin de ce que l’on peut appeler un chef d’œuvre, mais au final, peu importe, car, si l’on est objectif, combien de films (tous genres confondus) méritent véritablement cette appellation ? Alors, peu importe et laissez vous emporter par cet orphelinat bien mystérieux qui cache de bien sombres secrets….

samedi 10 janvier 2009

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LES TRIBULATIONS D’UN MAGE EN AURIENT


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LES TRIBULATIONS D’UN MAGE EN AURIENT

L'Université de l'Invisible a reçu un message de la plus haute importance venu d'Aurient : l'empereur de la Cité interdite demande un mage, ou plutôt le «Grand Maje». Chez les Hong, au pays de la grande Muraille, c'est en effet la zizanie suite à la parution d'un petit livre rouge : ce que j'ai fait pendant mes vacances. Et le seul vers qui l'on peut se tourner à Ankh-Morpork, c'est bien entendu le roi de la poisse, Rincevent. À la tête de l'armée Rouge, il devra bientôt affronter Cohen le Barbare (un mètre cinquante avec des semelles) et sa horde d'Argent (80 ans de moyenne d'âge) bien décidés à faire un casse... Rincevent, qui ne rêvait que de tranquillité après toutes ses mésaventures, va finalement devenir un héros ! Peut-être...

Le dix septième tome des Annales du Disque Monde voit le grand retour du mage le plus incompétent de l’univers, Rincevent, que l’on avait perdu de vu depuis un bail, où plutôt depuis le déjà lointain « Eric ». Curieusement, si celui-ci m’avait mauser lors de la lecture des premiers tomes, je dois avouer qu’il ne me manquait pas tant que ça, après tout, entre les aventures du Guet, de la MORT et des Sorcières de Lancre, plus la mise en avant des mages de l’Université de l’Invisible, l’homme qui portait un chapeau où était écrit « Maje » finissait par apparaître légèrement terne. Forcement, ce fut donc avec une certaine perplexité que je me lançai dans la lecture de ses nouvelles tribulations.

Perplexité vite oubliée car ce tome est un véritable petit bijou. Déjà le titre, hommage non dissimulé aux « Tribulations d’un Chinois en Chine » de Jules Verne. Et, le lieu de l’action : la Chine, où plutôt ce qui fait lieu de l’Empire du Milieu sur le Disque Monde, le fameux continent Contrepoids d’où était originaire Deux Fleurs, le touriste optimiste des deux premiers volumes de la saga. L’histoire, hilarante de bout en bout débute suite à un message parvenu à Ankh-Morpork ; le Patricien demande à l’Archichancelier de l’Université de l’Invisible d’envoyer le mystérieux « grand maje » en Aurient. Un peu perplexe, Riddcule envoie ce pauvre Rincevent, porté disparu depuis des années et qui n’en demandais pas tant. C’est le début de l’aventure, ou des ennuis (selon que l’on soit Rincevent ou pas ?) pour notre mage incompétent qui retrouve sur place le plus grand héros du Disque, le légendaire Cohen le Barbare, accompagné cette fois ci de la Horde d’Argent, ses compagnons de fortunes, tous au moins aussi âgés que lui, qui s’apprêtent à fondre sur l’Empire Agattéen pour ce qui pourrait bien être leur plus grand coup de leur carrière.

Et c’est dans un Empire, qui restitue parfaitement plusieurs périodes de l’Histoire de la Chine (Empire, Communiste), où se mêlent intrigues, complots, meurtres et révolutions que Rincevent et Cohen vont devoir jouer serrer s’ils veulent s’en sortir, surtout que leur adversaire, le sombre et machiavélique Seigneur Hong, est une espèce de Patricien local qui à des visés de conquêtes mondiales, pas moins que ça. Mais si l’on rie souvent, au cours des pages et des diverses péripéties de nos héros, la grande force de Terry Pratchett, dans cet ouvrage, est d’avoir su retranscrire avec une rare justesse la façon de vivre et de pensé d’un peuple (forcement le Chinois), trop longtemps habitué à vivre sous des traditions millénaires et à l’obéissance devant l’autorité, ce qui à pu bloqué, à un moment donné de son histoire, son évolution, alors qu’il avait tout pour lui. De même, la révolution communiste n’est pas oubliée, et à divers moments de l’intrigue, on croirait presque entendre des slogans de la Révolution Culturelle.

Œuvre très amusante, où les fous rires sont nombreux, « Les tribulations d’un mage en Aurient » est bien plus profond qu’il n’y parait de prime abord. De même, Rincevent, qui apparaissait lassant sur le long terme (un lâche, ça marche cinq minutes, mais pas évidant de se renouveler) en sort grandi de même que l’intérêt pour ce personnage, certes sympathique et attachant, mais plutôt pathétique si l’on est objectif. Un très bon Pratchett, sans contestation possible.

vendredi 2 janvier 2009

Bonne année 2009


Et bien voilà, une année s’est achevée est une autre débute ; 2008 s’en est allé, alors que 2009 à pointer le bout de son nez depuis presque deux jours désormais. Et, comme je le disais dans mon post précédant, après la fête du réveillon, les vœux de bonne année ont débutés. Si je ne suis pas un grand fan de cette tradition, c’est surtout, comme je l’ai déjà expliquer, en raison du fait que, à mes yeux, il n’y a pas grand-chose à fêter. Personnellement, la vie poursuit son court et ce n’est sûrement pas parce que l’on est en 2009, que, subitement, les choses iront mieux ou non. Mais bon, cessons de jouer les rabat joie en ce temps où tout le monde s’embrasse et souhaite à son prochain tout plein de santé et de bonheur.

Evidement, avant hier, je n’ai pas vraiment fêté ce non événement. Déjà que, personnellement, cela n’a jamais été dans mes habitudes, mais en plus, étant malade (j’ai encore choppé une belle angine), le réveillon du 31 se déroula dans mon lit avec un bon livre. Mais si j’ai tenus jusqu’aux douze coups de minuits, histoire de marquer quand même le coup, des lors, je ne peux pas dire que cela sois la grande forme et ces deux premiers jours de 2009, sont entièrement marqués sous le signe du sommeil, de la fièvre, en bref, de la maladie quoi. Quand je vous disais qu’un changement d’année ne changeais rien du tout : des angines avant, des angines après. Chouette, 2009 débute bien.

Enfin, malgré un début d’année fort peu agréable, lorsque je compare avec la même période il y a un an, je me dis qu’il y a tout de même eu une sacrée évolution. L’année dernière, c’était la toute fin d’Auchan, je savais pertinemment que j’allais m’arrêter pour une longue période et que je devrais trouver quelque chose d’autre. Et si ce n’est jamais facile de quitter un travail où je suis tout de même rester près de 8 ans et où j’appréciais bon nombre de collègues, au final, malgré de longs mois de doute, d’argent perdu et de craintes, je pense qu’il n’y a rien du tout à regretter : tout d’abord, la formation bureautique à l’AFPA, histoire de tenir un peu (et d’être payer), qui m’a permis d’apprendre pas mal de choses sur Word ou Excel, mais aussi, d’effectuer un stage depuis deux semaines à la mairie de ma ville, et de découvrir ainsi la fonction publique. Aurais je put croire un jour que je travaillerais un jours à l’Etat Civil ? Bien sur que non. Quelle différence avec les bouffons d’Auchan (par bouffons, j’entends la direction, cela va de sois, ainsi que tout le système de la grande distribution, véritable esclavagisme moderne) et leur arrogance ; franchement, je ne peux que les remercier de traiter leurs employés comme des merdes. Cela m’aura pousser à partir et à trouver bien mieux. A ce propos, je ne veux pas m’avancer puisque je n’ais toujours rien signer, mais théoriquement, si tout va bien, je ferais bientôt partie de cette fameuse fonction publique, et ce, dans la plus grande ville de France. Mais bon, personnellement, je préfère faire comme si je n’avais rien puisque, techniquement parlant, tant que l’on ne signe aucun contrat, et bien, comment dire, bah, on n’a rien.

Enfin, pour le moment, je vais attendre patiemment et continuer mon petit stage à ma mairie, après, je verrais bien. Et si, du point de vue du travail, cela devrait s’arranger, reste la santé qui ne va jamais trop fort en hiver pour moi. Mais bon, de ce coté là, je verrais bien ce qu’il faut faire (chouette, un petit rendez vous chez l’ORL) et je ne m’inquiète pas vraiment. Alors, on verra bien ce que cette année donnera. D’ici là, je ne me prends pas trop la tète et j’en profite pour vous souhaiter (malgré ce que j’ai écris au début de ce post) une bonne et heureuse année 2009 !
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