mardi 30 septembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE FAUCHEUR


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE FAUCHEUR

Fantômes vampires, zombis, banshees, croque-mitaines... Les morts vivants se multiplient.
Car une catastrophe frappe le Disque-Monde : la Mort est porté disparu (oui. la Mort : est un mâle, un mâle nécessaire). Plus moyen de défunter correctement. Fini le repos éternel et bien mérité ! Il s'ensuit un chaos général tel qu'en provoque toujours la déficience d'un service public essentiel. Et pendant ce temps-là, dans les champs d'une ferme lointaine, un étrange et squelettique ouvrier agricole manie la faux avec une rare dextérité.
La moisson n'attend pas...

Il y a trois ans environ, alors que j' attendais mon train a la gare de Lyon, j' avais été a deux doigts d' acheter ce livre: le résumé de la couverture m' avait plu, le fait d' avoir la Mort comme personnage principal avait éveiller mon intérêt mais, au dernier moment, mon choix fut autre et se porta sur un banal roman de SF.
A l' époque, je ne connaissais le Disque Monde que de nom et de réputation mais j' hésitais encore a me lancer dans une série ou l'humour a une place primordiale.
Dans le fond, je ne regrette pas mon geste d' alors puisque, en repoussant cet achat, cela m'a permis de découvrir l' oeuvre de Terry Pratchett cette année et, du coup, d'en écrire mes petites critiques personnelles sur ce blog.

Par ce court préambule, vous vous doutez bien que je l' ai attendu ce " Faucheur".
Et je ne pourrais vous contredire puisque c' est le cas.
Alors, ces trois années d' attente on t' elles valu le coup?
Et bien, disons que pour être tout a fait franc, mes espoirs étaient peut être au dela du résultat final et que cette légère, mais réelle déception, m'a accompagner tout au long de la lecture de cet ouvrage, sauf a la fin, mais je reviendrais la dessus.
Avant de feuilleter cet ouvrage pour la première fois, je m' étais imaginer que la Mort abandonnait son poste de son plein gré pour s'en aller dans les champs (un peu comme dans Mortimer en fait) et que celle ci tiendrait un rôle plus important.
Sur ces deux points, j' avais tort.

Si la Mort n' accompli plus son rôle sur le Disque, c'est tout simplement parce qu' elle a été banni par des puissances supérieures qui lui reprochent quelques errements ses derniers temps.
Du coup, en attendant que tout se remette en place (en fait, qu'un remplaçant arrive), plus personne ne meurt, ou plutôt, l' âme des décédés n' arrive plus a aller vers cet "ailleurs" mystérieux et reste parmi les vivants, ce qui entraîne bien des désagréments a ceux ci.
Et parmi eux, l'on retrouve les mages de l' Université de l' Invisible, et plus précisément Munstrum Ridculle, le Doyen, l' Économe et les quelques autres qui nous avaient tant fait rire dans le tome précédent, " Les Zinzins d' Olive Oued".
Égaux a eux mêmes, ils seront les éléments comiques du livre, subissant les évènements plus que les maîtrisant... sauf l'un d'eux, Vindelle Pounze, 130 ans au compteur, mort mais "vivant" malgré lui. Notre Zombi malgré lui va donc s' évertuer a essayer de comprendre ce qui arrive, rencontrant au passage un club des morts vivants assez disparate composé aussi bien de Vampires que d'un curieux Homme Garou et d'un Croque-Mitaine!
De son coté, la Mort devient donc ouvrier agricole et se met a développer de plus en plus de sentiments humains, au point de se rapprocher de sa patronne.
Cependant, une double menace plane sur lui (inutile de revenir la dessus): une machine agricole qui risque bien de remettre en cause le monde paysan et, surtout, sa propre mortalité.

Et en fait, on en vient, par le biais des destins croisés des deux personnages majeurs de cette oeuvre, Vindelle Pounze et la Mort, aux véritable sujets de celle ci: la mort de chaque être vivant, inéluctable et le progrès industrielle, qui malgré ses promesses, n' apportera pas le bonheur a l' espèce Humaine.
Et si le thème de la mort est plutôt bien traité au point d'en devenir touchant, surtout grâce a un final émouvant, celui de la " révolution industrielle" est a mes yeux, largement en deçà.
Si l'idée des centres commerciaux n' était pas a jeter, j' ai tout de même trouver que la façon dont ils ont été amener un peu curieuse (normal me direz vous, nous sommes sur le Disque Monde, mais bon...) et légèrement confuse et surtout, aurait gagner a être approfondie...

Alors, malgré quelques détails auxquels j'ai moins accroché que d' habitude, j'ai néanmoins apprécier l' histoire en elle même, dans son intégralité: l'humour, toujours présent n'en est pas moins plus subtil (finalement, c'est chez les " Rincevent" qu'il est le plus marqué, ce qui ne signifie nullement qu'il est de meilleur qualité) et, au fil des pages, on se surprend a se rendre compte que " Le Faucheur" est bien plus profond qu'il n' y parait de prime abord.
Et pour la fin, assez touchante, un merci a Terry Pratchett.

Dommage, je trouve qu' au final cet ouvrage aurait put être excellent, il se contentera, a mes yeux et en raison des quelques petites imperfections, d'être bon...

samedi 27 septembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LES ZINZINS D' OLIVE OUED


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LES ZINZINS D' OLIVE OUED

Dément, incontrôlable, inimitable : Terry Pratchett est LA superstar des romans délirants !
Il ne se passe pas de jours sur le Disque-Monde sans que de terrifiantes découvertes soient faites.
Cette fois-ci, c'est un alchimiste, qui a percé le secret de la magie des images animées : une boite appelée caméra, dans laquelle on enferme six diablotins – deux qui regardent par le trou à l'avant de la boîte et peignent les images de ce qu'ils voient sur une membrane transparente, et quatre qui soufflent dessus pour sécher la peinture... Facile et simple, maintenant que c'est inventé, on va pouvoir enfin s'amuser...
Aussitôt, une activité fébrile s'empare d'une petite colline déserte et tranquille au bord de l'océan : Olive Oued !
Mais à jouer ainsi avec réalité et illusion, ne risque-t-on pas de provoquer une catastrophe d'ampleur galactique ?

Il est curieux de se rendre compte que c'est parfois les bouquins dont en attends pas grand chose qui s' avèrent, peut être pas les meilleurs, mais les plus surprenants, c'est sur.
Pour être franc, je n' attendais pas grand chose de ces " Zinzins d' Olive Oued", une parodie sur le cinéma dans l' univers du Disque Monde, j' avoue que j' avais un peu d' appréhension. Non pas que le milieu du ciné me laisse indiffèrent, mais le voir ainsi transposé dans un milieu ou, a priori, il n' a rien a faire me laissait perplexe.
Alors, certes, la même histoire se déroulant sur la Terre du Milieu aurait été un ratage complet, dans le Disque Monde, le résultat est, tout bonnement, une parfaite réussite.
Comme quoi, il faut savoir se méfier des jugements hâtifs.

Donc, le roman débute par une révolution étonnante, dans un quartier d' Ankh-Morpok, des Alchimistes mettent au point une caméra rudimentaire, basée sur le fameux appareil photo de DeuxFleurs, le cultissime touriste des deux premiers tomes (comme quoi, c'est sympa de lire cette saga dans l'ordre). Ne voulant éveiller l' attention des Mages, leurs rivaux condescendants, ils décident de partir s'installer sur une colline en bord de mer du nom d' Olive Oued.
Pour quel raison ce lieu?
Eux mêmes ne le savent pas, ils se sentent tout bonnement attirés... comme des tas de gens (humains, nains, Trolls) mais également des animaux divers, ce qui ne laisse augurer rien de bon, surtout que l'on se doute bien que cet endroit, recèle un secret terrible...
Mais cela n' empêche pas le développement de l' industrie cinématographique et la, on a droit a tout les travers possibles et inimaginables: producteurs véreux, scénaristes méprisés, acteurs exploités, rêveurs qui cherchent absolument a faire leurs trou dans le milieu, premières stars des "images animés", différence entre le monde réel et le rôle a l' écran et j'en passe des vertes et des pas mures...
La dessus, on reconnais la patte inestimable et inimitable de Pratchett, au point que l'on s'y croirait. De plus, les clins d' oeil a de nombreuses oeuvres du septième art parsèment l'ouvrage, pour notre plus grand plaisir; mais si certaines sont flagrantes ( Lassie, Autant en emporte le vent par exemple) une petite connaissance cinématographique n' est pas négligeable pour en apprécier toute la saveur.

Du point de vu des personnages, le meilleur des auteurs humoristiques Britannique est fidèle a sa légende et si les deux personnages principaux (Victor et Ginger) sont sympathiques mais ne resterons pas dans les annales (si j'ose dire), la flambée des seconds rôles rattrape largement le coup, en commençant par un Planteur Je Me Tranche La Gorge sublimée et en pilotage automatique qui, jusque la, il faut bien le reconnaître, était cantonné a un rôle de figurant dans les tomes précédents.
Autre trouvaille bienvenue et réussie, Terry Pratchett se décide enfin a étoffer les Mages de l' Université de l' Invisible en enrichissant les rôles principaux de ses dirigeants et en donnant a celle ci un Archichancelier stable (déjà aperçu dans " La Huitième Fille") et des souffres douleurs a sa mesure. Et avec ce petit détail qui pourrait paraître insignifiant, on s' aperçoit que l' auteur, au fil des ouvrages, augmente la crédibilité de son univers, surtout que les interactions avec des personnages d'autres tomes sont de plus en plus en plus nombreuses et bienvenues.
Alors, il ne faudrait pas oublier quelques seconds rôles qui participent activement au bon déroulement du récit (et a son humour) comme le neveu de Planteur JMTLG, le chien savant, les Trolls et bien d'autres... chacun a sa place, même celui qui pourrait paraître le plus insignifiant.

Alors, vous vous doutez bien que l'intrigue sera bien plus complexe qu'une simple parodie d' Hollywood, et que d' étranges forces plus vieilles que l' Humanité sont a l' oeuvre... vos pensez aux créatures du Mythe, Lovecraft?
Vous avez raison...
Alors, si vous n'avez pas peur d' assister a la rencontre du cinéma et de Cthulhu dans l' Univers du Disque Monde, n' hésitez plus une seconde et foncez!
Les Zinzins d' Olive Oued vous feront passer un très bon moment.

vendredi 26 septembre 2008

THE WICKER MAN


THE WICKER MAN

Le sergent Neil Howie débarque sur une île écossaise nommée Summerisle, afin d'enquêter sur la disparition d'une enfant, disparition signalée par une lettre anonyme accompagnée de la photo de la petite fille. A peine arrivé, il se heurte à des autochtones peu accueillants et réticents à collaborer à l'enquête. D'ailleurs, tout le village, des clients du pub à la maîtresse d'école, en passant par la mère présumée de la disparue, s'accordent pour dire qu'ils ne connaissent pas cet enfant.
Cependant, le sergent Howie trouve plusieurs indices, et le comportement étrange de la population laisse penser que la fillette fait bien partie du village et qu'elle a effectivement disparue... mais alors ?
Tout le village participerait à cette conspiration ? La petite fille a-t-elle réellement été enlevée ? Est-elle morte ? Quel secret se cache sur cette île ?

Un véritable monument du cinéma Britannique, un film culte tout bonnement.
Voila mes premières impressions après avoir vu pour la première fois cette oeuvre magistrale dont le scénario est d' Anthony Shaffer et dont le protagoniste principal est le ténébreux ( et culte lui aussi dans son genre), Christopher Lee ( bien loin de ses rôles habituels précédents et des années avant Saroumane), dont la légende prétend qu'il tenait tant a jouer ce rôle, qu'il l'aurait fait gratuitement...
Au bout d'une trentaine d' années, il y a une chose dont je suis absolument sur: normalement, lorsque l'on attend trop longtemps quelque chose, on finit quasiment toujours par être déçu.
Et Dieu sait que je l'ai attendu ce Wicker Man... presque 10 ans environ.
Ayant lu une critique, un jours, dans un vieux numéro de Mad Movies, je fut immédiatement intéresser par ce film et me promis a moi même de l' acheter rapidement. Cette année, je réussis finalement a en faire l' acquisition (comme quoi, pour moi, l' adjectif rapidement n' a pas forcement le même sens que pour le commun des mortels...) mais, même ainsi, il m' as fallu quelques mois pour mettre le DVD dans le lecteur et, enfin, découvrir ce que valait véritablement ce film.
Comme quoi, faut pas être pressé....

Le court résumé en début de post pourrait induire en erreur et faire croire qu'il ne s' agit que d'un simple et banal film d' horreur, pourtant, il n'en est rien. Voulant rompre avec les stéréotypes habituels des films de la Hammer, Anthony Shaffer nous a contacter avec ce Wicker Man, un long métrage original et inclassable ou l'on retrouve pèle mêle des éléments des films d'horreur classique (disparition mystérieuse, personnages inquiétants, ancienne croyance païenne) mais réussit a les sublimer pour en faire autre chose de bien plus profond, au point qu'il n'est pas absurde d' affirmer que l'on a droit tout bonnement a un comparatif entre religions.
Et, dans le cas présent, entre la Chrétienté pur et dur, représentée a outrance par le représentant de la loi, le sergent Howie qui en devient caricatural (excellent edward woodward) et son vis a vis, Lord Summerisle ( Christopher Lee dans, a mon avis, son plus grand rôle), adepte du paganisme mais qui s'avère peut être, bien plus tolérant que l'on pourrait le penser a première vu.
Car voila le grand sujet du film, ce conflit de religion, de croyances, de façon de penser, d'acceptation de son corps ( entre une sexualité débridée et le dégout de celle ci) et d'être qui transparaît a chaque instant et ou notre brave Sergent, a mesure que l'intrigue avance, subit ce qu'il appelle un outrage a Dieu.
Et cela n'arrivera pas qu'une fois...

Ce "choc des civilisations", si je peux me permettre l' expression, tournerais largement a l' avantage des insulaires si, au bout d'un final inattendu et réussi (un rebondissement dans le genre, c'est du rarement vu), on ne se rendrait compte de certaines réalitées.
Mais même ainsi, le tout est fait dans une telle atmosphère joyeuse et sincère que l'on a du mal a condamner l'acte (portant répréhensible au possible) final au point que cela en devient même troublant...
Peut être est ce la grande force du scénario, du sublime jeu des différents acteurs qui font que même certaines scènes parmi les plus dérangeantes finissent par "passer", si l'on se met une minute a la place des protagonistes...
Oeuvre a la fois loufoque, sensuelle ( voir érotique) , inquiétante et dérangeante, The Wicker Man est un monument qui se doit d'être vu absolument:
Nous assistons à un mélange subtil des genres, mi comédie musicale, mi film d'horreur, mi drame, mi thriller, mi farce..., ce film est impossible à classifier. Et c'est tout ce qui fait son charme ! Il passe allègrement du sourire au rire grimaçant, les scènes somptueuses dansées et chantées alternent jeux enfantins, sensualité, volupté intense et trivialité extrême.
Un film qui fait réfléchir, féerique et bien loin de ce que l'on attends habituellement de ce que l'on appelle communément, un film d' horreur.
Un film peu connu du grand public, mais qui mérite amplement sa place parmi les plus grands du Septième Art....

dimanche 21 septembre 2008

COUP DE FOUDRE A RHODE ISLAND


COUP DE FOUDRE A RHODE ISLAND

Depuis la mort de sa femme, Dan élève seul ses trois filles, persuadé qu'il ne retrouvera jamais l'amour. Jusqu'au jour où le hasard le met sur la route de la ravissante Marie, qu'il croise dans une librairie et dont il tombe instantanément raide dingue.
L'attirance semble réciproque, mais les femmes parfaites sont rarement célibataires, et Dan ne va pas tarder à voir les difficultés s'acharner contre son possible bonheur...

Mais pourquoi, alors que je n'ai quasiment jamais l'occasion d' aller au cinéma, je vais voir ce genre de films?
Qui a dit "films de bonne femme"?
Non, même pas, avec ce "Coup de Foudre a Rhode Island", nous ne nous trouvons même plus dans cette catégorie, allant bien au delà dans ce que l'on appelle, poliment, une comédie romantique (genre que nos amis d'outre Atlantique nous refourguent par semis remorques entiers régulièrement, mais ce n'est pas le seul dans ce cas...).
Personnellement, je n'ai rien contre les comédies romantiques, après tout, passer un agréable moment sans prise de tète en sachant pertinemment que tout finira bien a la fin, cela a quelque chose de rassurant (comme oublier les problèmes de la vie, qui eux aussi arrivent par semis remorques). Et puis, parfois, on rigole un peu, oh, pas bien longtemps, mais cela arrive tout de mème.

En fait, ce genre de films se divisent en deux catégories:
Les sympa et les nuls (désolé, pour les bons, on repassera).
Et, dans quelle catégorie se classe ce brave " Coup de Foudre a Rhode Island" (mon Dieu, quel titre gnangnan au possible...)?
Dans la première, heureusement pour moi (et pour l' argent que cela m' a coûté).
Si le scénario est du vu, du revu et du rerevu, il fonctionne tout de même, preuve d'un certain savoir faire dans le genre:
Un brave veuf, trois filles, problèmes d' adolescence, une réunion de famille, une rencontre imprévue avec une belle inconnue ( Juliette Binoche amusante dans ce rôle), coup de foudre (évidement, d'où le titre), problème puisque celle ci est la copine de l'un des frères, amour contrarié, découverte embarrassante, regrets et, car cela se passe comme ça chez l' Oncle Sam, l' habituel Happy End.
Voila le film résumé en quelques lignes.
Rien de bien transcendant, n'est ce pas?
Mais, si vous voulez passer un moment sans soucis, ce " Coup de Foudre a Rhode Island" est fait pour vous.
Et puis, si l' acteur principal avait jouer dans un certain " 40 ans, toujours puceau" (rien que le titre, cela laisse présager du contenu de la chose), l' humour cette fois ci est diffèrent, moins cul-cul... plus familial quoi....

vendredi 19 septembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE, UN ROMAN EN BD : AU GUET !


LES ANNALES DU DISQUE MONDE, UN ROMAN EN BD : AU GUET !

Au Guet ! (la bande dessinée) est une adaptation du roman du même titre, paru à L’Atalante en 1997, le premier où apparaît un personnage désormais essentiel des Annales du Disque-monde, le capitaine Samuel Vimaire.
Une société secrète d’encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d’Ankh-Morpork, et lui substituer un roi. C’est sans compter avec le Guet municipal et son équipe de fins limiers. Une affaire à la mesure du capitaine Vimaire – s’il boit, c’est pour oublier les laideurs de la vie – et de ses brillants adjoints.
Et, lorsqu’on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l’enquête s’oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser.

Voila une bande dessinée un peu particulière puisque l'on retrouve l' univers de Terry Pratchett et, plus particulièrement, l' excellent " Au Guet!", dont c'est l' adaptation, que je viens de finir il y a tout juste quelques jours (du coup, l'intrigue est encore fraîche dans ma mémoire, ce qui n'est pas négligeable, quoique...).
Il est de bonne guerre qu'il faut savoir se méfier des adaptations, et ce, dans tous les sens du terme: du film au roman, du roman au film, du film au jeu vidéo, de la BD au film etc... et, dans le cas qui nous intéresse ici, du roman a la BD.
Disons le tout de suite, les gros ratages sont légions et la qualité n'est pas forcement au rendez vous... cela aussi, c'est de bonne guerre.
Alors, que penser de cette retranscription de l'un des meilleurs tomes des Annales?
Et bien, s'il est évident que l'on est très loin du chef d'oeuvre, cette bande dessinée n'est pas a jeter, loin de la.

Les dessins sont de bonnes factures (sans être flamboyants, faut pas pousser mémé dans les orties) même si certains anachronismes comme les uniformes (par exemple) peuvent, a priori, choquer. Mais, si l'on réfléchit bien et si l'on est habituer aux oeuvres de Pratchett (et je pense qu'au bout d'une dizaines de volumes, je commence a l'être un peu), ceux ci ne sont pas forcement incongrus, même si cette BD en possède peut être un peu trop.
Pour ce qui est du scénario, nous nous trouvons forcement en terrain connu puisqu'il s'agit d'une adaptation.
Et si, comme on pouvait s'y attendre, l'intégralité du roman ne se retrouve pas dans cette BD, cela ne gène en rien la compréhension du récit, même si les dernières pages, sont, a mes yeux, un peu vite expédiées.
Mais bon, ça se lit bien et personnellement, moi qui ai adoré le roman, cela m' a fait énormément plaisir de voir les pérégrinations du Capitaine Vimaire et de ses compagnons dans l' univers de la BD.

Au final, qu'en penser?
Il m'est vraiment difficile d'émettre un jugement objectif.
Si je reconnais que l'ensemble est correct, je ne peux pas affirmer que cela sois une grande BD, loin de la. Mais, ce n'était pas forcement le but.
A réserver aux amateurs de curiosités et aux fans du maître.

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : ERIC


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : ERIC

Faust, vous connaissez ?
Mais voici Eric, quatorze ans, le plus jeune démonologue du Disque-Monde. Hélas aucun démon, et encore moins séduisante succube, ne répond à son invocation. Dans le cercle magique ne surgissent que Rincevent et le Bagage, respectivement le mage le plus incompétent et l'accessoire de voyage le plus redoutable de l'univers.
Et que veut Eric ? Oh, rien de bien original : l'immortalité, la domination du monde et la plus belle femme de tous les temps.
Ce qui va emmener la fine équipe dans un périple étourdissant, de l'empire tézuma des adorateurs de Quetzduffelcoatl, le boa de plumes, en passant par un affrontement qui ressemble furieusement à la guerre de Troie, jusqu'à l'aube des temps et la création du monde. Sans oublier les enfers, bien sûr.

Et voila, je viens finalement de connaître ma première déception dans cette longue saga des Annales, il aura fallu attendre le neuvième volume mais, même si j' exagère peut être un peu en parlant de déception, le fait est établi que pour la première fois, un livre de Pratchett m' a laisser sur ma faim.
Mais tout est relatif et bon nombre d' oeuvres se damneraient( c'est le cas de le dire) pour avoir la qualité de ce Faust/ Eric. Je me contredis? Disons plutôt que lorsque l'on est habitué a de l' exceptionnel, on peut avoir du mal face a du très bon.
Car "Eric" est un bon roman, dans la lignée de ces prédécesseurs, toujours aussi tordant ( j' avoue même avoir exploser de rire a certains moments) mais il pèche a mes yeux par sa taille: il est étonnement court (dans les 150 pages tout au plus). D' après le dicton, la taille n' a pas d'importance, et je suis d'accord la dessus, mais du coup, en finissant "Eric" (en quelques heures), je n' ai pas pu m'empêcher de ressentir un certain goût d' inachevé.
Car disons le tout de suite, ce neuvième tome des Annales aurait immensément gagner a être davantage développer...

Malgré cela, nous nous retrouvons une fois de plus devant une excellente histoire, loufoque a souhait et qui, par certains cotés, a des airs des deux premiers volumes (en plus court, forcement). Comme dans ceux ci, le protagoniste principal est Rincevent.
Souvenez vous, nous l' avions laisser a la fin de " Sourcellerie" perdue dans la dimension des basses fosses en fort mauvaise posture. Mais grâce a Eric, demonologue junior qui souhaite invoquer un résident des Enfers, notre incompétent préféré va trouver une porte de sortie a ses problèmes pour, cela va de sois, foncer tète la première dans des nouveaux.
Et c'est parti pour des aventures abracadabrantes dans des jungles humides ou un peuple fort semblable aux Aztèques attend avec impatience le Maître du monde (ah, leur Dieu, tout un programme), en pleine " Guerre de Troie", ou du moins son équivalent du Disque, ou l'on retrouvera un curieux personnage aux vrais faux airs d' Ulysse et, tout bonnement au commencement des temps, histoire de rendre une petite visite au... Créateur en personne.

Rincevent est égal a lui même, mais ce n'est plus une surprise, quand a Eric, on ne peut pas dire que cela soit le meilleur personnage de Pratchett... Et comme du coup, l' histoire est assez courte, les quelques rares personnages secondaires ne sont pas très développes... a part le maître des Démons, et avec lui, heureseument, le niveau remonte.
Car bien entendu, c'est aux Enfers que le voyage de nos deux comparses s' achève, et pour ceux qui on eu la chance de lire " La Divine Comédie", la parodie de celle ci est un régal et Pratchett fait (une fois de plus), très fort. Hélas, cela ne dure pas bien longtemps et l'on arrive bien trop rapidement au terme de l' ouvrage....

Et c' est la le principal problème de cet " Eric" qui promettait tant et qui m' aura donc, légèrement déçu.
Mais que cela ne vous empêche pas de vous jeter dessus, car, comme écrit précédemment, même sur seulement 150 pages, l' humour si particulier de la saga est toujours la et certains passages sont vraiment hilarants.

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : AU GUET!


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : AU GUET!

Une société secrète d'encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d'Ankh-Morpok, et lui substituer un roi.
C'est sans compter avec le guet municipal et son équipe de fins limiers.
Enfin une affaire à la mesure du capitaine Vimaire, alcoolique frénétique, et de ses non moins brillants adjoints. Et lorsqu'on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l'enquête s'oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser.
Peut-être la collaboration du bibliothécaire de l'Université ne serait-elle pas inutile. Certes, à force de manipuler les grimoires de la plus vaste collection de livres magiques du Disque-Monde, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui a vraiment remarqué la différence ?

Terry Pratchett est un Dieu, cette fois, j'en suis entièrement convaincu (comme si je ne m'en doutais pas jusque la...).
" Au Guet!", huitième tome des Annales est un pur chef d'oeuvre de fantasy humoristique mais n'en est pas moins un véritable polar, et cette fois, on peut dire que l' auteur Britannique a parfaitement réussi le mélange des genres, ce qui, a première vu, n'est pas chose aisée.
Avant toute chose, je dois avouer que je l'ai attendu celui la; si " Au Guet" fut le premier volume du Disque Monde que j' ai acheté, il ne fut pas le premier auquel je m' attaqua. Que voulez vous, je suis bête et dicipliné et ait préféré aborder les différents volumes dans l'ordre.
Mais l' attente valu largement le coup.

Une fois du plus, l' action se déroule dans la si peu agréable cité d' Ankh-Morpok, mais cette fois ci, c'est au guet que nous allons avoir a faire, ou plutôt a ce qui en reste tant celui ci est méprisé par les habitants. Pourtant, lorsque les premières victimes sont retrouvées calcinées et que la rumeur d'un dragon commence a courir, se sont ces braves représentants de la Loi (enfin, c'est un bien grand mot) qui vont s' atteler a la tache et sauver la cité.
Terry Pratchett a un don extraordinaire pour nous créer des personnages qui deviennent instantanément cultes (ce que, il faut bien le reconnaître, est assez rare) et ce, quelque soit leur degré d'importance dans l'histoire.
Et bien évidement, les membres du Guet n'en sont pas en reste.
Entre le Capitaine Vimaire, stéréotype même du flic de polar, désabusé et alcoolique mais qui ne lâche rien, Carotte, le Nain d' adoption, plutôt naïf et qui ne voit que par son manuel de Loi, Collon le sergent grassouillet et Chicard, sale, petit et voleur, on est plus que servis.
Surtout que ( a part Carotte), la devise du guet est d' éviter les problèmes, et que la lâcheté est un bon moyen de survie, on se dit que ces fis limiers n'iront pas bien loin.
Et pourtant...
Mais si nos braves gardes de nuit attirent l' attention, les autres protagonistes ne sont pas en reste: entre le Praticien, de plus en plus développé au fil des tomes, le bibliothécaire toujours égal a lui même, J'me tranche la Gorge, vendeur ambulant, Dame Ranking a la forte... euh, personnalité, les dragons, omniprésents et, le mystérieux Grand Maître Suprême, a l'origine de tous les ennuis, chacun, a sa manière est inoubliable.

Mais si les personnages sont parfaits, il en va de même de l'histoire: passionnante, drôle (on est dans les Annales pardieu!), assez bien ficelée, il est quasiment impossible de lâcher ce livre tant il est prenant.
Autant qu'un polar, comme je vous le disais en préambule, un très bon polar dans un monde médiéval fantastique ubuesque ou tout peut arriver, surtout le plus improbable!
Un véritable bijou, qui vous fera mourir de rire et que vous n'oublierez pas de sitôt.

Au Guet!!!!!

mercredi 17 septembre 2008

LE CINQUIÈME ÉVANGILE : LA MAIN DE FATIMA


LE CINQUIÈME ÉVANGILE : LA MAIN DE FATIMA

Terre Sainte, 1174, Milon de Plancy, régent du royaume chrétien de Jérusalem, est sauvagement assassiné par trois hommes cagoulés. Guillaume, l’archidiacre de Tyr, et son protégé Beaudouin, le futur roi, mènent l’enquête. Le jeune souverain est également préoccupé par la disparition de treize jeunes filles, orphelines et tatouées d’une main de Fatima sur l’avant-bras. Des actes de barbaries qui semblent cependant dissimuler de plus lourds secrets, capables de faire vaciller la chrétienté.

La collection Secrets du Vatican s'agrandit avec une nouvelle série, ce qui en fait la quatrième, même si personnellement, je n'ai eu l'occasion d'en découvrir qu'une seule jusqu'à ce jour, L’Ordre des Dragons, qui m'avait laissé sur ma faim avec une impression plutôt mitigée. Cette fois ci, il n'en est rien, mais, comme je le dis souvent, ne brûlons pas les étapes. Tout d'abord, rien qu'avec une couverture et un titre pareil, je ne pouvais qu'être intrigué par le contenu et, au bout de quelques pages, l’achat de cette bande dessinée assuré, tout en restant méfiant vu ma précédente expérience.

Bon, il faut reconnaître que le sujet est tout sauf original; pour la énième fois, on se retrouve avec une fiction ésotérique mais j'ai tendance à ne pas me lasser du genre. Et pour une fois, celui-ci est assez bien traité, ce qui est agréable par les temps qui courent. D' ailleurs, dès les premières pages, l'affaire était entendue : s'il est certain que l'on est loin du chef d’œuvre, l’assurance d’être devant une bonne BD était acquise. Le scénario qui mêle intrigue et personnages historiques et imaginaires est plutôt bien ficelés et il est difficile de ne pas se passionner pour celui-ci. Certes, ce n'est que le premier volume, ce qui fait que, bien évidemment, l'auteur nous présente son univers (mille fois exploité mais qui ne s'intéresse pas aux Croisades, a Jérusalem, aux Templiers?), mais, en arrivant à la dernière page, l'envie de connaître la suite est suffisamment forte pour que l'on se dise que cette série a un potentiel certain. Un petit mot pour les auteurs, je ne connais pas bien Jean-Luc Istin, mais vu la qualité du scénario, je suivrais plus attentivement son actualité. Quant au dessinateur, Timothée Montaigne, ses graphismes sont de très bonnes factures et servent fort bien l’histoire, on se croirait presque au moyen âge. Autre point positif, du coup, pour ce Cinquième Évangile, car il arrive si souvent que les dessins desservent une œuvre.

Au final, je ne pourrais que conseiller la lecture de cette BD a tous les passionnés du genre même si, pour être honnête, celui-ci est surexploité et peut lasser a la longue. Néanmoins, avec un scénario intéressant et de très bons dessins, elle vaut largement le détour.

mardi 16 septembre 2008

SWEENEY TODD LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET


SWEENEY TODD LE DIABOLIQUE BARBIER DE FLEET STREET

Après avoir croupi pendant quinze ans dans une prison australienne, Benjamin Barker s'évade et regagne Londres avec une seule idée en tête : se venger de l'infâme Juge Turpin qui le condamna pour lui ravir sa femme, Lucy, et son bébé, Johanna. Adoptant le nom de Sweeney Todd, il reprend possession de son échoppe de barbier, située au-dessus de la boulangerie de Mme Nellie Lovett. Lorsque son flamboyant rival Pirelli menace de le démasquer, Sweeney est contraint de l'égorger. L'astucieuse Mme Lovett vole à son secours : pour le débarrasser de l'encombrant cadavre, elle lui propose d'en faire de la chair à pâté, ce qui relancera du même coup ses propres affaires...

C'est toujours avec un intérêt certain que je me plonge dans un nouveau Tim Burton, surtout si Johnny Depp est de la partie, comme c'est souvent le cas. Et on pourra dire que je l'aurais attendu celui-là, en fait depuis le début de l'année. N'ayant pas eu l'occasion de me rendre au cinéma lors de sa sortie, je dus donc attendre la sortie DVD (comme le temps peut paraître long parfois...) Mais ce qui est important, c'est mon impression finale, mais ne brûlons pas les étapes : Dès le générique, on se dit que l'on ne va pas rigoler avec ce Swenney Todd (bon, ok, le titre était plus ou moins explicite) en voyant tout ce sang dégouliné le long de l'écran. Et du sang, on va y avoir droit par hectolitres, un sang bien rouge jaillissant des cous des diverses victimes de notre brave Johnny Depp que l'on a rarement vu du mauvais côté de la force. D'ailleurs, puisque je débute par le sang, heureusement qu'il est là pour donner des couleurs (enfin dans son cas, une seule) a ce film très sombre ou le noir et le gris s’affrontent sans relâche afin d'obtenir le premier rôle. Il en sera ainsi quasiment tout au long de l’œuvre, sauf lors de rares passages pas forcément plus gaies, ce qui s’avère une belle réussite d’un point de vue esthétique.

Une fois de plus, Tim Burton enchante nos rétines et sa vision d'un Londres Victorien est un régal, loin des palais et des beaux quartiers, voici la véritable capitale de l’empire dans toute sa décadence. Du coup, forcément, les personnages ne dénotent pas dans le décor ou ils évoluent, qu'ils soient pauvres ou riches, tous possèdent un petit quelque chose d'inquiétant dans leurs allure, dans leurs regard qui renforcent leur charisme. Bien entendu, a ce petit jeu-là, Johnny Depp est, comme de coutume, magistral dans son rôle de psychopathe meurtri par la vie (et confirme une fois de plus son immense talent d’acteur transcender sous la direction du maître) mais sa partenaire, Helena Bonham-Carter soutient amplement la comparaison. Froide, le regard dément, calculatrice mais aussi rêveuse voir hystérique, la compagne du barbier et à la hauteur... Mais les seconds rôles ne vous laisserez pas indifférents, en particulier Alan Rickman, particulièrement vicieux et pervers....

Mais alors, ce film est génial ? Et bien en fait, pas tant que ça à mon avis. Ou du moins, disons que je m’attendais a beaucoup mieux, d'où une certaine déception (relative mais présente). Il n'y a certes rien à redire du scénario, des acteurs etc., or, même si nous nous trouvons la devant un fort bon film, il manque un petit « je ne sais pas quoi » qui l'aurait définitivement rendu culte. Est-ce le fait que les acteurs chantent tout au long du film ? Peut-être. Je savais pertinemment que Swenney Todd était une comédie musicale, du coup, je ne fus pas du tout surpris lorsque Johnny poussa la chansonnette dès les premières minutes. Ce que je ne m’attendais pas, c'est que 90% des dialogues soient chantés. Alors, ce n'est pas si gênant que cela mais peut être qu'un tout petit peu moins de chansons m'aurait davantage convenu ? Mais bon, je chipote sur ce côté atypique (qui, il faut le reconnaître, risque d'en faire fuir plus d'un) alors qu'au final, Swenney Todd est un film qui mérite largement d'être vu.

mardi 9 septembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : PYRAMIDES


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : PYRAMIDES

Teppicymon XCXVII est mort et il a un peu de mal à se faire à cette idée. Même s'il respecte le professionnalisme des embaumeurs, voir ces sympathiques artisans plongés jusqu'aux coudes dans vos entrailles a quelque chose qui vous remue les tripes.
Son fils va lui succéder et lui aussi a quelque difficulté à s'adapter à la nouvelle situation. Pas facile d'hériter du trône quand on est encore un ado et qu'on vient d'achever ses études à la Guilde des Assassins...
Vous voilà soudain responsable du lever du soleil comme de l'abondance des récoltes. Et les ennuis vous guettent : vaches grasses, vaches maigres, sphinx, prêtres fanatiques, crocodiles sacrés et momies vagabondes. Sans compter que la Grand Pyramide a précipité le royaume dans une faille spacio-temporelle.

Ce septième volume des Annales du Disque Monde est un peu diffèrent des autres, puisque, pour une fois, nous quittons les personnages plus ou moins récurrents de la série pour nous plonger dans un ancien royaume dont toute ressemblance avec l' ancienne Egypte est tout sauf fortuite.
Et c'est ce qui rehausse l'intérêt de ce livre et de la saga, par la même occasion, car ce dépaysement, nous évite de tourner en rond et nous montre un autre aperçu de la géographie du Disque et de toutes les possibilités romanesque qui en découlent, et ce, même si la cité d' Ankh-Morpok est présente dans la première partie de l' oeuvre (avec au passage, de forts utiles développements sur les différentes guildes de la ville, en particulier la guide des Assassins qui nous préoccupe ici ou l'on suit la formation de ceux ci).
Donc, nous voila avec une géniale copie de l' Egypte, lui même entouré de deux autres nations qui nous font penser immédiatement a la Grèce et a la Perse.
Le décor est planté, et l'on ne va pas s'ennuyer une seule seconde!

Une fois de plus, Terry Pratchett ne déçoit pas et nous offre, avec "Pyramides" un excellent roman a l'humour subtil et corrosif ou un jeune héritier, Teppic, qui rêvait de devenir assassin, se voit forcé de rentrer chez lui a la suite du décès de son père afin de prendre sa succession.
Bien évidement, pour avoir vu le vaste monde extérieur, notre héros du jour rêve d' apporter quelques progrès a sa population, mais cela ne sera pas aussi simple car il est difficile de changer des traditions vieilles de 7000 ans.
Surtout que le garant de celles ci, le grand prêtre Dios veille au grain.
A ce sujet, celui ci mérite une mention spéciale.
Jusqu'à présent, Pratchett nous avais inventer des personnages, qu'ils soient importants ou secondaires, attachants et charismatiques. Avec Dios, on a l'un des plus intéressants de part sa personnalité , inquiétante et complexe. Si de prime abord, celui ci ne semble pas payer de mine, il se découvre au fil de la lecture (et des diverses révélations) et gagne en intérêt, et ce, jusqu'à la révélation finale (mais chut!).
Quand aux autres personnages de "Pyramides", fort nombreux, l'on est pas déçus une seconde, et pourtant, ils sont légions entre l' architecte et ses deux fils (hilarants), l' embaumeur et son apprenti, Ptorothée et ses origines mystérieuses, les compagnons de la guilde des assassins, les philosophes (l'un des grands moments du livre, peut être le plus drôle) et surtout, le plus grand mathématicien du disque!
Mais il ne faut pas oublier le Pharaon précédant!
Certes, il est mort, mais cela ne l' empêche pas de vaquer a ses occupations....

Bien évidement, comme d'habitude chez Pratchett, rien ne sera simple et les péripétie les plus loufoques font se succéder au fil des pages entre des pyramides de plus en plus grandes et de plus en plus dangereuses, un royaume entier qui disparaît, des momies qui se promènent, des Dieux qui apparaissent, un Sphinx et...son énigme (forcement!), Dios et ses secrets et Teppic, au beau milieu de tout ça, essayant de faire de son mieux.
Et si je vous dit que les mathématiques, la physique quantique, les marges de bénéfice et la philosophie tiennent une place primordiale dans cette oeuvre, vous comprenez peut être ou vous mettez les pieds?
Ou ça?
Dans un (une fois de plus) excellent volume des Annales.
Bien évidement, a lire....

lundi 1 septembre 2008

L'EMPREINTE DE L'ANGE


L'EMPREINTE DE L'ANGE

Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant. En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rode autour de sa fille. Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face à face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer...

Lorsque l'on ne va au cinéma qu’une ou deux fois dans l’année (enfin, pour 2008, c'est la troisième! J’aime me contredire tout de suite), on a toujours l’espoir d’aller voir un excellent film, ou du moins, un film que l'on attend avec impatience. Du coup, lorsque l'on se retrouve devant la salle de ciné et qu'il faut essayer de batailler pour ne surtout pas aller voir un film français, la tension peut vite monter. Bien évidement, je finis par céder et ce fut donc en maugréant que j’allai a voir ce fameux Empreinte de l'ange qui ne me disait, mais alors pas grand chose... L’éternel problème du cinéma français. Je ne vais pas me faire que des amis mais j’apprécie celui ci a la télévision, pas au cinéma. Ou, plutôt, vu le peu de fois ou j’ai l'opportunité de sortir, cela me gonfle au plus haut point que d'aller en voir un. Pourtant, je dois avouer que j’aime bien en règle général et que je suis rarement déçu mais, a l’aise, dans mon lit et, rappelons le, devant ma télé ! Et ce qui devait arriver arriva.

J’ai franchement apprécié ce film (et oui, je me contredis une fois de plus); de plus, j’ajouterais que je n’ai éprouvé aucun regret de m’être fait convaincre (enfin, je n’avais pas vraiment le choix non plus...). Que l’histoire au départ ne semble pas être transcendantale et ne révolutionneras pas le Septième art importe peu car, d'un scénario a priori banal (une femme un peu timbré croit reconnaître son enfant décédé en rencontrant une petite fille) on se prend vite au jeu de l'intrigue de part ses rebondissements bienvenus, voir étonnants. L’histoire est assez bien ficelée et je mets au défit quiconque de trouver le dénouement final (est ce sa fille ou non?) sans douter à plusieurs reprises et pencher vers l'une ou l’autre hypothèse. Personnellement, ce fut ce qui m’arriva. Mais plus que le scénario subtil, c’est le jeu des deux actrices principales, Catherine Frot et Sandrine Bonnaire qui est la grande force de ce film, surtout la première. Je n’ai pas vu énormément de longs métrages de Catherine Frot et, du coup, je dois avouer que je ne la connais pas tant que ça; a part une allure a priori sympathique, mon opinion était plutôt neutre...mais la, quel jeu d'acteur ! Franchement, elle est excellente dans un rôle d'une profonde tristesse et, ou il faut bien l’avouer, parfois dérangeant car la folie n’est jamais bien loin, nous faisant sans cesse douter tout au long du film (ce n'est pas sa fille ! a bah, peut t'être ? c'est sur que oui ! Non ? Définitivement non ? Pourquoi pas oui ? Parce que non ?), ce qui révèle une certaine maîtrise dont bon nombres d’actrices (et d'acteurs) plus huppés soient loin de posséder toute la palette.

Alors, non, je ne vous révélerais pas la fin, car cela serait gâcher irrémédiablement votre plaisir, enfin, si cela vous dit d'aller voir un film français. Mais cela serait fort réducteur de s'en tenir a cela... car L’empreinte de l'ange est un bon film, profond, triste et bouleversant. Comment, je me contredis une fois de plus ? Bah oui quoi, on peut changer d’avis ? Non ?

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