vendredi 31 mars 2017

GREY'S ANATOMY – SAISON 12


GREY'S ANATOMY – SAISON 12

Après la mort de Derek Shepherd, Meredith Grey continue à se reconstruire. En effet, elle retourne dans son ancienne maison, celle de sa mère, habiter avec Amelia Shepherd et Maggie Pierce. Du côté de sa vie professionnelle, Meredith va donner des cours d'anatomie aux nouveaux internes en chirurgie de l'hôpital. De plus, Miranda Bailey, qui devient le nouveau chef de chirurgie au Grey Sloan Memorial, la nomme à la tête du service de chirurgie générale. De leur côté, Amelia et Owen Hunt avancent dans leur relation. April Kepner, quant à elle, est de retour à Seattle après être partie en Jordanie malgré l'ultimatum de Jackson Avery, son mari. Cependant, le passé de plusieurs médecins de l'hôpital va ressurgir, malgré eux...


Grey's Anatomy – Saison 12
Réalisation : Shonda Rhimes
Scénario : Shonda Rhimes
Musique : Danny Lux
Production : ABC Studios, ShondaLand
Genre : Comédie dramatique médicale, Soap
Titre en vo : Grey's Anatomy – Season 12
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : ABC
Diffusion d’origine : 24 septembre 2015 – 19 mai 2016
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 24 x 42 minutes

Casting :
Ellen Pompeo : Dr Meredith Grey
Justin Chambers : Dr Alex Karev
Chandra Wilson : Dr Miranda Bailey
James Pickens Jr. : Dr Richard Webber
Sara Ramirez : Dr Callie Torres
Kevin McKidd : Dr Owen Hunt
Jessica Capshaw : Dr Arizona Robbins
Jesse Williams : Dr Jackson Avery
Sarah Drew : Dr April Kepner
Caterina Scorsone : Dr Amelia Shepherd
Camilla Luddington : Dr Josephine Wilson
Jerrika Hinton : Dr Stephanie Edwards
Kelly McCreary : Dr Maggie Pierce
Jason George : Dr Ben Warren
Martin Henderson : Dr Nathan Riggs
Giacomo Gianniotti : Dr Andrew DeLuca
Debbie Allen : Dr Catherine Avery
Joe Adler : Dr Isaac Cross
Samantha Sloyan : Dr Penelope « Penny » Blake
Joe Dinicol : Dr Mitchell Spencer
Debra Mooney : Evelyn Hunt (mère d'Owen)
Aniela Gumbs : Zola Grey Shepherd
Brody Goodstadt : Bailey Grey Shepherd / Petit Bailey
Bill Smitrovich : un psychiatre
Maya Stojan : Tatiana Flauto
Skyler Shaye : Katie Bryce
Scott Elrod : Major Will Thorpe
Casey Wilson : Courtney Hall
Rita Moreno : Gayle
Wilmer Valderrama : Kyle Diaz
Gwendoline Yeo : l'avocate de Callie

Mon avis : Indéniablement, Grey’s Anatomy avait tendance, ces dernières années, a perdre de son intérêt, et ce, même s’il faut reconnaitre que la plus célèbre des séries hospitalières n’a jamais été non plus un chef d’œuvre ; mais bon, étant avant toute chose un soap pour le moins sympathique où les relations entre les nombreux personnages priment sur les cas médicaux, les fans prenaient plaisir, années après années, a retrouver une série qui fut pendant longtemps un fort bon divertissement. Et puis, la chute qualitative débuta, petit à petit mais indéniable, et ce, jusqu’à cette fameuse onzième saison qui, de mon point de vu, fut la pire depuis que cette série existe… Bref, vous vous imaginez bien que je n’attendais plus grand-chose de Grey’s Anatomy, surtout que, histoire d’enfoncer le clou, la diffusion française débuta en mai dernier sans grande explication avant de prendre fin lorsque débuta l’Euro de football… et ce ne fut qu’il y a quelques semaines, donc, que l’on eut droit a la suite – allez donc comprendre la programmation de TF1 !? Enfin, tout cela pour vous dire que, dès le départ, les choses étaient bien mal engagées pour Grey’s Anatomy et puis, comme il arrive parfois, quand on n’attend plus rien de quelque chose, on finit par être surpris… agréablement, bien sur. Car oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, cette douzième saison de Grey’s Anatomy, si elle n’atteint pas les heures de gloire de la série, n’en fut pas supérieure, que dis-je, largement supérieure a la triste onzième saison : remise en avant de certains personnages secondaires, une Meredith Grey certes toujours aussi insupportable et détestable mais que l’on a légèrement moins vu, ce qui est une bonne chose, et, surtout, diverses intrigues importantes qui, a défaut de nous époustoufler, nous auront tenu en haleine tout au long de la saison, principalement celles centrées sur les couples Jackson/April, Owen/Amelia, Miranda/Ben et Callie/Arizona. Coups de théâtre assez nombreux, situations assez dramatiques et très dures, de la romance, de la passion, bref, un bon cru pour cette saison 12 de Grey’s Anatomy, de quoi ravir les nombreux fans du soap… Et comme en plus, le final fut a la hauteur de nos espérances et que TF1 remet le couvert en annonçant la treizième saison dès la semaine prochaine, comment ne pas être satisfait et se dire que, qui sait, la série pourrait bien avoir retrouvé le feu sacré !? Enfin, espérons maintenant que la chaine diffusera la prochaine saison dans son intégralité et ne nous refasse pas le coup de nous proposé la fin dans un an ?


Points Positifs :
- Une hausse qualitative significative vis-à-vis dès deux dernières saisons : il faut dire qu’il y a de nombreuses intrigues plutôt captivantes – surtout celles centrées sur les couples Jackson/April, Owen/Amelia, Miranda/Ben et Callie/Arizona – et une remise en avant des personnages secondaires qui est plutôt une bonne chose.
- On voit un peu moins Meredith Grey dans cette saison et, franchement, cela fait un bien fou tellement ce personnage est détestable ; d’ailleurs, les choses sont simples puisque dès qu’un épisode est centré sur elle et son monumental égocentrisme, celui-ci est plus difficile a regarder… quoi que, celui où elle se fait agresser est plutôt pas mal, il faut le reconnaitre…
- Un final digne des heures de gloire de la série où certes, il n’y a pas de mort, mais où on a droit a un mariage, une naissance, le retour en grâce d’un personnage, une révélation inattendue, un départ et un Alex qui disjoncte littéralement !
- Le petit nouveau, Nathan Riggs, plutôt intéressant de par sa relation conflictuelle avec Owen et par le fait que tout le monde le met de coté au début.
- Qu’est ce que ça fait du bien de voir une saison entière sans Derek ; celui-là, il ne me manquera pas le moins du monde.

Points Négatifs :
- Meredith Grey, bien sur. Je ne m’en cache pas, je déteste depuis le début celle qui est le personnage principal de la série, mais il faut dire que cette dernière, égocentrique, pleine de mauvaise foi, qui ne cesse de geindre et grande donneuse de leçon devant l’éternel est détestable au possible. Fort heureusement, on la voit un poil moins que dans les autres années.
- Malgré le sursaut qualitatif de cette saison, il faut reconnaitre qu’il y a certains épisodes un peu en retrait et que nous restons loin des heures de gloire de la série. D’un autre coté, Grey’s Anatomy n’a jamais été un chef d’œuvre non plus.
- La programmation ridicule et ubuesque de TF1.
- Callie quitte la série.

Ma note : 7,5/10

jeudi 30 mars 2017

LE CYCLE D’ELRIC – LA REVANCHE DE LA ROSE


LE CYCLE D’ELRIC – LA REVANCHE DE LA ROSE

Souvent Elric se retire à Tanelorn en se disant que pour une fois, c'est sûr, il va enfin pouvoir prendre un peu de repos, mais ça ne dure pas : très vite, il doit repartir dans des voyages sans trêve. Cette fois, il se dirige vers l'est à la recherche d'un globe où, semble-il, on peut voir toute la Terre future. Pourra-t-il y apprendre un peu de son propre avenir ? Ou bien sera-t-il éternellement condamné à éprouver sans cesse l'horreur de son passé ? Il faudrait qu'il retrouve l'âme de son père afin de pouvoir se détacher de son fantôme et d'échapper au malheur qui le poursuit. Dans cette quête lancinante, qui le conduit un peu partout dans le Multivers, il n'aura qu'une alliée : la Rose, seule survivante d'un peuple disparu, et qui n'a qu'une idée – se venger.


Le Cycle d’Elric – La revanche de la Rose
Auteur : Michael Moorcock
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 01 octobre 1991
Edition Française : 27 février 2006
Titre en vo : The Revenge of the Rose
Pays d’origine : Royaume-Uni
Langue d’origine : anglais
Traduction : Bénédicte Lombardo
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 288

Mon avis : Ne tournons pas autour du pot, cela serait perdre du temps : je dois reconnaître que ce sixième tome du Cycle d’Elric est celui qui, depuis le début de la saga, m’à le moins le plut. Avec une telle entrée en matière, il est évidant que le lecteur de cette critique pourra éventuellement être méfiant quant au contenu ou la valeur de cette Revanche de la Rose, ce qui pourrait être compréhensible, cependant, ceci n’est après tout qu’un avis personnel et puis, ce n’est pas parce que ce volume du Cycle d’Elric m’a moins enthousiasmé que les précédents qu’il n’est pas pourvu de qualités. D’ailleurs, celles-ci existent, mais pas au point, pour moi, d’en faire un Elric inoubliable. Écrit en 1991, La revanche de la Rose est l’un des ouvrages les plus tardif de la saga, et, comme pour La Forteresse de la Perle, les différences avec les autres volumes sont nombreuses, en commencent par le style d’écriture, bien plus étoffé et le genre : plus de nouvelles plus ou moins longues mais un véritable roman. Dans celui-ci, bien plus complexe que d’habitude donc, l’on retrouve le Prince albinos dans une aventure un peu spéciale, sans son compagnon Tristelune aux abonnés absent (officiellement séjournant à Tanelorn), errant dans divers mondes, parcourant allégrement les plans afin de retrouver l’âme de son père, que se disputent deux seigneurs du Chaos. Les diverses pérégrinations du dernier descendant de Melniboné le feront rencontrer bon nombre de personnages à la fois pittoresques et charismatiques, en particulier un ancien serviteur de la Balance Cosmique, désormais passé sous la coupe du Chaos, Gaynor le Damné, dans le rôle du « grand méchant » et accessoirement l’une des meilleurs réussites du livre (que l’on peut retrouver dans d’autres œuvres de Moorcock comme Corum ou Le pacte de Von Beck), ainsi que Wheldrake, le poète, a la fois attachant et agaçant, mais bien plus travaillé qu’une Rose ma fois bien fade et qui aurait mérité un autre traitement. Autour de ces personnages principaux s’ajoutent une foule d’autres protagonistes aussi variés qu’un crapaud amoureux, un loup-garou maudit ou la famille Phatt qui ont pour particularité de voyager entre les mondes. Bref, vous l’avez compris, La revanche de la Rose brille par son éclectisme et ce qui s’apparentait à la base à une simple chasse au trésor (dans le cas présent, l’âme de Sadric) va vite se transformer en quête initiatique, par delà les sphères, où le lecteur oscillera entre poèmes et théories sur le Multivers, au point que bien trop souvent, il en sera un peu voir complètement perdu. D’ailleurs, cette complexité est, à mon avis, l’un des points faibles du récit, ou du moins, un écueil sur lequel les plus motivés viendront s’échouer, malgré toute la meilleure des bonnes volontés. Disons que le problème n’est tant soit pas que la théorie Moorcockienne sur le Multivers soit trop complexe, mais plutôt que dans ce roman, on a droit aux divagations des multiples protagonistes quasiment toutes les pages, au point que cela en devient vite lassant. De même, je trouve exagéré le fait que certains d’entre eux se baladent allègrement entre les plans d’existence comme d’autres prennent le train : à la rigueur, que certains êtres exceptionnels en soient capable, pourquoi pas, mais dans La revanche de la Rose, on a la désagréable impression que n’importe quel quidam en est capable, ce qui nuit un peu à la crédibilité de l’œuvre. Mais bon, passons… Ce qui est tout de même dommage avec La revanche de la Rose, c’est que dans le fond, ce titre est très loin d’être mauvais et que, passer une première partie plutôt longuette où il ne se passe pas grand-chose, on rentre vite dans le vif du sujet et le final n’est pas si mauvais. Mais pour y parvenir, encore faut il s’accrocher, et se taper près de 150 pages pas franchement passionnantes (ou qui auraient put être écourtées) où Elric et Wheldrake se baladent, rencontrent la nation Tzigane (hein, quoi, dans le cycle d’Elric ?), bavardent pendant des heures et où l’intrigue n’avance qu’a pas d’escargot. Dommage car le pire c’est que les moments spectaculaires ne sont pas absents, en particulier la destruction de la caravane tzigane, quand à celle-ci, l’idée d’une nation de voyageurs, parcourant sans cesse la même route à travers le monde est une bonne trouvaille. Mais c’est incontestablement par la suite, lorsque Elric joint ses forces à Gaynor, qu’ils naviguent sur l’inquiétante Mer Lourde, ont à faire aux Seigneurs du Chaos puis, ensuite, lorsque survint l’affrontement final entre Elric et ses alliés contre les forces tout droit sorties d’un tableau de Bruegel et que le minutieux plan de la Rose est révélé que l’on se dit que tout n’était pas a jeter dans ce roman, loin de là, et que, effectivement, il y avait quelques bonnes idées. Mais bon, le manque de rythme évidant de la moitié de l’œuvre et un nombre parfois trop important de bavardages pas toujours utiles fait que La revanche de la Rose, qui aurait put être un roman pour le moins sympathique, ne pourra être considéré que comme une œuvre moyenne du cycle. Dommage car le titre méritait bien mieux et, accessoirement, nous aussi…


Points Positifs :
- Quelques bonnes idées dans ce roman comme la nation Tzigane, ce peuple qui fait le tour du monde depuis la nuit des temps, suivant sans arrêt la même route, sans s’arrêter. Mais aussi, les liens entre l’intrigue et les poèmes de Wheldrake (un personnage d’un autre ouvrage de Moorcock, Gloriana ou la Reine inassouvie), le triste destin du personnage Loup Garou, quelques théories sur le Multivers.
- Gaynor le Damné est un personnage plutôt réussi et force est de constater que cet ancien Champion de la Balance est charismatique en diable.
- Quelques passages méritent le détour comme la destruction de la nation Tzigane, la confrontation entre Elric et Gaynor face a Arioch, la révélation finale, quand on apprend que la Rose avait manipulé tout le monde pour parvenir a son but.

Points Négatifs :
- L’auteur a beaucoup trop tendance à partir dans des dialogues a n’en plus finir sur le Multivers, la poésie, les états d’âmes de certains personnages, et ce, en usant par moments d’un langage peu compréhensible. Du coup, non seulement cela casse le rythme de lecture mais, surtout, cela finit par lasser le lecteur qui se perd littéralement par moments a la lecture de certaines théories sur le sort du Multivers ou sur les agissements de certains protagonistes.
- Heureusement que ce roman s’appelle La revanche de la Rose car cette fameuse Rose, on ne peut pas dire qu’elle a été vraiment mise en avant, bien au contraire…
- Par moments, on se demande si le héros de cette histoire est Elric – qui n’a jamais été aussi transparent – ou Wheldrake !?
- Une conclusion écrit a la va-vite et qui enfonce le clou.

Ma note : 6/10

HOSTAGES – SAISON 1


HOSTAGES – SAISON 1

Brillante chirurgienne israélienne, Yael doit opérer le Premier ministre, Shmuel Raskin, d'une simple ablation de la vésicule biliaire. Mais, à la veille de l'opération, quatre hommes cagoulés font irruption dans la chez elle et posent à Yael un ultimatum : soit elle tue le Premier ministre en suivant à la lettre les instructions du commando, soit toute sa famille sera exécutée. Yael, cherche un moyen de sauver sa famille et son patient...


Hostages – Saison 1
Réalisation : Omri Givon, Rotem Shamir
Scénario : Omri Givon, Rotem Shamir
Musique : Alon Cohen
Production : Channel 10
Genre : Triller, Drame
Titre en vo : Bnei Aruba – Season 1
Pays d’origine : Israël
Chaîne d’origine : Channel 10
Diffusion d’origine : 13 octobre 2013 – 18 décembre 2013
Langue d'origine : hébreu
Nombre d’épisodes : 10 x 43 minutes

Casting :
Ayelet Zurer : Dr Yael Danon
Jonah Lotan : Adam Rubin
Micha Celektar : Eyal Danon
Dar Zuzovsky : Noa Danon
Yoav Rotman : Asaf Danon
Mickey Leon : Alex
Tomer Kapon : Guy
Hilla Vidor : Ella
Nevo Kimchi : Giyora Avni
Ido Bartal : Yonatan
Shmil Ben Ari : Shmuel Netzer, le Premier Ministre

Mon avis : Dans la lignée de False Flag ou, surtout, de Hatufim, cette première saison de Hostages nous démontre, une fois de plus, a quel point les israéliens excellent, eux aussi, dans la création de séries de qualité. Alors certes, a bien y regarder, toutes ces œuvres ont pas mal de points communs et l’on ne peut que constater que le genre est toujours plus ou moins le même, c’est-à-dire, l’espionnage, l’action, etc. Cependant, malgré ce fait qui est peut-être en rapport avec le gène du pays en lui-même, comment ne pas reconnaitre que nos amis israéliens, malgré des moyens bien moins importants que ceux des américains – ce qui est probablement une force et apporte cette touche réaliste qui manque aux séries d’outre-Atlantique – possèdent un savoir faire indéniable qui n’est pas à négliger ?! Alors bien entendu, dans le cas de Hostages, il est difficile de ne pas reconnaitre que cette série soit inférieure à False Flag et surtout a Hatufim – mais celle-ci est tout bonnement hors-concours ! La faute a quelques incohérences qui gâchent un peu l’impression finale que l’on a de cette première saison, incohérences bien réelles mais qui, malgré tout, n’empêchent pas que cette série soit tout de même suffisamment bonne pour se démarquer de la concurrence : pour son postulat de départ, bien sur, pour son idée oh combien diabolique où une chirurgienne doit assassiner le Premier Ministre sur une table d’opération afin de sauver sa famille prise en otage, pour ses nombreux coups de théâtre qui parsèment ses dix épisodes mais aussi, pour ce final oh combien surprennent même si prévisible par certains cotés… Bref, sans révolutionner le genre et malgré quelques défauts – après tout, je trouve que l’héroïne dispose d’un peu trop de liberté par moments et que cette opération si bien préparée par un peu en cacahouète assez rapidement – cette première saison de Hostages n’en reste pas moins suffisamment réussie pour plaire aux amateurs du genre, amateurs qui, pour la petite histoire, pourront toujours se jeter sur la seconde saison car oui, il y a une suite qui nous permettra d’en apprendre davantage sur le sort d’Adam Rubin et de ses complices…


Points Positifs :
- Un postulat de départ assez réussie ou, prise en otages avec sa famille et devant la menace qui pèse sur la vie de ces derniers, une chirurgienne se voit contrainte de devoir assassiner le Premier Ministre sur sa table d’opération. Va-t-elle obéir ou pas ? Là est la grande question de cette série, ou, du moins, l’une des plus importantes.
- La confirmation, une fois de plus, que les israéliens sont diablement doués pour nous pondre des séries qui certes, sont souvent des thrillers et où les mêmes thématiques reviennent de façon récurrentes mais qui n’en restent pas moins des réussites.
- Coté acteurs, il y quelques têtes d’affiches comme Ayelet Zurer, Jonah Lotan ou Hilla Vidor, d’autres moins connus, mais, dans l’ensemble, ils sont tous plutôt voir très bons dans leur rôles respectifs.
- La touche réaliste que l’on retrouve a chaque fois dans les séries israéliennes, ce qui n’est pas forcément le cas dans les séries US.

Points Négatifs :
- Quelques incohérences dans le comportement de certains protagonistes par moments, ce qui gâche un peu trop l’impression finale que l’on peut avoir de cette série.
- Hum, non seulement je trouve que l’héroïne dispose d’un peu trop de liberté lors de certaines occasions mais les preneurs d’otages qui semblaient maitriser leur sujet sur le bout des doigts perdent un peu trop rapidement pied alors que tout semblait parfaitement contrôler…
- Le remplacement de corps à la morgue m’a laissé légèrement dubitatif.

Ma note : 7,5/10

lundi 27 mars 2017

L'ISLAMISME, VRAI VISAGE DE L'ISLAM


L'ISLAMISME, VRAI VISAGE DE L'ISLAM

Traducteur et journaliste indépendant, Hamid Zanaz collabore à différentes publications arabes et françaises. Contributeur permanent à la revue de la ligue des rationalistes arabes, Al Awan, il donne aussi des conférences sur l'islam. Il est l'auteur de nombreux essais, tant en arabe qu'en français, sur différents problèmes sociétaux touchant à la religion, à la sexualité, à la politique ou à la science dans le monde islamique.


L'Islamisme, vrai visage de l'Islam
Auteur : Hamid Zanaz
Type d'ouvrage : Essai politique, Essai religieux, Société
Première Parution : 8 mars 2012
Edition Poche : 8 mars 2012
Titre en vo : L'Islamisme, vrai visage de l'Islam
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Les Editions de Paris
Nombre de pages : 80

Mon avis : Ici, rien que le titre pourrait non seulement prêter a polémique mais, surtout, a choqué plus d’un. Il faut dire, et j’en ai conscience, que celui-ci n’y va pas par le dos de la cuillère, allant a contre courant absolu avec ce que l’on nous dit régulièrement dans les médias, c’est-à-dire, que l’Islamisme et l’Islam n’ont rien a voir l’un avec l’autre, que le premier ne serait qu’une déviance du second, etc. Or, ici, l’auteur de ce très court essai – un peu moins de 80 pages, principal défaut de celui-ci – ose affirmer que l’Islamisme, c’est-à-dire, ne nous voilons pas la face, l’extrémisme islamiste, en fait, c’est Islam, et puis point barre ! Alors bien sur, on pourrait croire que cet essai a été écrit par un occidental aux idées d’extrême droite, un islamophobe de la première heure, et, quelque part, cela aurait été plus facile a admettre pour certains, or, les choses sont un petit plus compliquées qu’on pourrait le penser de prime abord, et ce, au grand dam de certains car oui, Hamid Zanaz, car il est temps de le nommer, n’est certes pas musulman mais il est d’origine arabe et a très longtemps baignée dans la culture musulmane. Un athée arabe, voilà comment l’auteur se présente, ce qui peut étonner, certes, du moins au jour d’aujourd’hui – car il fut un temps, finalement pas si lointain, où la chose était plus commune. Et forcément, en tant qu’athée assumé, Hamid Zanaz est l’équivalent moderne des anciens athées catholiques, ceux de ces derniers siècles en occident, c’est-à-dire qu’il voue une haine non dissimulée a l’Islam en tant que religion tout en ne s’en prenant pas a ceux qui croient… même s’il ne se fait guère d’illusions sur ces derniers, du moins pour la plupart. Alors bien sur, cela choque, surtout a notre époque moderne où le politiquement correct est devenu la parole officielle et où l’on n’ose plus critiquer les religions, sauf que, a la lecture de cet essai, il apparait que, ce que Hamid Zanaz écrit, ce qu’il dit, ce qu’il critique, finalement, cela peut sembler très dur, injuste, exagéré, mais, finalement, ce n’est ni plus ni moins que l’équivalent de ce que d’autres ont fait bien avant vis-à-vis d’autres religions. L’Islam un siècle après le Catholicisme ? Oui et non car, selon l’auteur, avec l’Islam, tout est biaisé dès la base avec un Livre Sacré qui, en tant que parole divine, ne peut être changé, ce qui serait la source de tous les problèmes des pays musulmans de part le monde et d’une communauté de fidèles qui mettront toujours le Coran avant les lois de la République. Alors bien sur, nombreux seront ceux qui crieront au scandale, nombreux seront ceux qui affirmeront haut et fort que tout cela n’est qu’ineptie et, accessoirement, il en aura aussi un certain nombre qui verraient d’un bon œil l’auteur six pieds sous terre, mais bon, sans être aussi extrémiste qu’Hamid Zanaz, en me disant que les choses sont un poil plus compliquées et en sachant parfaitement que bien des musulmans mettent tout de même les lois de la République avant celles du Coran – il ne faut pas exagéré, tout le monde n’est pas extrémiste – je n’en conseille pas moins la lecture de cet essai au titre choc et aux propos qui en font un brulot mais qui, dans l’ensemble, n’est pas inintéressant, bien au contraire…


Points Positifs :
- Ici, l’Islam en prend plein la gueule et ce n’est pas le fait d’un quelconque membre d’un parti d’extrême droite ou d’un vulgaire raciste mais d’un auteur d’origine arabe et qui se dit, avant tout, athée. Parfaitement connaisseur de sa culture et de la religion de celle-ci, il sait de quoi il parle et il est sans la moindre piété a l’égard de cette dernière.
- La quasi-totalité de toutes les religions du monde ont été ou sont encore énormément critiquées, souvent a raisons, alors, pourquoi prendre des gants avec l’Islam ? Après tout, critiquer une religion ce n’est pas critiquer des personnes, critiquer les origines de ces dernières et ce n’est surement pas être raciste.
- Cet essai est tellement a mille lieux du politiquement correct que cela fait un bien fou par les temps qui courent.

Points Négatifs :
- Dommage que cet essai soit beaucoup trop court – un peu moins de 80 pages, ce n’est pas beaucoup, surtout au vu du sujet traité et qui mériterait un tout autre développement.
- Je trouve que l’auteur est un peu trop extrémiste par moments et non, tous les musulmans ne sont pas des islamistes ! Alors bien sur, cela s’explique par le fait que, dans leur genre, les athées le sont souvent, eux aussi – des extrémistes. Bien sur, cela n’enlève rien au fait que oui, on devrait avoir le droit de critiquer toutes les religions, et donc l’Islam, mais bon, ce n’est pas non plus la peine de tomber dans l’excès inverse…

Ma note : 7/10

samedi 25 mars 2017

AJIN – TOME 8


AJIN – TOME 8

Kei Nagai a choisi le siège de Forge sécurité comme arène pour affronter Sato et ses complices. Deux des onze personnalités visées par le groupuscule terroriste serviront d’appât, dans ce plan qui se met en action dès l’arrivée du commando Ajin dans les locaux. Menés par Tanaka, les immortels progressent rapidement dans les étages, loin de se douter qu’ils devront bientôt faire face à l’unité spéciale formée par Kei, Tosaki et leurs subordonnés. Les échanges de tirs entre mortels et immortels s’intensifient et les balles fusent de tous côtés dans cette tour désormais isolée de l’extérieur…


Ajin – Tome 8
Scénariste : Gamon Sakurai
Dessinateur : Gamon Sakurai
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Fantastique, Action, Seinen
Titre en vo : Ajin vol.8
Parution en vo : 6 mai 2016
Parution en vf : 15 février 2017
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Glénat
Nombre de pages : 192

Mon avis : Alternant entre les tomes assez bons et les tomes plutôt bons, Ajin, Seinen du sieur Gamon Sakurai poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin et, même si l’originalité n’est peut-être pas le point fort de la série – quoi que, ces types quasiment immortels qui ne cessent de mourir et de ressusciter, c’est peu commun – force est de constater que, depuis ses débuts, on reste toujours aussi captiver, la tension étant, la plupart du temps, a son comble. Et celle-ci est toujours aussi intense dans le huitième volume de la saga, suite directe de son prédécesseur où, pour rappel, Kei Nagai et ses compagnons se préparaient à protéger deux cibles de Sato traquées par les sbires de ce dernier. L’action, comme il fallait s’en douter, est omniprésente – en tous cas, davantage que dans certains tomes – et renoue avec réussite avec les plus grands moments de la saga : sincèrement, on ne s’ennui pas une seule seconde, il y a quelques coups de théâtre pour le moins surprenants, quant a l’intensité, disons que l’auteur sait nous tenir en haleine de la première a la dernière page. Curieusement, cela passe mieux avec les hommes de Sato que lorsque ce dernier entre vraiment en action, peut-être tout bonnement parce que celui-ci est tellement supérieur aux autres qu’il apparait comme étant trop invincible ; mais bon, ne vous inquiétez pas, outre une entrée en scène qui vous laissera bouche bée et quelques coups d’éclats, notre psychopathe immortel sera une fois de plus fidèle a lui-même, c’est-à-dire, totalement imprévisible et, comme dirait l’autre, le meilleur dans sa partie… Bref, vous l’avez compris, a mes yeux, ce huitième tome de Ajin, sans révolutionner le genre, n’en reste pas moins fidèle a ce que cette série nous a proposer jusque là, c’est-à-dire, une intrigue spectaculaire et oh combien captivante ; en espérant, bien entendu, que la suite soit du même acabit !


Points Positifs :
- L’opposition entre Kai et ses compagnons d’un coté, et les hommes de Sato de l’autre. C’est spectaculaire, on ne s’ennui pas une seconde et, rien que pour la manière dont ils se font avoir suite au plan pour le moins audacieux de Kai, le jeu en vaut la chandelle.
- Depuis son apparition, Sato nous a souvent époustouflés et il est clair que le grand méchant de ce manga est le personnage le plus marquant, et de loin ! Mais si l’on pensait que celui-ci ne nous étonnerai plus, attendez de voir comment celui-ci rejoint l’immeuble où se trouvent ses hommes… disons que des téléportation comme ça, j’en avais jamais vu !
- Entre une action omniprésente et pas mal de coup de théâtre, on ne s’ennui pas une seule seconde a la lecture de ce huitième tome de Ajin.
- Coté dessins, Gamon Sakurai livre une fois de plus un travail de grande qualité et, franchement, c’est par moments un régal pour les yeux.

Points Négatifs :
- Il est clair que Ajin n’est pas la série la plus original qui soit et que certains personnages sont un peu trop stéréotypés pour être honnêtes. Cela ne gênera pas vraiment si l’on souhaite surtout passer un bon moment sans grande prise de tête, par contre, les moins conciliants y trouveront peut-être a redire.
- Curieusement, j’ai préféré l’affrontement contre les hommes de Sato que contre celui-ci en personne. Il faut dire que ce dernier est tellement fort – dans tous les sens du terme – que ce coté par moments excessif peut nuire à force.

Ma note : 7,5/10
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