dimanche 5 mars 2017

JUSTE LA FIN DU MONDE


JUSTE LA FIN DU MONDE

Louis, écrivain à succès, sent que sa fin est très proche. Le jeune homme traverse le monde en avion pour retrouver son pays natal et annoncer la terrible nouvelle à sa famille. Mais, à peine arrivé chez les siens qu'il n'a pas vus depuis douze ans, Louis sent que l'atmosphère est particulièrement électrique. Alors que sa mère tente nerveusement d'organiser une réunion familiale comme dans le passé, Antoine, son frère, se montre très agressif, tandis que Suzanne, sa sœur, semble dépassée par les événements. Seule Catherine, la discrète épouse d'Antoine, donne l'impression de comprendre Louis...


Juste la fin du monde
Réalisation : Xavier Dolan
Scénario : Xavier Dolan
Musique : Gabriel Yared
Production : Sons of Manual, MK2
Genre : Drame
Titre en vo : Juste la fin du monde
Pays d'origine : Canada, France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 21 septembre 2016
Durée : 99 mn

Casting :
Gaspard Ulliel : Louis, le cadet
Vincent Cassel : Antoine, l’aîné
Nathalie Baye : Martine, la mère
Léa Seydoux : Suzanne, la benjamine
Marion Cotillard : Catherine, la femme d'Antoine
Antoine Desrochers : Pierre, l'ancien petit-ami de Louis
Sasha Samar : le chauffeur de taxi
Arthur Couillard : le petit garçon dans l'avion
Patricia Tulasne : l'hôtesse de l'air
Jenyane Provencher : la jeune fille sur le trampoline

Mon avis : Je ne vais pas vous mentir, j’étais loin d’être emballer par ce film avant même de commencer a le regarder, car bon, comment dire, si le postulat de départ, cette histoire d’un individu qui, après des années d’absences, décide de renouer avec les siens afin de leur apprendre qu’il va mourir, bref, si cette histoire pouvait se laisser regarder, force est de constater que pour ce qui était de l’originalité, cela sentait le déjà-vu a plein nez. Mais bon, j’avais entendu quelques bonnes critiques au sujet de ce long métrage (de très mauvaises aussi), le casting plutôt bon, alors ma foi, pourquoi pas ? Sauf que… sauf que, assez rapidement, j’ai franchement déchanté… Car a un moment donné, peut-être que ce genre de films correspondent a un certain public, peut-être que certains lui trouveront tout un tas de qualités, mais sincèrement, moi, ce n’est pas mon cas : l’intrigue n’avance guère, on passe notre temps a devoir subir de très longs monologues qui partent un peu dans tous les sens tandis que le héros de l’histoire, Louis, se contente de regarder ses divers interlocuteurs d’un air las, la bande originale est mauvaise pour ne pas dire pathétique et au final – attention spoiler – eh ben, oh surprise, ne voila-t-il pas que le fameux Louis finit par ne rien dire avant de repartir, et ce, après une scène tout bonnement ridicule avec un oiseau… Alors bon, peut-être ne suis-je pas assez intelligent pour savoir apprécier cette adaptation a sa juste valeur, mais sincèrement, je pense que le problème est ailleurs et qu’a un moment donné, il faut reconnaitre que ce Juste la fin du monde n’est pas un grand film, tout simplement. Bon alors ? Franchement, je ne le pense même pas car si l’histoire n’est pas mauvaise, si même le fait que le héros finisse par ne rien dire a ses proches pouvait passer, a un moment donné, devoir se taper une heure et demi de blabla stérile qui n’amène a pas grand-chose, pour moi, cela ne sert a rien, tout simplement…


Points Positifs :
- S’il y a une chose que l’on ne peut enlever a ce film, c’est son casting qui est impeccable. D’ailleurs, c’est ce qui le sauve un peu car bon, comment dire, lorsqu’on a l’écran des Vincent Cassel, des Nathalie Baye ou des Marion Cotillard, on n’a pas n’importe qui, loin de là. Et justement, ceux-ci relèvent le niveau de l’ensemble, surtout le premier.
- Curieusement, Gaspard Ulliel qui interprète Louis, est plus en retenue que les autres, cependant, je trouve que cela lui va plutôt bien et il finit par en être touchant.
- Le synopsis de départ est tout sauf original, cependant, il reste assez efficace dans son genre.

Points Négatifs :
- Lorsqu’un film se compose principalement de longues, très longues scènes de monologues qui partent dans tous les sens et qui n’en finissent plus, désolé mais au bout d’un moment, il est difficile de ne pas s’ennuyer ferme, ce qui fut mon cas avec ce Juste la fin du monde
- Pour l’originalité, eh ben on repassera car bon, comment dire, le pauvre héros gay qui fuie sa famille – on devine bien pourquoi – et qui finit par choper le sida, ce qui le condamne, c’est du vu et du revu.
- Il s’agit de l’adaptation cinématographique de la pièce éponyme de Jean-Luc Lagarce et qui connut le succès en… 1990 ! Et là, on se dit qu’un tel scénario, se déroulant a l’époque, serait mieux passé vu comment étaient considérés les gays et les séropositifs alors. Sauf que Xavier Dolan rate le coche en transposant l’intrigue dans un passé plus récent – il suffit de voir les téléphones portables – et là, ça passe moins bien.
- Certes, Juste la fin du monde est basé sur les noms dits, les difficultés de communications au sein d’un famille, mais bon, a un moment donné, même quand on a du mal a parler, on peut dire un minimum, même infime, or, ici, ce n’est pas le cas, pourtant, des dialogues, il y en a des tonnes sauf que ça tourne en rond a n’en plus finir sans que cela mène quelque part.
- C’est quoi ce choix de chansons ridicules que l’on est obligés de se coltiner au long du film ?
- La scène de l’oiseau qui sort du coucou, a la fin.

Ma note : 4/10

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