mardi 2 octobre 2012

VERY BAD TRIP



VERY BAD TRIP

A deux jours de se marier, Doug file à Las Vegas enterrer sa vie de garçon avec ses trois meilleurs copains. Les joyeux drilles se promettent une fête inoubliable, mais le lendemain, les trois garçons d'honneur se réveillent avec une phénoménale gueule de bois... et pas le moindre souvenir de leur nuit d'enfer. Que fait donc ce tigre dans la salle de bain de leur suite ? Et ce bébé dans l'armoire ? Et, surtout, qu'est devenu Doug ? Les trois fêtards n'auront que quelques heures pour résoudre l'énigme, récupérer le futur marié et l'amener dare-dare à l'église.


Et oui, le cinéma, c’est aussi ce genre de films : humour pipi/caca, franchement débile, vulgaire, et avec un risque plus que notable de perte importante de neurones après visionnage de la chose, oui, le cinéma, ce n’est pas uniquement que de purs chef d’œuvres, des films notables et qui marquent l’histoire, des œuvres intemporelles, inimitables, non, le cinéma, ce n’est pas uniquement des films dont on est fier, des films dont on n’a pas honte de devoir écrire une critique sur son propre blog, des films dont on préférait taire le nom, de peur de passer pour un beauf monumental, car oui, mille fois oui, le cinéma, c’est également des films comme ce Very Bad Trip (The Hangover en version original), un truc dont dès l’affiche, et sans avoir à passer par la bande annonce, on devine tout de suite que le synopsis de la chose ne volera pas bien haut, que le scénario, s’il existe, tient sur un timbre-poste et que de toutes façons, cela n’est pas destiné aux intellectuels. Oui, le cinéma, c’est aussi ce genre de choses, et bien entendu, c’est de ce genre de cinéma, donc, que je vais vous parler aujourd’hui.

N’y allons pas par quatre chemins, Very Bad Trip n’est de toutes façons pas un grand film, d’ailleurs, il n’eut jamais prétention à l’être : produit uniquement commercial destiné à la rentabilité à tout prix, cette… euh… œuvre… décliné depuis en franchise (car comme chacun sait, quand quelque chose marche un tant soit peu, autant exploiter le filon jusqu’au bout) est destinée avant tout aux amateurs de cinéma dans le sens le plus large possible qui existe et qui a depuis longtemps abandonner toute idée de se prendre la tête dans les salles obscures. Formatée au possible, sans aucune surprise, parfaitement calibrée pour un public qui, de toutes façons, une fois celui-ci vu, passera rapidement à autre chose, Very Bar Trip fait indéniablement partie de ce genre de productions dites « grand public », a milles lieux de toute prises de risques mais qui n’en marche pas moins, genre que, comme chacun sait, nos amis américains ont le don de nous pondre de leurs usines à gaz en quantité industrielle. D’ailleurs, prenez le synopsis de base : un groupe d’amis part à Las Vegas (déjà, quand on part là-bas, il ne faut pas s’attendre à grand-chose) histoire de fêter comme il se doit l’enterrement de vie de garçon de l’un d’entre eux et vont se prendre la biture de leur vie, bref, pas de quoi sauter au plafond niveau scénario. Ajoutons à cela des personnages stéréotypés au possible et sans surprise comme le beau gosse, le pauvre gars martyrisé par sa femme et le gros mec un peu bizarre (là-dedans, le futur marié ne sert pas à grand-chose) qui vont, après avoir tout oublié de leur folle nuit, tenter de retrouver le futur marié et l’on se retrouve, vous l’avez compris, davantage avec un produit qu’un film.


Pourtant, ce Very Bad Trip que j’ai allègrement descendu depuis le début de ce billet, et bien, dans son genre… n’est pas forcément le truc le plus nul qu’il m’ait été donné de voir. Surprenant ? Pas forcément en fait, alors certes, toute scène est fortement exagérée, c’est du grand n’importe quoi et a aucun moment, il n’y a d’effet de surprises, tout étant trop convenu pour cela, pourtant, je me suis surpris, alors que je n’attendais strictement rien de cette chose, a rigoler (du moins, au début) et à me laisser entrainer à voir ce film en entier alors qu’au début, je ne souhaitais regarder que quelques minutes, histoire de voir le début. Suis-je finalement bon public, ne suis-je, malgré tout ce que j’ai dit, moi aussi, qu’un vulgaire gros beauf qui se fend la poire devant une telle débilité ou est-ce cette indéniable façon de faire qu’on les américains de réussir à nous pondre des trucs d’une nullité affligeante mais que l’on regarde tout de même ?! Hum, probablement un peu de tout cela à la fois, mais bon, avoir regarder cette chose une fois me suffit plus qu’amplement…

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Le moment où le chinois sort du coffre est quand même assez mythique.

Karim

Feanor a dit…

Je ne dis pas que je n'ai pas rigoler a certains moments, mais sincèrement, c'est tout de même profondément débile comme film...

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