dimanche 21 octobre 2012

THE TUDORS – SAISON II



THE TUDORS – SAISON II

Afin d'accéder à une totale indépendance à la tête du royaume, le roi Henry VIII prend une décision sans précédent dans la Chrétienté. Il décide de se nommer lui-même chef suprême de l'Eglise et du clergé d'Angleterre. C'est là le seul moyen à sa disposition pour émanciper la couronne anglaise de la tutelle de l'Eglise catholique. Mais sa motivation principale est toute personnelle, car le pape demeure inflexible quant à l'annulation de son mariage. Déterminée et passionnée, Anne Boleyn demande avec insistance à Henry de couper tous les liens avec la reine Catherine. A la surprise de la noblesse, l'épouse du souverain est alors bannie de la cour...


Ceux et celles qui suivent régulièrement, ou de façon occasionnelle ce blog auront bien évidement remarquer que, depuis la rentrée, une série revient régulièrement sous les feux des projecteurs, je veux bien évidement parler des Tudors, dont ARTE à diffuser la quatrième et dernière saison de la série tandis que, de son coté, NRJ12 rediffusait l’intégralité de celle-ci, ce qui m’avait ainsi permis de voir, pour la première fois, la première saison dans sa totalité. Et comme, en début d’année, la chaine franco-allemande avait déjà diffusé la troisième saison, désormais, je peux dire que j’aurais vu, et apprécier, l’intégralité de cette excellente série qu’est les Tudors. Mais tout cela, si vous êtes un fidèle du Journal de Feanor, vous le savez déjà, bien entendu, et, plutôt que de m’attarder sur des choses déjà dites et redites, autant m’intéresser plus particulièrement au contenu de cette seconde saison ; surtout que, sincèrement, celle-ci vaut largement le coup tant elle fourmille de moments forts et marquants.

Ainsi, comme les fidèles de la série le savent bien, cette deuxième saison des Tudors débute avec la disgrâce de la reine Catherine et le remariage si contesté du roi Henry VIII avec la si décriée Anne Boleyn. Cependant, et comme il fallait s’y attendre, une fois parvenus à leurs fins, les deux amants royaux vont bien vite déchanter car la lune de miel, tant attendue, ne durera pas bien longtemps ; quelque part, juste le temps qu’Anne soit enceinte puis, terrible désillusion, accouche d’une fille – la future et célèbre Elisabeth qui fut, accessoirement, probablement la plus grande souveraine britannique. Déçu de ne toujours pas avoir d’héritier mâle, ce sacré Henry retombe donc très rapidement dans ses travers, court les jupons, prends des maitresses et voit de plus en plus d’un mauvais œil son épouse, qu’il compte bien remplacer. Anne, de son coté, de plus en plus jalouse et piquant des colères incroyables (on la comprend tout de même un peu), à force de se faire des ennemis puissants, et de déplaire au roi, ne constate pas que son heure est venue et que tout cela finira bien mal. Sa chute, et les accusations qui auront pesé quant à sa disgrâce et sa condamnation a mort auront longtemps diviser les historiens, mais la plus part, de nos jours, estiment que celle-ci était innocente de tous les crimes qu’on lui reprochait – ce qui est le point de vue de la série – faisant d’elle, finalement, une bien pauvre victime d’un roi obnubilé par sa descendance et par des intrigues qui la dépassaient. Bien évidemment, avec un tel synopsis historique, il était normal que cette seconde saison des Tudors possède un matériel scénaristique de premier ordre, quoi que, certains, en d’autres temps et d’autres lieux, s’y soient cassé les dents (voir Deux sœurs pour un roi) ; mais ici, point de déception, bien heureusement : cette saison est fort probablement la meilleure, tout simplement.


Car aux déboires d’Anne Boleyn, il ne faut pas oublier ceux de l’ancien conseiller et ami d’Henry VIII, le philosophe Thomas More ; d’ailleurs, il est amusant de constater que les deux moments les plus marquants de cette saison soient tout bonnement les exécutions de ces deux personnages. Tout d’abord, celle de l’auteur de L’Utopie, vers le milieu de celle-ci, puis, bien entendu, celle de la reine à la fin. A chaque fois, tant les scénaristes que les acteurs se sont surpassées et nous avons eu droit à des mises en scènes tout bonnement somptueuses qui rivalisent de concert de par les sentiments que l’on ressent lors de ces deux exécutions : dramatique, tristes, fatalistes, Anne Boleyn et Thomas More, lors de leurs morts, sont tout bonnement extraordinaires et ses deux scènes, marquantes au possible, resteront longtemps dans les mémoires des amoureux de la série.


Bien évidemment, cette seconde saison ne se limite pas à cela : ainsi, entre un Henry VIII de plus en plus paranoïaque et toujours aussi bien interprété par un Jonathan Rhys-Meyers a qui le rôle va décidément bien à ravir (pourtant, physiquement, ce n’était pas du tout ça) et surtout, la montée en puissance de l’un de mes personnages préférés, Thomas Cromwell, qui prend ici une dimension supérieur – franchement bon ce James Frain tout de même – tout serait quasiment parfait si, d’un autre côté, notre beau gosse de Duc de Suffolk n’apparaissait un peu trop en retrait. Ajoutons à cela la formidable performance d’actrice de Nathalie Dormer, actrice que je ne connaissais pas du tout et qui se révèle tout simplement bluffant, de mon point de vue, en Anne Boleyn : à la fois rieuse, inquiète, épanouie, dévastée, sensuelle, colérique, Nathalie Dormer survole et marque littéralement cette saison de son empreinte – du coup, je suis curieux de voir ce qu’elle donnera en Margaery Tyrell dans Game of Thrones ? Bref, vous l’avez compris, j’ai tout bonnement adoré cette seconde saison des Tudors, indéniablement, et, jusqu’à maintenant, la série, pour moi, de cette année 2012 (même si elle est plus ancienne) ; et, maintenant que j’ai vu tous les épisodes de cette série, et comme NRJ12 poursuit ses rediffusions, je vais en profiter pour me retaper la saison III ! C’est que, après tout, il ne faut pas bouder son plaisir après tout !

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