samedi 6 octobre 2012

THE TUDORS – SAISON IV



THE TUDORS – SAISON IV

Henri VIII, l’homme le plus puissant au monde, a tout pour le combler mais cela ne lui suffit pas. Dans la dernière saison, Henri devient de plus en plus obsédé à l’idée de laisser son empreinte dans l’Histoire. Conduit plus que jamais par sa soif de succès dans le domaine privé ou politique, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer de rester à jamais l’Homme qui a changé le monde. Alors que l’Angleterre et l’Espagne entrent en guerre contre la France, Henri se remarie pour la cinquième fois avec Catherine Howard, alors âgée de 17 ans. Très belle jeune fille, elle va faire tourner la tête à de nombreux courtisans. Ses indiscrétions vont la mener sur l’échafaud. Henri épouse alors en sixième et dernière noce Catherine Parr, protestante revendiquée, qui sera une excellente belle-mère pour Mary, Elizabeth et Edward. Malgré de terribles souffrances qui l’affaiblissent de jour en jour, Henri espère toujours un héritier.


Dimanche dernier, je vous parlais ici même de la première saison de la série historique par excellence de ces dernières années, je veux bien évidement parlé des Tudors, reconstitution flamboyante du règne de l’un des rois les plus célèbres outre-manche, le gargantuesque Henri VIII, plus connu sous nos vertes contrées pour ses six mariages (et le sort peu enviable que connurent certaines de ses épouses) que pour les conséquences religieuses de son tumultueux règne qui firent que l’Angleterre rompit alors avec Rome, a une époque où se propageaient les thèses protestantes d’un certain Martin Luther et que le faste et le scandale des prélats catholiques furent mis bien a mal un peu partout sur le vieux continent. Un peu plus tôt, cette année, j’avais eu l’occasion de vous parler également de la troisième saison de cette série, celle qui me la fit découvrir, lors de sa diffusion sur ARTE, c’était en janvier dernier, comme on peut le voir ici même. Et donc, aujourd’hui, c’est au tour de l’ultime saison des Tudors d’etre mis à l’honneur, sa diffusion étant arrivé à son terme ce jeudi, sur la chaine franco-allemande. Bien évidemment, vous pourrez trouver curieux que je vous propose ainsi les critiques consacrées à cette série dans un parfait désordre, cependant, et comme je le soulignais la semaine passée, ces billets sont écris dans l’ordre où je découvre les différentes saisons : la troisième, sur ARTE, pour commencer, la première, sur NRJ12, maintenant, la quatrième, de nouveau sur ARTE et bientôt, la seconde, toujours sur NRJ12. Désordre donc, mais peu importe : ce qui compte, à mes yeux, c’était de voir dans son intégralité cette série, et par le biais de ces deux chaines, j’y suis arrivé ; même si, je l’avoue, ce ne fut pas toujours évidant d’alterner entre un Henri VIII vieillissant le jeudi et sa version juvénile le samedi soir.


Ceci étant dit, que pouvons-nous retenir de cette ultime saison des Tudors ? Tout d’abord, la qualité et tout ce qui avait fait la force de celle-ci était toujours au rendez-vous ; ainsi, tant par les décors, parfaitement réussis, les costumes, le jeu des acteurs, franchement excellents et crédibles, force est de constater que l’amateur d’histoire que je suis ne pouvait qu’etre aux anges. Bien évidemment, entre la réalité historique en elle-même et sa reconstitutions a l’écran, il y a un pas et celui ou celle qui souhaiterait en connaitre davantage sur cette période de la royauté britannique se tournera vers des ouvrages spécialisés, bien plus détaillés. Cependant, et même si le scénario prend parfois quelques libertés avec la réalité, si certains faits furent plus ou moins modifiés ou romancés, dans l’ensemble, les Tudors restent une reconstitution assez crédible, ce qui est, de mon point de vue, un point plus que positif. Hein, comment, Henri VIII n’était pas aussi svelte que ce beau gosse de Jonathan Rhys Meyers ? Oui, on le sait mais je ne vais pas non plus vous en parler à chaque fois non plus !?


Mais dans cette quatrième saison, ce qui m’aura le plus marqué, c’est indéniablement cette impression de fin de règne qui prime sur tout le reste : tant le roi que ses compagnons ne sont plus de prime jeunesse, les rides se creusent, barbes et cheveux deviennent grisâtres, les faiblesses se font de plus en plus jours et les fastes d’antan, la vigueur de la jeunesse et les rêves d’alors ne sont plus que lointains souvenirs et regrets éternels. Alors, par son mariage avec la très jeune et insouciante Catherine Howard, ce sacré coureur de jupons d’Henri croyait bel et bien retrouvé une seconde jeunesse ; las, assez rapidement, la très imprudente nouvelle reine tomba sous les charmes d’une version plus jeune de son époux, l’un de ses fidèles servant, le peu sympathique, certes, mais amoureux Thomas Culpepper. Les deux, forcément, finiront mal, très mal, comme de coutume pourrions-nous ajouter quand on voit le sort d’une bonne partie des protagonistes de cette série – qui y va fort dans les scènes de tortures et de mises à mort, mais bon, l’époque était ainsi – et pour Henri VIII, ce ne sera qu’une désillusion de plus qui n’ira pas pour arranger sa propre santé mentale, qui n’ira qu’en se dégradant dans ses dernières années.


Sa dernière épouse, la sobre Catherine Parr, s’en sortira à bon compte, et ce, même si ses opinions religieuses auraient pu lui couter très cher, restera alors un homme, un roi, Henri VIII, seul comme jamais, qui, après une campagne militaire a la victoire sans lendemain, verra ses compagnons disparaitre les uns après les autres, jusqu’à ce que son vieux complice de toujours, Charles Brandon, enfin en paix avec lui-même et ayant trouvé l’amour, ne meure lui aussi à son tour. Une ambiance triste, très sombre, parfois féerique avec ces apparitions successives de ses anciennes épouses venues régler leurs comptes avec ce pauvre Henri VIII, décidément bien mal en point, et cet étrange rêve, empreint d’un onirisme inquiétant, qui clôt la série, tandis que le roi, ayant perdu jeunesse, espoir, vitalité, santé et toute illusion sur le monde, s’apprête à perdre la vie.


Un final qui, en toute franchise, m’aura tout bonnement stupéfait, avec son inquiétant questionnement, propre à tout homme qui sent la fin venir : que laissons-nous derrière nous une fois notre dernière heure survenue ? Bien évidemment, mais il ne pouvait pas le savoir, Henri VIII laissera une image, pas franchement notable en raison de ses nombreux excès, mais également, trois enfants, un fils et deux filles, qui régneront tous ; d’ailleurs, l’importance de ceux-ci, et plus particulièrement Marie dite « la sanglante » et Elisabeth dite « la reine vierge », aurait presque mérité que l’on donne une suite à cette série. Ce ne fut pas le cas, dommage pour nous, mais quoi qu’il en soit, avec ce final somptueux, sombre, assez triste et rempli de désillusions, s’achève sans nul doute l’une des séries qui m’aura le plus marqué ces dernières années, une série comme je les aime et que je ne suis pas prêt d’oublier, une série qui aura mis à l’honneur un roi et une dynastie qui auront marquer l’histoire, les Tudors !

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