jeudi 31 juillet 2014

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 145 – L’ORIGINE DES CIVILISATIONS


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 145 – L’ORIGINE DES CIVILISATIONS
Mai 2014

L’origine des civilisations
Edito : Civilisation : vaste programme
Cadrage : Qu’est-ce qu’une civilisation ?
- Visions plurielles
- Civilisations anciennes remarquables
Interview « Les grandes civilisations germent dans un contexte de formation d’État » de Maurice Godelier
I – Une civilisation naît
- Une évolution en ordre dispersé
- Sumer a-t-elle tout inventé ?
- Les Olmèques – Le souffle fécond du peuple-jaguar
II – Evolution et transmission
- Du plus simple au plus complexe ?
- Les Anazazis – Naître et renaître
- Entre rupture et continuité
- Je rayonne, donc je suis
- Peuples des steppes – Les nomades : Barbares civilisés ?
III – D’hier a aujourd’hui
- Un passé recomposé
- Civilisations d’un autre monde
Interview « La diversité culturelle n’est pas vouée à disparaître » d’Emmanuel Désveaux

Mon avis : Décidément, je dois avoir un problème pour le moins singulier avec Les Cahiers de Science & Vie : cette revue est bel et bien ma préférée, je ne le conteste pas et pourtant, à chaque fois, je prends un retard fou pour la lecture de ses divers numéros, retard que je rattrape péniblement, au bout d’un moment, avant de le reprendre ensuite. Pourtant, si cela a pu m’arriver parfois en raisons de sujets qui m’intéressaient un peu moins, ces derniers mois, ce n’est franchement pas le cas mais même ainsi, j’en suis encore, au jour d’aujourd’hui, avec deux numéros sur ma table de chevet – oui bon, je vais être sympa, le dernier vient de sortir. Pourtant, une fois que je m’y mets, une fois que je parcours, le plus souvent avec intérêt pour ne pas dire délice, un numéro des Cahiers, je retrouve le plaisir que je ressens quasiment à chaque fois et vous l’avez compris, même si ces derniers mois, mes notes on peut-être été un peu en dessous des habituelles, cet opus du mois de mai (déjà) et consacré aux civilisations remonte un peu la pente. Il faut dire que le sujet de ce 145eme numéro avait de quoi m’allécher puisque je suis, et depuis fort longtemps, un passionné de tout ce qui attrait aux anciennes civilisations et même si ici, le terme civilisation a plus à voir avec les civilisations en générale dans l’histoire – ce qu’elles sont, les modernes, les anciennes, comment elles apparaissent, disparaissent ou évoluent – cela ne gâcha en rien mon intérêt, bien au contraire. Alors bien sûr, on pourrait tiquer sur quelques petits défauts qui font que l’on aimerait en savoir davantage, justement, sur ce que pourrait etre une civilisation extraterrestre (car oui, elles sont abordées), de même, certains articles auraient méritées, probablement, d’etre sensiblement plus développés, mais bon, dans l’ensemble, nous avons là un fort bon numéro des Cahiers de Science & Vie, plutôt instructif en soit et qui remet dans un contexte plus moderne, ce qu’est véritablement une civilisation, et où l’on voit que celles-ci sont bien plus diverses qu’on ne le prétendait encore il n’y a pas si longtemps.


Points Positifs :
- « Civilisation : vaste programme » disait en préambule l’édito de ce numéro et ma foi, c’est bel et bien le cas et l’on sort bien plus instruit lorsque l’on achève ce numéro des Cahiers puisque non seulement, on découvre que les civilisations sont multiples mais aussi que l’évolution de celles-ci ne se font pas forcément en ligne droite et que, malgré ce que l’on pourrait croire, celles-ci ne disparaissent pas mais évoluent.
- Une qualité narrative, des illustrations diverses et une maquette générale qui font partis des points forts habituels de la revue et que l’on retrouve, naturellement, une fois de plus dans ce numéro.
- Une couverture pour le moins réussie mais bon, c’est quasiment tout le temps le cas avec les Cahiers.  

Points Négatifs :
- Sans nul doute un peu trop court tant le sujet pouvait etre développer à l’ infini, mais bon, il fallait faire des choix au vu du nombre de pages même si du coup, ce fut au détriment de sujets qui auraient sans nul doute mérités un traitement plus important : par exemple, la civilisation extraterrestre, mais quid des sociétés des insectes sociaux ? Peut-on ici parler de civilisation au sens strict du terme ? En tous cas, ce n’est même pas abordé.

Ma note : 7,5/10

LES ÉPÉES DE LA NUIT ET DU JOUR


LES ÉPÉES DE LA NUIT ET DU JOUR

Mille ans ont passé depuis la mort de Druss et de Skilgannon le Damné, et le peuple drenaï est très affaibli. Une vieille prophétie annonçait qu’un héros de légende reviendrait vers son peuple en son heure la plus sombre… et voilà que le sorcier Landis Khan a trouvé la tombe de Skilgannon et entrepris de le ressusciter. Mais le nouveau venu se retrouve perdu dans un monde dont il ne connaît rien. Enfin, presque rien… Car dans la forêt vit un bûcheron qui ressemble étrangement à un certain porteur de hache que Skilgannon connut autrefois…


Les Épées de la nuit et du jour
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 2004
Edition Poche : 23 août 2013
Titre en vo : The Swords of Night and Day
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Milady
Nombre de pages : 600

Mon avis : Au cours de mes nombreuses déambulations sur le net, et plus particulièrement, dans les sites spécialisés en littérature fantastique, j’ai eu l’occasion a de multiples reprises de voir que nombreux étaient ceux qui déconseillaient de lire trop d’œuvres de David Gemmell les unes après les autres ; bien entendu, par ce simple conseil, ce ne sont pas les qualités intrinsèques de celles-ci qui sont remises en question, loin de là, mais plutôt, une façon de faire de l’auteur, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler au cours des quelques critiques de ses œuvres parues sur ce blog jusqu’à ce jour et qui fait que ce dernier a l’habitude de, grosso modo, user bien souvent des mêmes grosses ficelles dans ses intrigues avec des scénarios, des protagonistes et mêmes des événements qui ont la fâcheuse tendance de se ressembler. Pourtant, malgré cet état de fait que je ne nie pas, mine de rien, je persiste et signe depuis quelques temps et j’avoue que j’en demande encore, quoi que, je ne peux m’empêcher de me dire qu’une pause serait nécessaire avant de risquer l’overdose… En tous cas, celle-ci n’est pas survenue à la lecture de ces Épées de la nuit et du jour, pourtant, le danger que cela se produise était bel et bien présent : ainsi, ici, Gemmel reprend une bonne partie du casting de son Loup Blanc, c’est-à-dire, Skilgannon le Damné, Druss la légende, Jianna la Reine Sorcière de Naashan et pioche même dans une autre de ses œuvres, Le roi sur le seuil, avec Decado. Bref, rien de nouveau sous le soleil si ce n’est que tout ce petit monde est envoyé, ou plutôt, plus ou moins bien ressuscité, parfois à plusieurs exemplaires (si, si) mille ans dans le futur, dans un monde finalement pas si éloigné du leur et c’est reparti pour un tour puisque, vous l’avez compris, nos héros vont devoir faire face à une menace quasiment invincible, sans grand espoir de réussite même si, forcément, ils y parviendront. Bref, du Gemmell sans la moindre surprise… et pourtant… et pourtant, ça marche franchement bien puisqu’assez rapidement, on est captivé par l’intrigue et qu’on ne pose ce fichu bouquin qu’une fois ce dernier achevé ! Etonnant ? Oui et non car même si par moments, on a bel et bien l’impression de lire plus ou moins les mêmes histoires, Gemmell est tellement doué pour captiver l’intérêt de ses lecteurs mais aussi écrire des histoires riches en émotions et rebondissements qu’au final, on ne peut s’empêcher d’en redemander encore et encore… et d’ailleurs, je ne m’en caches pas, c’est ce que j’ai fait !


Points Positifs :
- On reprend quasiment le casting de Loup Blanc, on envoi le tout mille ans dans le futur et c’est reparti pour une intrigue parfois tordue, parfois excellente, mais que vous ne pourrez pas lâcher avant sa conclusion.
- Rien que pour le plaisir de retrouver Olek Skilgannon, toujours aussi torturé, est un véritable plaisir, et comme en plus, il est plus ou moins accompagné du légendaire Druss (vous comprendrez ce que je veux dire en lisant le bouquin), le plaisir est décuplé.
- Bien apprécier cette vision toute gemmellienne de son univers : un futur pas très différent mais au bord du chaos, un passé ou plutôt devrais-je dire tout un tas de passés où d’anciennes civilisations évoluées ont laissé des traces de technologies qui sont usées en tant que magie par leurs descendant ; j’ai toujours bien aimé les mélanges du genre et franchement, voir Skilgannon souffrir de la radiation dans des couloirs à l’allumage plus que moderne m’aura ravi.
- Une belle métaphore du racisme et de la peur de l’autre avec les hommes-bêtes.
- Le personnage de Decado que je ne connaissais pas encore pour ne pas avoir lu Le roi sur le seuil.

Points Négatifs :
- Bon, même si dans l’ensemble, j’ai fortement apprécié ces Épées de la nuit et du jour il faut tout de même reconnaitre que ça sent franchement le réchauffer, d’où, bien entendu, la note finale qui en est baissée ; mais bon, c’est la façon de faire de Gemmell qui use et abuse, encore et toujours, des mêmes vieilles ficelles dans bon nombre de ses romans.
- Par moments, l’intrigue est tout de même assez prévisible et sans surprise, mais bon, quand on commence à etre un habituer des œuvres de Gemmell, c’est normal.

Ma note : 8/10

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 8 – ÉTÉ 1914, POURQUOI LE SUICIDE DE L’EUROPE ?


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE HS 8 – ÉTÉ 1914, POURQUOI LE SUICIDE DE L’EUROPE ?
Printemps/Été 2014

Été 1914, pourquoi le suicide de l’Europe ?
Editorial : L’Été tragique de 1914
- France – Allemagne, un antagonisme insurmontable
- La Grande Guerre est-elle née des réalités économiques ?
- Les impérialismes coloniaux fauteurs de guerre
- Une guerre née de l’engrenage des alliances ?
- La course aux armements en Europe de 1880 à 1914
- La Royal Navy face au défi allemand
- Les états-majors ont-ils poussés à la guerre ?
- Sarajevo. L’attentat du 28 juin 1914
- Le gouvernement de Vienne face à la crise
- Poincaré en Russie
- La Serbie en juillet 1914
- Guillaume II et l’Europe d’avant 1914
- Les hésitations britanniques face à la crise européenne
- Août 1914. L’échec du pacifisme socialiste
- Été 1914. La papauté face à la guerre
- Exposition 1914 : 100 affiches pour un centenaire
- La mémoire de la Grande Guerre
- La Grande Guerre dans les livres

Mon avis : J’étais rester sur une si mauvaise impression vis-à-vis de la Nouvelle Revue d’Histoire dont le dernier numéro en date, paru au mois de mai, m’avait tant déplu que j’en ai venu à songer fortement a arrêter les frais et laisser tomber une revue que je suis depuis des années mais dont les défauts, indéniables et surtout répétitifs, me lassaient de plus en plus. Pourtant, peu de temps avant de partir en vacances, je fus attiré par le huitième hors-série de la NRH et dont le sujet, consacré, actualité oblige, a l’été 1914 et aux prémices de la Grande Guerre, ne pouvait que me plaire. Bien évidemment, au vu des ultimes numéros du magazine, j’avais le droit d’etre méfiant, à juste titre d’ailleurs et n’en déplaise à un ardent défenseur de la revue avec qui j’eu maille à partir, mais les hors-série, en règle générale, sont d’un autre niveau j’avais gardé en mémoire un si bon exemple avec le dernier en date, paru en décembre dernier et consacré à la puissance et la mer qu’en fait, j’avais peu de chances de me tromper en acquérant celui-ci. Et, ma foi, j’ai bien fait car assez rapidement, et quelque part, je pourrais ajouter qu’il était temps, j’ai pu retrouver tout ce qui me plait dans cette revue depuis des années : un certain anticonformisme même si je suis en désaccord avec certaines idées véhiculées, une qualité indéniable, un sérieux dans l’écriture des articles et un souci du détail qui fait que, lorsque tout se goupille bien, la NRH est la meilleure revue historique du marché français. Et dans cet hors-série, c’est franchement le cas, mais il faut dire que malgré un sujet maintes fois abordés, surtout ces derniers temps, centenaire de la Grande Guerre oblige, les auteurs de la Nouvelle Revue d’Histoire font fort en prenant le parti, judicieux au possible, de s’en tenir à cet été 1914, justement, ou, du moins, à revenir sur les causes du premier conflit mondial – ce qui nous démontre que nos certitudes sur celles-ci sont franchement à revoir et que la responsabilité russe, pour ne pas dire française, est flagrante – jusqu’au déclenchement de celle-ci au cours du mois qui a suivis l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand, les articles se succédant tout en nous dévoilant la marche à la guerre dans les différents pays. Captivant au possible, fort intéressant, cet hors-série de la NRH est sans nul doute la revue la plus intéressante sur le sujet dont il m’ait été donné l’occasion de lire depuis longtemps et, tout en me réconciliant franchement avec celle-ci, me laisse espérer d’autres numéros du même acabit puisque, après tout, jusqu’à fin 2018, il y aurait de quoi revenir sur le sujet, non !?


Points Positifs :
- En faisant le choix de s’en tenir aux causes du premier conflit mondial et de s’attarder sur le mois de juillet 1914, les têtes pensantes de la NRH ont eu une fort bonne idée et nous offrent donc un excellent numéro, fort instructif et qui revient sur une période à découvrir ou redécouvrir.
- Un siècle plus tard, petit à petit, certains chercheurs proposent une relecture du passé et l’on voit que les responsabilités de certains ne sont plus aussi évidentes, que d’autres apparaissent franchement comme de sacrés va-t-en-guerre mais aussi, de façon surprenante, que la guerre n’était pas inéluctable.
- Comme d’habitude avec la NRH, que ce soit un bon cru ou pas, au moins, il y a quelque chose qui ne change pas et c’est la qualité générale de l’ensemble : articles bien écrits, instructifs et souvent captivants, là-dessus, il n’y a rien à redire.

Points Négatifs :
- Lorsque pour une fois, on n’est pas bien loin de la perfection, il est bien difficile de trouver de véritables points négatifs, disons juste que pour un tel sujet, quelques pages supplémentaires auraient été les bienvenues.
- C’est sympa de nous avoir proposé quelques affiches de l’exposition 100 affiches pour un centenaire mais 8, c’est vraiment trop peu ; idem pour les livres…

Ma note : 8,5/10

SCIENCES ET AVENIR HS 178 – LA FRANCE DES LIEUX MAUDITS


SCIENCES ET AVENIR HS 178 – LA FRANCE DES LIEUX MAUDITS
Juillet/Aout 2014

Sciences et Avenir HS n°178 – La France des lieux maudits
Edito : Dans la chambre de Barbe-Bleue
Rencontre : Myriam White-Le Goff : « Des lieux dotés d’une vie propre, d’une âme inquiétante »
Forteresses : Tiffauges : Dans l’antre de Gilles de Rais
- L’Herm : Saga meurtrière au pays de Jacquou
- Lusignan : Les merveilleux châteaux de la fée Mélusine
Ponts : Cahors : L’œuvre de l’homme, la main du diable
- Cités disparues : Montségur, siège de tous les fantasmes
- Et Thérouane s’évanouit, pierres après pierres…
- Mérindol : la semaine sanglante des vaudois du Luberon
- Villes ésotériques : Bourges l’alchimique, entre soufre et or
Paris : Catacombes, cimetières, cachots, gibet… : les lieux maudits de la capitale
Phares hantés : Les chroniques hallucinées de Tévennec
- Mondes engloutis : Ys la rebelle, emportée par la vague chrétienne
- Le Mont-Saint-Michel, le diable et la forêt de Scissy
- Villages fantômes : La tragédie sans fin de Roccasparviera
- Scènes de crime : Amange : Sur les traces du loup-garou
- Hautefaye : folie cannibale chez les braves gens
- Strasbourg : un ghetto décimé pour conjurer la peste
- Prisons : Les murmures de la tour de Crest
- Le vrai-faux cachot de Monte-Cristo
- Bûchers : Le retour en grâce des sorcières de Marchiennes
- Adresses

Mon avis : Je trouve pour le moins amusant que c’est souvent par le plus grand des hasards, alors que l’on ne s’y attendait pas – après tout, cette revue fut achetée sur une aire d’autoroute pendant mon trajet aller lors de mes vacances en Vendée – que l’on est le plus agréablement surpris : car bon, comment dire, des revues, comme vous pouvez le constater sur ce blog, j’en lis des tas mais plus particulièrement Les Cahiers de Science & Vie et La Nouvelle Revue d’Histoire, les seuls dont je me procure tous les numéros, or, malgré la qualité de ces deux-là, la déception est parfois au rendez-vous ou alors, je trouve toujours quelque chose à redire… sans nul doute, je ne le nie pas, car j’achète tout et pas uniquement ce qui m’intéresse, et puis, donc, occasionnellement, je me laisse tenter par la concurrence, et là… Car franchement, oui et mille fois oui, quel bon numéro estival que ce hors-série de Sciences et Avenir : un numéro que j’aurai dévoré d’une traite et dont le sujet, selon moi, est en parfaite adéquation avec les vacances… En effet, en nous proposant un voyage dans le territoire français afin de nous présenter les lieux dits maudits les plus emblématiques de l’hexagone, ce numéro de Sciences et Avenir fait coup double : déjà, le sujet est toujours porteur, bien entendu, mais surtout, lorsque l’on est en vacances, on a besoin de dépaysement, on a envie de découverte, de visiter des coins pittoresques or que nous offre cette revue ? Je vous le donne dans le mille, c’est un véritable Guide du Routard des lieus mystérieux les plus connus (ou pas) de notre territoire et là, en parcourant ses pages, comment ne pas programmer ses prochains congés, comment ne pas souhaiter visiter tel château, tel citée médiéval ? Oui, sur ce coup, et malgré un sujet peu original (reconnaissons-le), Sciences et Avenir a fait fort et je ne peux, bien entendu, que recommander vivement cet hors-série a tous les amateurs du genre qui en auront largement pour leur argent !


Points Positifs :
- Un véritable Guide du Routard des lieux maudits de notre pays et qui invite indubitablement au voyage.
- Excellent choix de le sortir en pleine période estivale : après tout, on ne peut visiter ces lieux qu’en vacances.
- Des articles de qualité, souvent précis et bien écrits ; des cartes, des illustrations, oui, il n’y a rien à redire pour ce qui est de l’ensemble.

Points Négatifs :
- Bon, il est vrai effectivement que le sujet est tout sauf original et que certains de ces lieux maudits sentent le réchauffer comme le Mont-Saint-Michel, Montségur ou la légende de Mélusine. Mais bon, d’un autre côté, pouvait-on s’en passer ? Je ne le pense pas.
- Justement, ce numéro s’attarde parfois trop sur des lieux très connus du grand public et ne traite que partiellement d’autres, plus obscurs, ce qui, ma foi, est dommage surtout que je suis sûr qu’il y aurait encore beaucoup d’endroits dits maudits qui mériteraient d’etre dévoilés au plus grand nombre.

Ma note : 8/10

mercredi 30 juillet 2014

PLAYMOBIL MAGAZINE HS – NUMÉRO ANNIVERSAIRE 40 ANS


PLAYMOBIL MAGAZINE HS – NUMÉRO ANNIVERSAIRE 40 ANS
Mai 2014

Playmobil Magazine HS – Numéro Anniversaire 40 Ans
- Bienvenue dans ton numéro anniversaire
BD : Retour au bon vieux temps
- 40 ans sans perdre le sourire
- L’évolution des figurines Playmobil
- Playmobil et les stars
- Le savais-tu ?
- Entreprise : En avant vers le succès
- Reportage : Succès à la chaine
- Création : Les coulisses de Playmobil
- Thème : Les chevaliers
- Thème : Le Far West
- Thème : Les figurines Playmobil féminines
- Thème : Les héros du quotidien
- Thème : Les pirates
- Thème : Les différents animaux
- Thème : Des thèmes infinis
- Entretien : Horst Brandstätter
- Les figurines Playmobil en voyage
- Cuisine : Le gâteau d’anniversaire
- 3 ans de Playmobil Magazine
- Grand jeu-concours

Mon avis : Au tout début du mois, bien avant, donc, que je ne m’absente a deux reprises pour mes vacances, je vous parlais sur ce même blog d’un pack contenant deux figurines Playmobil : une datant de 1974 et une autre de 2014. Et ce pack était offert (enfin c’est un bien grand mot puisque le prix de la revue a quasiment doublé pour l’occasion) dans un numéro hors-série de Playmobil Magazine et consacré aux 40 ans de la marque de jouet germanique. Alors bien sûr, en temps normal, s’il m’arrive d’acheter cette revue, c’est davantage pour ses figurines que pour son contenu, d’où le fait, bien entendu, que je ne vous ai jamais proposer de critiques de celui-ci (comment dire, c’est un peu pour les enfants avant tout), mais a numéro exceptionnel décision exceptionnelle : oui, ce hors-série spécial anniversaire de Playmobil Magazine méritait amplement sa propre critique, ce qui est donc chose faite. Et ma foi, force est de constater que si nous avons bel et bien à faire avant toute chose a une revue pour les jeunes enfants, celle-ci n’en est pas moins intéressante pour les adultes, enfin, pour les vieux fans de la marque qui, ici, trouveront bien des informations sur l’histoire de Playmobil, de ses origines à nos jours. Certes, l’ensemble reste assez enfantin pour ne pas dire simpliste mais bon, même si les plus âgés trouveront tous ces renseignements sur le net et de façon plus complète, rendons à César ce qui lui appartient a reconnaissons la qualité de ce numéro anniversaire qui, pour une fois, a vraiment bien fait les choses. Alors, si vous voulez tout savoir sur vos jouets préférés ou si vous souhaitez tout simplement que vos enfants en sachent plus, n’hésitez pas, ce numéro est fait pour vous et même s’il est avant tout destiné aux plus jeunes, sa lecture est loin d’etre désagréable, loin de là.


Points Positifs :
- L’histoire de Playmobil expliquée aux plus jeunes, c’est plutôt sympathique comme idée et reconnaissons que malgré un ton naturellement simpliste, l’ensemble est assez intéressant.
- Quelques belles photos, surtout d’anciens catalogues et de vieilles boites qui raviront les vieux de la vieille.
- Le pack de deux figurines qui vaut surtout, bien entendu, pour sa figurine de 1974 !

Points Négatifs :
- Bon, c’est un magazine avant tout destiné aux enfants et même si un adulte peut parfaitement le lire, il faut relativiser les choses : par exemple, la BD est sympa mais bon… enfin vous voyez quoi…
- Le pack est soit disant offert mais bon, on sent un peu le foutage de gueule sur ce coup-là puisque la revue double quasiment son prix et est vendue à 9€99 ce qui n’est pas rien…

Ma note : 6,5/10

vendredi 4 juillet 2014

CARTHAGO – LE MONSTRE DE DJIBOUTI


CARTHAGO – LE MONSTRE DE DJIBOUTI

Une équipe de scientifiques effectue une campagne de recensement des requins du côté de la barrière de corail. L’un d’eux a emmené son fiston afin de lui expliquer qu’il faut attraper les requins dans un filet, pour ensuite leur injecter une puce électronique sous le cuir. Détendu par la fin de journée, l’équipage s’amuse à se pousser à l’eau, le fiston y compris, qui pousse son père… dans la gueule d’un mégalodon ! Cet ancêtre préhistorique du grand requin blanc, de 22 mètres de long et que tout le monde croyait éteint depuis des millénaires, vient de surgir de l’eau à ce moment même ! Pendant ce temps, ailleurs, un archéologue montre à un auditoire en conférence les preuves vidéo qu’une civilisation sous-marine intelligente a jadis existé : il a filmé quatre monolithes géants et réguliers, couverts de runes, sou l’eau au large du Japon. Ce site est immergé par 22 mètres de fond et tout indique qu’il n’a jamais connu l’air libre. Toujours au même moment, l’océanographe Kim Melville est accueillie au sein du château du vieillard Feiersinger, où elle retrouve sa fille Lou. Ce milliardaire des Carpates, collectionneur d’espèces mythiques ou disparues, avait enlevé Lou afin d’obliger Kim à travailler pour lui. En compagnie de son homme de terrain Donovan, Kim découvre interloquée son petit musée : il y a même le yéti empaillé ! Feiersinger demande à Kim de l’aider à capturer un mégalodon…


Carthago – Le monstre de Djibouti
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Milan Jovanovic
Couleurs : Makma
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 avril 2013
Nombre de pages : 55

Mon avis : Eh oui, après vous avoir proposé tout à l’heure la critique du second volume de cette excellente bande dessinée qu’est Carthago – voir L’Abysse Chalenger – je n’ai pas pu m’empêcher de me lancer dans la lecture du dernier tome de la saga, Le Monstre de Djibouti, enfin, dernier dans le sens où celui-ci clôt le premier cycle puisque un quatrième tome est prévu au programme et devrait paraitre, si tout va bien, en fin d’année. Enfin, quoi qu’il en soit, je ne me voyais pas partir en vacances demain sans lire ce troisième opus de Carthago – l’envie de découvrir la suite était tellement pressente – et justement, il est grand temps que je vous dévoile mes conclusions au sujet de ce Monstre de Djibouti. Eh ben, déjà, comme certains le savent déjà, il y a un changement de taille puisque, suite à des désaccords entre Christophe Bec et Eric Henninot, ce dernier n’est plus au pinceaux et c’est Milan Jovanovic qui le remplace au pied levé ; bon, les changements de dessinateur, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé et si je dois reconnaitre que le sieur Jovanovic s’en sort plutôt bien, que l’on reconnait facilement les protagonistes et que dans l’ensemble, il nous livre un travail plus qu’acceptable, j’appréciais tellement son prédécesseur que je ne peux m’empêcher d’etre déçu – par contre, nous avons droit à la plus belle couverture depuis les débuts de la saga et il faut le signaler ! Ensuite, quid du scénario ? Bon, pour une fin de cycle, j’ai trouvé que Bec a un peu raté le coche : certes, si l’on prend l’ensemble d’une façon générale, c’est acceptable et on ne peut pas vraiment dire que cette conclusion soit médiocre, loin de là. Par contre, je pense que l’on perd un peu trop de temps à s’attarder sur ce qui sera développer dans le second voir le troisième cycle (oui, j’ai lu sur le site de Christophe Bec que le second cycle sera composé de deux volumes et le troisième de trois, soit huit tomes au final pour la série) et si ce parti pris peu etre compréhensible, du coup, l’intrigue principale, elle, en prend un coup et tout cela s’achève par un simple « un groupe concurrent a réussi à en capturer un avant nous »… tout ça pour ça ?! Mouais, bof quand même ! Enfin bon, j’ai l’air comme ça de dénigrer ce troisième tome de Carthago mais il faut dire que les débuts étaient si bons que je m’étais presque fait une montagne de cette œuvre et que, du coup, j’attendais un final à la hauteur de mes espérances… en oubliant que tout cela est loin d’etre finis, loin de là. Alors, histoire de finir sur une note positive, je vais me dire qu’il y a encore pas mal de choses à découvrir dans cette saga, que Christophe Bec est loin d’avoir tout dévoilé et que, entre les origines pour le moins singulières de la petite Lou, ces étranges citées sous-marines vieilles de milliers d’années et les intrigues laissées en suspens, la suite – car ne l’oublions pas, ce tome 3 n’est pas une fin – pourrait fort bien nous enchanter a nouveau… et puis, n’oublions pas qu’il reste surement encore bien des créatures fabuleuses qui pourraient pointer le bout de leur museau, car bon, il n’y a pas que le Mégalodon dans la vie.


Points Positifs :
- Scénaristiquement, c’est toujours aussi bon mais cela, on a l’habitude avec Christophe Bec et même si j’attendais davantage de ce troisième opus de la saga, celui-ci reste largement supérieur à la moyenne de la production actuelle.
- Quelques révélations dont certaines franchement stupéfiantes (bigre, bidule est le fils de machin !), de nouvelles énigmes qui pointent le bout de leur nez, des intrigues loin d’etre résolus, de nouveaux zones d’ombres du passé qui sont dévoilés ; je le reconnais, il y a de quoi faire !
- Bien apprécier que Christophe Bec nous parle de la célèbre structure sous-marine de Yonaguni, située au Japon – je vous en avais également parlé ici.
- La plus belle couverture de la série jusqu’ici, mais c’est vrai qu’elle est belle !

Points Négatifs :
- Le remplacement de  Eric Henninot par Milan Jovanovic : certes, celui-ci s’en sort fort bien, je ne le nie pas, mais j’étais tellement habitué au premier, j’appréciais tant son style que, du coup, je n’ai pas pu m’empêcher d’etre déçu même si je m’y attendais.
- Pour une fin de cycle, je trouve que Christophe Bec perd un peu trop de temps sur des intrigues qui ne seront dévoilées que par la suite, surtout que cela est fait au détriment de la principale qui s’achève un peu à la va-vite.  

Ma note : 7,5/10
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