jeudi 25 février 2010

FIFA 07


FIFA 07

Autres temps, autres lieux, autre console et autre jeu, cette fois ci, c’est à une autre version du jeu sportif phare d’Electronic Arts que nous allons nous intéresser, Fifa 07. Certes, j’en ai connu des versions de cette saga (entre le 99, dont je vous ai parler précédemment, le 2000, le 01 etc.) et bien d’autres jeux de foot d’ailleurs, mais au jours d’aujourd’hui, c’est celle-ci qui me préoccupe le plus vu que, c’est à celle-ci que je joue chez moi (on laissera PES au boulot pour plus tard…). Lorsque je me suis racheter une PS2 (désolé, je n’ai pas les moyens, hélas, de viser plus haut) il y a quelques mois, il me fallait forcement un jeu de foot, vu que j’avais donné les autres (encore une grande idée de ma part) et, comme je n’étais pas disposé a mettre une grosse somme sur une version récente, ce Fifa 07, au prix modique de 5 euros me convint parfaitement. Alors oui, bon nombre des joueurs ne sont plus dans leurs équipes depuis mais bon, vu le prix, fallait pas demander la lune, et puis bon, pour un petit loisir, je pouvais bien passer outre ce petit désagrément.

Ainsi, depuis septembre donc, et si l’on met de coté les pannes successives de ma console dont je vous ai déjà longuement parler sur ce blog, il est bien entendu évidant que c’est Fifa 07 auquel j’ai le plus jouer (et de très loin), me replongeant dans la joie incontestable des tournois, comme au bon vieux temps, même si désormais, c’est seul que je m’attaque à la conquête des trophées. Cela n’a plus la même saveur et en plus, ce n’est pas forcement plus facile, mais bon, c’est toujours aussi prenant, et de ce coté là, Fifa 07 remplit parfaitement son rôle de superbe passe temps pour tout amateur de ballon rond. Alors, ne serais ce qu’en comparant avec le vieux Fifa 99 dont je vous ai parler dans le post précédant, il est clair que ne serais ce que d’un point de vu graphique, il n’y a plus rien a voir, et de très loin. Maintenant, la technologie a évoluée et il est clair aussi, que si on devait le comparer aux mêmes jeux sortis sur PS3 ou X-Box, la différence serait très nette, mais bon, comme il faut se contenter avec ce que l’on a, je ne vais pas m’attarder sur mon sort.

Et comme je suis un dingue inconditionnel des Coupes d’Europe, ma première grande surprise fut la possibilité de créer mes propres compétitions avec 64 équipes, ce qui est plus qu’agréable : huit poules de huit, puis seizièmes, huitièmes etc., il y a de quoi faire. Malheureusement, le problème, le très gros problème même, c’est l’absence des représentants des clubs de l’est : quid des clubs russes, roumains, ukrainiens, serbes, bulgares, hongrois etc. ? Les footix s’en moqueront, eux qui ne voient que par le Barca ou Manchester, mais pour ceux qui comme moi, aiment et respectent le football de l’est, c’est une grosse déconvenue. Enfin, il faut bien faire avec et cela n’empêche pas les matchs d’être suffisamment passionnants, avec le niveau de difficulté acceptable (en trop facile, il n’y a pas de grand intérêt, mais bon, même ainsi, j’ai réussi l’exploit de me faire éliminer dans un grand moment d’égocentrisme et de complexe de supériorité qui me fit vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme dirait l’autre). Point de vue jouabilité, quelle différence, que dis-je, quel gouffre avec les anciennes versions auquel j’étais habitué, le « syndrome Fifa » est bel et bien finis depuis longtemps et les rencontres ressemblent véritablement a des matchs de foot. Et puis, petite cerise sur le gâteau, la possibilité de marquer de loin, de très loin même pour des buts exceptionnels et inoubliables.

Alors, d’un point de vue personnel, il m’aura fallut quatre tournois pour arriver a la victoire finale : un premier où je perd pour grande gueule, un autre où, niveau de difficulté plus élevé, je ne passe pas le premier tour, un troisième où je tombe en huitièmes face a la Fiorentina après un beau parcours, et enfin, la victoire tant attendue dans le quatrième (après des demi ultra serrées et légendaires contre la Juventus) où Manchester, l’équipe que je prend, était à deux doigts de passer à la trappe. Une victoire et un cinquième tournoi en route pour un jeu dont je ne me lasse pas le moins du monde, c’est la grande force des jeux de sport en règle générale et, bien entendu, de ce Fifa 07, qui m’occupera encore pendant des heures et des heures, en particulier.

FIFA 99


FIFA 99

Que de souvenirs, mais que de souvenirs avec ce Fifa 99, tout bonnement, à mes yeux, mon jeu de foot préféré de tous les temps, même si une dizaine d’années se sont écoulées depuis sa sortie et que, d’un point de vue des graphismes (pour ne citer que le plus apparent), il est obsolète depuis des lustres. Mais sincèrement, et en avouant que je n’y joue plus depuis belle lurette (hum, de mémoire, je me suis fais quelques matchs pour rigoler à l’été 2008), jamais je n’oublierais le plaisir ressenti avec ce jeu, toutes les parties endiablées que j’ai put y faire, seul ou avec mon frère, et ses qualités, que, personnellement, je n’ai quasiment plus jamais retrouver par la suite dans un jeu de foot. Mes propos semblent forts, exagérés ? Probablement aux yeux de la majorité d’entre vous. Pourtant, je suis persuader que les vieux romantiques, ceux qui, un jour, auront été émerveiller par un (ou plusieurs, peut importe) jeu, comprendront les sentiments qui m’habitent au moment où j’écris ces quelques lignes. Mais si la nostalgie peut se comprendre, pourquoi donc ais-je dis, un peu plus haut, que je n’ai plus retrouver les qualités de Fifa 99 dans ses suivants ? En fait, c’est assez simple.

Tous ceux qui joue au foot pour les équipes nationales ou uniquement pour pouvoir jouer avec les grosses écuries européennes (genre Real, Milan, Manchester etc.) se moqueront littéralement de ce qui m’a toujours préoccuper (et m’inquiète encore) lors de l’achat d’un jeu de foot : la présence d’un maximum de clubs de tous les pays européens, comme les habituels grands absents des divers Fifa et autre PES, les Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Kiev, le Steua de Bucarest, pour ne citer que les plus connus, mais aussi les représentants hongrois, bulgares, russes etc. Soit on en a quelques uns (au mieux), soit personne, ce qui est plus que contestable au plus haut point pour les amoureux fous des Coupes d’Europe. Personnellement, j’en fais partis, d’où mon habituelle colère. Dans l’édition 99 de Fifa, donc, pas de soucis, il y a de quoi faire avec bon nombre de clubs, d’où la possibilité (et c’est la que pour moi, cela devient important) de faire des tournois dignes des Coupes d’Europe d’antan, où les clubs de l’est sont présent, plutôt que la quatrième division anglaise dont je me fiche royalement. Personnellement, un seul autre jeu fais mieux (parmi tous ceux que j’ai put essayer), le très contester Monde des bleus, que je m’étais uniquement procuré a l’époque pour cela (mais c’est vrai que la, j’étais plus que gâté, Fifa 99 étant reléguer très loin derrière). Alors cela peut paraître futile, pourtant, des le Fifa suivant, le 2000 donc, les choses s’étaient gâtés, au point que les versions modernes soient tout simplement limitées de ce coté là. Un jour, il faudrait que je pense a demander aux tètes pensantes d’Electronic Arts pourquoi les clubs de l’est n’ont pas leur place dans leur saga phare (mais bon, du coté de PES, c’est guère mieux sauf exception). Enfin bon…

Du coup, reste les souvenirs, tout bonnement excellents des tournois de l’époque ; d’ailleurs, ce qu’il restera de Fifa 99, personnellement, c’est la constatation suivante : « le foot, c’est un jeu où le Milan AC gagne à la fin », phrase bien évidement tirée de Gary Lineker et de son célèbre « Le foot, c’est un jeu où l’Allemagne gagne à la fin ». Toujours ! Des tournois dont j’avais noté les matchs et dont je me suis replongé ces derniers temps, au point que l’envie de remettre tout cela au propre (informatiquement, voir sur un nouveau blog ?) me vienne petit à petit. Mais bon, ceci est une autre histoire.

mercredi 24 février 2010

L’ÉCHANGE


L’ÉCHANGE

Los Angeles, 1928 : un samedi matin, dans une banlieue ouvrière, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, Walter a disparu. Une recherche effrénée s’ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Désorientée par l’avalanche de policiers et de reporters et par ses propres émotions, Christine ramène le garçon à la maison. Mais au fond de son coeur elle sait qu’il n’est pas son fils. Alors qu’elle essaie de convaincre les autorités de continuer à chercher, elle réalise que dans le contexte d’un Los Angeles en pleine prohibition, il n’est pas question pour une femme de remettre en cause le système et se faire entendre. Accusée d’être délirante et irresponsable, Christine s’allie au très engagé Révérend Briegleb qui l’aide à combattre les autorités de la ville et à chercher son fils disparu. Tiré de faits réels qui ont ébranlé le système judiciaire californien, le film raconte la quête d’une mère pour son fils et met à jour ceux prêts à tout pour la faire taire.

Malgré le fait que depuis de nombreuses années, le grand Clint Eastwood soit plus connu pour ses talents indéniables de réalisateur que d’acteur, à mes yeux, ce nom sera toujours synonyme des vieux westerns de Sergio Leone comme, pour ne citer que le plus connu, Le bon, la brute et le truand, et ce look indémodable de ce brave Clint, nonchalant, un poncho sur l’épaule et mordillant un vieux cigare. Pourtant, Clint Eastwood, ce n’est pas que cela, loin de là, et, comme je le disais, depuis quelques années, c’est en tant que réalisateur que son nom est associé, nous offrant régulièrement, selon la critique, de très bons films. Le problème, pour moi, c’est en fait, je suis passé complètement à coté de cette production (ce sont des choses qui arrivent), au point que je suis très mal placé pour jugé son œuvre, ou pour comparer, par exemple, ce film qui nous préoccupe aujourd’hui, L’échange, avec ces autres productions. Selon ma femme, j’en aurais déjà vu un, mais vu que je ne m’en souviens pas vraiment (ne me parlez même pas du titre, j’ai une mémoire de poisson rouge), on fera comme si j’étais un parfait néophyte de l’œuvre du « maître », et que cette critique, ne se fera du coup que sur le film en lui-même, sans allusions aux autres réalisations de Clint.

En toute objectivité, j’ai trouvé que L’échange était un bon film, et ce, malgré un sujet peu original (disparition d’un enfant, forces de l’ordre forcement corrompus a une époque où elles l’étaient, euh, comment dire, souvent, grands sentiments du personnage principal malgré les coups durs du destin etc.). S’inspirant apparemment d’un fait réel qui eut lieu à la fin des années 20, début des années 30 (c’est fou le nombre de films soit disant « inspirés » de faits réels, il faudrait un jour que je vérifie tout cela et a quel point les faits proposés à l’écran retransmettent ces fameux faits réels), L’échange nous montre donc une femme, interprétée par Angelina Jolie, célibataire, dont le fils disparaît mystérieusement un jour, et qui se voit en but a l’hostilité et a l’incompétence des forces de l’ordre après que celles-ci aient apparemment retrouvé celui-ci, un enfant qui visiblement n’est pas le sien. Le postulat de base étant lancé, le spectateur se voit donc embarqué pour deux heures suffisamment captivantes, voir passionnantes par moments, dans la grande tradition des films hollywoodiens où le public en a pour son argent, même si, après coup, on se dit que tout cela n’était pas aussi parfait que l’on le pensait sur le moment. Disons le tout de suite, cela nous évitera de tourner longtemps autour du pot : il n’y a rien de neuf avec cet Echange ; certes, c’est un bon film, certes, en toutes franchises, il m’a plut, mais bon, cela ne pas empêcher de ne pas avoir cette impression de « déjà vu » propre, comme dit plus haut, a ce fameux cinéma hollywoodien. Reconnaissons tout de même la grande force de celui-ci : ils sont véritablement doués pour nous offrir d’excellents films a profusion, avec de superbes décors, des acteurs inspirés et toute une ambiance qui fait que le spectateur « préférera » un film US a la concurrence étrangère (parfois a tort d’ailleurs, mais bref). Car L’échange, même s’il est incontestablement un bon film, n’en est pas moins porteur de nombreuses tares (oui, je n’ai pas peur des mots) que l’on retrouve régulièrement dans les œuvres américaines : franchement, les personnages, vous ne les trouvez pas caricaturaux au possible ? Entre le flic au regard méchant, borné au possible et capable du pire, l’autre flic, bourru mais juste, qui pense avant tout à son travail (ouah la, celui la, il est dans neuf films sur dix), le super avocat incorruptible qui ne perd jamais un procès contre la ville et qui, grand seigneur, accepte de défendre la jeune mère bénévolement, cela fait un peu trop, et ce n’est que quelques exemples. Mais j’ai laissé le meilleur pour la fin : la mère, justement ! Il lui arrive tout à cette pauvre maman : le fils disparaît, on lui ramène un enfant, présenté comme le sien mais qui est un parfait inconnu, elle se voit refouler par les forces de l’ordre (corrompues et méchantes, forcement) qui l’a font petit a petit passer pour une mauvaise mère, une hystérique et une folle… et hop, un petit tour a l’hôpital psy, véritable boutique des horreurs où tant de femmes subissent les sévices de médecins et d’infermières tout bonnement sadiques ; mais bon, cela finira bien pour tout ce petit monde et justice sera rendue ! Ouf, la morale est sauve ! Je caricature ? Non, même pas, ce sont les faits, uniquement. Alors, encore heureux qu’Angelina Jolie est en grande forme et qu’elle joue superbement, au point d’en être touchante dans sa souffrance (au moins, cela change de la nanardise absolue qu’a put être en son temps les divers Tomb Raider), mais bon, comme au même moment, John Malkovich (accessoirement, un acteur que j’apprécie énormément) ne semble pas vraiment concerné par son rôle et s’ennuie ferme, la performance de l’une est contrebalancée par la pauvresse de l’autre. Vraiment dommage.

Oui, vraiment dommage car au final, que peut on retenir de L’échange ? Sincèrement, même deux jours après l’avoir vu, j’ai du mal a me faire une idée juste et précise. D’un coté, ce film m’a procuré un bon moment et j’ai pris un certain plaisir à le regarder, et, incontestablement, c’est un bon film. Mais « bon » comme tant d’autres finalement car celui-ci ne possède pas la petite touche qui fait qu’il se démarquera de la masse, il n’a pas ce petit quelque chose qui en fait un incontournable. Regardez L’échange et vous regarderez un film agréable, captivant, mais sans surprises aucune, et qui sera vite relégué aux oubliettes comme tant d’autres tant il ressemble a la production habituelle, avec ses qualités, mais aussi ses défauts. Tenez, un dernier exemple flagrant pour finir : le final. Arrivé aux tous derniers instants du film, le spectateur aura deviné le sort du pauvre enfant, pourtant, Clint, dans un grand moment hollywoodien, forcement, réussi a nous pondre un happy-end… Franchement, j’en suis encore perplexe…

vendredi 12 février 2010

LAST TIME AROUND


LAST TIME AROUND

Buffalo Springfield (1968)

1. On The Way Home (Young) – 2:25
2. It's So Hard To Wait (Furay, Young) – 2:03
3. Pretty Girl Why (Stills) – 2:24
4. Four Days Gone (Stills) – 2:53
5. Carefree Country Day (Messina) – 2:35
6. Special Care (Stills) – 3:30
7. The Hour Of Not Quite Rain (Callen, Furay) – 3:45
8. Questions (Stills) – 2:52
9. I Am A Child (Young) – 2:15
10. Merry-Go-Round (Furay) – 2:02
11. Uno Mundo (Stills) – 2:00
12. Kind Woman (Furay) – 4:10

Dans la longue histoire de la musique populaire contemporaine, certains disques marquent leur époque de part leur importance, leur qualités, voir, le simple fait qu’il y ait eu un « avant » et un « après ». Pour ne donner qu’un seul exemple, mille fois rabattu, il y eut un avant Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band et un après. De même, l’on pourrait noter que certains disques sont marquants de part la déception qu’ils causèrent dans la carrière de tel groupe ou tel artiste ; par exemple, le célèbre Their Satanic Majesties Request des Rolling Stones, sorte d’Ovni dans la discographie du plus grand groupe de rock au monde (mais que personnellement j’aime bien mais bon, ceci est une autre histoire). Et puis, il y a les autres, bien plus nombreux, qui pour de multiples raisons assez diverses et sans atteindre des sommets qualitatifs, n’en restent pas moins marquants.

Tenez ce Last Time Around, dernier 33 Tours (et oui, en 1968 cela s’appelait ainsi) des Buffalo Springfield par exemple dans le cas nous intéresse aujourd’hui ; un groupe qui avait le potentiel certain pour être un très grand mais qui ne connu jamais la carrière qu’il aurait peut être mérité, la faute comme bien trop souvent a des problèmes d’ego et de leadership qui minèrent le groupe jusqu'au split inévitable : un petit tour, trois albums (un sympa à l’époque d’un très gros tube, For What It's Worth, un excellent et inoubliable, Buffalo Springfield Again , et celui-ci donc, plutôt moyen pour être franc et dispensable) et puis s’en va, voila ce qui restera des Buffalo Springfield pour l’Histoire de la musique. Réducteur, un peu probablement, mais bon, objectivement, de nos jours, a part les vieux fans et les plus jeunes amateurs qui n’étaient pas nés a l’époque, qui les connaît ? Pas grand monde, ce qui est dommage. Mais je parle, je parle et je m’aperçois que je tourne autour du pot sans vous parler de ce fameux dernier disque du groupe de Stephen Stills et de Neil Young, les deux incorrigibles frères ennemis.

Last Time Around, donc, à mes yeux, pourrait être le parfait exemple de ce qu’est un disque produit par un groupe en pleine désintégration, et d’ailleurs, rien qu’avec la pochette, sublime au demeurant, nous avons là un véritable cas d’école : dans un fond semi-sépia, tous les membres du groupe, de profils, regardent vers la gauche, tandis que Neil Young, incorrigible, de face, regarde de l’autre coté ; immédiatement, l’affaire est entendue et la talentueux canadien, qui se désintéresse littéralement du groupe, pense plus a sa carrière solo qui va débuter avec le succès que l’on sait qu’aux habituelles luttes de pouvoir du groupe. Franchement, rien que pour la pochette, ce disque vaut la peine que l’on se le procure ; ça fait peut être un peu cher mais bon, rien que pour la classe qui en émane, pour moi, cela vaut le coup.

Car le problème c’est que passé celle ci, et bien, le contenu est bien moins engageant, et la faute est due en quelque sorte une fois de plus à Neil Young, quasiment absent en studio et qui ne daigne nous offrir qu’une seule chanson, le très connu I am a Child, et encore, celle là, il l’a enregistré tout seul comme le sauvage qu’il était et qu’il est encore plus de quarante ans plus tard (mais c’est pour cela que je l’aime ce vieux loner…). Quelques coeurs dans On the Way Home en ouverture et puis c’est tout : on ne peut pas dire que Young se soit investi dans ce disque, d’où le fait que celui-ci est a des années lumières de son prédécesseur, le fabuleux Buffalo Springfield Again. Car malgré tout le talent des autres, en particulier de Stills et Furay, quelques petites réussites par ci par la, comme Questions ou It's So Hard To Wait pour n’en citer que deux (mais pas des chefs d’œuvres non plus), les productions et le talent de Neil Young manquent cruellement pour faire de ce Last Time Around, certes sympathique et non déplaisant à l’écoute, tout simplement un très bon disque. Trop moyen a mon goût même si tout n’est pas a jeter, loin de la, mais bon, peut être était il difficile de faire mieux : après tout, le titre me semble a lui seul plus qu’explicite, n’est ce pas ?

dimanche 7 février 2010

KELTOS : LE CORBEAU DES BATAILLES


KELTOS : LE CORBEAU DES BATAILLES

Aux abords de la mer méditerranée, près de Massalia, en 280 avant J.C., un mystérieux guerrier se dirige vers le couchant. Faisant route pour Ker Ys, capitale des Abrincates, le prince Ursus vient avertir le roi Mordred, son frère, que des envahisseurs, les Cimbres, se dirigent vers la ville. Mais il se heurte à l’incrédulité de son souverain. Mordred accepte cependant de consulter les oracles en procédant à un sacrifice. Ursus se rend au sanctuaire et découvre avec stupeur que c’est son porte lance, Yber, qui a été désigné comme victime du sacrifice. Après avoir lui avoir tranché la gorge, l’oracle observe le sang d’Yber et prédit que le danger ne viendra pas du couchant mais du levant ! Le soir venu, Ursus trouve un peu de réconfort auprès de Morgan, sa sœur, qui lui confie avoir eu des visions dans lesquelles elle voyait son frère fuir vers le levant afin de fonder un nouveau royaume, mais d’échouer avant d’y réussir. Le lendemain, le mystérieux guerrier arrive à la capitale, en ayant au préalable tué le champion de la forêt. Dès son arrivée, des craintes se font sentir car il vient du côté du levant…

Un jour, il me semble qu’il faudra se pencher sérieusement sur le cas du scénariste Jean-Pierre Pécau et sur celui de son acolyte, le dessinateur Igor Kordey, car plus le temps passe et plus j’admire leur travail en commun. Alors, il se pourrait que je ne sois pas suffisamment objectif pour juger leur pléthorique production, peut être, effectivement, suis-je trop fan pour ne pas noter les défauts que d’autres constatent, mais je ne le pense pas : ne fut il pas un temps où je n’ai pas hésiter à les critiquer, avec ou sans raison, ce fut le cas ; et ce qui est certain, c’est qu’avec le temps qui passe, le constat est simple, tel le bon vin, les deux compères se bonifient au fil des années et des diverses parutions d’œuvres, qui, entre L’Histoire secrète, Empire et maintenant, Keltos, deviennent tout bonnement excellentes. Oui, je n’ai pas peur de le dire, c’est du tout bon, incontestablement. Et Keltos, nouvelle série dont le premier tome est parue il y a quelques mois mais dont j’ai n’ai fais l’acquisition qu’il y a quelques jours, est la preuve évidente de tout ce que je viens de vous dire en préambule de cet article.

Après avoir (et continuer, c’est loin d’être finis) traverser les siècles avec les Archontes dans l’Histoire secrète, visiter un monde où Napoléon aurait conquis les Indes avec Empire (en attendant une suite promise), voila que Pécau et Kordey nous entraînent parmi les peuples celtiques (décidément a la mode pour moi c’est temps ci, voir les dernières critiques des Livres de Corum) et, plus précisément, dans l’un des plus grands moments de leur histoire (et paradoxalement, très peu connu) : la prise de Delphes par des dizaines de milliers de soldats celtes. Cet événement, franchement peu connu (bigre, il y a tout de même une autre bataille dans les Thermopyles !), j’en entendis parler pour la première fois il y a quatre ans environ, en lisant l’excellant Celtika du regretté Robert Holdstock qui nous a quitter il y a quelques semaines a peine), ainsi, en découvrant le synopsis de ce Keltos, mon intérêt, déjà éveillé par le duo d’auteurs, n’en fut que plus grand. Une fois de plus, l’on retrouve la patte de Jean-Pierre Pécau et son goût immodéré pour l’Histoire, même la plus obscure. Et comme il fallait s’y attendre, le scénariste s’en donne à cœur joie, se permettant même le luxe, de mêler les légendes Arthuriennes aux mythes fondateurs celtes (Selon la mythologie grecque, un fils serait né de la liaison entre Héraclès et Keltine. Nommé Keltos (Grec : Κέλτος - Latin : Celtus), il serait l'ancêtre des Celtes). Les détracteurs de Pécau, et ils sont légions, crieront probablement au scandale, arguant que le mélange des deux est osé, cependant, personnellement, l’idée qui me surpris de prime abord, au bout de quelques pages (en découvrant que le Roi se nommait Mordred, les autres protagonistes suivirent rapidement) n’est peut être pas si mauvaise et m’a renvoyé à une histoire de Donald (et oui) réaliser par l’excellent Don Rosa, The Once and Future Duck (1996), où le canard le plus colérique du monde et ses neveux débarquaient au moyen age et rencontraient un Roi Arthur bien différent de la légende et bien plus « barbare », ce qui était assez judicieux d’ailleurs au vu de l’antiquité de la légende. Alors certes, celle-ci ne remonte probablement pas à la prise de Delphes vers 300 avant J-C, mais pour moi, le lien entre les deux ne me choqua pas le moins du monde.

Tout ceci étant dit, que vaut véritablement ce Corbeau des batailles, premier tome de Keltos, car pour le moment, il faut dire que l’on n’en est rester qu’au synopsis de base, et bien souvent, les meilleurs idées ne sont pas forcement un gage de réussite ? Et bien, en toute franchise, si l’on a droit bien entendu a la mise en place de l’univers du récit et a l’entrée en scène des divers protagonistes, ce qui est parfaitement normal pour un premier tome, l’on rentre assez rapidement dans l’histoire, sans aucun temps mort et, pour peu que l’on soit fan de Pécau (ou du moins, habitué a ces scénarios a consonances plus ou moins historiques), c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre l’intrigue. De plus, les personnages, aux noms (pour la plupart) qui résonnent de façon « Arthurienne » a nos oreilles, sans être certes d’une grande originalité sont plutôt intéressants, en particulier le fameux « Corbeau des batailles » (ou Personne) ; bon, évidement, il ne faut pas s’attendre à un charisme hors du commun, après tout, ils sont assez caricaturaux : Ursus en Roi déchu, courageux, respectueux des traditions, Mordred en usurpateur parfait, couard et retors, Morgan en femme forte et sensuelle etc. Cependant, l’ensemble fonctionne plutôt bien et l’on accroche rapidement a cet univers, sublimement mis en valeur par un Igor Kordey tout bonnement excellent. Et oui, qu’il est loin le temps des débuts, où, dépité, je me demandais comment l’on pouvait confier une série comme les X-Men a un tel tâcheron ? Mon opinion a son sujet évolua énormément, je le reconnais, son travail de l’époque n’étant pas si mauvais (c’était plus une question de style) mais de même, il faut avouer que celui-ci à réaliser d’énormes progrès au fil des années et qu’a mes yeux, ses derniers albums (entre l’Histoire secrète et ce Keltos par exemple) sont quasiment parfaits, voir impressionnants. Sincèrement, je n’ai rien à redire sur les dessins de Kordey dans ce Corbeau des batailles, même les habituelles scènes de combat trop souvent brouillonnent sont bien mieux réalisées et ce n’est pas sur les dessins, que l’on pourra critiquer ce premier volume de Keltos. A moins, bien entendu, de ne pas aimer le style particulier de Kordey qui, il faut bien le dire, est plutôt du genre « on aime ou on déteste ».

Alors, finalement, tout ne serait qu’une histoire de goût : pour les fans, Keltos sera une très bonne surprise, qui promet énormément ; quant à ceux qui ne peuvent ni voir Pécau, ni Kordey, cette nouvelle production des deux hommes ne sera que la confirmation de leur opinion à leur sujet. Reste les autres, ceux qui ne connaissent pas encore l’Histoire secrète et consorts. Personnellement, je leurs conseillerais ce Keltos mais uniquement parce que celui-ci m’a beaucoup plu. D’ailleurs, j’attends avec impatience la suite, en espérant, bien entendu que celle-ci soit à la hauteur de mes espérances et que le syndrome Empire ne se représente pas : j’avais tellement porter aux nues le premier tome que la suite, pourtant sympathique, ne fut pas à la hauteur de mes espérances. Mais bon, avant de tirer des plans sur la comète, je conclurais en disant que même si ce n’est pas la BD de l’année, ce premier tome de Keltos est une très bonne surprise, ma foi assez réussis et que je ne suis pas près d’oublier de si tôt.

mardi 2 février 2010

Dr House saison 5


Parfois, quand on est accablé de mauvaises nouvelles, lorsque l’on a l’impression que tout va mal et qu’en plus, on sait pertinemment que cela peut être pire par la suite, il y a, heureusement, quelques petites étincelles qui viennent égayer notre quotidien ; des nouvelles qui elles, sont plus que bonnes ; des surprises si plaisantes que l’on sait pertinemment qu’elles nous aideront, au moins pour un temps à oublier le quotidien si morose de ces derniers temps. Je suis sur que vous tous qui me lisez avez sûrement déjà ressentis cela : tout va mal (ou presque, faut pas exagérer non plus, ça pourrait être bien pire), et puis, une nouvelle tombe et hop, tel un coup de baguette magique, on retrouve le sourire. Alors, on sait que cela ne durera pas, que les problèmes ne seront pas effacés mais au moins, le temps de quelques heures, d’une soirée (comme dans le cas présent), on a au moins la certitude de s’évader un peu et de passer un très bon moment.

La cinquième saison de l’inimitable Dr House va débuter ce soir sur TV Droite (bah oui, une ou deux fois dans l’année, ça vaut le coup de la regarder) et ça, franchement, c’est une excellente nouvelle pour tous les fans du docteur le plus cynique et génial que l’on aime détester et aimer a la fois ; ou, du moins, pour tous les fans qui n’ont pas encore eu l’occasion de voir cette fameuse cinquième saison (vous l’avez deviner, c’est mon cas). Alors, lorsque j’appris il y a quelques jours que cette saison 5 allait être diffusée des ce soir, vous imaginez ma joie et vous comprenez peut être mieux ce que je voulais dire au début de cet article. Surtout que, l’attente fut longue, très longue, avant de connaître la suite des péripéties de House, que, pour ceux qui suivent, était bien mal barré après la mort de la copine de son meilleur ami, Wilson… Une amitié indéfectible en danger ? Bien possible. Et sa nouvelle équipe, finalement plaisante, et les anciens dont je ne me lasse pas, et Cuddy etc. Ah, dans une heure environ, je serais sous la couette pour les débuts de la cinquième saison !!! Argh ! Une heure, c’est trop long !
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