lundi 29 juin 2015

UNCHARTED – DRAKE'S FORTUNE


UNCHARTED – DRAKE'S FORTUNE

Nathan Drake est un chasseur de trésor qui parcourt le globe à la recherche de reliques et autres objets de valeur. Ce dernier est persuadé d'être le descendant de l'illustre corsaire et explorateur Francis Drake disparu dans de mystérieuses conditions après avoir amassé de nombreux trésors. Accompagné de son compère, Victor Sullivan, et d'une réalisatrice de documentaires, Elena Fisher, le héros tente de dévoiler les secrets entourant le destin de son supposé ancêtre dans un périple qui le mènera en Amazonie puis sur une petite île du Pacifique sur les traces de l'El Dorado, « L'homme doré ». Mais il découvre qu'il n'est pas le seul à le chercher, une organisation de chercheurs d'artéfacts (à sa tête Gabriel Roman et son bras droit Attoq Navarro) le recherche également. Nathan Drake découvre également qu'une malédiction plane sur le trésor perdu.


Uncharted 3 – Drake's Fortune
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Naughty Dog
Concepteur : Amy Hennig
Date de sortie : 19 novembre 2007
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure, Plate-forme, Tir à la troisième personne
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS3

Mon avis : Une semaine, et encore, sans y jouer tous les jours, une semaine donc, c’est ce qu’il m’aura fallut pour venir a bout du premier volet des aventures de Nathan Drake, et ce, tout juste après avoir achevé – assez rapidement également – le troisième épisode de la saga Uncharted, Drake’s Deception il y a quelques jours a peine…Bref, la première chose qui saute aux yeux une fois ce jeu finit, c’est que comme le troisième volet de Uncharted, pour ce qui est de la durée de vie, nous sommes loin de Among Thieves, jusqu’à ce jour, le meilleur titre de la saga… Mais bon, pour être tout à fait franc, cela ne fut pas une surprise, loin de là, comme le fait, logique au demeurant, que point de vu graphismes, avec ce premier volet, nous sommes a mille lieux des autres épisodes… Bien évidement, si je m’étais lancé dans Uncharted en 2007, lorsque paru ce premier volet, sans nul doute que je l’aurai trouvé magnifique, mais passer après Among Thieves et Drake’s Deception, tous deux tout simplement sublimes, ce n’est pas évidant et entre le premier épisode de la série et ses successeurs, il y a comme un gouffre… Mais bon, rien de grave car en dehors de cela et du fait que dans ce Drake’s Fortune, notre bon vieux Nathan ne disposait pas encore de toutes les aptitudes qu’il aura par la suite, ce premier volet de Uncharted reste indéniablement un bon jeu : ici, on retrouve tous les éléments qui feront le succès de la saga comme l’aventure, le coté exploration, les phases de combat, les personnages et un certain humour, et, bien entendu, même si scénaristiquement, cela reste plutôt conventionnel pour ne pas dire faiblard, disons que c’est le genre qui veut cela… Pour le reste, avec ce Drake’s Fortune, il est clair que le joueur ne peut que passer un bon moment et que, pour un premier volet d’une série devenue culte sur PS3, la barre était déjà placée assez haut… après, bien sur, s’il faut le comparer a ses successeurs, c’est une autre histoire…


Points Positifs :
- Dans ce premier volet de Uncharted, on a déjà droit a tout ce qui fera le succès de la saga au fil des divers épisodes sorties sur la Playstation 3, c’est-à-dire : le coté assumé du pompage sur les films d’aventure, un héros loin d’être infaillible et souvent maladroit, le coté explorations de civilisations disparues et de trésors, les phases de plate formes, celles de gun-fight, et, bien entendu, un humour omniprésent.
- Essayons de nous remettre dans le contexte de l’époque, c’est-à-dire, fin 2007, et oublions les volets sorties depuis : oui, si on y parvient, il me parait évidant que point de vu graphismes, ce premier volet de Uncharted plaçait déjà la barre plutôt haut.
- Certes, le scénario est un peu faiblard mais bon, quelque part, c’est le genre qui veut cela…
- Certains passages un peu originaux comme la course poursuite en jeep où il faut tirer sur ses poursuivants et les deux niveaux où l’on se ballade en jet-ski.

Points Négatifs :
- Pour ce qui est de la durée de vie, ce n’est pas très long, loin de là… c’est-à-dire, environ huit heures en mode normal ; mouais, c’est court, très court…
- Hélas, ici, Nathan ne voyage pas encore autour du monde et il va falloir se contenter de visiter une ile des Caraïbes de fond en combles.
- Certains passages de gun-fight sont un peu pénibles par moments, surtout quand ils se succèdent les uns aux autres : par moment, on a l’impression de faire que cela !?
- Forcément, si vous vous lancez dans ce premier volet, comme moi, après avoir joué aux deux autres, les graphismes ne pourront que vous choquer un peu par moments ; oui, beaucoup de progrès furent accomplis par la suite.
- Un peu bof la fin et comme boss final, on a déjà connu mieux… Une constance dans la saga ?

Ma note : 7,5/10

dimanche 28 juin 2015

MAMA


MAMA

Victoria et Lily, deux sœurs âgées de trois et un an, sont toutes deux victimes d'un accident de voiture avec leur père venant tout juste de tuer leur mère dans la résidence familiale. Après avoir marché quelques instants dans les bois, ils tombent sur une étrange cabane délabrée et sinistre. Lorsque leur père tente de mettre fin aux jours de Victoria, un étrange esprit apparaît et le fait disparaître. Cinq ans plus tard, les deux filles devenues alors sauvages sont retrouvées et partent vivre chez leur oncle Lucas et sa compagne Annabel. Mais les deux fillettes sont accompagnées de « Mama », leur mère de substitution.


Mama
Réalisation : Andrés Muschietti
Scénario : Neil Cross, Andres Muschietti et Barbara Muschietti
Musique : Fernando Velázquez
Production : De Milo et Toma 78
Genre : Horreur, Fantastique
Titre en vo : Mamá
Pays d'origine : Espagne, Canada
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 17 janvier 2013
Durée : 100 mn

Casting :
Jessica Chastain : Annabel
Nikolaj Coster-Waldau : Lucas/Jeff
Megan Charpentier : Victoria
Isabelle Nélisse : Lilly
Daniel Kash : le Dr Gerald Dreyfuss
Javier Botet : Mama
David Fox : Burnsie
Morgan McGarry : Jeune Victoria
Jane Moffat : Jean Podolski

Mon avis : Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion de voir quelques films d’horreur, chose qui, il faut l’avouer, ne m’arrivait pas depuis pas mal de temps, cependant, si Conjuring – Les Dossiers Warren et Annabelle ne peuvent être considéré comme étant de mauvais films, loin de là (particulièrement le premier), on ne peut pas vraiment dire que ceux si soient du genre a rester dans les annales. Fort heureusement, hier soir, j’ai eu enfin l’opportunité de voir un certain Mama, long métrage qui me tentait depuis longtemps et qui, s’il ne peut en aucune façon être considéré comme un chef d’œuvre, ne m’aura en aucune façon déçu. Tout d’abord, une petite précision s’impose : Guillermo del Toro n’est pas à l’origine de la chose, le mexicain, auteur du somptueux Le Labyrinthe de Pan, n’étant que le producteur du film – certes, cela parait évidant mais, parfois, pas a tout le monde, Mama étant en fait le remake du court métrage du même nom de Andrés Muschietti, réalisateur argentin que je ne connaissais nullement mais qui, ici, s’en sort plutôt bien. Alors bien sur, dans Mama, on retrouve tous les éléments traditionnels des films d’horreur : l’élément fantastique qui s’immisce petit a petit au sein d’une famille qui n’y croit pas au départ mais qui devra bien se faire une raison, un sombre drame plus ou moins ancien a l’origine des événements actuels et, histoire de rigoler un bon coup, même les absurdités du genre avec des types qui préfèrent explorer une demeure hantée et dangereuse de nuit ; logique quand tu nous tient… Cependant, là où Mama se démarque un peu du genre tellement convenu et souvent sans surprises qu’est le cinéma horrifique, c’est par la mise en avant d’une thématique rarement abordée sur grand écran, celle des enfants sauvages. Mine de rien, dans ce film, chapeau bas aux deux jeunes actrices plutôt crédibles dans leurs comportements de sauvageonnes – ceux qui comme moi se sont un peu intéressés au sujet seront en terrain familier – et d’ailleurs, au début du film, je me suis dit qu’il y avait de quoi faire une histoire sans fantôme et basé uniquement sur les deux gamines et leur réinsertion (ou non) dans la société humaine. Bien entendu, Mama étant un film d’horreur et les deux petites ayant été élevées par un spectre, l’intrigue est vite remplie d’éléments fantastiques plus ou moins réussis, plus ou moins conventionnels, plus ou moins originaux, mais bon, dans l’ensemble, et, je me répète, sans que cela soit exceptionnel, disons que ça passe, plutôt bien même, l’intrigue étant suffisamment captivante pour tenir en haleine le spectateur jusqu’à un final assez triste mais fort réussi. Dommage juste qu’on n’échappe pas a quelques stéréotypes du genre et autres maladresses car sans cela, Mama n’aurait pas été loin de l’excellence…


Points Positifs :
- J’ai bien accroché a l’histoire avec ces deux petites filles élevées par un fantôme et qui, devenues des enfants sauvages, ont bien du mal à se réadapter a la civilisation, surtout que leur maman de substitution ne leur facilite pas la tache.
- Les deux jeunes actrices sont franchement excellentes dans leurs rôles de sauvageonnes : Megan Charpentier dans une composition plus soft et triste par moments, Isabelle Nélisse, bien plus sauvage et indomptable.
- Si l’on aime le genre fantastique, il est clair que tout cela se laisse plutôt bien regarder, l’intrigue étant, par moments, assez prenante.
- Je préfère ce que l’on ne voit pas à ce que l’on voit, cependant, pour une fois, j’ai bien aimé la créature, cette Mama interprété par l’acteur espagnol Javier Botet.
- La fin risque de faire verser quelques larmes a certains, cependant, je la trouve plutôt réussie et, accessoirement, en accord avec le synopsis du film.
- Les fans de Game of Thrones se réjouiront de la présence de Nikolaj Coster-Waldau alias Jaime Lannister.

Points Négatifs :
- Malheureusement, tout cela reste un peu trop conventionnel – surtout si on est un habitué des films d’horreur – et manque d’originalité dans le déroulement de l’intrigue.
- Mais pourquoi dans ce genre de films, les gens s’évertuent à explorer des endroits dangereux alors qu’ils sont seuls et de nuit !? Visiblement, ils cherchent à se faire tuer bêtement…
- On explore de nuit mais on arrive à coté de la cabane de jour… allez donc comprendre le traitement du temps ?
- Mais… où est passé le corps de Jaime Lannister, euh, pardon, Nikolaj Coster-Waldau, a la fin !?

Ma note : 7/10

samedi 27 juin 2015

THORGAL – L'ENFANT DES ÉTOILES


THORGAL – L'ENFANT DES ÉTOILES

Le drakkar perdu : En mer, il y a bien longtemps... Un drakkar fend avec difficulté les flots déchaînés par la tempête. A son bord, quinze vikings épuisés, seuls survivants d'une grande expédition qui a tourné au désastre. Pour l'ambitieux Gandalf, le responsable de cet échec est sans nul doute leur chef, Leif Haraldson !
Le métal qui n'existait pas : Ivaldir, père de tous les nains, fut défié il y a plus de 1000 ans par le serpent Nidhogg. Une simple partie de dames eut pour enjeu leur plus grand bien, leur nom, et... Ivaldir perdit. Nidhogg lança alors un terrible défi : il rendrait son nom à Ivaldir si les nains réussissaient à fabriquer un bijou dans le métal qui n'existe pas !
Le talisman : Dans une forêt du nord, noyée par la pluie, un jeune garçon tente d'abattre un faisan. Mais la pluie le gêne et ce n'est pas encore aujourd'hui qu'il pourra manger de la viande. Il a quitté son village depuis trois jours déjà dans l'espoir d'atteindre la forêt brûlée du dieu descendu des étoiles...


Thorgal – L'enfant des étoiles
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : Septembre 1984
Nombre de pages : 46

Mon avis : Dans le petit monde de la bande dessinée franco-belge, s’il y a bel et bien une série dont les débuts commencent déjà a dater – plus de trois décennies – mais qui n’a quasiment pas pris une ride et qui se lit toujours aussi bien de nos jours, c’est bel et bien Thorgal, héros viking aux origines pour le moins spéciales – oui, il vient d’ailleurs – et dont les aventures se poursuivent encore de nos jours. Bien évidement, d’autres œuvres anciennes peuvent se targuer, de par leur qualité, d’être toujours aussi bonnes malgré le temps qui passe, mais dans le genre Heroic Fantasy (avec un soupçon de SF très seventies), je ne vois guère que ce bon vieux Thorgal a ne pas se démoder… Curieusement, avec celui-ci, j’ai toujours au une relation pour le moins particulière : découvert véritablement sur le tard, j’apprécie grandement ses albums mais, met un temps fou a chaque fois a me procurer la suite, ainsi, avant cet Enfant des étoiles, il faut remonter a novembre 2012 pour ma lecture du tome précédant, La chute de Brek Zarith – plus de deux ans et demi mine de rien ! Mais a chaque fois, c’est pareil car dès les premières pages me revient rapidement en mémoire tout ce qui fait de cette œuvre l’un des incontournables de la BD franco-belge de ces quatre dernières décennies, car oui, avec Thorgal, du moins, principalement pour les premiers albums, on frôle l’excellence ! Ainsi, prenez L’enfant des étoiles qui, accessoirement, est un album un peu singulier : situé hors chronologie, dans ce tome, nous avons droit à trois histoires (eh oui) courtes qui reviennent sur les origines de notre héros. D’abord, Le drakkar perdu où l’on découvre comment les vikings de Leif Haraldson ont découvert celui-ci, encore bébé, après une tempête en mer. Instructif, bien entendu, nous avons là le récit le plus conventionnel. Ensuite, dans Le métal qui n'existait pas, nous avons une histoire où l’élément fantastique est nettement plus présent et où Thorgal, enfant, aide le peuple des nains qui a quelques ennuis avec le serpent Nidhogg. L’élément merveilleux est omniprésent, l’histoire est sympathique et, accessoirement, on en apprend un peu sur celle qui sera la compagne de notre héros, Aaricia. Pour finir, on tombe carrément dans la science-fiction et la théorie des anciens astronautes (qui me plait tellement) dans Le talisman où non seulement Thorgal, âgé de dix ans, rencontre son grand père et apprend tout sur ses origines. Un récit fort intéressant, comme vous pouvez vous en doutez… Bref, vous l’avez compris, avec L’enfant des étoiles, nous avons droit a un album de Thorgal qui sort un peu des sentiers battus mais qui n’en reste pas moins essentiel pour les amateurs : avec ces trois courtes histoires, on en apprend plus sur le passé de notre héros et, accessoirement, tout cela nous permet de faire une pause dans ses aventures… une pause de qualité, ce qui n’est pas plus mal !


Points Positifs :
- De prime abord, on peut trouver cet album un peu singulier – trois courtes histoires qui reviennent sur le passé de notre héros – pourtant, il s’avère que celles-ci sont plutôt instructives sur celui-ci et, accessoirement, de fort bonne qualité.
- Dans l’ensemble, j’ai apprécié les trois récits, pourtant, pour son coté fantastique très marqué, j’ai bien aimé Le métal qui n’existait pas qui est un fort bon divertissement sans prise de tête ; et puis, ils sont sympas les nains et comment ne pas trouver charismatique le serpent Nidhogg !?
- Grand amateur de la théorie des anciens astronautes depuis des lustres, Le talisman ne pouvait que me plaire. Et puis, accessoirement, tout est dit ou presque sur les origines de Thorgal.
- Bien évidement, tout cela date un peu mais sincèrement, cela n’a absolument pas vieilli ; la preuve étant les dessins somptueux de Grzegorz Rosinski qui ne dénotent absolument pas de nos jours.

Points Négatifs :
- Bien évidement, il se peut que certains regrettent que cet album soit composé de trois histoires courtes ; oui, ce n’est pas vraiment un Thorgal typique, mais bon, c’est vraiment pour chipoter…
- Peut-être que je ne suis pas très objectif, que mon âge fait que les dessins et le style narratif ne me choquent pas, mais, il se peut fort bien que les plus jeunes d’entre nous trouvent tout cela un peu vieillot ?

Ma note : 8/10

vendredi 26 juin 2015

PROMÉTHÉE – PROVIDENCE


PROMÉTHÉE – PROVIDENCE

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
Treizième jour : le pire est arrivé. Venus des mers et des océans, les vaisseaux extraterrestres lancent une attaque massive contre l'humanité : 99,9% seront méthodiquement exterminés ! Seule une poignée de survivants, parmi lesquels Jeff Spaulding ou encore Kellie Lambert, arrivent à se cacher. Jusqu’à quand ?


Prométhée – Providence
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Christophe Bec
Editeur : Delcourt
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 juin 2015
Nombre de pages : 56

Mon avis : En fait, ce ne fut même pas une surprise… Quoi donc ? Mais que le dernier (quoi que, un autre volume est prévu pour dans quelques mois, bref, difficile de dire que la série est bel et bien achevée) tome de cette excellente saga qu’est Prométhée ne serait pas a la hauteur de nos espérances… Cela, je m’y attendais a la lecture des derniers tomes parus et, bien entendu, après la sortie, en début d’année, du Treizième jour : au vu du contenu de ce dernier et vu qu’il manquait, officiellement, un album pour conclure la saga, je ne voyais pas comment le sieur Christophe Bec allait s’en sortir pour nous pondre un final digne de ce nom, comment allait-il réussir a livrer une conclusion correcte tout en nous dévoilant le sort des nombreux protagonistes ? A moins de nous offrir un double album, c’était impossible, et, bien entendu, comme ce ne fut pas le cas, eh ben, je vous le donne dans le mille, ce fut bel et bien mission impossible ! Dommage car au fil de ces dernières années, j’avais particulièrement apprécié cette saga : grand amateur d’ovnis et de phénomènes paranormaux depuis des lustres, j’avais put me réjouir, au fil des tomes et de l’avancée de l’intrigue, de retrouver tout un tas d’éléments qui m’étaient familiers comme le mécanisme d’Anticythère, le pilier de Delhi, la théorie des anciens astronautes, la zone 51, etc. Hélas, vu la complexité de l’intrigue, tome après tomes, vu que celle-ci prenait son temps pour avancer (qui a dit qu’elle n’a pas été artificiellement augmentée ?), il me semblait être en droit d’avoir une fin… comment dire… du même acabit, bref, un peu plus longue. Après tout, avoir trainé et pris son temps, reconnaissons que Christophe Bec nous a pondu l’attaque des aliens dans le tome précédant et la fin de sa série dans celui-ci ! N’y avait-il pas la place pour, au moins, un volume supplémentaire histoire qu’on ne se retrouve pas avec cette impression, réelle, de fin a la va-vite !? Du coup, voilà comment se sera achevé Prométhée : trop rapidement avec un massacre en règle de la quasi-totalité des protagonistes et encore, pour ceux auxquels on a droit de voir le mort vu que pour d’autres, c’est le flou artistique… Certes, au moins, on a eu droit a toutes les explications que l’on attendait – encore heureux – mais le pire, c’est qu’avec un ultime tome trop court, qu’avons-nous ? Tout un tas de planches qui nous montrent le monde dévasté tel qu’il est après l’attaque des aliens ; le comble du comble ! Sincèrement, une belle déception… alors oui je l’a craignais, je ne m’en cache pas, mais a ce point… Vraiment dommage car selon moi, Prométhée fut l’une des meilleures bande dessinées de ces dernières années, du moins, a mes yeux, l’une de mes préférées, mais une telle fin… non, mille fois non ! Reste maintenant à savoir ce que l’on aura droit dans cet intriguant treizième tome qui sortira dans quelques mois, mais bon, j’aurai préféré que celui-ci soit la vrai fin plutôt qu’un quelconque complément…


Points Positifs :
- Il y a au moins une chose que l’on ne pourra pas critiquer, c’est que dans ce tome, on a enfin les réponses a toutes les questions que l’on se posait depuis des lustres… bon, du moins, dans les grandes lignes…
- Explications qui, accessoirement, sont en parfait accord avec le reste de la saga et qui ne dénoteront en aucune manière de la culture ufologue.
- Sur ce point, l’une des dernières scènes, où Prométhée apporte le feu a des australopithèques est tout simplement magnifique.
- La conclusion de la saga n’est pas mauvaise, disons qu’elle est trop courte.
- Une couverture magnifique, sans nul doute le gros point positif de cet album.

Points Négatifs :
- Mais qu’est ce que c’est que cette fin !? Après onze volumes quasiment parfaits et où Christophe Bec savait prendre son temps, voilà qu’il nous pond une fin rapide, beaucoup trop rapide où tout est expédié a la va-vite.
- Un véritable massacre pour la quasi-totalité des protagonistes de l’histoire. Certes, ce n’est pas une mauvaise chose de faire mourir les personnages, sauf que… là, ça s’apparente plus a des morts gratuites, sans que l’on ressente la moindre émotion, et ce, accessoirement, pour des personnages que l’on suivait depuis des années et qui se font zigouiller pour la plupart en quelques cases, les uns après les autres…
- Il manque un album ou celui-ci aurait dut être un double album : là, on aurait eu une fin digne de ce nom a Prométhée. A la place, non seulement ce misérable album est trop court mais en plus, on se tape tout un tas de planches qui nous montrent l’état de la planète après l’attaque des aliens, et ce, bien entendu, au détriment d’un développement scénaristique plus conséquent.
- Je l’aime bien Stefano Raffaele mais allez donc reconnaitre certains des personnages dans cet album, surtout quand ils se font zigouiller en trois cases !
- Il servira a quoi le treizième tome ?

Ma note : 4,5/10

jeudi 25 juin 2015

LA QUÊTE ONIRIQUE DE KADATH L'INCONNUE


LA QUÊTE ONIRIQUE DE KADATH L'INCONNUE

Par trois fois, Randolph Carter rêva de la cité merveilleuse. Jadis, elle avait eu pour lui une importance capitale ; il le savait, sans pouvoir dire en quel cycle du temps ni en quelle incarnation il l'avait connue, voire si c'était en rêve ou à l'état de veille. Maléfice ! La prodigieuse cité du couchant ne cesse de se dérober, comme si quelque dieu jaloux en interdisait l'accès. Comment retrouver cette fuyante merveille - seuls les grands anciens, qui hantent la forteresse d'onyx de Kadath l'inconnue, peuvent aider l'insatiable arpenteur des songes dans sa quête. Dans le gouffre des rêves, commence alors l'aventure : 7 créatures maudites, déserts glacés, cryptes diaboliques, mers déchaînées, montagnes aux mille pièges...


La Quête onirique de Kadath l'inconnue
Auteur : H. P. Lovecraft
Type d'ouvrage : Fantastique, Horreur
Première Parution : 1943
Edition Française : juillet 1996
Titre en vo : The Dream-Quest of Unknown Kadath
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Arnaud Mousnier-Lompré
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 123

Mon avis : Il y a de cela précisément vingt ans (comme le temps passe vite), nous étions donc en juin 1995, je me décidais enfin a lire les œuvres de l’un des auteurs qui m’a le plus marquer dans ma vie, je veux bien évidement parler de H.P. Lovecraft, sans nul doute le plus grand écrivain d’horreur de tous les temps – eh oui, ce n’est pas Stephen King ! Curieusement, depuis que ce blog existe (et là aussi, ça commence à faire un bon bout de temps), je n’ai eu l’occasion qu’une seule et unique fois de vous parler de l’une de ses œuvres, c’était en 2009 avec la critique de Les autres dieux et autres nouvelles, recueil de diverses nouvelles publiées auparavant dans Dagon. Et donc, histoire de fêter le vingtième anniversaire du début de mon histoire d’amour avec Lovecraft, je me suis dit que le temps était venu de replonger dans l’intégralité de ses œuvres, avec, pour commencer, donc, un de ses ouvrages les plus singuliers : La Quête onirique de Kadath l’inconnue. Singulier car comme tout fan du reclus de Providence le sait bien, ici, nous avons droit a un récit qui tient davantage du fantastique voir par moments de la Fantasy que de l’horreur pure et dure ; certes, celle-ci est présente et le lecteur sera en terrain familier lorsqu’il entendra parler de Nyarlathotep (plutôt présent), Hastur ou Azathoth, mais, malgré tout, contrairement aux récits traditionnels de Lovecraft, La Quête onirique de Kadath l’inconnue, dans sa narration et son contenu, tient bel et bien plus du récit de Fantasy. Déjà, le contexte de cette très longue nouvelle : le monde du rêve où le héros, Randolph Carter, rêveur expérimenté, part en quête de cette fameuse Kadath, la cité où nul mortel n’a jamais mis les pieds, protégée qu’elle est par des dieux aux pouvoirs indicibles… Du coup, malgré des qualités indéniables (les diverses citées traversées, certains lieux, les nombreuses créatures qui jalonneront la route de Carter, alliées ou ennemis), ce récit risque de perturber bon nombre de lecteurs de Lovecraft… au point de ne pas apprécier ? Pour certains, sans nul doute, mais quoi qu’il en soit, il est clair que tout cela est plutôt déstabilisant. Cependant, cette contrée du rêve n’en possède pas moins un certain charme et oui, a la lecture, on aurait presque envie de la parcourir, de découvrir ses mystères et faire face a ses dangers mortels. Dommage juste que Lovecraft use et abuse de certaines descriptions un peu trop longues et que le récit manque, par moments, d’un certain souffle qui fait que l’on peut parfois décrocher… Dommage, oui, dommage car cette quête de Kadath, tellement onirique, véritable incursion de Lovecraft dans la Fantasy, a pour elle son originalité qui la démarque du reste des œuvres de l’auteur ; il aurait juste fallut que l’intrigue et le style d’écriture soit un peu mieux réussi, le tout aurait été bien plus captivant…


Points Positifs :
- Le monde du rêve est la plus grande réussite de cet ouvrage et on a la lecture de celui-ci, comment ne pas souhaiter rejoindre le héros, Randolph Carter, dans son exploration et ses voyages.
- Incursion de Lovecraft dans un univers de semi-Fantasy, La Quête onirique de Kadath l’inconnue a pour elle de se démarquer nettement du reste de la nombreuse production de l’auteur.
- Citées merveilleuses, paysages dantesques, créatures variées et incroyables, on va en voir au cours de cette quête…
- Ah, les sympathiques Chats d’Ulthar !
- Bien évidement, les éléments du Mythe sont au rendez vous et Carter rencontrera même un certain… Nyarlathotep…

Points Négatifs :
- Que l’on veuille ou pas, le récit est par moments un peu décousu et tout cela manque d’un certain souffle épique ; dommage, je trouve que Lovecraft s’en sortait bien mieux sur des récits un peu plus courts.
- Certaines descriptions, sincèrement, sont un peu trop longues au détriment de l’intrigue.
- Un coté un peu déstabilisant par moments pour certains amateurs de l’auteur.
- La fin, qui peu paraitre un peu étrange…

Ma note : 6,5/10

mardi 23 juin 2015

LAST DAYS OF SUMMER


LAST DAYS OF SUMMER

À Holton Mills, dans le New Hampshire, Henry, un adolescent solitaire de 13 ans, vit seul avec sa mère, Adèle, séparée de son mari, et qui se débat dans une forme de dépression névrotique causée par ses fausses couches à répétition. Elle a perdu toute confiance en elle et se sent incapable d'aimer de nouveau. Le jeudi précédant la Fête du Travail (le premier lundi de septembre), quelques jours avant la rentrée des classes, ils vont faire des courses dans un supermarché. Henry est abordé par un homme blessé et qui arrive à imposer sans violence qu'Adèle l'emmène en voiture. Finalement, il s'installe chez elle alors qu'à la télévision les nouvelles parlent d'un détenu évadé de la prison du comté. Constamment sur le fil d'une décision de rébellion ou de coopération, Henry et sa mère se laissent peu à peu séduire par Frank, un homme qui leur semble finalement aussi fragile qu'eux.


Last Days of Summer
Réalisation : Jason Reitman
Scénario : Jason Reitman, d'après le roman de Joyce Maynard
Musique : Rolfe Kent
Production : Indian Paintbrush, Mr. Mudd et Right of Way Films
Genre : Drame
Titre en vo : Labor Day
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 31 janvier 2014
Durée : 111 mn

Casting :
Kate Winslet : Adele Wheeler
Josh Brolin : Frank Chambers
Gattlin Griffith : Henry Wheeler (jeune)
Clark Gregg : Gerald, le père de Henry
James Van Der Beek : l'officier Treadwell
J. K. Simmons : M. Jervis, le voisin
Brooke Smith : Evelyn, la mère de Barry
Micah Fowler : Barry, le jeune handicapé en fauteuil
Tobey Maguire : Henry Wheeler (adulte)
Maika Monroe : Mandy
Alexie Gilmore : Marjorie
Tom Lipinski : Frank (jeune)
Matthew Rauch : le directeur d'agence bancaire
Dylan Minnette : Henry Wheeler (adolescent)

Mon avis : D’entrée de jeu, je dois reconnaitre que si j’ai souhaité regarder ce film dont le titre original est Labor Day et le titre français (non, ne rigolez pas) est Last Days of Summer (pourquoi le changer si ce n’est pas pour le franciser !?), ce fut surtout pour la présence de Kate Winslet ; en effet, et depuis un certain Titanic (dont je me suis rendu compte accessoirement que ce dernier n’avait jamais eu droit a sa critique sur ce blog) sortit il y a quelques années déjà, je dois avouer que je suis fan de l’actrice, surtout que certains films où j’ai put la revoir par la suite m’avaient plutôt plu comme Les Noces Rebelles et The Reader, pour ne citer que les deux plus réussis selon moi de sa filmographie… Du coup, vous l’avez compris, mon choix de regarder ce Labor Day (je n’arrive pas a me faire au titre français) devait davantage a Kate Winslet qu’au scénario, accessoirement loin de m’avoir emballé. Pourtant, malgré mon manque d’intérêt pour celui-ci et un certain conformisme prévisible, je dois reconnaitre que l’intrigue, sans surprises certes, s’est laissé regarder ; bien sur, pour ma part, la présence de Kate à l’écran y était pour beaucoup mais, si Labor Day avait été un navet, Kate ou pas Kate, j’aurai été bien plus sévère a l’encontre de ce film. Disons qu’il est sympa, regardable et que cette histoire d’amour de cette pauvre femme abandonné de tous sauf de son fils et qui a tant souffert, pour se détenu en cavale est plutôt touchante. Bien entendu, et sans faire de gros spoiler, tout cela finira mal… ou du moins, presque car l’amour étant, dans le cas présent, plus fort que tout, on aura droit a un happy-end tardif mais néanmoins présent. Bref, un petit film sympa sans prise de tête, qui ravira les âmes sensibles un peu  habituées aux téléfilms diffusés l’après-midi sur le petit écran… quoi que, il y a tout de même une sacrée différence avec ces derniers ! Hein, quoi, comment, laquelle ? Mais Kate Winslet bien sur !


Points Positifs :
- Tout cela sent le vu et le revu et est prévisible a plein nez, pourtant, force est de constater que Labor Day se laisse regarder, n’est pas trop mal tourner et, en étant parfaitement objectif, est à classer dans la moyenne haute des films du genre.
- Kate Winslet bien sur, du moins, pour ma part… mais là, je ne suis pas objectif.
- Une pauvre femme qui a tant souffert, son fils aimant, la détenu évadé loin d’être un criminel et qui s’avère être un type bien… mouais, on aimerait y croire de temps en temps !

Points Négatifs :
- Une pauvre femme qui a tant souffert, son fils aimant, la détenu évadé loin d’être un criminel et qui s’avère être un type bien… mouais, reconnaissons que tout cela sent le réchauffé et n’est pas original pour un sou !
- Bigre mais que tout cela est prévisible…
- Mais c’est quoi cette manie qu’ont les français de changer le titre original en anglais pour un autre titre en… anglais !? Après tout, si on ne traduit pas, autant garder le titre original, vous ne trouvez pas ?

Ma note : 6/10
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