dimanche 21 octobre 2012

THE TUDORS – SAISON II



THE TUDORS – SAISON II

Afin d'accéder à une totale indépendance à la tête du royaume, le roi Henry VIII prend une décision sans précédent dans la Chrétienté. Il décide de se nommer lui-même chef suprême de l'Eglise et du clergé d'Angleterre. C'est là le seul moyen à sa disposition pour émanciper la couronne anglaise de la tutelle de l'Eglise catholique. Mais sa motivation principale est toute personnelle, car le pape demeure inflexible quant à l'annulation de son mariage. Déterminée et passionnée, Anne Boleyn demande avec insistance à Henry de couper tous les liens avec la reine Catherine. A la surprise de la noblesse, l'épouse du souverain est alors bannie de la cour...


Ceux et celles qui suivent régulièrement, ou de façon occasionnelle ce blog auront bien évidement remarquer que, depuis la rentrée, une série revient régulièrement sous les feux des projecteurs, je veux bien évidement parler des Tudors, dont ARTE à diffuser la quatrième et dernière saison de la série tandis que, de son coté, NRJ12 rediffusait l’intégralité de celle-ci, ce qui m’avait ainsi permis de voir, pour la première fois, la première saison dans sa totalité. Et comme, en début d’année, la chaine franco-allemande avait déjà diffusé la troisième saison, désormais, je peux dire que j’aurais vu, et apprécier, l’intégralité de cette excellente série qu’est les Tudors. Mais tout cela, si vous êtes un fidèle du Journal de Feanor, vous le savez déjà, bien entendu, et, plutôt que de m’attarder sur des choses déjà dites et redites, autant m’intéresser plus particulièrement au contenu de cette seconde saison ; surtout que, sincèrement, celle-ci vaut largement le coup tant elle fourmille de moments forts et marquants.

Ainsi, comme les fidèles de la série le savent bien, cette deuxième saison des Tudors débute avec la disgrâce de la reine Catherine et le remariage si contesté du roi Henry VIII avec la si décriée Anne Boleyn. Cependant, et comme il fallait s’y attendre, une fois parvenus à leurs fins, les deux amants royaux vont bien vite déchanter car la lune de miel, tant attendue, ne durera pas bien longtemps ; quelque part, juste le temps qu’Anne soit enceinte puis, terrible désillusion, accouche d’une fille – la future et célèbre Elisabeth qui fut, accessoirement, probablement la plus grande souveraine britannique. Déçu de ne toujours pas avoir d’héritier mâle, ce sacré Henry retombe donc très rapidement dans ses travers, court les jupons, prends des maitresses et voit de plus en plus d’un mauvais œil son épouse, qu’il compte bien remplacer. Anne, de son coté, de plus en plus jalouse et piquant des colères incroyables (on la comprend tout de même un peu), à force de se faire des ennemis puissants, et de déplaire au roi, ne constate pas que son heure est venue et que tout cela finira bien mal. Sa chute, et les accusations qui auront pesé quant à sa disgrâce et sa condamnation a mort auront longtemps diviser les historiens, mais la plus part, de nos jours, estiment que celle-ci était innocente de tous les crimes qu’on lui reprochait – ce qui est le point de vue de la série – faisant d’elle, finalement, une bien pauvre victime d’un roi obnubilé par sa descendance et par des intrigues qui la dépassaient. Bien évidemment, avec un tel synopsis historique, il était normal que cette seconde saison des Tudors possède un matériel scénaristique de premier ordre, quoi que, certains, en d’autres temps et d’autres lieux, s’y soient cassé les dents (voir Deux sœurs pour un roi) ; mais ici, point de déception, bien heureusement : cette saison est fort probablement la meilleure, tout simplement.


Car aux déboires d’Anne Boleyn, il ne faut pas oublier ceux de l’ancien conseiller et ami d’Henry VIII, le philosophe Thomas More ; d’ailleurs, il est amusant de constater que les deux moments les plus marquants de cette saison soient tout bonnement les exécutions de ces deux personnages. Tout d’abord, celle de l’auteur de L’Utopie, vers le milieu de celle-ci, puis, bien entendu, celle de la reine à la fin. A chaque fois, tant les scénaristes que les acteurs se sont surpassées et nous avons eu droit à des mises en scènes tout bonnement somptueuses qui rivalisent de concert de par les sentiments que l’on ressent lors de ces deux exécutions : dramatique, tristes, fatalistes, Anne Boleyn et Thomas More, lors de leurs morts, sont tout bonnement extraordinaires et ses deux scènes, marquantes au possible, resteront longtemps dans les mémoires des amoureux de la série.


Bien évidemment, cette seconde saison ne se limite pas à cela : ainsi, entre un Henry VIII de plus en plus paranoïaque et toujours aussi bien interprété par un Jonathan Rhys-Meyers a qui le rôle va décidément bien à ravir (pourtant, physiquement, ce n’était pas du tout ça) et surtout, la montée en puissance de l’un de mes personnages préférés, Thomas Cromwell, qui prend ici une dimension supérieur – franchement bon ce James Frain tout de même – tout serait quasiment parfait si, d’un autre côté, notre beau gosse de Duc de Suffolk n’apparaissait un peu trop en retrait. Ajoutons à cela la formidable performance d’actrice de Nathalie Dormer, actrice que je ne connaissais pas du tout et qui se révèle tout simplement bluffant, de mon point de vue, en Anne Boleyn : à la fois rieuse, inquiète, épanouie, dévastée, sensuelle, colérique, Nathalie Dormer survole et marque littéralement cette saison de son empreinte – du coup, je suis curieux de voir ce qu’elle donnera en Margaery Tyrell dans Game of Thrones ? Bref, vous l’avez compris, j’ai tout bonnement adoré cette seconde saison des Tudors, indéniablement, et, jusqu’à maintenant, la série, pour moi, de cette année 2012 (même si elle est plus ancienne) ; et, maintenant que j’ai vu tous les épisodes de cette série, et comme NRJ12 poursuit ses rediffusions, je vais en profiter pour me retaper la saison III ! C’est que, après tout, il ne faut pas bouder son plaisir après tout !

mercredi 17 octobre 2012

ARAWN : RÉSURRECTION



ARAWN : RÉSURRECTION

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur... Dans ce cinquième tome, Engus va à la rencontre de son destin. Tout le désigne comme l’élu, l’égal d’un dieu, la divinité annoncée par la prophétie. Mais c’est sans compter sur la duplicité du Chaudron de Sang... Ou sur la loyauté du barde Owen. Le plus lâche des compagnons d’Arawn, mais le plus constant également. Arawn peut-il ressusciter d’entre les morts ?... Le terrifiant Chaudron de Sang en a le pouvoir. Le fera-t-il ? Quel est finalement le sombre dessein de la relique démoniaque ?...


« Le problème, et il est de taille, c’est que, après avoir tout bonnement dévorer les quatre tomes de Arawn en quelques jours à peine, il va falloir m’armer de patience, d’une très grande patience même car la suite, bien entendu, n’est pas pour tout de suite, et vu que ce fameux cinquième tome ne sortira, environ, que dans un an plus ou moins, la sensation de manque va être terrible… » Ce fut par ses mots que, il y a plus d’un an, début aout 2011, j’achevais la critique du Chaudron de sang, quatrième tome d’une énième saga celtique des éditions Soleil intitulé Arawn. Et, comme vous pouvez le remarquer, je ne m’étais nullement tromper et l’attente fut longue, longue… Enfin, rien de gravissime en soit car, malgré la qualité indéniable de cette bande dessinée qui m’avait alors enchanté (comme j’ai pu vous le dire lors des critiques des différents tomes), sur cette douzaine de mois écoulés, j’eu de quoi m’occuper point de vue BD, comme les habitués de ce blog l’auront probablement remarqué. Mais quoi qu’il en soit, ce n’en fut pas moins avec une certaine impatience que j’attendis, une fois la date connue, la sortie de ce Résurrection, cinquième tome de la saga du Maître des Ténèbres (celtique), le dénommé Arawn (pour ceux que cela intéresse, j’avais aborder le sujet dans le billet suivant : Arawn dans les mythes celtes), et comme les choses ne se passent pas toujours comme on l’escompte, cette fameuse date fut repousser de quelques jours – histoire que l’on patiente encore un petit peu…

Et donc, ce matin, de très bonne heure, je me suis finalement lancé dans la lecture de ce cinquième tome d’Arawn, tranquillement dans mon lit, sous ma couette, a l’heure où la plus part des gens se rendaient au travail – le rapport avec la critique, aucun, j’en conviens, mais cela me fait tellement plaisir de le dire. Bien évidemment, histoire de me remettre un peu dans le bain, car quatorze mois et demi, c’est suffisamment long pour oublier les détails d’une histoire, j’avais relu l’intégralité de la saga il y a de cela quelques jours, me remémorant ainsi les divers protagonistes et les enjeux en court. Et la première chose à dire sur ce cinquième tome, c’est que, force est de constater que tout ce qui avait fait l’intérêt de la série est une nouvelle fois au rendez-vous : ainsi, entre un scénario toujours aussi accrocheur et qui, dans ce volume, prend des airs de plus en plus tragiques (mais bon, quelque part, c’est l’ensemble de la série qui l’est, et ce, depuis les débuts), des personnages de premier ordre qui passent de vie à trépas et des dessins, toujours aussi excellents, l’amateur de la série sera, je n’en doute pas une seule seconde, aux anges, et ce, malgré quelques petits défauts mineurs dont j’avais déjà eu l’occasion de vous parler dans les tomes précédant comme certaines cases, point de vue dessin, qui me semblent légèrement moins abouties que d’autres – attention, je ne remets absolument pas en cause le talent de Sébastien Grenier, loin de moi une telle idée, j’aime son style, mais je trouve que certaines cases sont un peu brouillonnes parfois ; ce, tout en restant de bon niveau. Mais pour le reste, c’est du tout bon, croyez moi : certes, il faut adhérer au concept d’une série où tous les personnages sont de sacrés salauds (sincèrement, il n’y en a pas un pour sauver l’autre) et quand on connait la personnalité de chacun des quatre frères, on ne s’étonne pas qu’ils passent leur temps à s’entretuer, mais bon, quelque part, cela nous change du manichéisme ambiant qui dessert tellement tant d’œuvres du même style. Dans Arawn, tout le monde est maudit et, quelque part (en dehors de quelques pauvres protagonistes perdus au milieu de toute cette noirceur) le mérite bien. Mais quelque part, malgré cela, l’on ne peut s’empêcher d’éprouver de l’empathie pour cette pauvre fratrie condamnée dès le départ non seulement par le destin, mais également par les mauvais choix d’une mère qui est peut etre sexy en diable mais qui n’en reste pas moins bien responsable de ces événements.


Pour faire bref, j’ajouterais, en guise de conclusion, que Résurrection, cinquième tome d’Arawn, est tout bonnement dans la lignée de ses prédécesseurs : ni meilleur, ni pire que ceux-ci, il est, tout simplement, aussi bon ; et, par les temps qui courent, franchement, c’est déjà pas mal. Bien évidemment, tant le synopsis que le contenu de cette bande dessinée ne plaira pas à tout le monde, certains, probablement, trouveront tout cela bien trop violent à leur gout – quoi que, personnellement, j’ai déjà vu bien pire. Pourtant, tant pour ses personnages accablés par un destin décidément implacable, maudits avant même de naitre, mais aussi pour son côté celtique, certes à la mode depuis quelques années, mais que j’apprécie énormément, j’aime bien cette série. Ce cinquième tome, toujours aussi violent et qui voit disparaitre quelques personnages, fut à la hauteur de mon attente, et, désormais, il ne reste plus qu’une seule chose : attendre le grand final de cette saga. Mais alors, quand sortira-t-il ? C’est une autre histoire !

samedi 13 octobre 2012

PROMÉTHÉE – ATLANTIS



PROMÉTHÉE – ATLANTIS

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
Alors que partout, les avions s’écrasent et que l’apocalypse s’abat sur la planète entière, le futur de l’humanité semble soudain dans les ténèbres, présageant le pire pour notre civilisation.

Dans la mythologie grecque, le Titan Prométhée favorisa l’Homme en lui donnant non seulement un aspect proche de celui des Dieux, mais en lui remettant le feu et lui apprenant à l’exploiter. Fautif d’avoir transmis toutes ses connaissances et, par la même, affaibli la toute-puissance des Dieux, Zeus ordonna qu’on l’enchaîne nu à un rocher et qu’un aigle vienne lui dévorer le foie qui repousserait perpétuellement. Ce mythe grec, bien connu, aura donc donner le titre a cette série paru aux éditions Soleil, toujours en cours au jour d’aujourd’hui, et œuvre d’un certain Christophe Bec, scénariste et dessinateur de talent, au trait fin et réaliste et qui, depuis quelques années, a su ravir son petit lot de fan qui lui est totalement acquis. Personnellement, si je connaissais le bonhomme de par mes fréquentations sur les sites dits spécialisés, ce premier tome de Prométhée est une première pour ce qui est de cet auteur, et encore, il me fallut un certain temps avant de me décider à me lancer dans cette série. La faute, bien évidemment, et surtout, a une parution de bande dessinées plutôt importante depuis quelques années et qui, que l’on veuille ou non, fait que l’on ne peut forcément tout lire, tout découvrir ; l’argent et le temps manquant souvent pour satisfaire ses envies. Cependant, il y a quelques semaines, alors que, comme souvent, je trainais sur le site des éditions Soleil pour voir les dates de sorties d’autres séries, je suis un peu tombé par hasard sur le visuel de ce premier tome, eu la curiosité de me renseigner sur cette série, qui ne m’était pas forcément inconnue, et, finalement, après lecture de quelques critiques positives ainsi que du synopsis qui m’intriguait, me suis décidé à tenter l’expérience Prométhée. En cette fin d’année assez fournie en nouveautés, c’était peut-être un pari pour le moins risquer, mais, fonctionnant depuis toujours aux coups de cœur, je dois reconnaitre que, la tentation étant trop forte, je n’ai pas trop réfléchis quant au fait de me lancer, pour la énième fois, dans une nouvelle série.

Et donc, hier soir (ah, rien de tel que de lire une bonne BD pour bien débuter son week-end), j’ai donc lu ce premier tome de Prométhée, intitulé Atlantis et qui, dès les premières pages, promettait énormément. Avant toute chose, je dois avouer qu’avant même que ne débute l’histoire, les nombreuses « inspirations » de l’auteur m’ont bien plu : ouvrages consacrés aux mystères – disparitions en particulier – documentaires, films, pour la plus part des titres cités dans la liste du sieur Bec, soit, je les connaissais de nom, soit, tout bonnement, je les avais lus ou vus, a un moment ou un autre. Du coup, et connaissant par avance le synopsis de la série, je n’ai pas pu m’empêcher, avant même de lire la toute première case, de me dire que tout cela risquait fort de me plaire. Et, assez rapidement, je dois avouer que je ne m’étais pas trompé. Digne d’un épisode de X Files de la grande époque et usant et mélangeant de tout un plan de la culture alternative du paranormal de la grande époque (ah, les ouvrages d’un Jimmy Guieu, d’un Erich von Däniken ou d’un Jacques Bergier, que de souvenirs) avec ses disparitions mystérieuses, ses hypothèses plus ou moins loufoques et ses noms qui ne cessaient de revenir sans cesse – Atlantide, Mu, Triangle des Bermudes, Lémurie, Paléocontact, etc. – le scénario de Prométhée démarre sur le chapeaux de roues et ne peut, forcément, que plaire à l’amateur du genre. Bien évidemment, l’on pourrait me rétorquer que tout cela sent allègrement le réchauffer et qu’il n’y a rien de bien neuf là-dedans, pourtant, force est de constater que, malgré les mêmes ficelles usées jusqu’à la corde, malgré l’impression tenace de « déjà-vu », le scénario tient la route, et, au demeurant, plutôt bien d’ailleurs.

Pourtant, que c’est complexe que tout cela ! Et oui, cet Atlantis, premier tome d’une énième longue série, peut parfaitement en rebuter plus d’un de par sa mise en scène : ainsi, comment ne pas etre dubitatif par le fait que, pendant tout l’album, l’on passe allègrement, et sans transition, d’un groupe de conquistadors qui tombent sur un vaisseau spatial échoué en pleine forêt amazonienne, a une navette spatiale qui disparait littéralement avant de réapparaitre de façon tout aussi stupéfiante, ses membres d’équipages, sauf un, massacrés, puis, pendant que toutes les montres et systèmes de mesures de la planète s’arrêtent et que le célèbre Mécanisme d'Anticythère se met en route, ce sont toutes les épaves de navires, dont le Titanic, sous-marins, voiliers, disparues depuis des lustres qui refont surface, et ce, avant que, sans transition, tous les avions en vol, partout sur Terre, ne s’écrasent tous au même moment ! Pourquoi, comment ? bien entendu, dans ce premier tome, on n’en saura rien, comme il fallait s’y attendre, le seul point commun étant que, tous ces incidents (derrière lequel, certains voient la « main de Dieu », faute d’explication plus rationnelle) ont lieu, quotidiennement, a la même heure : 13h13. Ajoutons à cela le mythe de Prométhée, bien entendu, histoire de nous rafraichir la mémoire, ainsi que quelques personnages dont on devine rapidement qu’ils auront un quelconque rôle a jouer par la suite (et ce, même si, pour le moment, tout cela reste encore plutôt obscur) et vous aurez, il me semble, un résumé assez complet et fidèle de ce premier tome.



Etonnant, complexe, partant dans tous les sens, débordant d’explications assez pointues et nous présentant tout un tas d’événements qui se succèdent, apparemment, sans liens entre eux, Atlantis, premier tome de Prométhée, m’aura, indéniablement… intriguer, certes, mais surtout… plu. Lançant parfaitement bien la série et promettant, selon moi, monts et merveilles, j’aurais passé non seulement, un fort bon moment, mais me suis pris parfaitement au jeu d’une intrigue pour le moins singulière ; ainsi, tant de par son scénario complexe et ses dessins, je ne peux que louer le travail de Christophe Bec et ne peux m’empêcher de me dire que, décidément, mon impression de départ était la bonne et que j’ai bien fait de me laisser tenter par cette série dont j’ai, forcément, hâte de découvrir la suite. Par contre, attention, celle-ci n’est décidément pas à mettre entre toutes les mains et son style narratif, pour le moins singulier, et son scénario, en rebutera plus d’un ; ainsi, avant de vous lancer là-dedans, sachez où vous mettez les pieds : Prométhée n’est pas destiné à tout lecteur, bien au contraire. Fort heureusement, pour moi, ce fut un régal – et puis, pendant que j’y suis, comment ne pas louer cette couverture fort réussie – mais les gouts et les couleurs, comme chacun sait…

jeudi 11 octobre 2012

LES DRUIDES : CRÉPUSCULE



LES DRUIDES : CRÉPUSCULE

Gwenc'hlan... Mon maître, celui vers qui se tournent toutes mes pensées maintenant, à l'heure où il me tarde de le rejoindre dans l'autre monde, là-bas, par-delà les brumes... Nous, druides, pensions à raison que l'écriture ne devait pas figer nos sciences, que nous devions les enseigner par la parole et non par l'encre. Mais vint le crépuscule des druides, et maintenant que nombre d'entre nous se sont convertis à la religion du dieu unique et que les autres ont disparu, il nous faut enseigner par écrit ce qui sera perdu faute de bouche pour initier... il apparaît donc fort louable que ceux qui restent, et dont je fais partie, transcrivent notre mémoire sur ce papier, si éphémère, mais qui demeure en ce jour notre seule possibilité de perdurer au travers des époques à venir... Mes souvenirs étreignent mon cœur, se changent en larmes et mes larmes se mêlent à l'encre... Gwenc'hlan... Mon maître... Il est temps... Temps de faire la lumière sur ce qui s’est réellement passé en Letavia. Des moines décapités, des corps empalés par un pieu sur lequel sont gravés des mots secrets, des oghams ; l’écriture sacrée des druides. Des moines qui s’avèrent être les traducteurs de récits anciens liés à un chaudron et une lance. Le chaudron et la lance de Dieux païens. La lumière doit être faite et c’est à Gwenc’hlan l’érudit et à Taran son apprenti, d’enquêter. Des recherches qui les mèneront au bord de l’ancien monde, vers la terre des jeunes, là où ils trouveront les responsables de ces meurtres. Ceux qui avancent masqués... Dans l’ombre...


Alors que je m’apprêtais à écrire la critique de ce sixième tome de la saga druidique de Jean-Luc Istin, Thierry Jigourel et Jacques Lamontagne, je me suis rendu compte que, mine de rien, cela faisait un certain temps (presque un mois et demi) que je ne vous proposais pas de critiques de bande dessinées sur ce blog. Certes, ce constat n’est pas vital en soit, je ne le nie pas mais tout de même, pour une année que l’on pourra qualifier, un peu dans la lignée de la précédente, comme assez fournie en BD, force est de constater que cette petite interruption m’aura surpris, puisque n’allant pas dans mes dernières habitudes. Cependant, entre une fin d’année qui s’annonce très riche en nouveautés, a quoi il faudra ajouter une nouvelle série que je compte attaquer bientôt (mais je vous en parlerais bientôt), le Journal de Feanor retrouvera très rapidement moult critiques consacrées au neuvième art, je vous le promets. Mais bon, trêve de bavardages pour le moins inutiles et attaquons nous a ce qui aurait pu etre la fin d’une saga, mais qui, finalement, ne le sera pas, je veux bien évidement parler du sixième tome des Druides.


Autant cette série m’avait enthousiasmé lors de ses débuts, autant, dubitatif m’avait-elle laissé depuis deux numéros ; ainsi, lors de mon billet consacré au cinquième volume de cette saga celtique, La pierre de destinée, je vous avais fait part de mon désarroi, voir même d’une certaine déception devant la tournure scénaristique de la série. En effet, de l’enquête des débuts, qui flirtait bon avec le Nom de la Rose d’Umberto Eco, l’on était passé à une espèce de voyage organisé où nos protagonistes se plaisaient à faire un peu un tour du monde celtique, sur les pas des légendes, lieux et figures locales. Du coup, ne comprenant pas très bien où les auteurs voulaient en venir, et estimant que le scénario s’étirait en longueurs franchement pas très indispensables, j’en étais venu à regretter l’intérêt des débuts, envolé depuis longtemps. Forcément, en apprenant qu’un septième tome allait paraitre fin octobre, je n’en fus que plus méfiant vis-à-vis de la suite de cette saga. Méfiants je l’étais, a juste raison il me semblait alors : cela, par expérience d’autres bande dessinées (que, par charité, j’éviterais de nommer mais pour ce qui est de l’une d’entre elle, j’en ai énormément parlé sur ce blog) mais surtout car les deux derniers volumes des Druides, s’ils n’étaient pas, intrinsèquement mauvais, étaient loin de m’avoir enthousiasmé.

Or, alors que ce fut d’un air dubitatif que je m’attaquais a ce sixième volume, telle ne fut pas ma surprise en découvrant que celui-ci, et contrairement à ses prédécesseurs, retrouvait la fougue et l’intérêt des débuts de la saga, concluant de fort bonne façon ce premier cycle – car oui, après lecture des premières pages du prochain volume, celui-ci annonce un nouveau cycle avec une nouvelle enquête. Pourtant, d’entrée de jeu, les auteurs frappaient fort en affirmant que oui, ils pensaient que des celtes auraient pu aller jusqu’aux Amériques, en des temps anciens, hypothèse, au demeurant, sans preuves jusqu’à aujourd’hui, mais qui, selon moi, n’en est pas moins plausible. Cependant, cette mise en garde, ou explication, de la part des auteurs signifiait également que l’un des défauts que je trouvais a cette saga, le fait que Gwenc'hlan et son disciple voyagent sans cesse, serait une fois de plus au rendez-vous, ce qui pouvait annoncer des lendemains qui déchantent. Or, comme je vous l’ai dit, il n’en fut rien et, pour un final (de cycle), ma fois, j’ai trouvé que les auteurs s’en sont assez bien sortis. Pourtant, c’était loin d’etre gagner car en faisant naviguer nos héros jusqu’aux Amériques, l’on pouvait craindre que la partie « voyage » prenne le pas sur le reste, fort heureusement, non seulement, celle-ci fut intéressante, mais en plus, le final, assez étonnant et qui me laissa pantois quant à l’identité de leur adversaire (je n’aurais jamais cru que ce fusse lui !!!), s’il fut loin d’etre parfais, n’en demeura pas moins plutôt bon.


Reste quelques petites imperfections scénaristiques comme le fait que, à force de créer je ne sais combien de personnages, les auteurs ont eu un peu de mal à gérer tout ça de façon satisfaisante mais bon, malgré ce principal défaut, pour le reste, ce sixième tome, sobrement intitulé Crépuscule, s’en sort assez bien : remontant le niveau de la série en général, il aura, malgré un parti pris un peu osé pour les puristes (eh, nos héros sont en Amérique du Nord tout de même et il y a même des indiens !), permis à ce premier cycle de s’achever convenablement, promettant, du coup, de bons auspices pour la suite de cette série. Bien évidemment, l’on pourrait épiloguer sur l’intérêt de rallonger ainsi une série qui n’en avait pas forcément besoin mais bon, attendons de voir avant de juger ce qu’il en est, et pour cela, normalement, il ne faudra pas attendre bien longtemps puisque  le septième tome des Druides, Les disparus de Cornouailles, sortira très bientôt s’il n’y a pas de retards.

LE TRÔNE DE FER – INTÉGRALE II



LE TRÔNE DE FER – INTÉGRALE II

Après la mort du roi Robert Baratheon, le royaume des Sept Couronnes a sombré dans la guerre. Le fils putatif du roi Robert, le roi Joffrey Baratheon siège sur le Trône de Fer, conseillé par sa mère, la reine régente Cersei Lannister. Il est toujours promis en mariage à lady Sansa Stark, fille aînée de feu lord Eddard Stark, ancienne Main du Roi, convaincu de trahison et exécuté sur le parvis du Grand Septuaire de Baelor. Le fils aîné de lord Eddard, Robb Stark, vient d'être couronné roi du Nord et du Trident par ses vassaux nordiens et ceux de la lignée de sa mère, lady Catelyn Stark. Après avoir remporté de brillantes victoires dans le Conflans contre les Lannister, principaux soutiens au roi Joffrey, le Jeune Loup doit choisir avec précaution ses prochains mouvements. Ceci d'autant plus qu'à Hautjardin, lord Renly Baratheon, le plus jeune frère de feu le roi Robert, vient de se couronner roi avec le soutien unanime du Bief et des terres de l'Orage. Mais, alors que trois rois se préparent à l'affrontement, nul ne sait ce que trame lord Stannis Baratheon, l'héritier légitime du Trône de Fer, dans sa forteresse de Peyredragon. Pendant ce temps, la Garde de Nuit lance la plus grande expédition qu'elle ait jamais entreprise de mémoire d'homme en s'enfonçant en force dans la forêt hantée pour découvrir quels périls menacent le royaume. Mais, par-delà le détroit, la princesse Daenerys Targaryen, désormais veuve de son époux Khal Drogo et mère de trois dragons, doit entamer un long périple afin d'échapper à nouveau à ses ennemis...


Fin septembre dernier, il y a tout juste quelques semaines, je m’extasiais (et je pèse mes mots) au plus haut point lors de l’écriture de ma critique du premier volume de l’une des sagas les plus réussies de ces dernières années, je veux bien évidement parler du Trône de Fer, de l’inimitable et touche à tout Georges RR Martin, écrivain américain de fort talent que certains comparent tout bonnement au maitre Tolkien – n’en déplaisent aux inconditionnels de celui-ci, dans un genre différent, je suis parfaitement d’accord avec cela, même si, pour moi, je préfère comparer ce qui est comparable. Et donc, dans ce premier volume, proposé par les éditions J’ai Lu dans un format semi-poche et qui reprenait enfin la publication originale (pour la petite histoire, pendant des années, nous autres pauvres français, avons eu droit uniquement a une œuvre publiée de façon hasardeuse par les éditions Pygmalion qui se plaisaient à découper chaque tome original en deux, trois voire quatre volumes, ce qui est hautement contestable même si je comprends parfaitement que, comme dirait l’autre, il faut bien vivre), j’avais pu vous montrer mon fort enthousiasme envers une œuvre que je n’avais pas hésiter, d’ores et déjà, à considérer comme étant l’une des meilleures qu’il m’avait été de découvrir au court de ma vie. Exagération toute latine ? Que nenni ! Le Trône de Fer méritait amplement les forts nombreux louanges que je lui avais adressé, et cette suite, ce deuxième tome de la saga, n’est venu, finalement, que le confirmer.


Intitulé A Clash of Kings, qu’ici, en France, on a traduit par La bataille des rois (mouais, pourquoi pas), ou, plus simplement, dans le cas présent, c’est-à-dire, par le bouquin, que dis-je, le pavé qui m’a accompagner ces dernières semaines, sobrement par le titre d’Intégrale II – ce qui, accessoirement, est assez osé de la part des éditeurs français, mais bon, passons – le deuxième tome de la saga du sieur Martin vient confirmer, en effet, tout le bien que l’on pouvait penser de celle-ci et le lecteur, ravi et émerveiller par le style particulier, ma mise en scène, les personnages et le développement de l’intrigue de la première partie du Trône de Fer, replongera donc avec plaisir, comme si de rien n’était, dans un univers désormais familier et captivant au possible. Bien évidemment, dans mon cas présent, comme je m’attaque à cette saga volume après volume, c’était un peu comme si je lisais un immense bouquin d’un seul coup, surtout que, a bien y réfléchir, dès les premières pages de ce A Clash of Kings, rien de bien différent n’est franchement a noter ; oh, certes, quelques personnages ne sont plus présents (bien entendu, j’éviterais de citer des noms, histoire de ne pas gâcher l’effet de surprise pour les futurs lecteurs de cette saga) tandis que d’autres, font leur apparitions ; de même, certaines figures sont davantage mises en avant tandis que d’autres, du moins, pour le moment, sont un peu en retrait. Cependant, dans l’ensemble, ce second tome de la geste pour la conquête de ce fameux – et si inconfortable – Trône en fer est la parfaite continuation de son prédécesseur : l’intrigue poursuit tranquillement son court, l’on a toujours droit aux points de vues de tout un tas de personnages, les rebondissements et autres coups de théâtre sont légions, les seconds, pour ne pas dire, troisièmes couteaux sont encore plus nombreux, et, bien entendu, tout cela est toujours aussi passionnant au demeurant.

Du coup, me voilà bien embêter car je ne sais pas trop quoi vous dire au sujet de ce second tome du Trône de Fer ? Répéter ce que j’ai pu écrire lors de ma première critique serait une bonne solution de facilité, mais, de mon point de vue, parfaitement inutile ; dire, pour la énième fois, que j’ai trouvé cela génial ? Oui, c’est le cas, mais cela ne fera pas avancer le Schmilblick. Par contre, vous parler de mes moments préférés, vous dire en quoi je trouve que le travail de Martin, sur cette œuvre, est tout bonnement exceptionnel, là, c’est forcément plus intéressant il me semble. Tout d’abord, et sans rentrer dans les détails car sinon, je n’en finirais plus : les nouveaux protagonistes. Vous trouviez qu’il y en avait trop déjà, rassurez-vous, ce diable de Martin nous en sort toute une nouvelle flopée de son chapeau de magicien ; ainsi, que ce soit le peu aimable Stannis Baratheon, son âme damnée, Mélisandre d'Asshaï, aussi inquiétante qu’attirante, mais aussi, Ser Davos, ancien contrebandier devenu l’homme de confiance de son roi, ou Brienne de Torth, une guerrière peu gâtée par la nature et bourrée de complexes en société, pour ne citer que les plus marquants, force est de constater que Martin a fait fort. Et si l’on ajoute à cela d’anciens personnages qui prennent davantage d’importance, l’exemple parfait étant bien entendu Theon Greyjoy qui occupe ici une place de choix dans l’intrigue, tandis que les… comment dire… principales figures du premier tome, elles, sont toujours présentes et toujours aussi marquantes (en tête de lice, l’inimitable et finalement attachant Tyrion, protagoniste que l’on suit le plus dans ce tome) et vous comprendrez à quel point il va falloir s’accrocher à la lecture de ce A Clash of Kings. Car oui, encore plus que dans le premier tome, il ne sera pas évidant de se souvenir de tous ces noms, de savoir qui a fait quoi a tel moment, quels sont les enjeux entre personnages ; en effet, si les principaux sont bien évidement facilement parfaitement identifiables, j’avoue avoir, une nouvelle fois bien galéré pour ne pas me perdre dans les patronymes des troisièmes couteaux de l’histoire au point que, parfois, j’en étais à me demander comment Martin parvenait à s’y retrouver !?

Mais, si l’on peut parfois etre perdu au milieu de tous ses personnages et de enjeux d’une intrigue oh combien complexe, comment ne pas louer, justement, le travail de l’auteur à rendre celle-ci oh combien passionnante !? Une fois de plus, il me fut quasiment impossible de décrocher la lecture et seul la fatigue et le manque de temps aura fait que celle-ci aura duré environ deux semaines et demie. Car plonger dans l’univers du Trône de Fer, dans ce jeu d’alliances qui se font et se défont, dans cette multitudes de points de vues qui font que, finalement, l’on s’attache au moindre protagoniste et que chacun a, quelque part, non seulement sa place mais aussi son importance, c’est tout simplement un véritable plaisir. Bien évidemment, la longueur de la chose (cette fois ci, presque mille pages) fait qu’il s’en déroule des événements dans ce second tome, mais quand on voit comment tout cela est amené, on ne peut que saluer bien bas le formidable boulot de Georges Martin sur cette œuvre. Captivant, époustouflant, impossible à lâcher tant qu’on ne la pas finis, ce second tome, encore plus riche de par ses protagonistes et les événements décris, sublime encore plus une œuvre décidément incomparable. Alors certes, le Trône de Fer n’est pas le genre de bouquin à mettre entre toutes les mains, certes, il faut s’accrocher et je pense, sur ce point, que jusqu’au bout, ce sera mon cas, mais pour la richesse de son univers, pour son style d’écriture (je suis absolument fan de ce côté point de vue des personnages) mais aussi pour son coté feuilletonesque parfaitement assumé et réussi et pour ses multiples rebondissements, cette œuvre est tout bonnement un monument. Et ses personnages, ses personnages… Si Tyrion remporte largement la palme pour le moment, petite mention particulière de ma part a Theon Greyjoy pour ce second tome, protagoniste oh combien intéressant de par ses choix et ses échecs… mais bon, ils mériteraient tous que je parle d’eux : tenez, même Sansa que je trouvais fadasse juste là commence à me plaire, comme quoi… En tout cas, vivement le troisième tome !

samedi 6 octobre 2012

THE TUDORS – SAISON IV



THE TUDORS – SAISON IV

Henri VIII, l’homme le plus puissant au monde, a tout pour le combler mais cela ne lui suffit pas. Dans la dernière saison, Henri devient de plus en plus obsédé à l’idée de laisser son empreinte dans l’Histoire. Conduit plus que jamais par sa soif de succès dans le domaine privé ou politique, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer de rester à jamais l’Homme qui a changé le monde. Alors que l’Angleterre et l’Espagne entrent en guerre contre la France, Henri se remarie pour la cinquième fois avec Catherine Howard, alors âgée de 17 ans. Très belle jeune fille, elle va faire tourner la tête à de nombreux courtisans. Ses indiscrétions vont la mener sur l’échafaud. Henri épouse alors en sixième et dernière noce Catherine Parr, protestante revendiquée, qui sera une excellente belle-mère pour Mary, Elizabeth et Edward. Malgré de terribles souffrances qui l’affaiblissent de jour en jour, Henri espère toujours un héritier.


Dimanche dernier, je vous parlais ici même de la première saison de la série historique par excellence de ces dernières années, je veux bien évidement parlé des Tudors, reconstitution flamboyante du règne de l’un des rois les plus célèbres outre-manche, le gargantuesque Henri VIII, plus connu sous nos vertes contrées pour ses six mariages (et le sort peu enviable que connurent certaines de ses épouses) que pour les conséquences religieuses de son tumultueux règne qui firent que l’Angleterre rompit alors avec Rome, a une époque où se propageaient les thèses protestantes d’un certain Martin Luther et que le faste et le scandale des prélats catholiques furent mis bien a mal un peu partout sur le vieux continent. Un peu plus tôt, cette année, j’avais eu l’occasion de vous parler également de la troisième saison de cette série, celle qui me la fit découvrir, lors de sa diffusion sur ARTE, c’était en janvier dernier, comme on peut le voir ici même. Et donc, aujourd’hui, c’est au tour de l’ultime saison des Tudors d’etre mis à l’honneur, sa diffusion étant arrivé à son terme ce jeudi, sur la chaine franco-allemande. Bien évidemment, vous pourrez trouver curieux que je vous propose ainsi les critiques consacrées à cette série dans un parfait désordre, cependant, et comme je le soulignais la semaine passée, ces billets sont écris dans l’ordre où je découvre les différentes saisons : la troisième, sur ARTE, pour commencer, la première, sur NRJ12, maintenant, la quatrième, de nouveau sur ARTE et bientôt, la seconde, toujours sur NRJ12. Désordre donc, mais peu importe : ce qui compte, à mes yeux, c’était de voir dans son intégralité cette série, et par le biais de ces deux chaines, j’y suis arrivé ; même si, je l’avoue, ce ne fut pas toujours évidant d’alterner entre un Henri VIII vieillissant le jeudi et sa version juvénile le samedi soir.


Ceci étant dit, que pouvons-nous retenir de cette ultime saison des Tudors ? Tout d’abord, la qualité et tout ce qui avait fait la force de celle-ci était toujours au rendez-vous ; ainsi, tant par les décors, parfaitement réussis, les costumes, le jeu des acteurs, franchement excellents et crédibles, force est de constater que l’amateur d’histoire que je suis ne pouvait qu’etre aux anges. Bien évidemment, entre la réalité historique en elle-même et sa reconstitutions a l’écran, il y a un pas et celui ou celle qui souhaiterait en connaitre davantage sur cette période de la royauté britannique se tournera vers des ouvrages spécialisés, bien plus détaillés. Cependant, et même si le scénario prend parfois quelques libertés avec la réalité, si certains faits furent plus ou moins modifiés ou romancés, dans l’ensemble, les Tudors restent une reconstitution assez crédible, ce qui est, de mon point de vue, un point plus que positif. Hein, comment, Henri VIII n’était pas aussi svelte que ce beau gosse de Jonathan Rhys Meyers ? Oui, on le sait mais je ne vais pas non plus vous en parler à chaque fois non plus !?


Mais dans cette quatrième saison, ce qui m’aura le plus marqué, c’est indéniablement cette impression de fin de règne qui prime sur tout le reste : tant le roi que ses compagnons ne sont plus de prime jeunesse, les rides se creusent, barbes et cheveux deviennent grisâtres, les faiblesses se font de plus en plus jours et les fastes d’antan, la vigueur de la jeunesse et les rêves d’alors ne sont plus que lointains souvenirs et regrets éternels. Alors, par son mariage avec la très jeune et insouciante Catherine Howard, ce sacré coureur de jupons d’Henri croyait bel et bien retrouvé une seconde jeunesse ; las, assez rapidement, la très imprudente nouvelle reine tomba sous les charmes d’une version plus jeune de son époux, l’un de ses fidèles servant, le peu sympathique, certes, mais amoureux Thomas Culpepper. Les deux, forcément, finiront mal, très mal, comme de coutume pourrions-nous ajouter quand on voit le sort d’une bonne partie des protagonistes de cette série – qui y va fort dans les scènes de tortures et de mises à mort, mais bon, l’époque était ainsi – et pour Henri VIII, ce ne sera qu’une désillusion de plus qui n’ira pas pour arranger sa propre santé mentale, qui n’ira qu’en se dégradant dans ses dernières années.


Sa dernière épouse, la sobre Catherine Parr, s’en sortira à bon compte, et ce, même si ses opinions religieuses auraient pu lui couter très cher, restera alors un homme, un roi, Henri VIII, seul comme jamais, qui, après une campagne militaire a la victoire sans lendemain, verra ses compagnons disparaitre les uns après les autres, jusqu’à ce que son vieux complice de toujours, Charles Brandon, enfin en paix avec lui-même et ayant trouvé l’amour, ne meure lui aussi à son tour. Une ambiance triste, très sombre, parfois féerique avec ces apparitions successives de ses anciennes épouses venues régler leurs comptes avec ce pauvre Henri VIII, décidément bien mal en point, et cet étrange rêve, empreint d’un onirisme inquiétant, qui clôt la série, tandis que le roi, ayant perdu jeunesse, espoir, vitalité, santé et toute illusion sur le monde, s’apprête à perdre la vie.


Un final qui, en toute franchise, m’aura tout bonnement stupéfait, avec son inquiétant questionnement, propre à tout homme qui sent la fin venir : que laissons-nous derrière nous une fois notre dernière heure survenue ? Bien évidemment, mais il ne pouvait pas le savoir, Henri VIII laissera une image, pas franchement notable en raison de ses nombreux excès, mais également, trois enfants, un fils et deux filles, qui régneront tous ; d’ailleurs, l’importance de ceux-ci, et plus particulièrement Marie dite « la sanglante » et Elisabeth dite « la reine vierge », aurait presque mérité que l’on donne une suite à cette série. Ce ne fut pas le cas, dommage pour nous, mais quoi qu’il en soit, avec ce final somptueux, sombre, assez triste et rempli de désillusions, s’achève sans nul doute l’une des séries qui m’aura le plus marqué ces dernières années, une série comme je les aime et que je ne suis pas prêt d’oublier, une série qui aura mis à l’honneur un roi et une dynastie qui auront marquer l’histoire, les Tudors !

mardi 2 octobre 2012

ZARDOZ



ZARDOZ

Dans un futur post-apocalyptique (2293), la population humaine est divisée entre les Éternels, des humains ayant atteint l'immortalité grâce à la technologie, et les Brutes. Les Brutes vivent dans une terre ravagée et fournissent de la nourriture aux Éternels. Ces derniers vivent dans des régions isolées du reste du monde par un mur invisible et appelées « Vortex » et passent une existence luxueuse mais apathique. Arthur Frayn, l'Éternel chargé de gérer les « terres extérieures », se fait passer auprès des Brutes pour un dieu nommé Zardoz, qui se manifeste sous la forme d'un énorme masque de pierre volant. Il a constitué un groupe d'exterminateurs, chargé de réduire en esclavage les autres humains, et auxquels il fournit des armes en échange de la nourriture qu'ils collectent. Zed est un de ces exterminateurs. Il se cache à bord du masque de pierre lors d'un voyage et tue son chef Arthur Frayn. Arrivé au Vortex n°4, Zed est étudié en tant que spécimen : les Éternels n'ayant pas eu de contact depuis des siècles avec l'extérieur du vortex, ils essaient de comprendre comment les Brutes ont évolué. Il se retrouve au cœur d'une dissension entre deux Éternelles, Consuella et May, et doit effectuer des tâches pour Friend.


Il y a longtemps, tellement longtemps, je devais etre tout gamin à l’époque, j’avais eu l’occasion de regarder à la télévision un étrange film complètement barré et qui répondait au curieux titre de Zardoz. Scénario peu compréhensible, décors improbables et kitchs, effets spéciaux dignes d’une vision sous acide et, surtout, un Sean Connery moustachu, portant une queue de cheval, un slip orange et des cuissardes plus qu’improbables, tous les éléments étaient donc en place pour que le jeune enfant que j’étais soit marquer a jamais par ce film. Les années passant, je n’avais pas eu l’occasion de le revoir, à mon grand regret, pourtant, et malgré les décennies, je ne l’avais jamais oublié, mais il faut dire, pour comprendre cela, que, quand on regarde Zardoz une seule fois, on est marqué à vie… hein, comment, traumatiser ? Oui, on peut le dire aussi. Puis, finalement, un jour, l’envie me prit de le revoir : je trouvais sans problèmes le DVD de la chose, restait ensuite à trouver le temps de le visionner, c’était là un autre problème mais hier, enfin, et après tant de mois d’attentes, ce fut avec fébrilité que je glissais le précieux DVD de Zardoz dans la fente du lecteur…

« L'arme est le bien!  Le pénis est le mal ! » Déclament en cœur les fidèles du Dieu Zardoz, une bande de loustics en slip orange, cuissarde et masque grec en plastique ! Zardoz, décidément, c’est tout un programme ! Il m’est difficile d’écrire un avis critique sur un film si…. Ah, même trouver un adjectif pour le décrire s’avère délicat… Bon, je vais tenter d’être clair et de vous résumer en gros la trame de cette œuvre de John Boorman sorti en 1974 – bigre, mon année de naissance, est-ce un signe !? Zardoz, donc, c’est avant tout un film de science-fiction, ça je crois que j’ose pouvoir l’affirmer sans me tromper et dont l’intrigue se déroule en 2293 dans un univers post-apocalyptique – en cette année 2012, qui, comme chacun le sait, est celle de la fin du monde, il est pertinent, il me semble, de nous intéresser à ce genre d’œuvres qui ont toujours connu bien du succès. Dans ce monde règne la violence semée par les Brutes (des hommes sur des chevaux en string rouge avec des masques grecs en plastique et des pistolets tout droit sortis d’un film de Sergio Leone, et non pas des lasers comme on pourrait l’imaginer). Les fameuses Brutes, donc, sont les esclaves d’une caste supérieur, les Éternels, qui vivent non pas dans un monde parallèle, comme ils le pensent, mais dans un enclos fermer et qui leur est inaccessible répondant au doux nom de Vortex (un Éden pour hippies où on cultive des légumes, où on élève des cochons et où on y parle un langage bizarre composé uniquement de consonnes… Ah libération sexuelle des années 70, quand tu nous tiens). Un personnage énigmatique nommé Zardoz, faisant partie de la caste des Éternels, est chargé de la gestion des terres délabrées où vivent les Brutes. Sa présence ne se manifeste que par l’apparition d’une tête de pierre volante, unique moyen de faire des allers-retours entre le monde d’Eden et l’enfer des Brutes.  Zed (Sean Connery en personne qui a donc quitter le rôle qui le rendit célèbre, celui de James Bond), chef des Brutes (ces fameux chefs de Brutes obtiennent le titre d’Exterminateurs,  mais n’échappent pas pour autant à la tradition des culottes de latex rouge, avec moustache et queue de cheval de circonstance) se retrouve donc face à Zardoz, le tue, puis, à bord de la tête de pierre parvient à accéder a cet Eden où il est accueilli avec curiosité et étudié comme une bête…


Cependant, Zed, au fur et à mesure de sa présence dans le paradis, se souvient, par le passé avoir visité une bibliothèque et y avoir trouvé un exemplaire du Magicien d’Oz (Wizard of Oz, d’où le jeu de mot wiZARD of OZ), récit dans lequel un homme manipule son monde, à la manière du grand Zardoz… Petit à petit, il commence à comprendre le rôle qu’il doit jouer dans l’Eden, à savoir se débarrasser de l’infâme Zardoz (ce qui est fait) et libérer les Eternels du joug de leur éternité afin qu’ils redeviennent des mortels, car apparemment, la vie éternel, au bout d’un moment c’est long… très long… Le film, pour ceux qui ne l’auraient pas vu (et il me semble qu’ils sont légions) part encore dans de nombreuses digressions quasiment impossibles à résumer, ni, accessoirement, à comprendre d’ailleurs !


Certes, ce résumé n’est pas complet du tout, et doit prêter à sourire (voyez le film et imaginez-vous le résumer, vous comprendrez mieux la solitude profonde que je ressens en ce moment !). A priori, on est frappé par la complexité du scénario, et cela le rend attachant tellement on tente d’accrocher et de comprendre ce monde si étrange… parfois, Zardoz plonge dans des séquences tellement folles que l’on croirait assister à une pièce de théâtre de l’absurde. Cela fait sourire justement par absurdité et non pas par médiocrité. Le gros point négatif du film, c’est que pour en faire un bon film, il aurait fallu un budget de 2 milliards de dollars, et là on est plus proche des 2000 dollars… Cela a pour conséquence de rendre l’œuvre extrêmement kitch… surtout lorsque que Boorman nous dépeint l’Eden, où l’on se croirait projeter dans un univers dans lequel aurait fusionné Emmanuel et La petite maison dans la prairie ! Pourtant, si indéniablement, aujourd’hui, Zardoz apparait aussi kitch, qui nous dit que, dans quelques décennies, d’autres films genre Avatar, Matrix, par exemple, ne subiront pas le même sort ?Au-delà de ça, cette œuvre est intrigante et révèle une quantité de niveaux de lecture incommensurables, à condition d’avoir le courage de le regarder à plusieurs reprises évidemment ! Et là, vous le devinez, c’est une autre paire de manches…


Véritable bouillon de culture en effervescence, Zardoz brille (et ploie !) sous mille facettes : une esthétique kitch bien avancée (mais savoureuse !), une fable philosophique sur la Société Humaine, une réflexion sur le grand cercle de la Vie, une vision ambitieuse de la SF et une narration qui hésite entre symbolisme et réflexion. A dire vrai, on hésite à classer Zardoz dans une quelconque catégorie, ni même se prononcer sur sa qualité (ou non !) tant il échappe à toute classification. La seule certitude qu'apporte Zardoz, ce sont ces origines « beatnik » qui lui donne aujourd'hui une patine aussi kitch que salvatrice. A la fin de ses 100 minutes de réflexion, de rebondissements, d’hypothèses new-âge, créationnistes et sociétales, on ressort lessivés (et complètement paumés) de ces trips hermétiques symbolistico-hallucinatoires, mais on est aussi parfaitement étonné, et d'une certaine manière réjouis de l'expérience ! Car oui, indéniablement, Zardoz est, malgré tout ce que l’on penser, une œuvre à découvrir ; certes, il faut s’armer de courage, d’énormément de courage pour cela, mais, indéniablement, c’est une expérience à réaliser, ne serais ce que pour le coté culte de ce film.


En conclusion, donc, Zardoz est bien évidement un ovni complet et, rien que pour cela, il vaut la peine d’être vu. Je noterai également comme point positif, la performance de Sean Connery, qui avait déjà joué le playboy anglais dans James Bond à six reprises avant d’accepter ce rôle dans lequel, avouons-le, il n’est pas vraiment à son avantage (et c’est peu de le dire) pourtant, louons sa prise de risque peu commune – et qui, au passage, lui donna un look non seulement culte mais tout bonnement inoubliable. Et, pour finir, entre une flopée d’acteurs dont certains semblent complètement barrés (mais comment pouvait-il en etre autrement ?), relevons la présence de Charlotte Rampling, toute jeune et déconcertante de beauté et d’espièglerie avec son top transparent et ses sourires aguicheurs. Film-culte que ce Zardoz je vous dis !

VERY BAD TRIP



VERY BAD TRIP

A deux jours de se marier, Doug file à Las Vegas enterrer sa vie de garçon avec ses trois meilleurs copains. Les joyeux drilles se promettent une fête inoubliable, mais le lendemain, les trois garçons d'honneur se réveillent avec une phénoménale gueule de bois... et pas le moindre souvenir de leur nuit d'enfer. Que fait donc ce tigre dans la salle de bain de leur suite ? Et ce bébé dans l'armoire ? Et, surtout, qu'est devenu Doug ? Les trois fêtards n'auront que quelques heures pour résoudre l'énigme, récupérer le futur marié et l'amener dare-dare à l'église.


Et oui, le cinéma, c’est aussi ce genre de films : humour pipi/caca, franchement débile, vulgaire, et avec un risque plus que notable de perte importante de neurones après visionnage de la chose, oui, le cinéma, ce n’est pas uniquement que de purs chef d’œuvres, des films notables et qui marquent l’histoire, des œuvres intemporelles, inimitables, non, le cinéma, ce n’est pas uniquement des films dont on est fier, des films dont on n’a pas honte de devoir écrire une critique sur son propre blog, des films dont on préférait taire le nom, de peur de passer pour un beauf monumental, car oui, mille fois oui, le cinéma, c’est également des films comme ce Very Bad Trip (The Hangover en version original), un truc dont dès l’affiche, et sans avoir à passer par la bande annonce, on devine tout de suite que le synopsis de la chose ne volera pas bien haut, que le scénario, s’il existe, tient sur un timbre-poste et que de toutes façons, cela n’est pas destiné aux intellectuels. Oui, le cinéma, c’est aussi ce genre de choses, et bien entendu, c’est de ce genre de cinéma, donc, que je vais vous parler aujourd’hui.

N’y allons pas par quatre chemins, Very Bad Trip n’est de toutes façons pas un grand film, d’ailleurs, il n’eut jamais prétention à l’être : produit uniquement commercial destiné à la rentabilité à tout prix, cette… euh… œuvre… décliné depuis en franchise (car comme chacun sait, quand quelque chose marche un tant soit peu, autant exploiter le filon jusqu’au bout) est destinée avant tout aux amateurs de cinéma dans le sens le plus large possible qui existe et qui a depuis longtemps abandonner toute idée de se prendre la tête dans les salles obscures. Formatée au possible, sans aucune surprise, parfaitement calibrée pour un public qui, de toutes façons, une fois celui-ci vu, passera rapidement à autre chose, Very Bar Trip fait indéniablement partie de ce genre de productions dites « grand public », a milles lieux de toute prises de risques mais qui n’en marche pas moins, genre que, comme chacun sait, nos amis américains ont le don de nous pondre de leurs usines à gaz en quantité industrielle. D’ailleurs, prenez le synopsis de base : un groupe d’amis part à Las Vegas (déjà, quand on part là-bas, il ne faut pas s’attendre à grand-chose) histoire de fêter comme il se doit l’enterrement de vie de garçon de l’un d’entre eux et vont se prendre la biture de leur vie, bref, pas de quoi sauter au plafond niveau scénario. Ajoutons à cela des personnages stéréotypés au possible et sans surprise comme le beau gosse, le pauvre gars martyrisé par sa femme et le gros mec un peu bizarre (là-dedans, le futur marié ne sert pas à grand-chose) qui vont, après avoir tout oublié de leur folle nuit, tenter de retrouver le futur marié et l’on se retrouve, vous l’avez compris, davantage avec un produit qu’un film.


Pourtant, ce Very Bad Trip que j’ai allègrement descendu depuis le début de ce billet, et bien, dans son genre… n’est pas forcément le truc le plus nul qu’il m’ait été donné de voir. Surprenant ? Pas forcément en fait, alors certes, toute scène est fortement exagérée, c’est du grand n’importe quoi et a aucun moment, il n’y a d’effet de surprises, tout étant trop convenu pour cela, pourtant, je me suis surpris, alors que je n’attendais strictement rien de cette chose, a rigoler (du moins, au début) et à me laisser entrainer à voir ce film en entier alors qu’au début, je ne souhaitais regarder que quelques minutes, histoire de voir le début. Suis-je finalement bon public, ne suis-je, malgré tout ce que j’ai dit, moi aussi, qu’un vulgaire gros beauf qui se fend la poire devant une telle débilité ou est-ce cette indéniable façon de faire qu’on les américains de réussir à nous pondre des trucs d’une nullité affligeante mais que l’on regarde tout de même ?! Hum, probablement un peu de tout cela à la fois, mais bon, avoir regarder cette chose une fois me suffit plus qu’amplement…
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