mercredi 28 juin 2017

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 15


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 15

Les Chevaliers se remettent à peine de leurs blessures qu'une nouvelle bataille se prépare: Poséidon, l'empereur des mers, s'est réincarné dans le jeune Julian Solo. Amoureux d'Athéna, il l'enlève, l'emmène dans son royaume sous-marin et lui révèle ses projets: submerger la surface du globe pour reconstruire un monde meilleur. Pour empêcher cela, Athéna n'a qu'une solution : se faire enfermer dans le pilier central et recevoir toute l'eau destinée à la terre. Seiya et ses compagnons vont devoir affronter sept généraux pour sauver leur déesse. Le premier d'entre eux est Bian de l'Hippocampe que Seiya affronte. Grâce à son armure qui a reçu le sang des chevaliers d'or, Seiya sort vainqueur. Après avoir tenté sans succès de briser le pilier que gardait Bian, c'est l'apport des instruments de l'armure de la Balance qui lui permet d'y arriver. De son côté, Shun vient à bout de Lo de Scylla. Shiryu quant à lui, a un valeureux adversaire en la personne de Krishna de Chrysaor.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 15
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 15
Parution en vo : 10 mars 1989
Parution en vf : 06 mars 1999
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 169

Mon avis : Ah, qu’elle est désormais lointaine cette cultissime Bataille du Sanctuaire… car bon, comme je le signalais dans ma critique précédente, celle du quatorzième volume des Chevaliers du Zodiaque, s’il y a bien un arc narratif de ce manga qui ne sera pas rester dans les annales, c’est bel et bien celui de Poséidon. Il faut dire que, coincer entre l’arc du Sanctuaire et celui d’Hadès, trop court, sentant le copié/collé a plein nez, les péripéties de Seiya et de ses compagnons sous les mers n’aura guère trouver de défenseurs parmi les nombreux fans du manga du sieur Kurumada, et, sincèrement, cela se comprend, car bon, comment dire, si encore, les débuts pouvaient faire illusion – comme je l’avais dit dans ma critique du tome précédent – ce quinzième volume, malheureusement, vient rétablir une bien triste réalité, c’est-à-dire que, malgré quelques bonnes idées et quelques personnages plus ou moins charismatiques, Poséidon n’est qu’un sous-Sanctuaire et les Généraux des Mers sont loin, mais alors très loin de valoir les Chevaliers d’Or. Ainsi, dans ce quinzième tome, on assiste tout simplement a un petit jeu de massacre où Bian de l’Hippocampe et Lo de Scylla sont tout bonnement ridiculisés par leurs adversaires, rappelant les heures pas très glorieuses des Chevaliers d’Argent. Oh certes, il y a bien Krishna de Chrysaor qui rehausse, et de loin, le niveau, mais bon, si son combat face a Shiryu sauve un peu les meubles, il n’empêche nullement que le lecteur, même le plus concilient, ne soit pas déçu par la tournure prise par la série, loin, a ce moment précis, de ses heures de gloire…


Points Positifs :
- L’affrontement entre Shiryu et Krishna de Chrysaor, du moins, la première partie de celui-ci. Enfin un Général de Poséidon qui semble posséder quelques pouvoirs plus ou moins importants, qui est digne de son rang et qui met en difficulté son adversaire ; ça nous change !
- Pour ce qui est des dessins, Kurumada continue sur sa lancée de ses épisodes du Sanctuaire et livre donc une prestation appréciable – certes, il ne sera jamais un grand dessinateur, mais bon, quand on voit les progrès qu’il a faits depuis les débuts de la série, on peut s’en réjouir.

Points Négatifs :
- Les Généraux des Mers n’ont ni le charisme et encore moins les pouvoirs des Chevaliers d’Or et cela se voit, et pas qu’un peu ! Alors certes, qu’ils soient moins puissant que ces dernier se conçoit aisément, mais là, quand on voit comment Bian de l’Hippocampe et Lo de Scylla se prennent une branlée de la part de Seiya et de Shun, il y a de quoi être perplexe…
- L’arc de Poséidon n’est qu’un vulgaire – en moins bien – copié/collé de celui du Sanctuaire : le monde est menacé, Athéna décide de se sacrifier et nos Chevaliers de Bronze disposent d’un temps limité pour affronter et battre des adversaires puissants afin de la sauver. Ce qui est amusant, c’est que même les divers films reprendront se schémas narratif usé jusqu’à la corde.
- Comment Shina parvient-elle a arriver dans le Sanctuaire de Poséidon alors que cela semblait si compliqué a la base ?
- Shiryu passe la moitié du manga torse nue ; au bout d’un moment, cela devient lassant…

Ma note : 6/10

L’INTÉGRALE X-MEN 1985 – TOME 1


L’INTÉGRALE X-MEN 1985 – TOME 1

Le professeur Charles Xavier poursuit un rêve. Voir les hommes et les mutants vivent ensemble dans la paix et l'harmonie. Pour mener à bien son œuvre, il réunit une équipe de héros dotés d'un gène X qui fait d'eux des êtres supérieurs, les X-Men ! Venu du même futur alternatif que Rachel, un robot tueur de mutants du nom de Nemrod commence à faire des ravages à New-York mais celui-ci ne sera pas la seule menace que devront affronter les X-Men puisque, entre le Club des Damnées, Séléné, le Fléau et même un sorcier aux pouvoirs incommensurables, nos héros vont avoir fort à faire. Et tandis que l’on en apprend davantage au sujet de Rachel, qui prend plus d’importance au sein de l’équipe, que Tornade essaie de renouer avec ses origines et que, a la surprise générale, Magnéto, leur plus grand ennemi, les rejoint, le professeur Xavier semble bien mal en point…


L’Intégrale X-Men 1985 – Tome 1
Scénario : Chris Claremont
Dessins : John Romita Jr, Barry Windsor-Smith, Michael Golden, Bret Blevins
Encrage : Dan Green, Steve Leialoha
Couleurs : Glynis Wein
Couverture : John Romita Jr
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Uncanny X-Men 1985
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Janvier 1985 – Octobre 1985
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 31 mars 2006
Nombre de pages : 304

Liste des épisodes
Uncanny X-Men 189-198
Uncanny X-Men Annual 7

Mon avis : Poursuivant malheureusement sur la lancée de l’année précédente, cette intégrale des X-Men de 1985 confirme la baisse qualitative générale de ce qui fut pourtant la série phare des comics au cours de cette décennie. Il faut dire que si l’on pouvait se plaindre de tout un tas d’épisodes parus en 1984, quelques petites pépites sauvaient un peu les meubles, principalement grâce a l’arc narratif où, suite a sa rencontre avec Forge, Tornade perdait ses pouvoirs. Mais ici, n’espérez pas un quelconque sursaut scénaristique de la part du sieur Claremont car, indéniablement, et même si tout n’est pas à jeter, il est évidant que la plupart des épisodes se succèdent sans qu’ils marquent véritablement les esprits, ou alors, pas pour de bonnes raisons… Au point même d’en devenir navrant lorsqu’il faut se coltiner pour la énième fois un bras cassé pathétique comme Arcade ou les ridicules gosses de Puissance 4. Certes, il y a quelques bonnes idées et la blessure de Xavier aura bien des répercussions par la suite, de même que l’arrivée de Magnéto au sein de ses anciens ennemis. Rachel devient un peu plus intéressante et, accessoirement, c’est surtout la seule membre de l’équipe qui marque vraiment les lecteurs, car bon, comment dire… si Kitty s’en sort encore un peu, si Ororo est toujours aussi charismatique (mais elle se trouve en Afrique), le reste des X-Men brillent franchement par leur médiocrité, la plupart devenant tout simplement une caricatures d’eux-mêmes – ce qui explique la profonde refonte de l’équipe assez rapidement, oh combien salutaire ! Bref, vous l’avez compris, une année en demi-teinte pour nos enfants de l’atome même s’il faut reconnaitre que l’épisode dessinée par Barry Windsor-Smith est une pure merveille et que l’absence du deux-centième épisode pèse énormément quand au ressenti final vis-à-vis de cet intégrale. Mais au fait, pourquoi cette absence ? Tout simplement parce que l’éditeur, Panini,  a décidé de publier cette année 1985 en deux tomes (ce qui sera toujours le cas par la suite) et que, du coup, pour ce qui est du procès de Magnéto, il faudra patienter un peu. Mais bon, que l’on se rassure puisque, a la place, on a droit a une bouse monumentale, je veux bien évidement parler de l’annual 1985 ; comme quoi, il était écrit que l’on boirait le calice jusqu’a la lie…


Points Positifs :
- L’épisode dessiné par le grand Barry Windsor-Smith et consacré à Tornade est le point d’orgue de cette intégrale : nous montrant une Ororo de retour en Afrique, sur sa Terre natale, il est plutôt émouvant et nous démontre a merveille que lorsque Claremont est inspiré, il est capable de nous pondre de véritables petites merveilles.
- Rachel qui prend de plus en plus d’importance et qui apparait, au vu de son passé, comme un personnage intéressant. Xavier, grièvement blessé et qui semble bien mal en point. Magneto qui finit par rejoindre son ancien ami au sein de l’école, ce qui, mine de rien, est une sacrée surprise !
- Les deux épisodes où nos héros et les Avengers font face a un sorcier surpuissant qui a métamorphosé Manhattan et ses habitants sont plutôt réussis dans l’ensemble.
- Séléné : une immortelle au potentiel certain mais qui, malheureusement, n’a jamais été suffisamment bien utilisée par la suite.

Points Négatifs :
- Il est évidant que la plupart des épisodes proposés ici sont très moyens, surtout si on les compare a ceux des heures de gloire de la série. Bref, c’est un peu comme l’année précédente mais en pire. Fort heureusement, le niveau finira par remonter, et de fort belle manière !
- Se coltiner Arcade pour la énième fois alors que ce type était déjà un has-ben a l’époque, se taper ses sales gosses de Puissance 4, tellement ridicules qu’ils en deviennent navrant et subir, encore et toujours les Morlocks ; justement, heureusement que Claremont rectifiera le tir en les massacrant…
- L’Annual 1985 est une bouse sans nom ! Certes, il ne faut jamais attendre grand-chose de ce genre d’épisodes, mais bon, au fil du temps, il y avait eu quelques bonnes surprises, mais ici, ne nous leurrons pas, c’est mauvais, nul même ! Il faut dire qu’opposer les X-Men à l’Homme Impossible, cela annonçait déjà la couleur…
- Nemrod est fort mal utilisé, il faut le reconnaitre. Et puis, pour un ennemi soit disant aussi puissant, je trouve qu’il perd facilement face aux X-Men et qu’ensuite, il n’agit plus vraiment alors qu’il n’avait que ça à faire.
- L’année 1985 a été divisée en deux tomes dans cette publication française, du coup, on n’a pas droit au principal épisode de l’année, le numéro 200 avec le procès de Magnéto et l’agonie de Xavier.
- Même la couverture ne donne pas envie…

Ma note : 6,5/10

mardi 27 juin 2017

RECONQUÊTES – LE PIÈGE HITTITE


RECONQUÊTES – LE PIÈGE HITTITE

Constituée des trois clans scythes nomades – Sarmates, Cimmériens et Callipides – et épaulée par les pouvoirs de vieux Atlantes, « La Horde des Vivants » a repris le chemin de la guerre pour vaincre les troupes d’Hattushili, l’envahisseur hittite. Accompagnés d’une émissaire du Roi de Babylone qui a pour mission de rédiger leurs exploits, les trois reine et rois ne tardent pas à remporter leurs premières victoires. Cependant, leur belle alliance risque d’être ébranlée lorsque Nestor, l’un des sorciers atlantes est atrocement assassiné. Car aussitôt, Nosia, une « sculpteuse d’ombre » proche de la Reine des Sarmates, est accusée : elle a publiquement menacé le vieux sorcier et un guerrier callipide l’a même vue quitter sa tente juste avant qu’il soit découvert mort. Elle a beau clamer son innocence, la Reine Simissée à beau en être convaincue, rien n’y fait. Si l’on veut préserver l’équilibre de la horde, Nosia doit être exécutée. Pendant ce temps, tandis que son Roi Hattushili s’allie avec de curieux dompteurs, le général Moursil – sous l’impulsion de mercenaires Kourganes – imagine un incontournable piège pour définitivement venir à bout de ses ennemis…


Reconquêtes – Le piège Hittite
Scénario : Sylvain Runberg, François Miville-Deschênes
Dessins : François Miville-Deschênes
Couleurs : François Miville-Deschênes
Couverture : François Miville-Deschênes
Editeur : Le Lombard
Genre : Historique, Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 06 juin 2014
Nombre de pages : 54

Mon avis : Plutôt emballer par le premier tome de Reconquêtes, œuvre de Sylvain Runberg et de François Miville-Deschênes, que ce soit pour le lieu et l’époque où se déroule cette saga – la Mésopotamie et l’Anatolie de l’antiquité – mais aussi pour les dessins du second cité, tout simplement magnifiques, ce fut le plus naturellement du monde que je me suis lancer dans la lecture du second volet de cette bande dessinée composée de quatre tomes et, ma foi, force est de constater que je n’ai pas été déçu, bien au contraire. Ainsi, si a l’issu du premier volume, on pouvait encore se poser des questions sur la suite des événements, si l’on pouvait craindre que celle-ci ne soit pas a la hauteur de nos espérances, il est évident, après lecture de ce second album, que les auteurs, non seulement maintiennent toutes les qualités déjà présentes auparavant mais, qui plus est, approfondissent de fort belle manière leur œuvre, et ce, en gommant petit a petit les quelques défauts existant : ainsi, l’on pouvait trouver les quelques protagonistes peu charismatiques, oublions cela puisque, entre une reine des sarmates prise entre ses sentiments et son devoir et qui, accessoirement, se montre humaine, mais aussi cette bien singulière scribe babylonienne qui semble posséder bien des secrets, il est clair que les protagonistes gagnent en profondeur. De même, les assassinats en série qui frappent les membres de la Horde et qui divisent les alliances en court, bien mystérieux pour le moment, apportent un plus indéniable. Ajoutons a cela, en parallèle, les Hittites qui cherchent et trouvent des alliés qui pourraient faire basculer la balance en leur faveur et il me semble évidant, après lecture de ce second tome de Reconquêtes, que cette BD est décidément une fort belle réussite. Attendons bien entendu de lire l’intégralité de la saga pour pouvoir la juger dans son intégralité, mais bon, pour le moment, c’est du tout bon !


Points Positifs :
- Les dessins de François Miville-Deschênes, tout simplement magnifiques ! Personnages, animaux, décors, couleurs, tout est parfait, ou presque…
- L’intrigue se complexifie petit a petit et, mine de rien, entre la scribe babylonienne sur lequel on peut se poser bien des questions et ces assassinats qui semblent être fait afin de diviser les trois clans de la Horde, force est de constater que bien des énigmes planent dans l’ombre.
- La reine des Sarmates devient intéressante suite aux événements survenus dans ce second volume de la saga : obligée de sacrifiée l’une des siennes, accusée de meurtre, elle fait passer son devoir avant ses sentiments, mais ce n’était que le début et lorsqu’elle découvre son favori assassiner, elle disjoncte littéralement.
- Ce mélange entre historique et fantastique, toujours aussi plaisant : ainsi, dans des lieux et parmi des peuples connus des amateurs d’histoire, fourmille, au beau milieu d’autruches, d’aurochs et d’autres mammouths, des griffons !
- La Horde entre enfin en action.

Points Négatifs :
- Dans le premier tome, les griffons étaient cachés, ici, ils entrent en action, sauf que… il est tout de même dommage que, pour les présenter, on n’a pas eu droit à une représentation de l’animal. On voit un bec, une patte, puis, lors du combat, on les voit de loin. Dommage au vu du talent de dessinateur de François Miville-Deschênes.
- Suivant les propres gouts personnels de chacun, il se peut que certains lecteurs n’apprécient pas le coté sanguinolent de certaines planches ou tous ces seins qui se baladent ici et là. Après, les gouts et les couleurs…

Ma note : 8/10

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 14


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 14

Les Chevaliers se remettent à peine de leurs blessures qu'une nouvelle bataille se prépare: Poséidon, l'empereur des mers, s'est réincarné dans le jeune Julian Solo. Amoureux d'Athéna, il l'enlève, l'emmène dans son royaume sous-marin et lui révèle ses projets: submerger la surface du globe pour reconstruire un monde meilleur. Pour empêcher cela, Athéna n'a qu'une solution: se faire enfermer dans le pilier central et recevoir toute l'eau destinée à la terre. Seiya et ses compagnons vont devoir affronter sept généraux pour sauver leur déesse. Le premier d'entre eux est Bian de l'Hippocampe que Seiya affronte.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 14
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 14
Parution en vo : 10 janvier 1989
Parution en vf : 13 février 1999
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 169

Mon avis : La bataille du Sanctuaire ayant prit fin dans le tome précédent, force est de constater que si Les Chevaliers du Zodiaque connaitront encore de bons moments et que tout ne sera pas a jeter par la suite – principalement pour ce qui est de l’arc Hadès – jamais l’œuvre de Kurumada n’atteindra une telle intensité, l’affrontement fratricide face aux Chevaliers d’Or restant, indéniablement, le point d’orgue de la saga ! Et donc, prenons donc ce nouvel arc narratif, celui consacré à Poséidon, l’empereur des océans… Bon, dire que celui-ci n’aura pas laissé un grand souvenir n’est qu’une simple évidence : il faut dire qu’en étant prit en sandwich entre le Sanctuaire et Hadès, cela n’aide pas vraiment à sortir du lot. Ensuite, il est trop court et ces fameux Généraux des Mers qui nous sont présentés comme aussi puissants que les Chevaliers d’Or déçoivent très rapidement, et ce, même si dans ce quatorzième volume, ils font encore illusion – il suffit de voir le combat entre Sorrento de la Sirène et Aldébaran du Taureau pour s’en convaincre. D’ailleurs, un exemple, un seul de ce peut d’attrait pour cette partie du manga : dans l’adaptation animée, les têtes pensantes de celle-ci, peu enthousiastes, avaient préféré inventer de toute pièce les Guerriers Divins d’Asgard, autrement plus flamboyants avant de passer a la case Poséidon, c’est pour dire… Mais bon, malgré le fait, indéniable, que l’arc Poséidon n’a pas laisser un grand souvenir parmi les fans, malgré le fait que celui-ci ne tient pas la comparaison avec le Sanctuaire et Hadès, il serait peut-être temps d’arrêter de le renier totalement, car bon, comment dire… avec un peu de recul, et même si tout n’est pas parfait, certains de ces Généraux des Mers sont plutôt charismatiques et d’ailleurs, dès cet album, Sorrento et le Dragon des Mers marquent les esprits – bien plus que le pauvre Hippocampe d’ailleurs. Ensuite, a la lecture de ce volume, même si, indéniablement, tout cela sent copié/collé de la bataille du Sanctuaire a plein nez, il subsiste quelques bonnes idées et Poséidon, en tant que personnage, n’est pas inintéressant. Bref, au final, il apparait que l’arc Poséidon ne sera pas resté dans les annales, c’est un fait, mais que, et ce premier volume de la saga le montre bien, tout est loin d’être à jeter, loin de là. Après, il est clair que si l’on s’amuse à le comparer a ce qui viendra par la suite, c’est un tout autre problème…


Points Positifs :
- Le combat entre Sorrento de la Sirène et Aldébaran du Taureau qui, en toute franchise, est plutôt réussi. Le premier apparait comme possédant des pouvoirs assez conséquents, au point même de vaincre un Chevalier d’Or, ce qui est notable tout de même !
- L’idée même d’un Sanctuaire sous-marin, d’un Poséidon réincarné et de ses Généraux n’est pas mauvaise, loin de là, et aurait mérité d’être davantage développée.
- Pour ce qui est des dessins, Kurumada maitrise plutôt bien son sujet et reste sur la lignée de ses volumes du Sanctuaire. D’ailleurs, ils sont plutôt charismatique, coté apparence, ces fameux Généraux des Mers.
- Pour une fois qu’une couverture a quelque chose à voir avec le contenu, il fallait le souligner.

Points Négatifs :
- Une menace plane sur le monde, Athéna décide de se sacrifier et nos Chevaliers de Bronze disposent d’un temps limité pour affronter et battre des adversaires puissants afin de la sauver ; hum, cela ne vous rappelle rien ? Mouais, aucune originalité pour ce qui est de l’intrigue et de ce coté là, Kurumada ne s’est guère foulé, bien au contraire.
- Si Sorrento fait illusion dans ce volume, il apparait rapidement que ces fameux Généraux des Mers ne sont pas aussi puissants qu’ils le prétendent, et cela se voit dès le premier affrontement, celui qui oppose Seiya a Bian de l’Hippocampe.
- Malgré les explications qui viendront par la suite – dans l’arc d’Hadès – il n’est pas très logique que les Chevaliers d’Or n’interviennent pas face aux Marinas de Poséidon, laissant Seiya et ses compagnons, encore convalescents, régler le problème. Vu les pouvoirs de Shaka, Aiolia et les autres, il me semble évidant que l’affaire aurait été réglée plus rapidement…

Ma note : 7,5/10

lundi 26 juin 2017

LE MONDE HISTOIRE & CIVILISATIONS 30 – L’ÉNIGME DES CELTES


LE MONDE HISTOIRE & CIVILISATIONS 30 – L’ÉNIGME DES CELTES
Juillet/Août 2017

Au sommaire :
Edito : Les Celtes
L’actualité
- Pour quelques poignées de deniers
- Une cité souterraine cachée dans les montagnes d’Iran
- Des arbres sous le sable d’Egypte
Le personnage : Paracelse
L’événement : Le drame de Mayerling
Dossier : L’énigme des Celtes
- Le chaudron de Gundestrup
- Qui sont les Celtes ?
- L’Europe, terre celtique
- Les Gaulois, des Celtes comme les autres ?
Les grands articles
- La Guerre du Péloponnèse
- Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle
- Les millionnaires de Rome
- La reine Victoria
Des livres et des expositions

Mon avis : Plutôt emballer par le précédant numéro de Le Monde Histoire & Civilisations, consacré aux conséquences des aléas du climat au cours de l’histoire humaine, je n’ai guère hésité à me procurer le dernier numéro en date de cette revue, et ce, bien que le sujet du dossier principal ne fait guère parti de mes centres d’intérêt préférés. Car bon, comment dire, les Celtes sont font indéniablement parti de ces peuples qui, depuis des lustres, ont droit de citer dans ce genre de magazines ou dans des documentaires, ce qui fait que, au bout d’un moment, parler d’originalité a leur sujet serait trompeur. Mais bon, malgré cela, comme mon premier essai avec un numéro de Le Monde Histoire & Civilisations avait été concluant : pourquoi ne pas tenter à nouveau l’expérience ? Et, ma foi, je n’ai pas été déçu… oh certes, pas de quoi sauter au plafond, loin de là, mais bon, ce mélange plutôt attractif de plusieurs périodes historiques et de personnages célèbres a un petit je ne sais quoi qui fait que j’adhère plutôt bien au concept. Ainsi, ici, en dehors du dossier principal – qui n’est pas bien long d’ailleurs – mon intention aura été retenue par le dossier consacré à la Reine Victoria, celui sur la Guerre du Péloponnèse – bien plus original – voir, dans une moindre mesure, celui qui revient sur les millionnaires du temps de Rome. Ajoutons à cela des articles plus ou moins longs mais plutôt instructifs, comme, par exemple, celui sur le drame de Mayerling et l’on obtient au final une revue loin d’être indispensable, certes, mais assez plaisante. Dommage tout de même que tout cela ne soit pas un peu plus approfondi car certains sujets le méritaient bien !


Points Positifs :
- Quelques bons dossiers et/ou articles assez longs et consacrés à la Reine Victoria, a Paracelse, a la Guerre du Péloponnèse, aux millionnaires à l’époque romaine ou au drame de Mayerling. Le Monde Histoire & Civilisations est une revue assez fourre tout dans son contenu mais qui n’en reste pas moins plutôt intéressante dans l’ensemble, surtout que, suivant ses propres gouts personnels, chacun y trouvera son compte.
- Le dossier principal, consacré aux Celtes, vaut surtout pour sa mise en avant du bien singulier et magnifique chaudron de Gundestrup.
- Un bon travail de vulgarisation qui permet de toucher un large public, une maquette agréable a la vue, des illustrations de qualité.

Points Négatifs :
- On ne peut pas vraiment dire que le dossier principal soit des plus originaux ; sincèrement, les Celtes, c’est du vu et du revu. Et comme en plus, il est trop court, ce n’est pas avec celui-ci que l’on apprendra quelque chose de nouveau au sujet de cet ancien peuple européen.
- Certains dossiers sont longs et appréciables, d’autres, pas plus que ça, ce qui est dommage car certains de ces derniers auraient mérité un approfondissement plus conséquent.  

Ma note : 6,5/10

RECONQUÊTES – LA HORDE DES VIVANTS


RECONQUÊTES – LA HORDE DES VIVANTS

En ces temps ancestraux, aux confins de la mythologie, deux peuples d’Asie mineure, les Hittites et les Scythes, se livrent à une guerre impitoyable. Pour faire face à l’organisation militaire des hittites, qui viennent de prendre la cité d’Urar, les souverains de trois royaumes Scythes surpassent leurs rivalités et unissent leurs armées. Marak, roi des Callipides, Simissée, reine des Sarmates et Kymris, roi des Cimmériens, préparent ainsi leur contre-offensive en la cité d’Haumavarka. Dans ce contexte pré-martial, la scribe Thusia est envoyée par le roi Babylonien Hammourabi, allié des Scythes. Elle a pour mission de relater par écrit le conflit afin de consigner cette geste épique dans la grande bibliothèque de Babylone. Après quelques tergiversations d’ordre politique, les trois souverains l’acceptent. Les scythes sont également accompagnés des cinq vieux sorciers atlantes, derniers représentants vivants de leur civilisation immergé. La formidable « Horde des Vivants » se met alors en route, composée de milliers de combattants de tous types, de palais roulants, d’éléphants, d’ours domptés, mais aussi de créatures mystérieuses et réputées terrifiantes, contenues dans des cages opaques. Pourtant, lorsque les oracles invoquent les forces divinatoires, par des danses rituelles ou des sacrifices humains, les prophéties qui en ressortent n’augurent rien de bon…


Reconquêtes – La Horde des Vivants
Scénario : Sylvain Runberg, François Miville-Deschênes
Dessins : François Miville-Deschênes
Couleurs : François Miville-Deschênes
Couverture : François Miville-Deschênes
Editeur : Le Lombard
Genre : Historique, Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 20 mai 2011
Nombre de pages : 54

Mon avis : Je le reconnais, une œuvre comme Reconquêtes possédait d’entrée de jeu tout un tas d’éléments qui ne pouvaient que me plaire et qui, forcément, ne pouvaient qu’attirer ma curiosité au point que je n’hésite guère à tenter l’expérience. Il faut dire que je suis un vieil amateur de cette partie de l’Histoire souvent oubliée du grand public et pourtant oh combien importante a bien y regarder, je veux bien évidement parler de toutes ces civilisations qui ont vécus du coté du Croissant Fertile et du Moyen-Orient, les sumériens, les scythes, les assyriens, les babyloniens, les hittites, etc. Souvent inconnus, ou presque, du grand public, totalement passés sous silence de nos programmes scolaires, celles-ci sont, histoire d’enfoncer le clou, peu souvent abordées au cinéma, dans la littérature ou en bande-dessinée, et ce, contrairement a l’Egypte, ce qui fait croire a beaucoup que cette civilisation fut la seule a briller dans l’antiquité, ce qui est on ne peut plus réducteur. Forcément, en disant tout cela, une œuvre comme Reconquêtes ne pouvait que me plaire, ne serais-ce que pour son postulat de départ, oh combien original et appréciable. Mais ce n’était pas tout car comment occulter la partie graphique, œuvre du sieur François Miville-Deschênes et qui, malgré un certain classicisme, n’en ravira pas moins les yeux de bien des amateurs de bande dessinée : ainsi, entre une couverture magnifique et un contenu qui l’est tout autant, ce premier volume de Reconquêtes est une pure réussite graphique. Certes, le style ne plaira peut-être pas a tout le monde, mais en toute sincérité, même si j’ai tendance a moins apprécier la bande dessinée européenne qu’il y a quelques années, je ne peux que constater que m’incliner devant les dessins de François Miville-Deschênes… Pour le reste, que dire de plus au sujet de cette Horde des Vivants, premier volume de la saga ? Eh bien, que, tout naturellement, les auteurs posent ici les jalons de leur intrigue, qu’ils présentent les personnages, les lieux et que, déjà, ils nous étonnent en apportant une petite touche de Fantasy en incluant au récit quelques créatures préhistoriques (sans oublier celles dans une cage et dont on ne sait rien pour l’instant) mais aussi, par le biais des pouvoirs mentaux des survivants atlantes… Bref, on risque de ne pas être au bout de nos surprises ! Alors si pour le moment, s’il serait exagérer de parler de réussite absolue, au moins, l’envie de lire la suite est au rendez vous, alors, si comme moi, vous souhaitez faire une plongée dans un monde où fantastique rime avec historique, alors, il se peut que Reconquêtes soit fait pour vous !?


Points Positifs :
- Le Moyen-Orient, le Croissant Fertile, l’Anatolie, quelques milliers d’années avant JC, ma foi, voilà une période historique trop rarement abordée dans la plupart des œuvres de fiction, tous genres confondus. Du coup, ne serais-ce que pour l’originalité de la chose, le jeu en vaut la chandelle, surtout si, comme moi, vous êtes un passionné de ces anciennes civilisations.
- Les dessins de François Miville-Deschênes : certes, le style est un peu classique mais, en toute sincérité, son travail sur ce premier album est tout simplement superbe et ravira les amateurs du genre.
- Mélange de récit historique, ajout de quelques éléments de Fantasy, de quelques créatures préhistoriques et on a même droit aux Amazones et aux Atlantes. Bref, un savant mélange un peu étonnant, certes, mais franchement efficace.
- Un premier volume qui lance plutôt bien la série, en tous cas, au point de donner envie de découvrir la suite.
- Une couverture magnifique !

Points Négatifs :
- Peut-être un peu trop classique par moments pour ce qui est du déroulement du scénario. Il faut dire que, bien entendu, ce premier tome permet aux auteurs de mettre en scène leur intrigue et leurs personnages et que l’on n’en saura plus que par la suite.
- Curieusement, je n’ai pas été attiré par les divers protagonistes, aucun n’étant franchement charismatique.
- François Miville-Deschênes dessine fort bien, c’est un fait, après, on peut lui préféré des auteurs peut-être moins doués mais au style plus marquant ; une affaire de gouts bien sur…

Ma note : 7,5/10
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