mercredi 30 avril 2014

MARS ATTACKS !


MARS ATTACKS !

Des milliers de soucoupes volantes en provenance de la planète Mars se dirigent vers la Terre. L'événement provoque les réactions les plus diverses sur la population mondiale : alors que certains les pensent pacifiques (allant même croire qu'ils sont venus pour les sauver) d'autres pensent qu'ils sont hostiles et qu'ils représentent un danger pour l'humanité. Le président des États-Unis, quant à lui, suivant les conseils de ses collaborateurs, décide d'accueillir les Martiens avec un tapis rouge pensant qu'ils sont venus en paix. Mais lorsque ceux-ci débarquent sur notre planète les choses ne se passent pas comme prévu…


Mars Attacks !
Réalisation : Tim Burton
Scénario : Jonathan Gems
Musique : Danny Elfman
Production : Tim Burton Productions, Warner Bros. Pictures
Genre : Comédie, science-fiction
Titre en vo : Mars Attacks !
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 12 décembre 1996
Langue d'origine : anglais
Durée : 106 min

Casting :
Jack Nicholson : Le président américain James Dale / Art Land, l'entrepreneur « ambitieux »
Glenn Close : Marsha Dale, la Première dame
Annette Bening : Barbara Land
Pierce Brosnan : Pr Donald Kessler
Danny DeVito : Le joueur malpoli de Las Vegas
Martin Short : Jerry Ross, l'attaché de presse du président
Sarah Jessica Parker : Nathalie Lake, la journaliste
Michael J. Fox : Jason Stone, le journaliste
Rod Steiger : Général Decker
Tom Jones : Lui-même
Lukas Haas : Richie Norris
Natalie Portman : Taffy Dale, la fille du président
Jim Brown : Byron Williams
Lisa Marie : La femme Martienne
Sylvia Sidney : Grand-mère Florence Norris
Paul Winfield : Général Casey
Pam Grier : Louise Williams
Jack Black : Billy Glenn Norris
Joe Don Baker : Glenn Norris
O-Lan Jones : Sue Ann Norris
Christina Applegate : Sharona, la petite amie de Billy Glenn

Mon avis : Au cours de la désormais lointaine année 1996 (bigre, c’était il y a presque 20 ans!), deux long métrages dont le sujet principal était une invasion extraterrestre de la Terre sortirent sur grand écran : Independence Day, de Roland Emmerich, et où l’on a droit à des scènes aussi ridicules que le président des USA qui, à bord de son avion, s’en va détruire une soucoupe volante, et un certain Mars Attacks !, de l’inimitable, loufoque mais néanmoins génial Tim Burton. Mais là où le premier, grand navet devant l’éternel, est au cinéma ce que Mc Donalds est à la cuisine, le second lui, sa parfaite antithèse, était avant toute chose une formidable comédie qui, à la foi, parodiait et rendait un bel hommage à tous ces vieux films de science-fiction des années 50 comme, par exemple, Le Jour où la Terre s’arrêta et autres œuvres tout aussi cultes pour les vieux passionnés dans mon genre. Et bien évidement, avec un Tim Burton aux commandes, ce Mars Attacks ! ne pouvait etre qu’une réussite et, quelque part, dans son genre, ce fut bel et bien le cas, et ce, même si le public américain lui préféra le piètre mais si patriotique – God Bless America – Independence Day et son armée de militaires, scientifiques et politiques dignes de la patrie de l’Oncle Sam – oui, vous l’avez compris, c’est tout le contraire dans le film de Burton… Mais tandis que, près de deux décennies plus tard, Independence Day a plus ou moins été relégué dans les poubelles de l’histoire, et même si Mars Attacks ! n’est pas le film de Tim Burton le plus connu du réalisateur, force est de constater que, même après un nombre important de visionnages, celui-ci est toujours aussi amusant à regarder, ou presque : ainsi, servi par un casting pour le moins étonnant et qui réunit tout un tas de têtes d’affiches des années 90 (mais comment diantre Burton a réussi pareil exploit !?), une autodérision assumée, un humour ravageur, une belle petite critique de la société humaine et des gouvernants américains, mais aussi, tout en rendant un fort bel hommage à tout un genre désuet, Mars Attacks ! réussit parfaitement son coup, surtout si vous êtes capables de le regarder pour ce qu’il est avant tout, c’est-à-dire, une parodie – d’un autre côté, comment accepter autrement les armes des martiens, entre autres !? Alors bien sûr, ce n’est pas non plus un grand film, et oui, il faut bien admettre que cette attaque martienne n’est pas exempt de défauts, mais bon, pour les connaisseurs du genre, et surtout, pour le coté parodique de la chose, il me parait évidant que faire l’impasse sur cet énième film de Burton serait vraiment fort dommage…


Points Positifs :
- Formidable hommage aux films de science-fiction des années 50, avec Mars Attacks !, Tim Burton, tout en reprenant tous les travers du genre, nous livre un parfait condensé de tous ces vieux films en noir et blancs qui ont fait rêver toute une époque.
- Des scènes franchement comiques, des protagonistes improbables et stéréotypés au possible (les militaires va-t-en-guerre, les scientifiques bien trop naïfs etc.), quant aux martiens, entre leur look, leur équipement (des armes qui tiennent davantage du jouet qu’autre chose) et leurs expériences sur les humains, ceux-ci sont tout bonnement cultes.
- Un casting étonnant et qui réunit tout un tas de têtes d’affiches des années 90.
- La bande son, que ce soit la musique, bien entendu, mais aussi et surtout les différents bruitages, kitchs à souhait.

Points Négatifs :
- Oui c’est drôle, oui c’est une formidable parodie et un bel hommage aux films du genre, pourtant, après moult visionnages, la magie de la découverte est partie depuis longtemps et si je ne nie pas que cela se regarde toujours avec un certain plaisir, ce n’est plus comme aux débuts.
- Le nombre trop important de protagonistes fait que la plupart d’entre eux sont rapidement esquissés (ou plutôt, désintégrés), de même, les raccourcis faciles abondent ainsi que la curieuse impression qu’il manque des scènes, souvent, celles-ci alternant les unes après les autres.

Ma note : 7,5/10

mardi 29 avril 2014

LE LION DE MACÉDOINE – L’ESPRIT DU CHAOS


LE LION DE MACÉDOINE – L’ESPRIT DU CHAOS

Pour tirer Alexandre des griffes du Dieu Noir, Parménion a traversé les dimensions, combattu Gorgone et ses vores ailés, chevauché les centaures et défait un Empire. Il a défié l'Esprit du Chaos, cette entité immortelle qui se repaît de sang et de souffrance. Car Parménion, la Mort des Nations, s'est juré de protéger le jeune prince de Macédoine des périls qui le guettent. Il a voué son existence à l'accomplissement du destin grandiose d'Alexandre. Peut-être devra-t-il le payer de sa vie... Mais les héros sont vieillissant, et les alliés de Parménion de moins en moins nombreux…


Le Lion de Macédoine – L’Esprit du chaos
Auteur : David Gemmel
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1991
Edition Poche : 4 décembre 2002
Titre en vo : Dark Prince
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 375

Mon avis : Je ne le cache pas, j’avais été un peu déçu par le troisième tome de cette saga mi-fantastique, mi-historique, qu’est Le Lion de Macédoine, et même si dans l’ensemble, le tome précédant n’en restait pas moins plutôt bon, en comparaison des deux premiers, il était évidant que les péripéties de Parménion dans un monde parallèle n’étaient pas du même niveau que les précédentes, lorsqu’il forgea au fil des années sa légende avant de se mettre au service de Philippe II de Macédoine. Du coup, je dois reconnaitre que je m’attendais à ce que quatrième tome soit dans la même lignée, surtout que, en VO, celui-ci et son prédécesseur composaient un seul et unique ouvrage : Dark Prince. Or, à ma grande surprise, et d’ailleurs, je ne m’en plains pas, bien au contraire, cet ultime opus des aventures de Parménion relève largement le niveau, au point même de renouer avec les débuts de la saga, ce qui était loin d’etre gagner : en effet, déjà, il faut dire qu’un bon tiers de ce quatrième tome est la suite directe du précédant et l’on retrouve donc Parménion et ses compagnons dans un univers parallèle afin de sauver et ramener Alexandre. Mais grâce à une conclusion suite à une bataille finale pour le moins excellente et spectaculaire, cette incursion dans un univers parallèle s’achève de bien meilleure manière qu’elle n’avait commencé. Mais le meilleur est encore avenir et justement, les deux derniers tiers du roman nous font effectuer un énième bond dans le temps et l’on retrouve donc Parménion cette fois ci général d’un certain… Alexandre le Grand, un conquérant franchement fidèle à la figure historique que l’on connait de lui mais où ces fameuses crises de folie sont imputées, selon Gemmel, a la présence en lui du Dieu du Chaos, ce qui, ma foi, tombe plutôt à pic dans l’intrigue ce qui nous donne, une fois de plus, un récit qui colle assez bien à la réalité historique, celle-ci n’étant que romancée quand il le faut tandis que le fantastique, lui, est de nouveau en retrait, même si toujours présent, bien entendu. Du coup, Parménion se voit offrir un final de toute beauté, à la hauteur d’une saga qui, en toute sincérité, m’aura captivé comme rarement au cours de ces dernières années, une fin qui plaira sans nul doute à bon nombre d’entre vous et, tandis que, tel un vieux compagnon, à qui l’on fait ses adieux, Parménion nous quitte afin de prendre un repos bien mérité, je ne peux que constater que, pour une première incursion dans une œuvre de David Gemmel, ce Lion de Macédoine m’aura laisser pantois, de quoi retenter l’expérience avec un autre culte de cet auteur, un certain Légende, mais ceci est déjà une autre histoire…


Points Positifs :
- Un final à la hauteur des aventures de Parménion : sincèrement, le tome précédant, même s’il était bon, m’avait un peu laissé dubitatif, mais ici, le niveau s’élève à nouveau et l’on retrouve par moments le souffle épique des débuts.
- Bien aimer le traitement réservé à Alexandre de la part de David Gemmel ; certes, cela pourra déplaire aux puristes mais bon, ce côté possession afin d’expliquer ses nombreux coups de folie ne fut pas pour me déplaire.
- Le retour à un récit plus historique, comme au cours des deux premiers tomes.
- Il faut reconnaitre que le final dans l’univers parallèle est plutôt spectaculaire.
- Une bonne fois pour toutes et définitivement, Parménion : un personnage franchement réussi, un grand tacticien, certes, mais qui possède également des faiblesses et dont la vie n’est pas facile.

Points Négatifs :
- Le découpage des éditions Folio est un peu discutable, et, du coup, on se retrouve avec une intrigue principale qui dure tout au long du troisième tome jusqu’au premier tiers du quatrième. A quand un respect des œuvres afin qu’elles soient publiées sous nos latitudes comme en VO ? Certes, depuis, Le Lion de Macédoine y a eu droit mais bon…
- J’ai apprécier la fin, sans rentrer dans les détails afin de ne pas la dévoiler a ceux qui ne l’auraient pas lu, mais bon, il est probable que celle-ci déplaira a certains qui la jugeront peut-être un peu trop… euh… gnangnan !?

Ma note : 8,5/10

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 144 – L’ÂGE FÉODAL


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 144 – L’ÂGE FÉODAL
Avril 2014

L’âge féodal
Edito : Comme un roman
Cadrage : Château-Thierry sous le pinceau des archéologues
- Féodalité : les ambigüités d’un concept
Interview « Pour un seigneur du Moyen-âge, la notion de fidélité est essentielle » de Florian Mazel
I – Les débuts de l’âge féodal
- La fin d’un monde ?
- À tout seigneur tout honneur
- Les châteaux forts de la naissance à l’âge d’or
- Hauts lieux d’un patrimoine
II – L’affirmation de la féodalité
- La féodalité en questions
- Le roi, seigneur de la France
- Quand l’artillerie ouvre le feu
- La terre et ses liens de dépendance
- Les villes, graines de liberté
III – Le triomphe des valeurs chevaleresques
- Sans peur… et sans reproches ?
- Naissance de l’amour fou
Interview « La féodalité, terme forgé au XVIIe siècle, est une pure fiction » d’Alain Guerreau

Mon avis : Après quelques mois mis de côté, avril fut plutôt faste pour les Cahiers de Science & Vie puisque j’aurai tout bonnement rattrapé mon retard pris depuis le début de cette année, ainsi, après le cent-quarante deuxième numéro consacré aux Merveilles du monde chrétien puis le cent-quarante troisième qui nous entrainait du côté de la Grèce antique, voici aujourd’hui un autre numéro, le cent-quarante quatrième donc, et qui nous fait effectuer un petit bon dans le temps jusqu’au Moyen-âge. Bon, je le reconnais, le principal défaut de ce numéro printanier des Cahiers est justement le choix de son dossier car il faut bel et bien admettre que le Moyen-âge, c’est tout sauf original et, justement, je regrette un peu que la plupart du temps, que ce soient des revues spécialisées ou des reportages, c’est souvent les mêmes périodes historiques qui ont droit de citer… Mais bon, en dehors de cela, je ne peux nier, une fois de plus, que qualité oblige, nous avons affaire une fois de plus a un fort bon magazine : articles clairs et instructifs, souvent intéressants par ailleurs, que vous soyez un féru du Moyen-âge ou si, car la chose est possible, si vous connaissez mal cette période de l’Histoire européenne, alors, ce numéro est incontestablement fait pour vous. Cependant, pour les autres, les habitués ou ceux qui possède une petite connaissance de ces fameux âges sombres comment les surnomment les anglo-saxons, alors, il se pourrait fort bien que la déception soit au rendez-vous ; toujours cet éternel problème d’originalité, ou plutôt, de son absence car bon, aussi pénible que me soit d’admettre, ce numéro des Cahiers de Science & Vie est probablement l’un des moins intéressants qu’il m’ai été donné de lire, mais bon, ici, tout est affaire de points du vus…


Points Positifs :
- Les Cahiers de Science & Vie étant fort probablement la revue du genre principale sous nos vertes contrées, au moins, pour ce qui est de la qualité des articles de ce numéro, il ne faut avoir aucune crainte : celle-ci est bel et bien au rendez-vous.
- La partie sur les hommages qui lient seigneurs et vassaux fut plutôt intéressante.
- Si votre connaissance du Moyen-âge n’est pas bien importante, alors ce numéro vous apprendra sans nul doute bien des choses.

Points Négatifs :
- Malheureusement, le Moyen-âge est un thème qui a déjà été abordé tellement de fois auparavant et qui, accessoirement, le sera encore un nombre incalculable de fois qu’au bout d’un moment, cela en devient plus que lassant…
- Pas vraiment grand-chose de neuf à se mettre sous la dent dans ce numéro.
- Dommage qui plus est d’avoir abordé principalement cette période historique du point de vu français, oubliant au passage le reste du continent européen.
- La désagréable impression au final que, malgré un sujet peu original, il y avait matière à faire bien mieux.

Ma note : 6/10

dimanche 27 avril 2014

KING KONG


KING KONG

New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures... Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action. Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que « quelque chose » l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...


King Kong
Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Fran Walsh, Philippa Boyens
Musique : James Newton Howard
Production : Universal Pictures, WingNut Films
Genre : fantastique, aventure, mondes perdus
Titre en vo : King Kong
Pays d’origine : Etats-Unis, Nouvelle Zélande
Parution : 5 décembre 2005
Langue d'origine : anglais
Durée : 187 min

Casting :
Naomi Watts  : Ann Darrow
Jack Black : Carl Denham
Adrien Brody : Jack Driscoll
Colin Hanks  : Preston
Jamie Bell  : Jimmy
Evan Parke  : Monsieur Hayes
Kyle Chandler  : Bruce Baxter
Thomas Kretschmann  : Capitaine Englehorn
Andy Serkis  : King Kong / Lumpy

Mon avis : Il y a de cela une semaine, je vous avais proposé sur ce blog la critique d’un remake de la célèbre Planète des Singes, le très récent Rise of the Planet of the Apes et qui, ma foi, m’avais laissé une fort bonne impression, et donc, histoire de rester dans le simiesque, aujourd’hui, c’est un autre remake qui est à l’honneur sur le Journal de Feanor puisque c’est tout bonnement le King Kong de Peter Jackson que j’ai finalement regarder ce samedi soir et dont je vais vous parler. Déjà, il faut dire qu’il m’aura fallu du temps pour me décider à me lancer dans cette œuvre de prêt de trois heures puisque, non seulement celle-ci est sorti en…2005, bref, peu de temps finalement après l’immense succès que Jackson a obtenu avec sa trilogie du Seigneur des Anneaux, mais qu’en plus, pour ce qui est du DVD, cela faisait plus d’un an que je le possédais, laissant toujours au lendemain le jour où, finalement, je le regarderai. Mais bon, hier soir, j’étais motiver et, ma foi, même si a jamais, je garderai une préférence notable pour la toute première version, la mythique, celle de 1933 bien entendu, force est de constater que cette dernière mouture en date de King Kong s’en sort avec les honneurs, reléguant définitivement au placard le navet des années 70. Mais de toutes façons, la chose était plus ou moins attendu puisque, pour commencer, Peter Jackson n’est pas n’importe qui et même si je ne suis pas franchement fan de son adaptation du Hobbit, en temps normal, ses productions ne me déçoivent pas ; ensuite, ici, nous avons affaire à un remake pour le moins fidèle à la version originale et on sent que Jackson respecte cette dernière en multipliant, non seulement les références, mais aussi, les similitudes avec le scénario d’origine. Ajoutons à cela la technologie moderne qui nous donne des effets spéciaux tout bonnement excellents et, une fois de plus, la performance de l’inimitable Andy Serkis qui donne vie, en quelque sorte, a ce King Kong qui, paradoxalement, s’il n’a jamais été aussi proche du gorille géant, n’a jamais été aussi humain, et vous comprendrez pourquoi j’ai apprécier cette version moderne de l’un des plus grands mythes du cinéma. Hélas, le tout aurait pu etre parfait sans cette détestable habitude qu’a Peter Jackson a nous pondre des scènes où l’exagération gâche le tout et, entre une course ridicule où Adrien Brody et ses compagnons doivent échapper à des sauropodes en fuite et une partie du combat entre King Kong où ce dernier lutte contre des T-Rex suspendus a des lianes, on se croirait revenu à la désormais tristement pathétique scène des tonneaux dans le second volet du Hobbit. Mais bon, en dehors de ces fautes de gout flagrantes, et même si ici, il manque la magie qui se dégageait du premier King Kong, force est de constater que ce remake est plutôt excellent et que, au moins, il aura permis a de nouvelles générations de découvrir ou de redécouvrir un véritable mythe du septième art.


Points Positifs :
- Excellent remake de la version originale, on sent que Peter Jackson, en grand fan de celle-ci, respecte le matériel du film de 1933, multipliant à loisir les références à celui-ci et s’inspirant grandement du scénario, ce qui est, selon moi, une bonne chose.
- Pour ce qui est des effets spéciaux, nous sommes en 2005 et bien entendu, si depuis, le cinéma a encore fait des progrès, comment ne pas reconnaitre que l’on n’a jamais connu de King Kong aussi vivant et même… humain ; merci Andy Serkis !
- Chapeau bas pour les décors, j’adore les histoires de mondes perdus et ici, Skull Island est tout bonnement époustouflante de réalisme ; d’ailleurs, celle-ci mériterai presque qu’on y retourne un jour ou l’autre, non ?
- Bien évidement, les grandes lignes du scénario sont connues depuis belle lurette et oui, on sait que la belle a fait fondre le cœur de la bête, mais bon, comment ne pas etre toucher par cette belle histoire d’amour, car oui, sans est une, entre Ann Darrow et ce vieux singe solitaire qu’est King Kong.
- Quelques belles scènes franchement émouvantes, surtout celles où King Kong se laisse aller à contempler les coucher de soleils et où l’on ressent toute son immense solitude…

Points Négatifs :
- Malheureusement, Peter Jackson nous a encore sorti des scènes tout bonnement ridicules : ainsi, entre les sauropodes qui prennent la fuite dans un étroit passage et où la quasi-totalité des humains ne se font pas écrasés et celle où King Kong affronte des T-Rex accrochés dans des lianes, la crédibilité du film en prend un sacré coup.
- Quel dommage que l’on n’ait pas eu droit à davantage de dinosaures ; ce fut peu finalement…

Ma note : 8/10

LE LION DE MACÉDOINE – LE PRINCE NOIR


LE LION DE MACÉDOINE – LE PRINCE NOIR

Alexandre, le premier fils de Philippe de Macédoine est né et porte en lui le Dieu Noir, malgré les efforts conjugués de Parménion, d’Aristote le magus, de Tamis et de l’héritière de cette dernière. L’enfant est âgé de quatre ans, et Kadmilos n’a pas encore pris l’ascendant sur le corps de cet innocent. Mais ses pouvoirs n’en sont pas moins là et intéressent fortement le Dieu Noir d’un monde parallèle, qui pourrait ainsi obtenir la vie éternelle…


Le Lion de Macédoine – Le Prince noir
Auteur : David Gemmel
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1991
Edition Poche : 4 décembre 2002
Titre en vo : Dark Prince
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 404

Mon avis : Avant toute chose, une petite précision s’impose quant à ce troisième tome de la saga mythologique de David Gemmel, Le Lion de Macédoine : en effet, si aux éditions Folio SF, le cycle est composé de quatre volumes, en version originale, celui-ci ne se compose que de deux tomes, Lion of Macedon et Dark Prince, du coup, en anglais, on évite les bouquins qui se finissent un peu au milieu d’une intrigue, chose qui arriva déjà dans le premier tome, et qui fut encore plus flagrante dans ce troisième. Bien évidemment, cela n’empêche pas la lecture de l’œuvre dans son ensemble, mais bon, si un jour, vous avez l’occasion de découvrir celle-ci, je pense que vous comprendrez ce que je veux dire. Mais pour en revenir au fond du problème, c’est-à-dire, ce troisième volume de la saga, que pouvons-nous en dire ? La qualité, franchement excellente depuis les débuts est-elle toujours au rendez-vous ? Eh ben, en fait, disons que pas mal de choses ont changé… Suite à un énième saut dans le temps, la narration reprends quelques années plus tard avec l’enlèvement du très jeune futur Alexandre le Grand, qui, pour rappel, porte en lui l’Esprit du Chaos, rien que ça, et si la fin de La mort des nations nous entrainait déjà de plein dans le fantastique avec une petite virée du côté de l’Hadès, ici, oubliez tout ce que vous avez lu jusqu’à présent, ou presque, puisque, d’un récit qui dans sa première partie, lorgnait davantage du côté du roman historique – avec un soupçon de magie de temps en temps – désormais, on bascule carrément dans les univers parallèles, les créatures mythologiques – Centaures, Minotaures – et la magie. Du coup, ce bouleversement narratif ne peut que troubler les lecteurs et ce fut bien évidement mon cas, car bon, si pour etre franc, je n’ai rien contre le multivers a la Moorcock (les références sont d’ailleurs multiples, alors, Parménion, avatar du Champion Eternel ?), je dois reconnaitre que je préférais largement quand Gemmel s’en tenait à une intrigue historique romancée. Mais bon, malgré ce gros changement auquel il m’aura fallu un certain temps pour m’habituer, force est de constater que Gemmel est diablement toujours aussi doué pour nous livrer un récit captivant au possible et que, une fois de plus, il est difficile de poser ce livre avant la fin, celle-ci, d’ailleurs, étant plutôt frustrante et fort heureusement, j’ai pu enchainer immédiatement sur le quatrième tome !


Points Positifs :
- Cela commence à faire maintenant un certain temps que je suis les péripéties de ce brave Parménion et, ma foi, c’est toujours un plaisir que de suivre ce dernier, vieux compagnon de route désormais.
- Rassurez-vous, malgré l’arrivée en force du fantastique, de la magie et des créatures mythologiques, l’intrigue est toujours aussi captivante.
- Comment ne pas voir les références plus qu’évidentes aux récits de Moorcock avec le Multivers, le Chaos, etc.
- Le personnage d’Attalus prend ici toute son importance et, ma foi, gagne en consistance.

Points Négatifs :
- Je regrette tout de même la première partie de l’œuvre de Gemmel où la magie était moins présente et où le récit lorgnait davantage du côté du roman historique.
- Les créatures comme les Centaures ou le Minotaure qui se transforment en humains, c’est original mais je n’ai pas trop accroché.
- Il est toujours risqué de nous présenter deux univers parallèles et dans le cas présent, si certaines différences sont plutôt bien trouvées, je n’en dirais pas autant de quelques point communs : après tout, on peut estimer que vu les divergences, il ne serait pas impossible que certains individus n’aient jamais existé ou que ceux-ci soient encore plus différents que leurs, euh, doubles !?

Ma note : 7,5/10
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