samedi 27 août 2011

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 124 – AUX ORIGINES DU SACRÉ ET DES DIEUX


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 124 – AUX ORIGINES DU SACRÉ ET DES DIEUX
Août/Septembre 2011

Aux origines du Sacré et des Dieux
- Edito : Aux premiers temps du sacré
- Cadrage : Retour sur la religion des origines
- Interview : « Le passage des esprits aux divinités s'est construit au Néolithique » de Jean Guilaine
I – Premiers Homo Symbolicus
- De mémoire de pierre
- Premières sépultures, premières croyances ?
- Quand l'esprit du beau vient aux hommes
- Australie – Le rêve s'incarne dans la roche
II – Néolithique, une spiritualité nouvelle
- Quand l'homme a changé de nature
- Déesse-Mère, la fin d'une imposture ?
- Du sommeil de l'immortel
- Göbekli Tepe – Aux aurores du sacré
- Momies Chinchorro – Une seconde chance a la vie
III – Culture du sacré en Europe
- Le Néolithique investit dans la culture
- Des pierres dressées pour l'éternité
- Les Dieux naissent dans un monde inégal
- La mythologie du bronze
IV – D'hier a aujourd'hui
- Pourquoi est-il si naturel de croire ?
- Interview : « Une humanité sans religion n'est pas plus inconcevable qu'une humanité sans bétail » de Dan Sperber

Mon avis : Pourquoi l'Homme croit-il, et ce, depuis quand ? Éternelle et excellente question que tout à chacun a put se poser un jour ou l'autre et que ce numéro estival des Cahiers de Science & Vie tente de répondre. Et pour cela, c'est un formidable voyage dans notre plus lointain passé qui nous est offert, un voyage qui débute dans nos origines les plus lointaines – bien évidement, celle des tous premiers Sapiens mais nos cousins Néandertaliens et autres ne sont pas oubliés – et qui, au fil des millénaires écoulés, s'achèvera avec le début de l'Histoire et les religions monothéistes. Mais ce voyage, en compagnie des premiers hommes, de leurs coutumes et de leurs croyances, est loin d'être de tout repos puisque, comme il est dit dans l'un des articles, comment peut-on connaître absolument le mode de pensé de toutes ces générations de nos ancêtres qui, l'écriture n'ayant pas encore été inventée, ne nous ont légué que si peu de choses sur eux et leur mode de vie. Forcement, en lisant ce magazine, ce qui transparait tout d'abord, c'est que l'on ne peut avoir de certitudes, contrairement a ce que beaucoup peuvent affirmer, sur les croyances de nos lointains ancêtres ainsi que sur les inventions – n'en déplaise a beaucoup – des toutes premières divinités. Bien évidement, plus on se rapproche dans le temps et plus nos connaissances sont précises et l'on se plait ainsi à lire d'agréables articles consacrées a ces sublimes pierres dressées de part le monde, ces premiers Dieux et autres interrogations sur l'au-delà et la place que l'homme occupe en ce bas monde ; là aussi, éternelle question qui ne trouvera peut-être jamais de réponse. Mais une fois de plus, attendez vous a perdre vos certitudes puisque, entre un fameux culte de la Déesse-Mère qui pourrait, qui sait, n'avoir jamais existé, ou bien, le rapport plus que pertinent entre un panthéon divin hiérarchisé et les premières inégalités dans les cultures humaines, force est de constater que le lecteur n'en perds pas une miette et ne peut que se réjouir a la lecture de ce numéro des Cahiers de Science & Vie. Bien évidement, je ne peux que conseiller l'achat de ce magazine aux passionnés du genre. Avec un sujet aussi fort et intéressant, de nombreux articles de fort bonne qualité et un coté instructif non négligeable, il me semble évidant que ce Aux origines du Sacré et des Dieux est pour moi le magazine de cet été 2011. Et quand en plus, l'une des phrases les plus marquantes de celui ci (que l'on trouve dans l'interview finale) est qu' « une humanité sans religion n'est pas plus inconcevable qu'une humanité sans bétail », il me parait indéniable que tout cela ne pouvait que me plaire fortement.


Points Positifs :
- D’un point de vu personnel, c’est un sujet qui m’intéresse fortement, mais en plus, ici, ce ne sont pas les religions traditionnelles qui sont abordées (monothéistes et antiques) mais celles qui les ont précédées et dont elles sont inspirées, bref, des religions, des croyances, des coutumes, une façon de penser et de croire qui remonter a des milliers voir des dizaines de milliers d’années. Un pur régal pour les amateurs du genre.
- En temps normal, un numéro des Cahiers de Science & Vie, est toujours bon, ne serais-ce que par la qualité intrinsèque de cette revue – articles, sérieux, pédagogie sans tomber dans la facilité, illustrations, maquette d’ensemble – mais quand en plus, le sujet m’intéresse voir me passionne, comme c’est le cas ici, alors je ne suis pas loin de l’extase.
- Mine de rien, et je tiens à le signaler, si la religion est un thème souvent abordée, faire un numéro spécial consacré aux origines de celle-ci, aux croyances les plus anciennes, c’est quasiment une première pour une revue grand public.
- Un véritable voyage, donc, dans ces fameuses religions primordiales sur lesquelles on ne sait pas grand-chose mais aussi, et ce n’est pas inintéressant, sur ce qu’est croire pour l’être humain et, également, pourquoi il croit depuis la nuit des temps.

Points Négatifs :
- Pas forcément de points négatifs en fait même si, bien entendu, mon fort enthousiasme s’explique par mon intérêt pour le sujet de ce numéro. Alors certes, certains articles auraient mérités peut-être un développement un peu plus conséquent mais bon, les Cahiers sont avant toute chose un magazine et pour avoir plus, il faut passer aux livres spécialisés.

Ma note : 8,5/10

Les collections de l'Histoire n°36 : Héros et Merveilles du Moyen-Âge




Ce qui a de bien avec les vacances, c'est que l'on a plein de temps libre a consacrer a ses loisirs habituels, et ce qui a encore de mieux lorsque l'on part, que l'on quitte son petit chez sois et en particulier, son hobby préféré – c'est à dire, ce blog – c'est que du coup, on en profite pour donner plus de temps a d'autres loisirs, en particulier, dans mon cas, la lecture. Et parmi celle ci, car il n'y a pas que les romans et les bande dessinées dans la vie, il y a bien évidement les revues, compagnons parfaits des longs après midis a l'ombre, en attendant la piscine. Forcement, l'été venu, il existe tout un choix assez varié d'excellentes revues, dont pas mal de numéros spéciaux, et dans ce cas là, je ne déroge pas a la règle. Pourtant, c'est avec une ancienne revue, Les collections de l'Histoire, datant de l'été 2007 que je vais vous entretenir aujourd'hui:

Les collections de l'Histoire n°36
Héros et Merveilles du Moyen-Âge
Juillet – Septembre 2007

Au sommaire :

Héros et Merveilles du Moyen-Âge
- Avant-propos
- « Au Moyen-âge, le merveilleux est bien réel » entretien avec Jacques Le Goff
I – Du côté des Héros
- Arthur, Lancelot, Perceval et les autres
- Le fabuleux destin de l'enchanteur Merlin
- L'ours, le lion ou l'aigle : qui est le roi des animaux ?
- Renart, un héros pour rire !
- Robin des bois a-t-il existé ?
- Le roman vrai de Mélusine
- Tristan et Iseult, amants de légende
- Pour en savoir plus
II – Le Merveilleux Chrétien
- Quand les revenants hantent les vivants
- Belphégor ou le diable mal marié
- Du bon usage de la Légende Dorée
- Le Saint Lévrier : enquête sur un chien guérisseur
- « Et Dieu créa les nains... » entretien avec Claude Lecouteux
- Pour en savoir plus
III – Les mondes imaginaires
- L'invitation au voyage …
- Il était une fois au royaume d'Arles
- Le pays des hommes à la face brûlée
- L'Inde, ou l'antichambre du Paradis
- Pour en savoir plus
- Croire et faire croire... entretien avec Claude Gauvard
- Lexique
- Chronologie
- Sommaire anglais

Bien évidement, ce numéro des Collections de l'Histoire est loin d'être une nouveauté et certains pourraient trouver singulier le fait que je choisisse une ancienne revue pour passer le temps en vacances dans un camping. Pourtant, si tel fut mon idée, et malgré le fait de l'avoir, en quatre ans, lu et relu a plusieurs reprises, c'est incontestablement pour sa qualité. Car que l'on ne s'y trompe pas : parmi les multiples hors séries et autres numéros spéciaux consacrés au Moyen-Âge que j'ai put lire au cours de ma vie, il m'apparait comme évidant que celui ci est l'un des tous meilleurs. Ainsi, que ce soit par son sujet de base – le merveilleux au Moyen-Âge, avec tout ce que cela sous entends – qui déjà a lui seul éveilla mon intérêt, mais aussi et surtout grâce a la qualité et la variété des nombreux articles et interviews proposés, il me semble évidant que ce Héros et Merveilles du Moyen-Âge mérite amplement le détour. Car plutôt que de se contenter – comme cela arrive souvent – de nous proposer une simple compilation de faits, de légendes et de croyances convenues comme, par exemple, Arthur et la Table ronde, Tristan et Iseult, Diable et sorcellerie etc. ce magazine va plus loin, approfondissant les thèmes ci-cités mais aussi, en nous proposant quelques légendes bien moins connues comme, celle amusante car curieuse d'un Saint Lévrier, l'inquiétante Mesnie Hellequin, mais aussi, en remontant aux origines de certains mythes, les expliquant – comme dans le cas de Mélusine ou de Renart – tout en répondant a l'éternel et pertinente question : l'homme du Moyen-Âge croyait-il a ses mythes?

Forcement, ce Héros et Merveilles du Moyen-Âge est pour moi un incontournable que je ne me lasse pas de lire et de relire depuis quatre ans. De part son contenu, sa qualité mais aussi pour le coté instructif, si jamais un jours, vous avez l'occasion de vous le procurer, n'hésitez pas car il mérite franchement, en tout cas, si le sujet vous intéresse, le détour. En tous cas, je vous le conseille vivement. Et sincèrement, quelques jours après l'avoir relu, je peux vous assurez que j'ai ressenti le même plaisir que la toute première fois que je l'ai découvert, ce qui, il me semble, veux tout dire.

mercredi 10 août 2011

Graal Hors série numéro 2 : Lovecraft



En février dernier, je vous avais parlé du hors série numéro trois de la revue, consacrée aux jeux de rôles, Graal et qui avait pour thème le célébrissime Donjons & Dragons ; vieux compagnon de route de ma jeunesse, ce numéro, lu et relu a tant de reprises que je ne saurais les compter fait partie, a mes yeux, de ces fameuses revues mythiques qui auront marqué mes jeunes années. Mais ce fameux numéro hors série de Graal n’était pas le seul, il en existait deux autres, le premier, consacré à Tolkien et son univers, le second, a l’indicible Lovecraft, l’une de mes plus grandes passions. Le problème c’est, qu’a l’époque, je ne jurais que par Le Seigneur des Anneaux et que, vu que je n’ai fais connaissance avec le maitre de Providence que quelques années plus tard, autant je regrettais d’avoir loupé le premier, autant le second ne m’intéressais pas vraiment. Bien évidement, avec le temps, et la découverte de l’œuvre de Lovecraft, les choses changèrent et ce fameux hors série devint, en quelque sorte, une espèce de relique inaccessible que je rêvais d’avoir. Priceminister étant mon ami, je me suis finalement décidé à la dénicher – ce qui d’ailleurs, ne fut pas bien difficile – et, pour une somme plus que modique, j’ai enfin, plus de vingt ans après sa sortie, put enfin me le procurer :

Graal
Le mensuel des jeux de l’imaginaire
Hors série numéro 2 : Lovecraft
Mai 1989

Au sommaire :
- Je m’appelle Howards Phillips Lovecraft : Une biographie et une analyse de l’écrivain.
- La bibliothèque Lovecraftienne : Tous les ouvrages du Maitre.
- Le terrible vieillard : Une nouvelle très peu connue de Lovecraft
- Au-delà des apparences : Quelques clarifications sur Lovecraft
- Test : Etes-vous Lovecraftien ? Testez votre connaissance de Lovecraft.
- Le masque et la plume : Comment jouer dans le style des romans.
- Les rébus fous : Cinq rébus abominables.
- Les extensions pour Cthulhu : Les modules et les suppléments distribués par Jeux Descartes.
- L’hypnose. Aide de Jeu et Scénario : Une compétence pour les personnages.
- Magie et sorcellerie dans l’Appel de Cthulhu : Une étude des rituels magiques dans le jeu.
- Le Necronomicon : Une étrange enquête.
- Les oubliés. Scénario : Une enquête au Canada de nos jours.
- La maison de vos personnages : Une réédition des plans d’une superbe villa.
- Les voitures de vos personnages : Quelques exemples de véhicules.
- Les figurines pour l’Appel de Cthulhu : Toute la gamme Grenadier.
- Houdini. Scénario : Une aventure hors du commun.
- Un officier et un gentleman : Deux nouveaux types de personnages.
- Voyage dans l’espace rêve : Plongez dans l’irréel.
- Spectres en stock : Les créatures de l’inconnu.
- La solution ultime. Scénario : Une mission contre les forces SS en 1944.
- Votre participation a GRAAL : Faites connaître votre point de vue et vos souhaits.

Bon, disons le tout de suite, on sent bien que cet hors série est paru en 1989 car il accuse indéniablement son âge. Certes, c’était également le cas pour celui consacré a Donjons & Dragons, mais, est ce l’effet nostalgie qui joua ou bien, une qualité supérieure, ou tout bonnement, un mélange des deux, autant une énième relecture de celui-ci ne me gènes pas, autant celle de ce Graal consacré a Lovecraft ne fut pas des plus enthousiasmantes. Bien évidement, le fait que, le connaissant depuis des années, j’avais dut m’en faire tout un film à son sujet, au final, je ne pouvais qu’être, au vu de mes attentes, que forcement déçu. Mais tout de même, a ce point, je ne me l’imaginais pas. Certes, tout n’est pas à jeter dans ce hors série, certains articles consacrés a la vie et l’œuvre du maitre sont intéressants, mais personnellement, ceux-ci ne m’ont rien appris que je ne connaissais déjà. Ensuite, les scénarios et autres aides de jeu proposés sont loin d’être excellant ; si l’on excepte le dernier, qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale, on ne peut pas dire que les auteurs se soient foulés, le tout étant écrit a la va vite et ca fait plus remplissage qu’autre chose. De même, si la description de la maison des personnages a sut éveiller ma curiosité, que dire de l’article consacré aux voitures, presque risible, et surtout, de l’immense foutage de gueule qu’est les nombreuses pages où Grenadier fait sa pub pour les figurines du jeu ; perso, c’est du jamais vu et en plus, c’est moche. Reste alors la fameuse nouvelle intitulée Le terrible vieillard et qui vaut plus pour son coté inédit que pour sa qualité même. Bref, une belle petite déception que ce hors série consacré a Lovecraft que j’aurais attendu pendant presque deux décennies et qui m’aura franchement laissé sur ma faim. Parfois, on se dit que l’on ne devrait pas toucher à ses propres mythes…

mardi 9 août 2011

LES SCHTROUMPFS


LES SCHTROUMPFS

Gargamel, avec son chat Azraël, fait encore des siennes. Il a découvert la cachette des Schtroumpfs, les mettant en fuite. Comme un malheur n'arrive jamais seul, quelques-uns de ces êtres bleus, hauts comme trois pommes, se retrouvent dans un vortex qui les amène tout droit à New York. Alors qu'ils cherchent un moyen pour rentrer chez eux, le Grand Schtroumpf, la Schtroumpfette et le reste de la famille tombent sur les Winslow, qui les aideront à retrouver leur chemin. Gare pourtant à Gargamel qui est également dans la Grosse Pomme et qui cherche à renforcer ses pouvoirs magiques.

Etre père, c’est aussi devoir accomplir des taches, pas forcement enthousiasmantes avant coup, comme, par exemple, accompagner ses enfants au cinéma et, tout en lorgnant d’un œil envieux, la bande annonce du prochain Conan le barbare (et non pas Conard le barbant, oui, je sais, celle là est minable mais je n’ai pas put m’empêcher de la sortir) ou celle du très attendu Tintin, le secret de la Licorne, devoir avoir le choix entre, soit l’adaptation des Schtroumpfs pour la toute première fois au cinéma, ou alors, Cars II, c'est-à-dire, soit un truc que j’aimais bien étant petit – en gros, avec presque trente ans de moins - mais que maintenant, bah, franchement, bof, et un autre qui m’est complètement indifférent. Dans mon malheur, il y eut du bon puisque mes enfants choisirent le premier, c'est-à-dire, les fameux Schtroumpfs, en 3D s’il vous plait. Et comme ceux-ci vous en parleront bien mieux que moi, comme je l’avais fais en décembre dernier pour Legend, c’est eux qui auront la parole :

Alexandre, 8 ans : Moi j’ai préféré le Schtroumpf grognon là car il dit tout le temps : « moi j’aime pas… ». Le film était bien et j’ai adoré parce que j’aime bien les Schtroumpfs !

Anna, 8 ans : J’ai adoré, c’était trop bien. Le personnage que j’ai préféré, c’est la Schtroumpfette, elle était gentille, elle aimait bien se coiffer et les Schtroumpfs disaient toujours : « quelle est belle ». J’ai bien aimé aussi la dame avec le monsieur, ce qui était marrant, c’est que le bébé s’appelait bleu à la fin. Azraël et Gargamel étaient un peu méchant dans le film, ils voulaient attraper les Schtroumpfs pour en faire de l’essence avec une baguette avec un dragon dessus. Gargamel et le Grand Schtroumpf ont pleins de pouvoirs, c’est pratique ! C’est le Grand Schtroumpf qui a le plus de pouvoir. En plus, toute cette histoire a New York, c’est a cause du Schtroumpf Maladroit que ca sait passer. Et puis c’est tout, c’était bien.

Rafaël, 5 ans : J’ai tout aimé, c’était bien et j’ai tout préféré. J’ai bien aimé le chat aussi. Et le Schtroumpf noir ?

Mais au fait, et moi ? Oui, moi, qui me lamentais d’aller voir ce film comme si je partais travailler a la mine, oui, moi le père indigne qui, tel le Schtroumpf grognon, ait râlé tout le long du trajet, et même, en début d’article. Et ben, je vais faire court (car bon, franchement, je ne vais pas y passer des heures non plus, après tout, ce n’est que les Schtroumpfs) et que vu que je n’attendais absolument rien de cette adaptation, mais alors, strictement rien, et ben, finalement, et a ma grande surprise, disons que… bah, ce n’était pas si nul que ca. Oh, bien sur, il faut savoir relativiser la chose, nous parlons la d’une simple adaptation qui ne restera surement pas dans les annales, loin de la : entre des situations vues et revues, des bons sentiments a foisons, des gags tout sauf originaux et puis cette détestable habitude qu’ont les américains de délocaliser tout et n’importe quoi a New York comme si c’était impossible de faire une histoire avec les Schtroumpfs sans que ceux-ci ne mettent les pieds la bas (et accessoirement, au vingt et unième siècle, cela va de soit), force est de constater que ce film ne partait pas avec tous les avantages nécessaires pour en faire une réussite. Quant a la 3D, franchement, il faut arrêter de se moquer du monde, elle apporte quoi au film ? Rien, strictement rien si ce n’est quelques rarissimes scènes par ci par la, ce qui m’a fait penser au très moyen Shrek IV, exemple parfait du fait et qui me fait dire que la 3D oui, mais quand ca vaut le coup, c'est-à-dire, pas souvent en fait.

Mais malgré tout, comme je vous l’ai dit, j’ai quand même aimé un peu ces fameux Schtroumpfs, je ne sais pas, c’est pourtant débile mais certaines situations, certains gags qui font mouche et puis Gargamel et Azraël, ils forment tout de même un duo de loosers magnifiques, comme je les aime ! Bien entendu, tout cela ne restera pas dans les annales, loin de la, mais tout de même, au final, j’aurais passé un bon moment – parfois marrant – avec les enfants, et ca, c’est le principal après tout : une sortie en famille réussie.

MILLÉNAIRE : LES CHIENS DE DIEU


MILLÉNAIRE : LES CHIENS DE DIEU

Raedwald parcourt les routes du Haut Moyen Age accompagné de son compagnon Arnulf, un géant surnommé Poing de Fer en raison de sa force de frappe naturelle. Raedwald s'est spécialisé dans le trafic de reliques, un commerce fort lucratif en cette période troublée qui voit l'an Mille et ses promesses d'apocalypses s'approcher à grands pas. C'est au détour d'un chemin forestier que les deux voyageurs tombent sur les restes d'un convoi attaqué quelques heures plus tôt. Au milieu des débris et cadavres calcinés, un homme a survécu au massacre. Raedwald décide d'emmener le grand brûlé à l'abbaye de Santenay, où se trouve la relique de Saint Polycarpe, connue pour soigner ce type de blessure. Les deux baroudeurs vont alors découvrir que parmi les victimes du convoi figuraient des proches du roi Hugues Capet... Le début d'un thriller historique où le surnaturel n'est jamais loin, servit par le trait concis et puissant de François Miville-Dechêne. Un must du genre.

Il est parfois amusant de voir par quels chemins tortueux, l’on peut retrouver certains auteurs perdus de vus depuis des années. Ma dernière critique BD était consacrée à Reconquêtes, du duo Sylvain Runberg, au scénario, et François Miville-Dechêne, aux dessins, par ailleurs, un titre qui – si vous avez lu mon avis que j’ai publié hier – m’avait plus qu’enthousiasmer. Et lorsque, il y a déjà quelques mois, j’avais appris la sortie de celle-ci, je m’étais alors renseigner un petit peu sur tout ce qui entourait ce premier tome d’une toute nouvelle saga, et, justement, je découvris avec une certaine surprise que le dessinateur – par ailleurs, fort talentueux – le sieur Miville-Dechêne, avait autrefois, il y a quelques années déjà, officier sur un autre cycle intitulé Millénaire, une série qui avait pour scénariste, un certain Richard D. Nolane. Quelqu’un qui était loin d’être un inconnu pour moi puisque j’avais, en quelque sorte, fais sa connaissance des années plus tôt suite à une trilogie de trois livres consacrés aux énigmes : Autrefois les Extraterrestres (ouvrage consacré aux témoignages d’apparitions d’OVNIS dans notre passé), Monstres des lacs et des océans et Sur les traces du Yéti et autres animaux clandestins (ceux-ci parlant bien évidement de cryptozoologie). Ces trois œuvres, lors de leurs sorties, m’avaient tellement plu qu’elles furent longtemps mes livres de chevets, lus et relus a de multiples reprises (en particulier le premier) et conditionnaires, en quelque sorte, l’adulte que je devint ensuite. Par la suite, j’avais appris que Richard D. Nolane avait été scénariste de BD, mais a l’époque, ayant d’autres préoccupations, je ne m’étais pas préoccuper de celle-ci ; le temps passa, et pour être franc, je finis par oublier totalement ce fait, et ce, jusqu'à il y a quelques mois a peine. Du coup, entre les souvenirs de celui-ci qui me revinrent, mais aussi, fait non négligeable, grâce au talent de François Miville-Dechêne, l’envie me prit de découvrir et de me procurer cette fameuse série, ce Millénaire, dont je vais vous parler du premier tome aujourd’hui.

Bon, déjà, si ce n’était pas ma découverte tardive d’Arawn, dont je vous ai parler ici même il n’y a pas longtemps, a la base, c’était l’intégralité de Millénaire, c'est-à-dire cinq albums, qui auraient eu droit de citer ; les choses étant ce qu’elles sont, je me contenterais donc, pour le moment, de ce premier tome, intitulé Les chiens de Dieu, la suite étant remise a plus tard, disons, quant j’aurais un peu plus les moyens de me les procurer. Quoi qu’il en soit, j’étais assez enthousiaste quand a l’achat de cette BD ; pour les raisons déjà citées plus haut, bien évidement, mais également pour le synopsis de celle-ci : l’action se déroule en plein Moyen-âge, juste avant l’an 1000, symbole de tant de terreurs de fin du monde (bah oui, les craintes sur l’an 2000 n’étaient pas une première), mais un Moyen-âge légèrement différent du notre puisque emprunt de merveilleux ; ainsi, entre un curieux Roi de France qui semble être revenu du royaume des morts, des reliques de saints qui fonctionnent pour de bon (enfin, sauf quand elles refusent), de curieuses créatures millénaires nommées goules mais aussi, un Moyen-âge où des visiteurs de l’espace (ou du moins d’un autre monde), les Sylphes, se baladent tranquillement au sus de tous, prenant même une part active dans les intrigues de palais, force est de constater que l’univers de Millénaire est pour le moins étrange, oscillant entre une certaine Fantasy, mais également carrément de la SF pour les fameux Sylphes. Mais si ce parti pris, ce choix de l’auteur a put en étonner plus d’un, personnellement, cela ne me surpris pas le moins du monde de la part de Richard D. Nolane : grand amateur d’énigmes et de mystères en tout genre, que celui-ci, dans son scénario, utilise des éléments que l’on pourra qualifier de paranormaux est plus que logique. Et puis, il suffit d’avoir lu son ouvrage consacré aux apparitions d’OVNIS dans l’histoire, Autrefois les Extraterrestres, pour faire le lien entre les Sylphes et les Magonians, ces fameux visiteurs du ciel du Moyen-âge. Bref, entre des auteurs que j’apprécie et un synopsis presque fait pour moi, comment ne pouvais-je ne pas être presser de découvrir ce fameux Millénaire ?

Curieusement, j’ai été loin d’être franchement enthousiasmé suite à la lecture de ce premier tome, Les chiens de Dieu, en tout cas, bien moins qu’avec celui de Reconquêtes. Tout d’abord, un petit mot de François Miville-Dechêne : si ses dessins sont de très bonne facture, sans nul doute, et que la qualité graphique de l’album n’est absolument pas remise en cause, il est indéniable que l’on sent bien que celui-ci accuse, vis-à-vis de ses travaux plus récents, presque dix ans d’âge ; si cela reste plus que correct (bah oui, c’est tout de même superbe), j’ai préféré largement le premier tome de Reconquêtes. Ensuite, si j’ai apprécié l’univers (et pour cela, je pense que mes propres gouts n’y sont pas pour rien), j’ai notamment moins accroché a l’intrigue en général. Certes, elle est intéressante, cette idée d’une enquête juste avant l’an 1000 avec des éléments paranormaux en tout genre, mais est ce en raison de mon manque d’intérêt pour les deux protagonistes principaux de l’histoire – le marchand de reliques, pourtant charismatique, avec son compère, le Bud Spencer du pauvre qui passe tout l’album a picoler et a taper sur tout ce qui bouge – ou bien pour un final certes pas forcement décevant en soit mais loin d’être transcendant non plus.

D’ailleurs, je me demande si en fait, le problème, ce n’est pas le fait que j’attendais énormément de cette BD, et que, du coup, surtout après la lecture de Reconquêtes – celui-ci tout bonnement génial – ce premier tome de Millénaire m’est apparu légèrement plus fade. Car les qualités sont néanmoins nombreuses, c’est un fait incontestable, et j’ai tout de même apprécié cette histoire, au point même, d’être prêt à me lancer dans l’achat de sa suite. De plus, je pense que Millénaire est le genre de saga qui s’apprécie plus dans son intégralité, et si ce premier tome, tout en étant correct, fut loin de m’enthousiasmer, je n’en reste pas moins optimiste pour la suite.

lundi 8 août 2011

LA FORÊT DES MYTHAGOS : LE PASSE-BROUSSAILLE


LA FORÊT DES MYTHAGOS : LE PASSE-BROUSSAILLE

Le corps d'Alex Bradley est retrouvé sans vie à l'orée de la forêt de Ryhope. Disparu quelques mois plus tôt, le jeune garçon avait jadis reçu les confidences de James Keeton, dont la fille Tallis avait disparu dans sa quête de Lavondyss, le centre mythique de Ryhope. Mais Alex est-il bien mort ? Parce qu'il refuse l'évidence, son père va à son tour pénétrer le bois mystérieux ; un périple qui le conduira au cœur des rêves - et des cauchemars - de l'humanité... Retour dans la forêt de Ryhope, ce mystérieux labyrinthe végétal de la vieille Angleterre capable de donner corps aux créations de l'inconscient collectif, aux héros et peuplades des mythes et légendes, à ce que le professeur Huxley, un des derniers explorateurs de la forêt, appelait les mythagos...

Il y a de cela quelques semaines déjà, et suite a la lecture du Codex Merlin, autre cycle majeur de Robert Holdstock et qui m’avait fait découvrir cet auteur, il y a de cela quelques années, je m’étais finalement lancé dans la lecture maintes fois repoussée de la cultissime tétralogie de La Forêt des Mythagos, le cycle majeur du regretté auteur, celui qui, a tout jamais, le fit entrée au panthéon des plus grands enchanteurs de la fin du vingtième siècle. Ainsi, entre le premier tome, sobrement intitulé La Forêt des Mythagos, et qui m’avait émerveiller et captiver de la meilleur des façons, me faisant découvrir tout un univers a la fois onirique et dangereux, où mythes et héros, quelques soient leur ancienneté, prenaient forme et vie dans la fameuse forêt de Ryhope, puis, avec le complexe Lavondyss, a la lecture certes ardue, mais qui, dans un style assez différent, avait su, lui aussi conquérir mon approbation, force est de constater que la première moitié du cycle m’avait tellement plu que jusque la, c’était le sans faute parfait, mais aussi et surtout, la confirmation que je me trouvais là devant un très grand cycle ; certes méconnu du grand public, pour moult raisons déjà évoquées ici même, mais indéniablement indispensable a tout amateur de fantastique, de merveilleux mais aussi et surtout, de vieilles légendes.

Ainsi, ce fut avec un enthousiasme non dissimulé que je me suis lancé dans la lecture de ce troisième tome de la saga, le fameux Passe-broussailles. Bien évidement, avec l’expérience acquise avec les deux premiers volumes de La Forêt des Mythagos, tous deux de style assez différents, en particulier dans la narration, mais pas uniquement, je me disais, avant coup, que cette suite comporterait des différences habituelles, de nouveaux protagonistes, une nouvelle intrigue avec, en toile de fond, toujours cette étrange et merveilleuse Forêt de Ryhope, mais ce que ce je ne m’attendais pas, c’est d’être déçu. Et pourtant, ce fut ce qui arriva, a ma grande surprise.

Le mot décevoir est peut être exagérer quand je parle de ce Passe-broussailles, après tout, le livre en lui-même n’est pas exempt de qualités, par ailleurs forts nombreuses et que l’on retrouve dans le reste de la série : tout d’abords, bien entendu, ce bois ; toujours aussi mystérieux, l’auteur nous entraine dans de nouveaux lieux, nous fait connaître de nouvelles facettes de celui-ci et, plutôt que de répondre aux énigmes laissées en suspens a son sujet et aux nombreuses questions que l’on pouvait fort logiquement se poser, il complexifie encore plus tout cela, ce qui fait que le peu de certitudes que l’on pouvait avoir volent un peu en éclat. Personnellement, j’ai trouvé cela pas mal. Ensuite, j’ai apprécié les protagonistes de cette nouvelle histoire. Que ce soit Richard Bradley, désespéré d’avoir perdu son fils et qui fait tout pour le retrouver, tellement humain qu’il en devient attachant, l’étrange femme qu’il rencontre, d’origine indienne, et sur qui plane bien des mystères, en particulier sur les origines de sa tribu, le « géant » breton au grand cœur, grande gueule devant l’éternel et bon vivant, mais aussi un certain Jason, a mille lieux de celui de la mythologie grecque mais qui – pour avoir lu le Codex Merlin – préfigure celui que Holdstock développera ultérieurement, force est de constater que ceux-ci sont hauts en couleurs. De même, j’ai particulièrement apprécier le fait – déjà entrevu dans le premier tome – que le Bois de Ryhope ne soit pas le seul a être « magique », qu’en d’autres lieux, de part le monde, il existe d’anciens vestiges de cette forêt primordiale et où les légendes sont vivantes ; et forcement, du coté de la Bretagne…

Mais malheureusement, malgré tous ces points positifs, j’ai moins accroché lors de ce troisième tome que lors des précédents. Est-ce parce que les deux premiers étaient tout bonnement exceptionnels et que, du coup, Le Passe-broussaille étant juste bon, cela s’est ressenti dans mon appréciation finale ? Peut être un peu après tout, cela n’est pas impossible surtout que je me dis que ce n’est tout de même pas facile de passer après un monument comme Lavondyss. Ensuite, tout n’est pas clair dans cette histoire et il subsiste bien trop de zones d’ombre pour que je puisse ne pas en faire cas : ainsi, ces fameux chercheurs sont bien au courant des mystères entourant le Bois de Ryhope et plus particulièrement des recherches d’ Huxley, des décennies plus tôt, mais comment, par quel moyen ont-ils put en savoir autant sur un homme présenté comme très discret ? Assez curieux tout de même selon moi. Pour finir, l’intrigue principale, la fameuse recherche d’Alex Bradley m’aura moins passionner que celles des deux premiers tomes, non pas qu’elle soit inintéressante en soit, surtout qu’il y a de très bons passages, mais franchement, quand je repense a la rivalité des deux frères pour conquérir l’amour de cette sublime princesse celte qui avait déjà fait perdre la tête a leurs père dans La Forêt des Mythagos ou au destin de Tallis dans Lavondyss, et ben, il n’y a pas photo pour moi.

Du coup, pour toutes ces raisons, j’aurais moins accroché à ce troisième tome. Bien évidement, il faut savoir relativiser mes propos, après tout Le Passe-broussailles reste un très bon roman qui ne dénote absolument pas vis-à-vis du reste du cycle. Possédant de bonnes idées, de forts bons passages et des personnages assez attachants, il m’aura tout de même laisser un bon souvenir, cependant, il souffre indéniablement de la comparaison avec ses prédécesseurs qui eux, avaient mis la barre tellement haut que, du coup, ce troisième tome apparaît forcement comme inférieur. Bien évidement, tout cela reste une affaire de gouts et tous n’auront pas le même avis que le mien, mais ce qui est sur, c’est que, de mon point de vu personnel, rien n’a changer quand a mon avis sur cette Forêt des Mythagos et que la valeur de ce cycle n’est absolument pas remise en cause. Reste à savoir si la conclusion de celui-ci sera à la hauteur ?

RECONQUÊTES : LA HORDE DES VIVANTS


RECONQUÊTES : LA HORDE DES VIVANTS

En ces temps ancestraux, aux confins de la mythologie, deux peuples d’Asie mineure, les hittites et les scythes, se livrent à une guerre impitoyable. Pour faire face à l’organisation militaire des hittites, qui viennent de prendre la cité d’Urar, les souverains de 3 royaumes scythes surpassent leurs rivalités et unissent leurs armées. Marak, roi des Callipides, Simissée, reine des Sarmates et Kymris, roi des cimmériens, préparent ainsi leur contre-offensive en la cité d’Haumavarka. Dans ce contexte pré-martial, la scribe Thusia est envoyée par le roi babylonien Hammurabi, allié des Scythes. Elle a pour mission de relater par écrit le conflit afin de consigner cette geste épique dans la grande bibliothèque de Babylone. Après quelques tergiversations d’ordre politique, les 3 souverains l’acceptent. Les scythes sont également accompagnés des 5 vieux sorciers atlantes, derniers représentants vivants de leur civilisation immergé. La formidable « horde des vivants » se met alors en route, composée de milliers de combattants de tous types, de palais roulants, d’éléphants, d’ours domptés, mais aussi de créatures mystérieuses et réputées terrifiantes, contenues dans des cages opaques. Pourtant, lorsque les oracles invoquent les forces divinatoires, par des danses rituelles ou des sacrifices humains, les prophéties qui en ressortent n’augurent rien de bon…

Cela faisait déjà pas mal de temps que je m’étais procurer cette bande dessinée, ce fameux premier tome d’une toute nouvelle série intitulé Reconquêtes ; paru en mai dernier, elle fut mienne des le mois de juin mais, entre le manque de temps de ce mois la pour raisons professionnelles, puis, en juillet, d’autres titres a lire et qui attendaient eux aussi depuis un certain temps, mais aussi, ne l’oublions pas, des découvertes de certaines œuvres, en particulier l’excellent Arawn – où je me suis taper tout de même les quatre tomes parus jusqu'à ce jour d’un seul coup ou presque – j’ai du modifier mon emploi du temps prévisionnel de mes lectures, voir même de mes achats a venir puisque du coup, c’est une autre série (celle là, complète), Millénaire, qui est rester sur le carreau et qui, excepter le premier volume que je compte attaquer bientôt, verra l’achat de sa suite (quatre tomes encore) reporter a la rentrée. Du coup, on pourra dire que j’aurais mis du temps avant d’enfin, lire l’une des BD que j’attendais le plus ces derniers mois, l’une de celle qui, de part son synopsis, m’enthousiasmait le plus, je veux bien évidement parler de Reconquêtes. Mais finalement, j’ai tout de même réussi a caser une bonne heure pour le faire, et ce fut donc, dans la nuit de vendredi a samedi, qu’enfin, j’ai lu ce premier tome de ce qui s’annonce, sans nul doute possible, être une très bonne série.

Ayant découvert ce fameux premier tome, intitulé La horde des vivants, il y a de cela quelques mois, sur un site consacré a la BD (maintenant, lequel, je ne saurais vous le dire, a force de les fréquenter tous, je m’y perds), j’ai tout de suite été conquis par cette nouvelle saga qui avait tout pour me plaire de part son synopsis : l’action se déroulant en un temps et un lieu tout bonnement rarissime dans les productions habituelles (et pas uniquement dans le petit monde de la bande dessinée par ailleurs), c'est-à-dire, le moyen orient et le croissant fertile, l’Anatolie du temps de l’antiquité et des premières citées états, c'est-à-dire Babylone, Ur, Uruk et tant d’autres, et les protagonistes étant des représentants de ces fameux peuples, aujourd’hui oubliés, comme les Scythes, bien évidement, mais également les Hittites, les Babyloniens et autres Assyriens, je ne pouvais – question de gout personnel – qu’être, a l’avance, subjuguer par ce Reconquêtes ; car probablement ne l’ais je jamais signaler sur ce blog, mais j’ai une grande passion, depuis de nombreuses années, pour cette période de l’histoire qui est pourtant fort mal connue en temps normal. Après tout, les programmes scolaires étant ce qu’ils sont, force est de constater que sur les bancs du collège, a part les Egyptiens et les Hébreux, on passait vite aux Grecs puis au Romains, faisant totalement l’impasse sur une période plusieurs fois millénaire, et pourtant richissime ; Sumer, les premières citées, le croissant fertile, l’origine de l’écriture et surtout, tant de peuples passés sous silence dans un programme scolaire décidément mal fait. Et si je me suis pris de passion pour ces peuples et leur histoire, ce fut bien plus tard, jeune adulte, par moi-même, par le biais d’ouvrages et de quelques rares reportages. Et depuis, c'est-à-dire, depuis près de quinze ans, je ne cesse de scruter, inlassablement, la moindre œuvre en rapport avec ces peuples, me jetant dessus des que j’en trouve, sauf que le problème, c’est qu’il n’y en a pas tant que ca, ou, du moins, pas autant que je le souhaiterais.

Du coup, vous imaginer bien ma joie en découvrant le synopsis de ce Reconquêtes, cette histoire de conflits entre Hittites et Scythes avec, au beau milieu, une scribe Babylonienne. Surtout qu’en plus, les auteurs avaient été beaucoup plus loin, et la aussi, cela n’était pas pour me déplaire. Sylvain Runberg, le scénariste, ne s’est pas contenté de nous narrer un simple récit guerrier se déroulant il y a trois mille ans, dans les sables du proche orient, non, tout en utilisant des peuples, des lieux et une époque tout a fait réelle, il n’hésitât pas a saupoudrer celle-ci de la plus judicieuse des façons, rendant celle-ci… comment dire, plus fantastique que dans la réalité. Ainsi, dans Reconquêtes, nous trouvons des éléments qui ne dénoteraient pas dans une œuvre de Fantasy comme, en premier lieu, ces fameux survivants Atlantes, mais aussi, ces fameuses Sarmates qui ne sont rien d’autres que les fameuses Amazones, et puis, ces pachydermes de combats, ne sont-ils pas des mammouths (certes ils n’ont pas de poils mais les spécimens qui vivaient dans les régions plus chaudes n’étaient pas couverts de fourrures), et que dire de ces sublimes Indricotherium – les plus grands mammifères qui aient foulés le sol de notre planète et normalement éteints quelques milliers d’années plus tôt – rencontrés a un moment donné par la Horde sauvage, sans oublier, bien évidement, tout ce que l’on nous cache pour le moment : qu’elles sont donc ces curieuses créatures transportées par la Horde et dont on ne sait rien ? Et si l’on ajoute a cela des pouvoirs mentaux pour les Atlantes, par exemple, vous comprenez que le monde de Reconquêtes est un univers en quelque sorte idéalisé de notre passé ou magie et merveilleux n’en est pas absent. Et forcement, oui, forcement, comment tout cela ne pouvait-il pas me plaire ? C’était comme si ce sieur Sylvain Runberg avait lu dans mes pensées, dans mes désirs les plus fous et en avait sortit le synopsis parfait a mes yeux !

Mais ce n’est pas tout, car j’ai laissé le meilleur pour la fin : les dessins. Décidément, ces temps ci, je ne peux franchement pas me plaindre pour ce qui est du choix de mes BD ; entre Arawn qui avait déjà mis la barre très haute, voila qu’avec ce premier tome de Reconquêtes, on atteint des degrés rarement atteints de qualité graphique. Bien évidement, ici, le style de François Miville-Deschênes est plus réaliste que celui de la saga celtique précité, mais tout en étant fortement différent, j’ai tout bonnement adoré ; sincèrement, c’est de toute beauté et déjà, si la couverture m’avait carrément enchanté, l’intérieur, en plus de confirmer celle-ci, me subjugua littéralement : c’est tout bonnement du grand art, sans nul doutes, et sincèrement, quand je vois une œuvre dans ce genre, je ne peux que m’incliner et saluer bien bas ce dessinateur que je ne connaissais pas (oui, je l’avoue), mais que je vais tenir a l’œil de très prêt (d’où, également, mon envie de découvrir Millénaires) car il le mérite.

Comme il fallait s’y attendre, La Horde des vivants, premier tome de Reconquêtes, permet surtout aux auteurs de poser leur univers, leurs personnages, les enjeux en cours mais ce n’est pas tout : déjà, des énigmes et des interrogations ne peuvent que titiller l’attention du lecteur, déjà, quelques coups de théâtre surviennent et, chose hautement appréciable, pour une fois, on n’a pas besoin d’attendre le deuxième tome pour que l’histoire démarre ; dès ce premier tome, on en voit de toutes les couleurs et l’intrigue est plus que bien lancée. Bien évidement, et au vu de tout ce que je viens d’écrire, vous vous doutez bien que j’ai fortement apprécié cette BD, et vous n’avez pas tord. D’ailleurs, je vous avoue même que j’ai été agréablement surpris par celle-ci ; certes, j’en attendais beaucoup, certes, je me disais a l’avance que celle-ci risquait fort de me plaire, mais a ce point, non, je ne l’imaginais nullement. Car oui, La Horde des vivants m’a captivé comme fort rarement et d’ailleurs, je ne lui trouve vraiment aucun point faible, tout étant, à mes yeux, parfait de la première a la dernière page. Forcement, devant cet indéniable coup de cœur, il va falloir que désormais, je sois patient, très patient car la suite ne sera bien évidement pas pour tout de suite (il faut savoir laisser le temps au temps), mais qu’est ce que j’ai hâte de la lire ! Ah, si toutes les bandes dessinées pouvaient me faire le même effet que ce premier tome de Reconquêtes

dimanche 7 août 2011

SUPER 8


SUPER 8

Été 1979, dans une petite ville de l’Ohio nommée Lillian. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Un pick-up se précipite vers un train de marchandise et cause son déraillement. Arrivant sur les lieux de l'accident, ils découvrent d'étranges cubes blancs ainsi que leur professeur de biologie, le Dr Woodward, qui les enjoint de ne jamais révéler ce qu'ils ont vu. Peu après, des disparitions étonnantes d'objets électroniques et de personnes se produisent en ville. L'armée force la population à évacuer la localité, mais le jeune Joe y retourne avec ses amis pour retrouver Alice. Ayant mis la main sur des documents appartenant au Dr. Woodward, ils découvrent que celui-ci a travaillé sur un programme secret au cours duquel le gouvernement a capturé un extraterrestre qui s'est écrasé dans la région en 1958.

Bon, quittons mes petits délires personnels avec mes choix de films pour le moins curieux (voir ma dernière critique ciné sur Les Tuche) pour une œuvre cinématographique d’un tout autre acabit, et qui elle, mérite amplement le déplacement au cinéma ainsi que le prix des billets, je veux bien évidement parler de l’un des films du moment (d’un autre coté, cet été est loin d’être franchement productif), je veux bien évidement parler de Super 8 (mais cela, au vu du titre et de l’affiche, je pense que vous vous en doutiez). Pour être tout a fait franc, je n’ai entendu parler de ce film que depuis peu de temps, étant tombé sur la bande annonce de celui-ci il y a environ une semaine a peine ; mais celle-ci, m’intrigua tellement que l’envie me pris de voir ce fameux Super 8. Oh, bien sur, pas l’une de ces grandes envies que je peux avoir de temps en temps, devant une quelconque œuvre qui a de fortes chances d’être un chef d’œuvre, ou, du moins, un très bon film ; ce n’était pas non plus le truc de la mort qui tue que j’attendais avec impatience, non, rien de tout ca et avant tout, une curiosité vis-à-vis de ce film qui était présenté comme étant avant tout un hommage a Steven Spielberg et a son œuvre. Ainsi, n’avais je pas lut quelque chose dans le genre : « J. J. Abrams rend hommage au cinéma de Spielberg ». Et cette affiche, qui forcement, en rappelais d’autres, cette bande annonce, qui elle aussi put me rappeler d’autres films, bref, tout un tas d’éléments qui ne signifiaient nullement que Super 8 allait être un bon film, mais qui au moins, donnait envie d’en savoir plus a son sujet.

Dans le petit monde des spécialistes des séries, le nom de J. J. Abrams est assez renommé, en particulier pour sa série phare, LOST. Personnellement, je ne saurais en juger puisque, aussi incroyable que cela puisse paraître, je n’ai jamais, mais alors jamais, vu le moindre épisode de cette série sur des naufragées dont je ne sais quelle ile où il se passait des trucs bizarres (apparemment, c’est ce que j’ai put en entendre parler). Mais quoi qu’il en soit, tout en étant un parfait néophyte vis-à-vis du bonhomme, c’était un petit gage de qualité, ensuite, le fait que ce film soit avant tout un hommage a fortement jouer dans mon envie de le voir. Quoi que je puisse penser du sieur Spielberg de nos jours, quoi que je puisse éprouver vis-à-vis de pas mal de ses vieilles productions, force et de constater que celles-ci auront, a un moment ou un autre, marquer ma vie, comme ce fut le cas pour des millions d’autres personnes depuis une bonne trentaine d’années. Et justement, c’est la où je veux en venir : Super 8 est, a mon avis, un film qui marchera et fera mouche en particulier aux fameux trentenaires ; nostalgie quant tu nous tiens. Ainsi, en voyant celui-ci, je n’ai pas put m’empêcher de me croire retourner en enfance, notant les références a E.T par ci, aux Goonies par la, voir même a Rencontres du troisième type, bref, a tout un cinéma qui peut paraître désuet aux jeunes générations blasées de tout mais qui nous avaient fortement marquer a nous, les plus vieux. Et du coup, entre petits clins d’œil bienvenus, fortes ressemblances avec les œuvres précitées, voir même, coup de génie du sieur Abrams selon moi, une certaine façon de filmer particulière, avec quelques défauts sentant bon les années 70/80, la première partie de Super 8 fut a mes yeux, oh, pas forcement un moment d’extase a nul autre pareil, mais au moins, un très bon moment. Imaginez donc un peu que j’ai même réussi à avaler la sacrée couleuvre qu’est le fait que les héros soient des enfants ; perso, je déteste profondément, mais la, ca passe, plutôt bien même. Bref, mais vous l’avez compris, j’ai parfaitement accroché, à la fois au concept, au synopsis, mais aussi et surtout, au fait que tout cela soit avant tout un hommage, et un bon d’ailleurs.

Et c’est la que je me pose quelques questions au sujet de Super 8. Comment une personne, bien plus jeune que moi, par exemple, un ado, qui n’aura jamais vu ces fameux vieux films de Spielberg, ces monuments que furent pour toute une génération, par exemple, E.T ou les Goonies, bref, comment cet ado réagira devant Super 8 privé de tout le coté « historique » qui lui est lié. Aimera t-il, détestera t-il ? Sincèrement, je ne saurais quoi répondre (d’ailleurs, si des jeunes tombent sur cette critique et veulent donner leur avis, je les y invite vivement) mais personnellement, dans mon cas, c’est le coté « film fait a la façon de Spielberg de la grande époque » qui m’a fait aimer ce Super 8, enfin, surtout ca d’ailleurs car force est de constater qu’il faut également savoir relativiser la chose et qu’en aucun cas, ce film est un chef d’œuvre.

Tout d’abord, si j’ai put apprécier le film dans le film, ce fameux court métrage amateur fait par les gamins tout au long de Super 8 – et qui justifie justement le titre de cette œuvre, et oui, c’était bien avant le numérique… que de souvenirs – avec cette histoire de zombis tellement naïve et attachante a la fois et qui m’a fait penser que tout de même, on s’éclatait peut être plus sans les jeux vidéos et internet, si j’ai trouver les jeunes acteurs assez bons dans l’ensemble et plus particulièrement Elle Fanning, tout bonnement exceptionnelle dans une scène d’une intensité incroyable (et pourtant, il ne s’agissait que du fameux tournage amateur), il y a tout de même pas mal de trucs qui ne sont pas passés : déjà, le final, d’une niaiserie incroyable ; franchement, était on obliger de se taper une telle fin, absolument pas crédible pour un sou avec ce rapport enfant/Alien, cet échange de regard, cette compréhension mutuelle, bref, cette soupe indigeste qui m’a rappeler pourquoi, même jeune, je n’aimais pas E.T. Et puis tous ces bons sentiments, ces pères qui se détestent mais qui se réconcilient en partant sauver leurs enfants, tous ces morts au kilomètre carré, sauf, justement, les enfants et puis ce que j’appellerais « la scène la plus conne de tous les temps » et où je suis obliger de spoiler a mort : retenu prisonnier par l’armée, le Dr. Woodward (qui déjà a la base, aurait dut y passer lors de la collision du train mais bref) refuse de parler et de livrer ses secrets, du coup, comme nos amis les militaires n’apprennent pas ce qu’ils veulent savoir, au lieu de continuer a l’interroger, de le torturer pour qu’il parle voir même, qui sait, de lui donner un quelconque sérum de vérité, bah ils le tuent, tout simplement. Comme ca, ils savaient rien, bah ils en sauront encore moins. Et la, je suis désolé mais quand je vois une telle scène, tellement débile, je ne peux pas accepter une telle aberration. Enfin bon, assez débile mais pas gravissime non plus.

Mais peut être que tous ces bons sentiments, ces fins a l’eau de rose, ces héros invincibles, bah c’était aussi ca les films de Spielberg et que, forcement, Super 8 ne pouvait que se conclure que de la sorte. Bien évidement, avec du recul et un sacré paquet d’années pris, je n’accepte plus cela, mais plus jeune, bien plus jeune, comment j’aurais réagis ? Bonne question, maintenant, de la a y répondre… Quoi qu’il en soit, entre moult qualités et quelques défauts également, j’ai tout de même apprécié Super 8 ; oh bien sur, comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas du tout un chef d’œuvre mais bon, cela reste quand même un film agréable, un fort bel hommage à une certaine forme de cinéma de ma jeunesse, et au moins sur ce point, il est parfaitement réussie, sans nul doute. Je ne sais pas ce que les plus jeunes peuvent éventuellement penser de ce Super 8, mais personnellement, j’aurais tout de même passé un agréable moment, peut être comme si, soudainement, j’étais un peu retombé en enfance… et c’était probablement là le but de ce film ?

LES TUCHE


LES TUCHE

A Bouzolles, tout le monde connaît la famille Tuche. Jeff, Cathy et leurs trois enfants vivent du système D. Respectueuse de la philosophie Tuche, « l’homme n’est pas fait pour travailler », toute la famille s’emploie à être heureuse malgré le cruel manque de revenus. Leurs vies étaient toutes tracées. Ils seraient toujours pauvres, mais heureux. Mais un bouleversement va mettre en péril ce fragile équilibre. Les Tuche vont devenir riches, très riches. 100 millions d’euros gagnés à L’Euroloterie vont tout changer. Quitte à changer de vie, autant changer de lieu. Quoi de plus logique pour les Tuche que d’aller vivre à Monaco, là où Cathy a toujours rêvé d’habiter. Ils devront se faire accepter, s’intégrer dans leur nouvelle patrie, changer leurs habitudes sans changer leurs sentiments. La partie n’est pas gagnée pour cette famille qui a comme adage « Tuche pour un, Un pour Tuche ».

Par curiosité, car je me suis posé la question ce jeudi, je me suis demander quand est ce que j’avais été au cinéma pour la dernière fois, et sincèrement, j’avoue que je ne m’en souvenais pas le moins du monde. Bon, déjà, une certitude : ce n’était pas cette année, ensuite, impossible de me rappeler le dernier film que j’avais put avoir vu sur grand écran avec ma femme (d’un autre coté, vu que je n’y vais pas seul, c’était forcement avec elle) ce qui signifiait que c’était forcement il y belle lurette. Mon blog ayant tout de même parfois son utilité, j’ai effectué une petite recherche sur mes critiques cinés, remontant dans le temps et me rendant compte que, la dernière fois que j’avais put mettre les pieds dans une salle obscure, c’était en novembre 2010 pour un film qui ne m’avait, par ailleurs, pas laisser un immense souvenir : Elle s’appelait Sarah. Bref, environ dix mois que je n’avais pas mis les pieds au ciné, et la, en quarante huit heures, deux fois ; mais si la prochaine critique que je vais vous proposer (aujourd’hui ou demain, c’est selon ma vitesse de frappe et mon inspiration), Super 8, peut selon mes critères, justifier un déplacement au ciné, il me parait indéniable que le film qui nous préoccupe maintenant, Les Tuche donc, est d’un tout autre calibre. Enfin, il ne joue pas du tout dans la même catégorie.

Ceci étant dit – pour la petite histoire mais aussi pour éviter que cette critique ne fasse que quelques lignes – que pourrais-je dire au sujet de cette comédie française qu’est Les Tuche ? Tout d’abord, il me semble qu’avec une affiche dans ce genre la et un titre aussi, hum, comment dire, remarquable, on sait par avance que tout cela ne volera pas bien haut. Ensuite, il y a les acteurs avec, en tête de liste, l’inimitable Jean-Paul Rouve mais aussi Isabelle Nanty, histoire que la fête soit plus folle. Et puis le synopsis, excusez du peu ; tenant a peine sur un misérable timbre poste, celui-ci a pour sujet les péripéties d’une indécrottable famille de chômeurs et qui sont fiers de l’être qui, du jour au lendemain, se retrouvent millionnaires et partent vivre a Monaco – soupirs de dépits – et cela, tout simplement parce que madame adore la Princesse Stéphanie. Forcement, ceci étant dit, que peut-on attendre de ce film ? Franchement, rien ou, du moins, pas grand-chose. D’ailleurs, peut être vous posez vous quelques questions a mon sujet : il est bizarre ce Feanor tout de même qui, de temps en temps, nous sort tout de même de sacrets navets sur son blog ; et quelque part, vous n’auriez pas tord, surtout, oh combien, vis-à-vis d’un tel… euh, faute de mieux, appelons cela un film.

Et pourtant, et pourtant… Oui, je sais, Les Tuche ne révolutionnera absolument pas l’histoire du cinéma, ni tout simplement les comédies – françaises – tout court ; ce film est moyen, très moyen, les situations sont convenues au possible, il n’y a aucune surprise, les personnages sont caricaturaux comme jamais, les blagues vues et revues, il y a tout plein de bons sentiments y compris et surtout le fameux « l’argent ne fait pas le bonheur » qui, a force d’être utiliser Ad vitam æternam donne plus la nausée qu’autre chose, bref, ce long métrage possède a mes yeux, quasiment tous les défauts possibles et inimaginables qui me font fuir en temps normal et pourtant… et pourtant, j’ai rigoler. Oui, je l’avoue, j’ai ri, et pas qu’une seule fois, comme ca, par hasard, non, j’ai franchement ri, plusieurs fois, voir même, en certaines occasions, franchement. Mais alors, Les Tuche est-il finalement un bon film ? Nullement, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dis, cela serait vous mentir. Mais alors, est ce moi-même qui suis devenu fou pour pouvoir l’apprécier ? Non plus, tout simplement, oui, Les Tuche est un film débile, sans grand intérêt et accessoirement, a vite, très vite oublier, d’ailleurs, si je devais lui donner une note, elle serait franchement basse, mais au moins, pendant une heure et demi, il m’aura fait me marrer franchement, il m’aura détendu, je ne me serais pas prit la tête, j’aurais même vu quelques acteurs de Plus belle la vie ainsi que quelques tètes connues venues en guest, bref, il aura rempli son rôle, c'est-à-dire, me divertir, et franchement, c’est déjà pas mal.

mercredi 3 août 2011

ARAWN : LE CHAUDRON DE SANG


ARAWN : LE CHAUDRON DE SANG

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Je croyais connaître mon ennemi. Je le pensais loin de moi, sur les terres d’Erin... J’avais tort. Il avait toujours été là. Au plus près. Tout près de mon cœur. Je le croyais mon allié, mon ami, mon compagnon. J’avais une confiance aveugle en lui. J’écoutais ses paroles : Le Chaudron de Sang... Mais il s’est servi de moi, comme il s’est servi des autres. Pour accomplir son plan machiavélique...

Me voila déjà arriver au dernier tome paru de Arawn, le quatrième qui a pour nom, Le chaudron de sang, le fameux artefact magique et accessoirement, maléfique, que notre héros – enfin, c’est un bien grand mot – s’était procurer lors de son initiation lors du premier volume de la saga, et qui s’est avéré être, au fil du temps, bien moins fidèle que l’on pouvait le penser de prime abord, son allégeance et ses buts propres étant pour le moins obscurs. Mais sans rentrer dans les détails de cette saga afin de ne pas trop spoiler inutilement afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte pour ceux qui seraient tenter de se lancer dans cette bande dessinée, que vaut donc ce quatrième – et pour le moment, dernier – tome de Arawn, paru très récemment puisque datant du mois de juin dernier ; ce qui, bien évidement, signifie que je ne suis pas prêt de lire la suite, celle-ci ne sortant pas avant l’année prochaine forcement, bref, ca va être long. Mais pour le moment, restons en donc à ce quatrième tome de la série.

Et bien, et bien, tout d’abord, force est de constater que, tout d’abord, tout ce que j’avais put dire de positif vis-à-vis de celle-ci, dans son ensemble, est toujours valable : tant de par ses qualités scénaristiques, son intrigue, ses protagonistes hautement charismatiques, ses coups de théâtre ainsi que, surtout, ses dessins, sur quatre tomes, cette série place la barre très haut, sans nul doute. Ainsi, cette simple constatation étant faite, je pense qu’il est, du coup, inutile de me répéter sur ce que j’ai déjà dit à trois reprises lors de mes critiques précédentes. Cependant, je ne peux passer sous silence un petit défaut que j’ai put constater a la lecture de ce quatrième tome, et c’est du coté des dessins que je me tourne : en effet, pour la toute première fois depuis les débuts de la série, certains d’entre eux sont légèrement critiquables. En effet, quelques uns font un peu brouillons tandis que certaines perspectives m’ont semblé un peu tirer par les cheveux lors de certaines scènes ; bien évidement, rien de gravissime en soit, surtout que ces quelques défauts sont minimes, cependant, ceux-ci n’en existent pas moins et je ne pouvais pas en faire abstraction. Quoi qu’il en soit, cela n’empêche pas Sébastien Grenier de nous proposer une fois de plus un travail tout bonnement exceptionnel, qui, entre une couverture tout bonnement sublime – et qui représente une sombre déesse de la guerre celte – des planches qui alternent entre de grandes scènes de combats, tous plus spectaculaires les uns que les autres, que ce soient des batailles rangées ou de simples escarmouches (mais tous d’une violence extrême), et des scènes a priori plus calmes mais tout autant dramatiques de part les enjeux en court, le lecteur ne sait plus trop où donner de la tête surtout que, en plus des dessins, auquel la qualité de ceux-ci n’est plus une surprise depuis longtemps, révélations et coups de théâtre sont légions dans ce quatrième tome.

Ainsi, entre les premières pages qui reviennent fort judicieusement sur les origines de Siamh, la mère de nos quatre frères ennemis, et qui enfin, explique pourquoi celle-ci semble éternellement jeune (franchement, je n’arrêtais pas de me poser la question jusque la) et qui en surprendra plus d’un (certes, ce peuple est tout sauf original, mais ca marche très bien au demeurant), il me semble indéniable que cette introduction, tant attendue est l’un des moments forts de cet album ; surtout que, personnellement, j’ai adoré le peuple des hommes corbeaux. Ensuite, le court du récit normal est repris et si, contrairement au premier volume où l’on voyait souvent Arawn, dans son antre déambulant en racontant son histoire, on se contente désormais de quelques cases pour nous rappeler que tout cela n’est que la narration d’événements passés, cela n’est pas très gênant en soit. Ainsi, au fil d’événements hautement dramatiques – et qui, même pour l’un d’eux, en choquera plus d’un – de multiples trahisons, et pas uniquement dues a des humains (nous sommes dans un univers magique où, se méfier des objets n’est pas inutile) et de coups de théâtre pour le moins inattendus, le destin des quatre frères est en marche et plus rien, apparemment, ne pourra l’arrêter, et ce, au grand dam, et des principaux intéressés, mais aussi, de leur mère, Siamh. Du coup, dans Le chaudron de sang, les premiers sangs sont coulés, des personnages majeurs disparaissent, des drames se nouent, des révélations sont faites, un lointain danger est toujours en court, et surtout, surtout, l’un des frères y perdra la vie ; le premier a tomber, le premier à annoncer que l’on ne peut pas aller a l’encontre de son destin, et ce, quoi que l’on fasse.

Bref, comme ses prédécesseurs, Le chaudron de sang est un superbe album qui vient confirmer une fois de plus tout le bien que je peux penser de cette saga. Ni meilleur ni inférieur aux autres tomes de la série, il n’est que la preuve que celle-ci, Arawn, est tout aussi bonne depuis ses débuts, qu’il n’y a pas de temps morts et que ses multiples qualités sont toujours au rendez vous. D’ailleurs, c’est tout de même amusant de constater que j’aurais put passer littéralement a coté de ce qui est, a mes yeux, l’une des BD qui m’aura le plus plu c’est derniers temps et dont je ne taris pas les louanges a son sujet ; il aura suffit d’une place pour le premier tome en tête de gondole a la FNAC, d’une petite méprise, de quelques hésitations et, a ma grande surprise, c’était parti pour une série tout bonnement excellente. Bien évidement, après la lecture de ce quatrième tome qui, entre la scène du début avec les hommes corbeaux (amusant comme j’ai toujours aimé, depuis ma plus tendre enfance, les hommes oiseaux en règle générale, ceux-ci m’ont fait penser à ceux du Kalkhabad dans la série Sorcellerie !, un LDVELH pour ceux qui ne connaissent pas), le duel fratricide et tragique dans la forteresse de Kern, le sort dramatique des enfants de Deirdre (c’est tout de même terrible en soit), Arawn et son armée de loups, l’invocation de la déesse de la guerre, ainsi que le coup de théâtre final qui laisse plus que songeur quant a la suite de la saga, il est incontestable que Le chaudron de sang fourmille de grands moments qui ne peuvent que marquer le lecteur. Le problème, et il est de taille, c’est que, après avoir tout bonnement dévorer les quatre tomes de Arawn en quelques jours a peine, il va falloir m’armer de patience, d’une très grande patience même car la suite, bien entendu, n’est pas pour tout de suite, et vu que ce fameux cinquième tome ne sortira, environ, que dans un an plus ou moins, la sensation de manque va être terrible…

mardi 2 août 2011

FIFA 2011


Dans la série, « on se demande bien ce que ce jeu apporte de neuf dans le petit monde des jeux vidéos ? », aujourd’hui, je vais vous parler de FIFA 11 (ou 2011). Bien évidement, les connaisseurs et les habitués des jeux sur consoles ou sur PC connaissent fort bien le loustic, après tout, cela ne fait qu’une bonne quinzaine d’années au moins que l’on a droit, annuellement, a au moins une version (plus, forcement, les années de Coupe du Monde ou de Championnat d’Europe) du fameux FIFA de la firme américaine, Electronic Arts, spécialisée, entre autres, en pas mal de franchises de jeux de sports (NHL, NBA etc.). Et comme d’habitude, un peu comme l’on sait qu’en décembre, il y a Noël, qu’en mai, il y a la finale de la Champions League ou qu’en trois journées de championnat, on a déjà compris que Benfica ne remportera pas le titre, a chaque rentrée des classes – plus ou moins – l’amateur de ballon rond sur console sait qu’il va avoir droit a l’énième version – promis, juré, celle-ci va bouleverser le foot sur consoles et possède moult nouveautés – de ce fameux FIFA ; ou de PES, puisque les deux colosses des jeux de foot sur console sortent leurs « nouveautés » (je suis obliger d’utiliser les guillemets) au même moment.

Bien évidement, j’ai déjà eu l’occasion, dans Le Journal de Feanor, de vous parler de quelques unes de ces versions comme FIFA 99, FIFA 07, FIFA 10 et, maintenant, FIFA 11 qui, pour la petite histoire est sortie il y a presque un an déjà (donc, ceux qui suivent auront compris que le 12 n’en a plus pour très longtemps avant d’être disponible). Mais alors, pourquoi vous parler d’un jeu qui a quasiment un an ? Et ben, tout simplement parce que c’est hier que je me le suis procurer ! Et oui, je suis comme ca mes amis, je sais prendre mon temps ; après tout, pourquoi claquer soixante euros et quelques (ou plus) dans un jeu neuf quand je peux l’avoir pour moins de vingt quelques mois plus tard ? Il faudrait être maso, surtout que, franchement, les différences entre les versions d’une année sur l’autre sont-elles si flagrantes que cela ? Permettez moi d’en douter : certes, entre mon très vieux (et accessoirement meilleur) FIFA 99 et le tout dernier, FIFA 11, c’est le jour et la nuit, cela va de soit, mais entre celui-ci et celui de l’année dernière (euh, enfin d’il y a deux ans) voir même celui de 2007, vous en voyez beaucoup des différences ? Oh, on pourra dire que les graphismes s’améliorent légèrement avec le temps, mais si peu qu’on le remarque à peine, sinon, mêmes bande sons ou presque, commentaires strictement identiques, même équipes (mais ils attendent quoi ces imbéciles d’EA pour nous mettre le Dinamo de Kiev, le Steaua Bucarest, l’Etoile Rouge de Belgrade et les autres équipes de l’est au lieu que l’on soit obliger de se taper la D4 anglaise !?), mêmes modes de jeu, bref, rien de neuf sous le soleil si ce n’est que quelques formations, au vu de leurs saisons, se sont vues plus ou moins améliorées (comme Benfica), que les effectifs sont réactualiser (encore heureux) et puis voila quoi. Bref, hier soir, j’ai passé quelques heures à effectuer les transferts du dernier mercato d’hiver ainsi que ceux de cet intersaison, j’ai refait les formations des principaux clubs et hop, me voila presque avec la version 2012 de FIFA ; étonnant ? Non, même pas : juste un moyen d’avoir l’impression d’avoir un jeu neuf (avec un an de retard) tout en faisant de sacrées économies (et encore, je pourrais presque faire l’impasse sur une année, cela ne changerait pas grand-chose). Bref, avec mon FIFA 11, je suis parti pour un an de tournois de foot endiablés – d’ailleurs, j’ai commencé – et l’année prochaine, a peu près a la même époque, il sera toujours temps, éventuellement, de songer a FIFA 12.

lundi 1 août 2011

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES


LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES

Rentré du Kenya après un appel du gouvernement anglais, l'aventurier Allan Quartermain se retrouve chargé d'une mission délicate. Il doit mettre fin aux agissements du Fantôme, qui cherche à provoquer une guerre mondiale pour vendre ses armes sophistiquées. Il est secondé par le capitaine Nemo, l'invisible Rodney Skinner, la femme vampire Mina Harker et l'immortel Dorian Gray. Ils sont rapidement rejoints par Tom Sawyer, agent secret américain, le docteur Jeckyll et son alter ego Hyde, et pourchassent les agents du «Fantôme» dans les grandes capitales européennes. Finalement, la ligue arrive à Venise, où doit se tenir une conférence internationale...

Personnellement, ce film, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est pour moi une très vieille arlésienne puisque, environ huit ans après sa sortie, je ne l’avais jamais vu. Les raisons pour cela sont multiples, et a la fois simples et compliquées quant on y pense : pas le temps lors de sa sortie en salles, accessoirement, très mauvaise année pour moi et pas franchement les moyens de me payer le ciné ou le DVD ensuite, et puis, d’autres choses a voir, a lire, a découvrir en gros, surtout que, ne le nions pas, ce film était très loin, mais alors très très loin, pour ne pas dire a des années lumières, de faire l’unanimité a son sujet, ou plutôt, dans le mauvais sens du terme car en fait, que de critiques, depuis près d’une décennie ais-je put lire et entendre sur lui, comme cette pauvre Ligue des Gentlemen Extraordinaires n’était qu’une bouse infâme qui ne méritait pas le moins du monde qu’on s’y attarde. Pourtant, a la base, ce film n’est que l’adaptation d’une bande dessinée assez culte dans le milieu des amateurs de comics et œuvre du génialissime Alan Moore (Watchmen, V pour Vendetta, From Hell, Filles Perdues, c’est de lui), une bande dessinée au concept tout bonnement excellent – a la fin du dix neuvième siècle, un groupe d’individus issus de la littérature de l’époque s’allient, préfigurant les super héros a venir – et qui a fortement inspiré une certaine Brigade Chimérique bien plus tard par exemple, mais une BD que, pour la petite histoire, je n’ai jamais eu l’occasion de lire (bah, je n’ai pas un porte monnaie de millionaire non plus). Bref, a la base, au vu de son matériel de départ, l’œuvre de Moore, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avait tout pour réussir ou, du moins, pour en faire un film correct, de même, personnellement et au vu de mes gouts personnels, cette adaptation avait tout pour me plaire, et pourtant, il n’en fut rien.

Bien évidement, qui dit adaptation ne signifie nullement que celle-ci soit a la hauteur de l’œuvre première et cette simple constatation, je l’ai souvent lue au fil des ans vis-à-vis de ce film. Personnellement, comme je n’ai jamais lu La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (la BD), je ne pourrais juger de cela, bien évidement, du coup, je ne vais pas, dans cette critique, vous parler de tout ce qui a put m’attirer dans celui-ci puisque le concept, les personnages, l’univers de celui-ci n’est que la transposition de la BD et en aucun cas une quelconque invention d’un scénariste de ciné. Du coup, il reste bien peu a critiquer puisque je ne vais pas vous dire que j’adhère totalement a cette idée d’héros victoriens qui s’allient pour combattre le mal, qu’en plus, le choix de ceux-ci est assez judicieux et que, entre des petits soupçons Steampunk et de toute façon, une époque fin de siècle Victorien qui la, est vraiment ma tasse de thé, tout cela ne pouvait que me plaire. Mais comme je vous l’ai dit, tout cela vient de la BD, et comme je ne l’ai jamais lu et que de toutes façons, la, on parle du film… Et du coup, on se retrouve devant de gros problèmes puisque tout cela est tout de même assez dramatique en soit quand on y pense.

Sincèrement, encore heureux que je n’attendais rien de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires car sinon, j’aurais été terriblement déçu. Bon, commençons par les point positifs puisqu’il y en a tout de même : Sean Connery tout d’abord, quoi qu’il arrive, quoi qu’il fasse, j’adore cet acteur, sa prestance, son charisme et même s’il est loin d’être transcendantal dans ce film, je ne peux pas dire du mal de lui, l’aimant trop pour cela ; et puis, finalement, le voir en Alan Quatermain vieillissant, c’était plutôt pas mal. Ensuite, les décors sont – quand on les voit mais je reviendrais la dessus – assez bons et nous plongent assez bien dans l’ambiance de l’époque, quant aux effets spéciaux, ceux-ci sont assez corrects, sans plus. Pour finir, j’ai bien aimé Stuart Townsend dans le rôle de Dorian Gray, j’ai trouvé que celui-ci était assez classe en eternel jeune noble décadent. Mais le problème, c’est qu’en gros, c’est tout et que le reste, tout le reste oscille terriblement entre le moyen (parfois) et le mauvais (plus souvent). Prenez justement les fameux décors, certes, ils sont pas mal, sauf que – et la, je me demande s’ils se foutent pas de nous – on ne les voit quasiment jamais puisque la majeure partie du film se déroule dans une pénombre presque totale ; c’est fou ce que nos amis de la Ligue aiment à déambuler et agir de nuit, si ce n’était les quelques scènes a bord du Nautilus, on se serait tout de même taper presque deux heures dans le noir ! Et là, on sent à mille lieux la solution de facilitée : forcement, des décors dans le noir, ca se voit moins qu’en plein jour ; nos amis réalisateurs auraient-ils quelque chose à cacher ? Ensuite, quelques belles petites incohérences comme le fameux Nautilus, certes magnifique (rien à dire la dessus) et gigantesque mais qui, pourtant, n’a aucune difficulté à déambuler comme si de rien n’était dans les canaux de Venise. Et puis, je veux bien croire que le sieur Quatermain est quelqu’un de futé en soit, mais je n’ai toujours pas compris comment il a deviné la véritable identité du Fantôme lors de la poursuite – dans le noir - a Venise ? Un autre détail non négligeable m’a particulièrement agacé, les combats. A quoi bon utilisé la technologie a tout va pour les rendre spectaculaires (je pense particulièrement a celui au début, chez Dorian Gray) avec toutes ces pages qui volent dans tous les sens si l’on n’y comprend fichtre rien ; oh, je ne dis pas que cela ne fasse pas de magnifiques photos (j’ai vérifié ce matin, superbe, rien a dire), mais a l’écran, tout va trop vite et l’on est vite perdu (mais quelque part, c’est un peu a la mode dans pas mal de films ces combats rapprochés où l’on ne voit rien, voir Le Seigneur des Anneaux). Pour finir, tirons sur l’ambulance, car ce film le mérite, en ajoutant le manque de rythme flagrant, les raccourcis faciles, les rapports stéréotypés et convenus entre les protagonistes voir même, parfois, quelques beaux dérapages dans le grand n’importe quoi voir la non logique pure : franchement, Mina étant une Vampire, Dorian Gray aurait du se douter qu’un simple coup de cane épée ne la tuerai pas, non ? Mais bon, que voulez vous que je vous dise…

Bref, vous l’avez compris, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est tout sauf un bon film. Avec un matériel de départ – la BD de Moore – pourtant excellent, le réalisateur, Stephen Norrington, nous a démontrer avec cette adaptation tout ce qu’il faut faire pour rater un film et a ce point, franchement, je ne peux que m’incliner devant une telle maestra ; pourtant, cela en est tout de même assez agaçant quand on pense qu’il y avait vraiment de quoi en faire un film correct, mais a la place, nous n’avons qu’une œuvre typique du cinéma d’action américain avec tous les défauts du genre, bref, en gros, un truc qui ne vaut pas grand-chose. Enfin bon, voir ce film ne m’a pas tuer non plus et personnellement, j’ai déjà connu pire au cours de ma vie ; enfin, autant se rabattre sur la bande dessinée qui elle, apparemment, est excellente et qui mérite le détour.

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