mardi 3 juin 2014

DJANGO UNCHAINED


DJANGO UNCHAINED

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…


Django Unchained
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino
Musique : Brother Dege
Production : The Weinstein Company et Columbia Pictures
Genre : Western Spaghetti
Titre en vo : Django Unchained
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 25 décembre 2012
Langue d'origine : anglais
Durée : 165 min

Casting :
Jamie Foxx : Django
Christoph Waltz : Dr King Schultz
Leonardo DiCaprio : Calvin J. Candie
Samuel L. Jackson : Stephen
Kerry Washington : Broomhilda von Shaft
Laura Cayouette : Lara Lee Candie-Fitzwilly, la sœur veuve de Calvin
Dennis Christopher : Leo Moguy
Walton Goggins : Billy Crash
James Remar : Ace Speck / Butch Pooch
Don Johnson : Spencer Gordon « Big Daddy » Bennet
Tom Wopat : Marshall Gill Tatum
Jonah Hill : l'un des hommes avec les sacs sur la tête (caméo)
Quentin Tarantino : Frankie, un employé de The LeQuint Dickey Mining Co.
John Jarratt : Floyd, un employé de The LeQuint Dickey Mining Co.
Michael Parks : Roy, un employé de The LeQuint Dickey Mining Co.
David Steen : M. Stonesipher
Franco Nero : Amerigo Vassepi

Mon avis : Une éternité, ou presque, j’exagère presque mais c’est le temps qu’il m’aura fallu pour enfin, un an et demi après sa sortie au cinéma, j’ai enfin l’occasion de voir le dernier film du génialissime mais tellement détraqué Quentin Tarantino, je veux bien évidement parler de sa première incursion dans le western, Django Unchained. Et pourtant, celui-là, si j’avais eu l’occasion, je l’aurai vu au cinéma, mais le pire, c’est que même avec le DVD prêté chez moi, il m’aura encore fallut deux bons mois pour que je trouve le temps de dévorer et de déguster, car oui, ce sont les termes qui conviennent le mieux, ce véritable petit bijou qui vient démontrer une fois de plus que, dans son genre, Tarantino est indéniablement un grand. Alors bien évidement, et comme ce fut le cas pour Kill Bill Volume 1 et Volume 2 puis Inglourious Basterds, je pense ne pas me tromper en affirmant que pour apprécier à sa juste valeur les œuvres de Tarantino, posséder un certain bagage cinématographique est une quasi-obligation, mais attention, par bagage, je ne dis pas etre un expert des grands chef d’œuvres du septième art, non, plutôt de ces sous-genres souvent décriés, Séries B en tous genres, films de Kung Fu, Westerns Spaghettis, Blaxploitation et dont, longs métrages après longs métrages, Tarantino s’inspire encore et encore, nous livrant, d’ailleurs, de fort beaux hommages à chaque fois. Et donc, dans sa dernière folie en date, ce Django Unchained ou première réelle incursion dans le Western mais plutôt dans son pendant italien, un peu comme si Sergio Leone rencontrait Autant en emporte le vent car oui, ici, n’oublions pas que le sujet principal du film est tout de même l’esclavage et que le héros, ou plutôt, l’un des héros, est un ancien esclave superbe et hautement charismatique, Jamie Foxx, prêt à tout pour retrouver sa femme, et que, du Texas eux plantations de Louisiane, on se doute bien qu’il aura fort à faire. Mais pour cela, il sera épaulé par un curieux chasseur de prime allemand, l’excellent Christoph Waltz qui, après avoir ébloui de sa classe un certain Inglourious Basterds, tourne à nouveau avec Tarantino, apportant ici une touche plus légère a un duo qui, entre fugitifs à pourchasser, pseudos-membres du Ku-Klux-Klan plutôt ridicules et propriétaires terriens impitoyables – Don Johnson et surtout Leonardo DiCaprio, enfin dans un rôle de méchant à sa hauteur – connaitra bien des embuches avant le feu d’artifice final. Violent et sanglant comme il fallait s’y attendre, avec un taux de mortalité de 99% pour les personnages, Django Unchained n’en reste pas moins bourré d’humour, de coups de théâtres et de grands moments qui rehaussent indéniablement l’ensemble ; ajoutons à cela des acteurs tout bonnement excellents et tout un tas d’hommages qui raviront les amateurs du genre et vous comprendrez pourquoi j’ai complètement accrocher à ce film… alors oui, il m’aura fallu du temps pour le voir mais ça valait le coup !


Points Positifs :
- Déjà, et avant toute chose, c’est un Tarantino, donc, si vous êtes fans de ce réalisateur, alors Django Unchained est fait pour vous.
- Même chose pour tous les vieux amateurs de westerns spaghettis, certes, l’élève ne dépasse pas le maitre (Sergio Leone) mais là n’est pas le but non plus : Tarantino nous livre un somptueux hommage à tout un genre et c’est le principal.
- Des acteurs tout simplement époustouflants : ainsi, entre Christoph Waltz tout simplement parfait en chasseur de prime au grand cœur, Jamie Foxx, charismatique en diable et dont le rôle lui va à ravir, Leonardo DiCaprio qui a enfin un rôle de salaud à sa mesure mais aussi, ne l’oublions pas, ce vieux compagnon de route de Tarantino, je veux bien évidement parler de l’inusable Samuel L. Jackson, ici parfait en vieux domestique noir plus salaud envers ses frères de couleurs que les blancs, les têtes d’affiches tirent l’ensemble vers le haut… mais comme les seconds rôles ne sont pas en reste, vous imaginez le niveau !
- Un scénario diabolique, captivant au possible, rempli de coup de théâtres et de dialogues tout bonnement savoureux, non dénué d’humour et qui, pour une fois dans un film de Tarantino, n’est pas diviser en chapitres et qui s’écoule dans l’ordre narratif.
- Une bande original du tonnerre et qui colle parfaitement au film. Bien évidemment, les habitués de Westerns Spaghettis reconnaitront ici ou là quelques airs familiers…

Points Négatifs :
- C’est un peu toujours le même problème avec les films de Tarantino : si l’on aime certains genres, si l’on est un expert de vieux trucs parfois obscurs et si l’on n’a rien contre une extrême violence, du sang qui gicle par litres entiers, des situations parfois ubuesques et des dialogues souvent interminables, alors on criera au génie, mais pour les autres, c’est loin d’etre le cas et certains n’hésiteront pas à trouver que tout cela n’est qu’une vaste fumisterie…

Ma note : 9/10

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