mardi 29 mars 2016

THE ULTIMATES – SÉCURITÉ INTÉRIEURE


THE ULTIMATES – SÉCURITÉ INTÉRIEURE

Les Ultimates, l'équipe d'intervention super-humaine du gouvernement américain, sont devenus célèbres lorsqu'ils ont empêché Hulk de saccager New-York. Leurs compétences et leurs incroyables pouvoirs vont bientôt être mis à rude épreuve, car le S.H.I.E.L.D. a découvert que des extraterrestres se préparaient depuis des décennies à attaquer la Terre.


The Ultimates – Sécurité intérieure
Scénario : Mark Millar
Dessins : Bryan Hitch
Encrage : Andrew Currie, Paul Neary
Couleurs : Paul Mounts
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Ultimates – Homeland Security
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Septembre 2002 – Avril 2004
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Hachette
Date de parution : 25 février 2016
Nombre de pages : 181

Liste des épisodes
The Ultimates 7-13

Mon avis : Après un premier volet, en novembre dernier, j’ai l’immense plaisir, aujourd’hui, de vous proposer la critique de la seconde partie de la première saison de The Ultimates (la version Ultimate des Avengers) et publiée dans la collection de chez Hachette, Marvel Comics la collection de référence ; un numéro que j’avais attendu avec grande impatience puisque, a l’époque, au tout début des années 2000, j’étais passer a coté de cette première saison de ce qui restera comme l’un des meilleurs comics de super-héros de son temps, je veux bien évidement parler des Ultimates, œuvre du duo Mark Millar et Bryan Hitch. Une seconde partie et sept épisodes, donc, que j’attendais avec impatience, dont j’attendais énormément et qui, il faut l’avouer, ne m’ont pas déçus… même si… même si, si je dois être totalement objectif, après lecture de ces épisodes, je dois reconnaitre que j’ai une légère préférence pour la première partie. Mais si vous lisez ces quelques lignes et si vous ne connaissez pas encore les Ultimates, n’ayez crainte : après tout, préférence ne signifie en aucune façon que cette seconde partie de la première saison de la série est inférieure a la première ou que la qualité n’est plus au rendez vous ! Non, mille fois non, cela reste du très bon niveau pour ce qui est des comics de super-héros, et franchement, après tant d’années, comment ne pas affirmer, encore une fois, que tant que les sieurs Millar et Hitch ont officié sur les Ultimates, cette série était tout bonnement extraordinaire !? Et puis, si cette édition nous offre deux volumes, n’oublions pas, qu’a la base, il s’agit d’une seule et même saison, un seul, en quelque sorte, long run qui se savoure en se lisant d’une traite, alors, a moins d’un plantage total pour ces épisodes, on ne craignait pas grand-chose, et comme vous l’avez compris, celui-ci n’a pas eu lieu… Alors bien sur, après une entrée en matière où l’équipe était créée, où l’on nous présentait les personnages, où Cap était retrouvé après des décennies et où, bien entendu, histoire d’avoir un peu d’action, Hulk pétait un câble – dévorant au passage plus de 300 personnes – ainsi que Hank Pym, mari brutalisant sa femme, la Guêpe, le lecteur, en terrain familier, sait a quoi s’en tenir : pour ce qui est des dessins, Bryan Hitch est égal a lui-même, c’est-à-dire, excellent, quand au scénario, bah… que dire, disons qu’avec Mark Millar, il faut s’attendre a absolument tout et, accessoirement, le meilleur ! Alors bien sur, cette seconde partie, si l’on fait abstraction des deux premiers épisodes où Cap s’occupe a sa façon du cas Hank Pym, est davantage centrée sur l’action pure et dure avec cette invasion extraterrestre qui mettra nos héros en difficulté, d’où, peut-être, ce coté un peu moins abouti que lors des premiers épisodes, plus centrés sur les personnages. Mais bon, les amateurs de castagne, eux, seront aux anges quand aux autres, dans mon genre, eh ben, disons qu’il faut tout de même rendre à César ce qui lui appartient, c’est-à-dire, que le duo Millar/Hitch nous propose du grand, du très grand spectacle. Bref, plus de bastons mais aussi nouvelles têtes au programme – Œil de Faucon, la Veuve Noire – sans oublier quelques scènes d’anthologies viennent conclure en beauté cette première saison de The Ultimates, et quand on se dit que la suite fut encore meilleure, comment, plus d’une décennie après, ne pas se dire que cette série fut tout bonnement l’un des meilleurs comics de super-héros du vingt-et-unième siècle !?


Points Positifs :
- On reprend bien entendu tout ce qui avait fait la force de cette série lors de sa première partie – après tout, ce n’est qu’une suite – et donc, on poursuit, avec un plaisir non dissimulé, cette relecture magistrale et fort bien pensée de ces héros iconiques que sont les Avengers – ici appelés les Ultimates.
- Scénaristiquement, ce n’est plus une surprise et Millar s’en donne toujours autant a cœur joie, poussant encore plus loin ses héros dans leurs retranchements, surtout qu’ici, ils font enfin face a une menace extérieure ; et pas des moindres puisqu’il s’agit ni plus ni moins d’une invasion extraterrestre !
- On retrouve un Bryan Hitch encore une fois au sommet de son art avec des planches cinématographiques et très détaillées, un sens de la mise en scène hors-norme et des personnages réalistes du plus bel effet. N’oublions pas non plus l’encrage et les couleurs qui font pour beaucoup pour le plaisir des yeux.
- Mine de rien, il y a encore un sacré paquet de scènes cultes, avec, selon moi, en tête de liste, la raclée que donne Captain America a Hank Pym après que celui-ci ait battu sa femme, la Guêpe, dans le premier tome.
- Quelques nouveaux venus chez les Ultimates comme Œil de Faucon, la Veuve Noire, et, dans une moindre mesure, Vif-Argent et la Sorcière Rouge – ces derniers jouant les utilités d’ailleurs.

Points Négatifs :
- Ces sept épisodes sont un peu plus typés action, non pas que cela soit une tare, loin de là, mais bon, j’ai tout de même une préférence pour les premiers, plus centrés sur la psychologie des personnages – mais bon, scénaristiquement parlant, cela se comprend que nos Ultimates aient enfin un adversaire qui justifie leur existence et qu’il y ait un peu de baston.
- Comme dans la première partie, on notera, par moments, un encrage un chouia trop chargé sur certaines cases.
- Les français ne seront pas ravis des paroles de Cap – voir en VO.

Ma note : 8/10

lundi 28 mars 2016

LE LOUP DE WALL STREET


LE LOUP DE WALL STREET

Dans les années 1980, Jordan Belfort commence à travailler en tant que courtier en bourse, dans une entreprise nommée L.F. Rothschild, à Wall Street. Il rencontre Mark Hanna qui le prend sous son aile, ce dernier lui donne sa vision du métier. Le 19 octobre 1987, alors que Jordan vient d'obtenir sa licence de courtier, l'entreprise fait faillite à la suite du krach boursier, et Jordan est licencié. Ce jour sera appelé Le Lundi Noir. La femme de Jordan, Teresa, lui montre l'annonce d'une petite compagnie de courtage à Long Island, où un courtier est recherché. En arrivant, Jordan se rend compte que l'entreprise ne vend que des actions à trois sous, qui n'ont absolument aucune valeur. Il utilise alors dans cette entreprise, tout le savoir qu'il a acquis à Wall Street, et commence à bien gagner sa vie. Jordan rencontre par la suite Donnie Azoff, un homme qui vit dans le même bâtiment que lui et travaille dans le secteur des meubles pour enfants. Tout deux deviennent alors associés et créent leur propre entreprise de courtage : Stratton Oakmont. Mais l'entreprise se fait très vite remarquer par le FBI : en effet, Jordan et Donnie gagnent leur argent de façon illégale, en employant la méthode du Pump and Dump, ce qui est considéré comme une arnaque envers le client. C'est l'agent Patrick Denham qui se charge de l'enquête. La création de cette entreprise marque le début de la débauche pour Jordan ; la drogue et les prostituées font partie de son quotidien.


Le Loup de Wall Street
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Terence Winter, d'après les mémoires The Wolf of Wall Street de Jordan Belfort
Musique : Howard Shore
Production : Appian Way, EMJAG Productions, Sikelia Productions et Red Granite Pictures
Genre : Biopic, comédie dramatique
Titre en vo : The Wolf of Wall Street
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 décembre 2013
Durée : 179 mn

Casting :
Leonardo DiCaprio : Jordan Belfort
Jonah Hill : Donnie Azoff
Margot Robbie : Naomi Belfort
Kyle Chandler : Patrick Denham
Rob Reiner : Max « Mad Max » Belfort, le père de Jordan
Jon Bernthal : Brad Bodnick
Jon Favreau : Manny Riskin
Jean Dujardin : Jean-Jacques Saurel
Cristin Milioti : Teresa Petrillo
Matthew McConaughey : Mark Hanna
Christine Ebersole : Leah Belfort, la mère de Jordan
Shea Whigham : le capitaine Ted Beecham
Katarina Čas : Chantalle
P. J. Byrne : Nicky Koskoff
Kenneth Choi : Chester Ming
Brian Sacca : Robbie Feiberg
Ethan Suplee : Toby Welch
Barry Rothbart : Peter DeBlasio
Jake Hoffman : Steve Madden
Martin Klebba : Frank Berry
Madison McKinley : Heidi
Henry Zebrowski : Alden Kupferberg
Stephen Kunken : Jerry Fogel
Michael Nathanson : Barry Kleinman
Robert Clohessy : Nolan Drager
Joanna Lumley : tante Emma
Jon Spinogatti : Nicholas, le majordome
Bo Dietl : lui-même
Jaleel White : Steve Urkel, dans la série La Vie de famille à la télévision
Reginald VelJohnson : Carl Winslow, dans la série La Vie de famille à la télévision
Spike Jonze : Dwayne (non crédité)
Jordan Belfort : l'homme présentant Jordan Belfort après une conférence

Mon avis : Je le reconnais sans problème, j’ai longtemps hésité avant de me décider, finalement, a regarder ce Loup de Wall Street, non pas en raison de la présence de DiCaprio, loin de là, non pas parce que ce long métrage revenait sur la vie d’un formidable escroc de la finance (mais dans ce milieu là, qui ne l’est pas ?) mais surtout, au risque d’en faire hurler certains, a cause de Martin Scorsese, un peu, car entre le réalisateur et moi, ce fut toujours une histoire de tout ou rien – par exemple, j’avais détester Les infiltrés – mais aussi, bêtement, car je me suis toujours grandement méfié des films portés au nues par la critique. Or, avec Le Loup de Wall Street, je me suis tromper sur toute la ligne, mais alors, pas qu’un peu ! Alors bien sur, ici, j’ai eu droit a ce que je m’attendais au vu de la bande annonce et des divers résumés lus depuis deux ans, c’est-à-dire, a une véritable orgie ininterrompu où les maitres morts étaient sexe, drogue et… pas Rock’n Roll mais argent ; ah oui, de l’argent, il en pleut a foison, par les fenêtres, dans des mallettes, dans des comptes en Suisse, sur des lits et même dans des corbeilles a papier tellement celui-ci coule a flot. Quant au sexe et a la drogue, eh bien, comment dire… bah, on a droit a tout un florilège d’extrêmes tous plus improbables les uns que les autres. Oui, la bande annonce n’avait pas menti ! Mais, dirons certains, tout cela n’est pas exagéré, ne serais-ce qu’un chouia ?! Eh ben ma foi, le pire, au vu des mémoires du sieur Jordan Belfort (le vrai) et des multiples témoignages de ce petit monde de la finance, même pas : alors oui, entre les prostitués, les lancers de nains, les singes, les belles voitures, l’alcool et la drogue, Scorsese et Le Loup de Wall Street n’ont strictement rien inventé… Cependant, un film sur une bande de petits péteux prétentieux et bourrés de fric qui se défoncent pendant presque trois heures, cela aurait put être complètement casse gueule, ne serais-ce que pour le coté on ne peut plus détestable de la chose, or, il n’en est rien, et ce, pour tout un tas de raisons qui, accessoirement, ont été une fort bonne surprise ! Déjà, car Le Loup de Wall Street est drôle, terriblement drôle, les situations les plus coquasses se succédant a d’autres tout aussi ubuesques, car bon, entre une exagération de tous les instants et des personnages tellement défoncés qu’ils en font n’importe quoi, c’est fou le nombre de fois où j’ai tout bonnement explosé de rire – d’ailleurs, malgré la thématique du film, celui-ci est plus second degré, par moments, qu’on pourrait le penser. Ensuite, il y a bien entendu DiCaprio, tout simplement exceptionnel : l’acteur aura dut attendre trop longtemps pour avoir un Oscar – The Revenant – mais sincèrement, après avoir vu Le Loup de Wall Street, il est clair qu’il le méritait amplement au vu de sa performance, tout simplement ahurissante. D’ailleurs, et c’est là aussi l’une des grandes forces de ce film, c’est d’avoir presque rendu sympathique un personnage, Jordan Belfort, qui ne l’est pas le moins du monde : véritable petite enflure, magouilleur de première, n’ayant jamais hésité une seule seconde à abuser de la confiance des autres, qu’ils soient pauvres ou riches, reconnaissons que c’est là un salaud de la pire espèce, or, DiCaprio est tellement bon que cela passe, que l’on se prend de sympathie pour cette ordure et que, même si on ne l’excuse jamais, loin de là, on n’arrive pas non plus a le détester… Bref, avec Le Loup de Wall Street, Martin Scorsese prouve qu’il est toujours capable de réaliser de très grands films (même si je ne suis pas un fan inconditionnel du réalisateur), DiCaprio, accessoirement, qu’il est un grand acteur, quand au film en lui-même, tout en pointant du doigt le monde de la finance, détestable au possible, il n’en reste pas moins, dans ses excès, un formidable défouloir on ne peut plus comique et qui, ma foi, m’aura fait passer un très bon moment – et sincèrement, je ne m’attendais pas a cela !


Points Positifs :
- Le Loup de Wall Street est un film incroyable de par ses excès : complètement déjanté dans tous les sens du terme, il traite d’une thématique réelle et peu reluisante, le monde de la finance, les traders qui brassent des millions tout en arnaquant les gens, sans rien omettre de ses défauts mais d’une telle manière que tout passe. Il faut dire que toutes ces orgies de sexe et de drogues sont tellement excessives qu’elles en deviennent hilarantes.
- Probablement la plus belle performance d’acteur de Leonardo DiCaprio, tout bonnement habité par son personnage : franchement, le film lui doit énormément et toutes ces scènes excessives, loufoques, où notre DiCaprio est le plus souvent en pilotage automatique sont tout simplement exceptionnelles !
- Oui, DiCaprio méritait un Oscar pour sa performance dans ce film : d’ailleurs, rien que pour la scène où, complètement défoncé, il essai de rentrer dans sa voiture, il le méritait !
- Si DiCaprio est bien évidement au-dessus de la meute, le reste du casting n’est pas en reste et on a tout de même droit a une belle brochette d’ailleurs, avec, en point d’orgue,  Jonah Hill bien sur, mais aussi, Jean Dujardin tout bonnement parfait en banquier suisse.
- Le Loup de Wall Street dure presque trois heures !? Franchement, on ne s’ennui pas une seule seconde.
- L’esthétique de l’ensemble, la mise en scène, la façon qu’a DiCaprio, par moments, de franchir le troisième mur et de prendre a parti le spectateur.
- Une bande originale tout bonnement excellente.

Points Négatifs :
- Le Loup de Wall Street est un film excessif dans tous les sens du terme, du coup, ce trop plein de sexe, drogue et autres délires risque de déplaire a certains, plus mesurés.
- DiCaprio est tellement bon dans son rôle que son personnage en deviendrait presque sympathique par moments ; attention, c’est tout de même un beau salaud !
- Force est de constater que le fameux triptyque ascension-apogée-chute est ultraclassique.

Ma note : 9/10

samedi 26 mars 2016

LA TOUR SOMBRE – MAGIE ET CRISTAL


LA TOUR SOMBRE – MAGIE ET CRISTAL

Prisonniers de Blaine, le monorail fou lancé à pleine vitesse, Roland et ses amis filent vers leur destin et, espèrent-ils, la Tour Sombre, leur but ultime. Les épreuves ne font pourtant que commencer pour eux, puisqu'ils devront déjouer les pièges du train infernal pour affronter le Mal aux multiples visages - jusque dans leurs souvenirs et leurs rêves, peuplés de signes et de messages qu'ils sont bien en mal de déchiffrer. Ils savent désormais qu'ils doivent protéger la Rose, réceptacle de tout ce que le monde compte encore de magique et de pur, et combattre l'odieux Roi Cramoisi. Les pistoleros ne sont pas au bout de leurs peines...


La Tour sombre – Magie et Cristal
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Fantastique, Fantasy
Première Parution : 4 novembre 1997
Edition Française : 8 septembre 2006
Titre en vo : The Dark Tower – Wizard and Glass
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Yves Sarda
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 862

Mon avis : Ce qui apparait clairement, à la lecture de Magie et Cristal, quatrième tome de cette excellente saga de Fantasy de Stephen King qu’est La Tour sombre, c’est que celle-ci confirme le fait que, volume après volume, l’intrigue ne cesse de s’améliorer. Pourtant, dans le tome précédant, Terres perdues, King avait déjà placé la barre plutôt haute, or, ici, et quelque part, au vu de la particularité de ce Magie et Cristal, nous franchissons encore un pallier, le cycle atteignant indéniablement des sommets narratifs presque inattendus – surtout au vu du Pistolero, bon mais sans plus. Et quand j’use du mot particulier, croyez moi, ce quatrième tome de La Tour sombre l’est amplement. En effet, ici, nous avons un roman pour le moins singulier qui débute par la conclusion du volume précédent, c’est-à-dire, le petit jeu mortel des devinettes entre le ka-tet de Roland et Blaine la loco puis l’arrivée de nos héros dans notre monde, ou, plutôt, une version de celui-ci, celle d’une autre œuvre de Stephen King, Le Fléau, ensuite, nous avons droit a ce que l’on appelle un livre dans le livre puisque, avec le récit de la jeunesse de Roland et qui s’étale quasiment pendant tout le tome avant de, pour finir, conclure de manière pour le moins original avec tout un tas de références au Magicien d’Oz et a un affrontement entre Roland et ses amis face a un certain… Randall Flagg ! Bref, un roman singulier où, en dehors des premières et dernières pages, l’intrigue marque une pause importante pour revenir sur une partie de la vie de Roland et des événements tragiques qui auront façonné l’homme qu’il est devenu. Le procédé, bien entendu, aurait put paraitre casse-gueule, or, curieusement, passé un petit temps d’adaptation, il n’en rien et c’est le plus naturellement du monde que le lecteur découvre avec plaisir ce Roland adolescent, accompagné de ses fidèles amis, Alain et plus particulièrement le fameux Cuthbert, personnage que j’avais hâte de découvrir, un Roland encore insouciant et qui connaitra l’amour de sa vie, pour le meilleur, mais aussi… pour le pire, car bon, comme chacun sait, les meilleures histoires d’amour sont celles qui finissent mal… Du coup, cette pause dans la trame narrative principale du récit s’avère, alors que nous arrivons à la moitié de celle-ci – trois tomes auparavant, trois tomes qui suivront – apparait au final comme étant nécessaire et permet au lecteur, avant de poursuivre la suite de la quête de la fameuse Tour sombre, de plonger, de la plus belle des manières, dans la jeunesse du charismatique et inquiétant Roland de Gilead, procédé qui, quelque part, en dévoilant une part importante de son passé, le rend terriblement plus humain. Bref, une fois de plus, Stephen King fait très fort avec ce nouveau volume de La Tour sombre et même si c’est de manière inattendue, cela n’enlève rien au fait que, tome après tome, ce cycle confirme de plus en plus pourquoi, depuis des années, il est devenu culte aux yeux de beaucoup…


Points Positifs :
- Mais qu’elle excellente idée à eu Stephen King de marquer une pause dans son récit en nous proposant, ici, de nous attarder – très longuement – sur une partie de la jeunesse de Roland, ce qui nous permet de mieux cerner le personnage et de, en quelque sorte, l’humaniser.
- Le procédé du livre dans le livre n’est pas toujours évident mais dans le cas présent, King s’en sort de fort belle manière.
- Roland, Cuthbert, Alain, jeunes adolescents face a des événements qui les dépassent, Susan, le grand amour de Roland, l’insouciance de la jeunesse et les premiers émois de l’amour face a la cruauté du monde des adultes et la réalité de la vie. Captivant, touchant, le récit est une véritable petite merveille !
- Depuis le temps qu’on en parlait, j’avais grande hâte de voir le fameux Cuthbert en action – il était déjà apparu dans Le Pistolero mais ne jouait pas un grand rôle – et, ma foi, je n’ai pas été déçu.
- Que de références dans ce Magie et Cristal : a d’autres œuvres de King, comme Le Fléau, a des merveilles du septième art comme Le Magicien d’Oz, mais aussi au Seigneur des Anneaux avec les boulles de cristal qui renvoient, bien entendu, aux Palentirs…
- Rhéa du Cöos, la sorcière, tout simplement excellente.
- Eldred Jonas, le pistolero déchu, charismatique en diable.
- La manière dont Eddie réussit à battre Blaine la loco au petit jeu des devinettes.
- La rencontre entre le ka-tet de Roland et Randall Flagg.  

Points Négatifs :
- Vu l’importance d’Eldred Jonas dans le récit, je trouve que sa mort est un peu trop brutale et sans grand panache.
- Quelques petites longueurs par moments, mineures mais néanmoins présentes.
- Certains pourront trouver singulier le procédé de King qui ne conclut pas l’affrontement de devinettes entre le Ka-tet de Roland et Blaine la loco dans Terres perdues mais dans le début de ce Magie et Cristal avant de, finalement, passer aux choses sérieuses.  

Ma note : 9/10

PEAKY BLINDERS – SAISON II


PEAKY BLINDERS – SAISON II

Birmingham, 1922. Soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l'après-guerre. Le Parlement s'attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les Peaky Blinders par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Désormais prospère, le gang des Shelby, les Peaky Blinders, règne sur les paris clandestins et la contrebande d’alcool avec la complicité de la police locale. Chef incontesté du clan familial, Tommy a décidé de conquérir Londres et de se tailler une place entre deux redoutables rivaux, en guerre l’un contre l’autre : le juif Alfie Solomons et l’Italien Darby Sabini.


Peaky Blinders – Saison 2
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Steven Knight
Musique : Nick Cave, PJ Harvey
Production : BBC
Genre : Drame historique
Titre en vo : Peaky Blinders – Season 2
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two
Diffusion d’origine : 2 octobre 2014 – 6 novembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 55 minutes

Casting :
Cillian Murphy : Thomas Shelby
Sam Neill : Chester Campbell
Helen McCrory : Polly Gray, née Shelby
Paul Anderson : Arthur Shelby Junior
Tom Hardy : Alfie Solomons
Noah Taylor : Darby Sabini
Charlotte Riley : May Carleton
Finn Cole : Michael Gray, le fils de Polly cousin des frères Shelby
Sophie Rundle : Ada Thorne, née Shelby
Joe Cole : John Shelby
Aimee-Ffion Edwards : Esme Shelby, épouse de John Shelby
Annabelle Wallis : Grace Burgess
Natasha O'Keeffe : Lizzie Starke
Benjamin Zephaniah : Jeremiah Jesus
Ned Dennehy : Charlie Strong
Richard McCabe : Winston Churchill
Adam El Hagar : Ollie
Harry Kirton : Finn Shelby

Mon avis : Il y a de cela un an, ARTE (toujours et encore la chaine franco-germanique) proposait sur nos écrans la première saison d’une série britannique oh combien jouissive, Peaky Blinders : servie par de talentueux acteurs, captivante, a l’esthétique irréprochable et a la bande son très rock, la série, sans être un chef d’œuvre absolu n’en possédait pas moins suffisamment de qualités pour marquer les esprits et apparaitre, indéniablement, comme étant l’une des meilleurs qu’il m’est été donné de voir l’année passée. Bien entendu, ce ne pouvait être qu’avec une certaine impatience que j’attendais cette seconde saison, pressé que j’étais de replonger dans les affaires illégales du gang Shelby et de son très charismatique chef, le beau gosse de service, Thomas Shelby alias Cillian Murphy, toujours aussi impérial dans cette seconde saison. Bien entendu, après deux premières minutes qui faisaient la lumière sur le sort de deux des protagonistes principaux de la première saison (et première grosse surprise), le fidèle de la série se retrouve très rapidement en terrain familier : lieux, époque, personnages, esthétique générale, l’effet de surprise est passé mais ce n’est pas un problème en soit, bien au contraire. Le scénario, à la fois simple et compliqué, se met rapidement en place et assez vite, pour peu que vous ayez accroché à la première saison, vous ressentirez, comme moi, le même plaisir à suivre à suivre les péripéties du gang Shelby qui, cette fois ci, décident de placer la barre un peu plus haut en s’attaquant à Londres, rien que ça. Bien sur, les ficelles scénaristiques sont connus et toujours aussi bonnes, les personnages, familiers désormais, sont égaux a eux-mêmes et si l’on ajoute les entrées de tout un tas de nouvelles têtes comme le fils caché de Tante Polly (ce qui nous vaudra un développement de cette dernière non négligeable), l’entraineuse de chevaux (nouveau personnage majeur féminin) et les deux chefs de gangs londoniens, particulièrement Tom Hardy déjà très bon dans The Revenant, force est de constater que cette seconde saison a tout, décidément tout pour être aussi bonne que sa devancière. Bien entendu, je ne vous développerais nullement l’intrigue, me contentant d’affirmer, croyez moi sur parole, que celle-ci est non seulement excellente mais qu’elle s’améliore au fil des épisodes et ce, jusqu’à un final non seulement explosif mais aussi riche en coups de théâtres. Bref, vous l’avez compris, si vous avez aimé la première saison des Peaky Blinders, vous ne serez en aucune façon déçue par cette deuxième, bien au contraire, alors, si vous n’avez pas eu l’occasion de découvrir cette petite pépite comme seul nos voisins d’outre-Manche savent en faire, n’hésitez pas une seconde… et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez juste que l’on retrouvera, pour notre plus grand plaisir, la famille Shelby dans une troisième saison ; après Londres, le monde ?!


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver une série qui avait déjà fait fort lors de sa première saison et qui, en reprenant tout ce qui avait fait sa force – esthétique irréprochable, bande-originale très rock et protagonistes tellement classe – nous entraine derechef, pour notre plus grand plaisir, pour une nouvelle virée en compagnie des gangsters les plus cools du petit écran.
- Lors de la première saison, le casting des Peaky Blinders avait déjà fait très fort avec des têtes d’affiches comme Cillian Murphy, Sam Neill et Helen McCrory, pour ne citer que les plus connus, mais là, quand on voit qu’un Tom Hardy vient se joindre a la petite fête, comment ne pas apprécier la chose !?
- Cillian Murphy est encore et toujours aussi classe et continu à briller de mille feux dans son rôle de Tom Shelby. Charismatique en diable, d’une intelligence rare, impitoyable en affaire mais touchant par moments, voilà un antihéros comme je les aime !
- Une intrigue qui se développe en s’améliorant au fil des épisodes jusqu’à un final, tout simplement excellent – d’ailleurs, celui-ci marquera longtemps les esprits tellement il est parfait scénaristiquement parlant.
- Le développement de Tante Polly, personnage que j’aime bien, qui retrouve ici son fils perdu, ce qui va la chambouler énormément. D’ailleurs, cette relation est l’un des fils conducteurs de toute cette saison.
- Pour les amateurs d’histoire, les multiples références qui méritent le détour a une époque troublée de nos voisins britanniques – et comme le hasard fait souvent bien les choses, voir les liens avec la révolte irlandaise comme je vous en ai parlé dans le dernier numéro en date de La Nouvelle Revue d’Histoire.
- La bande originale, encore et toujours : certes, elle est totalement anachronique mais cela n’est absolument pas un problème, loin de là.

Points Négatifs :
- Le scénario ne s’emballe véritablement que vers la moitié de la saison.
- Peaky Blinders est une série particulière tout de même et certains pourront pester contre ces gangsters au look un peu trop cool pour être honnête, cet esthétisme trop marqué ou cette bande son franchement rock. Après, tout est une question de gouts et de couleurs…  

Ma note : 8,5/10
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