dimanche 24 mars 2013

HARVEST



HARVEST

Neil Young – 1972

1. Out on the Weekend – 4:35
2. Harvest – 3:03
3. A Man Needs a Maid – 4:00
4. Heart of Gold – 3:05
5. Are You Ready for the Country ? – 3:21
6. Old Man – 3:22
7. There's a World – 3:00
8. Alabama – 4:02
9. The Needle and the Damage Done – 2:00
10. Words (Between the Lines of Age) – 6:42

Ecoutant moins de musique ces dernières années qu’auparavant, il m’arrive bien souvent de ne plus écouter certains albums pendant un laps de temps tout bonnement phénoménal, et ce, alors qu’autrefois, ceux-ci l’étaient, dans les meilleurs des cas, écoutés religieusement tous les jours, dans les pires, au bas mot, une fois par semaine. Mais comme chacun sait, les années passent, les temps changent et les habitudes encore plus, pourtant, et même si je regrette ne plus avoir autant de temps libre à consacrer à l’intégralité de mes loisirs, force est de constater que je n’oublie pas tous ces albums mythiques qui ont, à un moment ou un autre de mon existence, et plus particulièrement, l’époque bénie où je n’étais qu’un jeune insouciant d’une vingtaine d’années, marquer ma vie. Et, parmi ces très nombreux opus, je reconnais que ceux de Neil Young occupent une place particulière pour moi : il faut dire que le canadien, depuis presque vingt ans, est, avec Bowie, les Beatles ou les Stones, pour ne citer que les plus connus, ce que l’on peut appeler mon idole. Et les raisons de ce statut ne sont pas que musicales mais doivent énormément a sa personnalité dans laquelle je me retrouve : solitaire dans l’âme, amoureux des grands espaces, le « loner », comme on le surnomme (et qui renvoi a l’une de ses toutes premières chansons) est en plus épileptique, ce qui est également mon cas – le hasard faisant parfois bien les choses. Mais si ces points communs sont amusants a constater, ce qui compte avant toute chose, c’est la musique, est, justement, de ce point de vue-là, le sieur Young se pose en excellent auteur-compositeur diablement doué et possédant derrière lui une longue, très longue carrière qui ne peut etre pas composée que de hits absolus, j’en conviens, mais qui fera sans nul doute de  lui comme l’un des musiciens parmi les plus importants de la seconde moitié du vingtième siècle.


Sur ce blog, j’avais déjà eu l’occasion de vous parler de quelques-uns de ses albums : ainsi, que ce soit son premier, sobrement intitulé Neil Young, puis les excellents Everybody Knows this is Nowhere ou After the Gold Rush ainsi que, pour finir, l’aérien Zuma, en 2009, j’écoutais pas mal le canadien ; à quoi il faut ajouter ses collaborations avec les Buffalo Springfield et Crosby, Stills & Nash dans Déjà Vu. Puis, ce fut le néant : d’autres disques et d’autres artistes à écouter, et encore, de moins en moins, et ce, jusqu’à ces jours ci où, après quelques années (sic, un record !), j’ai enfin remis un album du maitre dans mon vieux, très vieux lecteur CD de Sony (je suis moi-même un vieux dinosaure, en plus, ce truc tombe en morceaux !) et suis partit pour… oh, très très loin, de l’autre côté de l’Atlantique, dans la campagne et le sud profond tout en me demandant pourquoi, décidément, l’Alabama ne s’en sortait pas, et cherchant, tout en me trouvant trop vieux, un cœur d’or… bref, les amateurs savent fort bien de quel album je parle (et puis, ce n’est pas bien difficile puisqu’il suffit de lire le titre de ce billet), du légendaire et inoubliable Harvest !


Paru en février 1972, Harvest est le quatrième album solo de Neil Young et, sans nul doute, l’un de ses plus connus si ce n’est le plus célèbre de sa fort longue discographie ; ce qui est sûr, c’est que ce fut avec cet opus que le canadien connu ses plus grands succès et, accessoirement, son seul numéro un de sa carrière : l’excellent Heart of Gold. Du coup, cet état de fait aura fait dire à certains que ce disque est trop commercial, que Young aura accepté de se renier pour une musique plus commerciale, plus consensuel, ce qui est, de mon point de vu, un peu idiot : ainsi donc, pour etre crédible, un artiste se devrait d’etre maudit tout le temps, de ne connaitre que des échecs ou, du moins, que de piètres succès d’estimes ? Que je sache, je pense que les membres du Velvet Underground auraient préféré en vendre davantage des albums, non ? Et puis, si c’est pour mettre en avant des musiciens obscurs, que personne ne connait et qui n’ont jamais fait grand-chose d’important, au temps pour moi… et puis, ces mêmes personnes ont tendance à oublier que Neil Young, à l’époque, ce n’était pas non plus n’importe qui et que, s’il n’atteint jamais l’aura des Beatles ou des Stones, le bonhomme, de par son appartenance a Crosby, Stills, Nash & Young était lui aussi une star… certes, dans une époque où il y en avait beaucoup mais une star quand même. De plus, le canadien a souvent, au gré de ses albums et de ses collaborations, souvent alternés les genres, passant des disques plus calmes a d’autres, autrement plus violents, plus rocks, alors, qu’Harvest ne le soit pas, c’est un fait, mais prétendre qu’il soit commercial, ca, franchement, non.

Victime à l’époque de grave problèmes de dos qui l’empêchaient de trop forcé et donc, de ne presque pouvoir pas utiliser sa guitare électrique, Neil Young, que l’on connaissait donc bien plus violent, nous offre donc avec Harvest ce que l’on peut appeler sans problèmes une véritable petite perle musicale, un classique du genre, un chef d’œuvre absolu comme on en avait pas mal à l’époque, et quasiment plus désormais. Disque campagnard s’il en est, Harvest fait partie de ses rares albums que l’on peut écouter tranquillement chez soi, la nuit – il ne réveillera pas les voisins – ou au bord d’une voiture, traversant les grands espaces américains avec une clope au bec et l’autre sur le volant. Un disque calme, ou prédomine la guitare acoustique, et où la majeure partie des titres sentent bon la country, genre souvent tourner en dérision de nos jours, mais dont l’importance dans l’histoire de la musique est indéniable – après tout, le rock, c’est le mélange du blues et de la country. Un disque d’où sortent des titres tout bonnement prodigieux, comme, pour ne citer que mes préférés, Heart of Gold, bien entendu, mais aussi Harvest, le sublime Old Man que je ne me lasse jamais d’écouter et, comment ne pas le citer, l’excellent Alabama – bien plus électrique – chanson musicalement parfaite en soi, mais avant tout, joli petit brulot contre le sud profond raciste qui nous rappelle le déjà sublime Southern Man paru dans l’album précédant, After the Gold Rush, et qui valut a Neil Young la non moins célèbre réplique de la part du groupe de rock sudiste Lynyrd Skynyrd : Sweet Home Alabama – probablement à prendre moins au premier degré que la légende ne le laissait sous-entendre, Young et Ronnie Van Zant s’appréciant davantage qu’on aurait pu le croire.


Harvest est sorti il y a quarante et un ans déjà, et, malgré les décennies, il n’a rien perdu de son charme, de son intensité et de son intrinsèque valeur musicale. Probablement curieux pour une oreille jeune, de nos jours, il ne s’en avère pas moins comme étant un véritable petit bijou et peut etre, comme je vous l’ai déjà dit, considéré comme étant un pur chef d’œuvre. Bien évidemment, Neil Young ne se limita pas à Harvest et sa longue et éclectique carrière est là pour nous le prouver, mais bon, ceci est déjà une autre histoire – déjà racontée pour partie sur ce blog – et je pense que je reviendrais bientôt, ici même, pour vous en raconter la suite. 

vendredi 22 mars 2013

L'OMBRE BLANCHE – LA TRAQUE DU SANS-NOM



L'OMBRE BLANCHE – LA TRAQUE DU SANS-NOM

Alors que le jeune fils du roi Benedek est porté disparu suite à l'attaque d'un monstre sanguinaire, son bras droit et régent, le baron Akos, convoque les nobles de son royaume pour une battue en bonne et due forme. S'il existe une chance de survie pour le prince, elle doit être exploitée. Tous les dignitaires du régime doivent y participer. Mais pour cela, il faudra passer outre les rivalités qui opposent ces six familles, dont certains auraient tout intérêt à la mort de l'héritier. En effet, la santé du roi est fragile. Suite à un empoisonnement présumé, il ne dirige que depuis son lit où il est maintenu en vie. Lorsque la réunion a lieu, les caractères se confrontent, les absences sont remarquées et durement questionnées, les intentions de chacun sont pesées avec méfiance. Pendant que la chasse à la bête se prépare, des personnalités s'affirment pour prendre la direction des opérations. Les troupes se divisent pour couvrir le maximum de territoires dans un minimum de temps, jusqu'à ce qu'un groupe découvre des traces dans la neige. C'est le début des combats pour découvrir si le prince est encore vivant. Et le début des plans machiavéliques...


Mine de rien, cela faisait tout de même un certain temps que je ne vous proposais pas une bande dessinée récente, d’ailleurs, pour etre tout à fait précis, si j’avais plutôt bien débuté cette année 2013 avec les critiques du onzième tome de Requiem Chevalier Vampire et du troisième de Masqué, force est de constater qu’on ne pouvait pas dire autant du huitième volume des Druides, datant d’octobre 2012 et encore moins du premier des Derniers Argonautes, celui-ci étant paru en septembre de la même année. Et comme en plus, j’avais décidé d’avancer dans la lecture des différents tomes parus à ce jour de Prométhée (bon, la suite en avril) et surtout, des Aventures de Blake et Mortimer dont vous avez eu droit, cette semaine, a ni plus ni moins que quatre critiques, force est de constater que si, depuis quelques mois, j’ai lu bon nombre de bandes dessinées, on ne peut pas vraiment dire que je suive vraiment l’actualité de sorties de celles-ci. Fort heureusement, et histoire de changer un peu, il y a quelques semaines de cela, j’avais été intéressé par l’annonce de la sortie du premier tome d’une énième nouvelle série aux éditions Soleil (décidément, bien en verve depuis un an et demi sur ce blog), une de plus me direz-vous, L'Ombre Blanche. Et après n’avoir pas vraiment hésité quant à son achat, je me l’étais procurer au début de ce mois mais, n’avais pas encore trouvé le temps de m’atteler à sa lecture, ce qui fut chose faite hier.

Qu’est ce qui m’avait attiré dans cette bande dessinée, qui avait-il de plus qui avait fait que, une fois de plus, je n’avais pas pu m’empêcher de claquer 13 euros dans un premier tome d’une énième nouvelle série, comme si toutes celles que j’ai débuter, et que je n’ai pas finis, ne me suffisaient pas ? Eh bien, déjà, on ne peut pas dire que cela soit sa toile de fond qui m’ait vraiment attiré : dans un monde plus ou moins typique de Fantasy, L'Ombre Blanche, pour l’œil non avisé, pourrait parfaitement ne pas se démarquer de la concurrence, ce qui, au demeurant, serait fort dommageable. En effet, plus qu’une œuvre parmi tant d’autres et qui n’apportera pas grand-chose au Schmilblick, L'Ombre Blanche a, pour soit, le fait que, plus qu’un univers typique avec… bâillements… elfes, nains, chevaliers au grand cœur, paladins et nécromanciens assoiffés de pouvoir, ici, ce qui prime, c’est les relations pour le moins tendues entre les protagonistes, les divers complots ourdis par un peu tout le monde, ce qui, bien entendu, donne un coté paranoïaque a la chose, mais aussi, les nombreux coups de théâtre qui ne cessent de surprendre le lecteur, lecteur qui, au demeurant, ne sait plus où donner de la tête, échafaudant moult hypothèses quant à la culpabilité de chacun des protagonistes, ceux-ci ayant, qui plus est, la tendance à disparaitre les uns après les autres, ce qui n’arrange pas les choses. Du coup, plus qu’une œuvre de Fantasy à la Tolkien, c’est bien évidement du côté du Trône de Fer de Martin qu’il faut se tourner, ne serais ce que pour ce côté « tous salauds » qui ressort indéniablement des multiples individus de cette bande dessinée, et, franchement, ce n’est pas plus mal. Sincèrement, j’ai pris grand plaisir à lire cette BD, pour son scénario, tortueux au possible, bien entendu, pour ses protagonistes hauts en couleur, mais attention, ne vous attachez pas trop, mais aussi, pour ses dessins tout simplement superbes : je ne connaissais pas le sieur Antoine Carrion, mais j’ai plus qu’apprécier son coup de pinceau fin et semi-réaliste, son découpage précis, fluide, et ses cadrages variés qui ne cessent d’enchanter l’œil. Par ailleurs, sa colorisation aux tons assez froids, se révèle en parfaite adéquation avec l’ambiance générale, créant de véritables atmosphères épaisses et sombres propices à un complot décidément bien machiavélique.


Bref, vous l’avez compris, non seulement, je n’ai pas regretté mon achat, mais qui plus est, j’ai été plus qu’enthousiasmer par cette Traque du Sans-Nom, première partie de ce qui nous est présenté comme étant un dytique, cette Ombre Blanche. Original, scénario captivant au possible et qui ne laisse pas une minute de répit au lecteur, personnages réussis et planches superbes, les éditions Soleil nous offrent là (enfin, offrir est un bien grand mot puisque rien n’est gratuit en ce bas monde, hélas) une excellente bande dessinée qui promet énormément. Alors certes, j’ai bien souvent un peu trop tendance à m’éparpiller dans mes choix de lecture, je commence beaucoup de sagas et ne les achève pas toutes et, oui, j’ai pu, en certaines occasions, regretter mes coups de cœur, mais ici, je peux vous assurer que ce n’est absolument pas le cas !

jeudi 21 mars 2013

BLAKE ET MORTIMER – LE PIÈGE DIABOLIQUE



LES AVENTURES DE BLAKE ET MORTIMER – LE PIÈGE DIABOLIQUE

Mortimer est à Paris, appelé par un notaire, dans le cadre d'une succession. Or, la personne dont vient l'héritage n'est autre que Miloch, mort quelques mois après avoir échappé à la destruction du château de Troussalet et qui lui lègue une vieille maison sise à La Roche-Guyon, village situé à 72 km de Paris, où Mortimer pourra trouver une invention extraordinaire. Miloch dit considérer Mortimer comme la seule personne ayant compris son génie et qui pourrait apprécier véritablement sa découverte. Malgré les avertissements de Blake, Mortimer part découvrir son héritage. Arrivé au village, il entre dans le château par une crypte. Il y trouve l'invention de Miloch : le « Chronoscaphe », une machine à remonter le temps.


Comme je vous le disais en début de semaine, lundi dernier, lors de ma critique de La marque jaune, j’avais emprunter, pour ces deux semaines de congés qui me laissaient amplement le temps d’avancer dans la saga, quatre tomes des célèbres Aventures de Blake et Mortimer, et donc, après avoir passé pas mal de temps du côté de l’œuvre de Jacobs, à lire ces volumes puis, bien entendu, à écrire les critiques sur ce blog, j’arrive finalement au dernier titre, Le piège diabolique, pour le moment, j’entends bien puisque la saga est loin d’etre finis et que, dans les semaines et mois à venir, je pense ne pas me tromper en affirmant que vous retrouverez encore d’autres aventures du duo britannique, le sanguin Mortimer et le flegmatique Blake. Et si cela peut paraitre beaucoup, en regard des autres titres que je propose sur ce blog, disons que je profite pas mal du fait que je puisse me procurer l’intégralité de cette série gratuitement, ce qui n’est pas plus mal, et puis, finalement, au vu de la qualité qui se dégage de cette série – que je n’ai découvert que sur le tard, comme vous le constatez – disons que celle-ci mérite amplement la place que je lui accorde depuis le début de l’année, surtout suite a quelques déceptions que j’ai pu avoir vis-à-vis d’autres titres plus modernes et sur lesquels j’avais placé énormément d’espoirs.

Mais trêve de bavardages et intéressons-nous donc maintenant à ce sixième volume des Aventures de Blake et Mortimer : Le piège diabolique. Bon, tout d’abord, et contrairement à son prédécesseur, SOS Météores dont la couverture était franchement moche (mais le contenu, bien meilleur fort heureusement), ici, celle-ci est, ma foi, bien plus réussie et ce, même si l’on a déjà connu Jacobs plus inspiré. Là où le bât blesse surtout, c’est le titre que je n’aime pas trop, mais bon, tout d’abord, il faut relativiser les choses en se souvenant que ces bande dessinées sont tout de mêmes anciennes désormais et que, surtout, elles étaient destinées à un jeune public (quoi que, quand je vois le contenu et les textes, cette jeunesse ne me semble pas la même que celle de nos jours), d’où, je pense, des titres qui flirtent un peu avec le nanard. Mais peu importe, il est inutile de chipoter sur des détails car ce qui compte avant toute autre chose, c’est le contenu de cet album et là, force est de constater qu’une fois de plus, alors que je partais sur un a priori défavorable, j’eu l’agréable surprise de me retrouver, au final, devant une fort bonne histoire, bien plus intéressante pour ne pas dire captivante que ce à quoi je m’attendais. Il faut dire qu’avant de la lire, en la feuilletant, j’avais trouvé que les planches n’étaient pas du même niveau que ses prédécesseurs ; oh, certes, Jacobs n’avait pas subitement perdu son tallent, les dessins restaient de bonne qualité, mais usant et abusent de cases un peu plus grandes qu’a l’accoutumé et de, par moments, de couleurs que je trouvais fade, je trouvais qu’il y avait là une certaine baisse de niveau. Or, au bout de quelques pages de lecture, j’oubliais mon impression première et ce, grâce a un scénario qui certes, a la base, est loin d’etre transcendant – un ancien ennemi de Mortimer piège celui-ci par le biais d’une machine à voyager dans le temps afin de l’empêcher de revenir à notre époque – mais qui, petit à petit, et surtout, à partir du moment ou Mortimer débarque dans le futur, prend toute son ampleur ! Car justement, si le voyage dans le temps est un thème maintes et maintes fois usés jusqu’à n’en plus soif dans la science-fiction, force est de constater que, bien écrit, celui-ci a souvent tendance à fonctionner, et qu’ici, c’est bel et bien le cas. Alors oui, le passage chez les dinosaures est anecdotique et celui au moyen-âge plus amusant qu’autre chose, mais le dernier séjour de Mortimer, dans le futur, est une vrai petite réussite comme je les aime : monde dévasté suite à une apocalypse nucléaire, survivants humains asservis par un dictateur tout puissant, vestiges de notre civilisation, armes futuristes surpuissantes comme ma préférée, la chose, une espèce d’amibe géante invulnérable, tout un tas d’éléments sont en place pour que l’on ait droit, une fois de plus, a un excellent album de nos compères… enfin, surtout de Mortimer d’ailleurs puisque Blake, dans cette aventure, n’apparait que dans les deux premières et deux dernières pages de l’album.


Ajoutons à cela le coté visionnaire de Jacobs qui nous sort une fort crédible réforme de l’orthographe qui devient phonétique (accessoirement, moi qui suit une bille en orthographe et en grammaire, cela m’aiderait bien) et nous avons, au final, un album bien plus intéressant qu’on pourrait le croire de prime abord : là où d’autres auteurs se seraient contentés de nous présenter le monde dans le futur, Jacobs, lui, va plus loin et fait tout pour le rendre crédible. Cette volonté de bien faire, d’aller au bout des choses peut paraitre banale mais de nos jours, mais ayons conscience que ce n’était pas forcément le cas il y a cinquante ans, bien au contraire. Bref, vous l’avez compris, une fois de plus, j’ai été conquis par un nouvel album des Aventures de Blake et Mortimer, et à juste titre car ce Piège diabolique le mérite amplement. Bien évidemment, je n’en ai pas encore finis avec nos deux compères, mais bon, pour cela, il va falloir patienter un peu, le temps que j’aille emprunter la suite de la collection bien sûr !

DR HOUSE – SAISON VIII



DR HOUSE – SAISON VIII

Une année s'est écoulée depuis la fin de la saison 7. Après avoir été en cavale pendant trois mois, House purge une peine de prison pour avoir détruit le salon de la maison de Cuddy. Dans le premier épisode, on le découvre après huit mois d'emprisonnement. À l'occasion de son passage par l'infirmerie de la prison, House rencontre Jessica Adams, médecin pénitentiaire. House est finalement libéré sous condition et découvre les changements au sein du Princeton-Plainsboro : Cuddy, Taub, Chase et Numéro 13 sont partis, Foreman est le nouveau doyen de l'hôpital, et un nouveau docteur travaille dans le service diagnostic : le Dr Chi Park, une brillante interne un peu timide. House doit aussi reconquérir l'amitié de Wilson.


Bigre, moi qui dans le Journal de Feanor, je ne vous parle quasiment pas de séries, voilà qu’en quelques heures à peine, ce n’est pas une mais deux séries, parmi les plus marquantes de ces dernières années, dont je vous entretiens ! Il faut dire, et à mon grand regret accessoirement, que ce n’est que depuis l’année dernière (alors que ce blog a cinq ans), que j’ai décidé de donner une place convenable aux séries, en proposant des critiques par saisons, chose que je ne faisais pas auparavant – je me contentais alors de vous proposer un court billet pour signaler que telle nouvelle saison débutait, etc. Et comme l’on ne peut pas refaire le passé (enfin, techniquement parlant, sur un blog, je pourrais, mais bon, je ne vais pas me lancer dans des délires qui n'en finiraient plus), les choses resteront en l’état, et ce, même si, et comme pour d’autres catégories, j’en éprouverais toujours un regret. Et donc, après m’etre entretenus avec vous précédemment de ce que j’avais pensé de la seconde saison de Game of Thrones, il est grand temps que je revienne sur ce qui aura été comme l’un des grands événements télévisuel de la semaine, en France, je veux bien évidement parler de la huitième et dernière saison de l’inimitable Dr House !


Et oui, l’irascible et irrespectueux docteur, un an après l’avoir fait aux Etats Unis, aura donc tirer sa révérence, ce mardi soir, sur TF1, au bout de huit longues années de bons et loyaux services, mettant ainsi fait à l’une des séries les plus suivies et réussies de ce début de vingt et unième siècle. Et oui, toutes les bonnes choses ont bel et bien une fin et même si à la base, une neuvième saison était prévue, les considérations financières entre la FOX et les acteurs aura fait que celle-ci, au final, ne voit jamais le jour, ce qui nous aura évité, peut-être, le syndrome de la saison de trop, ce qui n’est pas plus mal finalement – après tout, quand je pense a tout un tas de bonnes séries qui, à force de s’étirer en longueur et à user encore et encore des mêmes ficelles, devenaient franchement inintéressantes voir nulles sur la fin, autant que notre sacré Dr House quitte le devant de la scène en pleine gloire. Et d’ailleurs, si l’on aurait pu croire, justement, qu’à force d’avoir tout fait, tout connu, y compris et surtout la déchéance la plus totale, une fois de plus, comme on l’avait constater à la fin de la saison précédente, cet incorrigible docteur n’allait pas réussir à se renouveler, qu’il n’y avait décidément plus rien à dire, que l’on ne serait plus surpris… rien de plus faux ! Car si, en effet, l’on pouvait craindre, au vu de l’avant dernière saison, qu’une certaine routine pouvait s’installer, cette huitième et ultime saison vint clore la série en beauté !

Cuddy parti, Foreman doyen de l’hôpital, plus de Numéro 13, une équipe quasiment entièrement renouvelée avec les apports de Park (plutôt amusante comme personnage et qui apporta une touche de fraicheur dans l’équipe) et Adams, cette huitième saison de notre bon vieux Dr House aura été, de mon point de vu, bien meilleure de ce que a quoi je m’attendais. En effet, une fois House sortit de prison – car, il fallait s’y attendre, c’était comme lorsqu’il était en hôpital psychiatrique, il n’allait pas s’y attarder – la routine repris rapidement son petit traintrain quotidien, nouveaux membres dans l’équipe ou pas, et, bien entendu, dans le fond, la structure même des épisodes ne changea absolument pas d’un iota : un nouveau cas se présente, House et son équipe font des hypothèses, se trompent un nombre incalculables de fois avant de trouver la solution à la fin et, pendant ce temps-là, Wilson subit les pitreries de House et, de temps en temps, l’un des membres de l’équipe est mis sur le devant. Bref, rien de bien nouveau à la base puisque toutes les vieilles recettes qui ont fait le succès de la série depuis ses débuts sont toujours au rendez-vous. Mais plutôt que de se lasser, le casting, comme je vous l’avais dit précédemment, et un humour bien plus présent que lors de la saison précédente, vient rehausser le niveau ce qui fait que nous avons là, pour la plus part, des épisodes franchement bons et qui font la part belle aux relations entre les protagonistes, souvent de façon cocasse par ailleurs – House qui découvre sa mère au lit avec celui qu’il croit etre son père, Park sous LSD, Chase qui rêve de Park, Taub et ses filles n’étant que quelques une des scènes les plus drôles d’une saison qui m’aura franchement enthousiasmer. Alors bien sûr, les derniers épisodes, de par les événements qui y surviennent, sont bien plus sombres pour ne pas dire dramatiques, et sur ce point, il y a des scènes très dures avec Wilson, quant au final, où l’on retrouve tout un tas d’anciens protagonistes, il est plutôt bien réussi et, chose rare dans une série, donne un fin que l’on peut qualifier de plus qu’acceptable, ce qui n’est pas toujours le cas avec les séries, du moins, quand on leur laisse avoir une fin.


Voilà, Dr House, c’est désormais finis et sincèrement, ce bougre de prétentieux egocentrique et hautain va franchement me manquer. Au fil de toutes ces années, lui et son équipe m’auront accompagné et fait passer du bon temps et même si, tout n’est jamais complètement finis, puisqu’il existe les rediffusions, plus rien, bien entendu, ne sera jamais comme avant. En tous cas, Dr House aura tout de même réussie la gageure de me faire aimer une série médicale, ce qui n’était pas évidant vu que je n’aime pas le genre, mais bon, comme chacun sait, dans celle-ci, ce qui primait avant tout, ce n’était pas vraiment le coté médical mais davantage celui de l’enquête : ici, House et son équipe étaient des enquêteurs qui cherchaient le coupable, bref, la bonne maladie, quant à la relation House/Wilson, comme chacun sait, c’était du Sherlock Holmes/Dr Watson transposé dans un hôpital. Ce synopsis, a quoi il fallait ajouter la personnalité franchement désagréable voir par moments immonde de House (et encore, je le trouvais pire dans les premières saisons) fut un savant mélange qui nous offrit l’une des meilleures séries de ces dernières années, voir même, du moins, pour moi, celle que je prenais le plus de plaisir à regarder. Mais bon, comme toutes les bonnes choses ont une fin, c’en est fini, et il va sacrement me manquer ce sacré Dr House… 

GAME OF THRONES – SAISON II



GAME OF THRONES – SAISON  II

Après la mort du roi Robert Baratheon et d'Eddard Stark, la légitimité du roi Joffrey est contestée par Stannis et Renly, frères de Robert, tandis que Sansa Stark est retenue comme otage à Port-Réal. Robb Stark poursuit sa rébellion pour venger son père et libérer sa sœur, bien que personne ne sache où se trouve Arya Stark. Lord Tywin Lannister, père de la Reine régente Cersei et grand-père du roi, qui la détient sans le savoir, continue de son côté à lutter à la fois contre les Baratheon et contre les Nordiens de Robb Stark. Chaque camp cherche de nouveaux alliés, et la guerre se prolonge, ignorant la menace d'au-delà du Mur. En effet, Lord Jeor Mormont continue à guider la Garde de Nuit face aux Sauvageons, soutenu par Jon Snow, cherchant désespérément un moyen d'arrêter la marche de leur immense armée vers le sud. De l'autre côté du Détroit, après avoir perdu les Dothrakis, Daenerys Targaryen emmène ses dragons jusqu'à la cité de Qarth, où elle espère trouver un appui en vue de reconquérir les Sept-Couronnes.

Les modes se font et se défont, et je pense ne pas me tromper en affirmant que depuis que la chaine américaine HBO à adapter sur petit écran le cycle du Trône de fer sur le petit écran, nombreux furent ceux qui, soudainement, du jour au lendemain, sont devenus familiers de l’univers de Georges Martin, connaissant parfois celui-ci sur le bout des ongles, s’ils se sont lancés ensuite, bien entendu, dans la lecture des romans. Quant aux autres, ceux qui s’en tiennent à la série et la trouvent géniale, ne jurent que par elle, attendent fébrilement l’arrivée de chaque nouvelle saison, mais qui ont décidément bien du mal avec la lecture, voir même, pour certains (car ils existent), ne se doutent même pas que derrière ce Game of Thrones, il existe un certain A Song of Ice and Fire, nous avons là plus affaire a des gens qui papillonnent, au vu, comme je l’ai dit, des modes du moment : aujourd’hui, Game of Thrones est à l’honneur, dans trois mois, ça sera autre chose, et ainsi de suite… Pendant ce temps-là, moi-même qui ne me suis décidé à me lancer dans la lecture de cette œuvre qu’à la fin de l’été dernier, mais avant de regarder le moindre épisode de la série, et qui, assez rapidement, n’ai pu que constater les indéniables qualités d’une œuvre tout bonnement magistrale, comme j’ai pu souvent vous le dire sur ce blog au cours des derniers mois, je dois avouer que, depuis janvier dernier, je me sens un peu orphelin : le dernier volet d’Une danse avec les dragons étant paru et dévoré, je n’avais plus que deux choix devant moi, soit me replonger immédiatement dans la relecture de la saga, soit, passer à autre chose, ce, en attendant… que le sieur Martin, un jour ou l’autre (dans deux ans, trois ans, quatre ans), nous sorte la suite. Etant passé a autre chose, mais n’en ressentant pas moins un manque auquel il allait bien falloir que je m’habitue, contraint et forcé, j’eu tout de même la satisfaction de pouvoir atténuer ce fameux manque par le biais de la seconde saison que je n’avais pas encore vu – oui, je sais, comme d’habitude, je suis en retard sur tout le monde, mais qu’importe ?!


Début janvier dernier, alors que je n’en avais pas encore finis avec les derniers tomes du cinquième volume du Trône de fer, je vous avais parler, sur ce blog, de la première saison de ce Game of Thrones qui a fait couler tellement d’encre depuis sa première parution sur HBO, un certain 17 avril 2011. Et dans ce billet, si je n’hésitais pas à souligner les nombreux points positifs de cette adaptation, comme, selon moi, le choix des acteurs, des décors, des lieux de tournage et, surtout, le fait que dans les grandes lignes, le synopsis était plus ou moins fidèle à l’œuvre originale ce qui faisait que nous avions bel et bien là une adaptation plutôt réussie, je n’avais pas hésiter à pointer du doigt le fait que, malgré tout, si dans les grandes lignes, les scénarios étaient identiques, il n’en restait pas moins quelques différences, souvent inutiles par ailleurs, que dix épisodes, à mes yeux, me paraissaient bien trop court pour rendre justice au premier volume et que, en voulant chipoter un peu, même dans les points positifs (costumes, décors), certains détails m’avaient gêner comme cette Garde blanche qui ne l’était plus vraiment. Enfin bon, rien de catastrophique non plus puisque, au final, cette première saison de Game of Thrones, à défaut d’etre parfaite, n’en restait pas moins comme une fort bonne adaptation – et puis, dans le passé, n’avait pas-t-on trouver pire ?


Et donc, alors qu’en ce mois de mars, j’allais avoir, par le biais de congés prolongés, la possibilité d’avoir pas mal de temps libre devant moi, je me suis décidé à voir ce que seconde saison avait dans le ventre : allait-elle confirmer les bonnes impressions que sa devancière m’avait laissées ? Allait-elle rendre justice à un volume, A Clash of Kings, moins spectaculaire que le premier, mais tout aussi excellent ? Et puis, surtout, c’était ici qu’allaient apparaitre des protagonistes hauts en couleur comme Stannis, Mélisandre, Asha Greyjoy, Ygrid, Brienne de Torth, Jaqen H'ghar ou Davos Mervault, bref, tout un tas de raisons d’etre impatient de découvrir ce que cette saison avait dans le ventre, surtout que dans celle-ci, entre le revirement de Théon, la bataille de la Néra et les péripéties de la Garde de Nuit au-delà du Mur, les moments forts ne manqueraient pas.

Tout débuta plutôt bien d’ailleurs, en fait, plus ou moins, s’il faut etre précis, jusqu’à la moitié, environ, de la saison. Jusque-là, tout ce que j’avais dit au sujet de la première saison était valable : nous n’avions là, au final, qu’une saison ni plus bonne, ni pire que sa devancière et je dois avouer que ces premiers épisodes, je les ai regardé avec un certain plaisir. Ah, j’étais en manque du Trône de fer, et bien, avec cette saison II, celui-ci était atténué. Et puis, sans crier gare, petit à petit, au fil des épisodes, puis, de plus en plus alors que l’on avançait dans l’intrigue, les petits défauts qui m’avaient déjà contrarier au cours de la première saison se firent de plus en plus insistants, les différences de plus en plus notables au point que, arriver à certains moments clés de l’intrigue, celle-ci prenait des tournures parfois différentes. Oh, pas dans les grandes lignes, bien sûr, mais, de différences en différences, de personnages absents en personnages modifiés dans leurs importances, cette saison prenait décidément une tournure de plus en plus déplaisante. Et si, par soucis de tout casé en dix petits épisodes, on pouvait admettre, a priori, que certains faits ou personnages étaient passé à la trappe, que certains événements ne se déroulaient pas vraiment de la même façon, comment ne pas bondir de rage en constatant, stupéfait, qu’un protagoniste comme Schlingue, ou plutôt Ramsay Bolton, est complètement absent, que les frères et sœurs Reed, eux aussi, ne sont pas là, et qu’en plus, entre une Asha Greyjoy qui devient Yara Greyjoy (mais pourquoi ?) et le fait qu’il faut se taper des modifications drastiques du scénario comme cette histoire d’amour entre Robb et une pauvre petite infermière de guerre qui s’étale en longueur ainsi que, pur délire des scénaristes, un meurtre gratuit de Jaime Lannister, complètement contraire à ce qu’est ce personnage, et qu’il sera bien difficile de justifier par la suite – car tout régicide qu’il est, son acte arrangea alors beaucoup de monde… hum, hypocrisie quand tu nous tiens ? Et, comme si cela ne suffisait pas, de l’autre côté du détroit, Daenerys a droit, elle aussi, a une refonte de ses aventures, comme si le parcours de celle-ci dans le second tome avait été jugé insuffisamment intéressant ?

Bien évidemment, au vu de tout ce que je viens de dire, vous comprendrez aisément que je n’ai pas été entièrement satisfait par cette seconde saison de Game of Thrones. Pourtant, celle-ci ne manque pas de qualités, dans le fond, il n’y a pas grand-chose à dire, j’en conviens, mais dans la forme, je trouve tout de même qu’à force de trop s’éloigner d’un matériel de base pourtant excellent, ce n’est pas forcément l’idée du siècle. Certes, je comprends qu’une adaptation ne peut pas etre parfaitement exacte, que, de toutes façons, limité par le temps et l’espace de dix épisodes, tout ce que j’avais trouvé dans le livre ne serait pas au rendez-vous, mais autant je peux accepter cet état de fait, parfaitement logique au demeurant, autant de purs délires comme le coup de folie meurtrier de Jaime est impardonnable, surtout qu’il n’apporte strictement rien à l’intrigue, bien au contraire. Mais bon, ceux qui ne connaissent pas les romans n’y trouveront probablement rien à redire, j’en conviens, et puis, ces nouveaux personnages que j’attendais avec impatience, ils sont tout de mêmes réussis dans l’ensemble – ah, Stannis et Mélisandre ! Quant à la bataille de la Néra, bah, elle a tout de même de la gueule, non ? Mais bon, ces points positifs ne m’empêchent pas de me dire que plus on avance dans cette série et plus je risque de trouver des raisons de raller, surtout en raison des différences, souvent inutiles, entre celle-ci et les romans. C’est tellement dommage pourtant : avec ses acteurs, ses costumes, ses décors, sa musique, son générique, et pour tout un tas de raisons, Game of Thrones est franchement une excellente série, mais ces différences, injustifiées par moments voir mêmes illogiques, gâchent indéniablement l’ensemble à mes yeux… ou alors, pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur, peut-être vaut-il mieux ne pas lire les romans ? 

mercredi 20 mars 2013

Les Cahiers de Science & Vie 121 : Naissance de la Médecine



Nombreux furent les numéros des Cahiers de Science & Vie à avoir été lus puis critiquer sur ce blog depuis la fin de l’année dernière, et donc, après avoir voyagé du côté du Japon et de sa longue et riche histoire, dans le premier numéro de cette année 2013 (depuis, un autre est paru en kiosques, consacré à la vie au temps de la Rome antique, mais je ne l’ai pas encore), et après avoir passé un peu de temps sur d’autres revues, je reviens aujourd’hui avec un ancien numéro, vieux de deux ans déjà, et qui a, pour sujet principal, la médecine, et plus précisément, sa naissance comme on peut le constater ci-dessous :

Les Cahiers de Science & Vie n°121 : Naissance de la Médecine
Février/Mars 2011

Naissance de la Médecine
- Edito : D’une naissance à l’autre
- Cadrage : Préhistoire : Ouvert, tatoué, marqué... le corps investi
- Mythes et légendes : des dieux et des malades
- Interview : « Dans toute société, un prêtre ou un magicien faisait office de médecin » de Bruno Halioua
I - Médecine des premières civilisations
- Egypte : Souffles de vie, souffles de mort
- Mésopotamie : De l'incantation à la prescription
- Hébreux : le corps sous contrôle divin
- Indus : Âyurvéda, la science de la vie
- Chine : une médecine au long souffle
- Précolombiens : le corps humain miroir de l'Univers
II - Naissance de la médecine moderne
- Monde grec : Hippocrate, le père de la médecine
- Rome : Galien ou l'avènement d'un règne
- Médecine militaire : A la pointe de l'art
III - Autour de la médecine
- Les chemins étroits de la formation
- Du cercle sacré au domaine public : la profession évolue
- Soin, prévention, contamination : le paradoxe d'Hygie
- Les animaux se soignent eux aussi
IV - D'hier à aujourd'hui
- La médecine contemporaine redécouvre ses classiques
- Interview : « Il faut aborder les problèmes éthiques avec une sagesse pratique » de Lazare Benaroyo

A la base, je ne suis pas un grand amateur de médecine, c’est un sujet qui ne m’intéresse pas plus que cela (d’ailleurs, c’est du pareil au même pour les séries médicales, en dehors de Dr House, qui, pour la petite histoire, s’est achevé hier soir, et dont il va falloir que je vous parle, pour le reste, je passe mon chemin), loin de là, pourtant, quand l’occasion s’est présentée, en début d’année, de me procurer cet ancien numéro, je n’ai pas vraiment hésité. La raison ? En fait, elle est toute simple : en effet, si autant la médecine est loin d’etre ma tasse de thé, je n’avais rien contre le fait d’en apprendre davantage au sujet de son histoire, bien plus longue qu’on ne pourrait le croire de prime abord, et justement, comme son nom l’indique, ici, plus qu’une histoire de la médecine au fil des siècles ou plutôt des millénaires, c’est à ses origines que s’intéresse ce numéro des Cahiers de Science & Vie, et là, oublions les médecins du moyen-âge et de la renaissance, comme l’on pourrait s’y attendre, pour faire un véritable saut dans le temps et retrouver leurs ancêtres, ceux de la Mésopotamie, de l’Egypte, de la civilisation de l’Indus puis, ceux de la Grèce et de Rome, sans oublier, petit détail intéressant, un petit passage du coté de nos plus anciens ancêtres mais aussi des… animaux, eux aussi capables de se soigner, aussi incroyable que cela puisse paraitre. Du coup, une fois de plus, par le biais d’une qualité générale d’une revue qui ne se démord jamais, c’est une fois de plus un excellent numéro que nous avons là, instructif au possible, et qui fourmille de détails sur les pratiques et usages des tous premiers médecins. Alors, comme quoi, même avec un sujet qui ne me dit rien en temps normal, les Cahiers réussissent à m’intéresser… voilà bien encore pourquoi je considère cette revue comme étant ma préférée !

mardi 19 mars 2013

Ça m’intéresse Histoire 17 : L’Égypte



N’aurait été mon séjour dans la capitale romaine et je pense ne pas me tromper en affirmant que je n’aurais probablement jamais acheté ce numéro de la revue Ça m’intéresse Histoire ; en effet, ayant pas mal dépensé d’argents en loisirs diverses depuis le début de l’année, j’essayais au maximum d’éviter le superflu, de ne pas me laisser tenter par des choses dont je pourrais parfaitement me passer, et sincèrement, même si cette revue, en soit, n’est pas désagréable en soit, même si elle est souvent intéressante, force est de constater que, dans le genre, il existe bien mieux. Cependant, me disant que je devrais bien m’occuper pendant mon trajet en avion, je me suis finalement laisser tenter, une nouvelle fois. Et donc, me voici désormais à vous parler de ce numéro printanier de Ça m’intéresse Histoire, dont le sujet principal est l’ancienne Egypte, mais avant toute chose, place au long, très long sommaire :

Ça m’intéresse Histoire n°17 : L’Égypte, maitre du monde
Mars – Avril 2013

L’Égypte, maitre du monde
- Quand l’Égypte domine le monde
- La chrono
- XIXe dynastie, les champions de la propagande
- Ramsès II, Roi-Soleil
- Médecine de pointe, droits des femmes, congés payés…
- L’apogée de l’Égypte
- Sexe, mode, psycho… le pays de la sensualité
- Dans la pierre, au nom de l’éternité
- Que savez-vous de nos ancêtres les égyptiens ?

Egalement au sommaire :
- Edito : Masques de guerre
- L’Histoire éclaire l’actu :
- De l’exode biblique a l’exode climatique
- Personne n’aime les impôts
- Méthode Coué
- Le premier métro du monde ressurgit du passé
- Le buzz de l’espace
- Bougez comme un homme préhistorique
- Le come-back du charbon
- Avant le mercredi, c’était le jeudi
- Miss France aurait-elle gagné en 1912 ?
- Les biens de l’Eglise en France
- On mâche en cadence
- Les six différences
- Le Corbusier revient en Lego
- A quel âge fait-on le premier enfant ?
- Se prendre la tête… et marcher avec
- Des bêtes de cadeaux !
- Un festin de romains !
- Le sujet qui fâche : Alors, on fait quoi des chômeurs ?
- Avant la guerre : C’était la Belle-époque, 1896-1914
- Ça vient d’où…
- La pizza Margherita ?
- Le scotch ?
- Le feu tricolore ?
- L’expression « faire un bide » ?
- La première fois que l’on a fabriqué du fromage ?
- Les aventuriers de l’Histoire : Le nazi qui devint l’ami du Dalaï-Lama
- A vendre : Microvoitures vintage
- On vend la mèche :
- A quoi servent nos cheveux ?
- Depuis quand va-t-on chez le coiffeur ?
- Les secrets des perruques du Grand Siècle
- La question conso : Mais qui a inventé le bowling ?
- Questions/réponses : Manger au moyen-âge
- Au cinéma : 1945, Allemagne, année zéro
- Ouvrez vos manuels d’Histoire
- La révolution française
- L’empereur Napoléon 1er
- L’empire colonial français
- Secrets de macho : C’est quoi un homme, un vrai ?
- Des trésors dans vos greniers
- Les enseignes de magasin
- Les paquets de cigarettes anciens
- Les animaux empaillés
- Les cartes Magic
- Guérilla dans la jungle : La Légion étrangère dans la guerre d’Indochine
- Les rois de la mode : 1700-1915, comment les français s’habillent ?
- Questions Réponses
- Depuis quand et pourquoi parle-t-on de dos d’âne ?
- Peut-on vraiment apercevoir les Pyrénées depuis Marseille ?
- Quand le Franc a-t-il été inventé ?
- Quelle est la différence entre les savoisiens et les savoyards ?
- Le grand zapping de l’Histoire
- Mozart tué par une potion miracle ?
- Le pays où l’or pousse comme des carottes
- Hitler en mode manga
- Qui mitraille la dame ?
- Après la guerre, on déterre les morts
- Prison ferme pour avoir mangé un œuf
- Phare de Cordouan, c’est la huitième merveille du monde
- Il pleut des poèmes
- Quand Paris était sous la mer
- Vous le reconnaissez ?
- Il mange ses enfants
- A quoi ça sert ?
- Victor Hugo, une vraie girouette
- Où est né le jazz ?
- Un jour dans l’Histoire du monde : 7 décembre 1941, les japonais attaquent Pearl Harbor
- Un musé, une curiosité : La machine de Dubois

Fichtre, déjà, me taper le sommaire, c’est déjà une aventure (et d’ailleurs, heureusement que j’ai écrit ce billet en deux fois, hier soir, le sommaire, aujourd’hui, mon blabla habituel sinon, je pense que j’aurais disjoncté !) et je pense que si un jour, par aventure, je rachète un numéro de Ça m’intéresse Histoire, je ne retranscrirais pas l’intégralité de ce sommaire – je veux bien etre fou mais il y a des limites tout de même ! Enfin, quoi qu’il en soit, une fois de plus, et comme le vieux le concept de cette revue, nous avons droit à un dossier principal, ici, l’ancienne Egypte, certes intéressant mais qui n’apportera strictement rien de neuf au sujet, quelques courts dossiers plus ou moins intéressants selon les gouts de chacun mais qui, pour la plus part, sentent tellement le réchauffer (Pearl Harbor, mais ils n’en ont pas marre d’en parler a force !?) que cela en devient gênant, et, surtout, tout un tas de petits articles, très divers, qui eux, sont infiniment plus intéressants et qui, selon moi, représentent quasiment à eux seuls tout l’intérêt de cette revue. Et là, au moins, l’amateur trouvera son bonheur, ne le nions pas, cependant, et même si Ça m’intéresse Histoire n’est pas spécialement le magasine le plus cher du marché, je commence tout de même à trouver que cela fait trop peu pour justifier spécialement son achat, puisque, finalement, ces brèves, on peut les trouver sur le net, ou dans d’autres revues, et comme, personnellement, j’accorde une grande importance aux dossiers et aux vrais articles (ceux qui font quelques pages et pas quatre lignes), je risque fort de ne pas retenter l’expérience avant un bon bout de temps. 
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