samedi 31 décembre 2011

2011, une année qui s'en va



Nous sommes le 31 décembre 2011, à quelques heures de la nouvelle année et, comme de coutume depuis trois ans maintenant, je tenais, pour ce dernier post avant la tant attendue et fatidique année 2012 (une histoire de calendrier maya qui prendrait fin le 21 décembre prochain ce qui, soupirs, entrainerait la fin du monde), à revenir sur les événements marquants des douze mois écoulés. Bien évidemment, je dois reconnaitre que cela n’a rien de bien original ; après tout, il est de coutume, dans les derniers jours d’une année, de rappeler les événements qui l’ont marqué (il suffit de regarder la télévision ou de lire la presse pour le constater, ou de voir mon article publié tout à l’heure, sur les découvertes archéologiques majeures de 2011). Cependant, plutôt que de tourner autour du pot, et de répéter malicieusement ce que j’avais écrit l’année dernière, autant revenir sur cette année 2011 qui n’en a plus pour très longtemps :

Evénement personnel de l’année :

Bon, bon, on pourra dire que autant 2010 avait été une année riche en événements majeurs – ne serais ce que l’obtention de la garde de mon fils ainé et mon mariage pour ne citer que les deux plus importants – et que mon choix final avait été plus que cornélien (comment choisir ? Bah, je l’ai fait tout de même), 2011 ne restera pas comme étant une année très marquante. Certes, je ne peux pas dire qu’il ne s’est rien passé du tout, cela serait vous mentir et de toute façon faux en plus, bien évidemment, d’être tout bonnement impossible. Cependant, faisant suite à une année tellement riche en événements majeurs, 2011, du coup, apparait bien plus calme, la vie se contentant de suivre tranquillement son court. Du coup, il m’est difficile de trouvé un événement franchement marquant mais bon, comme pour moi, ce fut une toute première fois, j’estime que mon accident de ski (ridicule au demeurant) sera le grand moment de 2011.

Le Journal de Feanor en 2010 :

Que pourrais-je dire sur ce blog pour cette année 2011 ? Ayant depuis longtemps trouvé sa vitesse de croisière comme je le disais déjà il y a un an, le fait le plus marquant, finalement, aura été que, suite à mon accident de ski qui m’aura laissé quelques semaines à la maison, j’en aurais profité (sur un bras ou presque) pour lancer Le Journal de Feanor vers un record inaccessible, selon moi, celui du plus grand nombre de post annuels depuis sa création. Et si cela n’arriva qu’il y a quelques jours à peine et que franchement, je n’y croyais pas, force est de constater que mon record absolu de 100 articles en un mois, datant de mars dernier, y contribua énormément. Du coup, plus que le fait que j’ai décidé de titré mes billets (mais pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ?) ou les multiples travaux et rénovations en cours depuis les touts débuts, c’est ce fait, finalement marquant, qui restera comme l’événement de cette année 2011.

BD de l’année :

Je vous le disais il n’y pas si longtemps, lors de la critique de l’avant dernier tome de la série Millénaire, cette année aura été, depuis la création de ce blog, la plus marquante tant en qualité qu’en quantité pour ce qui est de la bande dessinée. Du coup, jamais je ne me suis retrouvé avec un nombre aussi élevé d’œuvres qui, en toute franchise, auraient mérité le titre de BD de l’année. Ainsi, que ce soit Servitude, Millénaire bien entendu, Arawn, Le Pape terrible, Reconquêtes, Portugal et quelques autres, il m’était difficile de faire mon choix. Du coup, je me suis souvenu de ce que j’avais dit en janvier dernier, suite à la lecture d’une saga tout bonnement exceptionnelle : La Brigade Chimérique ; il y a presque un an, donc, je lui décernais déjà le titre de BD de l’année, et même si depuis, d’autres l’auraient mérités, force est de constater que La Brigade Chimérique, elle, fait un très beau vainqueur.

Livre de l’année :

Hum, là aussi, le choix n’aura pas été si simple mais pas forcément pour les mêmes raisons que précédemment. Certes, la qualité, une fois de plus aura été au rendez-vous de mes lectures, ainsi, que ce soit des petits bijoux comme Les scarifiés, Des milliards de tapis de cheveux, le cycle des Mythagos, ou celui du Codex Merlin, une nouvelle fois, la littérature de l’imaginaire m’aura accompagner une bonne partie de l’année. Pourtant, et pour la première fois depuis les débuts de ce blog, le Livre de l’année ne fera pas parti du genre fantastique puisque deux ouvrages, Le nom de la rose et Les piliers de la terre, lus en fin d’année, m’auront davantage marqué. Mais comme il fallait que je fasse un choix et comme je connaissais l’intrigue du premier cité par le biais du film, ce sont finalement Les piliers de la terre qui obtiendront le titre de Livre de l’année 2011.

Film de l’année :

Des films en 2011, j’en aurais vu des tas : des bons, des mauvais, des chefs d’œuvres, des navets, des nouveautés et d’autres, bien plus anciens mais quoi qu’il en soit, pour ce qui est du septième art, il est indéniable que cette année aura été bien fournie – y compris pour ce qui est critiques, ce qui ne fut pas toujours le cas les années précédentes, malheureusement. Par contre, parmi tout ce que j’ai pu voir au cours des douze derniers mois, et malgré la qualité flagrante de bon nombre d’œuvres, aucun film, sincèrement, ne m’aura vraiment marqué plus qu’un autre. Du coup, comme il fallait bien faire un choix, et même si j’ai longtemps hésité avec celui qui eut droit aux honneurs de ma centième critique cinématographique, l’exceptionnel La grande illusion, mon choix, finalement, se sera porté sur Amours chiennes, vu il y a quelques mois et dont on me disait le plus grand bien depuis quelques années déjà.

Disque de l’année :

Bon, là, ce fut encore plus dur qu’avec la rubrique Cinéma. Quoi que, l’année dernière, c’était encore pire tellement le choix, en 2010, était limité (comme d’habitude pourrais-je ajouter). Au moins, cette année, des disques, j’en aurais écouté pas mal, enfin, plus que ces dernières années, en particulier lors des premiers mois de 2011. Mais comme d’habitude, aucun, véritablement, ne sortait du lot, ou plutôt si, un genre, une époque : la fin des années 70, les débuts de la New wave, Bowie, Eno, Iggy Pop etc. Pourtant, si j’ai longtemps pensé que je ferais mon choix final sur l’un de ces artistes et l’un de leurs albums, ma petite poussé de mélancolie et de saudade de la rentrée, mon retour à mes racines et à la musique que j’écoutais étant petit m’aura finalement convaincu que seuls los Machucambos méritaient le titre de disque de l’année 2011.

Jeux Vidéo de l’année :

Bon, inutile de perdre mon temps : l’année dernière, ce fut FIFA 2010, cette année, bien évidemment, le jeu de l’année fut FIFA 2011 et hop, on n’en parle plus, ou presque… euh, ça serait bien de changer pour 2012, non ?

Mort de l’année :

Grande année que 2011 pour ce qui fut des morts marquantes : après tout, lorsque l’on voit nous quitter des noms majeurs comme ceux de Ben Laden, le Colonel Kadhafi ou Kim-Jong-Il, comment ne pas se dire que chacun d’entre eux aurait pu prétendre au titre de mort de l’année ? Choix cornélien donc – et accessoirement morbide mais bon – et si, de par l’insoutenable violence de sa mise à mort, Kadhafi aurait parfaitement put prétendre remporter cette distinction, de par son importance depuis une décennie, et pour tout ce qu’il représentait (et malgré le fait qu’il n’y eut pas de corps à nous présenter, ce qui, bien sûr, pourra laisser court a toutes les théories), il me semble que la mort de Ben Laden restera comme la plus importante de ces douze derniers mois.

Equipe de foot de l’année :

Ok, c’est Barcelone, je l’ai admis il n’y a pas longtemps et je ne veux pas trop en parler… ceux qui me connaissent savent pourquoi…

Evénement sportif de l’année :

Non, j’ai encore ça comme catégorie !? Non parce que là, franchement, ça m’embête un peu vu que, en dehors du football, cette année, le sport et moi, ce ne fut pas vraiment ca… mais bon, il me faut faire un choix et… attention, sonnez trompettes : les All Blacks champions du monde de rugby ! Quoi, un peu trop facile ? Bah, tant pis…

Homme ou événement politique de l’année :

Non, non, ce ne sera pas notre Empereur cette année, et encore moins son principal opposant pour les prochaines élections présidentielles, François Hollande. Non, non, ce sera Dominique Strauss Kahn, DSK pour les intimes, bien évidement. Pour quelle raison ? Vous le savez bien voyons…

Evénement international de l’année :

Il y avait franchement de quoi faire en 2011 pour ce qui est de l’actualité internationale : entre les révoltes dans le monde arabe qui auront permis de chasser des dictateurs pour mettre à leurs places des religieux (chouette alors l’échange), la guerre contre la Lybie et la mise à mort de l’ancien ami de la France, le Colonel Kadhafi ou la crise économique qui frappe le monde et plus particulièrement l’Europe, les événements majeurs n’ont pas manquer. Mais ce qui restera, selon moi, comme le fait le plus grave de cette année 2011, ce sera malheureusement le tremblement de terre qui frappa le Japon en mars dernier et qui, ensuite, provoqua la terrible catastrophe nucléaire de Fukushima dont on n’a pas finis de payer les conséquences, quoi que l’on nous dise…

Affaire de l’année :

Là, ce ne fut pas bien compliquer en fait puisque l’on retrouve, comme convenu, bien évidemment, notre DSK national, l’homme qui aimait un peu trop les femmes, l’homme qui était un peu trop, comment dire, prévenant, qui les forçait un peu, qui s’envoyait filles de joies sur filles de joies avec, entre deux parties de jambes en l’air, un détroussage, comme dirait l’autre, d’une femme de chambre (entre autres…). Mais bon, comme dirait un ancien Ministre de la culture : « il n’y a pas mort d’homme ». Non, bien évidemment, et comme en plus, Anne Sinclair regarde tout cela d’un œil bienveillant, que voulez-vous ajouter à cela ?

Bon bah voilà, il me semble que c’est tout pour cette année, il est donc temps pour moi de vous souhaiter de passer un excellent réveillon, de fêter comme il se doit (mais avec modération les amis, franchement, je vais joueur les vieux chiants mais tant pis, inutile de picoler comme des trous au point de rouler sous la table) l’année 2012 qui arrive dans quelques heures et de saluer, une dernière fois, 2011, que, personnellement, restera tout de même pour moi comme étant une bonne année. Allez,  et comme il se doit : bonne année a tout le monde !

mercredi 28 décembre 2011

MILLÉNAIRE : L’OMBRE DE L’ANTÉCHRIST



MILLÉNAIRE : L’OMBRE DE L’ANTÉCHRIST

À l'approche de l'an 1000, période où l'obscurantisme règne, ressurgit la peur de l'Apocalypse - la fin du monde. Les premiers Chrétiens pensaient que la fin du monde était imminente mais après le 2ème siècle, la vie ayant continué et la religion catholique étant devenue dominante en Occident, l'échéance apocalyptique avait été repoussée... Le chiffre 1 000 rallume toutes les peurs. Et les créatures maléfiques sortent de l'ombre, les forces du Mal attisent les braises de leur complot. Sauf que dans la série Millénaire, le Moyen âge mis en scène est celui d'un univers (peut-être) parallèle dans lequel les monstres fantastiques font partie de la réalité et où les Sylphes (... des extra-terrestres !) foulent le sol de la planète sans problème...

Comme je vous le disais pas plus tard qu’hier, je suis finalement venu à bout (oui, je sais, c’est une drôle d’expression, on dirait que j’ai escaladé une montagne ou accomplie une quelconque quête ardue alors que ce ne fut absolument pas le cas) du cinquième et dernier tome (pour le moment car ce n’est que la fin du premier cycle comme j’ai pu le constater, d’abord par la fin ouverte mais aussi et surtout suite à la lecture d’une interview de l’auteur, Richard D Nolane qui annonce dans celle-ci une suite à sa série) de Millénaire. Pour rappel pour ceux qui ne connaissent pas cette série, Millénaire est une espèce de X Files à la sauce Moyen-âge où, dans un univers à la fois proche et différent du nôtre, des créatures fantastiques comme des goules, des trolls ou des krakens côtoient d’autres, les fameux Sylphes, que l’on peut qualifier sans nul doute d’êtres venus d’ailleurs puisque, de par leurs apparences, leurs moyens de locomotions, leurs avancées technologique et leur manipulation de l’espèce humaine, il est évidant que ces Sylphes n’ont absolument rien à envier aux fameux gris que la série X Files nous a habituer dans les années 90. Mais comme celle-ci, en son temps, n’avait finalement rien inventé (les auteurs s’étaient contentés d’utiliser le matériel folklorique de la croyance aux extraterrestres tout compte fait assez connu), dans Millénaire, Richard D Nolane n’avait pas fait qu’une simple transposition des aventures de Mulder et Scully au Moyen-âge mais en fait, s’était contenter – mais avec brio – d’utiliser la aussi la matière existante, c’est-à-dire les croyances, elles aussi connues des fous d’extraterrestres (oui, j’en fais partie), d’une continuité des visites de ces fameux êtres venus d’ailleurs depuis la nuit des temps sur notre planète : ainsi, des termes comme Magoniens seront familier aux spécialistes et le fait que des extraterrestres aient pu agir en terres bibliques (entre autres) est tout sauf une surprise pour tous ceux qui sont familiers des théories (parfois fumeuses, j’en conviens) d’individus comme Erich von Däniken (surtout lui), Robert Charroux, Graham Hancock mais aussi… Richard D Nolane auteur en son temps d’ouvrages au titre évocateur comme, par exemple, Autrefois les extraterrestres : mythes et réalités. Bref, pour ce que j’appellerais les spécialistes, le synopsis de base de Millénaire est un véritable petit régal qui les place d’entrée de jeu en terrain connu ; pour les autres, au demeurant bien plus nombreux, ce choix scénaristique peut surprendre voir en rebuter certains, mais là où l’on ne pourra pas critiquer l’auteur, c’est d’avoir fait comme tant d’autres qui eux, se contentent de la solution de facilité en ne sortant pas des canons convenues de la Fantasy habituelle, finalement si lassante a force de voir des clones (forcément inférieurs à l’original) de Tolkien a tout bout de champs.

Mais cette série, finalement atypique, vous l’avez compris, j’en suis fan ; ce n’est pas la première fois que je vous le dit et il me semble du coup inutile de répéter, pour la énième fois, ce que j’ai pu écrire lors de la critique des quatre premiers tomes de Millénaire : entre les deux premiers, assez sympas mais qui, en première lecture, ne m’avaient pas emballer plus que ça, puis, les deux suivants (particulièrement le troisième qui lui, lançait véritablement l’intrigue vers de plus hautes sphères scénaristiques) qui avaient réviser mon jugement de façon bien plus positive, il me semble évidant que tout, ou presque, fut dit avant ce dernier tome. De même, est-ce vraiment nécessaire de rappeler que quelque part, le véritable point faible de cette série, ce sont ses personnages principaux que j’aurais espéré être légèrement plus charismatique car si pour ce qui est de Raedwald, ça passe encore (même s’il n’obtiendra jamais le titre de « héros de l’année »), son compère Arnulf, alias le Bud Spencer du pauvre, véritable brute sanguinaire sans cervelle qui passe son temps à écraser des têtes, copuler, découper des têtes, picoler, qui s’énerve pour un rien et qui copule encore avant de se signer car bon, comment dire, dans Millénaire, on est croyant avant tout, franchement, ce n’est pas pour moi. Mais bon, ainsi sont les choses et le fond est suffisamment intéressant pour faire oublier bon nombre de défauts de la forme. Mais accessoirement, c’est ce genre de détails que certaines séries peuvent être qualifiées d’excellentes et d’autres, elles, tout juste bonnes.

Quoi qu’il en soit, nous en sommes au cinquième tome, subtilement intitulé L’ombre de l’Antéchrist, et fin de cycle oblige, cette fois ci, bon nombre des fort nombreuses questions que l’on pouvait se poser depuis les débuts de cette série ou qui étaient apparues au fur et à mesure de l’avancée de celle-ci vont enfin trouvée des réponses. Enfin, ne vous emballez pas trop, comme dans une bonne saison de X Files, quand on croit enfin approcher de la vérité, l’on finit par s’apercevoir que l’on en est finalement encore bien loin et dans cet album, vous ne saurez toujours pas qui sont véritablement ces fameux Sylphes – véritables extraterrestres ou anges déchus, les deux à la fois, la question reste posée et il faudra donc attendre l’éventuel et attendu second cycle pour en savoir davantage à leurs sujets ; surtout qu’un événement dans ce cinquième tome vient empêcher nos héros d’en apprendre plus sur leurs ennemis. Mais quoi qu’il en soit, et même si à un moment donné, l’on a parfois l’impression que notre cher Richard D Nolane s’emballe un peu et entraine son scénario vers des sentiers pas forcement nécessaires (hein, quoi, comment, qui a dit qu’il perd un peu son temps ?), cette Ombre de l’Antéchrist est un très bon album de fin de cycle, sans nul doute : histoire malgré tout captivante et qui donne envie d’en savoir plus, univers ma foi fort réussi, avancée scénaristique qui met nos deux héros en bien mauvaise posture (oui, encore plus qu’au début), fin ouverte qui annonce tout un tas de possibilités pour la suite avec cet Apocalypse qui n’est pas une illusion et ce fameux Antéchrist à venir, il y a vraiment de quoi ravir le fidèle de la série. Si l’on ajoute à cela la maitrise d’un François Miville-Dechêne toujours aussi bon (par contre, apparemment, cela ne sera plus lui aux dessins sur le second cycle) et vous obtiendrez un excellent dernier tome qui conclut assez bien le premier cycle d’une série qui n’est certes pas extraordinaire (il ne faut pas exagérer) mais qui n’en reste pas moins assez bonne dans l’ensemble, originale, sortant des sentiers battus et qui donne envie, sans nul doute, de découvrir la suite. 

MES MEILLEURES AMIES



MES MEILLEURES AMIES

Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca, l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!

Oh la la, Feanor a encore frappé ! Après sa quête qui tournait à l’obsession des grands films (plus particulièrement pour la centième critique de la catégorie Cinéma) et après avoir longuement déblatérer sur le cinéma américain avec tout ce qu’il a de plus mauvais en soit – production de masse formatée pour le grand public, manichéisme, grands sentiments, scénarios sans surprises et insipides – voilà qu’il nous revient aujourd’hui avec ce qui pourrait parfaitement être l’exemple type de tout ce qu’il déteste ; de tout ce que je déteste car bien évidement, Feanor, c’est moi. Ainsi, après avoir touché le fond il y a de cela quelques mois avec le honteux 40 ans, toujours puceau (déjà le titre est tout un programme), voilà donc le tour de ces Mes meilleures amies, exemple typique de tout ce que l’on peut détester dans le septième art outre atlantique.

Mais avant d’aller plus loin, je me vois dans l’obligation de rétablir quelques vérités : ce film, si je l’ai vu, hier soir, c’est entièrement de ma faute. En effet, le choix de celui-ci m’incombe entièrement et d’ailleurs, quand j’ai pointé du doigt le DVD (et oui, en plus, je l’ai acheté, quand je vous dis que je suis fou) en plein centre commercial hier en fin d’après-midi, ma femme croyait sincèrement a une blague au départ, avant de se rendre compte que non, je ne plaisantais nullement. Mais alors, comment puis-je d’un côté, passé mon temps à dire du mal de ce genre de films et d’un autre, être capable de claquer vingt euros pour en voir un ? Passe encore un moment d’égarement, un soir où il n’y a rien à la télé, mais là, c’est un acte délibéré de ma part. Donc, parfaitement impardonnable. Et ben, deux choses : quand je parle de mon mépris de plus en plus fort pour le cinéma US, c’est de façon général mais surtout, en premier lieu, pour tout ce qui est films d’actions, polars et autres bouffonneries numériques, et deuxièmement, pour le manque flagrant de prise de risque scénaristique qui me navre. Cela n’empêche pas la patrie de l’Oncle Sam de nous livrer, de temps en temps, de forts bons films. Ensuite, j’ai toujours eu besoin, depuis des années, de regarder ce genre de films débiles, sans prise de tête, histoire de me vider l’esprit et, du coup, faire le grand écart entre le cinéma que j’aime vraiment (il suffit de jeter un œil à ma rubrique Cinéma pour en avoir un petit aperçu) et celui que je qualifierais de destiné à la détente (comme ce Mes meilleures amies) ne me dérange absolument pas ; du coup, sur ce blog, l’on passe allègrement du coq à l’âne entre, par exemple, Amours chiennes d’un côté et Les Tuche de l’autre.

Mais je parle, je parle, j’essaie de justifier la présence de Mes meilleures amies par ici mais je ne vous ais toujours pas dit ce que vaut véritablement ce film. Car finalement, c’est un petit peu le but de cet article a la base, non ? Et ben, comment dire, comme il fallait s’y attendre, si jamais l’envie vous prenait de regarder ce film, ne vous attendez pas à grand-chose (ah, ce n’était pas le cas, bien, je vois que vous avez tout compris) ; certes, l’on rigole bien, il y a quelques scènes particulièrement amusantes comme, par exemple, celle des toilettes dans la boutique de mariage ou celle de l’avion, même si le coté scato peu en dégouté et faire fuit  quelques-uns. De même, certains personnages et situations sont assez cocasses, cependant, je pense que ces Meilleures amies fait indéniablement parti de ce genre de films dont la bande annonce est meilleure que l’œuvre en elle-même : en effet, j’avais en mémoire une BA assez drôle et qui laissait entrevoir un contenu comique un peu plus fourni qu’au final car force est de constater que, premièrement, la bande annonce fut montée de telle façon que l’on s’attendait à voir certaines scènes qui ne vinrent jamais (et non, la mariée ne se fait pas renversée par une voiture) et que si vous vous attendiez à un rythme trépidant pour ce film, vous déchanterez assez rapidement. Mais bon, comme dirait l’autre, c’est de bonne guerre…

Au final, si ce Mes meilleures amies n’est pas forcément une bouse infâme, ce n’est pas non plus le film auquel je m’attendais ; certes, je n’en espérais pas grand-chose, mais le minimum auquel j’étais en droit d’attendre, et ben, celui-ci ne vint jamais. Alors, reste quelques scènes particulièrement cocasses et qui vous font franchement rire mais hélas, celles-ci sont si rares et accessoirement, noyées au milieu de tout un tas d’autres assez navrantes ou surnagent bons sentiments et ennuie flagrant que finalement, même avec la meilleure volonté du monde, même en essayant d’être très gentil, il vous sera impossible de ne pas pointer du doigt les (très) nombreux défauts d’un film qui promettait tout de même un chouia plus à la base. Personnellement, une belle petite déception !

mardi 27 décembre 2011

MILLÉNAIRE : LES ÉVANGILES EMPOISONNÉS



MILLÉNAIRE : LES ÉVANGILES EMPOISONNÉS

Sur le chemin qui le ramène de la Norvège et du pays des trolls vers la Francie, Raedwald le Saxon se procure un manuscrit en araméen qui va se révéler être un document explosif pour l'Église sur les circonstances de la mort du Christ, et sur la lutte, déjà très ancienne, que se livrent l'Éternel et les Sylphes venues d'ailleurs. Pendant ce temps-là, à Paris, la population est sous le choc : des goules sanguinaires infestent depuis peu la Rive Gauche ! Mais le pire, c'est assurément la nouvelle que le riche marchand Flavius, chef de la communauté juive de la ville, serait impliqué dans une série d'enlèvements d'enfants... Raedwald soupçonne le complot derrière ces accusations, mais doit très rapidement trouver les véritables coupables s'il veut sauver Flavius. Une course s'engage alors entre l'esprit aiguisé de Raedwald et les talents de bourreau du comte Dagbert.

Mine de rien, cette année, j’aurais eu l’occasion de me procurer bon nombre de séries complètes, du moins, pour ce qui est des parutions, ainsi, que ce soit La brigade chimérique, Arawn, Servitude, Le Pape terrible et donc, ce Millénaire, l’année 2011 ( à quoi l’on pourra ajouter bien d’autres titres majeurs comme Portugal, le dernier volume de Requiem Chevalier Vampire ou le premier tome de Reconquêtes) pourrait presque être qualifier comme étant l’année de la bande dessinée, au point que j’en vienne à me demander comment faire mieux l’année prochaine, voir à me dire que cela sera tout bonnement impossible à faire aussi bien. Car entre la qualité des œuvres citées, indéniable et qui fait que mon choix à venir de « BD de l’année » ne sera pas facile à effectuer – et je n’ai plus que quelques petits jours pour me décider. Mais quelque part, tant mieux car à une époque où la production de bande dessinée marque les esprits particulièrement par le nombre très élevé d’œuvres proposées, il n’est pas toujours très facile de tiré le bon grain du faux ; au moins, cette fois ci, je ne me serais pas perdu inutilement et uniquement dans un titre aussi décevant et énervant que l’Histoire Secrète pour ne citer que le plus connus ; et pas forcément pour les bonnes raisons.

Et donc, parmi tous ces titres qui auront marqué indéniablement cette année 2011, il y a donc Millénaire, débuté il y a de cela quelques mois – à l’été dernier pour être plus précis – et dont les deux premiers tomes, certes sympathiques, ne m’avaient pas enthousiasmer outre mesure au point que finalement, je mettes un peu cette série de côté pour me consacrer à d’autres titres, avant d’y revenir, il y a peu, comme vous avez pu le voir dans la critique du troisième tome, L’haleine du diable, il y a de cela une dizaine de jours à peine. Et si vous vous souvenez de celle-ci (on ne sait jamais, je peux imaginer avoir des lecteurs de temps en temps), j’avais particulièrement apprécier la tournure que prenait les événements dans l’intrigue globale de la série et avait trouver, enfin, que l’intérêt de celle-ci, jusqu’ici, tout juste bon, décollait enfin pour atteindre peut être pas des sommets créatifs insoupçonnés, mais un fort agréable niveau que ne laissait pas spécialement espérer le premier tome.

Mais alors, qu’en est-il de ce quatrième – et pour le moment, avant dernier tome de la série – de Millénaire, intitulé Les évangiles empoisonnés ? Est-il sur la même ligné que son prédécesseur ou pas ? Bon, je dois être franc, j’ai toujours une nette préférence pour le troisième tome que je considère pour le moment comme étant le meilleur de la série, mais cela ne signifie pas que celui-ci ne soit pas bon, disons que l’intrigue de ce quatrième tome m’aura moins captivé que celle de son prédécesseur, et ce, d’un point de vue personnel (les gouts et les couleurs, comme on dit…). Pourtant, une fois de plus, le duo Richard Nolane et François Miville-Dechêne nous offre du très bon boulot, tant d’un point de vue scénaristique que graphique : ce moyen âge à la fois si proche et différent du nôtre – pour rappel, nous nageons dans un univers où des êtres venus d’ailleurs manipulent la destinée de l’humanité et où des créatures comme les goules ou le Kraken ne sont pas des légendes – et, en particulier dans ce tome, d’une saleté épouvantable (ah, tout de suite, c’est moins clinquant que dans les vieux films hollywoodiens) où les pires exactions sont commises – et ce tome fait fort sur ce point – afin d’assouvir des visées personnelles peu avouables. Ajoutez à cela les habituels complots des Sylphes (les mystérieux êtres venus d’ailleurs), qui remontent vraiment à très loin (et qui tourne un peu sur les origines du Christianisme) et sur lesquels l’on apprend encore quelques détails et le départ d’un personnage majeur de l’intrigue et vous obtiendrez au final un fort bon album, typique de la série, ni franchement meilleur ni plus mauvais que ses prédécesseurs et qui se lit assez bien dans l’ensemble, même si, pour être tout à fait juste, arrivé à ce point de la série (et comme en plus, le cinquième et dernier tome m’attends dans ma bibliothèque), le lecteur a surtout envie de découvrir comment finira tout cela… du moins, pour ce qui est du premier cycle. 

LA PIEL QUE HABITO



LA PIEL QUE HABITO

Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire. Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…

Ce n’est certes pas la première fois que je vous le dit en écrivant une critique (qu’elle soit d’un film, d’un roman ou d’une BD) mais je vais le refaire car cela me semble nécessaire de me répéter : il m’est décidément bien plus difficile d’écrire une critique positive d’une œuvre qu’une négative. Pour quelle raison ? Peut-être tout simplement parce que pointer les doigts les défauts d’une œuvre, en dire du mal, la descendre allègrement est chose aisée, surtout quand cela est fort méritée. Cependant, et je regrette de ne pas avoir le talent pour, louer les qualités comme, dans le cas présent, d’un film réussi, m’est bien plus difficile. Peut-être qu’avec le temps, j’y parviendrais plus facilement, du moins, je le souhaite, mais quoi qu’il en soit, pour le moment, je tiens à m’excuser par avance si la critique suivante n’est pas à la hauteur de ce que j’aurais souhaité, surtout qu’elle méritait bien mieux.

Ceci étant dit, il est temps de s’attaquer au nœud du problème, je veux bien évidement parler de la dernière œuvre de l’inimitable réalisateur espagnol, le célèbre Pedro Almodovar, La piel que habito. J’ai eu l’occasion, au cours de ma vie, de voir bon nombre de films de celui-ci mais assez curieusement, sur ce blog, je ne vous avais proposé jusqu’à maintenant qu’une seule et unique critique de l’une de ses œuvres, Etreintes brisées il y a de cela près de deux ans déjà. Pourtant, j’aime bien les films d’Almodovar, et ce, même si comme cela m’arrive souvent, il m’aura fallu bien des années pour savoir en apprécier toute les subtilités de ceux-ci. Mais désormais, je suis toujours partant pour voir, ou revoir, n’importe laquelle de ses œuvres et, accessoirement, il faudra bien qu’un de ces quatre matins, je me retape La mauvaise éducation, acheté il y a déjà quelques mois et que j’avais particulièrement bien apprécié lorsque je l’avais vu la première fois. Mais là n’est pas la question puisqu’il est temps de découvrir ce que vaut vraiment ce fameux La piel que habito.

La peau que j’habite, traduction en français du titre de ce film (d’où l’intérêt de le garder en version originale) est probablement l’une des œuvres d’Almodovar qui aura fait couler le plus d’encre parmi ses nombreux fans : en effet, depuis sa sortie, c’est fou le nombre d’avis contraires que j’ai pu lire à son sujet entre ceux qui adorent, le portant aux nues, et les autres que le descendent allègrement – et je ne prends pas en compte les avis des non connaisseurs du maitre, sinon, on n’en sort pas. Bref, cela pour vous dire que La piel que habito est tout sauf une œuvre consensuelle. Pourtant, de prime abord, l’on retrouve dans ce film tout ce que j’appellerais être le « folklore » ou plus exactement la matière commune au réalisateur espagnol : rapport compliquer a la mère, sexualité ambivalente, personnages tourmentés au possible et brisés par le destin, ce qui fait qu’immédiatement, l’on se trouve en territoire connu. De même, comme à chaque nouveau film, il faut un certain temps pour rentrer véritablement dans l’histoire car tout, bien évidemment, n’est pas simple, les situations croisées, les divers allers retours dans le temps ne sont pas évidentes à comprendre tant que l’intrigue n’avance pas. Mais là aussi, l’on se trouve en territoire connu. Mais dans La piel que habito, tout cela, tous ces éléments sont poussés à leur paroxysme et l’on atteint assez rapidement des sommets insoupçonnés et rarement atteints dans le cinéma au point que certaines scènes soient tout bonnement indicibles et puissent en choquer plus d’un. D’ailleurs, est cela qui aura déplu à plus d’un spectateur ? Cette montée en avant dans l’horreur tant psychologique et physique par un Almodovar qui repousse encore plus loin ses propres frontières ? Probablement est-ce une explication ; personnellement, j’ai adoré, mais je peux concevoir parfaitement que ce parti pris assez dur ait put déplaire a pas mal de monde.

Mais arrivé à ce point de ma critique, je me retrouve devant un problème cornélien : aller plus loin dans celle-ci signifierait dévoiler une bonne partie de l’intrigue et, du coup, enlever tous les éléments de surprise qui font toute la force de cette œuvre. Or, cela, je ne m’y résous pas car si quelqu’un lirais ce billet sans avoir vu le film, tout le plaisir de la découverte serait irrémédiablement gâché. La seule chose que je peux vous dire, c’est que sous une esthétique d’une précision chirurgicale, Almodovar nous entraine très loin dans la folie des hommes dans ce Piel que habito : avec un scénario diabolique au possible, des personnages forts et sublimés par les prestations extraordinaires des acteurs – Antonio Banderas, que l’on ne voyait plus aussi bon depuis des siècles, Marisa Paredes, probablement la plus grande actrice ibérique et l’étonnante Elena Anaya qui vous en fera voir de toutes les couleurs – et certaines scènes insoutenables au possible, il me parait indéniable que La piel que habito est l’un des grands films de cette année 2011 et qu’une fois de plus, Almodovar nous prouve à nous autres cinéphiles sont incomparable talent. 

samedi 24 décembre 2011

Joyeux Noël !



Bon bah, il n’est même pas quinze heures, il reste encore quelques heures avant le réveillon de Noël (dont je en cesse de vous bassiner depuis quelques temps), j’ai faits ce que j’avais à faire sur mon blog, j’ai publié l’annuel article consacré à l’une des traditions de la nativité (bigre, il arrivera un moment où je serais à court d’idées !!!) et j’ai encore un tas de choses à faire avant ce soir – comme, par exemple, emballer tous les cadeaux qui seront déposés au pied du sapin dans quelques heures ; oui, je sais, je ne suis pas en avance. Mais aussi, éventuellement, me raser histoire de ne pas faire trop négliger voir même, effort suprême de ma part, m’habiller un peu mieux que d’habitude (jean, tee-shirt noir toute l’année, franchement…) mais ça, ce n’est pas gagné. Bref, il est grand temps de quitter mon écran d’ordinateur et de vaquer à des occupations plus importantes (quoi, plus que ce blog ?!) et surtout, urgentes… n’est-ce pas les cadeaux à emballer !

Mais avant cela, je tennais à souhaiter un très joyeux réveillon a tous ceux que je connais, c’est-à-dire, avant toute chose, ma famille proche, c’est-à-dire mes enfants (qui n’en peuvent plus d’attendre) et ma femme, cela va de soit puisque l’on commence par les plus importants, ensuite, la famille que je qualifierais ensuite de « plus éloignée » et ce, que je les vois ou pas, mes connaissances, amis et autres collègues de travail ainsi que, pour finir, mes fidèles lecteurs du Journal de Feanor : certes, vous n’êtes pas bien nombreux, certes, je ne vous rencontrerais probablement jamais en vrais mais j’apprécie particulièrement votre présence en ces lieux. Bref, à tous et a toutes, un très joyeux Noël, amusez-vous bien, mangez bien (qui a dit picolez bien ?) et surtout, ayez plein de cadeaux. Certes, contrairement à l’année dernière, nous n’aurons pas de Noël blanc, mais cela ne nous empêchera pas de passer un JOYEUX NOEL !!!

UP IN THE AIR



UP IN THE AIR

L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre. Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles. Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant...

Avant toute autre chose, c’est-à-dire, avant d’attaquer la critique à proprement parler de ce film, une petite explication quant à mon choix du titre de celui-ci : dans la version française, Up in the air est connu sous le titre de In the air ; bref, il n’a pas été traduit (c’est vrai que Haut dans les airs ou Dans les airs, ça ne le faisait pas trop) mais les têtes pensantes de notre beau pays ont préféré supprimé le Up (pourquoi donc ?) et garder le reste du titre tel quel. Personnellement, ayant trouvé la chose assez stupide et limite incompréhensible en soit, j’ai donc décidé de laisser le titre original (à un mot prêt, ça ne change pas la face du monde) et donc, tout au long de cette critique, j’utiliserais Up in the air et non pas In the air. Mais ce détail étant sans grande importance pour le commun des mortels (sauf pour les fous dans mon genre) il est donc temps de s’attaquer au nœud du problème, c’est-à-dire, la critique de ce film.

Je le reconnais, je n’étais pas forcement enthousiaste avant de me lancer dans le visionnage de cette œuvre. A cela, plusieurs explications : tout d’abord, le fait que ma dernière critique cinématographique ayant été la centième et que je l’avais consacré à La grande illusion, j’espérais que la suivante soit un aussi bon film, chose, je le reconnais, plutôt difficile à faire (quand je vous dis que je ne suis pas très net dans ma tête) ; ensuite, le fait non négligeable que j’ai de plus en plus de mal avec le cinéma américain moderne – hormis les grandes productions, les chefs d’œuvres (mais il y en a-t-il encore ?), cela m’horripile de plus en plus tous ces films vus et revus tout plein de bons sentiments et autres niaiseries dans le genre ; pour finir, bah… l’histoire d’un mec qui passe sa vie en avion pour aller virer des gens aux quatre coins du pays, franchement, cela ne m’emballait pas plus que cela. Et pourtant, suite à des semaines et des semaines de néant audiovisuel et de soirées gâchées (soit c’est moi qui aime, soit c’est ma femme mais jamais les deux), on avait envie, hier soir, histoire de fêter le début de mes congés, de se faire une petite soirée ciné à la maison. Du coup, devant le choix pas franchement enthousiasmant de films qui nous restaient à voir, cet Up in the air s’avérait être le moins pire…

Et ce « moins pire » s’est finalement avérer être plutôt pas mal ; oh certes, pas un chef d’œuvre non plus, il ne faut pas pousser le bouchon un peu trop loin, mais oui, après coup, je le reconnais, j’ai apprécier ce film. Tout d’abord, il faut reconnaitre que la présence de notre représentant en café préféré, George Clooney himself, y est pour beaucoup ; bien évidement, pas pour son rôle dans Urgences qui le fit tant aimé de la gent féminine mais pour ses prestations dans des films plus engagés qu’une banale série médicale, je veux bien évidement parler de ces petits bijoux que sont des œuvres comme  Good Night and Good Luck et Syriana, films qui m’ont fait aimer George Clooney. Et dans cet Up in the air, notre brave bourreau des cœurs campe un rôle peu commun pour une star hollywoodienne puisqu’il y joue donc un type qui est chargé par des entreprises de faire le sale boulot a leurs place ; oh, rien de bien méchant, juste de virer leurs employés. Et le contexte aidant – la crise des subprimes étant passé par là en 2008 – comme ne pas voir dans Up in the air ce qu’est devenue le triste réalité du monde occidental actuel : dans un contexte de crise économique qui n’en finis plus, tandis que les entreprises et les marchés continuent à s’en mettre plein les poches, ce sont les petits qui trinquent, mis a la porte comme des malpropre… mais avec le sourire, car tel est le travail de Georges Clooney. Sale boulot en fait qui pourrait faire de ce personnage un anti héros plus qu’antipathique, surtout que celui-ci, qui plus est, ne supporte personne, ne souhaite pas avoir d’attaches nulle part (ni mariage, ni enfants), son seul et unique bonheur, finalement, dans sa vie étant de voyager, encore et encore, en avion, allant de chambre d’hôtels en chambre d’hôtels au gré de ses errances. Et sincèrement, rien qu’avec un personnage principal comme ça, franchement pas évidant a apprécier, il faut admettre qu’ils ont fait fort, et que Clooney, qui, dans d’autres œuvres plus engagées, était du « bon côté » de la barrière, y est ici parfait.

Mais que l’on ne s’y trompe pas, Up in the air, s’il dénonce implacablement et sans faux semblants l’Amérique de la crise économique, et si les nombreuses scènes de licenciement sont terriblement bien jouées et très marquantes par leur justesse (y compris dans le cynisme de Clooney et de sa jeune apprentie), est moins un film « coup de poing contre le système » qu’un formidable film de sentiments. Ainsi, au gré des voyages et de l’intrigue, les certitudes des protagonistes ne sont plus les mêmes, le vieux loup solitaire qui se plaisait tant en avion n’aspire plus qu’à se poser et à vivre avec la femme qu’il aime, la jeune arriviste - Anna Kendrick – s’aperçoit qu’elle était encore loin d’être à la hauteur et que les choses ne sont pas aussi simples et quand vient enfin les récompenses tant attendues pour chacun, ce ne sont que déceptions et regards désabusés sur ce que sont finalement celles-ci.

Bien évidemment, je n’irais pas plus loin dans les explications sous peine de trop en dire sur la fin du film (d’ailleurs, je crains en avoir trop fait déjà) mais ce qui est sûr, c’est que Up in the air, s’il n’est pas à proprement parlé une œuvre revendicatrice pure et dure n’en reste pas moins un formidable reflet de notre époque actuelle, mais aussi des espoirs et des déceptions (celles-ci finalement plus nombreuses) d’une société de plus en plus individualiste et qui ne sait plus ce qu’est le simple bonheur… 

ANGRY BIRDS




Le second jeu que j’ai téléchargé sur mon téléphone et dont je vais vous parler est bien plus connu que le sympathique Paper Toss, possède un concept – certes pas extraordinaire quand on y pense un peu – un peu plus recherché et a atteint, depuis sa création, une notoriété certaine, je veux bien évidement parler de Angry Birds. Personnellement, je l’avoue, je ne connaissais pas vraiment ce jeu ; certes, depuis quelques mois, je m’étais habituer aux personnages de ce jeu ainsi qu’au concept – qui me semblait sympa – en voyant jouer l’un de mes collègues de temps en temps. Mais c’était sans plus ; de même, vu que mon ancien téléphone ne permettait pas que je possède un tel jeu, il m’aura donc fallut attendre mon tout nouveau… euh jouet (?!), pour qu’enfin, je fasse partie de la communauté des inconditionnels d’Angry Birds.

Mais ceux qui ne connaissent pas ce jeu se demandent peut-être quel peut bien être son concept ? En fait, comme bien souvent, ce n’est pas bien compliquer (enfin si, mais une fois qu’on y joue) : démarrant avec une intrigue bancale qui sert juste d’habillage et de prétexte à la suite – des cochons volent les œufs des fameux Angry Birds et ceux-ci partent en guerre contre eux – le joueur se retrouve ensuite devant une multitudes de niveaux, qui vont en se compliquant, bien entendu, où il doit utiliser ses oiseaux pour détruire les cochons ; ceux-ci, forcément, ne sont pas simples a dégommer et sont protégés derrières des constructions en bois, en verre, en béton et autres rochers. Et si les tous premiers tableaux sont assez simples, cela se complique très rapidement et force est de constater que certains tableaux vous donneront des sueurs froides ! Mais pour nous aider, nous n’avons pas uniquement que le simple oiseau rouge de base ; en effet, entre le petit bleu qui se divise en trois et qui explose, le jaune qui fonce à toute allure, le noir véritable bombe vivante et quelques autres, le joueur dispose de tout un arsenal destiné à l’aider à détruire ces agaçants cochons. Et comme je vous l’ai dit, ça ne sera pas aussi simple que l’on pourrait le penser.

Et c’est justement ce qui fait la force d’Angry Birds, sa difficulté croissante, ses niveaux endiablés où l’on se triture les méninges afin de trouver le bon moyen de parvenir à zigouiller les cochons (et que certains sont diaboliques !), mais aussi, je l’avoue, les graphismes sympas quoique simplistes, ces oiseaux au look improbable que l’on envoi au feu contre des cochons tout aussi ridicules, ainsi que, petite cerise sur le gâteau, une musique entrainante dont on n’a le plus grand mal à se débarrasser une fois qu’on l’a entendu et des bruitages certes débiles mais qui collent si bien au jeu.

Bien évidemment, cette critique se limite au premier Angry Birds, depuis, il y eut de multiples suites et mêmes des portages sur PC et console (et oui) et si un jour, j’en télécharge un autre, il sera temps de revenir dessus. Mais quoi qu’il en soit, voilà encore la preuve qu’avec des idées assez simplistes, l’on peut créer un incontournable du genre. Et avec Angry Birds, force est de constater que, dans son genre, l’on atteint des sommets ! 

PAPER TOSS




En ce vingt-quatre décembre au matin, à quelques heures donc du réveillon de Noël et alors que les enfants n’en peuvent plus d’attendre le moment fatidique où ils recevront enfin leurs cadeaux, j’ai souhaité débuter la journée d’une façon peu singulière puisque mes deux premiers billets vont traiter de deux jeux que l’on trouve sur les téléphones portables. Comme je l’avais dit sur ce même blog il y a une semaine (voir ici), je me suis procuré depuis peu un tout nouveau téléphone (un Samsung Galaxy X II) et comme cette semaine, au travail, on ne peut pas dire que l’on ait été bousculer par le boulot (je ne sais pas si ça vous est déjà arriver mais je pense qu’il n’y a rien de pire que de devoir se lever aux aurores pour faire acte de présence), j’ai donc eu du temps à consacrer à la découverte des possibilités de mon nouveau téléphone, et parmi celles si, pas mal de jeux (gratuits, je tiens à le préciser) que j’ai pu télécharger et qui m’ont aider à trouver le temps moins long.

L’un des tous premiers que j’ai choisis est probablement le plus prenant jusqu’à maintenant ; son nom, Paper Toss. Son concept ? Probablement l’un des trucs les plus débiles et simplistes qu’il m’ai été donné de voir dans un jeu, mais accessoirement, comme c’est souvent le cas avec ce genre de mini jeux, c’est les concepts les plus idiots en apparence qui fonctionnent le mieux. Mais au fait, que fait-on dans Paper Toss ? Grande question… en fait, il suffit de jeter une boulette de papier dans une poubelle de bureau… et oui, ce n’est pas plus compliquer que ça. Ajoutez à cela un ventilateur qui vient compliquer les choses selon la force du vent qu’il produit et divers niveaux de difficulté (en gros, la poubelle est plus ou moins éloignée) et quelques lieux incongrus – en plus du traditionnel bureau – comme une salle d’attente d’aéroport, une cave et des toilettes et vous obtenez, sous des airs simplistes, un jeu prenant au possible. Car l’on se prend vite au chalenge de mettre ces fichues boulettes de papier dans la poubelle, de tenter de battre ses propres records personnels, et, bien évidemment, ceux de ses collègues ; et là, l’on atteint des sommets de stress terribles qui me font dire que, si j’étais un joueur de foot, je ne tirerais jamais un pénalty (quand vous allez battre votre record, que l’on vous donne une force de vent nulle, qu’il n’y a plus qu’à la mettre dedans et que vous la mettez a côté, vous comprendrez ce que je veux dire…). Bref, ce n’est certes pas le concept du siècle et si l’on a jamais essayé ce jeu, tout cela a l’air franchement débile, mais croyez-moi, sous des faux airs de jeu pour neuneu, Paper Toss, bien plus ardu qu’il n’y parait, vous occupera encore et encore et vous y reviendrez régulièrement avec plaisir, toujours dans cette quête des records, en tout cas, bien plus que pas mal de jeux de consoles ou PC où l’on a vite fait le tour. 

dimanche 18 décembre 2011

MILLÉNAIRE : L’HALEINE DU DIABLE



MILLÉNAIRE : L’HALEINE DU DIABLE

Suite à un naufrage, Rowena, Arnulf et Raedwald, sont recueillis par un marchand qui les débarque dans une colonie viking en proie à une lutte de pouvoir. Raedwald rencontre un trappeur portant au doigt une bague qui lui est familière. Le trappeur prétend l'avoir achetée au chef d'une tribu cannibale qui vit dans les forêts avoisinantes. La bague appartiendrait à un homme prisonnier de la tribu, et qui s'apprête à se faire dépecer vivant. La description qui est faite du pauvre bougre ne laisse aucun doute sur son identité, et Raedwald comprend de qui il s'agit. Il doit agir très vite, et pour bien des raisons...

Enfin, il aura fallu attendre le troisième tome de Millénaire pour qu’enfin, je commence à changer d’avis vis-à-vis de cette série et que je commence finalement à lui trouver bon nombre de qualités. Certes, pas de quoi sauter au plafond, cela serait fortement exagérer car cette bande dessinée ne s’est pas révéler subitement, ainsi, du jour au lendemain, comme un chef d’œuvre absolu, mais bon, avec du recul et tout en reconnaissant les faiblesses de l’ensemble de ce cycle (en particulier pour ce qui est de la forme), les points positifs, présents depuis le début, commencent à prendre le pas sur les négatifs et, sans atteindre les sommets que l’on pouvait espérer au départ, force est de constater que ce Millénaire, sans être génial, n’en est pas moins une série assez sympathique. Pourtant, c’était loin d’être gagner comme on peut le voir dans mes critiques des deux premiers tomes, Les chiens de Dieu et Le squelette des anges, mais ce troisième volume, intitulé L’haleine du diable, apporte un petit je ne sais quoi de plus qui fait qu’enfin, la série semble décoller.

Pourtant, comme je vous le disais, n’allez pas croire que subitement, la qualité ai fait un stupéfiant bond en avant, non, c’est un peu plus compliquer à expliquer que cela. Comment dire, dans L’haleine du diable, troisième tome, donc, de Millénaire, c’est un peu comme si le lecteur commencerait enfin à comprendre où les auteurs veulent en venir avec cette série et quels sont les enjeux d’un synopsis finalement bien plus complexe qu’on pouvait l’estimer au début de la saga. Bien évidemment, ne nous faisons pas d’illusions, ce que disait lors de la critique du tome précédant est toujours valable pour ce qui est des personnages : franchement, même si maintenant que j’y suis habituer, j’ai pris plaisir à les retrouver, ceux-ci sont tellement stéréotypés qu’il m’est difficile de les trouver incontournables. Sur ce point, je déplore grandement la facilité de mon cher Richard D. Nolane de ne pas avoir approfondi davantage leur caractère assez simpliste et vu mille et une fois dans d’autres récits du même genre. Mais ce défaut mis à part, le scénario de ce troisième tome est tout de même pas mal quand on y réfléchit après coup : certes, la façon dont nos héros débarquent chez les vikings est un peu tirée par les cheveux, mais, au vu de ce monde où le médiéval fantastique se mélange allègrement a la science-fiction pure et dure à la X Files qui plaira tant aux adeptes de paléocontacts avec des êtres venus d’ailleurs (bah, des gens comme moi), elle est, finalement, assez plausible. Mais le meilleur est à venir car les événements qui se déroulent chez nos amis vikings sont plus intéressants qu’il n’y parait : sous de faux airs pas enthousiasmants d’une prédiction a deux balles d’un côté et d’un méchant fourbe qui prend le pouvoir dans le village du sauveteur des personnages principaux, l’intrigue s’emballe pour aller très loin et sincèrement, j’ai pris énormément de plaisir à découvrir se scénario où se mêlent des éléments aussi variés qu’une énigme policière, un périlleux sauvetage chez des sauvages à effectuer ainsi que, paranormal oblige, quelques découvertes d’importance sur ses fameux Sylphes, leurs origines, leurs implications dans les affaires humaines mais aussi leurs moyens de transports dont je vous laisse le plaisir de la découverte. Ajoutez à cela les forts réussis dessins de François Miville-Dechêne, certes pas encore aussi bons que dans Reconquêtes mais tout de mêmes de bonne qualité et vous comprendrez pourquoi je commence à voir cette série d’un œil plus enthousiaste.

Certes, ne nous leurrons pas, comme je l’ai déjà dit, Millénaire ne s’est pas subitement mué en chef d’œuvre absolu de la BD et reste largement inférieur à une merveille comme, par exemple, Servitude dont je vous ai parlé du troisième tome il n’y a pas très longtemps. Mais même ainsi, même en reconnaissant les faiblesses de cette œuvre, ce côté un peu trop simpliste par moments, ses quelques raccourcis faciles, ses protagonistes ultrastéréotypés, Millénaire, en trois tomes, s’avère néanmoins être une fort agréable série qui joue énormément sur les mélanges des genres (ce qui en surprendra probablement plus d’un d’ailleurs) et qui possède un petit je ne sais pas trop quoi qui fait que je n’ai pas envie d’en dire du mal… surtout que cette série ne le mérite pas vraiment non plus. Alors oui, ce n’est pas le truc du siècle mais, si vous aimez certaines théories dites parallèles, si en vous dort une âme a la Fox Mulder et si l’Heroic Fantasy ne vous rebute pas, Millénaire pourra vous plaire. Quant à moi, je suis curieux de voir ce que donneront les deux derniers volumes de la série ? 

samedi 17 décembre 2011

Pour la Science n° 394 : Les calmars géants, des créatures mythiques bien réelles



Il m’est déjà arrivé, depuis que j’ai débuté Le Journal de Feanor fin janvier 2008, et plus particulièrement lors de la première année d’existence de ce blog, de publier bon nombre d’articles en retard, de revenir sur certains mois (parmi les premiers), de réécrire des articles, d’en supprimer d’autres qui, après coup, ne me convenaient pas, voir même, il y a deux mois environ, d’écrire un article destiné au mois de novembre 2008 (et oui, ça se passe comme ça ici, bref, c’est du grand n’importe quoi souvent). Mais il m’est aussi arrivé, encore plus souvent, de ne pas publier – faute de temps, d’envie, sur le moment – certains billets, plus particulièrement des critiques ; ainsi, au fil de ces presque quatre années d’existence, bon nombre de films n’ont pas eu droit de cité sur ce blog, à mon grand regret d’ailleurs, et parmi les grand oubliés, l’on pourra citer quelques disques, une ou deux bande dessinées sur les débuts (surtout pour ce qui est des comics) mais aussi tout ce qui est revues et presse en général (mais il est où mon billet sur Marianne prévu en… 2008 !?). Bien évidemment, l’on ne peut pas refaire le passé (enfin si, en quelque sorte sauf que, à quoi bon finalement ?) mais parfois, dans certains cas particuliers, l’envie est si forte…

Prenez par exemple ce vieux numéro daté de l’année dernière de la revue scientifique Pour la Science et dont le sujet principal, du moins en couverture, était les calmars géants. Celui-ci, franchement, cela fait plus d’un an (rentrée 2010) que je compte publier une petite critique à son sujet, et comme vous pouvez le constater (à moins de débarquer sur le champ d’une ile déserte où vous auriez passé les dernières années), vu que nous sommes mi-décembre, on pourra dire que j’y aurais mis du temps pour me décider à le faire. Mais mon idée de base, c’est-à-dire, écrire une critique (forcement bancale avec le temps qui est passé et l’oubli) puis la publier l’année dernière (les connaisseurs savent comment faire), je l’ai abandonné et j’ai préféré me replonger dans la lecture de ce numéro afin de vous proposer un contenu un peu plus consistant. Mais trêves de bavardages inutiles (qui se sont prolongées indéfiniment) et place au sommaire de ce numéro de Pour la Science :

Pour la Science n° 394 : Les calmars géants, des créatures mythiques bien réelles
Aout 2010

Les calmars géants, des créatures mythiques bien réelles
- La vidéosurveillance réduit-elle la délinquance ?
- Les vicissitudes du fret ferroviaire
- Outox = intox ?
- Peut-on éviter les rides ?
- Pollueurs, mais pas payeurs...
- Des neutrinos pour mieux voir
- Du caoutchouc naturel en Europe
- L'ingrédient manquant de la Terre
- La résilience : Une nouvelle naissance
- Les calmars géants
- Oxyrhynchos une ville grecque en Égypte
- L'automate des chiffres
- La vodka est plus qu'une solution...
- Le dinosaure d'Angkor
- Les conquérants de la banquise
- Les systèmes stabilisateurs d’images
- On a marché sur... du liquide

Lorsque j’ai achetez cette revue, il y a de cela un peu plus d’un an déjà, je n’avais pas hésité une seule seconde : ainsi, que ce soit par le sujet abordé, les calmars géants, que par sa superbe couverture, ce numéro de Pour la Science avait décidément tout pour me plaire. Forcément, vieux amoureux des théories de Bernard Heuvelmans, comment ne pouvais-je ne pas être attirer par une revue qui consacrait un dossier a l’une des créatures les plus spectaculaires de la biodiversité de notre planète, je veux bien évidement parler de ce fameux calmar géant, appeler aussi Architeuthis, de son nom scientifique. Il faut dire également qu’il aura fallu du temps pour que celui-ci, ainsi que bien d’autres animaux de taille dite « anormale » pour les critères de la science, sortent de la cryptozoologie pour entrer de plein pied dans la zoologie traditionnelle et que, si aujourd’hui, l’Architeuthis et autres espèces sont reconnues par la science officielle, pendant des décennies (pour ne pas dire plus), bon nombre de zoologues se moquaient des découvertes et des témoignages des marins à leurs sujets. Mais bon, c’est un peu la devise de mon blog : « D'abord, ils nieront la chose. Ensuite, ils la minimiseront. Enfin, ils diront que cela se savait depuis longtemps »

Bref, tout cela pour vous dire qu’avec un tel dossier, ce numéro de Pour la Science avait tout pour le satisfaire, or, et à mon grand regret, ce ne fut pas le cas. Des dossiers principaux de huit pages sur moins de cent au total, vous trouvez cela sérieux ? Personnellement, j’appelle cela se moquer un peu du monde mais bon, que voulez-vous, c’est souvent le problème des revues scientifiques dites normales : en effet, à part les hors-séries qui eux, sont vraiment consacrés à un dossier spécifique et qui, du coup, sont assez complet sur le sujet, les autres, au final, sont assez frustrantes dans l’ensemble. Du coup, je ne dirais pas que l’article consacré aux calmars géants est inintéressant mais à mes yeux, il est tellement court, il y avait tellement de choses à approfondir sur ces créatures étonnantes que je ne peux que ressentir, au final, qu’un gros sentiment d’insatisfaction. Reste bien évidement les autres sujets abordés dans cette revue mais malheureusement pour celle-ci, on ne peut pas dire qu’ils soient franchement transcendants pour certains, et, de toutes façons, ceux qui ont éveillé mon intérêt étaient bien trop court selon mes gouts. Si l’on ajoute à cela le fait que posséder de bonnes bases de connaissances scientifiques est nécessaire pour une parfaite compréhension d’une revue aussi pointue que Pour la Science et vous comprendrez que, même avec un sujet – les calmars géants – aussi passionnant, mon impression finale vis-à-vis de ce numéro aura été la déception. Dommage, surtout que cela aurait pu être bien meilleur. Mais bon, ceci explique aussi pourquoi depuis, j’ai abandonné l’achat de revues mensuelles pour me contenter – NRH mis de côté évidement – pour les hors-séries qui eux, méritent le détour. 
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