mardi 13 décembre 2011

LE CHAT POTTE



LE CHAT POTTE

C’était bien avant que notre mythique Chat Potté ne croise la route de Shrek… Le légendaire félin, et non moins redoutable amant, s’était alors embarqué dans un périple riche en rebondissements, avec la ravissante et rusée Kitty Pattes de Velours et Humpty Alexandre Dumpty, véritable « cerveau » de l’opération. Leur objectif : s’emparer de la fameuse Oie aux Œufs d’Or pour sauver la ville où le Chat Potté a grandi. Voici l’histoire véridique du Chat, du Mythe, de la Légende et… des Bottes !

Il était apparu, en la lointaine déjà année de 2004 (comme le temps passe vite) en tant que nouveau protagoniste de la franchise Shrek, qui en était alors à son deuxième épisode, et qui, pour la petite histoire et selon moi, aurait dû en rester là. Et immédiatement, malgré la présence de l’ogre le plus connu au monde depuis une décennie ainsi que celle de son fidèle compagnon, l’âne, notre Chat Potté, latin lover par excellence – doublé en VO par le ténébreux Antonio Banderas himself – et grand bretteur devant l’éternel avait acquis une notoriété certaine pour ce qui est des personnages les plus charismatiques des dessins animés en image de synthèses, apparus a la toute fin des années 90 et depuis longtemps entrés dans les mœurs. Ainsi, depuis lors, l’on annonçait qu’à terme, le Chat Potté aurait droit a son propre film d’animation, qu’il tiendrait la place qu’il mérite : celle en tout en haut de l’affiche et pourtant, les années passèrent et ce fameux film ne vint pas ; quant à notre Chat préféré, il se contenta de jouer les seconds rôles pour ne pas dire les utilités, dans les très médiocres suites de Shrek (surtout le troisième, mais quelle bouse infâme !). Et puis, il y a quelques mois, par le biais d’une bande annonce au cinéma, ce fut le bonheur : Le Chat Potté (le film, pas l’animal quoi que lui aussi… enfin, vous m’avez compris) allait enfin sortir sur nos écrans et ni une, ni deux, rendez-vous fut pris pour cette fin d’année afin de retrouver mon personnage préféré des films Shrek.

Bien évidemment, au vu de ce qu’avaient pu être comme énorme déception les Shrek 3 et 4, j’avais quelques doutes vis-à-vis de ce qu’allait donner ce long métrage d’animation consacré à l’un des protagonistes principaux d’une franchise depuis trop longtemps en perte de vitesse. Craintes plus que justifiées, forcement. Pourtant, d’un autre côté, j’avais bon espoir que, sans que ce Chat Potté soit un chef d’œuvre absolu – cela, je ne l’attendais pas le moins du monde, je ne suis pas fou, ou naïf, c’est selon – il n’en possède pas moins suffisamment de qualités et de punch pour en faire un agréable divertissement. Pourtant, l’affaire était loin d’être si simple : tout d’abord, comme je vous l’ai déjà dit, le fait que les deux derniers films de Shrek aient été tout bonnement mauvais (enfin, je suis dur pour le dernier dans un sens, on dira moyen pour celui-ci), ensuite, le simple constat que, quand on possède une franchise et que l’on fait ensuite une histoire avec l’un des personnages secondaires de celle-ci, le résultat final est bien souvent loin d’être à la hauteur de nos espérances. Bien heureusement, comme le choix des têtes pensantes de Dreamworks s’était porté sur le Chat Potté et non sur l’Âne (vous imaginez un film avec cette chose en héros ?!), c’est-à-dire, sur un personnage charismatique en diable, l’espoir, du moins pour moi, l’emportait sur les craintes. Et alors, avais-je raison d’espérer ?

Et ben oui ! Certes, Le Chat Potté n’est pas un incontournable du genre, certes, j’aime tellement ce personnage que du coup je ne suis pas forcement aussi objectif que je devrais l’être, certes, il serait osé de prétendre que le synopsis de ce film est d’une originalité a toutes épreuves car ce n’est tout simplement pas le cas, certes, tous ces bons sentiments « made in USA » ont souvent tendance à me taper sur le système, certes, certaines situations sont tellement convenues que, du coup, on connait par avance la suite, pourtant, ça marche, bien plus que le fameux et si décrié Tintin par exemple. Pourquoi ? Et ben, tout simplement parce que avec Le Chat Potté, on sait par avance où on va mettre les pieds : un film d’animation sympathique, qui nous fera bien rire et surtout, passer un agréable moment (si, dans cette critique, je ne vous parle pas de la 3D, c’est que je l’ai vu en version dite « normale »). Le reste, tout le reste, et ben on s’en moque un peu, tout bonnement ! Et quand en plus, on compare ce film aux deux derniers Shrek, et ben, il n’y a pas photo, tout simplement : d’un côté, nous avons une œuvre sans prétention et calibrée comme tant d’autres – mais qui marche – tandis que de l’autre, il faut admettre que nous nous trouvons devant une œuvre en fin de souffle. Du coup, caramba comme dirait l’autre et vive Le Chat Potté ! Par contre, messieurs de Dreamworks, si vous pouviez en rester là et ne pas nous sortir une suite, ça serait sympa car je serais beaucoup moins gentil la prochaine fois. 

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