samedi 31 octobre 2015

MEDIEVIL


MEDIEVIL

Il y a bien longtemps, Gallowmere était un royaume calme et prospère, où tous les habitants vivaient heureux. Mais un sorcier maléfique du nom de Zarok aspire à dominer Gallowmere. Il haïssait ses concitoyens pour leur vie calme et paisible, leva une armée de démons et partit à la conquête du royaume. Le champion du roi Sir Daniel Fortesque et son armée parvinrent à stopper l'avancée des monstres et du sorcier. On raconte encore ses louanges, comment il combattit les démons les fauchant un à un et bien que mortellement blessé, il anéantit le sorcier. En fait, tout cela était faux. Blessé mortellement au tout début de la bataille par le tir des archers ennemis, Sir Fortesque ne put jamais terrasser Zarok et le roi Peregrin enterra un champion aux exploits inachevés, qui à défaut de pouvoir siéger au Hall des Héros, eu une crypte d'ampleur royale. Le nom de Fortesque resta dès lors synonyme de bravoure et de puissance et la paix s'installa sur Gallowmere pendant cent années, jusqu'au jour où le sorcier réapparut.


MediEvil
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : SCE Studio Cambridge
Concepteur : Chris Sorrell, Jason Wilson
Date de sortie : 9 octobre 1998
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Genre : Action-aventure, Plates-formes
Mode de jeu : 1 joueur
Média : CD-ROM
Contrôle : Manette
Plate-forme : Playstation

Mon avis : Je pense ne l’apprendre a personne, mais bon, qui sait, ce soir, c’est Halloween, la fameuse fête d’origine nord-américaine qui a traverser l’Atlantique a la fin des années 90 et qui, depuis, connait un certain succès dans nos vertes contrées – particulièrement au près des enfants qui peuvent ainsi amasser un nombre conséquent de bonbons. Du coup, j’en ai profiter pour vous proposer une critique que je souhaiter publier en une telle occasion, je veux bien évidement parler de ce qui fut sans nul doute l’un des jeux les plus sympathiques de la Playstation, première du nom, MediEvil. Sorti en octobre 98 – ce qui ne me rajeunit en aucune façon – ce petit soft fut, et je n’exagère nullement, l’une de mes plus belles surprises vidéoludique, toutes consoles confondues. Il faut dire que le jeu de la branche anglaise de Sony avait tout pour plaire : déjà, pour le coté sympathique, comme je l’ai dit, sans prétention aucune, ensuite, surtout, pour son ambiance et son inspiration avouée de ce qui fut l’un des films les plus marquants des années 90, L’étrange Noël de Mr Jack. Car dans MediEvil, comment ne pas penser immédiatement a l’œuvre de Henry Selick, véritable petit bijou du genre : décors, personnages, musique, les ressemblances sont nombreuses mais n’y voyez pas là un simple pompage, loin de là, mais plutôt, comme je l’ai dit, de l’inspiration pour ne pas dire un bel hommage. Du coup, forcément, ceux et celles qui avaient aimé L’étrange Noël de Mr Jack s’étaient plonger avec plaisir dans ce MediEvil, l’ambiance, bien entendu, y étant pour beaucoup mais pas que… car la petite cerise sur le gâteau, ce fut bien entendu le héros de l’histoire… enfin, héros est un bien grand mot : Sir Daniel Fortesque, formidable antihéros plus ou moins couard, improbable mais tellement attachant. Et donc, dès sa résurrection, au début du jeu, c’est parti pour une aventure inoubliable, formidable mélange d’aventure et de plate-forme, où vous aurez a faire a des adversaires aussi variés que des zombis, des citrouilles, des épouvantails, des fourmis géantes et autres créatures toutes plus réussies les unes que les autres… Une aventure et un jeu, qui plaira aux petits comme aux grands, intemporel, et qui, franchement, même presque vingt ans après sa sortie, ne s’est absolument pas démodée, ce qui, ma foi, est indéniablement la marque des grands jeux. Alors, si les graphismes d’une autre époque ne vous font pas peur, n’hésitez pas une seule seconde car MediEvil vaut vraiment le coup, et puis, qui sait, il se pourrait bien qu’en l’essayant, vous tomberiez vous aussi sous son charme ?!


Points Positifs :
MediEvil est sans aucun doute l’une des plus belles réussites de la Playstation, première du nom, et ce, principalement pour son ambiance fortement inspiré (et c’est une bonne chose) de ce petit bijou de l’animation que fut L’étrange Noël de Mr Jack. Ambiance, donc, personnages, décors, musique, les ressemblances entre les deux œuvres sont nombreuses et ce, pour notre plus plaisir.
- Certains personnages de jeux vidéos entrent tout de suite dans la légende et il est clair que notre brave Sir Daniel Fortesque en fait parti ; formidable antihéros comme on n’en fait plus, tenant davantage de Pierre Richard qu’autre chose, notre sympathique squelette a tout pour échouer dans sa mission, mais franchement, quel plaisir de déambuler dans les nombreux niveaux que comporte MediEvil en sa compagnie.
- Un bestiaire que l’on pourrait qualifier de banal – zombis, citrouilles, épouvantails, etc. – mais qui n’en reste pas moins réussi.
- Personnages souvent loufoques, un certain humour…
- Ah, si tous les jeux étaient aussi réussis que ce MediEvil pour ce qui est de sa prise en main, d’une simplicité a toute épreuve.
- Un nombre conséquent de niveaux, une durée de vie correcte et on ne s’ennui pas un instant tout au long de l’aventure.
- Une bande originale tout simplement parfaite et qui colle parfaitement à l’ambiance générale du soft.

Points Négatifs :
- Si je devais trouver un véritable point faible a MediEvil, alors, ce serait pour signaler que certains passages lors des phases de plate forme sont un peu compliqués.
- Bien entendu, désormais, MediEvil est un jeu qui accuse fortement son age – 1998 pour rappel – et pour ce qui est des graphismes, il est évidant que ceux-ci sont datés, mais bon, si comme moi, cela ne vous dérange pas de faire l’impasse sur ceux-ci, alors, n’hésitez pas une seule seconde !

Ma note : 9/10

vendredi 30 octobre 2015

BREAKING BAD – SAISON IV


BREAKING BAD – SAISON IV

Walter White, un professeur de chimie de 50 ans, commence secrètement à produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il découvre qu'il a un cancer du poumon en phase terminale. Il se met en équipe avec un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman, qui est dealer de meth. Jesse a tué Gale d'une balle sous l’œil gauche. Le garde mexicain, Victor, qui gardait Walt et Jesse retrouve le jeune homme, en état de choc, et le ramène au laboratoire secret où Mike détient Walter. Désormais, tous les moyens sont bons pour gagner du temps pour les deux chimistes. Skyler se doute de la situation et fait tout pour la cacher à son fils et sa sœur ; elle déplace la voiture de Walt et inspecte l'appartement de son ex-mari. Hank ne peut rien faire, toujours paralysé et aigri malgré les attentions de Marie, ni Saul, totalement paranoïaque. Finalement, Walter essaie de négocier avec Mike pour qu'ils reprennent le travail, mais c'est le garde Victor qui commence à « cuisiner » : il a retenu tous les gestes des chimistes et s'estime prêt à gérer le laboratoire. Quand Gus apparait enfin, il ne dit rien, enfile une combinaison et égorge Victor avec un cutter sous les yeux des chimistes et Mike avant de partir pour les laisser reprendre le travail. Les trois hommes se débarrassent du corps en le dissolvant dans de l'acide fluorhydrique puis rentrent chez eux. Walt et Jesse savent à quoi s'en tenir : ils sont en vie, mais vont regretter leur geste, qui les menace tous car une enquête de police est lancée dans l'appartement de Gale.


Breaking Bad – Saison IV
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season IV
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 17 juillet 2011 – 9 octobre 2011
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 50 minutes

Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Bob Odenkirk : Saul Goodman
Giancarlo Esposito : Gustavo « Gus » Frings
Jonathan Banks : Mike Ehrmantraut
Ray Campbell : Tyrus Kitt
Lavell Crawford : Huell
Maurice Compte : Gaff
Steven Michael Quezada : Steven Gomez
Emily Rios : Andrea Cantillo
David Costabile : Gale Boetticher
Christopher Cousins : Ted Beneke
Nigel Gibbs : Tim Roberts
Mark Margolis : Hector Salamanca alias Tio
Marius Stan : Bogdan
Michael Shamus Wiles : George Merkert
Steven Bauer : Don Eladio
Bill Burr : Kuby
Charles Baker : Skinny Pete
Jim Beaver : Lawson
Jeremiah Bitsui : Victor
Jere Burns : le leader du groupe
Javier Grajeda : Juan Bolsa
Matt L. Jones : Badger
Rutherford Cravens : le courtier en hypothèque
Ashley Kajiki : la gérante du Pollos
Tina Parker : Francesca
Gonzalo Menendez : lieutenant Kalanchoe
Jason Douglas : lieutenant Munn

Mon avis : Le problème principal qui survient de manière régulière dans les séries, particulièrement celles qui viennent d’outre-Atlantique, c’est que la plupart du temps, aussi bons soient leurs concepts de départ, aussi bonnes soient les premières saisons, il arrive toujours un moment où la qualité finit par pâtir, ou les intrigues commencent à tourner en rond et où, a coup sur, on se tape la saison de trop voir une fin loin d’être a la hauteur de nos espérances. Fort heureusement, avec Breaking Bad, ce n’est pas le cas, et si, bien entendu, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vous parlerai de la fin de ce qui fut sans nul doute la plus grande série de ces dernières années (désormais, je peux l’affirmer sans le moindre problème) puisque cette critique est consacrée a la quatrième saison de ce pur petit bijou, un constat s’impose : non seulement, pour ce qui est de la qualité, les saisons passent mais celle de Breaking Bad ne baisse pas, mais j’irais même plus loin, celle-ci… aura augmenter, atteignant un niveau insoupçonné pour ne pas dire impressionnant. Pourtant, les choses avaient fort bien débutées lors d’une première saison qui n’avait qu’un défaut, son faible nombre d’épisodes – fichu grève des scénaristes – et tant la seconde que la troisième avaient confirmé l’immense qualité de cette série décidément pas comme les autres – et en aucune façon destiné a tout le monde. Mais si jusque là, tout était parfait ou presque, que dire de cette quatrième saison !? En fait, énormément de choses ou un seul mot : exceptionnel ! Car oui, dans cette avant dernière saison de Breaking Bad, on touche désormais a ce que l’on peut qualifier de pur chef d’œuvre et tout, je veux dire, quasiment tout est parfait – autant que les meths fabriquées par notre cher Walter White. Ainsi, si l’on reprend tout ce qui avait fait la force et l’intérêt des saisons précédentes, c’est-à-dire, cet humour noir particulier, ses dialogues croustillants, ses personnages hauts en couleur et inclassables, cette intrigue captivante au possible, sans oublier, bien sur, l’évolution de chaque protagoniste, de plus en plus marqué, bref, si on reprend tous ses éléments, que l’on mélange le tout, on obtient, au final, un produit certes connu et possédant un canevas désormais traditionnel (c’est-à-dire, un départ de saison en fanfare, une accalmie vers le milieu et un final a chaque fois explosif) mais qui n’en fonctionne pas moins, que dis-je, qui fonctionne encore mieux que précédemment… Dit ainsi, cela a l’air incroyable, et pourtant, il faut le voir pour le croire car oui, contrairement a 99% des séries US, Breaking Bad se bonifie avec le temps ! Bien évidement, pour ceux et celles qui n’auraient jamais vu cette série, je ne dévoilerai aucun élément du scénario (quoi que, au vu de quelques photos de ce billet), mais soyez sur que le jeu en vaut la chandelle, et sincèrement, pas qu’un peu… mais le pire, c’est qu’il parait que la cinquième saison est encore meilleure ; la chose est-elle donc possible !?


Points Positifs :
- Comme je l’ai dit dans ma critique, cette quatrième saison de Breaking Bad réussi l’exploit d’être encore meilleure que les précédentes qui, pourtant, se trouvaient déjà a un niveau fort élevé. Alors bien sur, tous les éléments qui ont fait le succès de cette série sont une fois de plus au rendez vous, mais… en quelque sorte, magnifiés, chaque épisode, quasiment, faisant monter d’un degré, a chaque fois, l’intérêt de cette série…
- Un départ en fanfare où notre duo d’ex-pieds nickelés (car ils n’en sont plus vraiment) se trouve en grand danger face a la menace de leur patron, le flegmatique et inquiétant Gustavo Frings, quelques épisodes plus calmes (façon de parler) qui permettent de mettre tranquillement en place l’intrigue principale de cette saison (bref, les relations de plus en plus conflictuelles entre Walter et Jesse, la transformation de Skyler, l’enquête de Hank) et un final… oh la vache… un final explosif dans tous les sens du terme, qui voit mourir l’un des protagonistes majeurs de la série et qui annonce une sacrée transformation pour notre Heisenberg.
- Dialogues excellents (dont certains désormais cultes comme « Je ne suis pas en danger Skyler, je suis le danger ! »), humour noir, intensité dramatique peu commune, profondeur des personnages et transformation, mine de rien, de certains d’entre eux (Walter, Skyler), nombreux coups de théâtre, intrigue captivante, moult scènes inoubliables, décors, cadrages cinématographiques, justesse scénaristique, etc. Tout, je dis bien tout, est parfait de bout en bout.
- Non mais quelle fin de saison ! Pour la mort de l’un des personnages, bien sur, mais surtout pour ce qu’elle annonce quand au basculement de Walter White, alias, Heisenberg…
- Le personnage de Jesse qui apporte fort heureusement une sacrée touche d’humanité et qui en voit de toutes les couleurs.
- Vous en connaissez beaucoup des séries où un détail obscur de la première saison est expliqué deux ou trois saisons plus tard ?
- Quand je vous dis que tout est parfait dans cette série : même le restaurant, Los Pollos Hermanos, est devenu culte !

Points Négatifs :
- Sincèrement, en dehors du fait que chaque saison est construite de la même manière, c’est-à-dire, que les premiers et derniers épisodes sont les plus intenses, ceux du milieu étant plus posés, il n’y a pas grand-chose à dire… et encore, est ce véritablement un défaut ?
- Breaking Bad est tout de même une série particulière qui ne plaira pas à tout le monde, les amateurs d’actions, les bourrins, les amoureux de choses plus simples et qui n’aiment pas réfléchir et encore moins suivre des dialogues aussi complexes, pesteront devant cette série et abandonneront la partie…

Ma note : 9/10

mardi 27 octobre 2015

CARRIE


CARRIE

« Dépêche A.P. 27 mai 1979. 23h46. Un sinistre d'une ampleur tragique frappe la ville de Chamberlain, Maine. Des centaines de morts… » Une mère puritaine, obsédée par le diable et le péché ; des camarades de classe dont elle est le souffre-douleur : Carrie est profondément malheureuse, laide, toujours perdante. Mais à seize ans resurgit en elle le souvenir d'un « don » étrange qui avait marqué fugitivement son enfance : de par sa seule volonté elle pouvait faire se déplacer des objets à distance. Et ce pouvoir réapparaît aujourd'hui, plus impérieux, plus impatient... Une surprise bouleverse soudain la vie de Carrie : lorsqu'elle est invitée au bal de l'école par Tommy Ross, le boy-friend d'une de ses ennemies, n'est-ce pas un piège plus cruel encore que les autres ?


Carrie
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Horreur
Première Parution : 5 avril 1974
Edition Française : 1 mars 1986
Titre en vo : Carrie
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Henri Robillot
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 256

Mon avis : Stephen King est indéniablement l’auteur de cette fin d’année puisque, après ma relecture de Simetierre et de Charlie, puis, la découverte de Salem, aujourd’hui, c’est une autre de ses œuvres qui est à l’honneur, et pas n’importe laquelle : Carrie. Pour la petite histoire, ce dernier est le tout premier roman de l’auteur, celui par qui le succès est arrivé et même s’il n’est pas souvent cité parmi les fans de Stephen King, c’est sans nul doute l’un de ses romans les plus connus ; il faut dire, bien entendu, que son adaptation cinématographique – Carrie au bal du Diable – plutôt bonne, fit beaucoup pour cela, et, de nos jours, affirmer que Carrie fait partie de la culture populaire est tout sauf une exagération, mais bon, ce qui nous intéresse, c’est le roman original, l’œuvre première qui lança la carrière de Stephen King et, accessoirement, un bouquin que je connais par cœur et que j’ai lu un bon petit paquet de fois… Car oui, la question qui se pose est la suivante : ce Carrie est-il aussi bon que ce que King fit par la suite ? Certains semblent penser le contraire, personnellement, ce n’est pas mon cas et cette énième relecture ne fit que confirmer la chose… que dis-je, elle aura même finit par me surprendre ! En effet, si la trame générale est archi-connue – une pauvre fille élevée par une cinglée de mère, qui est, depuis toujours, la risée de ses camarades d’école et qui possède des pouvoirs télékinésiques dont elle se servira, à la fin, pour se venger de tout ses oppresseurs – force est de constater que celle-ci passe toujours aussi bien ; il faut dire qu’avec cette intrigue, Stephen King frappe juste, de manière fort efficace, et annonce ce qui sera son cheval de bataille pour les décennies a venir, c’est-à-dire, des personnages principaux souvent rejetés par les autres, une éducation parentale défaillante et, dans un sens plus général, une critique de la société américaine. Mêlant habillement le récit a proprement parlé et divers extraits de pseudo articles de journaux, de livres et des minutes d’une commission traitant du sujet, King captive d’entré de jeu le lecteur, annonce le drame a venir dès les premières pages mais, et c’est là l’une des grandes forces de l’auteur, réussit a maintenir l’intérêt de l’histoire de la première a la dernière page, ce qui, ma foi, est une belle gageure pour un premier roman auquel, a la base, il n’y croyait même pas… Plus de quarante ans après sa sortie, Carrie est diablement toujours aussi efficace et est, selon moi, l’une des plus belles réussites de Stephen King, alors bien sur, par la suite, il fit bien mieux – ah, Ça – mais bon, pour un premier roman, reconnaissons qu’il est plutôt réussi… et comme en plus, ici, on n’a pas encore a se coltiner les centaines de pages de descriptions chères a l’auteur, quelque part, ce n’est pas plus mal…


Points Positifs :
- L’intrigue est archi-connue, on l’a connait par cœur, mais même les relectures (sans oublier les visionnages du film, plutôt fidèle au roman) n’apportent un sentiment de lassitude, bien au contraire. Il faut dire que Carrie fait parti de ces rares romans qui se lisent et relisent avec le même plaisir, un peu comme si on les redécouvrait a chaque fois.
- Pour un premier roman, Stephen King frappe non seulement fort mais en plus, il annonce ce qui sera son cheval de bataille par la suite, c’est-à-dire, des personnages charismatiques mais paumés, une critique de la société américaine, et, bien entendu, des éléments fantastiques et/ou horrifiques.
- Notre héroïne du jour, Carrietta White, souffre douleur de ses camarades de classe depuis sa plus tendre enfance, élevée par une mère complètement cintrée et folle de Dieu (certes, les deux choses vont souvent de paire) mais qui possède de sacrés pouvoirs… dont elle usera pour un final pour le moins, explosif.
- Au-delà du personnage de Carrie, Stephen King pointe du doigt un fait réel qui arrive, malheureusement, bien trop souvent : celui de la mise à l’écart d’une personne, des moqueries qu’elle subie et de l’inhumanité de ce qu’il faut bien appeler ses bourreaux.
- La structure même du roman où le récit principal est entrecoupé de coupures de journaux, de passages de romans et d’extraits de la commission qui traite du cas White. Bien sur, la chose a permit a Stephen King d’allonger son roman, bien trop court au départ, cependant, cette façon de faire est plutôt efficace, même si on connait la fin dès le début.
- Dans Carrie, King ne passe pas encore deux cent pages à décrire la vie quotidienne des habitants d’une petite bourgade du Maine… et, ma foi, ce n’est pas un défaut !

Points Négatifs :
- Difficile a dire en fait vu que j’aime énormément ce roman… disons que là, on touche aux gouts et aux couleurs de chacun et que nombreux seront ceux qui trouveront des défauts là où je vois des qualités, mais bon, je reconnais que par moments, certains faits sont traiter un peu trop rapidement…

Ma note : 9/10

lundi 26 octobre 2015

INVICTUS


INVICTUS

En 1994, Nelson Mandela vient d'être élu président d'Afrique du Sud. Le pays est encore divisé par l'Apartheid. L’année suivante, l'Afrique du Sud organise le championnat du monde de rugby. Si les pronostics ne sont pas en faveur de l'équipe des Springboks, Mandela y voit au contraire une opportunité pour fédérer son peuple. Il rencontre alors François Pienaar, le capitaine de l'équipe, qu'il va soutenir et encourager tout au long de l'entraînement. Au fur et à mesure des matchs, les Sud-Africains vont se rassembler et soutenir leur équipe, oubliant petit à petit ce qui les avait divisés jusque-là.


Invictus
Réalisation : Clint Eastwood
Scénario : Anthony Peckham
Musique : Kyle Eastwood et Michael Stevens
Production : Warner Bros., Spyglass Entertainment, Revelations Entertainment, Malpaso Productions, Liberty Pictures et Mace Neufeld Productions
Genre : Biographie, Sport
Titre en vo : Invictus
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 11 décembre 2009
Durée : 134 mn

Casting :
Morgan Freeman : Nelson Mandela, le président sud-africain, aussi appelé Dada ou Madiba
Matt Damon : Francois Pienaar, le capitaine des Springboks
Tony Kgoroge : Jason Tshabalala, responsable de la sécurité de Mandela
Patrick Mofokeng : Linga Moonsamy, garde du corps de Mandela
Adjoa Andoh : Brenda Mazikubo, la chef de staff de Mandela
Julian Lewis Jones : Etienne Feyder, garde du corps de Mandela
Matt Stern : Hendrik Booyens, garde du corps de Mandela
Patrick Lyster : Mr. Pienaar
Penny Downie : Mrs. Pienaar
Marguerite Wheatley : Nerine
Bonnie Henna : Zindzi, la fille de Mandela
Leleti Khumalo : Mary
Robert Hobbs : Willem, garde du corps
Langley Kirkwood : George, garde du corps
Robin Smith : Johan De Villiers, le journaliste
McNiel Hendriks : Chester Williams
Zak Feau'nati : Jonah Lomu
Scott Reeves Eastwood : Joël Stransky
Grant L. Roberts : Ruben Kruger
Louis Minnaar : le coach des Springboks
David Dukas : le capitaine du 747
Shakes Myeko : le ministre des sports

Mon avis : Si Clint Eastwood fut, a mes yeux, incontestablement un grand acteur, en tant que réalisateur, mon avis sera moins tranché ; il faut dire, a sa décharge, que je n’ai pas eu l’occasion (ou l’envie, du moins, pour le moment) de voir énormément de ses films et que, par la force des choses, je ne le jugerais nullement pour son American Sniper, long métrage que j’ai trouver plutôt raté – surtout que j’avais garder en mémoire un autre film du sieur Clint Eastwood, Gran Torino, franchement excellent, lui. Mais bon, lorsque, hier soi, l’occasion c’est présentée que je découvre cet Invictus, je me suis dit, pourquoi pas ? Après tout, c’est la Coupe du Monde de Rugby actuellement, c’est un Clint Eastwood et, bien entendu, le personnage principal n’est ni plus ni moins que Nelson Mandela, sans nul doute l’une des plus grandes figures mondiales de la fin du vingtième siècle. Bref, une occasion en or de voir enfin, par moi-même, si les nombreuses louanges que ce film a obtenues depuis sa sortie, il y a quelques années, étaient justifiées. Et, ma foi, si Invictus est indéniablement (et de très loin) supérieur a American Sniper, je serais légèrement mitiger en raison d’un certain conformisme dans la réalisation et une vérité pour le moins… arrangée pour ne pas dire occultée. Alors certes, Invictus n’en reste pas moins fort prenant, captivant même et sur ce point, il n’y a rien à redire, Clint Eastwood maitrise parfaitement son sujet et une fois l’intrigue lancée, il est difficile de ne pas accrocher a celle-ci, surtout si l’on est suffisamment âgé pour avoir connu cette époque et si l’on se souvient de ce qu’était l’Afrique du Sud, il n’y a pas si longtemps encore. De toute façon, Nelson Mandela est un personnage qui passe décidément fort bien à l’écran, le coté historique de la chose, pour peu que l’on s’intéresse a l’histoire récente, est prenant, et puis, mine de rien, Invictus est également un film de sport, ici, le rugby, et si l’on fait l’impasse, comme moi, sur la façon dont les matchs sont retranscris – je ne suis pas suffisamment fan pour y voir les défauts – tout cela a un petit coté spectaculaire non désagréable. Hélas, là où Invictus pèche, c’est par son trop grand conformisme et cette avalanche de bons sentiments que l’on doit se coltiner du début a la fin : dans l’Afrique du Sud de Clint Eastwood, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et, a la fin, tout le monde s’embrasse… c’est mignon tout plein mais la réalité, elle, ce n’était pas vraiment ça. Et justement, puisque l’on parle de réalité, quid des arbitres complaisants a l’égard des Springboks tout au long du tournoi, quid de l’intoxication alimentaire qu’a subit les joueurs des All Blacks juste avant la finale ? Rien, le néant, Eastwood préférant occulter tout cela pour livrer un film sympathique, agréable, mais loin d’être un chef d’œuvre…


Points Positifs :
- Le sujet du film est intéressant, et ce, pour deux raisons : pour le coté historique de la chose avec les débuts de la présidence de Nelson Mandela a la tête de l’Afrique du Sud et sa politique de réconciliation, puis, bien sur, pour le coté sportif puisqu’il est tout de même question de Coupe du Monde de Rugby.
- Malgré des défauts, Clint Eastwood possède suffisamment de talent pour réussir à captiver le spectateur avec une fort belle histoire – enjolivée – où, par le biais d’un homme providentiel et d’un événement sportif, un peuple diviser se réconcilie… du moins, dans le cas présent.
- Nelson Mandela est, de toute façon, une personnalité historique qui passe très bien à l’écran et même si je préfère Goodbye Bafana, reconnaissons que Morgan Freeman, véritablement habité par le personnage, crève l’écran.
- Dans l’ensemble, un très bon casting.
- Bon, comme je ne suis pas un spécialiste de rugby, j’ai trouvé les matchs captivants et plutôt bien filmés ; après, les amateurs, eux, diront le contraire et ils doivent avoir raison.
- Mine de rien, le rugby sur grand écran, c’est plutôt rare alors autant en profiter.

Points Négatifs :
- Une avalanche de bons sentiments qui gâchent fortement l’ensemble. Tout est trop rose, trop lisse, trop gentillet dans cette Afrique du Sud selon Clint Eastwood ; eh, vous croyez vraiment que les communautés blanches et noires allaient fraterniser aussi facilement si peu de temps après la fin de l'Apartheid ?
- Invictus où la Coupe du Monde de Rugby 1995 refait par Clint Eastwood, c’est-à-dire, en occultant littéralement la part d’ombre de celle-ci : les arbitres que l’on peut qualifié de conciliants pour ne pas dire corrompus, l’intoxication alimentaire (l’empoisonnement) des All Black juste avant la finale… Mouais, ce n’est pas bien de cacher la vérité Mr Eastwood !
- La bande originale n’est pas terrible, le pire étant atteint quand on se tape une chanson débile lors d’une scène où Mandela vient voir les Springboks.

Ma note : 7,5/10

samedi 24 octobre 2015

LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD


LE SEPTIÈME VOYAGE DE SINBAD

Sur la route maritime qui le ramène à Bagdad en compagnie de sa fiancée, la princesse Parisa, Sinbad fait escale sur l'île de Colossa. Il en profite pour tirer Sokurah, un magicien, des griffes d'un énorme cyclope, qui parvient néanmoins à dérober au sorcier sa lampe magique. Pour contraindre Sinbad à retourner sur l'île de Colossa, Sokurah miniaturise la princesse. Seule la coquille d'un œuf de l'oiseau Roc pourra rendre à Parisa sa taille normale. Or l'oiseau en question ne vit que sur l'île maudite. À l'aide d'un équipage composé de marins patibulaires, Sinbad s'embarque pour y retourner, mais l'aventure ne fait que commencer...


Le Septième voyage de Sinbad
Réalisation : Nathan Juran
Scénario : Ken Kolb
Musique : Bernard Herrmann
Production : Morningside Productions
Genre : Aventures, Fantastique
Titre en vo : The 7th Voyage of Sinbad
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 5 décembre 1958
Durée : 88 mn

Casting :
Kerwin Mathews : Sinbad
Kathryn Grant : la princesse Parisa
Richard Eyer : Baronni, le génie de la lampe
Torin Thatcher : Sokurah, le magicien
Alec Mango : Caliph
Danny Green : Karim
Harold Kasket : Sultan
Alfred Brown : Harufa
Nana DeHerrera : Sadi
Nino Falanga : le marin décharné / un forçat
Luis Guedes : un homme d'équipage
Virgilio Teixeira : Ali

Mon avis : En aout dernier, je publiais sur ce blog la critique d’un pur chef d’œuvre du cinéma fantastique des années 50/60, Jason et les Argonautes. Bien entendu, si ce film est rentré dans les annales du septième art, c’est pour ses effets spéciaux qui certes, peuvent paraitre désuets de nos jours, mais qui à l’époque, représentaient le summum de l’animation et qui étaient du fait du grand Ray Harryhausen. Du coup, aujourd’hui, c’est d’un autre long métrage où officia le maitre dont je vais vous entretenir, Le Septième voyage de Sinbad, autre monument du film de genre et qui enchanta bien des générations d’amateurs de fantastique et de monstres. Pour la petite histoire, Le Septième voyage de Sinbad fut le tout premier film dont les effets spéciaux étaient réalisés par Ray Harryhausen que j’ai eu le plaisir de voir, j’étais alors bien jeune (sept, huit ans environ) et bien avant Jason et les Argonautes, Le voyage fantastique de Sinbad et Le choc des Titans, du coup, forcément, celui-ci ne peut qu’occuper une place particulière a mes yeux, place que, les multiples visionnages n’ont pas forcément atténués même si, en toute objectivité, avec un regard adulte, certains défauts du film sont plus apparents. Alors bien sur, il y a le coté historique de la chose, indéniable, ce Sinbad étant le premier de la trilogie – suivra Le voyage fantastique de Sinbad puis Sinbad et l’œil du Tigre – ensuite, il y a ces effets spéciaux qui, pour ceux de ma génération et surtout les plus agés, représentaient alors le nec plus ultra en la matière, et puis, pour finir, cette galerie de monstres, ces cyclopes, dragons, squelettes animés de fort belle manière par ce véritable magicien qu’était Ray Harryhausen. Bref, tout un tas d’éléments parfois désuets mais qui, presque soixante ans plus tard, fonctionnent encore. Après, on ne peut pas nier que les défauts existent, que décidément, Kerwin Mathews n’est pas le Sinbad le plus crédible qui soit (le bougre n’a même pas de barbe), que certains personnages sont un peu niais par moments (la princesse particulièrement) mais aussi que, scénaristiquement parlant, l’ensemble est un peu léger… Mais bon, il a parfois certaines œuvres qui ne sont certes pas géniales, qui possèdent des défauts mais qui n’en restent pas moins cultes, et, dans le cas présent, il est clair que Le Septième voyage de Sinbad en fait parti, surtout pour les amateurs du genre…


Points Positifs :
- Indéniablement, ce sont les effets spéciaux de Ray Harryhausen ainsi que ses nombreuses créatures qui ressortent le plus de ce film : que ce soit les cyclopes, le dragon, le squelette, la femme-serpent, le roc, malgré le coté parfois désuet de ces derniers (ce qui se comprend car tout cela date tout de même de 1958), ils possèdent tous un petit quelque chose qui ne peut que ravir les amateurs du genre.
- Justement, parmi tous ces monstres, j’ai une petite préférence pour les cyclopes : pieds de boucs, une corne sur la tête, la peau rougeâtre, franchement, je les adore depuis la toute première fois que j’ai vu ce film.
- Le combat face au squelette qui annonce celui, plus spectaculaire, de Jason et les Argonautes.
- Pour les plus agés ou les habitués de ce genre de longs métrages, il apparait que Le Septième voyage de Sinbad est un film d’aventure hautement sympathique, sans prise de tête, et destiné avant toute chose à passer un bon moment.

Points Négatifs :
- Je n’ai jamais accroché à Kerwin Mathews que je ne trouve pas crédible en Sinbad. C’est un truc tout bête mais bon, Sinbad, c’est censé être un arabe, pas un mec complètement glabre qui joue les beaux gosses de service.
- Je sais qu’avec ce film, le coté nostalgique me fait occulter pas mal de défauts, mais bon, je reconnais tout de même que le scénario est plutôt simpliste et qu’il y a pas mal d’incohérences ; ainsi, le fameux magicien, Sokurah, le type, il ne cesse de trahir les héros tout au long du film et ces derniers ne donnent pas vraiment l’impression de s’en méfier outre-mesure.
- La princesse est franchement niaise mais le génie, lui, est une véritable tête à claque.

Ma note : 7,5/10
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