vendredi 30 octobre 2015

BREAKING BAD – SAISON IV


BREAKING BAD – SAISON IV

Walter White, un professeur de chimie de 50 ans, commence secrètement à produire de la méthamphétamine pour subvenir aux besoins de sa famille le jour où il découvre qu'il a un cancer du poumon en phase terminale. Il se met en équipe avec un de ses anciens étudiants, Jesse Pinkman, qui est dealer de meth. Jesse a tué Gale d'une balle sous l’œil gauche. Le garde mexicain, Victor, qui gardait Walt et Jesse retrouve le jeune homme, en état de choc, et le ramène au laboratoire secret où Mike détient Walter. Désormais, tous les moyens sont bons pour gagner du temps pour les deux chimistes. Skyler se doute de la situation et fait tout pour la cacher à son fils et sa sœur ; elle déplace la voiture de Walt et inspecte l'appartement de son ex-mari. Hank ne peut rien faire, toujours paralysé et aigri malgré les attentions de Marie, ni Saul, totalement paranoïaque. Finalement, Walter essaie de négocier avec Mike pour qu'ils reprennent le travail, mais c'est le garde Victor qui commence à « cuisiner » : il a retenu tous les gestes des chimistes et s'estime prêt à gérer le laboratoire. Quand Gus apparait enfin, il ne dit rien, enfile une combinaison et égorge Victor avec un cutter sous les yeux des chimistes et Mike avant de partir pour les laisser reprendre le travail. Les trois hommes se débarrassent du corps en le dissolvant dans de l'acide fluorhydrique puis rentrent chez eux. Walt et Jesse savent à quoi s'en tenir : ils sont en vie, mais vont regretter leur geste, qui les menace tous car une enquête de police est lancée dans l'appartement de Gale.


Breaking Bad – Saison IV
Réalisation : Vince Gilligan
Scénario : Mark Johnson
Musique : Dave Porter
Production : Sony Pictures Television
Genre : Drame, Thriller, Comédie noire
Titre en vo : Breaking Bad – Season IV
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : AMC
Diffusion d’origine : 17 juillet 2011 – 9 octobre 2011
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 13 x 50 minutes

Casting :
Bryan Cranston : Walter White alias « Heisenberg »
Aaron Paul : Jesse Pinkman
Anna Gunn : Skyler White
Dean Norris : Hank Schrader
Betsy Brandt : Marie Schrader
RJ Mitte : Walter White Jr.
Bob Odenkirk : Saul Goodman
Giancarlo Esposito : Gustavo « Gus » Frings
Jonathan Banks : Mike Ehrmantraut
Ray Campbell : Tyrus Kitt
Lavell Crawford : Huell
Maurice Compte : Gaff
Steven Michael Quezada : Steven Gomez
Emily Rios : Andrea Cantillo
David Costabile : Gale Boetticher
Christopher Cousins : Ted Beneke
Nigel Gibbs : Tim Roberts
Mark Margolis : Hector Salamanca alias Tio
Marius Stan : Bogdan
Michael Shamus Wiles : George Merkert
Steven Bauer : Don Eladio
Bill Burr : Kuby
Charles Baker : Skinny Pete
Jim Beaver : Lawson
Jeremiah Bitsui : Victor
Jere Burns : le leader du groupe
Javier Grajeda : Juan Bolsa
Matt L. Jones : Badger
Rutherford Cravens : le courtier en hypothèque
Ashley Kajiki : la gérante du Pollos
Tina Parker : Francesca
Gonzalo Menendez : lieutenant Kalanchoe
Jason Douglas : lieutenant Munn

Mon avis : Le problème principal qui survient de manière régulière dans les séries, particulièrement celles qui viennent d’outre-Atlantique, c’est que la plupart du temps, aussi bons soient leurs concepts de départ, aussi bonnes soient les premières saisons, il arrive toujours un moment où la qualité finit par pâtir, ou les intrigues commencent à tourner en rond et où, a coup sur, on se tape la saison de trop voir une fin loin d’être a la hauteur de nos espérances. Fort heureusement, avec Breaking Bad, ce n’est pas le cas, et si, bien entendu, ce n’est pas encore aujourd’hui que je vous parlerai de la fin de ce qui fut sans nul doute la plus grande série de ces dernières années (désormais, je peux l’affirmer sans le moindre problème) puisque cette critique est consacrée a la quatrième saison de ce pur petit bijou, un constat s’impose : non seulement, pour ce qui est de la qualité, les saisons passent mais celle de Breaking Bad ne baisse pas, mais j’irais même plus loin, celle-ci… aura augmenter, atteignant un niveau insoupçonné pour ne pas dire impressionnant. Pourtant, les choses avaient fort bien débutées lors d’une première saison qui n’avait qu’un défaut, son faible nombre d’épisodes – fichu grève des scénaristes – et tant la seconde que la troisième avaient confirmé l’immense qualité de cette série décidément pas comme les autres – et en aucune façon destiné a tout le monde. Mais si jusque là, tout était parfait ou presque, que dire de cette quatrième saison !? En fait, énormément de choses ou un seul mot : exceptionnel ! Car oui, dans cette avant dernière saison de Breaking Bad, on touche désormais a ce que l’on peut qualifier de pur chef d’œuvre et tout, je veux dire, quasiment tout est parfait – autant que les meths fabriquées par notre cher Walter White. Ainsi, si l’on reprend tout ce qui avait fait la force et l’intérêt des saisons précédentes, c’est-à-dire, cet humour noir particulier, ses dialogues croustillants, ses personnages hauts en couleur et inclassables, cette intrigue captivante au possible, sans oublier, bien sur, l’évolution de chaque protagoniste, de plus en plus marqué, bref, si on reprend tous ses éléments, que l’on mélange le tout, on obtient, au final, un produit certes connu et possédant un canevas désormais traditionnel (c’est-à-dire, un départ de saison en fanfare, une accalmie vers le milieu et un final a chaque fois explosif) mais qui n’en fonctionne pas moins, que dis-je, qui fonctionne encore mieux que précédemment… Dit ainsi, cela a l’air incroyable, et pourtant, il faut le voir pour le croire car oui, contrairement a 99% des séries US, Breaking Bad se bonifie avec le temps ! Bien évidement, pour ceux et celles qui n’auraient jamais vu cette série, je ne dévoilerai aucun élément du scénario (quoi que, au vu de quelques photos de ce billet), mais soyez sur que le jeu en vaut la chandelle, et sincèrement, pas qu’un peu… mais le pire, c’est qu’il parait que la cinquième saison est encore meilleure ; la chose est-elle donc possible !?


Points Positifs :
- Comme je l’ai dit dans ma critique, cette quatrième saison de Breaking Bad réussi l’exploit d’être encore meilleure que les précédentes qui, pourtant, se trouvaient déjà a un niveau fort élevé. Alors bien sur, tous les éléments qui ont fait le succès de cette série sont une fois de plus au rendez vous, mais… en quelque sorte, magnifiés, chaque épisode, quasiment, faisant monter d’un degré, a chaque fois, l’intérêt de cette série…
- Un départ en fanfare où notre duo d’ex-pieds nickelés (car ils n’en sont plus vraiment) se trouve en grand danger face a la menace de leur patron, le flegmatique et inquiétant Gustavo Frings, quelques épisodes plus calmes (façon de parler) qui permettent de mettre tranquillement en place l’intrigue principale de cette saison (bref, les relations de plus en plus conflictuelles entre Walter et Jesse, la transformation de Skyler, l’enquête de Hank) et un final… oh la vache… un final explosif dans tous les sens du terme, qui voit mourir l’un des protagonistes majeurs de la série et qui annonce une sacrée transformation pour notre Heisenberg.
- Dialogues excellents (dont certains désormais cultes comme « Je ne suis pas en danger Skyler, je suis le danger ! »), humour noir, intensité dramatique peu commune, profondeur des personnages et transformation, mine de rien, de certains d’entre eux (Walter, Skyler), nombreux coups de théâtre, intrigue captivante, moult scènes inoubliables, décors, cadrages cinématographiques, justesse scénaristique, etc. Tout, je dis bien tout, est parfait de bout en bout.
- Non mais quelle fin de saison ! Pour la mort de l’un des personnages, bien sur, mais surtout pour ce qu’elle annonce quand au basculement de Walter White, alias, Heisenberg…
- Le personnage de Jesse qui apporte fort heureusement une sacrée touche d’humanité et qui en voit de toutes les couleurs.
- Vous en connaissez beaucoup des séries où un détail obscur de la première saison est expliqué deux ou trois saisons plus tard ?
- Quand je vous dis que tout est parfait dans cette série : même le restaurant, Los Pollos Hermanos, est devenu culte !

Points Négatifs :
- Sincèrement, en dehors du fait que chaque saison est construite de la même manière, c’est-à-dire, que les premiers et derniers épisodes sont les plus intenses, ceux du milieu étant plus posés, il n’y a pas grand-chose à dire… et encore, est ce véritablement un défaut ?
- Breaking Bad est tout de même une série particulière qui ne plaira pas à tout le monde, les amateurs d’actions, les bourrins, les amoureux de choses plus simples et qui n’aiment pas réfléchir et encore moins suivre des dialogues aussi complexes, pesteront devant cette série et abandonneront la partie…

Ma note : 9/10

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