mercredi 31 décembre 2008

Le bilan de 2008


La période des fêtes est divisée en deux parties : une première, qui va jusqu’à Noël, franchement intéressante, où petits et grands attendent avec impatience qu’un vieux barbu habillé en rouge vienne distribuer des cadeaux, où l’on se retrouve en famille (enfin, quand on en as où que l’on est pas fâché a mort avec celle-ci) et, où à la télé, on a droit à plein de films mielleux sur les fêtes ainsi qu’ a des reportages vachement passionnant (mode ironique) sur les crèches, les rois mages, le sapin et la messe de minuit. Puis, des le 25 au soir, arrive la deuxième partie, est là, on rigole déjà moins puisque tout le monde nous bassine avec les fameuses rétrospectives de l’année écoulée, puisque de toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à dire. Et cette partie se prolonge jusqu’au 31 au soir, où, comme final, on a le droit aux vœux de bonne année de la part des animateurs des différentes chaînes ; vœux qui ont été enregistrés fin novembre, mais bon, c’est l’attention qui compte.

Vous l’avez compris, autant j’apprécie la première partie des fêtes, autant la seconde est, pour moi, sans grand intérêt. Et je ne vous parle même pas du nouvel an où dans un élan monumental d’hypocrisie, il faut souhaiter la bonne année à tous les gens que l’on croise, y compris ceux que l’on ne supporte pas. Franchement, qu’est ce que cela change d’être en 2009 plutôt qu’en 2008 ? Les problèmes de l’année écoulée seront toujours présents, quand aux résolutions, autant éviter d’en faire et de se ridiculiser par la suite…

Cependant, malgré tout ce que je viens d’écrire, alors que nous sommes à quelques heures de la nouvelle année, je tenais neamoins à vous proposer un petit best of personnel des événements qui m’ont marqués en 2008, et que j’ai abordé sur ce blog. Je sais, je fais exactement ce que je reproche aux médias, mais bon, que voulez vous, je n’en suis pas à une contradiction prêt. Et puis, je pense, sans me vanter, que ma petite rétrospective ne sera pas forcement plus intéressante que celles auquel on a droit à cette époque, mais peut être plus drôle :

Avec plus de 700 posts pour cette année, on ne peut pas dire que je n’ai pas chômés avec ce blog. Bien évidemment, le fait que je n’ai quasiment pas travailler au cours de ces douze mois y est pour beaucoup et il est certain que, les prochaines années seront moins productives. Et, alors que ce blog fêtera dans quelques semaines sa première année d’existence, voila, par rubriques (mais toutes ne seront pas abordées), l’événement que j’ai estimé le plus représentatif à chaque fois. Si pour certains, cela à été facile, pour d’autres, la tache aura été un peu plus ardu, mais bon, au final (mode égocentrisme), je suis assez satisfait de moi-même (mode très égocentrique !) :

Evénement personnel de l’année :
Il y aurait de quoi dire, mais bon, je me réserve pour mon premier post de 2009. Pour faire court, disons : de longs mois à la maison, un adieu définitif à Auchan (qu’ils aillent au diable), le chômage, la création de ce blog, un chien (hélas) et, bientôt, si tout va bien, un nouveau boulot (mais j’attends de signer pour en parler).

Homme politique de l’année :
Désolé mais franchement, cela ne pouvait qu’être notre Empereur. Je ne sais pas combien de post je lui ai consacré, mais elle est assez conséquente. Vous me direz, ce n’est pas une surprise vu comment il donne le bâton pour se faire battre.

Evénement international de l’année :
Alors là, dur dur. Entre l’élection de Barack Obama, la guerre en Georgie et la crise économique, trois événements majeurs se bousculent la première place. Si pour la plupart des médias, la victoire d’Obama est fort symbolique, je mettrais plutôt à égalité les deux autres comme événement principaux : l’un, pour la remise en cause de la toute puissance militaire US, l’autre, car il faut bien reconnaître que ce n’est que le début et qu’elle promet d’être terrible.

Equipe de foot de l’année :
Je sais que l’Espagne à remporter l’Euro, mais je ne peux me décider à en faire l’équipe de l’année, et ce, pour deux raisons : je n’aime pas l’Espagne (je sais, je suis partisan sur ce coup là mais je m’en fiche) et, objectivement, c’est une bonne équipe, mais elle est pas vraiment géniale et aucun joueur ne se démarqua véritablement. Alors, forcement, à mes yeux, c’est Manchester United l’équipe de l’année : Champion d’Europe, du Monde et d’Angleterre, ce n’est pas donné à n’importe qui.

Mort de l’année :
En fait, ce n’est pas facile de choisir un mort plus qu’un autre, vu leur nombre. Si certains n’étaient pas trop charismatiques, d’autres comme Charlton Heston ou Paul Newman, de part leurs importances, auraient mérités le titre. Mais, dans un sens, vu leur age, je choisirais tout de même Thierry Gilardi. Car, même si je ne l’aimais pas trop, vu son jeune age et la surprise que sa mort causa, j’ai estimé que son décès est le plus marquant pour 2008.

BD de l’année :
Il fallait que cela soit une nouveauté, et non un cycle ou un album lu et relu. Du coup, mon choix ne pouvait se porter que sur l’excellant et enchanteur « Là où vont nos Pères ». Un régal.

Livre de l’année :

Là, je n’ai pas choisis un unique ouvrage, mais plutôt un cycle complet, « Les Annales du Disque Monde », puisque je l’ai découvert cette année.

Evénement sportif de l’année :
Par dépit, et bien, disons qu’heureusement qu’il y avait les Jeux Olympiques.

Affaire de l’année :
Forcement, vu le retentissement que celle-ci connue en début d’année, cela ne pouvait être que l’affaire de la Société Générale, avec le bouc émissaire idéal, le brave Jérôme Kerviel. Certes, depuis, celui-ci apparu comme un petit joueur au vu des sommes dilapidées avec la crise économique, mais bon, il restera inoubliable.

Film de l’année :
« The Visitor », incontestablement pour un film vu au cinéma. Mais avec « The Wicker Man” tout juste derrière (voir devant) ; depuis le temps que je rêvais de le voir celui là. Un véritable régal et l’un de mes films préférés de tous les temps, rien que ça.

Disque de l’année :
N’étant pas un fan de musique moderne, je ne pouvais choisir qu’un disque ancien ; Du coup, j’ai choisis celui que j’ai écouté le plus ces derniers mois, l’extraordinaire « Abbey Road » des Beatles.

Et bien, voilà pour mon petit récapitulatif annuel (mon premier du coup). Une année, c’est à la fois long et court et il s’en est passé des événements marquants en 2008 qui auraient autant mérités d’être traités ici. Mais bon, plus que quelques heures avant le réveillon et il est tant que je vous laisse et que je vous donne rendez vous en 2009, c'est-à-dire, des demain ! Alors, à tous et à toutes, malgré le fait que je trouve cela un peu débile, je vous souhaite une très bonne année 2009.

dimanche 28 décembre 2008

LITTLE MISS SUNSHINE


LITTLE MISS SUNSHINE

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant. Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy. Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...

Ah, qu’il est bon de passer une agréable soirée dans son lit, devant un petit DVD sympathique, plutôt que d’aller faire la queue au cinéma, de voir peut être un bon film, mais sans le même confort. Devant un tel dilemme (mais en étais ce un ?), mon choix était vite fait, surtout que, à y regarder de plus près, cela revient moins cher de rester à la maison, et en plus, les avantages sont légions, comme le confort (déjà cité), la possibilité de faire des pauses etc. Mais le but de ce post n’étant pas de faire un comparatif entre le grand et le petit écran, il serait temps de s’atteler à la tache.

« Little Miss Sunshine » est un petit film sans grande prétention, mais qui se regarde avec plaisir. Pétri d’humour, celui-ci possède l’immense avantage de n’être pas bête, mais assez corrosif, car en nous faisant accompagner les tribulations d’une famille pour le moins curieuse à travers les USA, le spectateur à droit à une petite dénonciation de nombreux travers de la société américaine (et, n’ayons pas peur de le dire, occidentale en règle générale).Tout d’abord, la fameuse famille est tout un programme à elle seule : entre le père et sa théorie de la réussite en 9 points, qui ne supporte pas les perdants (tout en étant un terrible looser), le grand père véritable obsédé sexuel et héroïnomane indécrottable, l’oncle a tendances suicidaires, l’ado muet fan de Nietzsche et qui déteste tout le monde, il y a de quoi faire. Seul la mère et la petite Olive semblant a peu près normales. Mais quand tout ce jolie monde embarque pour une virée à travers le pays, afin d’emmener la petite fille à un concours de Miss pour enfants, c’est le début des ennuis, et, pour nous, le début des réjouissances, car a partir de ce moment précis, on ne cessera pas de rigoler jusqu’au générique de fin, devant les péripéties ubuesques qui tombent sur les protagonistes, et ce, malgré des moments dramatiques. Car la grande force du film est là : certes, c’est une comédie, mais tant de travers de la société américaine sont mis en avant, que malgré les fous rires, le spectateur ne peut s’empêcher de réfléchir, en particulier sur les fameux concours de beautés pour enfant et toutes les horreurs (oui, je n’exagère pas) qui traînent autour. Personnellement, même en sachant que c’était un film, les concurrentes ont réussis à me mettre mal à l’aise, probablement parce que je sais pertinemment que cela se passe de la sorte. Mais « Little Miss Sunshine » tire également à boulet rouges, tout en gardant son humour intact, sur cette manie typiquement américaine (mais qui malheureusement à franchis l’atlantique) de la réussite à tous prix et de mépris des « perdants » qui l’accompagnent. Une manière de pensée qui fait du père de famille, un odieux personnage, avant que les événements, je vous rassure, viennent remettre un peu d’ordre la dedans.

Agréable au possible, cette œuvre vous fera passer un très bon moment, et possède l’intérêt de ne pas être stupide, comme c’est trop souvent le cas dans les comédies. Et puis, si chaque personnage est attachant et drôle à sa manière, rien que pour le grand père, il mérite le détour : le vieux bougre vous fera vous torde de rire a chacune de ses interventions. Alors, « Little Miss Sunshine » n’est pas le film le plus connu de ces dernières années (franchement, jusqu’à hier, il m’était entièrement inconnu), mais entre son humour assez fin, sa famille de loosers magnifiques et les thèmes abordés, il mériterait une exposition médiatique que bon nombre de « daubes monumentales » possèdent…mais l’on ne refera pas le monde, vous vous en doutez.

samedi 27 décembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : ACCROCS DU ROC


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : ACCROCS DU ROC

Suzanne est une jeune étudiante discrète. Si discrète qu'elle devient très souvent invisible. Ses origines familiales sont un peu floues d'ailleurs. Un beau jour, la Mort aux Rats vient la chercher en couinant, Suzanne ne comprend pas un mot mais elle sent que quelque chose de grave et d'important se prépare. C'est un magnifique cheval blanc qui l'emmène à travers les airs jusqu'à une immense demeure : ah oui, il s'agit de la maison de la Mort. Son grand-père. Il vient d'avoir une petite crise existentielle et a délaissé ses affaires courantes. Suzanne doit assurer l'intérim.

Pendant ce temps-là, à Ankh-Morpork, un jeune barde débarque en ville, accompagné de sa harpe et bien décidé à en jouer. En chemin vers la Guilde des Musiciens, il rencontre ses futurs acolytes, un troll et un nain, le premier tape sur des cailloux et le second s'essouffle dans un cor. Mais un accident est vite arrivé : le jeune barde perd sa harpe et trouve un étrange instrument, une guitare, animée semble-t-il d'une vie propre. Le premier concert - illégal - est un feu d'artifice : la musique s'est emparée des musiciens et des spectateurs comme un incendie. Le premier Groupe de rocs du Disque-monde vient de se créer et fait un sacré remue-ménage à Ankh-Morpork ! Mais cette guitare met le barde en danger de mort et Suzanne devra intervenir. Roc and troll, quand tu nous tiens !

Comme cela m’était arrivé avec « Les Zinzins d’Olive d’Oued » et « Les Petits Dieux », voir « Pyramides », une fois de plus, un volume des Annales du Disque Monde qui m’inspirait quelques craintes et dont je n’attendais pas grand-chose, s’est avéré une fort agréable surprise. Sans atteindre le niveau des titres précités, « Accrocs du Roc », seizième tome de la saga, n’en est pas moins prenant et réussi. Pourtant, homme de peu de foi que je suis, je me demandais comment Terry Pratchett allait marier l’univers burlesque qu’il à su créer au rock’n’roll (Oui, vous avez bien entendu, le rock débarque dans le Disque Monde), ce qui, il faut bien le reconnaître, n’était pas chose aisée. Or, une fois de plus, la réussite est au rendez vous.

Avec « Accrocs du Roc », nous retrouvons comme personnage principal La MORT, qui connaît une fois de plus, l’une de ses fameuses crises existentielles qui en font tout son charme, mais également, Suzanne, sa petite fille (bref, la fille de Mortimer), qui fait là sa toute première apparition et qui se voit, bien malgré elle, contrainte de prendre du coup la succession de son grand père, de qui elle tient beaucoup (ne me demandez pas comment est ce possible, c’est un fait). Bien évidement, cela ne va pas se passer aussi simplement et la jeune fille, ne supportant pas l’apparente injustice du poste, ne compte pas l’entendre de cette façon et compte bien agir comme bon lui semble, surtout après fait la rencontre d’un étrange jeune musicien assez envoûtant, un certain « Buddy ». Car celui-ci et son groupe, composé d’un nain et d’un troll, sont en train de révolutionnés Ankh-Morpork avec une toute nouvelle musique, le roc. Et c’est là que pour apprécier convenablement au mieux cet ouvrage, une bonne connaissance musicale est primordiale, sinon, le lecteur passera largement a coté de tout ce qui en fait la saveur, tant les clins d’oeil de Pratchett au véritable rock’n’roll sont légions. Certes, ne pas connaître l’histoire du rock n’empêche pas d’apprécier ce livre, mais du coup, énormément de choses ne seront pas comprises, comme les multiples références a de très nombreux groupes, chansons et autres comportements du public, tout bonnement hilarants et qui parsèment l’ouvrage. Franchement, je dois l’avouer, étant moi-même un très grand amateur des années 60/70, j’ai pris mon pied à la lecture d’ « Accrocs du Roc », et je n’ai pu que m’incliner une fois de plus devant l’immense talent de l’auteur britannique qui a su marier avec mæstria deux genres aux antipodes l’un de l’autre : le rock et l’Heroic Fantasy. Non seulement, l’intrigue est intéressante et prenante, mais, l’ajout de nombreux rôles secondaires fait pour beaucoup dans l’intérêt final de l’œuvre, en particulier grâce aux mages de l’Université de l’Invisible, de nouveaux présents, véritables éléments comiques du livre, mais, a y regarder de plus prêt, peut être même de la saga en générale, tant, chacune de leur apparition, au fil des tomes, signifie que l’on va passer de très bon moments. Et si ce sont surtout eux qui nous font rire (après tout, ce n’est pas vraiment le cas avec une Suzanne qui se pose bien trop de questions et un Buddy ensorcelé par sa guitare), d’autres personnages comme PJMTLG (toujours la lorsqu’il y a de l’argent a se faire), la MORT (forcement), voir le Patricien, tiennent un rôle tout autant important et comique, chacun a sa façon. Alors, tout n’est pas parfait, certes, comme le sort des parents de Suzanne, a peine abordé, et la fin qui aurait mérité d’être un peu plus devellopée, mais c’est un bon volume des Annales que nous avons là, et c’est ce qui compte.

« Accrocs du Roc », malgré ses qualités, pourrait neamoins être réservé à ceux qui possèdent une certaine culture musicale, comme je l’avais écrit précédemment. Je ne peux m’empêcher de me poser la question car si, tout de même, les éléments comiques sont légions (merci les mages, surtout le Doyen), les références qui pour moi paraissaient évidentes et me faisaient plaisir, pourraient paraître insignifiantes aux yeux du profane. D’où mon petit bémol interrogatif. Cependant, reste une intrigue suffisamment bien maîtrisée, qui saura transporter le lecteur dans un océan de plaisir musical et comique, dont il gardera longtemps le souvenir.

mercredi 24 décembre 2008

Joyeux Noël a tous !


Et bien, même si, je dois avouer objectivement que je n’ai pas forcement attendu cette date comme les autres années et que c’est un peu avec surprise que j’ai eu l’impression d’y être arrivé aussi rapidement, force est de constater que nous sommes déjà le 24 décembre. Et, bien évidemment, à cette heure ci de l’après midi, tout le monde (enfin presque, il existe des gens qui ne fêtent pas Noël) ne pense plus qu’à une seule chose : au réveillon de ce soir et à tout ce qu’y aura de bon à manger. Ou les cadeaux ; ce qui n’est pas négligeable non plus (et il n’y a pas que les enfants qui sont impatients).

Alors, certes, il y a la crise économique, le chômage, les guerres, encore quelques dictatures de part le monde, notre Empereur, le MEDEF, énormément d’injustice, les problèmes d’argent, TF1, le terrorisme, Benfica et le PSG toujours égaux à eux-mêmes, la maladie et la souffrance… La liste pourrait être longue. Mais à quelques heures du réveillon de Noël, pardonnez moi de ne plus trop y penser et d’oublier, pendant quelques temps, tout ce qui va mal sur notre bonne vieille Terre. Je suis persuadé que bon nombre d’entre vous feront comme moi. Après tout, nous avons le restant de l’année pour y songer.

Alors, je me contenterais de vous souhaiter un excellent réveillon en famille ainsi qu’un JOYEUX NOEL 2008 !

dimanche 21 décembre 2008

C.R.A.Z.Y.


C.R.A.Z.Y.

Un portrait de famille qui dépeint la vie souvent extraordinaire de gens ordinaires à la poursuite de leur bonheur. De 1960 à 1980, entouré de ses quatre frères, de Pink Floyd, des Rolling Stones et de David Bowie, entre les promenades en moto pour impressionner les filles, les pétards fumés en cachette, les petites et grandes disputes et, surtout, un père qu'il cherche désespérément à retrouver, Zac nous raconte son histoire... 25 décembre 1960 : Zachary Beaulieu vient au monde entre une mère aimante et un père un peu bourru mais fier de ses garçons. C'est le début de C.R.A.Z.Y., le récit de la vie d'un petit garçon puis d'un jeune homme pas comme les autres, qui va jusqu'à renier sa nature profonde pour attirer l'attention de son père.

Malgré un synopsis à priori intéressant pour quelqu’un dans mon genre, vu mes goûts cinématographiques et musicaux, je ne peux pas dire que j’étais véritablement emballer à l’idée de voir ce film hier soir. Mais bon, après tout, pourquoi pas me suis-je dit, je pourrais toujours regarder le début et abandonner si vraiment ça ne me dit rien. Comme vous vous en doutez, il est évidant que je l’ai vu jusqu’au bout et que, bien évidemment, ce C.R.A.Z.Y. était, au final, plutôt sympathique. Mais les choses ne furent pas simples, je dois l’avouer : tout d’abord, tel ne fut pas ma surprise en m’apercevant que c’était un film québécois. Ce qui, au bout de dix minutes, m’obligea à mettre le sous titrage afin d’essayer de comprendre quelque chose à ce que ces braves acteurs racontaient (désolé mais je ne suis pas un grand spécialiste du Québec). Ensuite, même ceux-ci ne suffisaient pas puisque tout n’était pas traduit, mais bon, là, je chipote un peu puisque au bout d’un moment, une fois habitué, cela ne me gêna plus. Mais comme il était dit que je devais être maudit hier soir, voila que le DVD, visiblement porteur de quelques petits bugs, s’arrêtait de temps en temps, ce qui gâcha légèrement le film. Enfin, malgré tout ces petits désagréments, qui auraient put être nocifs à mon jugement final, mon impression finale fut néanmoins bonne.

Car C.R.A.Z.Y. est tout de même un film assez sympathique et plaisant à regarder. Nous ne nous trouvons certes pas devant une œuvre exceptionnelle, mais il faut bien avouer que l’Histoire du cinéma ne regorge pas uniquement que de grands films. Et que bien d’autres valent largement le détour. Objectivement, je dois avouer que la BO fut énormément pour mon intérêt : la même histoire avec du rap, désolé mais bon, je n’aurais pas tenu cinq minutes. Là, entre les Stones, Pink Floyd et Bowie, comment ne pouvais je pas être aux anges ? Même Charles Aznavour, que le père de famille ne cessait pas de chanter les chansons ne détona pas au milieu de titres bien plus « rock ». En parlant du père, je dois avouer que tout l’intérêt du film repose sur lui et sur sa relation avec ses fils, en particulier avec Zac, si différent de ce qu’il aurait espérer, et l’aîné, aux prises avec des problèmes de drogues et d’alcool. Trop souvent maladroites, les relations familiales sont au cœur de l’intrigue et vont provoquer bien plus de drames que de joies, et ce, malgré l’amour bien réel qui existe au sein de la famille. Si le personnage de Zac est assez attachant, perdu qu’il est entre sa volonté de plaire et sa nature profonde (il est indéniablement attiré par les garçons, au grand dam de son papa), j’ai trouver dommage que ce fameux don dont il était sois disant porteur n’ait pas été plus développé, au point qu’il apparaisse comme superflu dans l’intrigue. Cependant, Zac est un personnage assez complexe, dont, si l’on comprend rapidement qu’il a des penchants homosexuels, n’est pas non plus insensible à la gente féminine. D’excellents personnages que ce père et ce fils sur qui presque tout repose. Mais là aussi, dommage que les autres membres de la famille n’aient pas eu le même traitement (à part la mère et l’aîné à une moindre mesure), cela aurait été peut être intéressant d’en savoir un peu plus sur eux. Que voulez vous, j’aime bien chipoter sur des petits détails…

Qui n’enlèvent tout de même rien à la qualité de l’ensemble. Car C.R.A.Z.Y. est un bon film, qui se regarde avec plaisir et qui donne envie de secouer ce père si obtus et de lui crier : « mais laisse ton fils tranquille et prend le comme il est ! ». Prenant, attachant, souvent triste et parfois drôle, n’hésitez pas à vous plongez dans cette petite saga familiale canadienne, vous ne le regretterez pas. Et, pour finir, une petite anecdote personnelle : lorsque vous en serez à la scène où Zac se prend pour David Bowie en écoutant « Space Oddity », dites vous que personnellement, elle m’a fait bien rire puisque j’eu l’occasion de faire exactement la même chose il y a quelques années…

samedi 13 décembre 2008

LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE GUET DES ORFEVRES


LES ANNALES DU DISQUE MONDE : LE GUET DES ORFEVRES

Ça chauffe dans les rues d'Ankh-Morpork. Entre les dragons qui explosent, les meurtres inexpliqués et les feux d'artifice, ça sent le roussi. Le hic, c'est que Sam Vimaire, le chef du Guet, prend sa retraire et se marie avec la richissime Sybil Ramkin. Il doit rendre sa plaque à midi pétante et va avoir besoin d'un petit remontant en voyant ses nouvelles recrues : l'agent Détritus (le troll, très intelligent quand les nuit sont fraîches), l'agent Bourrico (le nain) et l'agent Angua (la belle qui a tout de même un petit air...lupin !) qui viennent grossir les rangs du Guet de nuit pour sa dernière enquête. Celles-ci sera ardue : des morts bizarres, des gens qui le sont encore plus, un petit chien nauséabond doué de parole et une arme mystérieuse. Et le Patricien qui s'en mêle... Il va falloir la jouer fine !

Le quinzième tome des Annales du Disque Monde voit le retour, pour notre plus grand plaisir, du Guet municipal d'Ankh-Morpork. Nous avions laissé le capitaine Vimaire et ses agents, à l’issu de « Au Guet ! », alors qu’ils avaient réussis à débarrasser la plus grande citée du disque de la menace d’une organisation secrète et d’un dragon. Mais après tant d’exploits, nos agents municipaux du guet de nuit pouvaient ils retourner à la routine quotidienne ? Pas aussi simple que cela, comme il fallait s’y attendre. L’histoire débute peu de temps avant que Samuel Vimaire ne quitte son poste afin d’épousée sa bien aimée, Dame Sybil Ramkin, ce qui ne semble pas l’enchanter outre mesure. En effet, celui-ci à énormément de mal à se faire à l’idée qu’il ne doive plus travailler, et, de plus, son guet tant aimé, accueille de nouvelles recrues issues des minorités visibles de la ville : un nain, un troll et une femme ( !). Mais comme les ordres du Patricien ne se discutent pas, les agents « historiques » du Guet doivent faire bon gré mal gré, sauf, comme il fallait s’y attendre, le caporal Carotte (oui, il à été promu entre-temps), toujours aussi enthousiaste. Cependant, des meurtres étranges commencent à avoir lieu, apparemment sans lien au début, mais quelques indices vont rapidement mettre la puce à l’oreille du futur ex capitaine Vimaire et de ses hommes, qui soupçonnent la Guilde des Assassins, de détenir une arme terrifiante : le mystérieux Fousi….

Si, par manque de temps, la lecture de ce « Guet des Orfèvres » fut bien plus longue que d’habitude, ce qui nuit légèrement à l’intrigue, je dois tout de même reconnaître que nous tenons là, une fois de plus, un excellent volume du Disque. Dommage que je n’ai pu le lire d’une traite, comme j’en ai l’habitude, je l’aurais davantage apprécié, mais ce n’est pas une raison pour ne pas le reconnaître à sa juste valeur. Car une chose est certaine, cette deuxième apparition de Vimaire et de ses hommes est tout aussi bonne que la précédente. Terry Pratchett, dans ses œuvres, à l’habitude de dénoncer énormément des travers de notre monde réel, le tout sous couvert d’humour et de personnages loufoques. Et s’est là la preuve de son incommensurable talent : faire rire le lecteur avec des sujets graves. Et ce quinzième tome des Annales n’en manque pas, en commencant par le racisme. Forcement, ici, ce n’est pas de la couleur de peau ou d’origines qu’il est question, mais d’espèces : Humains, Nains, Trolls. Auxquels j’ajoutent les femmes, minorité parmi les minorités dans ce monde fantastique où elles n’ont le choix qu’entre deux professions : épouses ou « couturières » (je vous laisse deviner ce qui se cache sous cette appellation…). Et si, tout au long de l’intrigue, la question du rapport à l’autre est régulièrement mis en avant, avec les éternels préjugés d’abord, l’acceptation de la différance ensuite, d’autres thèmes n’en sont pas en reste, en particulier celui des habitudes d’une communauté, représenté ici par les fameuses guildes, ainsi que la façon d’on ses membres voient et son jugés par le monde extérieur. Et si, il ne faut pas perdre de vu que le principal intérêt de ce « Guet des Orfèvres » est de passer un agréable moment avec une enquête passionnante riche en rebondissements, les thèmes abordés sont si bien présentés et sont tellement imbriqués dans l’histoire, que ceux-ci viennent l’enrichir, incontestablement. Surtout que les sujets présentés plus haut ne sont pas les seuls : opposition entre riches et pauvres pour Vimaire, sentiment de puissance absolue pour le porteur du Fousi et amour à priori impossible entre Carotte et Angua. Alors, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on se plonge, une fois de plus dans les rues d'Ankh-Morpork, sur les traces du mystérieux meurtrier avec un Guet qui ne ressemble plus vraiment à ce qu’il fut, mené de main de maître par un Carotte royal.

Ce quinzième tome des Annales du Disque Monde ne vous décevra pas, vous avez ma parole. A la fois sérieux et intense, il garde néanmoins l’humour habituel de la série, et ce, malgré des événements dramatiques, car le Guet n’en sortira pas indème, et plus rien ne sera comme avant à l’issu de cette histoire. Un très bon Pratchett qui réussi encore à nous étonner et qui évite de sombrer dans la routine.

vendredi 12 décembre 2008

LES TRESORS DE PICSOU 7


LES TRESORS DE PICSOU 7

Un véritable cadeau de Noël avant l’heure que ce septième volume des intégrales de Don Rosa, qui une fois de plus, nous enchante avec ses histoires passionnantes et ses planches superbes où l’on à la joie de retrouver les aventures du canard le plus riche du monde, l’inimitable et inégalable, Picsou.

Tout d’abord, l’affaire commence bien puisque contrairement au volume précédant, déjà critiquer sur ce blog (http://feanor-journal.blogspot.com/2008/08/les-trsors-de-picsou-n6-c-est-avec-un.html ), nous avons cette fois ci droit à une fort jolie couverture (c’est toujours mieux qu’un Rapetou) dorée, où la plupart des personnages principaux posent. Ce n’est peut être qu’un détail qui pourrait paraître insignifiant à beaucoup d’entre vous, mais je tenais à le signaler. Mais que vaut le contenu ? Car, après tout, peu importe un joli emballage si l’intérieur est à jeter. Bien évidemment, comme il fallait s’y attendre, c’est du tout bon, comme presque toujours avec Don Rosa. Alors, si l’on n’atteint pas les sommets de ce que fut la célébrissime « Jeunesse de Picsou », certaines des neufs histoires de cette compilation s’en approche presque, de part leur qualité. Etrangement, le fait que « La prisonnière de la vallée de l’agonie blanche » soit le summum de cet album ne tient il pas au fait que cette histoire revient sur la période où Picsou et Goldie cherchaient de l’or ensemble au Klondike ? Comme quoi, personnellement, il m’est difficile de ne pas avoir une préférence pour ces histoires où Don Rosa nous révèle le passé de notre canard préféré. A ce propos, je tenais à vous mettre au défit de me trouver un autre auteur Disney qui émaille ses histoires de références aussi explicites au sexe (ou à la mort, voir « La Jeunesse de Picsou »), voire en le suggérant. Mais l’intérêt de cette compilation ne tient pas uniquement à une seule histoire, quelque soit sa qualité. Comment ne pas être passionner par la quête en deux parties où Picsou et ses neveux sont sur les traces du trésor des templiers ? Et le retour du Chevalier Noir, qui va une fois de plus donner bien du fil à retorde à nos héros ? Si les deux BD avec les 3 Caballeros sont sympathiques, elles sont loin d’atteindre le niveau de celles citées précédemment, et à ce sujet, on leur préférera la courte, mais excellente (comme quoi tout n’est pas qu’une question de taille) « A l’attaque ! » qui ouvre ce septième volume, véritable quintessence de tout ce que Don Rosa peut nous offrir de loufoque et d’absurde, et se, sans quitter le coffre fort de Picsou.

Evidement, comme vous l’avez compris, nous voila une fois de plus avec ce qu’il faut bien appeler un achat indispensable, alors n’hésitez pas une seconde, et si 4€90 représente une somme trop importante, faites le vous offrir pour Noël, vous ne le regretterez pas et vous passerez un très bon moment en compagnie de cet avare au grand cœur qu’est Picsou.

Je ne comprenais pas, en furetant à droite et à gauche sur Internet, pourquoi ce septième volume était présenté pour certains comme étant le dernier de la collection. Après tout, Don Rosa était vivant ? En approfondissent mes recherches, hier, j’appris une bien triste nouvelle pour tous ses fans : hospitalisé cette année pour des problèmes aux yeux, il annonça en juin qu’il ne dessinerait plus jamais de BD. Franchement, Picsou a perdu l’un de ses plus beaux fleurons qui aura su lui redonner ses lettres de noblesses. Je ne sais pas vraiment de quelle maladie souffre Don, mais je lui souhaite plein de courage et le remercie pour m’avoir réconcilier avec Picsou depuis de longues années…

mardi 9 décembre 2008

JOYEUX NOËL


JOYEUX NOËL

Lorsque la guerre surgit au creux de l'été 1914, elle surprend et emporte dans son tourbillon des millions d'hommes. Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, va devoir renoncer à sa belle carrière et surtout à celle qu'il aime : Anna Sörensen, soprane et partenaire de chant. Le prêtre anglican Palmer s'est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l'église. Ils quittent leur Ecosse, l'un comme soldat, l'autre comme brancardier. Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l'ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent. Et puis arrive Noël, avec sa neige et son cortège de cadeaux des familles et des Etats majors. Mais la surprise ne viendra pas des colis généreux qui jonchent les tranchées françaises, écossaises et allemandes...

Au cours de ses recherches, Christian Carion avait lu l'histoire d'un chat qui circulait d'une tranchée à l'autre et qui, accusé d'espionnage, a été arrêté par l'armée française, puis fusillé en application du règlement. Le cinéaste avait voulu montrer cela dans son film, il a donc tourné cette séquence très dure d'exécution, malgré le refus de certains figurants d'être du peloton. Ayant eu beau leur expliquer que cette scène s'était vraiment déroulée pendant la guerre (et qu'ils tireraient à blanc), ils n'ont pas cédé. Finalement, au montage, le cinéaste a décidé de ne pas garder cette mise à mort. "C'était trop, explique-t-il. Les spectateurs auraient décroché, ils n'y auraient jamais cru alors que c'est arrivé !"

C’est par cette petite anecdote que j’ai trouvée en lisant les secrets de tournage de ce film, que j’ai décidé de commencer la critique de « Joyeux Noël ». A quelques semaines de la fête la plus célèbre au monde, et la plus attendue par les enfants (et les parents), ce sympathique long métrage, véritable co-production européenne, tombait à ravir. Evidement, ce n’est pas la première fois que je l’ai vu. Mais je ne pouvais pas m’empêcher, après une énième diffusion (cinéma, DVD puis télé dimanche dernier), de vous proposer mes impressions personnelles au sujet de ce film.

L’histoire est simple, et avait tout pour me plaire : celle-ci traite des scènes de fraternisation qui eurent lieu, en de multiples endroits du front, la veille de Noël 1914, alors que la Première Guerre Mondiale avait débuté depuis quelques mois. D’ailleurs, si les protagonistes du film sont bien entendus fictifs, toutes les scènes sont réelles, à l’exception de celle de la cantatrice, même si, comme il fallait s’y attendre, elles n’eurent pas toutes lieue au même endroit. Etant un passionné d’Histoire, en règle générale, et m’intéressant depuis fort longtemps à la grande guerre, le film me plut immédiatement, puisqu’il traitait d’un sujet dont j’avais entendu parler, mais qui était véritablement occulté des manuels d’histoire, ou à peine esquissé. Et sincèrement, peu importe que ce soit un film « gentillet », rempli de bons sentiments, peu importe que ce ne soit pas un grand film, une de ces œuvres indiscutables qui marquent l’histoire du septième art. Les acteurs sont néanmoins plutôt bons et surtout, et c’est cela à mes yeux le plus important, ce « Joyeux Noël » nous remémore des événements, qui eurent lieu au milieu de ce qui fut l’une des plus effroyables boucheries de l’histoire de l’humanité, des événements certes surréalistes, mais comment ne pas être émus par ces scènes de fraternisations entre hommes bien plus proches et semblables que ce que la propagande de l’époque prétendait. « Joyeux Noël » est peut être un film sans grande prétention, mais qui vaut largement bon nombre de films dits de guerre, tellement pétris d’héroïsme et de haine de l’ennemi qu’ils en deviennent parfois abjectes. Alors, malgré ses quelques défauts (et encore, être gentil est il un défaut ?), c’est un film à voir, bien évidemment…

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LE COUVENT DES SŒURS DE SANG


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 7 : LE COUVENT DES SŒURS DE SANG

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Ce septième tome des aventures de notre vampire préféré (à égalité, personnellement, avec Raziel du jeu « Soul Reaver ») marque un tournant dans la saga, puisque, pour la première fois, le terrifiant Thurim prend le control du corps de son « hote ». Mais, avant de détailler les nombreux moments forts de ce tome, je souhaitais marquer une pause. Bientôt, je connaitrais la suite de « Requiem » puisque le volume 8 est sorti depuis quelques semaines déjà. Comme je vous l’avais expliqué lors du premier post de la critique de cette saga, je souhaitais relire intégralement les volumes déjà paru, afin de me réimpreigner de l’histoire et de l’atmosphère si particulière que nous ont concoctés les deux auteurs : Patt Mills, et Olivier Ledroit. Et franchement, ce fut un véritable plaisir que de redécouvrir ce qui, il faut bien appeler, l’une de mes BD cultes. Une œuvre qui m’accompagne depuis de nombreuses années et dont je ne me lasse pas. Une œuvre dont j’ai hâte de connaître la suite mais dont la longue attente entre chaque volume, lorsque viendra le jour du dénouement, me manquera. Mais comme il semblerait que la saga soit prévue en 12 volumes, il y en a au moins pour 4 ans encore, ce qui promet encore de nombreuses réjouissances. En attendant, revenons au sujet du jour, le tome 7.

Une nouvelle fois, les premières pages nous replongent quelques siècles en arrière, à l’époque où les chevaliers teutoniques d’Heinrich Barbarossa écumaient le moyen orient à la recherche de l’Arche d’Alliance. Et il me faut noter une petite déception, si le futur Thurim est toujours aussi impitoyable et emprunt d’un sadisme à toutes épreuves, il est dommage que le combat entre ses chevaliers et les cavaliers sarrazins aient été aussi rapidement expédié. Celui-ci aurait amplement mérité d’être approfondis, au lieu de quoi, on a droit à quelques misérables cases. Mais bon, la suite nous fera vite oublier cette légère déception. Nous avions laissé Requiem alors qu’il pénétrait dans le couvent des sœurs de sang, le lieu où le sang destinée aux habitants de Nécropolis et collecté et raffiné. Une fois de plus, Ledroit s’en donne à cœur joie avec l’architecture gothique et torturée du lieu, mais également avec les divers nouveaux personnages de ce septième tome : nonnes impitoyables à l’attirail SM et Dystopiens à l’apparence reptilienne tout aussi maléfiques et impitoyables que les vampires, il y a de quoi être gâté. Tout comme avec le scénario, qui alterne entre le fameux couvent, et le camp Dystopiens où se réunissent Dracula et la Reine (à la hauteur de son alter ego vampirique). Car tandis que Requiem et Sabre, qui effectue ici son retour, ont toutes les difficultés du monde face aux nonnes, et surtout à l’effroyable Mère Supérieure, la réunion au sommet entre les dirigeants des deux Etats tourne rapidement au jeu de dupes et à l’hostilité déclarée, au point que la guerre éclate. Mais c’est bien évidemment du coté de Requiem qu’il faut se tourner pour ce qui est de l’événement majeur de ce septième tome : apparemment tué par la Mère Supérieure, celui-ci, se voit offrir la possibilité de revenir à la non vie, s’il laisse la place à Thurim. N’ayant pas le choix, celui-ci prend alors possession du corps de notre héros, et son retour est un véritable carnage dans le couvent, tant sa maîtrise du combat (et son sadisme) est parfaite. Mais Heinrich n’a pas dit son dernier mot et tante tout afin de reprendre le control, surtout que, pendant ce temps là, Rebecca est en danger dans l’antre d’Otto.

Ce septième tome est d’une violence rarement atteinte dans la série, et pourtant, les précédents volumes faisaient déjà très fort. Bien évidemment, la « présence » de Thurim y est pour beaucoup, et la lutte « interne » entre celui-ci et Requiem promet énormément pour la suite. De même que le sort de Dracula et des siens, visés par un sombre complot et qui voit se liguer tous les autres royaumes de Résurrection. La série est toujours aussi bonne, et ce, tant du point de vue du scénario que des dessins et le lecteur n’a qu’une hâte, connaître les tenants et aboutissements de l’intrigue. Justement, bientôt, j’en saurais un peu plus. Vivement que je me procure le huitième volume !

samedi 6 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : HELLFIRE CLUB


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 6 : HELLFIRE CLUB

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Quelle claque que ce sixième tome des aventures de notre vampire préféré ! Quelle claque que cette série tout bonnement ! Décidément, on ne se lasse pas des pérégrinations de nos protagonistes dans Résurrection, et, après un cinquième volume énormément basé sur l’action et l’humour, mais toujours aussi bon, le temps des grandes révélations est venue. Ou, du moins, car l’on ne peut être sur que nos certitudes ne soient balayés ultérieurement, on n’en sait beaucoup plus, à la fin de ce « Hellfire Club » sur le sombre complot qui sévit dans l’ombre de Dracula.

Dans les premières pages, nous retrouvons les plaines glacées de Russie, mais cette fois, nous ne sommes plus pendant la deuxième guerre mondiale, mais quelques siècles auparavant, en pleine bataille des glaces, qui vit s’opposer les Chevaliers Teutoniques, menés par celui qui devint Thurim (bref, Heinrich !) au célèbre Alexandre Nevski. A ce propos, j’invite ceux que cela intéresse à regarder le film éponyme de Serguei Eisenstein, réalisé en 1938, à une époque où l’éventualité d’une nouvelle attaque allemande se faisait jours. Après cette petite parenthèse sur le cinéma soviétique, revenons à nos moutons : on en prend plein la vue avec cette bataille, formidablement bien dessinée, et le destin des teutoniques, qui finirent dans le lac glacé, le Peipus, est un grand moment de la série. Une fois de plus, nous avons droit à l’habituelle scène du décès, ici de Barbarossa « Thurim », et du crachat, de son exécuteur, Nevski. Après une tel entrée en matière, le lecteur n’a pas le temps de s’en remettre car nous retrouvons Requiem et Rebecca en pleins ébats, dans une scène d’une rare sensualité (ou l’on comprend pourquoi ce brave Heinrich ne peut décidément pas se passer de son aimée). Mais un Requiem qui a de plus en plus de mal à contrôler sa véritable personnalité, autrement plus maléfique. Arrêtés par la police secrète de Black Sabbat, les deux amants sont séparés, une fois de plus dira t’on. Mais alors que l’on pouvait craindre le pire pour notre héros, celui-ci est emmené par son geôlier dans un temple souterrain impie, où se retrouvent tous les complotistes vampires (Mortis, Cryptus) pour une messe noire où est invoqué un curieux Dieu-Singe du nom de Aiwass. Et cette fois ci, nous autres heureux lecteurs, obtenons enfin les réponses que nous nous posions au sujet de ce fameux complot. Et comment Thurim doit y tenir une place primordiale. Mais tout ne va pas être si simple puisque, vous l’avez compris, l’esprit d’Heinrich occupe toujours une place de premier ordre dans le corps de Requiem, et que sa préoccupation majeure, malgré l’apocalypse qui s’abat sur Nécropolis, est de libéré sa chère Rebecca.

Un sixième tome qui promet beaucoup pour la suite de cette saga, où l’on commence à découvrir les forces en présence et le jeu insidieux des alliances le plus souvent contre nature. Un album toujours aussi bien dessinée, qui, en plus, véritable cerise sur le gâteau, nous fait découvrir une nouvelle race, les Dystopiens, une race de reptiles véreux qui ne pensent qu’au commerce, véritable parodie de nos hommes d’affaires et de nos sociétés ultralibérales, et, surtout, des britanniques eux-mêmes ! Ce qui, pour un auteur sujet de sa très gracieuse Majesté à quelque chose de jouissif. Alors, certes, on rigole franchement en voyant leur ambassadeur commercer en usant de la plus parfaite mauvaise fois avec tous les partis en jeu, mais un peu moins, lorsque l’on se dit que c’est ainsi que sa ce passe dans notre monde réel… Vivement la suite !

vendredi 5 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : DRAGON BLITZ


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 5 : DRAGON BLITZ

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Tient, cette fois ci, c’est autour d’Otto d’être le protagoniste principal des premières pages, le fameux « flash back ». Nous le retrouvons donc, quelques années après la guerre dans des montagnes en Amérique du sud, poursuivie par d’anciennes victimes, bien décidées à se venger. Mais le vieux SS à plus d’un tour dans son sac et manque de peu de s’en sortir, ne serais ce l’intervention de la sœur de Rebecca (ah bon, elle à une sœur ?) qui parvint finalement à ses fins. Belle entrée en matière pour ce cinquième volume du cultissime Requiem, ce « Dragon Blitz », ou l’on aura évidemment droit à des dragons (c’est fou ce que la faune de Résurrection est variée), mais le terme « Blitz » faisant bien entendu référence aux bombardements de la Grande Bretagne par la Luftwaffe entre 1940 et 1941. Après tout, vu le nombre de nazis qui rodent dans cette BD, rien d’étonnant a cela. Le point d’orgue de ce cinquième tome est l’affrontement entre Requiem et son ancien ami, Otto, qui semblait devenir de plus en plus ineductable, vu le contentieux de ce dernier envers Rebecca. Après avoir réussi à libérer celle-ci des geôles de Dracula, Requiem et sa compagne s’enfuit à bord d’un avion, au beau milieu d’une attaque de dragons et de démons, tout en étant poursuivis par un Otto furibard qui cherche absolument à les abattre. L’occasion pour nous d’assister à un long affrontement aérien, plutôt agréable pour les yeux mais qui n’apporte pas grand-chose à l’intrigue si ce n’est que Thurim prend le control pour la première fois du corps de son « hote ». Au même moment, les goules pirates, entraînées par leur nouvelle chef, l’ancienne présidente de la planète Vénus, une féministe de la pire espèce qui soit imaginable, fondent sur un convoi d’opium noir destinée aux vampires. Et franchement, ce fut à mes yeux le moment le plus drôle de ce tome : Vénus est vraiment hilarante, avec tous ses sous entendus et son dégoût des hommes ; et il est assez rare de rigoler en voyant des types se faire tuer (sauf dans Hokuto no Ken, mais ceci est une autre histoire). Passé cet intermède lourd de conséquences pour la nation vampirique qui a de plus en plus de mal à tenir les masses de morts vivants subalternes en respect, nous retrouvons Requiem et Rebecca qui font la connaissance d’un vampire plutôt curieux, Sabre, qui les accompagne sur le chemin de retour vers Necropolis, la capitale du royaume. Etrange personnage que ce Sabre, véritable obsédé sexuel, il semblerait avoir été créer par les auteurs comme élément comique, mais quelque chose me dit qu’il n’est pas tout clair. On verra bien…

Ce Dragon Blitz, tout en gardant tous les éléments qui ont fait la force de la série, détonne un peu de part son coté bien plus humoristique que d’habitude (et par ses nombreux clins d’oeil que je vous laisse retrouver). Mais celui-ci n’est pas désagréable au final, et n’était pas absent des précédents volumes. Bien plus notable est le fait que cette fois ci, une certaine pause s’est installée dans les révélations, comme si l’on en avait trop reçu jusqu’à présent et que les auteurs souhaitaient se consacrer au développement de l’histoire (des liens se sont rompus, d’autres apparus), et à la description de nombreux lieux encore inconnus (à ce propos, un grand bravo au « train » de Résurrection, et aux habitants de Necropolis). Excellant tome malgré tout, on l’on commence à comprendre que cette série sera bien plus longue que l’on aurait pu le penser au départ.

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : LE BAL DES VAMPIRES


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 4 : LE BAL DES VAMPIRES

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tenais à parler d’un détail au sujet de cette série que je n’ai pas encore abordé jusqu’à présent, ou alors, de façon infime : les couvertures. Il est évidant que ce n’est pas la beauté d’une couverture qui fait l’intérêt de l’œuvre qu’elle contient, mais que cela à son importance, c’est un fait indéniable. Combien de fois, tant de personnes (moi y compris) se sont fait avoir uniquement par l’attrait d’une belle couverture ? Voir d’un titre accrocheur ? Evidement, ce n’est pas le cas ici, et, franchement, celles de Requiem sont à la hauteur de la série : tout bonnement magnifiques. Regardez donc celle de ce tome 4, avec ce brave loup garou de Torquemada, et les précédentes, et dites vous (si vous ne connaissez pas la série) que le contenu est aussi bon. Cela est suffisamment rare et méritait d’être signalé. Dont acte.

Ce petit aparté mis de coté, que nous réserve donc ce « Bal des vampires » ? Que du bon, une fois de plus, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Devrais je me répéter en boucle au sujet des dessins de Ledroit et vous dire qu’ils sont somptueux ? Qu’il excelle autant sur les scènes d’actions que sur les autres, plus calmes, ou bien, sur les grandes planches qui fourmillent de détails ? Je ne pense pas, c’est une constante de la série, mais je tenais néanmoins à vous inviter à admirer les quelques pages ou l’on découvre les Archeologistes, avec ses teints vert du plus bel effet : un régal pour les yeux. Un de plus…. Mais comme il n’y a pas que les dessins dans la vie et qu’il faut bien s’intéresser un petit peu scénario, c’est sans surprise que ce quatrième tome débute par une nouvelle scène ayant lieu pendant la seconde guerre mondiale, plus exactement dans un camp de concentration où l’on vit les derniers instant de la belle Rebecca, tuée par un officier SS… Otto. Ce qui explique bien des rancoeurs et des haines. Mais le lecteur à a peine le temps d’assimiler ce dont il se doutait que l’action reprend de plus belle et l’on revient sur Résurrection, au milieu de l’effroyable bataille entre les vampires et les lémures. Si ces derniers vendent très chèrement leur peau, a l’issue de ce qu’il faut bien appeler une boucherie, les vampires sortent vainqueur de l’affrontement et font prisonnier Rebecca, ce, au grand dam de Requiem qui apprend que les survivants seront destinés à Dracula et à sa cour. Pendant ce temps, on en apprend un peu plus sur les protagonistes du complot visant à renverser le seigneur des vampires, grâce à la rencontre de l’un de ses proches plus fidèles, un certain Black Sabbat (un certain Alistair Crowley, les connaisseurs ne seront pas en terrain inconnu) et les Archeologistes, déjà cités plus haut. Pour Requiem, il est évidant que le sort réservé à son ancienne maîtresse lui est insupportable et qu’il va tout tenter pour la libérée des geôles vampiriques, et ce, même s’il doit se mettre à dos Claudia, Otto et, pire que tout, libéré celui qui dormait en lui… Thurim !

Encore un excellent album, pour ne pas changer. Mills et Ledroit nous offrent un quatrième tome a la fois d’une rare violence et d’une toute beauté ou se mêlent intrigues, amours contrariés, sexe, sadisme et décadence. Mais où l’humour n’est pas absent, ce qui n’est pas négligeable. Mais ou vont-ils chercher tout ça ?

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : DRACULA


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE 3 : DRACULA

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé. Pour avoir affronté tous les monstres et avoir été présenté à la cour, Requiem pensait commencer à s’adapter à ce monde et à mieux se connaître, mais c’était sans compter avec les défaites du front en Lémurie qui lui imposent d’aller rejoindre l’armada du cruel seigneur de tous les vampires, Dracula…

Comme l’on commence à avoir l’habitude avec cette série, ce troisième tome débute par un flash back qui nous en dit long sur les véritables relations entre Heinrich et Rebecca. Loin d’être une magnifique histoire d’amour interdite entre un SS et une juive, on s’aperçoit que la haine avait une place non négligeable dans cette passion et que décidément, aucun des protagonistes de cette histoire n’est véritablement clair. Et c’est là l’une des grandes forces de Requiem, au fil des volumes et de l’intrigue, le lecteur n’est plus sur de rien, sauf d’une chose : ils méritaient tous de finir sur Résurrection. De plus, de nouvelles révélations viennent parsemer ce « Dracula », placé sous le signe des complots : contre le seigneur des vampires, bien entendu, et contre Requiem, que l’on avait laisser en mauvaise posture à l’issue du tome précédant, mais qui n’aura aucun mal à se sortir du piège tendu par Mortis. Cependant, un soupçon tout juste esquissé commence à devenir une évidence, et le lien entre Requiem et Thurim, l’un des plus puissants seigneurs vampires qui se retourna autrefois contre son maître, se fait jour, pour le principal intéressé, mais par certains de ses ennemis également. Mais tandis que se mêlent peu a peu les fils de l’intrigue et que de nouveaux personnages font leur apparition, l’heure est grave pour les vampires, qui commencent à souffrir du manque d’Opium noir et qui partent en guerre contre les lémures, les âmes de leurs anciennes victimes qui ont jurer leur destruction et à la tète desquels, on retrouve… Rebecca ! L’occasion pour nous de découvrir de nouvelles races comme les centaures ou les loups garous, mais aussi, un Dracula au sommet de sa forme.

Ce troisième tome est passionnant de bout en bout, et l’on sent que les auteurs s’en sont donnés à cœur joie pour nous offrir un album magnifique, de part la beauté de ses planches (les doubles pages sont tout bonnement somptueuses), le charisme de ses protagonistes, de plus en plus nombreux, et par une intrigue qui se complexifie au fil du temps de part l’ajout régulier de « nouvelles tètes », les véritables buts de certains et un personnage principal, torturé au possible, et dont on se doute que l’on n’en connais qu’une petite facette. Une excellente BD à lire découvrir de toute urgence !

mardi 2 décembre 2008

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : DANSE MACABRE


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : DANSE MACABRE

A sa mort, Heinrich pensait trouver la paix et non le chaos de Résurrection, un monde où les terres et le temps sont inversés, et où il découvre qu’il est un vampire. Adoubé chevalier sous le nom de Requiem, il est plongé dans un conflit cosmique entre des dieux étranges dont il est peut être la clé. Il devra combattre des mutants futuristes, affronter les raids des goules pirates et confronter tous les fantômes de son passé pour pouvoir assister à la Danse Macabre des seigneurs vampires, où l’attend la belle mais ô combien dangereuse Claudia…

Le deuxième tome de « Requiem Chevalier Vampire » débute de façon plutôt inattendue : plutôt que retrouver nos (anti-) héros là où on les avaient laissés, c'est-à-dire, en fort mauvaise posture (le Londres du vingt-troisième siècle avait fait son apparition sur Résurrection et les chevaliers vampires devaient régler le « problème »), nous avons droit à une réminiscence du début du volume précédant. L’on retrouve donc Heinrich, sur le front de l’est, quelques instants avant sa mort. Mais, chose étrange, cette fois ci, sa mort n’a plus rien « d’héroïque », bien au contraire, puisque l’on se retrouve face à un violeur de bas étage, qui périt de la main de sa victime. Passé le premier choc, pour nous comme pour le personnage principal qui avait vraisemblablement idéalisé sa mort, l’on retourne dans le feu de l’action. Mais si les mutants sont vite expédiés, Requiem malgré ses actes de bravoure, n’en mène pas large : sa bien aimée Rebecca semble « vivre » quelque part sur Résurrection, mais elle souhaite la mort de son ami, Otto.

Le début de cette « Danse Macabre » m’avait conforté dans mon opinion que je me trouvais devant une œuvre peu commune. Il était évidant, des les premières pages, que nos certitudes pourraient être balayées et que tout ne serait pas aussi simple. Les protagonistes dissimuleraient bien des secrets et une part d’ombre évidente, et ce, de façon consciente ou non. Mais à peine je commençais à me poser bon nombre de questions, que l’action reprenait son droit, et, franchement, si celle-ci était plutôt épisodique dans le tome précédant, cette fois ci, elle tint une place de premier ordre. Une bonne moitié de l’ouvrage est consacré à des combats spectaculaires, d’abord face à des mutants tout droits venus du futur (et une espèce de King Kong/arme bactériologique) puis, face à des goules pirates, d’anciennes « femmes de Dieu » corrompues et perverses aux répliques savoureuses. Celles-ci sont les bienvenues, d’abord parce que je les trouvées plutôt réussies, mais surtout car l’on commence enfin à découvrir les autres races qui peuplent Résurrection, et à se rendre compte que les vampires ne sont pas forcements invulnérables, loin de là. Mais de nouvelles questions se posent, car certains, comploteraient de l’intérieur pour renverser leur propre seigneur, Dracula. Quant à Requiem, il semblerait pour lui que les dangers les plus grands ne viennent pas de l’extérieur. Surtout qu’il joue à un jeu très dangereux avec une Claudia toujours aussi superbe.

Dans la ligne droite de son prédécesseur, ce deuxième tome ne fait que confirmer les qualités déjà évoquées. L’intrigue suit son court, se dévoilant petit à petit et apportant plus de questions que de réponses, certains personnages font leurs apparitions, ou, pour les plus anciens, commencent à se dévoiler légèrement. Quant aux dessins, Ledroit est égal à lui-même, c'est-à-dire grandiose, voir meilleur selon moi. Bref, un excellent volume, dans un univers que l’on connaît déjà mais qui garde encore bien des secrets, qui maintient le niveau et l’intérêt de la série à des sommets toujours aussi élevés, pour notre plus grand plaisir.

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : RESURRECTION


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE : RESURRECTION

Lorsque Heinrich est mort sur le front russe durant la seconde guerre mondiale, il pensait trouver la paix. Au lieu de cela, il a découvert Résurrection, une planète cauchemardesque sur laquelle le temps recule. Là, il est devenu Requiem, Chevalier Vampire. Alors qu’il recherche Rebecca, son amour perdu, il se trouve entraîné dans un conflit cosmique entre des dieux étranges, parce qu’il détient l’épée qui en est la clé, et qui le mènera à la victoire où a la damnation éternelle.

Il y a 6 ou 7 ans, je découvrais, grâce à un copain de mon frère qui lui avait prêté les trois premiers volumes, Requiem Chevalier Vampire, et le choc fut tel que cela fut pour moi comme une révélation, et, accessoirement, l’occasion de me replonger dans la bande dessinée européenne après l’avoir trop longtemps délaissée. Des les premières pages, que dis-je, des la couverture ( !), je fus conquis par ce qui s’annonçait comme une saga époustouflante où se mêlaient bon nombre de mes thèmes favoris et qui, depuis, ne m’a jamais déçu. Et comme, il y a quelques jours, j’eu l’agréable surprise de m’apercevoir que le tome 8 venait de sortir après une interminable attente de presque deux ans, je me suis décider à relire l’intégralité de la saga et, du coup, vous en proposer ma critique. Tache longue, certes, mais amplement méritée au vu de la qualité de l’œuvre.

Huit ans après sa sortie, le premier tome, Résurrection, n’a rien perdu de ce qui fit sa force et le démarquait de la concurrence : une histoire passionnante, des personnages hauts en couleurs et des dessins tout simplement extraordinaires. Mais pour ce qui est de la qualité graphique, comment pouvait il en être autrement ? Olivier Ledroit est un Dieu, dans l’univers de la BD ; et même pour moi, qui à l’époque, était plus connaisseur de comics et de mangas, celui-ci n’était pas du tout un inconnu. « Les Chroniques de la Lune Noire », ça vous dit quelque chose ? Et si, avec du recul, les tomes suivants seront mieux travaillés, la claque graphique de ce premier tome fut magistrale. Et les dessins de Ledroit sont le complément indispensable du scénario et de l’univers mis en place par Patt Mills. Si je ne connaissais pas cet auteur britannique, rien que pour cette série, je pense sans me tromper que ce type vaut que l’on s’y intéresse un tant soit peu. Car ce monde de Résurrection, si étrange et inquiétant, en devient presque crédible tant l’alliance entre les deux auteurs est efficace. Mais tout ceci ne serait rien, sans une histoire solide.

Tout commence sur le front de l’est, en 1944, où l’on suit les derniers instants dramatiques d’un soldat allemand, Heinrich, abattu par un russe. Immédiatement, l’on abandonne les neiges et les tons à dominance blanche pour un rouge vif qui ne nous quittera quasiment plus jusqu’à la fin de l’album (accompagner du noir, évidemment, couleur gaie comme tout le monde le sait). Et notre brave Heinrich, se retrouve dans un univers digne de l’enfer de Dante, où très rapidement, il va comprendre que la violence et la mort sont toujours présentes. Et qui plus est, il s’avère qu’il vient de « renaître » en tant que Vampire. On pourrait croire à la lecture de ces quelques lignes qu’il n’y a rien de bien original là dedans et l’on se tromperais lourdement, car la suite viendra rapidement nous prouver le contraire : évidemment, dans ce premier tome, on suit surtout Heinrich qui va de découverte en découverte. De sa longue formation afin d’être adouber comme Chevalier Vampire, a sa rencontres avec des personnages clés de l’intrigue, comme Otto, Claudia, Mortis ou bien Cryptus, jusqu’a son arrivée à Necropolis, véritable mégalopole décadente, l’auteur met en place les éléments de son intrigue petit à petit, tout en nous dévoilant quelques pants du folklore de Résurrection. En particulier pour la race Vampirique (les autres viendront plus tard), plus haute caste des habitants de ce monde. Et l’on découvre avec joie, et grâce a des personnages charismatiques en diable et somptueusement dessinés sous la plume de Ledroit, des Vampires à la fois proches, de part leurs habitudes, et éloignés du modèle originel. Si la violence, le sexe et le sang tiennent une place importante comme il sied, s’y rajoute des tenues « sado-maso », un racisme et un mépris déclaré pour les autres morts vivants (que l’on ne peut que comparer qu’avec la fameuse « Race des Seigneurs » de l’idéologie Nazi, et si l’on se souvient que Requiem et Otto étaient des soldats allemands…), et surtout, cet ordre de chevalerie, omniprésent dans leurs culture. Bref, un monde crédible, un folklore original, et des personnages quasiment tous malsains et détestables, mais possédant une classe magistrale. Et à ce propos, chapeau bas pour Requiem. Son nom pourrait devenir sans problème un synonyme de charismatique.

Un excellent premier tome, vous l’aurez compris, que ce Résurrection. Entre la qualité du scénario, de l’univers et des dessins, on n’a envie que d’une seule chose : découvrir la suite, suivre les pas de ce chevalier des ténèbres, en apprendre davantage sur ce monde dément, ou l’on se doute bien que l’on n’entraperçu qu’une infime partie. Car Requiem, avec ses airs de « gothique sado-maso » et à la beauté du diable est tout bonnement captivant, comme cette série qui promet beaucoup des le premier tome. Une œuvre culte, tout simplement.

DISQUE MONDE : LE NOUVEAU VADE-MECUM


DISQUE MONDE : LE NOUVEAU VADE-MECUM

Pieds tendres et vieux routards : oui, le Disque-monde est une étrange planète. Peuplée d'étranges résidents. C'est un monde fascinant. Déconcertant. Dangereux aussi. C'est pourquoi Terry Pratchett, son chroniqueur, et Stephen Briggs, son géographe, ont concocté ce guide encyclopédique illustré, indispensable compagnon du voyageur et du curieux. Histoire et géographie, flore et faune, sociétés, us et coutumes, religions, gastronomie, personnalités remarquables (toutes espèces confondues) de la jette-sept, le Vade-Mecum aborde tout ce qu'il convient de savoir et comprendre avant de se risquer sur le Disque-monde. Ou de ne pas s'y risquer.

Et bien, on pourra dire que j’aurais mis le temps pour écrire cette critique qui traîne tout de même depuis le mois de septembre ! Mais bon, que voulez vous, sois on à pas le temps, sois on se dit que l’on laissera ça pour le lendemain et du coup, on se retrouve en décembre en se disant qu’il serait peut être temps de se mettre au travail. Encore heureux que vu la particularité de ce livre, il n’y avait pas besoin d’être imprégné par l’histoire comme dans le cas d’un roman ou d’un film. Cependant, pour ce qui est de collé à l’actualité, on repassera pour cette fois.

Mais qu’est ce que ce fameux Vade-mecum a de si particulier ? En fait, il s’agit d’une petite encyclopédie sous forme de dictionnaire qui traite, comme son nom l’indique, de l’univers du Disque Monde de Terry Pratchett. Inutile de vous signalez qu’il faut, bien entendu, être fan de l’œuvre de l’auteur britannique pour apprécier à sa juste valeur cet ouvrage. Les autres n’y verront aucun intérêt où n’y comprendrons pas grand-chose. Mais reconnaissons que le Vade-mecum est avant tout destiné à un public qui sait où il met les pieds et qui ne se contente pas uniquement des romans.

Maintenant que les choses sont claires, le Vade-mecum est il indispensable ? Objectivement, non. Ce n’est pas sa qualité que je met en doute, après tout, il est plutôt agréable et complet, mais nul besoin de le posséder pour apprécier les romans du Disque monde qui se suffisent amplement à eux seuls. C’est juste un plus, pour les fans ultra, un peu comme moi, qui aiment de temps en temps le parcourir, au gré du hasard, pour se rappeler certains personnages, des lieux, dans quels livres ils apparaissent etc. Et encore, on ne peut pas dire que l’on obtiendra énormément d’informations, puisque souvent, ce sont des extraits déjà lus ici ou là que l’on nous propose. Et si les illustrations sont assez sympathiques, je trouve qu’elles ne sont pas nombreuses, ce qui en fait mon grief principal.

Mais bon, malgré ce que j’ai écrit, j’ai apprécié ce Vade-mecum, sachant pertinemment ce à quoi je m’attendais et je le recommanderais sans problème aux fans les plus atteints. Pour les autres, réfléchissez bien si vous souhaitez l’acquérir car il n’est pas vraiment indispensable.

lundi 1 décembre 2008

ABBEY ROAD


ABBEY ROAD

The Beatles

1 - Come Together (John Lennon/Paul McCartney) 4:20
Chant : John Lennon
2 - Something (George Harrison) 3:05
Chant : George Harrison
3 - Maxwell's Silver Hammer (John Lennon/Paul McCartney) 3:27
Chant : Paul McCartney
4 - Oh! Darling (John Lennon/Paul McCartney) 3:26
Chant : Paul McCartney
5 - Octopus's Garden (Ringo Starr) 2:50
Chant : Ringo Starr
6 - I Want You (She's So Heavy) (John Lennon/Paul McCartney) 7:47
Chant : John Lennon
7 - Here Comes the Sun (George Harrison) 3:03
Chant : George Harrison
8 - Because (John Lennon/Paul McCartney) 2:45
Chant : George Harrison, John Lennon et Paul McCartney
9 - You Never Give Me Your Money (John Lennon/Paul McCartney) 4:02
Chant : Paul McCartney
10 - Sun King (John Lennon/Paul McCartney) 2:25
Chant : John Lennon, George Harrison et Paul McCartney
11 - Mean Mr. Mustard (John Lennon/Paul McCartney) 1:06
Chant : John Lennon
12 - Polythene Pam (John Lennon/Paul McCartney) 1:12
Chant : John Lennon
13 - She Came in Through the Bathroom Window (John Lennon/Paul McCartney) 1:57
Chant : Paul McCartney
14 - Golden Slumbers (John Lennon/Paul McCartney) 1:31
Chant : Paul McCartney
15 - Carry That Weight (John Lennon/Paul McCartney) 1:36
Chant : George Harrison, Paul McCartney et Ringo Starr
16 - The End (John Lennon/Paul McCartney) 2:20
Chant : Paul McCartney, John Lennon et George Harrison
17 - Her Majesty (John Lennon/Paul McCartney) 0:23
Chant : Paul McCartney


Abbey Road
Musicien : The Beatles
Parution : 26 septembre 1969
Enregistré : 22 février – 20 août 1969
Durée : 47:00
Genre : Pop Rock
Producteur : George Martin
Label : Apple

Musiciens :
John Lennon : guitares acoustique et électrique, orgue, piano, chant, effets sonores
Paul McCartney : guitare basse, guitare acoustique et électrique, piano, orgue, chant, effets sonores
George Harrison : guitare acoustique, guitare électrique, guitare basse, orgue, synthétiseur Moog, chant
Ringo Starr : batterie, percussions, chant
Mal Evans : piano, harmonica, harmonium, percussions, enclume, chant
George Martin : clavecin, orgue, piano, harmonium
Billy Preston : orgue (sur I Want You (She's So Heavy))

Mon avis : Abbey Road ! Un disque des Beatles, peut être le plus connu dans l’histoire du rock, grâce à sa pochette légendaire, la plus parodiée et copiée au monde : les quatre de Liverpool, traversant la rue sur un passage piéton, devant leurs studio. Tout simplement mythique ! Alors, que pourrais je ajouter de plus à un tel monument de la musique du vingtième siècle, à une œuvre qui appartient incontestablement à l’histoire, le genre d’albums comme on en fera plus jamais (et je n’exagère pas en affirmant cela). Car, quelque soit nos préférences musicales, que l’on veuille l’admettre ou non, il y a les Beatles et les autres. Et ceux-ci, malgré les immenses talents d’innombrables groupes ou chanteurs solos ne peuvent que se battre que pour la seconde place (les Stones ? Forcement), sans que cela soit désobligeant. Car les Beatles, c’était la classe à l’état pur, le génie, le charisme et tant d’autres choses. Et comme par la force des choses, ils ne pourront jamais se reformer, ils garderont intact cette aura de perfection qui se serait perdu avec le temps. Mais alors, comment critiquer Abbey Road ? L’affaire pourrait être inutile, bon nombre de personnes l’ont fait avant moi, et avec infiniment plus de talent. Tout simplement en vous parlant de ce que disque représente pour moi. Si pour les spécialistes, le plus grand album des Beatles (accessoirement de l’histoire du rock) est, a tord ou a raison, mais la n’est pas le problème, Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, Abbey Road est souvent considérer comme étant aussi bon, voir meilleur. S’il est incontestable que tout n’était plus rose entre les quatre de Liverpool lors des enregistrements de celui-ci, à l’été 1969, et que ça ne datait pas d’hier, ceux-ci tinrent à finir en beauté, et sur ce sujet, ce fut une réussite. Car Abbey Road est le véritable dernier album des Beatles, et non Let it Be, paru en 1970, mais enregistrer début 69, et lorsqu’il parut, Lennon annonça aux autres qu’il quittait le groupe, même si l’annonce officielle de la séparation ne se fit que plus tard. A l’époque, les fans espéraient encore, et en attendant de devoir apprendre à vivre sans les Beatles, ils avaient de quoi être gâtés. Cette fois ci, plus de Double Blanc « fourre tout », plus de fausses BO peu intéressantes (mais tellement supérieures à tant de productions musicales que cela en ait effrayant), mais un album atypique en raison de son medley de la face 2 (oui, à l’époque du vinil, il fallait tourner le disque) mais rempli de perles inoubliables comme seul les scarabées avaient le don de pondre. Et à ce propos, je tenais à revenir plus particulièrement sur les deux titres de George Harrison, Something et Heres Comes the Sun, pour moi, les deux sommets d’un disque qui en comporte beaucoup. Ces deux chansons sont tout bonnement ses meilleures, et avec elles, Harrison prouvait au monde entier qu’il était lui aussi un très grand compositeur, mais aussi que la vie pour lui dans l’ombre des deux génies ne devait pas être évidente… Mais Something, repris par les crooners de la terre entière pendant des siècles et des siècles, aura connu toute la reconnaissance qu’elle mérite, et est peut être, l’une des plus belles chansons de tous les temps, si ce n’est la plus belle. Et les génies ? Franchement, cela devait être déprimant pour la concurrence à l’époque : même plus trop concerné par le groupe, John Lennon nous pond un Come Together monumental, un I Want You aux paroles si « simplistes » mais extraordinaire de part son intensité, et un Because enchanteur, chanté par les trois Beatles a capela à trois reprises avant de mixer le tout, donnant l’impression d’entendre neuf chanteurs ; un régal. Si le brave Ringo nous amuse avec une petite composition de son cru, c’est bien entendu Paul McCartney qui est, une fois de plus, le maître d’œuvre de l’album. Et ce, surtout grâce au medley qui clôt l’album, constitué de chansons qui n’en étaient qu’au stade d’ébauches, et qui, jointes les unes aux autres, nous offre un inoubliable festival long de 16 minutes où les Fab Four se donnent à cœur joie et sont, tout simplement au sommet de leur art (pas mal pour des types sensés s’engueuler en permanence !). Un medley, on pourrait croire que nos barbus ne sont pas foulés pour une fin. Détrompez vous, écoutez le, et vous comprendrez ce que je veux dire… Abbey Road est l’un de mes disques préférés, à l’intensité toujours aussi forte, comme si c’était la première fois que je le découvrais, à chaque écoute. Et rien que pour les deux inoubliables chansons de George Harrison, j’ai envie de le réécouter. Un monument du rock, et de la musique tout simplement. Alors, à tous ceux qui se prennent pour des soit disant « stars » à notre époque, qu’ils prennent quelques petites leçons car, visiblement, la claque pourrait être magistrale. Mais bon, il parait que l’on ne doit pas comparer les époques, alors, autant rappeler les derniers vers de The End : « and in the end, the love you take is equal to the love you make »… Cela peut paraître simpliste mais le pire, c’est que c’est vrai.


Points Positifs :
- Probablement l’un des plus grands disques de tous les temps, tous genres confondus, en tous cas, celui qui possède la pochette la plus copiée et parodiée de l’histoire de la musique populaire depuis une quarantaine d’années. Pour un groupe génial mais en fin de course et qui allait se séparer ensuite, force est de constater que les Beatles prouvent, une dernière fois, tout leur immense talent !
- Selon moi, Something et Heres Comes the Sun, les deux titres de George Harrison et qui sont tout simplement les meilleurs de cet album ; accessoirement, le regretté George prouvait enfin au monde a quel point il n’avait rien à envier au duo Lennon et McCartney.
- Le sieur Lennon n’est plus vraiment concerné par le groupe et il arrive encore à nous pondre deux perles monumentales : Come Together et l’extraordinaire et étonnant I Want You (She's So Heavy).
- McCartney est extraordinaire sur Oh! Darling
- Le medley de la face B, bien entendu. Vous croyez que ce n’est que du remplissage ? Oh que non, réécoutez le et admirez !
- George Harrisson qui se lance dans l’utilisation d’un synthétiseur… une première dans l’histoire de la musique, eh oui !
- La pochette, encore et toujours…

Points Négatifs :
- Bah, franchement, pas grand-chose à dire en dehors du fait que certains resterons allergiques a tout jamais au medley qui clôture l’album ; d’un autre coté, je me suis toujours demandé ce qu’auraient donné ces chansons si elles avaient été plus travaillées ? Mais bon, on ne peut pas refaire le passé, encore moins quand il est entré dans la légende.

Ma note : 10/10
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