samedi 30 avril 2016

HOMELAND – SAISON 4


HOMELAND – SAISON 4

Deux ans après la mort de Nicholas Brody, Carrie Mathison travaille désormais d'arrache-pied pour la CIA entre Kaboul et Islamabad afin de débusquer l'un des terroristes les plus recherchés de la CIA : Haissam Haqqani. Celui-ci est visé par le bombardement d'une ferme où il est censé se trouver, selon l'agent local, Sandy Bachman. L'opération devient un fiasco quand il s'avère qu'une réception de mariage avait lieu dans le bâtiment. Saul, travaillant désormais pour une SMP, s'inquiète de la situation.


Homeland – Saison 4
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 4
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 5 octobre 2014 – 21 décembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mathison
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
Nazanin Boniadi : Fara Sherazi1
Laila Robins : Martha Boyd
Tracy Letts : directeur Andrew Lockhart
Corey Stoll : Sandy Bachman
F. Murray Abraham : Dar Adal
Suraj Sharma : Aayan Ibrahim
Sarita Choudhury : Mira Berenson
Numan Acar : Haissam Haqqani
Raza Jaffrey : Aasar Khan
Michael O'Keefe : John Redmond
Mark Moses : Dennis Boyd
Nimrat Kaur : Tasneem Qureshi
Art Malik : Bunny Latif
Victoria Clark : Ellen Mathison, mère de Carrie

Mon avis : Etant donné que la troisième saison de Homeland était la conclusion du premier cycle de la série et, il faut le reconnaitre, aurait put faire une excellente fin pour celle-ci, j’étais pour le moins curieux de voir ce que la quatrième saison pouvait apporter de nouveau ?! Après tout, avec le décès tragique de l’un des protagonistes principaux, Brody, que restait-il ? Carrie enfin chef d’agence, Saul a la retraite, quand a Quinn, eh ben, il poursuivait son petit bonhomme de chemin tandis que famille Brody, elle, nous quittait une bonne fois pour toutes – ce qui, rien que pour ne plus voir la tronche de Dana, c’était une fort bonne nouvelle. Bref, une conclusion qui n’en fut pas une et, du coup, deux sentiments qui se mêlaient alors : la joie de retrouver des personnages et une série jusque là franchement bonne, la crainte que la suite ne soit pas aussi bonne… et, ma foi, pour ce qui est des craintes, force est de constater que, sensiblement vers la moitié de cette quatrième saison, je me suis posé quelques questions… Pourtant, les choses avaient plutôt bien débutées avec une Carrie non pas en Turquie (trop calme là-bas) mais en Afghanistan puis au Pakistan, un nouveau méchant a abattre, une boulette de la CIA qui, suite a la frappe d’un drone, tue des innocents qui assistaient a un mariage et, bien entendu, le traditionnel double jeu des pakistanais, le genre d’alliés dont on finit par se dire qu’autant avoir des ennemis. On sent d’entrée de jeu qu’il y a anguille sous roche et comme en plus, Peter Quinn, traumatiser et, accessoirement, amoureux de Carrie, est en pilotage automatique, les débuts de cette quatrième saison étaient franchement prometteurs. Or, sensiblement vers le milieu de la saison, il y a une baisse de régime notable : l’intrigue s’étire en longueur, Carrie joue les cougars pour manipuler le neveu du grand méchant et heureusement que Saul se fait enlever, sinon, bah, on se serait endormi, ou presque… Mais si baisse de régime il y eut, incontestable, ce fut pour mieux rebondir et, fort heureusement, la seconde moitié de saison ne fut qu’une montée en puissance scénaristique digne des plus belles heures de la saga : coup de théâtres successifs, décès importants, trahisons et révélations inattendues ravissent le spectateur qui ne peut que conclure, satisfait, que le jeu, une fois de plus, en valait la chandelle. Bref, au final, et, quelque part, dans un genre bien éloigné des débuts, cette quatrième saison de Homeland, sans atteindre l’excellence de la seconde (qui était selon moi la meilleure) nous prouve une fois de plus que cette série est l’une des meilleures actuelles. Certes, tout n’est pas parfait et certes, il ne faudrait pas non plus que Homeland se transforme petit à petit en un clone de 24 Heures Chrono, mais bon, pour le moment, le concept marche toujours et puis, rien que pour notre foldingue de service, l’étonnante Carrie Mathison, il serait dommage de quitter le train en marche !


Points Positifs :
- Vu que les trois premières saisons sont liées par la présence de Brody, on pouvait craindre que la série ne se perde en court de route avec cette suite, or, fort heureusement, il n’en est rien et dans un genre un peu plus bourrin par moments, cette quatrième saison fonctionne fort bien.
- La seconde moitié de la saison est tout simplement excellente et est riche en révélations, coup de théâtres scénaristiques et autres scènes qui marquent les esprits. Une belle réussite.
- Le personnage qui a le plus évolué depuis le début est indéniablement Peter Quinn, devenu, désormais, l’un des protagonistes majeurs et, sans hésitation aucune, le plus humain ; en tous cas, celui qui a le plus de scrupules. Toujours aussi efficace malgré ses états d’âmes, il fallait en plus qu’il tombe amoureux de Carrie.
- Bonne idée de délocaliser l’intrigue du coté de l’Afghanistan et surtout du Pakistan, allié historique des Etats-Unis mais qui, comme chacun sait, n’est absolument pas fiable au vu de ses liens avec les talibans.
- Carrie Mathison, encore et toujours !
- Enfin une saison complète sans voir la tronche de Dana, ça c’est une bonne nouvelle !

Points Négatifs :
- Vers le milieu de la saison, il y a un certain essoufflement et l’intrigue n’avance guère – toute la partie avec le neveu de Haissam Haqqani en fait est un peu bof par moments.
- D’ailleurs, Carrie qui se la joue cougar pour le manipuler, c’est un peu limite tout de même.
- Je trouve que Saul s’échappe un peu facilement des mains des talibans, non !?
- Non ! Fara y passe !
- Attention a ce que Homeland ne se transforme pas en un clone de 24 Heures Chrono !

Ma note : 8/10

mercredi 27 avril 2016

COMIC BOX 100 – NUMERO 100


COMIC BOX 100 – NUMERO 100
Mai/Juin 2016

Sommaire :
Interviews
- Mark Millar (Jupiter’s Legacy, Kick-Ass, Wanted, Ultimates, Empress…)
- Jim Lee (Batman, Superman, Justice League, Suicide Squad, DC Comics…)
- Joe Quesada (Daredevil, Daredevil Father, Iron Man, Marvel…)
- Stuart Immonen (Empress, All-New X-Men, Ultimate Spider-ManMoving Pictures…)
Articles
- Visite guidée de la Kubert School, l’école de formation des futurs génies des comics, avec Adam et Andy Kubert.
Black Panther, les mille facettes de la Panthère Noire.
Fight Club 2, la suite du roman-culte, mais en comics.
- Deadshot, connaissez-vous vraiment le sniper totalement tordu du Suicide Squad ?
- Le renouveau des comics de Doctor Who.
- Elektra, le complexe de Prométhée.
- Les oldies but goodies de Mark Millar.
- Leinil Yu, un itinéraire.
Fox Boy II, il revient… et il est content.
- Mike Mignola, imaginarium puissance 100
Tokyo Ghosts, Rick Remender et Sean Murphy carrément hantés.
Preview
Jupiter’s Legacy V2 (Mark Millar et Frank Quitely)
The Valiant (Jeff Lemire & Matt Kindt et Paolo Rivera)

Mon avis : Cent numéros, ce n’est pas rien mais le moment tant attendu est enfin arriver pour les amateurs de la revue spécialisée comics numéro un en France – d’un autre coté, on ne peut pas vraiment dire qu’il y a vraiment une concurrence… Un numéro anniversaire, donc, pour Comic Box, avec les attentes qui, en toute logique, vont avec – après tout, ce n’est pas tous les jours que le lecteur connait de tels anniversaires. Or, bien souvent, qui dit grandes attentes dit aussi grandes déceptions et, inutile de tourner plus longtemps autour du pot, oui, ce centième numéro de Comic Box déçoit… et franchement, pas qu’un peu ! Car bon, comment dire… les numéros anniversaires, normalement, on attend de ces derniers qu’ils soient inoubliables, qu’ils sortent de l’ordinaire, de la routine quoi, or, en dehors du fait que le sieur Mark Millar ait été promu rédacteur en chef de ce numéro – chose dont je me moque royalement, par ailleurs – qu’avons-nous, dans ces pages, qui nous fasse penser, ne serais-ce qu’un instant, que nous avons un numéro anniversaire ? Sincèrement, rien, mais alors, rien du tout ! Pourtant, un petit récapitulatif de l’histoire de Comic Box n’aurait pas été superflu : les numéros marquants, son évolution, etc. De même, un dossier sur l’évolution des comics en parallèle de celle de Comic Box aurait été une bonne idée ; là aussi, rien, le néant. Du coup, l’anniversaire, que l’on attendait grandiose, n’est qu’un vulgaire pétard mouillé et même si, il faut le reconnaitre, il y a pas mal de choses fort intéressantes dans ce numéro, même s’il est de qualité, ce n’est absolument pas suffisant pour un numéro anniversaire, loin de là… Dommage, quelques petites pages pour marquer le coup auraient pourtant suffit pour marquer la différence…


Points Positifs :
- La preview de la suite, encore inédite aux Etats-Unis (c’est pour dire qu’on n’est pas prêt de la voir chez nous) de l’excellent Jupiter’s Legacy.
- Les interviews de Millar, Jim Lee, Quesada et Immonen sont l’un des points forts de ce numéro.
- Quelques articles intéressants, ici et la, suivant les gouts de chacun.
- La qualité habituelle de Comic Box, tradition une fois de plus respectée.    

Points Négatifs :
- Et ils osent appeler cela un numéro anniversaire ?! Mais ils se moquent du monde ? Au vu du contenu, à quel moment on a l’impression de lire le centième numéro deComic Box ? Franchement, c’est une franche déception !
Comic Box 100 ressemble à Comic Box 99 ou Comic Box 101 : bref, rien qui le rende indispensable, si ce n’est sa numérotation.
- L’énorme déception que l’on ressent après avoir attendu si longtemps.
- Histoire d’enfoncer le clou, en parcourant ce numéro, force est de constater qu’on en a déjà connu des plus excitant.
- De toutes façons, rien qu’avec la couverture, pas terrible pour un sou, on devait se douter que quelque chose clochait…

Ma note : 4,5/10

mardi 26 avril 2016

GÉO HISTOIRE 26 – LE NAZISME


GÉO HISTOIRE 26 – LE NAZISME
Avril/Mai 2016

Géo Histoire 26 – Le Nazisme
Edito : L’impensable était pensé
Panorama : Aux racines d’une idéologie
L’entretien : « On a longtemps cru que les nazis ne réfléchissaient pas »
La genèse : Le Nazisme avant Hitler
Les influences : Wagner, les fausses notes d’un génie
Focus : Dietrich Eckart, le mentor du Führer
Les rivaux : Le combat des chefs
Les mystères : Nazis et occultisme, aux sources d’un fantasme
L’archéologie : Quand les savants du Reich voulaient réécrire le passé
L’embrigadement : Comment ils ont formaté la jeunesse
Focus : Action T4, la mise a mort des « inutiles »
Les textes : Mein Kampf ne fut pas leur seule « bible »
La propagande : Un peuple sous hypnose
Focus : Les heures noires d’un philosophe
La résistance : Ils ont donné l’alerte
Chronologie
Pour en savoir plus
Le cahier de l’Histoire
Récit : L’affaire de la fausse Jeanne d’Arc
- À lire, à voir

Mon avis : Autre numéro de Géo Histoire qui mérite le détour puisque, après celui, de ce début d’année et consacrée aux centenaire de la Bataille de Verdun, ici, nous faisons un léger saut dans le temps pour aborder la seconde guerre mondiale ou, plus précisément, l’idéologie qui en fut responsable, je veux bien évidement parler du nazisme. Alors bien sur, on pourrait se dire que tout cela n’a pas grand-chose d’original : après tout, cela fait des décennies que tout a été dit et redit sur Hitler, le nazisme ou la seconde guerre mondiale, cependant, si l’on met de coté ce fait, incontestable, cela n’empêche en rien le fait que ce numéro de Géo Histoire – accessoirement, revue de fort bonne qualité – mérite néanmoins d’y jeter un coup d’œil. En effet, si, par exemple, le vieux numéro d’Historia Spécial dont je vous ai parlé il y a quelques jours méritait le détour, c’était pour la mise en avant, pendant le conflit, du rapport entre Hitler et ses généraux – rapports plus que conflictuels d’ailleurs, le premier détestant les seconds. Or, ici, ce n’est pas tant le conflit en lui-même qui est mis en avant, ni la personnalité du Führer mais, plutôt, comme le titre complet de la revue – Le Nazisme, aux racines d’une idéologie dévastatrice. 1871-1933 – le laisse entendre, les origines de ce fameux Nazisme, sur lequel, bien entendu, depuis la guerre, il a été dit tout et n’importe quoi. Du coup, d’une revue que l’on pourrait croire, a priori, qu’elle ne nous apportera pas grand-chose de nouveau a se mettre sous la dent, on se retrouve avec un numéro fort instructif et qui, plutôt que de nous présenter le nazisme au pouvoir ou, a la rigueur, depuis le début des années 20, remonte bien plus loin en arrière, dans le passé de l’Allemagne, histoire que l’on se rende compte que oui, cette idéologie germait depuis longtemps… Alors bien sur, les spécialistes n’y trouveront probablement pas grand-chose de véritablement nouveau, mais le néophyte, lui, sera ravi de parcourir les pages de cette revue, découvrant, ici et la, bien des choses sur les origines du Nazisme ainsi que sur sa propagation au sein de l’Allemagne dans les années 30. Bref, un numéro qui n’est peut-être pas exceptionnel en soit – pour peu que l’on connaisse le sujet, cela manque de nouveautés – mais qui n’en reste pas moins plutôt bon, parfaitement bien illustré et, surtout, fort instructif pour les amateurs d’Histoire qui maitriseraient mal cette période…


Points Positifs :
- Si le Nazisme est au cœur de ce numéro, ce sont surtout ses origines qui sont mises en avant et où l’on voit que celles-ci remontent a loin dans la société allemande dès la fin du XIXème siècle – même si marginales a l’époque. Du coup, tout cela est fort instructif surtout que la rédaction n’hésite pas à faire son sort à certaines vrais-fausses idées au sujet du nazisme.
- Si vous êtes un parfait néophyte ou si vous connaissez qu’en surface la seconde guerre mondiale et tout ce qui lui est rattaché, alors, ce numéro de Géo Histoire, fort instructif, est fait pour vous !
- Illustrations nombreuses et de qualité, mise en page, papier glacé, nous avons là une fort belle revue !
- Hors-sujet, l’article sur la fausse Jeanne d’Arc est plutôt intéressant.

Points Négatifs :
- Ne nous voilons pas la face : le Nazisme, ce n’est pas le sujet le plus original qui soit, et d’ailleurs, depuis belle lurette.
- Si vous êtes un spécialiste de cette période historique, alors, vous risquez de ne pas apprendre grand chose de nouveau au fil des pages. Bien au contraire.

Ma note : 7,5/10

lundi 25 avril 2016

HOMELAND – SAISON 3


HOMELAND – SAISON 3

Deux mois après l'attentat de Langley, la CIA est en situation critique. Une commission est chargée de mettre au clair les événements et soupçonne Carrie de retenir des informations, d'autant qu'elle persiste à défendre seule contre tous Brody, toujours disparu. À Langley, Saul cherche à obtenir une victoire pour retrouver une certaine liberté d'action. De son côté, la famille Brody tente de se reconstruire avec le retour de Dana, qui rentre chez elle après une tentative de suicide.


Homeland – Saison 3
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 3
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 29 septembre 2013 – 15 décembre 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mathison
Damian Lewis : Nicholas Brody
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
Morena Baccarin : Jessica Brody
Morgan Saylor : Dana Brody
Sarita Choudhury : Mira Berenson
Tracy Letts : Sénateur Andrew Lockhart
F. Murray Abraham : Dar Adal
Nazanin Boniadi : Fara
Diego Klattenhoff : Mike Faber
Jackson Pace : Chris Brody
Tim Guinee : Scott Ryan
David Aaron Baker : Dr. Harlan
Shaun Toub : Majid Javadi
Martin Donovan : Bennett
William Abadie : Alan Bernard
Joanna Merlin : Grandma Lois
Amy Morton : Erin Kimball
Gary Wilmes : Dr. Richardson
Sam Underwood : Leo
Lawrence Clayton : Amiral Jim Pennington
Pedro Pascal : Majority Counsel David Portillo

Mon avis : Après une seconde saison tout simplement excellente et qui, contrairement a la première, trop marquée Hatufim, était captivante de bout en bout, et ce, en proposant un synopsis bourré de coups de théâtres en tous genres, force est de constater que cette troisième saison de Homeland apparait un peu en retrait. Oh certes, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : qualitativement, cela reste bon, très bon même et oui, malgré mes dires, ces douze nouveaux épisodes restent de fort bonne facture et n’ont pas vraiment a rougir de leurs prédécesseurs… disons juste qu’en comparaison de la seconde saison, bien plus intense et passionnante, il n’y a pas photo. La faute peut-être a un début de saison un poil trop calme et où Carrie passe, selon moi, trop de temps en hôpital psychiatrique, sans oublier l’omniprésence lassante de Dana Brody, personnage que je débecte et dont chaque apparition tombe quasiment a chaque fois a plat. Bien évidement, une fois que l’on a compris le pourquoi du comment, une fois que l’on se surprend a se dire que ce vieux bougre de Saul est bien plus machiavélique qu’on ne le pensait, là, tout s’emballe et surtout l’intrigue : Carrie revient dans la course, Peter Quinn est devenu un personnage récurant et, franchement, c’est tant mieux, quand aux divers jeux d’espionnage, de manipulations et de combats d’égos, ce n’est plus une surprise, avec Homeland, on est plus que servis ! Alors bien sur, le gros point fort de cette troisième saison, c’est bien évidement le sort de Brody qui – ce n’est plus vraiment un spoiler désormais – perd la vie dans le dernier épisode. Une mort certes annoncée, prévisible mais qui, ma foi, n’en reste pas moins à la fois logique (après tout, je ne le voyais pas revenir comme si de rien n’était dans son pays), plutôt belle (il est enfin en paix avec lui-même) et, bien sur, touchante avec une Carrie, forcément, qui y assiste. Un final triste pour les amateurs de Brody, donc, mais qui n’en reste pas moins parfait : chaque protagoniste, ou presque, continu sa vie, dans ou dehors de la CIA, et, ma foi, cela aurait put être une fin parfaitement acceptable pour cette série. Mais bon, comme chacun sait, Homeland s’est poursuivi au-delà de cette troisième saison et si le cycle initial, celui de Brody, est achever, il sera toujours temps de retrouver nos protagonistes avec de nouveaux enjeux, de nouvelles menaces… après tout, il suffit de suivre l’actualité pour savoir que la guerre contre le terrorisme n’est pas finie…


Points Positifs :
- Un très bon final, a la fois fataliste, triste et terriblement logique de par sa conclusion, la mort de Brody. Alors certes, celle-ci était prévisible et n’est pas vraiment une surprise, mais bon, cela n’enlève rien au fait que, lorsqu’elle survient, elle marque durablement les esprits. Accessoirement, la série aurait put s’arrêter ainsi.
- Au bout de trois saisons, on est désormais familier des recettes qui tiennent en haleine le spectateur, c’est-à-dire, un scénario captivant et bourré de rebondissements, une intrigue qui colle plus ou moins a l’actualité, une belle flopée d’acteurs interprétant des personnages charismatiques.
- Le personnage qui m’aura le plus marquer dans cette troisième saison est incontestablement  Saul Berenson dont on découvre une nouvelle facette, bien plus manipulatrice pour ne pas dire machiavélique. Un pur plaisir que de le suivre dans ses plans surtout qu’il est bien seconder.
- Carrie Mathison, bien sur, mais bon, on regarde aussi Homeland pour elle.
- Les fans de Peter Quinn, dont je fais partie, sont ravis de le voir devenir un personnage récurant dans la série.
- Autre protagoniste qui a pris de l’importance : Dar Adal. Sincèrement, je l’aime bien avec son petit coté fourbe.
- Majid Javadi, un méchant comme je les aime !

Points Négatifs :
- Autant je peux concevoir et il était normal que Brody ne disparaisse pas sans une ultime confrontation avec sa fille, autant, dans la première moitié de saison, on perd beaucoup trop de temps avec cette fichue Dana et ses états d’âmes qui m’auront laissé de marbre. Jusqu’au bout, elle m’aura énervé cette petite morveuse… d’un autre coté, lorsque l’on connait son équivalent dans Hatufim, il n’y a pas photo !
- Certaines ficelles scénaristiques étaient trop connues pour fonctionner : après tout, qui pouvait douter que Brody allait encore changer de camp !?
- C’était déjà le cas dans la saison précédente et cela se poursuit dans celle-ci, mais bon, nos amis scénaristes américains connaissent fort mal la géopolitique du monde arabe, car bon, dans Homeland, chiites et sunnites semblent faire ami-ami comme si de rien n’était, ce qui est, mine de rien, fort peu crédible.

Ma note : 8/10

dimanche 24 avril 2016

LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES


LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES

Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche-Neige, la Reine Ravenna, la méchante belle-mère de Blanche-Neige, avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé. Celle que l’on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n’importe quel adversaire, s’employa alors à lever une armée de guerriers impitoyables, au fond d’un palais glacé. Mais au sein même de ses rangs, Eric et Sara allaient subir son impitoyable courroux pour avoir enfreint l’interdit : tomber amoureux.


Le Chasseur et la Reine des glaces
Réalisation : Cédric Nicolas-Troyan
Scénario : Evan Spiliotopoulos et Craig Mazin
Musique : James Newton Howard
Production : FilmEngine, Roth Films et Universal Pictures
Genre : Dark Fantasy, Aventure
Titre en vo : The Huntsman: Winter's War
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 avril 2016
Durée : 114 mn

Casting :
Chris Hemsworth : Eric, le Chasseur
Charlize Theron : la reine Ravenna
Emily Blunt : Freya, la Reine des glaces
Jessica Chastain : Sara, la Guerrière
Colin Morgan : Duc de Blackwood, l'amant de Freya
Nick Frost : Nion
Sam Claflin : William
Rob Brydon : Gryff
Alexandra Roach : Doreena
Sheridan Smith : Mme Bromwyn
Sope Dirisu : Tull
Sam Hazeldine : Liefr
Sophie Cookson : Pippa
Conrad Khan : Eric, jeune
Niamh Walter : Sara, jeune

Mon avis : L’année passée, je vous avais parlé de Blanche Neige et le Chasseur, relecture moderne et aux antipodes des versions des frères Grimm et de Disney de ce qui est bel et bien l’un des contes de fées le plus célèbre au monde. Version sympathique mais surtout calibré grand public, qui se laissait regarder mais sans être génial, ce long métrage, au vu d’un certain succès en salle, se vit tout naturellement accoucher d’une suite, celle-ci étant sortie sur grand écran il y a tout juste quelques jours. Bien évidement, ici, nous sommes encore plus loin du conte de Blanche Neige et d’ailleurs, pour la petite histoire, cette dernière n’est même plus a l’affiche : aux oubliettes, donc, Charlize Theron et, a la place, comme le titre l’indique, un espèce de crosover entre celle-ci (sans qu’elle soit présente, oui, je sais, c’est compliqué) et La Reine des Neiges, histoire de, ma foi, surfer sur le gros succès Disney de ses dernières années – qui a dit que je suis mesquin ? Bref, de quoi être dubitatif quand au résultat final et d’ailleurs, au bout de quelques minutes, premier gros mauvais point pour ce film avec la présence d’un personnage noir ! Alors certes, je sais que le politiquement correct devrait faire que je n’en fasse pas mention, de même, je sais que de nos jours, on colle des acteurs issus des minorités visibles dans le moindre long métrage, mais bon, comment dire, toute œuvre de Fantasy que soit ce Chasseur et la Reine des glaces, vous pouvez m’expliquer comment un enfant de couleur peut être originaire d’un royaume du nord ? Le nord, ce sont des types plutôt grands et blonds (voir roux), pas des petits bruns et encore moins des africains ou des asiatiques ; cela me semble logique, pas pour Hollywood visiblement. Mais passons car, après tout, ce n’est qu’un détail d’un film qui, ma foi, vaut le déplacement pour bien d’autres choses et, surtout, pour le fait que, comme son prédécesseur, il reste un fort bon divertissement familial qui se regarde sans la moindre prise de tête. Les acteurs font le job, surtout les actrices, plutôt charismatiques – au contraire d’un Chasseur qui veut se la jouer un peu trop comique pour être honnête – le scénario, sans être génial, est suffisamment accrocheur pour que l’on ne s’ennui pas et même si tout cela est plutôt convenu, même si la thématique de l’amour est un peu niaise, oui, Le Chasseur et la Reine des glaces reste un film plutôt sympathique et qui se regarde. Certes, nous sommes a des années lumières d’un chef d’œuvre voir même d’un bon film, mais bon, de temps en temps, un simple divertissement, ce n’est pas désagréable non plus…


Points Positifs :
- Avant toute chose, Le Chasseur et la Reine des glaces reste un divertissement familial qui plaira aux petits et aux grands (si ces derniers mettent un peu leurs exigences de coté) et qui, ma foi, vous fera passer un bon moment, histoire d’oublier un peu les soucis du quotidien.
- Le trio d’actrices – Charlize Theron, Emily Blunt et Jessica Chastain – mérite le détour, et ce, même si leurs personnages sont assez convenues.
- Finalement, le pompage sur La Reine des Neiges passe bien.
- Décors, effets spéciaux, costumes, il n’y a rien à redire.
- Les personnages des nains sont mieux utilisés dans cette suite, particulièrement par l’apport de deux naines ce qui apporte une touche d’humour sans surprise mais sympa tout de même.

Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, ce film reste trop calibré grand public pour être honnête. Conventionnel, sans surprise et avec des personnages stéréotypés au possible, nous sommes bien trop loin de ce que j’appelle un grand film.
- Le Chasseur perd en crédibilité vis-à-vis du premier film : oscillant entre un rôle sérieux et un humour qui ne lui sied guère, il en perd une bonne part de crédibilité.
- Tant pis pour le politiquement correct mais un personnage de couleur dans une histoire se déroulant dans des royaumes nordiques, ce n’est pas logique pour un sou, d’ailleurs, cela en devient même ridicule – je pense même que le personnage passe tout le film à se demander ce qu’il fait là !
- Une nouvelle fois, comme c’est devenu habituel au cinéma depuis quelques années, la 3D n’apporte strictement rien au film. Mais quelle mode débile que celle-là !

Ma note : 6,5/10
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