lundi 25 février 2013

PROMÉTHÉE – BLUE BEAM PROJECT



PROMÉTHÉE – BLUE BEAM PROJECT

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
Une pluie d'avions s'est abattue sur Terre. En effet, tous ceux qui étaient en vol à 13h13 se sont, sans exception, écrasés ! Les media consacrent alors logiquement leur antenne à ce phénomène qui tétanise toute la population mondiale. Le nombre de victimes estimé est astronomique... L'heure est aux suggestions, et parmi elles coexistent deux hypothèses. L'une sera rendue publique. Dévoilée par un certain Barnes, elle fait état du Blue Beam Project, un projet conduit par la NASA qui viserait à imposer une nouvelle théocratie mondiale. L'autre, évoquée uniquement en haut lieux, serait relative à une possible et imminente invasion extra-terrestre menée par des créatures dont on avait tu l'existence bien qu'on la connaissait depuis plusieurs dizaines d'années... Les deux hypothèses n'étaient-elles d'ailleurs pas en relation ? La Terre était en tout cas le théâtre d'événements extraordinaires de plus en plus fréquents et certains « privilégiés » avaient même déjà croisé le chemin d'engins inconnus qui venaient confirmer les suppositions des uns ou des autres...

En octobre dernier (déjà, comme le temps passe vite), je vous parlais sur ce même blog du premier tome d’une bande dessinée intitulé Prométhée (oui, comme le célèbre Titan qui donna le feu aux hommes et qui fut, pour cela, cruellement punis par Zeus, un aigle venant quotidiennement lui dévoré le foie… qui entretemps, se régénérait… mais bon, je ne vais pas non plus faire un court sur la mythologie grecque) et œuvre, pour le scénario et les dessins, de Christophe Bec. Celle-ci, composé au jour d’aujourd’hui de sept tomes parus, m’avait alors plus qu’enthousiasmer de par les thèmes quelle abordait : disparitions mystérieuses, apparitions encore plus singulières, ambiance a la X Files non dissimulée, énigmes dignes d’un Jimmy Guieu, d’un Erich von Däniken ou d’un Jacques Bergier de la grande époque, scénario complexe et qui nous permettait de suivre plusieurs protagonistes sans lien, apparemment, entre eux, multiples références a bon nombres d’énigmes connues et, bien entendu, en filigrane, ce fameux Prométhée qui revenait sans cesse au fil des pages et dont on ne comprenait pas bien le lien avec les événements en cours ; événements pour le moins singuliers pour ne pas dire incroyables puisque, quotidiennement, à 13h13 heure GMT, un fait extraordinaire avait lieu : disparition de la navette Atlantis, arrêt de toutes les horloges du monde tandis que l’énigmatique mécanisme d’Anticythère se mettait en marche, retour d’Atlantis avec un seul survivant a bord, réapparition de milliers de navires et de sous-marins disparus mystérieusement dans le passé, dont le Titanic et, pour finir, chute instantané et sans explications de tous les avions en vol à l’heure fatidique. Tout un tas d’évènements étranges et incompréhensibles, sans explications, mais qui donnaient envie d’en savoir davantage sur cette bande dessinée et sur les desseins de son auteur, le sieur Bec.


Et sincèrement, j’avais été plutôt enthousiasmer par ce premier volume, au point de désirer me lancer dans la suite de cette œuvre, sauf que, comme cela m’arrive souvent, en raison des nombreuses sorties de fin d’année (BD et autres), le temps défila, d’abord les semaines puis les mois, et ce ne fut qu’il y a quelques jours à peine, enfin, que j’ai pu me procurer le deuxième tome de l’une des œuvres qui m’avait le plus intriguer en 2012 : Prométhée. Comme dirait l’autre, il était temps ! Mais justement, comme plus de quatre mois s’étaient écoulés depuis ma lecture du premier tome, hier soir, avant de m’attaquer à sa suite, je me le suis relu, histoire de me rafraichir la mémoire, et de constater, une fois de plus, à quel point celui-ci, malgré un postulat de départ que l’on pourrait trouver peu original, n’en était pas moins plutôt bon. Et une fois la chose faite, il était temps de me lancer dans ce Blue Beam Project, second volume de Prométhée !

En fait, les choses sont finalement plutôt simples pour les lecteurs : si vous n’avez pas aimé Atlantis, le premier tome, il est presque inutile de se lancer dans la suite de cette œuvre puisque ce n’est pas avec celle-ci que votre avis se modifiera ; par contre, si vous avez été captivé, ou, du moins, intriguer par ce premier tome, alors Blue Beam Project comblera sans problèmes vos attentes. En effet, ce qui compte avant toute chose dans ce Prométhée, du moins, c’est ainsi que je vois la chose, c’est son concept même et sa structure, du coup, soit vous accrocher, soit… bah, laissez tomber. Car ici, une fois de plus, Christophe Bec use à nouveau des mêmes ficelles pour faire avancer tranquillement son intrigue, et ce, sans qu’on n’en apprenne davantage au sujet des origines de ces fameux phénomènes qui, quotidiennement, frappent la planète à 13h13. Oh bien sûr, quelques hypothèses sont dévoilées ici, et l’on commence à entendre parler d’un certain Triangle des Bermudes (dès la très bonne scène d’introduction) et de ces fameux êtres venus d’ailleurs et qui nous observeraient depuis la nuit des temps (petits hommes verts, ou gris ou autres, personne ne sait puisque le contact ne fut pas établis) ; d’ailleurs, dans ce second tome, l’intrigue tend plutôt du côté extraterrestre qui pourraient bel et bien etre derrière tous ces événements – une invasion qui se prépare ? Et, du coup, à la lecture des pages de ce Blue Beam Project, les amateurs de X-Files et de théorie du complot seront en terrain connu. Mais est-ce vraiment eux les coupables ? N’y aurait-il pas quelque chose d’autre derrière tout cela ? Impossible à dire sur deux albums, bien entendu, Christophe Bec distillant savoureusement au compte-goutte la moindre information et hypothèse sur le sujet… et puis, pour le moment, même si certains semblent « savoir », ce qui compte avant tout, comme le dit la journaliste, c’est de découvrir quel sera le prochain événement qui aura lieu à 13h13 !?


Je le conçois, Prométhée n’est pas d’une lecture facile, mais personnellement, j’aime particulièrement le style de cette bande dessinée : ambiance, scénario complexe, intrigue captivante, Christophe Bec nous offre là une œuvre pour le moins rare qui, j’en suis persuader, ne dévoilera tous ses secrets, que lorsque paraitra le dernier tome. Jusque-là, il va falloir patienter et apprécier, petit à petit, les multiples pièces du puzzle qui se mettent tranquillement en place, le tout, dans une ambiance qui sent bon la fin du monde… Ce second tome est parfaitement conforme à ce que j’attendais de lui, la qualité, tant narrative que visuelle est toujours au rendez-vous, et si l’on commence à avoir quelques suspects probables quant à l’origine de ces événements, on n’en sait guère davantage et au final, on a envie que d’une seule chose : découvrir la suite ! Et ce qui est sûr, c’est que cette fois ci, je ne vais pas laisser passer plus de quatre mois pour m’attaquer au prochain tome, bien au contraire !

BLAKE ET MORTIMER – LE MYSTÈRE DE LA GRANDE PYRAMIDE



LES AVENTURES DE BLAKE ET MORTIMER – LE MYSTÈRE DE LA GRANDE PYRAMIDE

Le professeur Philip Mortimer a décidé de passer ses vacances au Caire avec son fidèle serviteur, Nasir. Il compte y retrouver son vieil ami, le professeur Ahmed Rassim Bey, conservateur du Musée des Antiquités Égyptiennes, qui lui offre la fantastique opportunité d’assouvir sa passion pour l’égyptologie. Le professeur Bey l’a invité à participer au déchiffrement de ses dernières trouvailles, en l’occurrence des papyrus provenant d’un cartonnage de momie de l’époque des Ptolémées. Son enthousiasme est tel qu’il ne s’inquiète pas des soupçons de Nasir, qui, dès leur arrivée à l’aéroport, a l’impression qu’ils sont suivis par une mystérieuse « Lincoln » noire. Il se plonge avec délices dans les mystères de l’égyptologie antique. Et quelle n’est pas sa stupéfaction de découvrir que l’un des fragments semble avoir été écrit par Manéthon, seul historien de race égyptienne connu et dont l’œuvre avait été perdue depuis deux mille ans. Mortimer et Bey vont de surprise en surprise lorsqu’ils s’aperçoivent que le morceau en question traite de la « Chambre d’Horus », crypte mythique qui renfermerait des trésors incalculables. Ce texte incomplet va entraîner Mortimer sur les traces d’une organisation de trafic d’antiquité, dont son implacable ennemi, le colonel Olrik, semble être le chef. À l’ombre des Pyramides, dans le vieux quartier du Caire, le combat s’engage entre Olrik et Mortimer pour percer le secret qui entoure la Chambre d’Horus et son fabuleux trésor…

Ce mois de février avait débuté par la critique du premier tome de ce qui est, encore de nos jours, l’une des bande dessinées les plus célèbres sur le vieux continent, et plus particulièrement du côté de la Belgique et de la France, je veux bien évidement parler des Aventures de Blake et Mortimer. Ainsi, dans Le secret de l’Espadon, je vous expliquais comment, à trente-huit ans passés, je découvrais enfin, pour la toute première fois, ce qui pour beaucoups est, sans exagération aucune, une œuvre culte. Pourtant, je dois reconnaitre que mon entré dans celle-ci ne fut pas des plus évidente et que, d’ailleurs, ma première impression fut pour le moins contraire à mes attentes pour ne pas dire mauvaise : diviser en trois tomes, Le secret de l’Espadon me déplut beaucoup au début, et plus particulièrement ses deux premiers volumes qui, il faut l’avouer, accusaient pas mal leur âge. En effet, contrairement à Hergé dans Tintin, Jacobs n’a pas retravailler ses premiers albums et sincèrement, cela se sent a la lecture des deux premiers tomes du Secret de l’Espadon ; pas très éloigné, dans le style, d’un certain Tintin au pays des soviets. Fort heureusement, m’étant accrocher à la lecture et désirant aller au bout, la dernière partie fut une agréable surprise, voir même une excellente surprise qui laissait entrevoir tout le potentiel des albums à venir : dessins de bien meilleur qualité, scénario plus travaillé, idem pour les dialogues, la conclusion du Secret de l’Espadon fut finalement plus que positive et me donna envie, a l’occasion, de découvrir le reste de la saga. Chose faite, vous l’avez compris, quelques semaines plus tard avec le célèbre Mystère de la grande pyramide dont le titre, a lui tout seul, laissait présager du meilleur ; février avait débuté avec Blake et Mortimer et il ne pouvait pas s’achever sans une autre de leurs aventures.

Inutile de tourner longtemps autour du pot, Le mystère de la grande pyramide fut plus que conforme à mes attentes, d’ailleurs, je pense ne pas me tromper en affirmant que celui-ci me prouva, si j’en doutais encore, à quel point l’œuvre de Jacobs mérite que tout amateur de bande dessinée digne de ce nom se doit de découvrir, si ce n’est pas déjà fait. Et même, quelque part, j’irais même plus loin : avec ce second tome des aventures des deux compères britanniques, c’est un peu un vieux rêve d’enfant qui vient de se réaliser : j’ai enfin lu ce qu’aurait dut etre Les cigares du Pharaon de Tintin. Mais je m’explique : cet album du reporter au pantalon de golf fut le tout premier que j’ai eu, étant enfant, et à l’époque, j’étais persuader que Tintin allait etre mêler aux mystères de l’Egypte antique, qu’on allait avoir droit à des momies, des trésors cachés comme, finalement, toute bonne aventure se déroulant à l’ombre des pyramides ; or, comme chacun sait, il n’en est rien du tout et à la place, nous avons droit à une intrigue policière avec des trafiquants d’opium, intrigue au demeurant plutôt bonne, mais loin de mes espérances. Mais ici, dans ce Mystère de la grande pyramide, j’ai enfin mon Cigares du Pharaon idéal : exotisme (qui plus est renforcé par l’époque où se déroule l’action), aventure avec un grand A, chambre secrète sous la Pyramide de Kheops, couloir partant du Sphinx, trafic d’antiquités et même, histoire d’enfoncer le clou : forces occultes agissant dans l’ombre et mythes égyptiens omniprésents. Bref, vous l’avez compris, un pur régal pour un amateur d’égyptologie comme moi, surtout que le scénario est au rendez-vous et nul ne doute que Jacobs a accompli là un travail monumental de recherche histoire de crédibiliser davantage l’intrigue. Celui-ci, le scénario, peut etre pourtant considéré comme banal – après tout, nous n’avons affaire qu’a une chasse au trésor – cependant, il n’en est pas moins captivant au possible et il est quasiment impossible de ne pas aller au bout d’une seule traite tellement l’on se retrouve rapidement pris par celui-ci et les multiples rebondissements qui jalonnent les pages, et ce, alors que, une fois de plus, nous n’avons pas droit à une histoire sur un seul album puisque Le mystère de la grande pyramide est diviser en deux parties : Le Papyrus de Manethon et La Chambre d'Horus. Deux albums donc, ce qui donne une idée de la longueur de l’histoire, et qui plus est, plutôt longs à lire puisque, par comparaison avec les bandes dessinées modernes, il y a plus de pages et infiniment plus de textes. Mais, comme je vous l’ai dit, une fois la lecture commencée, il est impossible de s’arrêter !


Je ne m’attarderais pas sur les tenants et les aboutissements du scénario et ne dévoilerait pas davantage les nombreuses péripéties qui le jalonnent, préférant laisser au lecteur qui ne l’aurait pas encore fait, découvrir cette BD par lui-même ; le plaisir de la découverte est une chose qu’il faut savoir préserver ! Mais sincèrement, si jamais vous n’avez jamais lu le moindre album des Aventures de Blake et Mortimer, je ne peux que vous conseiller ce Mystère de la grande pyramide… d’ailleurs, quelque part, commencer par celui-ci n’est pas une mauvaise idée tant son scénario est excellant. Bien entendu, pour les plus jeunes d’entre nous, cet album pourrait présenter quelques difficultés : de style, bien entendu puisque le franco-belge à « la papa » n’est plus vraiment d’actualité depuis longtemps, ainsi que par sa lecture, qui n’est pas simple si l’on n’est pas familier du genre. Mais pourtant, à un moment donné, il faut savoir se faire violence et sortir du carcan étriqué où l’on se trouve afin de découvrir d’autres œuvres, alors oui, Blake et Mortimer, cela peut faire vieillot en 2013, mais que c’est bon, que dis-je… excellant même ! 

mercredi 20 février 2013

Les Cahiers de Science & Vie 135 : Japon, aux sources du mythe



Quatre jours, quatre jours à peine se sont écoulés depuis samedi dernier et je vous propose une nouvelle fois, sur ce blog, un nouveau billet consacré aux Cahiers de Science & Vie ; à croire que je me les enfile les uns après les autres depuis quelques temps, ce qui, d’ailleurs, n’est pas inexacte, loin de là. Mais bon, il faut dire que si quatre jours, cela peut paraitre court, une revue, si l’on est motivé, ça se lit sans problèmes d’une traite, et si ce ne fut pas le cas pour ce tout dernier numéro des Cahiers, sortit en kiosque, ce fut davantage par manque de temps, son contenu m’ayant tout bonnement captiver. Et donc, après les Sept Merveilles du Monde, c’est autour du Japon d’etre mis à l’honneur :

Les Cahiers de Science & Vie n°135 : Japon, aux sources du mythe
Février 2013

Japon, aux sources du mythe
- Édito : Etranges étrangers
- Cadrage : Le Japon, insulaire par excellence ?
- Interview : « Le Japon ne s'est affirmé que tardivement comme nation » de Pierre-François Souyri.
I - La civilisation
- Le Japon sans riz
- Le Japon, une pâle copie de la Chine ?
- L'empire du sacré ?
- Faut-il être gros pour devenir sumo ?
- Manga, art contemporain ?
- Les geishas sont-elles des escorts-girls ?
II - L'art du combat
- Samouraï, l'éternel guerrier ?
- Un code d'honneur inoxydable ?
- Les shoguns ne sont-ils que des dictateurs militaires ?
- Les ninjas sont-ils des super-héros ?
III - A l'épreuve du monde
- Les temples du Soleil-levant sont-ils authentiques ?
- Un pays sans ressources naturelles ?
- Une méfiance innée à l'égard des étrangers
- Edo, l'époque du rideau de fer ?
- Ere Meiji, l'Occident érigé en modèle ?
IV - D'hier à aujourd'hui
- Un avenir robotique ?
- Interview : « Les japonais n'ont pas plus l'esprit guerrier que les Occidentaux » de Jean-Marie Bouissou

Je dois reconnaitre que lorsque j’ai appris que le cent-trente-cinquième numéro des Cahiers de Science & Vie allait etre consacré dans son intégralité au Japon, j’étais un peu perplexe, mais en fait, ce sentiment était davantage dut au fait que dans cette revue, j’apprécie davantage les dossiers sur l’antiquité. Pourtant, mes doutes n’avaient nullement lieux d’etre puisque, en fait, ce numéro était presque fait pour moi, et ce, pour deux raisons : tout d’abord, mon gout immodéré pour l’Histoire, la grande avec un H majuscule, ensuite, pour le Japon, un pays que j’apprécie grandement depuis ma plus tendre enfance – je ne fais pas partie de la génération élevée aux dessins animés nippons pour rien. Et, du coup, dès le début de ma lecture, j’ai pu constater que non seulement, j’allais passer un bon moment, mais qu’en plus, celui-ci ne risquait pas de s’éterniser tellement je dévorais pages sur pages dès que j’avais cinq minutes de libre ! Et, pour ce qui est des Cahiers de Science & Vie, force est de constater que cela faisait longtemps que cela ne m’arrivait pas, et pourtant, les précédents numéros n’en étaient pas moins intéressants, vous pouvez me croire.

Mais alors, pourquoi un tel engouement pour ce numéro ? Eh bien, tout simplement par le fait que celui-ci représente, à mes yeux, ce que doit etre le magazine idéal : captivant de bout en bout, fourmillant d’anecdotes et instructif au possible, ce fut un régal que de le parcourir, que dis-je, de le dévorer ! Car ce fameux Japon que l’on croit, mondialisation oblige, si bien connaitre, en fait, il est surtout fait d’idées reçues et de stéréotypes qui, dans le meilleur des cas, sont exagérés, dans le pire, carrément inexacts ! Et, du coup, tout au long des pages, l’on découvre un tout nouveau Japon : de l’arrivée des diverses populations humaines pendant la préhistoire, lorsque l’archipel n’était pas encore une ile, à l’époque moderne en passant par une étrange culture néolithique qui ne connut pas l’agriculture sans oublier les diverses périodes d’ouverture et de fermeture au monde extérieur, tous les stéréotypes les plus tenaces sont battus en brèche et l’on découvre donc d’un regard nouveau ses célèbres samouraïs, geishas, sumotoris (et non, ils ne sont pas forcements gros) mais aussi, on en apprend davantage sur l’origine des mangas, le gout pour la robotique sans oublier ce fameux code d’honneur des samouraïs bien moins appliqué que dans la légende – un peu comme nos chevaliers, en occident. Et sincèrement, redécouvrir l’Histoire du Japon ainsi, ce fut un véritable plaisir et une fois arrivé au bout de ce numéro, la première chose que je me suis dit, c’est qu’en fait, malgré mes certitudes, je connaissais bien mal ce pays. Bref, un très bon numéro des Cahiers de Science & Vie que je ne peux m’empêcher de recommander vivement a tout le monde, surtout si, comme moi, vous éprouvez depuis des années un attrait non dissimulée pour ce pays lointain mais tellement fascinant qu’est le Japon. 

dimanche 17 février 2013

LES DRUIDES – LES DISPARUS DE CORNOUAILLE



LES DRUIDES – LES DISPARUS DE CORNOUAILLE

Gwenc'hlan… Mon maitre, celui vers qui se tournent toutes mes pensées maintenant, à l'heure où il me tarde de le rejoindre dans l'autre monde, là-bas, par-delà les brumes...Nous, druides, pensions à raison que l'écriture ne devait pas figer nos sciences, que nous devions les enseigner par la parole et non par l'encre. Mais vint le crépuscule des druides, et maintenant que nombre d'entre nous se sont convertis à la religion du dieu unique et que les autres ont disparu, il nous fout consigner par écrit ce qui sera perdu faute de bouche pour initier... Il apparaît donc fort louable que ceux qui restent, et dont je fois partie, transcrivent notre mémoire sur ce papier, si éphémère, mais qui demeure en ce jour notre seule possibilité de perdurer au travers des époques à venir... Mes souvenirs étreignent mon cœur, se changent en larmes et mes larmes se mêlent à l'encre... Gwenc'hlan...Mon maître... Un forgeron est retrouvé mort en Cornouailles. Eventré, les entrailles dévorées. Le druide Corann fait appeler Gwenc’hlan et Taran, nos héros, pour qu’ils enquêtent sur ce meurtre et la mystérieuse disparition de sa famille. De plus, il semble que cette disparition ne soit pas un cas isolé, d’autres se sont produites dans la région. Une nouvelle enquête par le désormais célèbre duo druidique, Gwenc’hlan et Taran.


Mars 2012 : pour la énième fois, je me lançais dans la lecture d’un cycle de bande dessinée avec l’achat du premier tome d’une série qui promettait énormément, Les Druides. Œuvre de Jacques Lamontagne aux dessins et de Jean-Luc Istin pour le scénario, cette BD portait en elle un fort potentiel qui m’avait pour le moins intéresser : en effet, se déroulant à une époque peu commune, la fin de l’Empire romain alors que le christianisme ne cessait d’étendre son influence et les anciennes religions, dites païennes, de disparaitre petit à petit, nous avions là une enquête digne du Nom de la Rose (enfin, en comparaison puisqu’il faut tout de même reconnaitre que le roman d’Umberto Eco est largement supérieur), les auteurs ayant poussé l’hommage jusqu’à donner l’apparence de Sean Connery a leur protagoniste principal, le druide Gwenc'hlan. Et donc, au cours de cette année 2012, je me suis procurer l’intégralité de la saga, composée de six volumes, ceux-ci alternant entre le bon et le moins bon ; en effet, au fil des tomes, il y eut un petit coup de mou, du, selon moi, par la volonté de Jean Luc Istin de nous coller toutes les légendes celtiques possibles et inimaginables dans son œuvre, le fil de l’enquête s’en trouvant, par moments, occultés, par des digressions qui ne se justifiaient guère. Cependant, malgré ces quelques défauts, le dernier tome, Crépuscule, concluait fort bien la série, donnant finalement, a celle-ci, dans son ensemble, une qualité qui n’en faisait peut-être pas un incontournable du genre, mais, néanmoins, une bande dessinée plutôt agréable.


Mais alors qu’en octobre dernier, j’achevais la lecture du sixième et dernier tome des Druides, à ce moment-là, je savais déjà que je n’en avais pas tout à fait finis avec les péripéties de Gwenc'hlan et de son apprenti, les auteurs ayant décidé de nous offrir un nouveau cycle a la série. Je dois l’avouer, j’étais un peu dubitatif quant à l’intérêt de celui-ci : en effet, à mes yeux, les six premiers volumes se suffisaient à eux-mêmes et je ne voyais pas trop ce qu’une suite apporterait a une série dont j’attendais énormément mais qui s’était révélée, malgré ses qualités, loin d’etre à la hauteur de mes espérances. De plus, je n’aime pas trop cette façon de faire qu’ont la plus part des éditeurs actuels, c’est-à-dire de publier un cycle qui, soit disant, doit se suffire a lui-même, puis, celui-ci achever, de se lancer dans un autre voir même, qui sait, encore dans un autre, donnant davantage l’impression d’exploiter le filon jusqu’à la corde plutôt que de donner leur chance a d’autres titres bien moins lotis – mais parfois tout aussi méritants. Enfin bon, je le reconnais, malgré mes réticences, vu que, dans l’ensemble, cette série ne m’avait pas franchement déplu, je comptais bien me procurer la suite, voir où cela allait nous mener, et puis, vu que je n’en attendais pas monts et merveilles, je ne risquais probablement pas d’etre déçu… et le temps passa…

Il m’aura donc fallut presque quatre mois pour me procurer ce septième tome des Druides, Les disparus de Cornouailles, puisque celui-ci était sorti, pour la petite histoire, le jour de mon anniversaire, le 24 octobre dernier. Il faut dire qu’entre les diverses sorties de la fin d’année dernière, assez nombreuses (et du coup, plusieurs sont restées sur le carreau) et le fait que je me disais que rien ne pressais pour cette suite, il s’en aura fallu du temps avant que je ne me décide enfin. Mais bon, vu que je n’allais tout de même pas attendre qu’un huitième volume ne paraisse avant de me procurer le septième, il fallait bien que je me lance tôt ou tard ; ce fut tard, mais rien de grave en soit. Mais alors, après tant de tergiversations, qu’apportent donc ces Disparus de Cornouailles a la série ? Eh bien, comme je vous l’ai déjà dit, et sans vouloir etre méchant, l’on pourrait dire : pas grand-chose. En effet, le premier cycle achever et se suffisant a lui-même, l’obligation d’une suite n’était pas nécessaire, pourtant, malgré ce constat lapidaire, force est de constater que, dès les premières pages, l’on se prend gentiment au jeu et que si le fait de retrouver nos deux protagonistes ne nous fait pas bondir de joie, le plaisir est tout de même au rendez-vous : oh bien entendu, ne nous emballons pas, c’est l’effet que ça fait que de retrouver de vieux compagnons de routes qui nous sont familiers, mais bon, au moins, ici, nous sommes en territoire connu et même si Gwenc'hlan semble moins vif qu’auparavant, il n’en reste pas moins fidèle à lui-même quoi que se reposant de plus en plus sur son disciple. Mais cette familiarité, justement, est peut etre un peu trop poussée puisque, une fois de plus, nous avons droit aux mêmes ficelles que pour le premier cycle : un événement dramatique qui pousse nos druides à enquêter, des coupables idéals qui ne sont qu’un leurre, des personnages secondaires qui semblent peu sympathiques mais qui bon, qui sait, pourraient l’etre finalement, et au final, qui sera le coupable ? Hum… ils ne vont tout de même pas nous ressortir le coup du premier cycle tout de même !?


Fort naturellement, ce septième tome de la saga ne fait, finalement, que présenter gentiment ce que sera l’intrigue à venir : personnages connus, lieux et temps familiers, l’enquête n’est pas la même mais certains points communs sont reconnaissables malgré tout. Certes, pour le moment, il est difficile de dire ce qui ressortira de ce second cycle et j’espère que Jean Luc Istin s’éloignera un peu de ce qu’il avait fait dans le premier, sinon, je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir donné une suite à une série qui n’en avait pas besoin. Mais bon, comme je l’ai dit, nous n’en sommes qu’au tout début et il est inutile de faire des plans sur la comète surtout que, pour etre tout à fait franc, sans posséder un scénario transcendant, Les disparus de Cornouailles donnent envie d’en savoir davantage sur ces mystérieuses disparitions… et puis, la scène dans la forêt, avec ce mystérieux individu aux bois de cerfs m’aura laissé l’eau a la bouche. Reste un petit bémol que je ne pouvais passer sous silence : les dessins. Jacques Lamontagne s’en étant tenu aux crayonnés, les couleurs sont le fait de quelqu’un d’autre et, sincèrement, la différence avec les premiers volumes et notable, surtout dans les cases où les protagonistes sont représentés en tout petit… c’en est même moche par moments ! J’espère juste que ce gros défaut ne sera pas présent par la suite, ça serait franchement dommage…

LE LIVRE DE TOUTES LES HEURES – VÉLUM



LE LIVRE DE TOUTES LES HEURES – VÉLUM

Depuis des temps immémoriaux, le siège de Dieu est vacant. Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d'une parcelle de divin, les Amortels, se sont divisés en deux clans : les Souverains et l'Alliance. Leur guerre n'a pas lieu dans les cieux, mais sur le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n'est qu'une trace de crasse sous l'ongle d'un pouce. Pour Finnan et Phreedom, qui refusent de choisir leur camp, le temps est compté, car la guerre des cieux sera bientôt totale.


Il y a quelques semaines à peine, je vous proposais sur ce blog la critique du dernier tome (paru à ce jour) de cette extraordinaire saga de Fantasy qu’est Le Trône de Fer, avec la dernière partie d’Une danse avec les dragons, et, bien entendu, en conclusion de celle-ci, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si, après avoir passé près de six mois plongé dans l’œuvre de Georges Martin, il allait etre simple de me lancer dans un autre roman, et si, bien entendu, celui-ci n’allait pas souffrir de la comparaison – interrogation plus que légitime selon moi, au vu de mon ressenti vis-à-vis du chef d’œuvre que je venais de lire. Alors, bien sûr, le risque était grand, mais il existait un moyen pas trop compliqué, pour ne pas dire simple, d’éviter au maximum les comparaisons en me lançant dans un genre complètement différent : ainsi, j’ai passé six mois dans la Fantasy ? Abordons donc la SF, voir autre chose – bref, ce n’était pas le moment de me lancer dans La Roue du Temps. Ainsi, je serais plus à même de juger cette nouvelle œuvre, quelle qu’elle soit. Et justement, alors que je n’en avais pas encore entièrement finis avec Le Trône de Fer, en farfouillant un peu sur le très bon site qu’est Poches SF, j’étais tombé sur un étrange dytique qui m’intrigua particulièrement : Le Livre de toutes les heures. Et pour etre tout à fait franc, il aurait été fort difficile de trouver roman plus différent que celui de Martin ; d’ailleurs, pour etre plus précis, tellement aux antipodes de tout ce à quoi j’ai pu etre habituer à lire jusque-là.

Inclassable, inimaginable et même, parfois, incompréhensible, Le Livre de toutes les heures est un truc difficilement explicable, ce genre d’ovnis littéraires dont il n’en sort qu’un ou deux par décennies, tous genres confondus, et sur lequel l’on tombe, parfois, une seule et unique fois dans notre vie ; a moins d’avoir de la chance, ou pas ? Ecrit par un écossais répondant au doux patronyme de Hal Duncan, ce… euh… roman, est probablement le truc le plus barré qu’il m’ait été donné de lire, et ce, depuis… toujours. Pourtant, au fil de presque quatre décennies de lecture plus ou moins assidue, il m’est arrivé, a l’occasion, de sortir, au gré de mes errances littéraires, sur des œuvres que l’on pourrait qualifier de particulières, au style plus ou moins compliqué pour ne pas dire peu compréhensible, mais, non seulement, à ce niveau, c’est – du moins pour moi – du jamais vu, mais en plus, et de façon peut-être paradoxale, en aucun cas, cela ne m’a empêcher de lire cette chose jusqu’au bout, voir même, par moments, d’en tirer un certain plaisir. Comment, cela est en contradiction flagrante avec ce que j’ai dit auparavant ? Je peux en convenir, mais pourtant, et aussi incroyable que cela puisse paraitre, ce fut le cas. Alors oui, je ne le nie pas, Le Livre de toutes les heures n’est pas fait pour tout le monde, d’ailleurs, je pense qu’il ne peut que convenir qu’a un petit nombre de lecteurs ; mais en affirmant une telle chose, je ne prétends nullement que ceux-ci, dont je fais partie, appartiennent à une quelconque caste de surhommes qui, par-delà le bien et le mal, auraient atteint l’illumination qui leur permettraient de comprendre et d’apprécier à sa juste valeur l’œuvre d’Hal Duncan. Que nenni, il n’est rien de plus faux : ici, les choses sont différentes et ce qui compte, ce n’est nullement votre culture littéraire ou intellectuelle ni même un quelconque gout pour les prises de tête, non, c’est plus difficile a dire… disons que, pour simplifier, soit vous aimer, soit vous détester et abandonner la chose au bout d’une dizaine de pages. Et d’ailleurs, un tel acte serait on ne peut plus compréhensible.

Mais alors, c’est quoi le problème avec ce Livre de toutes les heures ? Eh ben, déjà, en faire un résumé est déjà chose ardue, mais disons que, partant d’un synopsis de base où, dans un monde, ou plutôt, une multitude de mondes parallèles – le fameux Vélum qui donne son nom au titre de ce premier tome – une guerre entre les anges a lieu, avec, d’un côté, ceux qui sont restés fidèles à Dieu, de l’autre, bah, vous savez, les anges rebelles avec Satan et compagnie. Bon, jusque-là, c’est simpliste, n’est-ce pas ? Ensuite, au milieu de ces deux groupes antagonistes, il existe quelques anges, ou plutôt devrais-je dire des Amortels (puisque c’est ainsi qu’ils se surnomment) qui désirent rester neutre, sauf que la chose est interdite et que les deux camps font tout pour engager, y compris de force, ces objecteurs de conscience. Mouais, ce n’est pas encore là que l’on va se perdre. Ajoutons à cela un étrange livre mis en avant dans le prologue, le fameux Livre de toutes les heures, où serait écris l’histoire de toute l’humanité depuis sa création mais qui se révèle également etre une carte, et l’on commence à compliquer les choses, mais bon, avouons que pour le moment, il n’y a rien de bien méchant… rassurez-vous, cela se corse tout de suite après ! Bon bah, déjà, ces anges ou Amortels si vous préférez, n’ont pas toujours été ainsi et ont eu, au fil des millénaires, d’autres identités, du coup, la narration oscille, d’un paragraphe a l’autre, entre le monde moderne et la Mésopotamie, pour ne citer que deux extrêmes flagrants, mais ce n’est pas tout, car il faut garder dans un coin de sa tête que, comme dans l’œuvre d’un certain Michael Moorcock, il existe une multitudes de mondes et que, forcément, ce diable de Duncan ne se prive pas pour nous faire voyager, au gré de ses envies, de l’un a l’autre, et là, cela se complique bigrement car si certains sont évidents – comme celui où l’humanité tient plus des fées que des sapiens – d’autres sont davantage obscurs et il n’est pas toujours évidant de s’y retrouver, surtout que, histoire d’enfoncer le clou, la plus part du temps, nous n’avons pas d’indices particuliers sur le narrateur du moment et il arrive que ce n’est qu’au bout de quatre ou cinq pages que l’on devine qui et qui et où on est… tout en sachant que, d’un paragraphe a l’autre, c’est encore autre chose ! C’est déjà bien plus compliquer pour ne pas dire incompréhensible ? Effectivement, mais ce n’est pas tout car en fait, tous ces personnages, eh ben, ce sont les mêmes ! Les Carter, Thomas, Puck, Finnan, Phreedom, Anna, Inanna, Enoch, Prométhé, Enki, Metatron et les autres, au final, ils ne sont que des variantes des mêmes individus, et ce, dans une multitudes de mondes parallèles, le Vélum donc, mais aussi, à travers les âges, et alors que l’on pourrait croire, de prime abord, qu’ils sont une bonne vingtaines, en fait, non, les protagonistes principaux ne sont que cinq ou six, grand maximum. Bon, là, vous lâchez la partie ?! Comme je peux vous comprendre…

Pourtant, je suis allé jusqu’au bout de ce Vélum, et, comme je vous le disais précédemment, j’ai même ressentit par moments un certain plaisir lors de ma lecture, mais, et je vous rassure, pas tout le temps et d’ailleurs, certains passages furent d’une dureté extrême pour ce qui fut de la compréhension. Mais, dans ce véritable bazar où l’on ne cesse d’alterner, d’une ligne à l’autre, a des passages tirés des légendes sumériennes aux tranchées de la Somme, sans oublier le Caucase où a lieu une mystérieuse expédition, dans ces pages où parfois, l’on ne peut s’empêcher de se dire que seul un fou pourrait comprendre parfaitement le contenu, dans ce périlleux exercice intellectuel qui ne peux nous laisser complètement indifférent et où l’on va, dans un même chapitre, trouver tel passage tout bonnement génial et l’autre carrément cintré, il m’est apparu une chose, une certitude : Hal Duncan nous a pondu un, pardonné moi l’expression, putain de bon livre ! Définitivement barré, j’en conviens, impossible à appréhender dans sa totalité, c’est une certitude, souvent déroutant, mais parfois, flirtant allègrement avec le génie. De par sa structure, son contenu, ses sous-entendus, son scénario (lorsqu’on le comprend) et même, de par sa prise de risque, car oui, mille fois oui, Vélum n’est pas un roman comme les autres, loin de là, et sincèrement, sortir une telle œuvre, chapeau, où alors, Duncan est barré lui aussi et moi encore plus pour l’avoir apprécier, mais bon, quelle expérience que de se plonger là-dedans… ce n’est décidément pas tous les jours que cela nous arrive, et comme je suis du genre a en redemander, je n’ai pas perdu de temps pour le lancer dans sa suite, Encre !

samedi 16 février 2013

Les Cahiers de Science & Vie 91 : Sept Merveilles pour faire un Monde



Je poursuis tranquillement ma lecture des vieux numéros des Cahiers de Science & Vie que je me suis procurer ces dernières semaines et donc, après, il y a environ deux semaines, avoir aborder l’histoire des pyramides, aujourd’hui, le numéro dont je vais vous parler a pour sujet principal les fameuses Sept Merveilles du Monde, dont tout le monde, ou presque, a, un jour ou l’autre, entendu parler – mais de là à connaitre la liste exacte de celles-ci, c’est un autre problème. Mais bon, avant de vous dire ce que j’ai pensé de ce désormais ancien numéro (début 2006 tout de même), voici le sommaire de celui-ci :

Les Cahiers de Science & Vie n°91 : Sept Merveilles pour faire un Monde
Février 2006

Sept Merveilles pour faire un Monde
- Edito : Une vision grecque
I - 2000 ans après
- Ephèse, une splendeur vouée à Artémis
- Quelques pas dans Ephèse
- Rhodes, le Colosse éphémère
- Anatomie du colosse du Nouveau Monde
- Pyramides d'Egypte : l'étonnement grec
- Les merveilles de Babylone
- Un Zeus d'or et d'ivoire
- Le Mausolée, écrin et joyau
- Mausolées du monde
- Une lueur dans la nuit alexandrine
- L'odyssée d'un texte
- Les Sept Merveilles du monde de Philon de Byzance, morceaux choisis
- Les vraies raisons d'un choix
- Les dix-huit merveilles de Rome
- Bains et merveilles
- Merveilles médiévales
- « La naissance de l'architecture académique » Interview de Jean-Pierre Adam
II - Longtemps après
- Les 812 merveilles du monde contemporain
- Mostar : un pont suspendu dans l'histoire
- Wonders' business
- 7 architectes en quête de merveilles

L’on pourrait trouver qu’un sujet maintes fois abordés comme les Merveilles du Monde, loin, du coup, d’etre original, risquait de rebuter le lecteur le plus compréhensif qui pourrait avoir l’impression de tout connaitre sur la chose, et cette impression pourrait paraitre logique de prime abord, pourtant, à la lecture de ce numéro des Cahiers de Science & Vie, il apparait rapidement, et dès les premières pages, qu’il n’en est rien. En effet, et comme je le signalais en préambule de ce billet, si tout a chacun a entendu parler, un jour ou l’autre, des célèbres Merveilles du Monde, les connaitre est déjà un tout autre problème, et franchement, et sans aucune mesquinerie, je pense ne pas me tromper en affirmant que nombreux sont ceux qui sont tout bonnement incapables de citer, de mémoire, la fameuse liste complète – d’ailleurs, fut un temps, je ne m’en caches pas, où j’étais dans le cas. Après tout, les pyramides, c’est facile, le Colosse de Rhodes aussi, le Phare d’Alexandrie et les jardins de Babylone, c’est facile à retenir… mais le Mausolée d’Halicarnasse, la Statue de Zeus d’Olympie ou le Temple d’Artémis à Ephèse, c’est déjà une autre paire de manches pour s’en souvenir. Mais plus que de nos servir de pense-bête et de nous rappeler ce que furent ces fameuses merveilles, ce numéro des Cahiers de Science & Vie, comme c’est souvent le cas avec ce magazine, va beaucoup plus loin : rappel de l’historique des Merveilles, bien entendu, mais aussi, leur sort, les raisons de leur choix ainsi que, pour certaines, leur équivalents modernes. Une première partie hautement intéressante et fort instructive, même si, j’en conviens, les véritables spécialistes n’auront là rien de franchement nouveau à se mettre sous la dent.

Mais ce n’est pas tout car ce numéro des Cahiers ne se contente pas de se limiter aux fameuses Sept Merveilles du Monde, comme l’on pourrait le croire, et donc, après celles-ci et les raisons qui ont poussé les anciens à établir une telle liste, nous avons droit à d’autres listes, réalisées au fil des siècles et qui vont, bien entendu, de l’Empire Romain a… notre époque actuelle, et ce, en passant par le Moyen-âge. Bref, c’est donc deux milles ans qui sont abordés dans ce numéro, différentes façons de voir le monde et donc, de choisir ces fameuses réalisations humaines censées etre des merveilles, mais aussi, l’on constatera que les limites géographiques qui, du monde grecque et proche oriental des débuts, va s’en cesse en s’agrandissant jusqu’à englober, comme il se doit, la planète entière et toutes les civilisations et cultures humaines.

Paru en février 2006, ce numéro des Cahiers de Science & Vie n’aborde pas les Sept Merveilles dites « modernes » et que l’on connait suite au vote effectuée il y a de cela quelques années (celui-ci est abordé dans ce numéro mais à l’époque, les votes n’étaient pas encore achevés), et sur lequel l’on pourrait trouver à redire – mais bon, toute liste, de toute façons, sont sujettes a discussions. Du coup, si vous souhaitez en savoir davantage au sujet des Merveilles actuelles, et plus précisément, sur le patrimoine mondial de l’UNESCO, je vous invite à lire un autre numéro, le cent-trentième, bien plus récent (juillet 2012) : Mondes perdus : Peut-on encore les sauver ? Assez complet et instructif, il est le complément indispensable si vous souhaitez approfondir le sujet. Mais quoi qu’il en soit, pour en revenir au numéro qui nous intéresse aujourd’hui, si vous aimez l’antiquité, si vous vous passionnez pour l’architecture humaine et plus précisément pour ses fameuses Merveilles du Monde, alors, nul ne doute que ce numéro des Cahiers de Science & Vie est fait pour vous.

lundi 11 février 2013

MASQUÉ – CHIMÈRES ET GARGOUILLES



MASQUÉ – CHIMÈRES ET GARGOUILLES

Blessé au cours d'une mission dans le Caucase, le sergent Frank Braffort regagne Paris après six ans d'absence. Il découvre une ville en pleine mutation orchestrée par le Préfet Beauregard : Paris-Métropole. Une ville où le gigantisme rétro fait fureur et où se multiplient les « anomalies », évènements mystérieux que nul ne peut expliquer. Une ville qui va s'emparer de Braffort et lier leurs destins à jamais... La nuit de Noël tombe sur Paris, mais pour Frank Braffort, c'est une nuit de ténèbres. Rejeté par son père, Frank accepte de revêtir à nouveau le masque et d'accomplir, pour le Préfet Beauregard, une mission profondément immorale. Il n'a, toutefois, pas le temps de trancher le dilemme car, en plein cœur de l'île de la Cité, une anomalie monstrueuse vient de naître parmi les Chimères et Gargouille.

La problématique des super héros à la sauce française est un vaste sujet maintes fois abordé sur ce blog depuis que celui-ci existe, et plus particulièrement, depuis que quelques auteurs bien de chez nous aient tenté la grande aventure, faire le lien entre deux univers qui, à priori, n’ont pas grand-chose en commun, et, accessoirement, aient plus ou moins atteint leurs buts, c’est-à-dire, réussir à créer une œuvre qui ne soit pas un vulgaire pastiche de la bande dessinée superhéroique américaine, piège inévitable dans une telle entreprise tout en crédibilisant le fait qu’un super héros costumé français puisse exister sans que l’on ne pousse un franc fou rire. Ce défis, car il faut bien appeler un chat un chat, pas évidant à réussir car, après tout, entre les comics US et la BD bien de chez nous, il y a un monde, selon moi, fut réussis a deux reprises : par le biais d’un pur chef d’œuvre, La Brigade Chimérique, de Serge Lehman, qui va bien au-delà de la simple volonté de faire du super héros européen, mais qui nous montre que ceux-ci, finalement, existaient auparavant et que, quelque part, ils sont même à l’origines de leurs glorieux descendants, ainsi qu’avec une autre bande dessinée, moins « prise de tête » mais  que, personnellement, j’aime plutôt assez, Les Sentinelles, de Xavier Dorison, qui nous montre un monde où avec des super héros en plein premier conflit mondial. Deux œuvres donc, plutôt récentes, de fort bonne qualité, et qui, bien entendu, ouvraient la porte à ce qui paraissait tout bonnement impossible encore quelques années en arrière : faire de la BD superhéroique française ! Et, sur ce point, ce diable de Serge Lehman, après avoir ouvert pour ne pas dire défoncer les portes avec sa Brigade Chimérique, ne pouvait en rester là car si, à l’issu de celle-ci, l’on comprenait pourquoi le vieux continent n’avait plus de… hum, pantins masqués… il n’était pas dit que ceux-ci ne reviennent un jour ou l’autre.


D’ailleurs, on s’en doutait fortement qu’une autre série allait voir le jour, que la Brigade ferait des petits, que, maintenant que le plus dur était fait, pourquoi donc en rester là ?! Et ce qui devait arriver, arriva et, il y a de cela un peu plus d’un an sortait le premier tome d’une toute nouvelle série : Masqué. Bien évidemment, tout enthousiasmer que j’étais encore par mon ressentit à l’égard de la Brigade Chimérique, ce fut avec une joie non dissimulée que j’accueilli à bras ouvert Anomalies, premier volume de ce Masqué au nom si évocateur, et même si les différences avec son glorieux ainé étaient pour le moins flagrantes pour ce qui est des dessins, du style narratif (ici, bien plus proche du comics de base) sans parler de l’époque où se déroulait l’action (la nôtre, à la fois proche et différente), cela ne m’avait pas empêcher d’apprécier à sa juste valeur une œuvre qui – et le second volume, Le jour du Fuseur, le confirma – promettait énormément ; d’ailleurs, et comme la Brigade en son temps, Masqué fut, pour la petite histoire, considéré par mes soins comme la BD de l’année 2012… eh, ce n’est pas rien !


Alors, fort de mes bonnes impressions au sujet des premiers albums de la série ainsi que ma confiance absolue en Serge Lehman, ce fut avec une certaine impatience que j’attendais la sortie du troisième tome de Masqué, ce Chimères et Gargouilles a, au demeurant, la fort belle couverture (ce qui était déjà le cas de ses prédécesseurs). Histoire de faire durer un peu le plaisir, je dut attendre la paye de fin janvier pour me le procurer, puis d’aller le récupérer à la poste, puis… ce n’était pas finis… le manque de temps de ces derniers jours avant que, finalement, hier soir, après avoir relu le second tome histoire de me remettre un peu dans le bain, je me suis enfin attaquer à ce troisième tome de Masqué !

Et là, comment dire, ce fut la douche froide… Certes, j’étais déjà tombé, ces derniers temps, sur quelques critiques pour le moins loin d’etre positives au sujet de ce Chimères et Gargouilles mais bon, je me disais que même si ce tome n’était peut-être pas aussi bon que les deux premiers, il me plairait probablement ; après tout, cela n’allait pas subitement etre nul non plus !? Je vous rassure, ce ne fut pas le cas… enfin, non, ce n’est pas nul, loin de là. D’ailleurs, pour ce qui est du scénario, Serge Lehman sauve la baraque et même si l’on regrette une baisse certaine de l’intérêt narratif principal de celui-ci dans ce troisième tome, force est de constater que l’on ne peut s’empêcher de se dire que l’auteur sait parfaitement où il va et qu’il distille toujours avec subtilité les sous-entendus sur les tenants et les aboutissements qui nous seront révélés dans le tome final. Cependant, l’un des principaux défauts que l’on retrouve ici, ce sont les dessins : bon, à la base, je n’étais pas un fan enthousiaste de Stéphane Créty mais son travail sur les deux premiers volumes était plus que correct, mais là, je ne sais pas ce qui s’est passé mais c’est le jour et la nuit ! Enfin si, je devine le problème : le changement d’encreur. Du coup, de la netteté et du sens du détail des deux premiers tomes de Masqué, l’on passe ici à un certain flou et a une omniprésence des couleurs sombres (en plus, l’action se déroule de nuit ce qui n’arrange rien) ainsi qu’a une dureté des traits franchement pas très agréables. Alors, ce changement ne peut que perturber le lecteur et si en plus, vous passez d’un encreur a l’autre en une soirée, vous imaginez le choc !


Dommage, oui dommage, car dans l’ensemble, il y a tout de même quelques points positifs comme cette Gargouille aux pouvoirs pour le moins particuliers et originaux ainsi que le scénario qui, sur les dernières pages, s’emballe rapidement et annonçant un final pour le moins explosif. De plus, mais dans un sens plus large, il est impossible de ne pas se rendre compte à quel point Lehman sait pertinemment où il va, et puis, les quelques petites révélations et coups de théâtre qui parsèment cet album ne vous laisseront pas indifférents. Reste, hélas, les dessins… mais là, c’est un tout autre problème. Enfin bon, malgré ce qu’il faut bel et bien appeler une déception (mais bon, c’est mon ressenti et cela n’engage que moi, d’autres, probablement, trouveront mes points négatifs comme étant positifs et vice versa), cela ne m’empêche nullement d’attendre tout de même avec intérêt la sortie, dans les mois à venir, du dernier tome qui conclura (enfin, normalement) la saga, en espérant, bien entendu, que celui-ci soit à la hauteur de mes espérances, mais bon, il sera toujours temps, quand le moment sera venu, de voir si ce sera le cas. 

MOTORSTORM PACIFIC RIFT



MOTORSTORM PACIFIC RIFT

MotorStorm Pacific Rift déboule à fond les ballons sur PS3 et parachute le joueur au milieu d'une île du Pacifique pour des courses encore plus folles. Sur 16 circuits variés, allant des marécages aux cimes des montagnes en passant par l'intérieur d'un volcan, conduisez toutes sortes de véhicules tout-terrain et démenez-vous pour trouver le chemin adéquat, seul contre l'IA ou jusqu'à 16 joueurs online.


C’est avec quelques semaines de retard, car en étant parfaitement objectif, ce billet aurait davantage eu sa place sur ce blog fin décembre dernier (mais bon, je n’avais pas le temps, blablabla et autres excuses du même genre…) que je me suis enfin décidé à vous parler d’un jeu pour le moins atypique, du moins, pour ce qui est de mes gouts personnels en softs vidéoludiques, MotorStorm Pacific Rift. Atypique ? Pour quelle raison vous demandez vous probablement ? Eh ben, pour etre tout à fait franc, les jeux de courses, depuis… oh… toujours ou presque, cela n’a franchement jamais été ma tasse de thé ; pour moi, un bon jeu vidéo, c’est avant toute chose, l’aventure avec un grand A, un truc qui me fasse vibrer, qui me fasse voir du paysage, avec quelques affrontements, un peu de réflexion, des obstacles à franchir et un minimum de scénario (mais s’il est excellent, je suis preneur), bref, pour moi, un bon jeu vidéo, c’est un truc qui va de Tomb Raider a Final Fantasy en passant par Metal Gear, Medievil, Soul Reaver, Resident Evil et tous les autres du même type. A la rigueur, un jeu de foot, parce que j’aime cela, peut me convenir, mais un jeu de course, quel que soit le genre, sincèrement… bof.


Il faut dire que les voitures et moi, ce n’est pas vraiment le grand amour – et je ne parle même pas des motos, déjà que sur un vélo, j’ai du mal, je vous laisse imaginer ma crainte de monter sur un deux-roues – et ce, depuis toujours : nul en mécanique, je les trouve, a 95%, moches (par contre, les anciennes d’avant-guerre étaient pas mal) et le seul intérêt que je leur trouve, c’est de nous amener d’un point A a un point B… allez, je vous l’avoue, je n’ai même pas mon permis (même si des raisons médicales y sont aussi pour quelque chose). Alors, du coup, comment voulez-vous que je me passionne pour des jeux de courses, qui plus est des jeux où parfois, si vous n’êtes pas vous-mêmes des pilotes chevronnés, vous n’y trouverez aucun plaisir – hum, pourquoi je pense soudainement à Gran Turismo ? Mouais, c’est perdu d’avance, le genre n’est décidément pas pour moi et l’on aurait pu en rester là.


Pourtant, occasionnellement, il m’est arrivé d’avoir quelques coups de cœur : Formula One du temps ou la F1 me disait encore quelque chose (hum, une douzaine d’années) et surtout, l’inimitable et inoubliable Need For Speed III : Hot Pursuit, dont, d’ailleurs, je vous avais parlé sur ce même blog il y a de cela quelques années, avec ses courses endiablés entre concurrents tout en essayant de s’échapper à la police… ah, que de bons souvenirs ! Mais bon, comme vous pouvez le constater, cela fait peu, très peu même… une infime goutte d’eau dans un océan vaste comme un monde ; effectivement, les jeux de course et moi, ce n’est pas ma tasse de thé.


Et puis, une éternité après Need For Speed, ce MotorStorm Pacific Rift au titre pour le moins improbable, que je ne connaissais même pas et acheter en décembre dernier, uniquement pour m’amuser avec mes enfants, chose que je ne pouvais pas faire avec God of War, pour ne citer que l’exemple le plus frappant. Un jeu de course, pris un peu au hasard, qui ne me paraissait pas etre bien compliquer, et qui me permettrait de sortir un peu de mon autisme habituel dont lequel me plonge les jeux vidéo – partager, c’est bien aussi, non ? Un jeu dont je n’attendais pas grand-chose et… qui m’a plu immédiatement et ce, dès la première fois que je l’ai essayé ! Etonnant, pour ne pas dire incroyable ?! Certes, j’en conviens, mais bon, ce MotorStorm Pacific Rift (oh le titre par contre, je n’y arrive pas) possédait en lui tous les atouts, ou presque, pour me plaire : environnements finalement bien plus variés que ceux a quoi je m’attendais (les circuits étant sur une ile, a la base, je craignais un peu la routine), choix plutôt intéressant de véhicules (cela va de la moto au Monster Truck en passant par le quad, le camion ou le 4/4), courses pour le moins endiablées et variés lors des différents et très nombreux défis (contre la montre, minimum de dégâts etc.) et surtout, non seulement, on n’est pas obliger d’etre un Sébastien Loeb en puissance pour espérer remporter une course (mine de rien, pour moi, c’est important) mais en plus, ces fameuses courses… bah, c’est souvent du grand n’importe quoi avec des accidents spectaculaires en veux-tu en voilà (et l’on repart comme en 40), et même, environnements oblige, des chutes dans le vide tellement impressionnantes que, par moments, on se surprend à faire exprès de faire le grand plongeon ! Bref, un tel jeu, pour un type comme moi qui ne veux pas se prendre la tête, c’est le bonheur, alors, quand on est à plusieurs, vous imaginer le délire et les fous rires !


Bien évidemment, aux yeux des puristes, un titre comme MotorStorm Pacific Rift ne trouvera guère grâce à leurs yeux, mais, comme il me plait à le dire souvent : fuck les puristes ! Ici, ce qui compte, ce n’est pas de savoir qui a la plus grosse… euh, pardon, qui est le meilleur pilote, mais de s’amuser, de pousser ses adversaires dans le vide voir même d’y aller soit même… sans oublier de la remporter cette fichue course tout de même, non mais ! A plusieurs, vous prendrez indéniablement votre pied, croyez-moi, et seul, vous n’en serez pas loin non plus, et puis, vu la quantité de défis à réussir, au moins, vous en aurez pour votre argent surtout que, mine de rien, ceux-ci deviennent vite captivants. Alors oui, dans la grande histoire des jeux vidéo, MotorStorm Pacific Rift ne restera pas dans les annales, mais dans la mienne, celle des jeux qui m’auront marqué, sa place sera déjà plus conséquente, et, quelque part, pour moi, c’est surtout cela qui compte avant tout. 
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