mercredi 14 décembre 2016

LES AVENTURES DE TINTIN – L'ÉTOILE MYSTÉRIEUSE


LES AVENTURES DE TINTIN – L'ÉTOILE MYSTÉRIEUSE

Intrigué par l'apparition d'une nouvelle étoile, Tintin se rend à l'observatoire où il rencontre le professeur Calys. Celui-ci lui révèle la nature de cet astre : c'est une gigantesque météorite qui semble se diriger droit vers la Terre et devrait entraîner la fin du monde. Finalement, la météorite ne touche heureusement pas la Terre, mais on apprend qu'un fragment est tombé dans l'océan Arctique. Ayant découvert grâce à une photographie spectroscopique de la météorite la présence d'un métal inconnu qu'il nomme calystène, le professeur Calys organise une expédition avec l'aide financière du Fonds Européen de Recherches Scientifiques (FERS). Le professeur Calys n'est cependant pas le seul à s'intéresser à l'aérolithe : la banque Bohlwinkel aimerait aussi s'en arroger les droits. Pour ce faire, elle envoie un bateau, le Peary, et fomente plusieurs coups-bas contre l'équipage de l'Aurore.


Les Aventures de Tintin – L'Étoile mystérieuse
Scénario : Hergé
Dessins : Hergé
Couleurs : Hergé
Couverture : Hergé
Editeur : Casterman
Genre : Aventure, Franco-Belge
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 1942
Nombre de pages : 62

Mon avis : Depuis toujours, ou presque, le cas posé par L’Étoile Mystérieuse apporte bien des discussions au sein des fans et des détracteurs d’Hergé, ainsi, tant les premiers (pour certains) que les seconds (tous) ne voient dans cet album que la preuve absolue d’une ancienne connivence du maitre pour les régimes fascistes des années 30. Pour quelle raison, oh, pour quelques petits détails, ma foi, que l’on ne peut nier : ainsi, l’expédition scientifique qui part en quête du météorite est composée de savants allemands ou de pays neutres, leur adversaire, qui ne cesse de leurs posés des bâtons dans les roues, est indéniablement juif, quand a sa nationalité, si cette dernière a été modifiée dans la version moderne de l’album, on devine sans problème que les méchants de l’histoire sont des américains. Pourtant, malgré toutes ces preuves a charge, il serait peut-être bon de rappeler que L’Étoile Mystérieuse fut publiée en 1942, en pleine occupation allemande et que, a l’époque, il n’était pas de bon ton de montrer quelque sympathie pour les Etats-Unis, bien au contraire. Bien évidement, chacun restera sur ses positions et là n’est pas le problème qui nous occupe aujourd’hui, c’est-à-dire, de savoir ce que vaut vraiment cette Étoile Mystérieuse !? Bon, reconnaissons-le tout de suite, si cet album des Aventures de Tintin n’apparait jamais dans le top 5 des spécialistes du reporter à la houppette, c’est qu’il y a bien quelques raisons à cela… En effet, même si, indéniablement, tous les Tintins sont presque de bons voir de très bons albums, il apparait clairement qu’il manque un petit je ne sais quoi a cette Étoile Mystérieuse pour en faire un incontournable. Pourtant, le début est franchement excellent et cette idée de fin du monde annoncée avec les catastrophes qui l’accompagnent, tandis qu’un pauvre diable pas tout seul dans sa tête se met à annoncer l’apocalypse, est, indéniablement, le grand moment de cet album. Malheureusement, la suite, elle, est moins engageante et je trouve que Tintin et ses compagnons perdent beaucoup trop de temps à naviguer, échappant aux embuches du méchant banquier (juif) et alternant les gags après les gags. Du coup, tout cela s’étire un poil trop en longueur et ce n’est que vers la fin de l’aventure, lorsque enfin, ils arrivent a l’aérolite, qu’enfin, le lecteur sort de son demi-sommeil pour un final, ma foi, qui marque les esprits de par son coté science-fiction assumé – quoi que, je me demande lors de chaque relecture pourquoi l’araignée devient géante et pas Tintin et Milou !? Bref, vous l’avez compris, L’Étoile Mystérieuse n’est pas mon Tintin préféré et si je l’appréciais grandement étant enfant, force est de constater qu’en prenant de l’age, j’ai plus tendance à voir ses défauts que ses qualités – mais relativisons les choses, cela reste une bonne BD ! Par contre, repoussé cet album en raison d’un quelconque racisme d’Hergé, là, non, je ne suis pas d’accord, surtout que ce n’était absolument pas le cas !


Points Positifs :
- Le coté apocalyptique de la première partie est le grand moment de cet album : la fin du monde semble imminente, il y a moult signes qui l’annoncent, les gens semblent perdre les pédales et, au milieu de tout cela, un Tintin désespéré qui s’attend a la fin.
- La fin, sur l’aérolite, marque indéniablement les esprits avec ces arbres qui poussent en une nuit, ces champignons colossaux qui explosent et cette fameuse araignée géante qui finira écrasée par une… pomme qui l’est tout autant !
- Les gags et autres situations coquasses sont fort nombreuses et Hergé n’avait décidément pas son pareil pour frapper juste à chaque fois.
- Pour ce qui est des dessins, tout cela est sans surprise, bien sur : c’est du Hergé, bref, c’est du tout bon pour les fans de la ligne claire.
- La couverture, bien entendu, oh combien célèbre…

Points Négatifs :
- Une aventure qui s’étire malheureusement trop en longueur par moments. Il faut dire que le voyage en bateau jusqu’à l’océan arctique n’est pas des plus passionnants et que, en dehors des gags, il ne se passe pas grand-chose.
- Pour quelle raison, sur l’aérolite, tout se met à pousser de manière subite, sauf Tintin et Milou ?
- Je n’ai jamais compris pourquoi il faut trois mois à l’expédition pour se décider à partir ?
- On a droit à toute une équipe scientifique, certes, mais on les voit a peine finalement…
- J’ai certes défendu cet album et Hergé, mais bon, tout de même, la caricature du méchant banquier juif…

Ma note : 7,5/10

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