vendredi 31 mai 2019

DANS LEUR REGARD


DANS LEUR REGARD

Le mercredi 19 avril 1989, n'ayant pas école le lendemain du fait de vacances de la côte Est des États-Unis, un groupe d'une dizaine de jeunes se retrouvent en bas des tours du Schomburg Plaza pour sortir ensemble, parmi lesquels Raymond Santana et Kevin Richardson. Le père de Santana a peur que son fils ait des problèmes dans le quartier et lui dit d'aller à Central Park, un endroit réputé plus calme. En direction du parc, le groupe récupère différents amis qu'il croise, comme Kharey Wise qui est en train de manger à Kennedy Fried Chicken avec une amie. À l'entrée nord-est de Central Park, les jeunes retrouvent un autre groupe d'une dizaine d'individus de leur âge. Aux environs de 21h00, en descendant dans le parc, le groupe commence à frapper et agresser des passants. Au même moment, Trisha Meili, banquière d'investissement de 28 ans travaillant pour Salomon Brothers, alors qu'elle court au nord du parc, est violemment agressée, frappée par derrière, traînée par terre sur près de 90 mètres, agressée physiquement et sexuellement, violée et battue à mort…


Dans leur Regard
Réalisation : Ava DuVernay
Scénario : Ava DuVernay
Musique : Kris Bowers
Production : Harpo Films, Tribeca Productions, ARRAY, Participant Media,
Genre : Drame
Titre en vo : When They See Us
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 31 mai 2019
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 4 x 65 minutes

Casting :
Asante Blackk : Kevin Richardson
Justin Cunningham : Kevin Richardson (adulte)
Caleel Harris : Antron McCray
Jovan Adepo : Antron McCray (adulte)
Ethan Herisse : Yusef Salaam
Chris Chalk : Yusef Salaam (adulte)
Jharrel Jerome : Korey Wise
Marquis Rodriguez : Raymond Santana
Freddy Miyares : Raymond Santana (adulte)
Marsha Stephanie Blake : Linda McCray
Kylie Bunbury : Angie Richardson
Aunjanue Ellis : Sharonne Salaam
Vera Farmiga : Elizabeth Lederer
Felicity Huffman : Linda Fairstein
John Leguizamo : Raymond Santana Sr.
Niecy Nash : Delores Wise
Michael K. Williams : Bobby McCray
Omar Dorsey : Elombe Brath
Suzzanne Douglas : Grace Cuffe
Christopher Jackson : Peter Rivera
Joshua Jackson : Mickey Joseph
Famke Janssen : Nancy Ryan
Adepero Oduye : Nomsa Brath
Aurora Perrineau : Tanya
Storm Reid : Lisa
William Sadler : Michael Sheehan
Blair Underwood : Bobby Burns
Len Cariou : Robert Morgenthau
Chikwudi Iwuji : Colin Moore
Frank Pando : Detective Gonzalez
Alexandra Templer : Trisha Meili
Allan Greenberg : Howard Diller
Isis King : Marci Wise
Logan Marshall-Green : Roberts
Gary Perez : Manuel Santana
Dascha Polanco : Elena
Reece Noi : Matias Reyes

Mon avis : D’entrée de jeu, le postulat de départ de ce Dans leur Regard m’aura fait penser à Seven Seconds et ceux et celles qui ont put voir, l’année passée, cette excellente série me comprendront sans nul doute puisque, dans les deux cas, il est pointer du doigt la police et la justice nord-américaine, particulièrement vis-à-vis de la communauté noire – et latino, il ne faut pas les oublier ceux-là… Pourtant, il y a une différence de taille entre ces deux séries puisque si la seconde n’était qu’une excellente fiction, la première, qui nous préoccupe aujourd’hui, est inspirée d’une histoire vraie, la fameuse affaire de la joggeuse de Central Park où, suite a un viol horrible, cinq adolescents furent condamné a tort. Bien entendu, traiter d’une histoire vraie n’est jamais chose aisée et l’on se doute bien que, malgré les meilleures attentions du monde, ce que l’on voit à l’écran n’est qu’une vision d’un réalisateur – ici, une réalisatrice, Ava Du Varney – cependant, en prenant cette mini-série pour ce qu’elle est avant toute chose, c’est-à-dire, le témoignage d’une bien triste affaire et du sort de ces cinq adolescents, brisés par la justice et la prison pendant des années – si ce n’est a vie car bon, même si depuis, la justice a reconnu ses torts, comment se reconstruire totalement lorsque sa vie a été brisée de la sorte – force est de constater qu’il y a de quoi être captiver parce qu’il faut bel et bien appeler une réussite !? Car oui, mille fois oui, Dans leur Regard, dont je n’attendais pas monts et merveilles, est une excellente mini-série : pour son coté engagé, bien entendu, pour la dénonciation d’un système que l’on peut qualifier sans peine de pourri et de raciste, mais aussi et surtout pour l’empathie que l’on ne peut que ressentir vis-à-vis de ces ados, complètement paumés vis-à-vis de ce qui leur tombe dessus. Bien évidement, pour cela, ma mise en scène quasi parfaite d’Ava Du Varney et le formidable jeu de certains des acteurs – y compris les plus jeunes – y est pour beaucoup et, ma foi, il est difficile de ne pas ressortir totalement indemne devant le visionnage de cette série. Alors bien sur, certains regretteront un certain pathos et quelques lieux communs, ici et là, mais bon, dans l’ensemble, Dans leur Regard est une belle réussite qui réussit le coup de maitre de mélanger habilement l’œuvre coup de poing, ce, tout en nous captivant de fort belle manière. Indéniablement, une des meilleures productions de chez Netflix de cette année 2019… et de loin !


Points Positifs :
- Une excellente mini-série qui, indéniablement, ne laissera pas les spectateurs indifférents. Il faut dire qu’en partant d’une affaire réelle et tristement célèbre, Ana Du Varney réussit le pari de nous livrer une œuvre d’une intensité rare et qui nous amène à réfléchir, tout en nous tenant en haleine tout au long des quatre épisodes.
- Captivant de bout en bout. Quatre épisodes, seulement, sauf que ces derniers sont assez longs – le dernier atteignant allègrement l’heure et demi – et pour ce qui est de l’intensité dramatique, il n’y a rien à redire tellement l’histoire de ces cinq jeunes adolescents est passionnante.
- Un casting pour le moins excellent, et ce, que ce soit les acteurs adultes ou les jeunes. Petite mention a Jharrel Jerome qui joue le rôle de Korey Wise – adulte et enfant – et qui est franchement touchant par moments.
- Ce n’est pas évidant de réussir une adaptation d’une histoire vraie, surtout lorsque celle-ci est aussi dramatique, cependant, dans le cas présent, Dans leur Regard est une belle réussite.
- Mise en scène, musique, dialogues, photographie ; sincèrement, c’est du tout bon.

Points Négatifs :
- Certaines facilitées scénaristiques par moments et un usage un peu abusif du pathos, mais bon, d’un autre coté, c’est un peu normal au vu du sujet.

Ma note : 8,5/10

jeudi 30 mai 2019

GAME OF THRONES – SAISON 2


GAME OF THRONES – SAISON 2

Après la mort du roi Robert Baratheon et d'Eddard Stark, la légitimité du roi Joffrey est contestée par Stannis et Renly, frères de Robert, tandis que Sansa Stark est retenue comme otage à Port-Réal. Robb Stark poursuit sa rébellion pour venger son père et libérer sa sœur, bien que personne ne sache où se trouve Arya Stark. Lord Tywin Lannister, père de la reine Cersei et grand-père du roi, qui détient Arya sans le savoir, continue de son côté à lutter à la fois contre les Baratheon et contre les Nordiens de Robb Stark. Chaque camp cherche de nouveaux alliés et la guerre des Cinq Rois se prolonge, ignorant la menace d'au-delà du Mur. Au Nord, le Lord Commandant Jeor Mormont continue de guider la Garde de Nuit face aux Sauvageons, soutenu par Jon Snow, cherchant désespérément un moyen d'arrêter la marche de leur immense armée vers le sud. Après quoi, le retour des Marcheurs blancs est officiellement acté. De l'autre côté du détroit, après avoir perdu les Dothraki, Daenerys Targaryen emmène ses dragons jusqu'à la cité de Qarth, où elle espère trouver un appui en vue de reconquérir les Sept Couronnes.


Game of Thrones – Saison 2
Réalisation : David Benioff et D. B. Weiss
Scénario : David Benioff et D. B. Weiss, d’après l’œuvre de George R. R. Martin
Musique : Ramin Djawadi
Production : Grok! Studio, Home Box Office (HBO), Management 360, Generator Entertainment, Bighead Littlehead
Genre : Fantasy, Drame
Titre en vo : Game of Thrones – Season 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : HBO
Diffusion d’origine : 01 avril 2012 – 03 juin 2012
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 53 minutes

Casting :
Peter Dinklage : Tyrion Lannister
Lena Headey : Cersei Lannister
Michelle Fairley : Lady Catelyn Stark
Nikolaj Coster-Waldau : Jaime Lannister
Emilia Clarke : Daenerys Targaryen
Kit Harington : Jon Snow
Alfie Allen : Theon Greyjoy
Sibel Kekilli : Shae
Aidan Gillen : Petyr Baelish, dit Littlefinger
Iain Glen : Jorah Mormont
Charles Dance : Tywin Lannister
Sophie Turner : Sansa Stark
Stephen Dillane : Stannis Baratheon
Jerome Flynn : Bronn
Isaac Hempstead-Wright : Bran Stark
Liam Cunningham : Davos Mervault
Richard Madden : Robb Stark
John Bradley-West : Samwell Tarly
Conleth Hill : Varys
Jack Gleeson : Joffrey Baratheon
Maisie Williams : Arya Stark
Rory McCann : Sandor Clegane, dit « Le Limier »
Gwendoline Christie : Brienne De Torth
Carice van Houten : Mélisandre
Rose Leslie : Ygritte
James Cosmo : Jeor Mormont
Donald Sumpter : Maester Luwin
Kristian Nairn : Hodor
Natalia Tena : Osha
Gemma Whelan : Yara Greyjoy
Art Parkinson : Rickon Stark
Ron Donachie : Ser Rodrik Cassel
Finn Jones : Ser Loras Tyrell
Ian Whyte : Ser Gregor Clegane
Julian Glover : Grand Maester Pycelle
Oona Chaplin : Talisa Maegyr
Michael McElhatton : Lord Roose Bolton
Joe Dempsie : Gendry
Ben Hawkey : Tourte Chaude
Tom Wlaschiha : Jaqen H'Ghar
Francis Magee : Yoren
Mark Stanley : Grenn
Ben Crompton : Eddison Tollett
Simon Armstrong : Qhorin Halfhand
Robert Pugh : Craster
Hannah Murray : Gilly
Edward Dogliani : le seigneur des os
Ralph Ineson : Dagmer
Forbes KB : Black Lorren
Patrick Malahide : Lord Balon Greyjoy
Kerr Logan : Matthos Seaworth
Fintan McKeown : Ser Amory Lorch
Gethin Anthony : Lord Renly Baratheon
Ian Gelder : Ser Kevan Lannister
Lucian Msamati : Salladhor Saan
Esmé Bianco : Ros
Aimee Richardson : la princesse Myrcella Baratheon
Callum Wharry : le prince Tommen Baratheon
Eugene Simon : Lancel Lannister
Ian Beattie : Ser Meryn Trant
Daniel Portman : Podrick Payne
Tony Way : Ser Dontos Hollard
Dominic Carter : Janos Slynt
Roy Dotrice : Wisdom Hallyne
Wilko Johnson : Ser Ilyn Payne
Steven Cole : Kovarro
Amrita Acharia : Irri
Nonso Anozie : Xaro Xhoan Daxos
Roxanne McKee : Doreah
Ian Hanmore : Pyatt Pree
Nicholas Blane : Le roi des épices
Laura Pradelska : Quaithe
Elyes Gabel : Rakharo
Karl Davies : Ser Alton Lannister
John Stahl : Lord Rickard Karstark
Eros Vlahos : Lommy Greenhands
Andy Beckwith : Rorge
Gerard Jordan : Biter

Mon avis : Il y a de cela quelques jours, j’avais eu l’occasion de vous parler de la première saison de ce Game of Thrones, série qui, comme chacun sait, depuis des débuts en 2011, est tout simplement devenu une des plus importantes de ces dernières années et qui, pour la petite histoire, a pris fin le 20 mai dernier – oui, pour ma part, j’ai attendu ce final pour m’y lancer. Ainsi, dans cette critique, si je n’hésitais pas à souligner les nombreux points positifs de l’adaptation du Trône de Fer du sieur George R. R. Martin, comme, selon moi, le choix des acteurs, des décors, des lieux de tournage et, surtout, le fait que dans les grandes lignes, le synopsis était plus ou moins fidèle à l’œuvre originale ce qui faisait que nous avions bel et bien là une adaptation plutôt réussie, je n’avais pas hésiter à pointer du doigt le fait que, malgré tout, si dans les grandes lignes, les scénarios étaient identiques, il n’en restait pas moins quelques différences, souvent inutiles par ailleurs, que dix épisodes, à mes yeux, me paraissaient bien trop court pour rendre justice au premier volume et que, en voulant chipoter un peu, même dans les points positifs (costumes, décors), certains détails m’avaient gêner comme cette Garde Blanche qui ne l’était plus vraiment. Enfin bon, rien de catastrophique non plus puisque, au final, cette première saison de Game of Thrones, à défaut d’être parfaite, n’en restait pas moins comme une fort bonne adaptation. Et donc, sans perdre de temps, je me suis décidé à voir ce que seconde saison avait dans le ventre : allait-elle confirmer les bonnes impressions que sa devancière m’avait laissées ? Allait-elle rendre justice à un volume, A Clash of Kings, moins spectaculaire que le premier, mais tout aussi excellent ? Et puis, surtout, c’était ici qu’allaient apparaitre des protagonistes hauts en couleur comme Stannis, Mélisandre, Asha Greyjoy, Ygritte, Brienne de Torth, Jaqen H'Ghar ou Davos Mervault, bref, tout un tas de raisons d’être impatient de découvrir ce que cette saison avait dans le ventre, surtout que dans celle-ci, entre le revirement de Théon, la bataille de la Néra et les péripéties de la Garde de Nuit au-delà du Mur, les moments forts ne manqueraient pas… Tout débuta plutôt bien d’ailleurs, en fait, plus ou moins, s’il faut être précis, jusqu’à la moitié, environ, de la saison. Jusque-là, tout ce que j’avais dit au sujet de la première saison était valable : nous n’avions là, au final, qu’une saison ni plus bonne, ni pire que sa devancière et je dois avouer que ces premiers épisodes, je les ai regardé avec un certain plaisir. Et puis, sans crier gare, petit à petit, au fil des épisodes, puis, de plus en plus alors que l’on avançait dans l’intrigue, les petits défauts qui m’avaient déjà contrarier au cours de la première saison se firent de plus en plus insistants, les différences de plus en plus notables au point que, arriver à certains moments clés de l’intrigue, celle-ci prenait des tournures parfois différentes. Oh, pas dans les grandes lignes, bien sûr, mais, de différences en différences, de personnages absents en personnages modifiés dans leurs importances, cette saison prenait décidément une tournure de plus en plus singulière pour les connaisseurs de l’œuvre originale. Et si, par soucis de tout casé en dix petits épisodes, on pouvait admettre, a priori, que certains faits ou personnages étaient passé à la trappe, que certains événements ne se déroulaient pas vraiment de la même façon, comment ne être dubitatif quand au fait qu’un protagoniste comme Schlingue, ou plutôt Ramsay Bolton, est complètement absent, que les frères et sœurs Reed, eux aussi, ne sont pas là, et qu’en plus, entre une Asha Greyjoy qui devient Yara Greyjoy (mais pourquoi ?) et le fait qu’il faut se taper des modifications drastiques du scénario comme cette histoire d’amour entre Robb et une pauvre petite infermière de guerre qui s’étale en longueur ainsi que, pur délire des scénaristes, un meurtre gratuit de Jaime Lannister, complètement contraire à ce qu’est ce personnage, et qu’il sera bien difficile de justifier par la suite – car tout régicide qu’il est, son acte arrangea alors beaucoup de monde… hum, hypocrisie quand tu nous tiens ? Et, comme si cela ne suffisait pas, de l’autre côté du détroit, Daenerys a droit, elle aussi, a une refonte de ses aventures, comme si le parcours de celle-ci dans le second tome avait été jugé insuffisamment intéressant ? Bien évidemment, au vu de tout ce que je viens de dire, vous pourriez croire que je n’ai pas été totalement satisfait par cette seconde saison de Game of Thrones. Pourtant, celle-ci ne manque pas de qualités et, si je dois être tout à fait objectif, je dois reconnaitre que celle-ci reste assez bonne dans l’ensemble. Après tout, je comprends qu’une adaptation ne peut pas être parfaitement conforme a l’œuvre originale, que, de toutes façons, limité par dix épisodes, tout ce que j’avais trouvé dans le livre ne serait pas au rendez-vous, mais si je peux accepter cet état de fait, parfaitement logique au demeurant, autant de purs délires comme le coup de folie meurtrier de Jaime est impardonnable, surtout qu’il n’apporte strictement rien à l’intrigue, bien au contraire. Mais bon, ceux qui ne connaissent pas les romans n’y trouveront probablement rien à redire, j’en conviens, et puis, ces nouveaux personnages que j’attendais avec impatience, ils sont tout de mêmes réussis dans l’ensemble – ah, Stannis et Mélisandre ! Quant à la bataille de la Néra, bah, elle a tout de même de la gueule, non ? Alors, doit-on se prendre la tête sur les différences entre les romans et la série ou bien, tout simplement, prendre ces deux œuvres pour ce quelles sont, c’est-à-dire, pour un must de la littérature fantastique d’une part et pour son adaptation, franchement bonne, de l’autre ?!  Je pense, en toute sincérité, que c’est encore ce qu’il y a de mieux à faire…


Points Positifs :
- Si la première saison de Game of Thrones avait déjà été une belle réussite, force est de constater que cette suite est tout aussi bonne. Bien évidement, l’effet de surprise n’est plus au rendez vous mais, au contraire, cela permet aux spectateurs de retrouver un univers, des protagonistes, qui leur sont désormais familiers et d’apprécier les nombreux rebondissements scénaristiques qui parsèment cette seconde saison.
- Les nouveaux protagonistes que sont Stannis, Mélisandre, Yara Greyjoy, Ygritte, Brienne de Torth, Jaqen H'Ghar ou Davos Mervault apportent indéniablement un plus a l’ensemble, surtout que nous avons affaire a tout un tas de personnages plutôt charismatiques.
- Il s’en passe des choses dans cette seconde saison : ainsi, entre la mort de quelques protagonistes, le revirement totalement inattendu de Theon, Tyrion tout simplement a l’aise dans son rôle de Main du Roi, la Bataille de la Néra, la chute de Winterfell et l’expédition de la Garde de Nuit au-delà du Mur, on ne s’ennui pas une minute.
- Une fois de plus, on ne pourra que louer un casting haut en couleur est qui est pour beaucoup pour la réussite de cette série.
- On a enfin droit à une véritable bataille : celle de la Néra !
- Costumes, décors, bande originale, générique, bref, on reprend tous ces petits éléments qui avaient fait la réussite de la première saison…

Points Négatifs :
- Bien évidement, qui dit adaptation dit différences avec l’œuvre originale, cependant, si l’on peut parfaitement comprendre certaines d’entre elles, d’autres sont un peu plus problématiques : ainsi, entre les aventures de Daenerys et des siens qui n’ont plus rien à voir et le meurtre gratuit de Jamie Lannister, il y a de quoi être dubitatif ?!
- Une fois de plus, on ne peut que regretter le trop grand nombre de scènes de sexe, surtout que, comme cela avait été dans la première saison, neuf fois sur dix, celles-ci n’apportent strictement rien à l’intrigue si ce n’est un petit coté voyeur un peu pervers…
- Pourquoi Asha Greyjoy est-elle devenu Yara ?!

Ma note : 8/10

X-TINCTION AGENDA


X-TINCTION AGENDA

Au Manoir des X-Men, à Westchester, Tornade est étudiée par Forge, mais le rajeunissement de son corps qui lui a donné l’apparence d’une adolescente semble permanent. Sur place, elle profite de l’occasion pour renouer avec Jean Grey, venue rendre visite aux X-Men, alors éparpillés à travers le monde. Pendant ce temps, méfiants envers les X-Men et leurs alliés depuis leur première confrontation avec eux, les autorités de Génosha se laissent convaincre par Cameron Hodge, un ancien adversaire des premiers X-Men, Facteur-X, d'initier une attaque préventive contre les mutants pour empêcher toute initiative de leur part. C’est ainsi qu’un groupe de Magisters, les soldats génoshéens, au sein desquels se trouvait un Havok amnésique, attaquent le manoir de Westchester, habités par Tornade, Forge, le Hurleur, Gambit et les Nouveaux Mutants, ceux-ci étant désormais dirigés par Cable. Rapidement, Tornade réalise qu’ils sont en infériorité numérique et qu’ils n’ont aucune chance de l’emporter ; elle décide alors de déclencher la fermeture de sécurité du complexe souterrain pour protéger ceux qui étaient encore à l’intérieur mais, du coup, elle, Félina, Big-Bang, Rictor et Warlock se retrouvent isolés et sont aisément capturés par les Génoshéens, qui les emmènent sur leur nation insulaire. Ce faisant, Tornade savait qu’elle permettait ainsi aux rescapés de trouver des renforts pour organiser une mission de sauvetage…


X-Tinction Agenda
Scénario : Chris Claremont, Louise Simonson
Dessins : Jim Lee, Rob Liefeld, Jon Bogdanove, Guang Yap
Encrage : Scott Williams, Art Thibert, Joe Rubinstein, Al Milgrom
Couleurs : Glynis Oliver, Brad Vancata, Steve Buccellato, Mike Rockwitz, Joe Rosas
Couverture : Jim Lee
Genre : Super-Héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : X-Tinction Agenda
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Novembre 1990 – Janvier 1991
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 09 mai 2019
Nombre de pages : 232

Liste des épisodes
Uncanny X-Men 270-272
New Mutants 95-97
X-Factor 60-62

Mon avis : Après vous avoir proposer, en janvier dernier, la critique du dernier gros event en date de chez Marvel, je veux bien évidement parler de Secret Empire, il est grand temps, aujourd’hui, de revenir a une époque où les crosovers, moins nombreux que de nos jours, étaient tout de même d’un tout autre calibre, même si, dans le cas présent, il me semble évidant que nous n’avons pas affaire a ce qu’il s’est fait de mieux dans le genre, bien au contraire… En effet, si L’Ère d’Apocalypse, par son coté culte et inimitable, et Le Chant du Bourreau, tout simplement le meilleur crosover de tous les temps des X-Men, représentent le summum qualitatif d’un genre désormais bien trop tape a l’œil pour être tout a fait honnête, force est de constater que le cas qui nous occupe aujourd’hui, cet X-Tinction Agenda, n’est pas le plus beau représentant du genre. Pourtant, a bien y regarder, il ne souffre guère la comparaison avec ses équivalents modernes, je dirais même plus, par certains cotés, il leur est supérieur, cependant, cet event, souvent décrié par de nombreux fans, possède un immense défaut qui gâche quasiment tout, ou plutôt, deux défauts, un majeur, un autre que l’on ne peut nier : le premier, sa partie graphique où l’on passe, d’un épisode a l’autre, du grand Jim Lee a ces tacherons que sont Rob Liefeld et Jon Bogdanove et qui fait que, encore de nos jours, nos pauvres yeux saignent devant les épisodes des Nouveaux Mutants et de X-Factor. Le deuxième défaut, c’est que l’on ne peut que regretter que Chris Claremont n’ai pas été seul aux mannettes de la chose : indéniablement, il y a un monde d’écart entre la maitrise scénaristique et narrative de ses X-Men, toute en nuance, et le coté bourrin, tape a l’œil de Louise Simonson dans les deux autres séries… Forcément, ces défauts, plutôt importants par ailleurs, apportent un coté plus que bancal a l’ensemble et, avec ces derniers, comment voulez vous que X-Tinction Agenda puisse être une réussite ? Trois épisodes magnifiques sur neuf – ceux des X-Men, ceux de Claremont – uniquement, hélas, pas de quoi sauver les meubles… Cela est pourtant fort dommage car, avec le temps qui est passé – trois décennies grosso modo tout de même – il apparait que cet X-Tinction Agenda est tout sauf mauvais : le potentiel de départ, préparée minutieusement par Chris Claremont dans Uncanny X-Men a l’époque, est excellent et l’idée de cette lutte entre nos mutants préférés et cet état nation esclavagiste qui ressemble fort a l’Afrique du Sud de l’époque – eh oui, Nelson Mandela venait alors d’être tout juste libéré – est plutôt bonne. Qui plus est, nombreuses sont les scènes marquantes dans ce crosover et si ces dernières sont légions dans Uncanny X-Men, reconnaissons que, en certaines occasions, Louise Simonson nous offre quelques bons moments, bien trop rares, hélas… Bref, de par son coté bancal, ses dessinateurs qui vont du génial au tâcheron et ces scénaristes qui ne sont pas vraiment sur la même longueur d’onde, X-Tinction Agenda rate le coche et ne peut être qualifié de bon crosover. Pourtant, l’impression qui s’en dégage est que l’on n’en était décidément pas loin et que, si Claremont avait été seul aux commandes, que Jim Lee aurait dessiné seul l’ensemble et qu’il y aurait eu moins d’épisodes, on aurait put avoir quelque chose de génial… mais bon, avec des si, on pourrait en faire des choses…


Points Positifs :
- Un crosovers bourré de défauts, malheureusement, mais qui, curieusement, malgré ces derniers, possède un potentiel suffisamment réussit pour que bon nombre de lecteurs fasse l’impasse sur bon nombre d’entre eux – il faut dire que le postulat de départ est excellent et que certains passages marquent durablement les esprits.
- Les trois épisodes de Uncanny X-Men sont tout simplement excellents et nous démontrent, à merveille, ce qu’aurait put être X-Tinction Agenda si Chris Claremont et Jim Lee avaient été seuls aux commandes.
- Un Jim Lee alors au sommet de son art et cela se ressent ! En toute sincérité, son arrivée chez les X-Men s’était fait remarquée et si nous ne sommes pas encore arrivés a son heure de gloire sur la série, force est de constater que, graphiquement parlant, c’est tout simplement magnifique !
- Bien entendu, derrière Génosha, il y a une critique de Claremont envers l’Afrique du Sud – nous sommes alors au tout début des années 90 et l'apartheid était encore une réalité…

Points Négatifs :
- Un crosover beaucoup trop bancal pour être une véritable réussite : il faut dire que, dans le lot, seul les épisodes de Uncanny X-Men s’en sortent, pour ce qui est des Nouveaux Mutants et de X-Factor, c’est loin d’être le cas, bien au contraire… Du coup, sur les neuf épisodes qui composent X-Tinction Agenda, seuls trois méritent vraiment le détour.
- Pour ce qui est des dessins, si Jim Lee est au sommet de son art, il faut se coltiner ce tâcheron de Rob Liefeld et, pire encore, de Jon Bogdanove ! Mon Dieu, je crois que celui-ci livre son pire travail pour Marvel dans ce crosover !? Son Cable est tout simplement ignoble…
- Tandis que Chris Claremont nous livre, sur Uncanny X-Men, un scénario tout en finesse, crédible et marquant, sa comparse, Louise Simonson, préfère tabler sur le tape à l’œil, le bourrinage, le voyeurisme… bref, n’est pas un génie qui veut…
- Neuf épisodes, c’est beaucoup trop long, surtout quand on voit le contenu de la plupart.
- Cameron Hodge est tout de même un des ennemis des X-Men au look le plus ridicule ; je crois que pire, en dehors de Mojo, il n’y a pas…
- Une impression de gâchis monumental : ah, si Claremont et Lee avait été seuls aux commandes…

Ma note : 6/10