dimanche 27 mars 2011

LES AVENTURES DE TINTIN : L’OREILLE CASSÉE


LES AVENTURES DE TINTIN : L’OREILLE CASSÉE

Un fétiche arumbaya a été volé au Musée ethnographique: Tintin entreprend son enquête. En remontant les pistes, il retrouve deux hommes intéressés au même fétiche. Ceux-ci partent pour le San Theodoros, république d'Amérique du Sud. Tintin les poursuit là-bas et se retrouve au cœur d'une révolution. Par un jeu du hasard, il devient aide de camp du général Alcazar. Une guerre éclate entre le San Theodoros et son voisin, le Nuevo Rico; Tintin, poursuivi par tous, fuit chez les Arumbayas. Il y découvre enfin le secret du fétiche: celui-ci contient un précieux diamant. C'est finalement en Europe qu'il retrouvera le fétiche et le rendra au musée.

De temps en temps, j’aime replonger dans mes bons vieux Tintin ; et oui, malgré l’âge et le temps qui passe, malgré ses presque trente années qui se sont écoulées depuis la toute première fois où j’ai lu l’un des albums – Les cigares du pharaon – du plus célèbre des reporters, je ne me suis jamais lassé d’une série qui a vu ses débuts dans les années trente, ce qui ne nous rajeunit pas, et qui, au fil des décennies, est tout simplement devenue culte. Bien évidement, l’on pourrait craindre que, Hergé mort depuis près de trente ans, son personnage fétiche n’attire plus autant les jeunes générations, ce qui, accessoirement, n’est pas tout a fait faux ; cependant, lorsque l’on voit l’engouement médiatique autour du film en préparation par Steven Spielberg, l’on ne peut que se dire que Tintin a encore de beaux jours devant lui. La seule chose que je regrette, a moins que cela ne change un jour, c’est que personne n’ai eu le droit de reprendre les aventures du reporter, ce qui, quand je vois ce qu’a put donner certains des nouveaux albums de Spirou, aurait put être intéressant. Quoi qu’il en soit, comme j’ai déjà put vous le dire lors des critiques d’autres titres de la série, Tintin, que je le veuille ou non, fait partie de ma vie depuis si longtemps que, quelque part, il aura marquer (comme d’autres) un petit peu de mes gouts et de ce que je suis. Et si certains albums seront, a mes yeux, a tout jamais des incontournables, il est temps, aujourd’hui, de nous intéresser a un autre moins connus, L’oreille cassée.

Avec les Tintin, pour moi, ce n’est pas bien compliquer : il y a d’abord des albums majeurs comme les dytiques Objectif Lune/On a marché sur la Lune ou Les sept boulles de cristal/Le temple du soleil, les cultissime Tintin au Tibet ou Le lotus bleu, mes petits préférés comme L’ile noire ou Coke en stock et puis des titres que je mets en dessous comme Le sceptre d’Ottokar, Tintin et les Picaros et donc, L’oreille cassée ; albums que j’ai beaucoup moins lu que les autres ou qui, alors enfant, ne m’avaient pas autant intéresser de part, soit l’intrigue, soit, comme dans le cas qui nous intéresse ici, les lieux où celle-ci se déroule (franchement, les états révolutionnaires d’Amérique latine, ce n’est pas trop ma tasse de thé). Ainsi, depuis des années, j’ai, consciemment mis de coté certains titres, relisant sans cesse les mêmes, quand cela m’arrive bien entendu et, quelque part, j’ai désiré, je ne sais combien de temps après, essayer de les relire afin de voir si, du haut de mes trente six ans, mes impressions allaient être les mêmes. Ce fut donc ainsi, rempli de bonnes intentions que je me suis replongé dans la lecture de l’un des albums que je connais le moins bien, ce fameux Oreille cassée.

A première vu, et malgré mes anciennes réticences, il est indéniable que L’oreille cassée possède un synopsis de base assez intéressant avec cette histoire de fétiche volé dans un musée – belge bien entendu – et qui va entrainer Tintin et Milou en Amérique latine, dans un pays imaginaire, le San Theodoros et où l’on trouvera bon nombre d’éléments qui méritent que l’on s’y attarde. Tout d’abord, le plus visible de tous pour les amateurs, comme moi, de civilisations disparues et de ceux qui on consacrer, voir perdu, leur vie a leur recherche, le fameux explorateur Ridgewell qui n’est rien d’autre que le fameux Percy Fawcett, le célèbre aventurier britannique disparu dans les jungles brésiliennes en 1925 en tentant de trouver une cité perdue datant de l'Atlantide, la fameuse Z, et qui, dans les années voir les décennies suivantes, revint régulièrement sur le devant de la scène a chaque fois qu’un nouveau témoignage faisait état d’une possible apparition de celui-ci, ou des preuves de sa mort, voir même, de l’existence d’un petit fils supposé. Forcement, ce clin d’œil d’Hergé ne pouvait que me plaire mais ce n’est pas tout : je vous ais dit, un peu plus haut, que les pays révolutionnaires d’Amérique latine ne m’intéressaient guère, ce qui n’est pas faux ; cependant, la manière, ma fois fort astucieuse avec laquelle Hergé traite le sujet mérite le détour. En effet, par le biais d’un élément comique omniprésent de bout en bout de l’album (dans la grande tradition des premiers albums où seuls Tintin et Milou sont les protagonistes), l’auteur belge nous montre la réalité du terrain, sans aucun détour, que cela soit l’absurdité de ces révolutions permanentes, de ces hommes qui, prenant le pouvoir, deviennent comme leurs prédécesseurs et surtout, détail qui a son importance, de l’implication des occidentaux dans tout cela : ainsi, plus que les états eux-mêmes, ce sont de puissantes compagnies – pétrolières, d’armement – qui font et défont les hommes aux pouvoirs et les régimes, entre graissage de patte et guerres, rien ne se fait sans eux.

Finalement, sans atteindre des sommets qualitatifs comme dans d’autres titres de la série, L’Oreille cassée n’en reste pas moins un excellent album de Tintin (mais quelque part, il n’en existe aucun qui ne soit pas bon) qui, tout en traitant des sujets sérieux et sans se départir de ses éternels voyages autour du monde où nous entraine le plus célèbre des reporters, nous fait, que cela soit par le biais des protagonistes, des gags (mêmes les plus évidant) et des situations, rire de bout en bout ; le summum, selon moi, étant atteint avec la fameuse scène où Tintin doit être fusillé par un peloton d’exécution et qui se transforme en un grand n’importe quoi qui marquera les mémoires. Bref, avec cette relecture, L’oreille cassée se trouve, en quelque sorte, réhabilité à mes yeux et s’avère, finalement, bien plus intéressant, et surtout, drôle que dans mes lointains souvenirs. Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier a ces anciennes impressions, bien souvent trompeuses.

dimanche 20 mars 2011

Sciences et Avenir n° 769 : A la recherche des cités perdues


Je dois reconnaître que le numéro de Sciences et Avenir de ce mois de mars 2011 avait de quoi allécher un passionner d’anciennes civilisations comme moi avec un titre aussi accrocheur que : « A la recherche des citées perdues ». Ah, vaste programme que celui-ci, imaginez donc toutes ces citées, de part le monde, qui ne demandent qu’a être découvertes, formidable témoignage de notre passé lointain et qui, depuis des siècles, ont fait vibrer voir carrément fait perdre la raison a des générations d’explorateurs et d’aventuriers. Bref, dossier on ne peux plus intéressant selon moi qui ne pouvait que me donner l’eau a la bouche.

Sciences et Avenir
N° 769, Mars 2011

Au sommaire :

Exclusif : A la recherche des cités perdues
- Amazonie : Z, le mythe de l'Atlantide
- Nubie : l'or de Bérénice
- Colombie : dans la jungle de Ciudad Perdida...
- Troie, le royaume épique d’Heinrich Schliemann
Livre événement :
- Stephen Hawking : y a-t-il un grand architecte dans l'Univers ?
Témoignages : le baclofène contre l'alcoolisme
Comment Wikileaks protège ses sources ?
Mediator, les leçons d’un fiasco sanitaire

Et puis ce fut la débandade, un vulgaire pétard mouillée et une sacrée petite déception. Bon, tout d’abord, cela ne m’a couter que 4 petits euros, mais bon, 4 euros, c’est 4 euros, et si j’avais su, j’aurais mieux fait de me les garder pour autre chose (enfin bon, c’est toujours mieux qu’un paquet de cloppes). Car bon, comment dire, en guise de dossier principal, nous n’avons droit qu’a 14 misérables petites pages (sur un total de 100) avec tout un tas de grandes photos et très peu de texte. Qui plus est, si l’on excepte la citée perdue en Colombie que je ne connaissais pas, le reste n’a rien de neuf en soit, ce qui n’est pas un mal, mais en plus, est expédié a la va vite, ce qui est plus grave. Bref, pour ce qui est du dossier principal, une sacrée belle déception qui m’aura plus que laisser sur ma faim.

Alors, forcement, j’ai du me rabattre sur le reste du magazine mais là non plus, si l’on excepte les extraits du livre de Stephen Hawking vers la fin, qui auront sut éveiller ma curiosité, le reste ne m’aura pas emballé plus que ca ; le Médiator, je connaissais déjà depuis pas mal de temps, le baclofène, bas, comment dire, je m’en moque un peu et Wikileaks, bon, oui, à la rigueur mais ca ne fait que deux pages. Reste bien évidement les brèves, les diverses infos, assez intéressantes dans l’ensemble mais que je connaissais déjà par le biais… du site internet de la revue.

Bref, une belle déception que ce numéro de mars de Sciences et Avenir, la faute à un dossier principal loin de mes attentes. Pour le reste, je savais plus ou moins a quoi m’attendre mais je ne peux pas m’empêcher de me dire que je devrais faire attention parfois a ce que j’achète : dépenser 4 euros pour un magazine (bon, je ne le nie pas) alors que je peux trouver la quasi intégralité de son contenu gratuitement sur le net, ca laisse songeur sur ce que j’appellerais ma connerie.

samedi 19 mars 2011

HUNTER X HUNTER 5


HUNTER X HUNTER 5

Gon est un jeune garçon élevé dans un petit village par sa tante Mito, qui lui a juste dit de son père qu'il était mort. Mais Gon, fort et courageux, sait que son père Jin est un Hunter, le meilleur de tous, et rêve de l'être lui aussi, afin de le retrouver, car il est toujours vivant. Il part donc vers le lieu des épreuves d'admission au métier de Hunter. Mais c'est un métier convoité par beaucoup de monde et la sélection est plus que sévère. Gon va rencontrer sur sa route, Kurapika dernier survivant de sa tribu qui veut devenir Hunter pour se venger, et Leolio, qui veut devenir hunter pour être riche. Dès le début de leur voyage, ils auront de nombreux dangers à affronter et d'obstacles à franchir pour atteindre le véritable lieu des épreuves. Mais même une fois arrivés là bas, le plus dur restera à faire... La sélection des Hunters est terminée mais Kirua est le seul recalé de cette dernière épreuve et l’apparition soudaine de son frère n'est pas étrangère à cette élimination. En effet, la mystérieuse famille de tueur Zoldik exerce une forte pression sur Kirua pour qu’il devienne un tueur professionnel, mais c'est sans compter sur la présence de ses nouveaux amis.

Et voilà, après quelques jours, j’aurais finalement relu pour la énième fois mes cinq tomes de Hunter X Hunter et en toute sincérité, la première chose qui me vient a l’esprit et que cela m’a fait diablement plaisir. Pour des raisons déjà évoquées ici même (voir la critique du tome un), j’avais mis de coté pendant des années les mangas, délaissant donc un genre dont je fut un grand fan a un moment donné de mon existence pour les comics, au début, puis, surtout, la bande dessinée européenne comme vous avez pu le constater depuis les débuts du Journal de Feanor. De ce Hunter X Hunter, j’en avais gardé un bon souvenir et le relire, trois ans et demi après, était en quelque sorte un petit test vis-à-vis de la bande dessinée nippone ; allais-je retrouver gout pour un genre qui ne m’attirais plus autant qu’auparavant ? Allais-je, par la suite, me décider à me replonger dans celui-ci, à compléter ma collection de cette série mais également, à en attaquer d’autres ? A ces questions, et avant d’attaquer le nœud du problème (c'est-à-dire, ce cinquième tome en lui-même), je vous dirais oui. Alors oui, ce n’est plus l’amour fou d’il y a une dizaine d’années, je ne suis plus le même, mes gouts on évolués, ce qui est normal lorsque l’on vieilli. Mais même ainsi, la relecture de ces quelques petits tomes de Hunter X Hunter m’auront néanmoins redonné envie de, en quelque sorte, redécouvrir les mangas en règle générale, et, pour ce qui est de la série en elle-même, de poursuivre, petit à petit, la collection. Mais tout cela étant dit, il est temps de s’intéresser de plus prêt à ce fameux cinquième volume.

Indéniablement, la première chose qui m’est venue a l’esprit en l’achevant est que celui-ci est peut être le plus intéressant depuis les débuts de la série, du moins, si l’on met de coté le premier, car enfin, on en a finis avec l’examen de Hunter, qui fut passionnant, je ne le nie pas, mais qui dura tout de même quatre tomes. Ainsi, la série peut finalement partir sur d’autres bases, de nouveaux horizons s’ouvrent au lecteur et l’on sort enfin du confinement du concours. Bien évidement, comme celui-ci n’était pas entièrement achever, ce cinquième tome débute par sa conclusion, assez dramatique au demeurant pour l’un des protagonistes principaux de l’histoire, l’ambigu Kirua. D’ailleurs, que l’on ne s’y trompe pas, ce tome, que cela soit de façon directe ou pas, lui est quasiment consacré et Kirua, le jeune garçon aux pouvoirs impressionnants pour ne pas dire effrayants, issue d’une famille d’assassins et qui souhaite se faire des amis, et franchement, c’est pas plus mal puisque cela nous permet d’en savoir un peu plus sur lui et, justement, sur sa mystérieuse famille dont on fait connaissance avec ses membres, tous plus fourbes et dangereux les uns que les autres. Ainsi, tout en suivant Gon, Kurapika et Léolio (mon préféré puisque élément comique de la troupe) devenus Hunter (enfin, apparemment puisqu’une phrase laisse planer le doute sur ce fait), le lecteur part sur les traces de la famille de Kirua, le terrible clan Zoldik. Et une fois de plus, c’est du tout bon, voir du très bon par moments et personnellement, j’ai fortement apprécié le passage dans la demeure des assassins. Vers la fin, cependant, et après la séparation de certains des personnages qui se promettent de se retrouver plus tard, j’ai été moins convaincu par la suite immédiate de la série puisque Gon et Kirua partent participer a un tournoi d’arts martiaux, chose qui ne m’a pas vraiment emballer pour parler franchement. Bien évidement, je ne connais pas la suite et je ne sais pas combien de temps va durer ce fameux tournoi, mais bon, après quatre tomes et quelque consacrés a l’examen de Hunter, j’espère que l’on ne va pas s’en taper autant avec ce tournoi a la Dragon Ball.

Quoi qu’il en soit, et malgré mes interrogations quant au futur de la série, ce cinquième tome de Hunter X Hunter n’en est pas moins assez bon dans l’ensemble, comme ses prédécesseurs finalement, la qualité étant toujours au rendez vous, l’humour également (même si… etc.) et ce qui est certain, désormais, c’est que, neuf ans environ après avoir découvert ce manga, je n’ai envie que d’une seule chose, découvrir la suite, bien entendu. Comme quoi, ce fut une bonne idée de le relire.

vendredi 18 mars 2011

HUNTER X HUNTER 4


HUNTER X HUNTER 4

Gon est un jeune garçon élevé dans un petit village par sa tante Mito, qui lui a juste dit de son père qu'il était mort. Mais Gon, fort et courageux, sait que son père Jin est un Hunter, le meilleur de tous, et rêve de l'être lui aussi, afin de le retrouver, car il est toujours vivant. Il part donc vers le lieu des épreuves d'admission au métier de Hunter. Mais c'est un métier convoité par beaucoup de monde et la sélection est plus que sévère. Gon va rencontrer sur sa route, Kurapika dernier survivant de sa tribu qui veut devenir Hunter pour se venger, et Leolio, qui veut devenir hunter pour être riche. Dès le début de leur voyage, ils auront de nombreux dangers à affronter et d'obstacles à franchir pour atteindre le véritable lieu des épreuves. Mais même une fois arrivés là bas, le plus dur restera à faire... Le récit se corse à l'approche du dernier tour des épreuves pour lequel il ne restera pas beaucoup de participants.

Assez curieusement, je ne sais pas trop quoi vous dire pour cette critique du quatrième tome de l’excellent manga de Yoshihiro Togashi, Hunter X Hunter, non pas que la qualité ne soit pas au rendez vous (après tout, n’ais-je pas utiliser le qualificatif assez explicite selon moi « d’excellent » ?), car dans ce cas précis, croyez en ma petite expérience de blogueur vieille de trois années, je vous aurais pondu un article fleuve dont j’ai le secret. Non, cela n’a strictement rien à voir avec une baisse, ou une hausse, de la qualité, idem pour ce qui est des dessins, toujours aussi plaisants a regardé et ce, même si le coté Dragonbollesques peut avoir ses détracteurs, ce qui est parfois mon cas par ailleurs, et encore moins par une certaine lassitude pour la série qui se serait déjà installer au bout de quatre tomes, me rappelant au passage pourquoi j’avais délaissé le genre pendant quelques années. Non, cela n’a rien à voir avec tout cela. Mais alors, où est le problème ?

En fait, c’est a la fois simple et compliquer a la fois. Simple car il ne faut pas chercher midi a quatorze heures, compliquer tout simplement parce que ce n’est pas évidant a expliquer. Bon, je me lance tout de même : Hunter X Hunter, mais cela pourrait être le cas d’une autre œuvre a déjà atteint sa vitesse de croisière et tout ce que je pourrais dire, en bien ou en mal, sur ce quatrième tome, n’aurait strictement rien de différent vis-à-vis du troisième tome par exemple, mais aussi des autres, même si le parallèle le plus net et avec son prédécesseur immédiat. Dois-je vous refaire le topo de l’humour qui est beaucoup moins présent ? Dois-je vous reparler de la montée de l’intensité dramatique qui a considérablement franchis des paliers depuis les débuts ? Sincèrement, je ne pense pas que cela soit nécessaire, a moins de faire un copié/collé de la précédente critique et de broder autour, chose qui me semble inutile. Car ce quatrième tome est tout aussi bon, l’intrigue toujours aussi captivante et, indéniablement, le lecteur qui aurait accroché a cet univers et à ces personnages depuis les débuts ne peux que se réjouir de découvrir à chaque fois les péripéties de Gon et ses compagnons. Et là, en fait, on en vient à toucher au nœud du problème, ou plutôt, pour être tout a fait exact, d’un genre, le manga.

Ecrire la critique d’une bande dessinée européenne est la chose la plus facile au monde ; même si celle-ci est composée de je ne sais combien de volumes, chacun peut être parfaitement identifié, avec un début, une fin, une trame plus ou moins particulière. Pour les comics, c’est déjà beaucoup plus compliquer : soit l’on se retrouve devant une histoire complète – c'est-à-dire, une compilation d’un certain nombre d’épisodes, dix par exemple – et dans ce cas précis, c’est comme la BD de chez nous, soit cela devient très problématique : vous vous voyez écrire une critique pour chaque épisode d’Uncanny X-men ? Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé de me lancer dans une telle entreprise. Pour les mangas, c’est encore différents : certes, la aussi les tomes ne sont que des compilations de petites histoires courtes d’une vingtaines de pages, sauf que, là où les comics s’en tiennent a un ou deux gros pavés, nos amis nippons nous en sortent une trentaine ! Et là, cela devient pharaonique ! Du coup, le courageux qui souhaiterait écrire une critique de la chose va se retrouver, premièrement, devant un chantier immense (mais bon, à la rigueur), et surtout, devant des albums que je qualifierai de « batards » puisque telle intrigue ou épisode commence dans l’un pour se finir dans l’autre etc. C’est du coup, la compilation par excellence, et les différences que l’on pourrait signaler, ne se font plus forcement entre albums, mais plus au bout de deux ou trois, au milieu du dernier ! Argh ! N’est ce pas ? Oui, pas évidant.

Du coup, qu’est ce que je peux vous dire pour ce quatrième tome ? Que c’est toujours aussi excellent, que l’on dévore tout simplement les pages, pris par une intrigue sans presque aucun temps morts et que le passage sur l’ile, avec la fameuse chasse a l’homme, se révèle finalement meilleur que prévu, et que, surtout, que la dernière partie de celui-ci voit enfin l’examen final pour accéder au titre de Hunter, que le premier affrontement est assez marquant dans son genre et que, arrivé au bout, on connaitra les heureux élus, mais aussi et surtout, qu’il y aura un terrible coup de théâtre qui touchera l’un des personnages principaux ? Alors oui, Hunter X Hunter est toujours aussi bon mais je ne vais tout de même pas vous raconter l’histoire ?!

jeudi 17 mars 2011

HUNTER X HUNTER 3


HUNTER X HUNTER 3

Gon est un jeune garçon élevé dans un petit village par sa tante Mito, qui lui a juste dit de son père qu'il était mort. Mais Gon, fort et courageux, sait que son père Jin est un Hunter, le meilleur de tous, et rêve de l'être lui aussi, afin de le retrouver, car il est toujours vivant. Il part donc vers le lieu des épreuves d'admission au métier de Hunter. Mais c'est un métier convoité par beaucoup de monde et la sélection est plus que sévère. Gon va rencontrer sur sa route, Kurapika dernier survivant de sa tribu qui veut devenir Hunter pour se venger, et Leolio, qui veut devenir hunter pour être riche. Dès le début de leur voyage, ils auront de nombreux dangers à affronter et d'obstacles à franchir pour atteindre le véritable lieu des épreuves. Mais même une fois arrivés là bas, le plus dur restera à faire... Les épreuves qui, les unes après les autres, se dressent devant les candidats au titre de Hunter, nous permettent de découvrir le caractère et le passé souvent trouble de chacun. On apprend ainsi que Kirua est vraiment issu d'une famille de tueurs professionnels et qu'il peut se montrer aussi fort que cruel !

La première chose qui choque avec ce troisième volume de Hunter X Hunter, c’est la transformation radicale de la forme narrative ; l’humour, jusque là omniprésent au sein de la série, mais qui commençait à se faire plus rare déjà dans le tome précédent, est quasiment absent cette fois ci, n’apparaissant que de façon sustente, dans quelques rares cases par ci par la. Du coup, ce simple fait peut choquer bon nombre de lecteurs qui avaient été séduits justement par celui-ci et plus particulièrement par son importance significative des débuts. Certes, celui-ci n’a pas complètement disparu, mais sa présence, cette fois ci infime, est plus en rapport avec le genre, le manga, qu’autre chose ; les habitués le savent bien, dans la plupart des œuvres nipponnes, exceptés les plus extrêmes cela va de soit – franchement, Hokuto no Ken, ce n’est pas vraiment marrant – il existe toujours une petite touche d’humour, que cela soit par les situations ou les protagonistes par exemple, bien souvent ubuesques. Cette forme d’humour, spéciale est absente dans les comics ou la BD dite européenne, typiquement japonaise donc, est donc la seule qui reste dans le tome 3 de Hunter X Hunter, et si l’on continue de sourire des caractères de certains protagonistes comme Léolio par exemple où du look improbable de certaines situations, cela n’a plus rien a voir avec les tomes précédents.

Mais cet humour quasiment absent s’explique en fait par la montée d’une intensité dramatique qui atteint de nouveaux sommets dans ce nouveau volume ; cela avait déjà été le cas dans le tome précédant et cette fois ci, le scénario prend une tournure bien plus sombre. En effet, plus Gon et ses compagnons avancent dans ce fameux concours pour parvenir a devenir Hunter, plus les dangers se font grands, mortels, et, petit a petit, le scénario tend a se complexifier mais aussi et surtout, a s’assombrir, d’où, forcement, un humour qui n’a plus vraiment sa place dans le récit, du moins pour le moment (on verra bien ce qu’il en sera dans l’avenir). Ainsi, dans ce troisième tome de Hunter X Hunter, nous retrouvons nos héros qui essayent toujours de sortir de la fameuse Tour aux astuces et en toute sincérité, cette partie, débutée dans le tome précédent est, jusqu'à maintenant, l’un des gros morceaux des débuts de la série, en tout cas, l’un des plus intéressants scénaristiquement parlant ; ainsi, plus qu’une simple succession d’épreuves et d’obstacles a franchir, comme on a l’habitude de voir dans moult récits, tous genres et origines confondus, il me semble évidant que l’intérêt principal de ces épreuves sont justement leurs diversités, dont certaines assez originales par ailleurs. De plus, reconnaissons que le credo qui fait que les concurrents ne peuvent avancer qu’en décidant a la majorité, avec tous les problèmes, les coups tordus et les ressentiments que cela comporte est assez jouissif en soit et plutôt bien trouver. La seconde partie du troisième tome, où débute une partie de chasse à l’homme sur une ile n’étant pas, malheureusement, du même acabit, le récit prenant là une tournure moins originale quoi que, une fois de plus, les vicissitudes de l’épreuve en elle-même est assez intéressante en soit.

Bref, Hunter X Hunter tome 3 dénote indéniablement de part les tournures que prennent les événements qui, du coup, entrainent la série, jusque là plus axée humour gentillet, vers un coté plus dramatique, voir inquiétant par moments. Fourmillant toujours de bonnes idées, l’œuvre en est toujours aussi intéressante mais commence peut être à perdre un petit peu de son originalité des débuts, ainsi que son coté rafraichissant. Mais bon, l’univers, les personnages et l’intrigue étant désormais bien en place, il commence a devenir très difficile pour le lecteur, conquis par la chose, de ne pas éprouver l’envie de connaître la suite.

mercredi 16 mars 2011

HUNTER X HUNTER 2


HUNTER X HUNTER 2

Gon est un jeune garçon élevé dans un petit village par sa tante Mito, qui lui a juste dit de son père qu'il était mort. Mais Gon, fort et courageux, sait que son père Jin est un Hunter, le meilleur de tous, et rêve de l'être lui aussi, afin de le retrouver, car il est toujours vivant. Il part donc vers le lieu des épreuves d'admission au métier de Hunter. Mais c'est un métier convoité par beaucoup de monde et la sélection est plus que sévère. Gon va rencontrer sur sa route, Kurapika dernier survivant de sa tribu qui veut devenir Hunter pour se venger, et Leolio, qui veut devenir hunter pour être riche. Dès le début de leur voyage, ils auront de nombreux dangers à affronter et d'obstacles à franchir pour atteindre le véritable lieu des épreuves. Mais même une fois arrivés là bas, le plus dur restera à faire... Le récit s'étoffe au fur et à mesure qu'apparaissent de nouveaux personnages secondaires. On notera surtout le mystérieux Hisoka dont la puissance semble sans limites et les motivations, inattendues.

Pour ce deuxième volume de Hunter X Hunter, je tenais a vous rassurez tout de suite, cette critique ne sera pas aussi longue que la précédente. Bien évidement, il était logique que je m’étale plus dans la première, où, en plus de la série en elle-même, je vous ai parlé de mon gout pour les mangas, un peu mis de coté ces dernières années et de tout un tas d’autres considérations qui s’écartaient bien souvent du sujet principal, en gros, j’ai raconter ma vie, chose qui m’arrive souvent, je dois le reconnaître. Mais ceci étant dit, il est temps, désormais, de s’intéresser plus particulièrement a chaque volume, pris séparément, de la saga, et là, c’est une toute autre paire de manches (et oui, il est plus simple de présenter une série que de raconter ce qui se passe dedans) qui s’annonce. Quoi qu’il en soit, les diverses critiques à venir de Hunter X Hunter seront indéniablement plus courtes que celle du premier tome, bien entendu (mais cela, je pense que vous l’avez compris) mais aussi, que celles que j’ai l’habitude d’écrire en temps normal pour les autres bande dessinées, bouquins ou films. Mais trêve de bavardages (qui m’auront fait gagner un paragraphe) et place au sujet du jour, ce fameux deuxième volume.

Dans la ligne droite du tome un, ce second opus se poursuit avec la suite du fameux examen de Hunter et les difficultés vont aller en augmentant. A la suite d’un bref mais intense affrontement avec l’un des protagonistes les plus inquiétants du récit jusque alors, le clownesque mais dangereux Hisoka (depuis Kefka dans FFVI et Ca, de Stephen King, je me méfie énormément des clowns), personnage typique des œuvres nipponnes aux pouvoirs tout bonnement impressionnants et qui se pose d’emblé comme un formidable adversaire pour nos héros, ce qui reste des concurrents se voient ensuite proposer de nouvelles épreuves pour le moins surprenantes mais, ma fois, assez bien trouvées. Sur ce point, le concours culinaire que leurs proposent les juges et un petit bijou ubuesque où l’absurde n’est jamais bien loin. Ensuite, cela devient un peu plus classique avec l’apparition du responsable du jury, un vieil expert des arts martiaux qui nous fait immédiatement penser a un certain Tortue Géniale (Dragon Ball, quand tu nous tiens) avant d’attaquer la dernière partie de ce deuxième tome, celle qui a lieu dans une tour gigantesque et où les concurrents, par équipe de cinq, se doivent d’en sortir avant que le décompte fatidique des soixante douze heures ne soit écoulé. Et si l’humour, omniprésent dans le premier tome, semble ici un peu plus en retrait, ce n’est qu’une impression dut a la montée en force de l’intensité dramatique, que cela soit par le biais de certaines scènes assez violentes mais aussi et surtout par une tension assez palpable une fois que les concurrents arrivent dans la tour. Quant à l’un des protagonistes de l’histoire, l’insouciant, par l’apparence, Kirua, il semblerait qu’il dispose d’un pouvoir bien plus inquiétant que l’on n’aurait pu le penser de prime abord et qu’il ne soit pas, finalement, si différent que le terrible Hisoka. Mais pris par la lecture, le lecteur s’aperçoit qu’il en est déjà arrivé au bout, en plein suspens, comme d’habitude et il faudra patienter jusqu’au tome trois pour connaître la conclusion de l’épreuve de la tour, et surtout, voir si on en apprendra un peu plus sur les personnalités et les secrets de chaque protagonistes.

Bref, le deuxième volume d’Hunter X Hunter est du même acabit que le premier, on se plait toujours autant dans cette histoire diablement captivante et jusqu'à maintenant, le concours d’entrée pour devenir Hunter est tout bonnement passionnant. Certes, l’on rigole moins cette fois ci, mais l’humour n’en est quand même pas absent, et les protagonistes, Dragonbollesques a souhait, les situations, et certains mystères qui commencent à se faire jour font que l’on n’a qu’une seule et unique envie, plonger dans la suite !

mardi 15 mars 2011

HUNTER X HUNTER 1


HUNTER X HUNTER 1

Gon à presque douze ans, et son rêve est de devenir Hunter (chasseur en anglais). Les Hunters sont des aventuriers d'élite qui peuvent être chasseurs de prime, chefs-cuisinier, archéologues, zoologues, justiciers ou consultants dans divers domaines. Son père, Jin, qu'il ne connaît pas directement, est l'un des plus grands Hunters de son temps. C'est aussi pour le retrouver que Gon veut devenir Hunter. Cependant l'examen de Hunter, qui a lieu chaque année, est extrêmement difficile et périlleux. On dit qu'un candidat sur 10 000 arrive sur le lieu des épreuves et qu'un seul candidat tous les trois ans devient Hunter à sa première tentative. Durant les épreuves, il n'est pas rare d'être blessé, voire tué par des monstres, des pièges ou même d'autres concurrents...

Non, non et non, aussi incroyable que cela puisse paraître, le fait que je vienne de lire, puis de vous proposer la critique d’un manga, chose qui n’était pas encore arriver en trois ans et deux mois d’existence du Journal de Feanor n’a strictement rien a voir avec le fait qu’il y ait eu un tremblement de terre au Japon et que depuis quelques jours les médias ne parlent que de cela. Non, je peux vous l’assurez, cela n’a rien à voir. Mais alors, pourquoi aujourd’hui alors que ca doit faire plus de trois ans et demi que je n’en ai lu aucun ? Et bien, comme souvent, disons que la réponse la plus simple est la bonne solution : c’est le hasard, tout bonnement. Rien de prémédité dans tout ca, bien au contraire. Disons plutôt qu’hier soir, après avoir lu Menace sur Paris, le quatrième tome de Tanâtos, je n’avais pas du tout sommeil, il devait être vingt trois heures environ et je me demandais bien quoi bouquiner avant d’aller me coucher. N’ayant aucun roman en cours de lecture et la plus grande partie de ma bibliothèque étant dans ma chambre a coucher, où, accessoirement, dormait ma femme, je me suis rabattu un peu sur ce que je pouvais trouver dans le salon, et là, finalement, je me suis dit : « pourquoi pas me relire Hunter X Hunter ? ». Oui, pourquoi pas, ce que je fis, bien entendu. Alors oui, c’est le hasard, et rien d’autre. Mais pas seulement.

En fait, au fil de ces trois dernières années, l’envie de me replonger dans ma collection de mangas me prit, a de multiples reprises, sauf que j’avais toujours de bonnes excuses pour ne pas le faire : d’autres BD à lire, des romans, ce blog, mes tournois de foot sur console etc. Et puis, comment dire, si je fut un grand passionner de mangas il y a une dizaines d’années, depuis, j’ai un peu laisser tomber le genre, non pas que je ne l’aimais plus, mais plus par volonté assumée d’explorer la BD européenne avant tout, que j’avais mise de coté bien trop longtemps. Et puis, même quand je me disais que je me retaperais bien l’intégrale d’Hokuto no Ken, a chaque fois, une petite voix me disait : « oh, tu as bien conscience qu’il y aura ensuite vingt sept critiques à se taper ! », ce qui, tout de suite, me refroidissait (et oui, je suis fou, planifier mes lectures vis-à-vis d’un blog !). Mais bon, cela faisait longtemps que je me disais aussi que quoi qu’il arrive, malgré le temps qui passe, tôt ou tard, le petit virus me reprendrait, qu’il faudrait que je replonge dans les mangas, et ce petit virus, cette envie qui ne voulait pas me quitter me pris donc de force, hier soir.

Hunter X Hunter est donc le tout premier manga dont j’écris la critique sur Le Journal de Feanor et sincèrement, cela me fait plaisir que ca soit cette série. Bon, tout d’abord, il faut signaler pour les plus jeunes d’entre vous, ceux qui ne connaissent la BD que par les mangas que cette série ne fait pas partie de ceux que l’on pourrait qualifier d’historiques en France, par ceux là, j’entends des titres que nous autres les vieux avons connu comme dessins animés dans les années 80 comme Saint Seiya, Hokuto no Ken ou Dragon Ball pour ne citer que les plus connus. Non, Hunter X Hunter est bien plus récent, datant de la deuxième partie des années 90, à mes yeux, cela en fait une production récente vis-à-vis des autres. Ensuite, curieusement, je m’en suis tenu aux cinq premiers albums parus. N’y voyez donc la aucun signe d’un manque d’intérêt ou de qualité de la série, loin de la, mais plus des circonstances de ma vie qui ont fait que, a un moment donné de mon existence, j’avais d’autres chats a fouetter que de claquer mon argent dans des BD. Et puis, quand les choses s’arrangèrent, et bien, disons que ma période manga s’en était un petit peu allée d’où le fait, donc, qu’encore aujourd’hui, je ne possède toujours que les cinq premiers volumes de la série.

Pourtant, et alors qu’en 2011, nous en sommes tout de même a vingt sept tomes parus en France et au Japon, j’ai toujours garder une très bonne impression de ces cinq petits tomes d’Hunter X Hunter, que j’ai eu, au fil des ans, l’occasion de lire et de relire moult fois (d’ailleurs, il me semble de mémoire que ce fut justement le dernier manga que j’ai lu, quelques jours avant la création du Journal de Feanor, comme quoi, cela ne se joua pas a grand-chose) et, je dois vous avouer, ce fut donc avec un grand plaisir que j’ai relu le premier de la série, hier soir, ce qui me rappela bien des souvenirs, tout d’abord, les qualités d’une série qui m’avait immédiatement attiré il y a une dizaine d’années, mais aussi tout ce qui fait l’attrait des mangas ; pagination, récit rapide et vif, peu ou aucun temps morts, des personnages haut en couleur et un savant mélange d’humour typiquement nippon même si le coté plus sérieux de la chose n’est jamais bien loin. Oui, j’aimais les mangas et oui, j’aime encore les mangas. Disons juste que je les avais seulement mis de coté un certain temps pour mieux les retrouver.

Bien évidement, force est de reconnaître que de prime abord, Hunter X Hunter ne semble pas briller de part son originalité tant les influences semblent évidentes au point que certains n’y aient vu qu’un sous Dragon Ball. Je ne saurais leur donner tout à fait tort pour ce qui est de la forme mais aucunement pour le fond. Oui, Yoshihiro Togashi s’est fortement inspiré de l’œuvre d’Akira Toriyama, mais plus qu’une pale copie, il faut y voir plutôt une série « faite a la manière de… », comme cela est couramment le cas, et pas uniquement dans le petit monde des mangas par ailleurs ; pensez vous donc que cela n’arrive pas dans les comics ou la BD européenne ? Que nenni bien entendu. Quoi qu’il en soit, hommage assumé a Dragon Ball, Hunter X Hunter en reprends largement le synopsis de base, voir, tout bonnement, celui des Shōnen en règle général : jeune héros qui part a l’aventure, poursuivant une quête initiatique – dans le cas présent, il désire devenir un Hunter – puis, forcement, rencontres avec d’autres personnages, alliés comme ennemis et une histoire qui se va aller en se complexifiant au fil du temps. Ardue sera la tache de Gon, le héros de l’histoire, pour parvenir a ses fins, et dans ce premier volume, donc, on se plait a le suivre dans ce qui sera le gros morceau des premiers tomes de la saga, le concours pour devenir Hunter et tous les obstacles a franchir pour y parvenir. Et immédiatement, la sauce, pourtant vue mille fois, prend, et le lecteur ne peut que dévorer ces premières centaines de pages qu’avec délice, ne voyant pas le temps passé (synonyme de bonne histoire, il n’y a pas de doutes) et se délectant d’un humour omniprésent de bout en bout ; entres situations cocasses, protagonistes caractériels a souhait (ah, ca promet les prises de bec entre Kurapika et Léolio), monstres absurdes, même certaines situations a priori dramatiques nous font sourire et c’est probablement cela qui fait la grande force de ce manga : une histoire captivante et surtout, amusante. Ce même humour qui était omniprésent aux débuts d’une saga comme Dragon Ball et qui se dilua pour disparaître totalement par la suite (d’où le fait qu’encore aujourd’hui, j’éprouve une sainte horreur pour Dragon Ball Z).

Bien évidement, il ne faut pas non plus me faire dire ce que je n’ai pas dit ; Hunter X Hunter est une série amusante, rafraichissante et qui donne tout de suite envie de la suivre, mais ce n’est pas non plus un chef d’œuvre absolu avec ses grosses ficèles, ses personnages convenus et ses situations vues tant de fois par ailleurs. Disons que c’est le parfait représentant d’un genre, le Shōnen, avec les qualités et les défauts qui vont avec, mais que ce n’est pas qu’un simple sous-Dragon Ball, loin de là. Que cela soit pour son synopsis de base – Hunter, ca donne quand même envie – ses personnages assez charismatiques et son humour présent de bout en bout, ce premier tome d’Hunter X Hunter est un véritable petit régal et je vais me faire le plaisir de relire les quatre suivants, ceux que je possède. Ensuite, il sera toujours temps de me demander si je me lance dans l’achat de la suite de la série (27 tomes de parus, ouille, ca fait beaucoup tout de même !) ou pas, mais sincèrement, au vu du plaisir que j’ai ressenti hier soir, je pense que je vais le faire. Après, je prendrais mon temps, tranquillement… et puis, mon porte monnaie n’est pas extensible à souhait. Mais quoi qu’il en soit, la relecture de ce premier tome d’Hunter X Hunter m’a rappeler a quel point, il fut un temps, j’adorais les mangas, genre que j’ai trop longtemps laisser de coté selon moi et puis, ce qui compte dans l’univers de la BD, ce n’est pas de savoir qui entre la BD Européenne, les comics ou les mangas sont les meilleurs, aucun genre n’est supérieur ou inférieur aux autres, disons juste qu’ils sont chacun différents et que ce qui compte, avant tout, c’est nos propres gouts, bien entendu, et surtout, la qualité de l’œuvre, quelque soit son origine.

TANÂTOS : MENACE SUR PARIS


TANÂTOS : MENACE SUR PARIS

Tanâtos est l’homme mystérieux qui, avec ses complices industriels, banquiers et marchands d’armes, fomente la guerre dans le but d’empocher les dividendes de la tuerie... Il a déjà gagné plusieurs batailles, car la Première Guerre mondiale bat son plein. Ses plans pour utiliser la bombe Appolyon-7 ont en partie été contrecarrés : il la possède, mais sans la source d’énergie nécessaire pour la faire fonctionner. Qu’à cela ne tienne ! Ce diable d’homme n’est jamais à cours de ressources pour nuire… Surtout que ses deux vieux ennemis semblent hors d’état de nuire : Victor sombre dans l’alcool, croyant sa Mélanie disparue, et Bernin se bat sur le front. D’où viendra le salut, s’il est encore possible ?

En 2008, lors de la première année de ce blog, j’avais découvert une étonnante bande dessinée du nom de Tanâtos et je m’étais procuré les deux albums alors parus. Immédiatement, je fus conquis par le synopsis de celle-ci : avant la grande guerre, et dans la ligne droite des feuilletonistes d’antant, les auteurs de cette œuvre, Didier Convard, l’auteur d’œuvres cultes comme Le Triangle Secret et I.N.R.I. ainsi que Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine belge (c’est écrit sur l’album et je l’oublie a chaque fois) mais aussi et surtout, superbe illustrateur fort talentueux, nous entrainaient sur les traces d’un génie du mal comme on n’en fait plus, Tanâtos, digne héritier de Fantomas et de Moriarty, figures marquantes de la littérature de la fin du dix neuvième et du début du vingtième siècle. Et ce fameux Tanâtos, aux moyens apparemment sans limites, au génie incontestable mais aussi a la mégalomanie indéniable ne pouvait que captiver le lecteur, avide d’une bande dessinée originale, qui sentait le bon vieux temps et d’excellente facture. Le troisième tome, sorti fin 2008 vint confirmer tout le bien que je pensais de cette série, et poussait encore plus loin la folie et le mépris de la vie humaine de Tanâtos, déjà responsable, faut-il le rappeler pour ceux qui connaissent la série, du déclenchement, rien que ca, de la première guerre mondiale !

Forcement, au vu de mon gout pour cette série, j’attendais avec une hâte certaine la fameuse sortie du quatrième tome de Tanâtos, et, franchement, je dois l’avouer, que ce fut long ! Le tome précédant laissait les deux protagonistes principaux, Victor et Mélanie, si l’on excepte notre émule de Fantomas, bien évidement, désemparés, chacun ayant la certitude, suite au naufrage du Lusitania, que l’autre était mort. Et du coup, ces deux années d’attente, alors que je me demandais bien quel coup tordu allait nous sortir ce diable de Tanâtos, furent longues, très longues. Bien évidement, certains me diront que c’est le prix à payer pour la qualité d’une œuvre, je le conçois, certes, mais bon, cela n’en reste pas moins énervant. Quoi qu’il en soit, ce début 2011 fut béni lorsque j’appris la sortie de ce temps attendu quatrième tome de la saga et, alors que je l’ai lu hier soir, la seule chose que j’ai envie, c’est de découvrir la suite !

Jusque ici, Jean-Yves Delitte et Didier Convard avaient fait fort, très fort même avec leur série consacrée a ce génie du mal, mais en toute sincérité, oubliez tout ce que vous avez lu jusque la car cette fois ci, Tanâtos va aller encore plus loin, beaucoup plus loin ! Déjà, le titre : Menace sur Paris. Oui bon, l’on me rétorquera que celui-ci n’a rien d’exceptionnel en soit, qu’il n’est pas franchement original ; détrompez vous ! Ce n’est pas une simple menace, tenez le vous pour dit ! Car cette fois ci, les auteurs ont pris le parti d’entrainer la série encore plus loin dans l’extrême, n’hésitant pas à se débarrasser (apparemment, mais est ce vraiment le cas même si je n’ai pas trop de doutes a ce sujet) tout bonnement de l’un des protagonistes principaux de l’intrigue, véritable épave dans ce quatrième tome, des la première partie ; cette mort, tout simplement inattendue, si elle s’avère vraie, pourrait être l’un des grands moments de cette série tout simplement en raison de sa rareté. Vous en connaissez beaucoup des auteurs qui sacrifient l’un de leurs personnages principaux de cette façon, au beau milieu d’une intrigue ? Alors, subsiste un doute au fond de moi, mais bon, quoi qu’il en soit, si c’est le cas, franchement, chapeau pour ce coup de théâtre et cette incontestable prise de risque ! Ensuite, oubliez l’histoire telle qu’on la connaît. Bien évidement, a moins d’être un parfait demeuré qui prendrait ce qu’il lit dans Tanâtos pour argent comptant, tout a chacun sait que celui-ci, d’abord, n’a pas exister, et qu’ensuite, il n’a pas déclencher la première guerre mondiale. C’est une fiction, point barre. Sauf que, jusque là, les auteurs respectaient plus ou moins une certaine véracité historique (oui bon, de loin mais tout de même), hors, avec le final de cet album, tout simplement inattendu lui aussi et apocalyptique, Tanâtos, la série, part dans une toute autre direction, a la plus grande surprise du lecteur qui ne s’y attendait pas du tout. Quand je vous disais que cela allait aller encore plus loin, beaucoup plus loin !

Indéniablement, Menace sur Paris, quatrième tome de la série, porte celle-ci a des niveaux rarement atteints jusque là ; bien évidement, les trois précédant volumes nous avaient déjà laisser une fort agréable sensation de qualité et un personnage, diabolique tout simplement, comme on n’en voit peu de nos jours, mais tout en maintenant la qualité narrative de l’œuvre et des dessins toujours aussi superbes, Jean-Yves Delitte et Didier Convard poussent le bouchon encore plus loin, n’hésitant pas a s’affranchir des sentiers battus et réussissent même, lors du final de l’album, a rendre mal a l’aise le lecteur qui, comme Mélanie, ne peut s’empêcher de trouver dans toute l’œuvre de Tanâtos, une certaine fascination pour le mal.

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°53 : L'Italie, de la chute de Rome à l'unité de 1861


En ce début d’année, La Nouvelle Revue de l’Histoire semble être partie sur de très bons chemins, du moins, pour ce qui est de l’originalité de ses dossiers principaux. Si vous vous souvenez bien, j’avais poussé un petit coup de gueule qui me semblait amplement justifié en fin d’année dernière, lorsque le numéro 51 nous avait proposé pour la énième fois un sujet sur l’entre deux guerres, thème bien trop souvent abordé a mon gout dans cette revue, mais pas seulement accessoirement. Hors, depuis, que du bonheur ou presque puisque après le numéro guerrier de janvier – Les hommes et la guerre – voilà que ce cinquante-troisième numéro de la NRH nous entraine du coté de l’Italie et de sa longue histoire, de la chute de l’Empire romain a l’unité de 1861.

La Nouvelle Revue de l’Histoire
N° 53, mars/avril 2011

Au sommaire :

L'Italie – De la chute de Rome à l'unité de 1861
- Haut Moyen-âge : une Italie germanique
- Grands seigneurs, banquiers et condottieres
- Mazzini et Garibaldi : les pères du réveil
- Le Piémont acteur de l’unité
- Le Pape au défit du Risorgimento
- Napoléon III : un rôle décisif
- Vers une partition de l’Italie ?

- Machiavel l’Européen
- Emmanuel de Waresquiel, le biographe de Talleyrand
- L’histoire politique européenne revisitée
- Marie Antoinette, une autre image
- Mille ans d’histoire du Maroc
- Félicie de Fauveau, une amazone légitimiste
- Le soleil invaincu de DH Lawrence
- Verdun, 1916, une tragédie dans la tourmente
- En relisant les mémoires de Raymond Aron
- Enquête sur le populisme européen

Sujet très intéressant au demeurant donc que cette histoire de l’Italie au fil des siècles puisque pas souvent aborder dans les revues spécialisées, et, chose encore plus grave, du coté du programme scolaire français ; en toute honnêteté, dans notre beau pays, c’est un peu ainsi que l’on voit l’histoire de nos voisins transalpins : Rome et son Empire, puis les Papes au Vatican, ensuite, on sait que certaines villes ont pris de l’importance puisque l’on entends parler de Venise et de Florence et, par un coup de baguette magique digne d’un sorcier de pacotille, on arrive au vingtième siècle, on passe presque sous silence le premier conflit mondial et on se tape tout de suite Mussolini ! Ca c’est de l’histoire coco ! Et on s’étonne ensuite que le niveau soit si faible. Ainsi donc, ce fut avec une grande satisfaction que, en découvrant le nouveau numéro de la NRH, j’ai put contempler la figure mythique de Garibaldi, et plus encore, le thème du dossier du mois. Alors, du coup, un grand merci a la NRH pour, une fois de plus, sortir des sentiers battus.

Paradoxalement, le reste du bimensuel m’aura moins emballé que d’habitude, on y retrouve pas mal de thèmes souvent abordés, des interviews plus ou moins réussies même si non dénué d’intérêt et une actualité un peu pauvre en sorties de livres, mais ca, ce n’est pas de la faute des rédacteurs. Mais bon, cela n’est pas bien grave, la qualité de la revue est toujours au rendez vous et, ne serais ce que pour le gros dossier de ce numéro, ce cinquante troisième numéro de la NRH mérite le détour ; a moins que vous ne soyez totalement allergique a cette revue, mais ca, c’est un autre problème.

lundi 14 mars 2011

LE PAPE TERRIBLE : DELLA ROVERE


LE PAPE TERRIBLE : DELLA ROVERE

Le 18 août 1503, victime d’un mal mystérieux, le Saint-Père Alexandre VI, né Borgia, passe de vie à trépas. Aux premières lueurs de l’aube, la course au trône papal s’engage. Pour gagner le Saint-Siège, le népotisme, le stupre et le poison seront monnaie courante. Ainsi, le cardinal Della Rovere, ennemi juré du clan Borgia, entend bien accéder à la fonction suprême : ainsi se vante-t-il à son « mignon » d’avoir accéléré le décès du pape précédent. Il met d’ailleurs au point un nouveau plan, qui devrait cette fois lui ouvrir grandes les portes du Vatican !

A ma gauche, Alejandro Jodorowsky, l’un des plus grands scénaristes de bande dessinée de ces trente dernières années, auteur tout simplement d’œuvres aussi cultes et importantes comme L’Incal et toutes les préquelles et séquelles qui lui sont liés, La Caste des Méta-Barrons, Les Aventures d'Alef-Thau, Les Technopères et, plus récemment, Borgia ; a ma droite, encore une histoire se déroulant au Vatican, a une époque ou la Papauté penchait plus du coté du « sexe drogue et rock n’roll », si vous permettez l’expression, ou plus précisément, sexe, jeu de pouvoirs, argent et meurtres, bref, tout pour me plaire ; mettez au milieu de tout cela un superbe dessinateur du nom de Théo et vous obtenez Le Pape terrible, énième série du maitre, donc, énième série ou l’on sait par avance que l’on va taper sur la chrétienté qui n’apparaitra pas sous son bon jour, et, accessoirement, une BD dont je ne me faisait guère de soucis quant a sa qualité, ce, même s’il m’a fallut entendre parler de la sortie du deuxième tome pour me rappeler qu’il faudrait peut être que je commence par me procurer le premier, chose est faite désormais, pour mon plus grand plaisir.

Bon, je pense que je n’ai pas forcement besoin de revenir sur la carrière d’Alejandro Jodorowsky ; les amateurs n’y trouveront rien de neuf, quand aux autres, je pense qu’une petite recherche sur le net ne leur ferra pas de mal (c’est que je ne vais pas vous mâcher tout le travail non plus). Quoi qu’il en soit, ce qu’il y a de bien avec l’auteur chilien, c’est qu’il n’y a pas trop de soucis a se faire avec ses productions : cela fait belle lurette que l’on a compris plus ou moins le topo et surtout, que hors quelques dérapages, la qualité est toujours plus ou moins la. Au pire, cela peut osciller entre l’excellent et le bon, mais le mauvais, personnellement, je ne l’ai pas encore connu. Ainsi, mon intérêt pour cette énième série intitulée Le Pape terrible – déjà le titre, tout un programme – ne pouvait qu’éveiller ma curiosité et je me demandais bien ce que pouvait donner cette mouture BD de la vie de Jules II. Je savais que Jodorowsky venait de conclure une autre série consacrée à un autre Pape, Borgia, dont le nom, forcement, est connu de tous, mais telle ne fut pas ma surprise en me rendant compte qu’en quelque sorte, ce Pape terrible est la suite de Borgia, ce qui, après coup, me parait assez logique : Alexandre VI (Borgia) passant de vie a trépas au début de l’album qui nous préoccupe aujourd’hui, continuité est faite avec le Pape, enfin je devrais dire les Papes (mais je vous laisse le plaisir de la découverte) qui lui ont succéder dans ce Pape Terrible. Le problème, car du coup, cela en devient un, cela me pousse à me procurer les fameux quatre volumes de ce Borgia et encore une fois, c’est mon porte monnaie qui va en prendre un sacré coup, déjà que j’ai le plus grand mal à suivre toutes les sorties, mais bon, ceci est une autre affaire.

Mais bon, au fait, que vaut véritablement ce Pape terrible ? Mérite t-il donc que l’on débourse une poignée conséquente d’euros pour se le procurer ou, au moins, qu’on le lise ? Bien évidement, pour moi, c’est oui, indéniablement, mais cela, je pense que vous l’aviez deviné. J’aime bien tout ce que fait Alejandro Jodorowsky, ses univers, ses intrigues, ses personnages, ses dialogues et jusqu'à maintenant, tout ce que j’ai put lire de lui m’a plu, cela en est de même avec Le Pape terrible, je vous le confie. Ensuite, c’est une affaire de gouts, comme je vous le disais plus haut : je suis un fou d’histoire, et qu’une bande dessinée puisse me permettre de me plonger dans la vie, même romancée, d’un Pape qu’en toute franchise, je ne connaissais pas a la base, n’est pas pour me déplaire. Ensuite, se pose à moi le cas de la religion, et plus particulièrement du catholicisme où je suis né : je ne suis pas athée car pour moi, se dire athée, c’est une forme de croyance, mais je ne suis pas le moins du monde attiré par une quelconque religion et surtout pas par les trois plus importantes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Et sincèrement, donnez moi une œuvre où apparaissent les travers des religions, et plus particulièrement du clergé catholique (mais je suis preneur pour les autres) et je suis partant. Et oui, désolé pour les croyants mais je suis comme ca. Bref, trois éléments non négligeables pour le Pape terrible, et comme en plus, les dessins sont tout simplement superbes – je ne connaissais pas bien ce Théo, mais j’ai été faire un tour sur son blog, consacré a la série et en toute franchise, je crois que je suis devenu fan – il me semble évidant que les choses sont claires quant a la qualité finale de cette œuvre et ce que j’en pense.

Car avec Le Pape terrible, oubliez les livres d’histoires et plonger avec le sieur Jodorowsky dans les zones d’ombres de ce Cardinal Della Rovere qui, pour devenir Pape, n’hésite pas a tuer ses prédécesseurs, a tromper, a voler, a corrompre, même a utiliser Machiavel (décidément bien présent ces derniers temps dans mes lectures) a se parjurer, tout en bafouant la fonction suprême par un mariage secret avec son mignon, ce qui fera hisser sur la tête les cheveux des catholiques les plus purs et durs qui au passage auront oublier qu’il fut un temps où le Vatican ressemblait a une Cour royale comme une autre, pour ne pas dire un vulgaire bordel, le pouvoir en plus. Quoi qu’il en soit, sans atteindre des sommets scénaristiques qui en feraient un chef d’œuvre absolu, mais néanmoins servi par une intrigue captivante et suffisamment accrocheuse, des personnages tellement vils que l’on vient à se demander qui est le moins pire la dedans, un soupçon d’érotisme dans la ligne droite des productions du maitre et, bien entendu, de superbes planches d’un Théo tout bonnement excellent, il me semble évidant que Le Pape terrible est une superbe BD, comme je les aime et qui ne me donne envie que d’une seule chose, lire la suite ; mais cela ne saurait pas trop tarder.

L’ODYSSÉE DE L’ESPÈCE


L’ODYSSÉE DE L’ESPÈCE

Il y a dix millions d'années, en Afrique tropicale, parce que la forêt disparaît, quelques grands primates se lèvent et se mettent à marcher sur deux pieds. Face aux dangers de la savane, comme tous les êtres vivants, ils se défendent et s'adaptent. Leur cerveau grandit, leur conscience se développe. Ils inventent, ils s'organisent, ils parcourent la terre et les océans. Ils conquièrent le monde. Nous sommes leurs enfants. Que nous soyons bretons, chinois, indiens ou africains, que notre peau soit blanche, noire ou cuivrée… Nous descendons tous d'une seule lignée. Dix millions d'années, c'est plus de cinq cent mille générations. Inlassablement, nos aïeux ont transmis leur savoir à leurs enfants, pour qu'il arrive jusqu'à nous. Aujourd'hui, la part de ce savoir que l'on appelle science nous permet de remonter jusqu'à eux. De fouiller notre terre pour y trouver leurs traces, faire surgir notre passé… Et raconter ce que l'on sait de l'extraordinaire odyssée de notre grande famille.

Orrorin et Toumaï
Les premiers pas le rassurent. Peut-être même éprouve-t-il le plaisir de la nouveauté. De là-haut Orrorin se sent plus grand, plus fort et il peut voir les siens de loin. La longue marche commence, vers la nourriture, vers de nouveaux abris. Orrorin est le premier bipède connu de notre lignée est-africaine. Et nous le savons par quelques bouts d'os fossilisés trouvés en l'an 2000.

Australopithèque
De nombreuses espèces disparaissent, comme le chalicotère. D'autres survivent en évoluant. Parmi elles, quelques hominidés vont réussir à s'adapter : les Australopithèques. Ils sont mieux connus depuis un beau jour de l'année 1973… où l'équipe franco-américaine dirigée par Yves Coppens, Donald Johanson et Maurice Taïeb, commence à mettre au jour les restes fossilisés d'une petite Australopithèque. Nous sommes dans le nord de l'Ethiopie, dans le triangle des Afars. Son nom scientifique sera donc Australopithèque afarensis.

Homo Habilis
Nous sommes maintenant à moins 3 millions d'années. Un autre grand tournant de notre préhistoire va avoir lieu... Le premier véritable Homme est sur le point de naître. Un changement de climat sera, une fois encore, à l'origine de cette naissance : un grand coup de froid sur la planète. Ce nouvel Hominidé, le premier Homme à proprement parler, est l'un des plus grands inventeurs de notre lignée. Ce nouvel Hominidé, le premier Homme à proprement parler, est l'un des plus grands inventeurs de notre lignée. On l'appelle Homo habilis.

Homo Ergaster et Homo Erectus
Homo Ergaster. C'est le nom que l'on a donné à ce conquérant pour le distinguer des autres. Il va découvrir des terres vierges prêtes à être explorées. Génération après génération, au gré des glaciations qui font baisser le niveau des mers, ou des réchauffements qui les font remonter, ces hommes peuplent la Terre. Pas encore toute la Terre, mais déjà toutes les terres qu'ils peuvent atteindre.

Homme de Neandertal
Europe méridionale, - 200 000 ans. Neandertal s'est adapté aux rigueurs des toundras et des steppes qui couvrent la majeure partie de l'Europe, au sud de la calotte glaciaire. Ce faisant, il est même devenu une force de la nature. Son ossature massive, son corps trapu, les parois de son crâne épaisses sont des défenses naturelles. De plus, il couvre son corps de peaux et de fourrures - les premiers vêtements. De tous nos ancêtres, Neandertal est le plus robuste, le plus endurant. Il va peupler l'Europe pendant des centaines de milliers d'années…

Homo Sapiens
Nous sommes dans le sud de l'Europe, il y a environ 40 000 ans. Le climat et la végétation ressemblent un peu à ceux de l'Ecosse d'aujourd'hui. Et même en période glaciaire, l'été rend la vie plus douce à tous les êtres vivants, plantes ou animaux. Neandertal domine toujours cette partie du monde. Il vit en petites tribus familiales, se déplace selon les saisons, en suivant les migrations de son gibier. Il profite de toutes les richesses de la nature. Pourtant les jours du peuple Neandertal sont comptés. Il va s'éteindre dans quelques millénaires… Avant de partir, il va faire une rencontre stupéfiante.

Tout commença il y a près de neuf ans, lorsque a une heure de grande écoute, une chaine du service public, France 3 pour ne pas la citer, diffusa ce qui fut alors présenter comme étant un documentaire exceptionnel : L’Odyssée de l’espèce. Retraçant l’évolution humaine des tous premiers pas de nos plus anciens ancêtres, qui, pour simplifier les choses, quittèrent les branches des arbres pour s’aventurer dans la savane il y a environ 7 a 6 millions d’années, jusqu'à l’Homo Sapiens, c'est-à-dire, nous-mêmes, en passant par l’Homo Habilis ou l’Homme de Neandertal, tout au long de 90 minutes, le spectateur découvrait alors, de façon imagée, parfois théâtrale des instants de vie parmi les plus marquants de la longue, très longue histoire humaine, celle de nos ancêtres, de leurs évolution, de leurs découvertes, et de la propagation des connaissances. Bien évidement, exceptionnel, ce documentaire l’était bel et bien, sans nul doute possible et la volonté, que dis-je, le courage de France 3 de le diffuser a une heure de très grande écoute se vit récompenser par la plus belle des manières a l’époque, c'est-à-dire, par un excellent audimat ce qui nous montre que lorsque la télé prend des risques, elle en est parfois récompensée. Et même si prêt d’une décennie s’est écoulée depuis cette toute première diffusion, je garde encore en mémoire mes toutes premières impressions d’alors, forcement très bonnes, ainsi que les louanges des divers médias et du public en général ; oui, indéniablement, il y eut un avant et un après L’Odyssée de l’espèce en France, ce qui est dommage, cependant, c’est que ce genre d’initiatives soit, encore aujourd’hui, bien trop rare.

Bien évidement, le temps a passé depuis et j’ai eu l’occasion, au fil des années de voir et revoir de multiples rediffusions de ce documentaire, soit dans sa version originale, par le biais du DVD rapidement acheter après sa première diffusion, soit celle comportant moult explications scientifiques, et se rapprochant de fait du documentaire tel que l’on est habituer d’ne voir sur nos petits écrans. Du coup, a force, je dois avouer que ces multiples rediffusions me lassèrent un peu, surtout qu’entre temps, tout un tas de « suites » virent le jour, comme Homo Sapiens, Le sacre de l’Homme, Toumaï et même L’Odyssée de la vie, elles aussi multi-diffusées sur le service public au fil des ans. Pourtant, si lassitude il y eut, mon intérêt pour ce documentaire (et pour les autres par ailleurs) ne faiblit pas comme j’ai put le remarquer hier après midi après l’avoir revu, chose que je n’avais pas faite depuis un bon bout de temps. Bien évidement, l’effet de surprise s’est depuis longtemps envolé, mais même ainsi, au bout de presque une décennie et de moult rediffusions, il est incontestable, selon moi, que L’Odyssée de l’espèce n’a rien perdu de son intérêt.

Bien évidement, si le format choisis alors s’éloigne des reportages scientifiques auxquels on est habituer en temps normal (voir ARTE), pour être tout a fait franc, les concepteurs de L’Odyssée de l’espèce n’ont rien inventer, se contentant de s’inspirer de ce que la BBC avait fait, par exemple, avec leur célèbre Sur la terre des dinosaures (et dont j’ai écrit la critique sur ce même blog la semaine dernière) sortit quelques années plus tôt : documentaire diviser en plusieurs parties, chacune consacrée a une période donnée et, bien évidement, a l’un de nos ancêtres, scènes de vie, théâtralisation des événements importants comme, par exemple, la découverte du feu, celle de la pierre taillé, et voix off narrative qui nous donne a la fois quelques informations sur les événements en cour comme sur ce que l’on voit a l’écran. Mais n’y voyez rien là aucun manque d’originalité mais plutôt la reprise d’une formule qui a fait ses fruits et a ce propos, il est indéniable que Jacques Malaterre a fait là un superbe travail de réalisateur. Bien évidement, les mauvaises langues se sont tout de même fait entendre, un peu de la même manière que dans le cas de Sur la terre des dinosaures : tout cela n’était que de la spéculation, personne, au jour d’aujourd’hui, n’a la certitude que les événements se sont déroulés ainsi, quant a la caution scientifique d’Yves Coppens (mais il n’était pas seul sur ce coup là), on n’en viendrait presque a lui trouver beaucoup a redire, certains mettant en cause ses compétences ; mal accessoirement bien français que de rejeter ce qui vient de chez soit et de s’extasier sur les autres et après l’on s’étonnes que nos « cerveaux » trouvent du travail ailleurs ? Mais quoi qu’il en soit, comme c’est également le cas pour Sur la terre des dinosaures, disons nous bien qu’un documentaire comme L’Odyssée de l’espèce est à prendre avant tout pour ce qu’il est, c'est-à-dire, un concentré des connaissances du moment (que de nouvelles découvertes pourront dans l’avenir contredire), une extrapolation d’événements qui ont eu lieu il y a une éternité et dont, avouons le, un flou total continuera a planer et, surtout, un formidable travail de vulgarisation scientifique, et cela me semble le plus important : comment croyez vous que le simple quidam accroche a un reportage où un type barbu au milieu de son chantier de fouilles va nous parler pendant une demi heure de toutes les hypothèses possible et inimaginables sur la façon dont l’Homo Erectus taillait ses silex alors que dans L’Odyssée de l’espèce, la question est réglée en deux minutes ? Réducteur, simpliste ? Non, éducatif car tous ne sont pas capables ou ne veulent même pas entendre parler de reportages scientifiques et si des documentaires comme L’Odyssée de l’espèce permettent d’attirer un nouveau public, c’est tant mieux ! La connaissance, toujours la connaissance, et pour le plus grand nombre, c’est cela qui compte, et quand en plus, la qualité est au rendez vous, que demande le peuple ?

vendredi 11 mars 2011

DES MILLIARDS DE TAPIS DE CHEVEUX


DES MILLIARDS DE TAPIS DE CHEVEUX

Quelque part aux confins de l'Empire, sur un monde oublié de tous... une petite planète apparemment anodine. Sauf que, depuis des temps immémoriaux, les hommes s'y livrent à une étrange occupation : tisseurs de père en fils, ils fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le Palais des Etoiles de l'Empereur. Pourtant, une étrange rumeur circule. On raconte ça et là que l'Empereur n'est plus. Qu'il serait mort, abattu par des rebelles. Mais dans ce cas, à quoi peuvent donc servir ces tapis ? Et qui est cet homme si étrange qui prétend venir d'une lointaine planète ? Lui aussi affirme que l'Empereur est mort...

Cela faisait un certain temps que Des milliards de tapis de cheveux (rien que le titre mérite déjà le détour) était sur ma fameuse liste de « trucs vachement important à lire le plus rapidement possible », j’en avais entendu le plus grand bien, pour ne pas dire, que des louanges, et j’étais assez curieux de voir ce que ce roman de SF pouvait avoir dans le ventre. Ainsi, après une petite période consacrée au Steampunk, avec des satisfactions et pas mal de déceptions, il était temps, finalement, de me lancer dans ce fameux Des milliards de tapis de cheveux (ouf, un petit long de devoir réécrire le titre a chaque fois). Tout d’abord survint une surprise, l’auteur de l’ouvrage était allemand, Andreas Eschbach, puisque tel est son nom. Surprise car bon, comment dire ; de mémoire, je ne me souviens pas le moins du monde avoir déjà lu une œuvre, quelle soit de SF, de Fantasy ou de Fantastique, venant d’outre Rhin, ensuite, je ne m’étais même jamais posé la question de savoir s’il existait une quelconque SF germanique. Ainsi, ma curiosité de départ s’en trouva d’autant plus renforcée ; après tout, quand on doit se contenter de la littérature britannique, nord américaine et française, cela fait plaisir de temps en temps de pouvoir découvrir des auteurs, comment dire, plus exotiques. Mais l’origine d’un écrivain, la longueur d’un titre ou les louanges glanées a droite et a gauche sur le net ne suffisaient pas à faire de ces Milliards de tapis de cheveux, à mes yeux, une réussite incontestable, non, il fallait que je me fasse ma propre opinion.

Et là, en toute sincérité, je dois reconnaître que je comprends parfaitement toutes les louanges des lecteurs que j’avais put lire depuis quelques mois, d’ailleurs, pour être tout a fait franc, je n’ai même pas attendu la fin du roman pour les comprendre, ni même la moitié, non, cette certitude de me trouver devant ce qu’il faut bel et bien appeler un grand roman de SF m’apparue assez rapidement, au cours des touts premiers chapitres. C’est une chose rare, surtout avec moi a qui il m’arrive parfois d’avoir du mal a rentrer dans un nouveau bouquin, hors la, des les premières pages, des les premières lignes, je fut tout bonnement captiver par l’univers et l’intrigue mis en place par ce fort talentueux Andreas Eschbach qui, cela peut paraître difficile a croire, nous offrait là son tout premier roman. Car pour un coup d’essai, force est de constater que Des milliards de tapis de cheveux sont une réussite indéniable, de celles qui marquent suffisamment les esprits et que l’on n’oublie pas de si tôt, voir jamais, de ces romans qui rentrent de plein pied dans nos propres listes personnels, notre fameux « Top Ten des meilleurs livres de … », et tout cela, quelque part, pourrait tenir en un mot : originalité. Auquel l’on ajoutera, bien évidement, la qualité.

Original, Des milliards de tapis de cheveux l’est par son synopsis, tout bonnement imparable : dans une quelconque planète perdue au fin fond de l’espace, aux limites d’un Empire Galactique comme il en existe tant dans le Space Opera, une catégorie d’hommes, pour ne pas dire une caste, consacrent leurs vies entières à réaliser un tapis, et un seul tapis, en utilisant pour cela les cheveux de leurs femmes (oui, ils en ont plusieurs) et de leurs filles. Et s’ils ne font qu’un seul et unique tapis, c’est que le travail consacré à la conception de celui-ci est si ardue, que toute une vie est nécessaire, et une fois celui-ci achever, et destiné, car il ne faut jamais l’oublier, a tapisser le Palais de l’Empereur, il sera vendu (le tapis, pas l’Empereur galactique), et cette somme d’argent, fruit de toute une vie, sera donnée au fils du tisseur afin que celui-ci puisse s’installer, prendre femme (s) et pouvoir a son tour se mettre a l’ouvrage, créant a son tour son propre tapis. Et malheur si un second fils nait, car cet argent ne peut servir que pour un seul et unique héritier, alors, si cela arrive, on le tue, tout simplement. Ainsi, depuis des dizaines de milliers d’années, des générations entières de tisseurs se succèdent, consacrant leur vie à créer et offrir des milliards de tapis de cheveux a l’Empereur. Et déjà, arriver a ce moment précis du récit, on ne peut s’empêcher de pousser un ouf de soulagement en se disant que pour une fois, on n’aura pas droit a tout ce qui fait le train train habituel du Space Opéra – Empire contre rebelles, combats intersidéraux, gentils et méchants – (en fait si mais d’une façon fort différente) et que, cette curieuse coutume des tisseurs de tapis, en plus d’être originale, donne vraiment envie d’en savoir plus sur elle. Car bien évidement, la grande question qui va se poser assez rapidement et bel et bien de savoir pourquoi, justement, des hommes, depuis la nuit des temps, passent leur vie a tisser des tapis, et le récit, d’abord de façon détournée, par le biais de rumeurs comme celle qui sous entendrait que ce fameux Empereur, espèce de Dieu vivant, serait mort, tuer par un rebelle depuis vingt ans, va amener le lecteur vers la recherche des mystères entourant cette coutume. Ainsi, par le biais de plusieurs courts chapitres, Des milliards de tapis de cheveux va nous faire suivre des protagonistes différents, de nouvelles têtes apparaissant a chaque fois tandis que d’anciennes passent au second plan pour ne réapparaitre que beaucoup plus tard voir plus du tout, que cela soit le vieux tisseur au prises avec son fils qui ne désire pas lui succéder, le marchand chargé d’acheter les tapis et de les transporter, ce professeur qui se pose bien trop de questions et qui pourrait bien être taxer d’hérétique ou ce curieux personnage venu d’ailleurs et qui ne cesse d’affirmer que l’Empereur est mort. C’est donc par le biais de morceaux de vie, de scènes plus ou moins importantes que l’intrigue avance, petit a petit, et même quand on n’a l’impression de passer du coq a l’âne, même quand on s’éloigne complètement du fil conducteur, un autre chapitre viendra relier le tout, pour faire, finalement, de cet ensemble a priori disparate, un récit bien plus cohérant que l’on pourrait le croire a première vue. Un puzzle ? Oui, Des milliards de tapis de cheveux est un véritable puzzle, chaque chapitre pris indépendamment n’apportant aucune réponse a l’énigme, aux énigmes, mais une fois que l’on a relié toutes les pièces de ce fameux puzzle…

Mais parler de Des milliards de tapis de cheveux sans aborder un autre point fort non négligeable de ce roman m’apparaît presque comme, la aussi, une hérésie. Rarement dans un récit de Space Opéra, on n’a eu cette impression d’infini, d’énormité que peut être véritablement un Empire Galactique. Ah oui, on le connaît bien ce terme, depuis Fondation ou Star Wars, pour ne citer que les deux exemples les plus connus, qui n’a jamais entendu parler d’Empire Galactique ? Mais qui, avant coup, a put s’imaginer ce que cela peut vraiment représenter ? Personnellement, j’avais cru le faire, je me disais que c’était forcement grand, mais en lisant Des milliards de tapis de cheveux, en fait, je me suis rendu compte que j’étais a mille lieues du compte ; en effet, imaginez un Empire tellement ancien dont l’origine se perd dans la nuit des temps, imaginer un Empereur qui règne depuis près de 80 000 ou 100 000ans, et il y en eu d’autres avant lui, dix pour être exact. Vous commencez à avoir la tête qui tourne au vu des chiffres ? Rassurez-vous, c’est normal. Mais que cet Empire existe depuis un ou deux millions d’années, qu’il englobe je ne sais combien de galaxies, qu’il soit composer de milliards de milliards d’habitants, ce qui vous achèvera, à coup sur, c’est la révélation finale, la fameuse réponse a la question que l’on se pose depuis le début : mais pourquoi fabriquent-ils des tapis de cheveux ? Car, bien évidement, ce n’est surement pas pour tapisser le Palais de l’Empereur, mais cela, vous l’avez deviné. Et quand vous apprendrez cette vérité, a la fois si futile et pourtant tellement logique, alors la, peut être vous rendrez vous compte alors de ce que peut être un Empire Galactique, de ce qu’il peut être capable de faire, de ce que permet le pouvoir et de la façon d’on peut en user un être quasi divin et une fois que vous serez effrayer par la chose, vous vous rappellerez ce qu’avait dit l’Archiviste au sujet de l’énigme des tapis de cheveux : cela n’est qu’une histoire parmi d’autres. Et là, tout en vous disant a quel point Des milliards de tapis de cheveux est un superbe roman, d’une profondeur et d’un intérêt assez rares pour que cela soit souligner, vous tremblerez devant ce que l’homme est capable de faire quant il en a le pouvoir.

mercredi 9 mars 2011

TELLEMENT PROCHES


TELLEMENT PROCHES

Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d'attendre de dîner l'estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-sœur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C'est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent

Tout d’abord, je ne pouvais débuter la critique de ce film sans présenter mes excuses a ma femme : lorsqu’il y a quelques semaines, elle me ramena deux DVD en rentrant des courses, autant je fus satisfait du premier de ceux-ci, La route (voir critique sur ce même blog en février de cette année), autant le second, intitulé Tellement proches et prétendue, je cite, « comédie de l’année », me laissa hautement dubitatif pour ne pas dire perplexe ; hein, quoi, comment, mais qu’est ce que c’est que ce truc encore ? Une comédie ? Française, et avec l’autre gus d’Omar et Fred par-dessus le marché ? Mais ca ne va pas la tête ? Bref, vous l’avez compris, je n’étais pas franchement emballé par ce film et encore moins pour ce qui était de le voir. Vendredi soir dernier, ma femme le vit et au bout de dix minutes, me supplia de la rejoindre tellement il était drôle. Campant sur les positions, je refusais alors tout en entendant, toute la soirée, ses rires fusant allègrement de la chambre. Hum, me serais-je tromper ? Toujours méfiant mais curieux de voir ce qui avait put pouvoir provoquer une telle hilarité chez ma femme, je lui promis alors de le regarder ce mardi, je que je fis… et là, je compris… oui, je compris mon erreur, ma terrible erreur au sujet de ce film. Ce qui fait, du coup, que je me dois de présenter mes excuses à ma femme, et, accessoirement au film lui-même.

N’y allons pas par quatre chemins, cela faisait des années que je ne rigolais pas autant devant un film ! Oui, je sais que j’ai souvent tendance à m’emballer et a exagérer les choses, c’est mes origines latines qui veulent ca, mais en toute sincérité, faites moi confiance pour une fois, je peux vous assurer que, dans le cas présent (ce qui ne signifie pas qu’en temps normal, je raconte n’importe quoi), il ne faut voir dans mon enthousiasme a l’égard de cette comédie aucune exagération, loin de là. Comédie, oui, le mot est lâché et si un film mérite le qualificatif de comédie, c’est bel et bien ce Tellement proche. Bien évidement, ce n’est pas le seul, d’autres sont dans le même cas, et, pourquoi le nier, lui sont infiniment supérieurs, mais sincèrement, prenez donc ce petit film sans prétention avec des acteurs connus, mais loin d’être des stars du septième art, un synopsis de base loin d’être original, les relations familiales, saupoudrez le tout d’une sacrée bonne dose d’humour, mélanger bien l’ensemble et vous obtenez ce Tellement proche, et là, c’est partit pour une heure quarante de franche rigolade, entre situations ubuesques, tellement hallucinantes que l’on en est presque a se décrocher la mâchoire et des personnages – ah ces personnages ! – à la fois littéralement loufoques, pathétiques, extrêmes dans ce qu’il faut bien appeler leur folie, leur habitudes, leur coups de gueule, il est tout bonnement impossible pour le spectateur de ne pas rire aux éclats tout au long du film. Car tout est drôle, de bout en bout et ca démarre au quart de tour avec une première partie d’anthologie où, pendant près d’une demi-heure non stop, on se marre quasiment en permanence devant ce que l’on voit a l’écran, et là, en toute sincérité, je peux vous assurez que des comédies, dans ma vie, j’en ai vu des tonnes, mais que cette première demi-heure dans Tellement proche, c’est quasiment du jamais vu. Et je n’exagère toujours pas. Mais vous croyez que la suite est plus calme ? Détrompez vous, ca n’arrête jamais ou presque car si l’on n’atteint pas les sommets de cette première partie, la suite du film se poursuit de la plus belle façon et les éclats de rire, pour ne pas dire les fous rires se succèdent tandis que l’on se demande franchement comment cela peut être possible de rigoler autant !?

Mais peut être que, tout simplement, en plus d’acteurs en pilotage automatique dans le bon sens du terme, comme en particulier le couple François-Xavier Demaison (Jean-Pierre)/ Audrey Dana (Catherine), l’avocat commis d’office qui rêve de grandes affaires et la maitresse de maison parfaite qui se font passer pour juifs car leur fille est inscrite dans une école juive (en primaire) car celle-ci a le meilleur taux de réussite au bac, la sœur, Joséphine de Meaux (Roxanne) totalement halluciné dans sa relation avec Omar (Bruno) qui se demande bien pourquoi il est toujours largué sur l’autoroute, sans oublier, bien évidement Vincent Elbaz (Alain) eternel gamin devant l’eternel qui ne supporte pas sa belle famille, ce qui nous fait le plus rire, ce sont, justement, ces fameuses situations familiales : qui n’a jamais râler en devant aller a un repas de famille (hum…)? Qui n’as jamais invité que les adultes pour ne pas avoir à supporter les enfants (tient tient, ca me rappelle l’une de mes dernières soirées) ? Qui n’a jamais mis en avant ses propres enfants, montrer leurs œuvres au grand désespoir de ses invités ? Qui n’a jamais eu à se taper sa belle famille, hein, qui ? Et oui, si Tellement proches fonctionne aussi bien, en plus de la qualité des acteurs, c’est grâce a la justesse de toutes ces scènes que tout le monde a vécu dans sa vie, des scènes de la vie quotidienne, des situations, des rapports familiaux, des tensions qui font tout le sel de l’existence. Alors, non seulement on meurt de rire devant le comique de ces fameuses scènes, mais celles-ci sont amplifier par nos propres souvenirs, notre propre expérience. Oui, Tellement proches, c’est vous, c’est nous, c’est moi, et c’est pour cela que ca marche aussi bien.

Mais alors, car il y a un mais, pourquoi une telle fin aussi misérable ? Pourquoi venir presque tout gâcher avec cet épilogue franchement inutile, qui n’apporte rien du tout au film, par ailleurs excellent, où l’on retrouve les personnages mal vieillis pour la plupart (décidément en France, on a du mal avec le vieillissement des acteurs dans les films), certains plus que d’autre ce qui en devient ridicule, pleine de bons sentiments et qui, a aucun moment, ne fonctionne ? Oui, franchement, pourquoi ? Alors, un conseil : si vous regardez un jour Tellement proches, éteignez votre lecteur DVD des que débute la scène finale, cela vous évitera cette sensation de gâchis final. Mais pour le reste, tout le reste… oh mes amis, un pur régal !!!

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