dimanche 27 septembre 2015

À LA POURSUITE DE DEMAIN


À LA POURSUITE DE DEMAIN

Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune... Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !


À la poursuite de demain
Réalisation : Brad Bird
Scénario : Brad Bird, Jeff Jensen et Damon Lindelof
Musique : Michael Giacchino
Production : Walt Disney Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Tomorrowland
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 mai 2015
Durée : 130 mn

Casting :
Brittany Robertson : Casey Newton
George Clooney : Frank Walker
Hugh Laurie : David Nix
Raffey Cassidy : Athena
Tim McGraw : Eddie Newton
Judy Greer : Jenny Newton
Kathryn Hahn : Ursula
Keegan-Michael Key : Hugo
Thomas Robinson : Frank Walker, jeune
Pierce Gagnon : Nate Newton

Mon avis : Parfois, je devrais être bien plus méfiant… en tous cas, c’est ce qu’il ressort après coup du visionnage de ce Tomorrowland, traduit chez nous de façon un peu idiote par À la poursuite de demain, énième long métrage de la firme Disney et qui, ma foi, est a la science-fiction ce que Staline fut en son temps a la démocratie, c’est pour dire… Oh, bien sur, d’un film Disney, il était on ne peut plus logique que je ne m’attende pas a un grand chef d’œuvre du septième art, de même, je savais parfaitement que j’allais avoir droit a une flopée de bons sentiments, de personnages stéréotypés au possible et de scènes on ne peut plus gnangnan, pourtant, si bien évidement, je ne m’attendais pas a trouver l’équivalent de l’excellent Interstellar, au minimum, j’étais en droit de me dire que ce film pouvait être sympathique, qu’il me ferait passer un bon moment, voir, soyons fous, qu’il me ferait même rêver un peu, oublier ce fichu rhume qui me pourri la vie depuis quelques jours… D’ailleurs, a priori, la chose aurait put être possible : ainsi, le synopsis de départ était convenable avec ce monde parfait créer par des savants, quelques têtes d’affiches toujours agréables comme George Clooney et le plaisir incomparable de retrouver ce bon vieux Hugh Laurie. De même, ne serais-ce que pour toutes les références SF qui parsèment ce long métrage, il y avait de quoi ravir le vieil amateur que je suis… sans oublier un certain humour, ici ou là… Mais bon, car, bien entendu, il y a un mais, a un moment donné, tout cela ne suffit pas et si l’habillage est correct, s’il y avait bel et bien quelques bonnes idées, tout cela ne suffit, en aucune façon, a faire de ce Tomorrowland un bon film : a aucun moment, l’intrigue ne décolle, a aucun moment, je ne me suis laisser transporter par l’histoire, et, au fil de l’avancée du film, je n’attendais qu’une chose, que tout cela prenne fin, ce qui, ma foi, n’est jamais bon signe. Dommage pourtant car tout n’était pas a jeter dans ce Tomorrowland mais bon, trop prévisible, manquant visiblement d’un souffle épique et beaucoup trop gnangnan et prévisible par moments, cet énième long métrage de la firme aux grandes oreilles aura rejoint la catégorie, plutôt vaste, des franches déceptions ; eh oui, têtes d’affiches, effets spéciaux et bonnes idées ne suffisent pas toujours a accoucher d’une réussite…


Points Positifs :
- Un postulat de départ pour le moins sympathique et quelques bonnes idées quand a ces savants qui, dans le plus grand secret, on créer un monde idéal utopique.
- Je l’ai bien aimé la fille/robot, Athéna, selon moi, le personnage le plus intéressant du film.
- Le plaisir de retrouver Hugh Laurie que l’on ne voyait plus depuis la dernière saison de Dr House.
- Quelques références SF parsèment le film, surtout dans la scène se déroulant dans la boutique de geeks.

Points Négatifs :
- Toutes les meilleures intentions du monde ne suffisent pas et, dans le cas présent, force est de constater que l’intrigue ne décolle jamais et que l’on finit rapidement par s’ennuyer, surtout que tout cela est bien trop prévisible.
- Disney oblige, nous avons droit a des personnages stéréotypés au possible (c’est simple, ils le sont tous), a des scènes gnangnans, a des étalages de bons sentiments, des cotés moralisateurs par moments, bref, a tout un tas de trucs on ne peut plus agaçants.
- Et ce film dure plus de deux heures, mais que ce fut long, mais long…
- La scène qui se déroule dans la Tour Eiffel restera comme un grand moment de grand n’importe quoi ! Et je passe les clichés…
- La fin est navrante au possible avec tous ces soi-disant rêveurs qui, plein de bons sentiments, changeront le monde pour le mieux.

Ma note : 4/10

vendredi 25 septembre 2015

X-MEN CONTRE VENGEURS


X-MEN CONTRE VENGEURS
Mai 1988

Justice for All! – X-Men vs. the Avengers 1 – Avril 1987
Roger Stern, Marc Silvestri, Joe Rubinstein
Uneasy Allies! – X-Men vs. the Avengers 2 – Mai 1987
Roger Stern, Marc Silvestri, Joe Rubinstein
The Soviets Strike Back! – X-Men vs. the Avengers 3 – Juin 1987
G. Willow Wilson, Roland Boschi, Javi Fernandez, Jay Leisten, Mark Pennington, Julien Roger Stern, Marc Silvestri, Joe Rubinstein
The Judgment of Magneto – X-Men vs. the Avengers 4 – Juillet 1987
Tom DeFalco, Keith Pollard, Joe Rubinstein, Bob McLeod, Al Williamson, Allen Milgrom

Mon avis : Sans nul doute que les plus jeunes lecteurs de comics ne le savent pas mais bien avant le colossal (mais moyen) event de l’année 2012, Avengers vs X-Men, qui vit les deux plus grandes équipes de super-héros de chez Marvel s’affronter tout au long de l’année, les deux équipes s’étaient déjà friter quelques années auparavant, c’était en 1987, il y a presque trente ans donc, et ce, par le biais d’une mini-série en quatre parties que les éditions Lug (eh oui, bien avant Panini) publièrent a l’époque avec une petite année de retard – ce qui, ma foi, était fort honorable vu le retard conséquent que l’on devait se coltiner entre les publications VO et VF. Bien évidement, je parle là d’une époque que seuls les vieux de la vieille ont connue, où les Avengers étaient encore appeler Vengeurs, où Wolverine était connu par le doux surnom de Serval et où, ma foi, la censure sévissait pas mal dans notre beau pays… Quoi qu’il en soit, a la lecture de Avengers vs X-Men version 2012, l’envie m’avait pris de relire ce Récit complet Marvel, comme on disait a l’époque, histoire de, premièrement, me replonger dans l’un des comics que j’ai le plus lu au cours de ma vie, mais aussi, de m’amuser au petit jeu des comparaisons… Bon, bien évidement, les jeunes lecteurs pourront être perturber par ce style un peu vieillot, les nombreux dialogues et une colorisation parfois hasardeuse, cependant, reconnaissons que le sieur Marc Silvestri, sur les trois épisodes qu’il dessine, livre une prestation fidèle a sa réputation. Pour ce qui est de la composition des deux équipes, quelques surprises pour les non initiés avec, par exemple, la présence du Chevalier Noir (l’un de mes perso préférés) et du Dr Druid (bof) chez les Avengers… euh, pardon, les Vengeurs, tandis que, chez les X-Men, nous avions droit a une compo qui me plaisait bien à l’époque et où l’on retrouvait Havok, Dazzler, Magneto en compagnie des inusables Tornade, Malicia et Wolverine… ou Serval. Le synopsis, lui, est plutôt simple : ayant échappé au verdict de la cour pénale internationale (dans Uncanny X-Men, quelques années auparavant), Magneto, a se moment là, ranger des affaires et du coté des gentils, se voit pourchasser par les Vengeurs mais aussi par les Super-Héros Soviétiques ; eh oui, dans les années 80, nous étions encore a la belle époque de l’URSS et de la Guerre Froide. Forcément, tout ce beau monde va se taper dessus, Magneto, vraiment sympa a ce moment là, ne cesse d’éviter de tuer et finit même par se rendre, et, au final, on retient principalement que : les Vengeurs des années 80 étaient vraiment plus costauds que les X-Men (mais ces derniers s’en moquaient puisqu’ils vendaient plus), les russes étaient vraiment fourbes (enfin, un d’entre eux, la Dynamo Pourpre), Captain America est vraiment un chic type (bah oui, il n’est pas raciste) et puis… bah, c’est tout, ou presque… Enfin bon, malgré un coté un peu daté et un dernier épisode un peu singulier (pas la même équipe créative), X-Men contre Vengeurs reste un comics pour le moins correct, parfaitement représentatif du style de l’époque et qui aura marqué les esprits pour cet affrontement entre deux équipes qui, décidément, ont toujours connu des relations pour le moins houleuses. Bien évidement, ceux de ma génération auront un autre regard, la nostalgie aidant, tandis que les plus jeunes, eux, risquent de tiquer un peu, mais bon, a bien y regarder, et si je devais faire des comparaisons avec le fameux Avengers vs X-Men, je ne suis pas vraiment sur que ce dernier soit véritablement supérieur a son ainé…


Points Positifs :
- Nostalgie quant tu nous tiens : X-Men contre Vengeurs fut pendant longtemps le maitre étalon de l’affrontement entre les deux équipes de super-héros les plus célèbres chez Marvel.
- Un Magneto, a l’époque du coté des bons mais dont tout le monde se méfie, qui ne cesse de douter, trois équipes de super-héros qui se tapent dessus, et, en prime, un énième procès pour le maitre du magnétisme.
- Les dessins de Marc Silvestri sur les trois premiers épisodes.
- Le fan du Chevalier Noir que je suis ne peut qu’être satisfait de le voir à l’ouvrage.
- J’aimais vraiment cette équipe des X-Men dans les années 80 ; c’était l’époque du duo Claremont/Silvestri, de la mort des X-Men a Dallas, de leur départ pour l’Australie, etc.
- Je pense que jamais les super-héros soviétiques n’ont jamais été aussi mis en avant que dans cette mini-série.

Points Négatifs :
- Pour qui a eu la chance de lire Le procès de Magnéto dans Uncanny X-Men 200, force est de constater qu’il n’y a pas de comparaisons possible avec celui-ci qui fait bien pale figure.
- Les plus jeunes noteront, a raison, que la colorisation a l’époque, ce n’était vraiment pas ça ! Sincèrement, on a vraiment gagné au change avec le passage des années.
- Pourquoi un tel changement d’équipe créative pour le dernier épisode ? Même Roger Stern n’est plus aux commandes !?
- Du coup, Silvestri n’étant plus aux pinceaux, on note la différence.
- Mouais, elle est un peu curieuse la fin…
- Ah, le Dr Druid, ça c’était un personnage ! Rassurez vous, j’étais ironique en affirmant cela…  

Ma note : 6,5/10

SIMETIERRE


SIMETIERRE

Louis Creed, son épouse Rachel, sa fille Ellie et son fils Gage ont quitté Chicago pour emménager à Ludlow, petite bourgade du Maine. Ils s'installent dans une belle maison que Louis vient d'acheter. Louis, médecin, vient de trouver un travail à l'université voisine. Il fait la connaissance de Judson Crandall, son voisin octogénaire qui deviendra son meilleur ami. Au cours d'une promenade, Judson fait découvrir à la famille Creed le Simetierre, un cimetière d'animaux où des générations d'enfants ont enterré leur animal de compagnie préféré. Malgré sa joie devant le fait que tout se passe à la perfection, Louis ne peut s'empêcher d'avoir un mauvais pressentiment, notamment à la suite de la mort accidentelle d'un étudiant, lors de son tout premier jour de travail. La mort accidentelle de l'étudiant plonge Louis dans un malaise d'autant plus important que la nuit venue, cet étudiant lui apparaît en rêve et le conduit jusqu'au cimetière des animaux où il lui adresse une sorte de mise en garde. Sans parvenir à savoir s'il a rêvé ou pas, la vie reprend son cours jusqu'à ce que le chat de la famille, Church, ne meure accidentellement alors que l'épouse et les enfants de Louis sont en vacances. Jud Crandall emmène Louis au-delà du cimetière des animaux, dans un territoire indien, où il demande à Louis d'enterrer le cadavre du chat, qu'il avait emporté, dans une vraie sépulture.


Simetierre
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Horreur
Première Parution : 14 novembre 1983
Edition Française : 01 janvier 1989
Titre en vo : Pet Sematary
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : François Lasquin
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 573

Mon avis : Si a tout jamais, car je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, Ça restera mon roman préféré de Stephen King, force est de constater qu’une autre de ses œuvres, et elles sont nombreuses, occupe depuis des lustres une place particulière dans ma bibliothèque idéale, je veux bien évidement parler de Simetierre. Déjà, pour la petite histoire, il s’agit là du tout premier livre du maitre que j’avais lu, j’étais alors encore adolescent, il y a de cela un quart de siècle environ, ensuite, il faut reconnaitre que celle-ci, sans révolutionner totalement le genre – après tout, il ne s’agit que d’une énième histoire de morts vivants – n’en reste pas moins l’exemple parfait du savoir faire de Stephen King en matière d’horreur, du moins, quand il est inspirer, et Dieu sait qu’il l’était grandement a ses débuts. Œuvre forte, terrible de par la thématique abordée – après tout, même si on pourrait penser le contraire, rares sont les romans du même genre où les enfants figurent véritablement au nombre des victimes – Simetierre, s’il est bien entendu un roman typique de Stephen King où l’on retrouve bon nombre de ses thèmes de prédilections habituels (famille de classe moyenne qui subira, petit a petit, les affres de l’indicible, moult références culturelles, intrigue qui prend son temps a avancer avant la conclusion finale), n’en reste pas moins un pur petit bijou quasiment parfait de bout en bout. En partant d’une idée plutôt simple mais géniale – et si les êtres vivants enterrés dans un cimetière pouvaient revenir à la vie – Stephen King, quasiment au summum de son inspiration, nous livre la lente descente aux enfers d’une famille d’américains moyens qui, drames après drames, va basculer dans l’horreur, la folie et la mort. Le personnage principal, Louis Creed, simple médecin universitaire, faisant a chaque fois les mauvais choix, finira par entrainer les siens dans l’horreur absolue : d’abord le chat de la famille, puis son fils, avant que… mais chut, n’en disons pas plus pour ceux qui n’auraient pas lu ce véritable petit chef d’œuvre qu’est Simetierre, car oui, incontestablement, il s’agit bel et bien d’un chef d’œuvre : certes, l’on pourrait regretter les traditionnels défauts de l’auteur qui perd bien trop de temps a s’attarder sur des détails du quotidien sans grand intérêt, certes, on pourrait regretter la fin, bien trop rapide a mon gout, mais en dehors de cela, nous avons surtout une histoire forte, prenante, où un homme, un père, un mari, qui aime terriblement sa famille, est prêt a tout pour la sauver, même a commettre la pire des folies, encore et encore. Alors oui, Simetierre n’est pas le roman de Stephen King qui fait le plus peur, loin de là, mais psychologiquement, il est dur, très dur même par moments, alors, si jamais vous n’avez jamais eu l’occasion de lire cette petite merveille, n’hésitez pas une seconde, vous ne serez pas déçus…


Points Positifs :
- Un postula de départ a priori simple – bah, encore une histoire de revenants – mais qui n’en fonctionne pas moins, surtout de la façon dont Stephen King amène les choses, au fil du récit. Pourtant, d’entrée de jeu, on se doute qu’un terrible drame va surgir, que le héros va faire ce qu’il ne fallait pas, et pourtant, on est captiver de bout en bout.
- Stephen King aime prendre son temps et cela peut agacer par moments, cependant, reconnaissons que la lente descente vers l’abime indicible est, dans le cas présent, quasiment parfaite.
- La façon dont King annonce à l’avance que Gage Creed va mourir est terrible : comme cela, comme si de rien n’était, au beau milieu d’un chapitre où tout semblait aller pour le mieux.
- Accessoirement, la mort du jeune enfant marque les esprits surtout que, mine de rien, la chose est plutôt rare dans les œuvres du genre.
- Psychologiquement, c’est une histoire dure, très dure même et les personnages en prennent plein la gueule – d’ailleurs, si vous avez-vous-même des enfants, vous vous poserez bien des questions sur la réaction du héros.
- Un cimetière pour les animaux, un autre, mystérieux, où les cadavres enterrés reviennent à la vie, des références à des êtres primordiaux – le fameux Wendigo – qui vivraient en ces lieux bien avant l’arrivée de l’homme… tout cela donne envie !
- Une histoire sur la vie, la mort, l’acceptation de celle-ci, la vieillesse, l’amour inconditionnel pour ses enfants ; oui, il y a pas mal de thématiques dans Simetierre.

Points Négatifs :
- Malheureusement, Stephen King perd beaucoup trop de temps à s’attarder sur des détails insignifiants, ce qui, par moments, ralentit le déroulement de l’intrigue : décrire la vie d’une famille de la classe moyenne américaine, c’est une chose, décrire comment le héros se prépare une tartine, c’en est une autre.
- Elle est tout de même rapide la fin.  

Ma note : 9/10

mardi 22 septembre 2015

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 156 – AUX SOURCES DE LA BIBLE


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 156 – AUX SOURCES DE LA BIBLE
Septembre 2015

Au sommaire :
Edito : Polyphonie Biblique
Actualités
En bref : Momies animales
- Villa d’Arles
- Premiers colons d’Amérique
Découverte : L’armée de terre cuite se dévoile
En question : Ebola, un virus antique ?
Fait de société : Quelle histoire de France au collège ?
Dossier : Aux sources de la Bible
- La grande bibliothèque de la Bible
- Les manuscrits à l’ère du Big Data
- Les voix de la Bible
- Deux royaumes pour une Bible
- La rédaction finale, mille ans de négociations
- Mythes et réalités
- L’Arche retrouvée
- En quête d’Abraham
- Moïse, l’introuvable
- Le Santorin, artisan des plaies d’Egypte ?
Interview « La Bible exige les mêmes méthodes de décryptage qu’un écrit d’Homère » de Thomas Römer.
En coulisses
Muséologie : Osiris, les mystères dévoilés
- A table au Moyen-âge
Livres & Idées : Averroès l’inquiétant
A suivre : La grande histoire de la couleur : le bleu
Pour en savoir plus

Mon avis : Second numéro des Cahiers de Science & Vie nouvelle formule, après celui consacré a La naissance des villes et paru fin juillet dernier, une fois de plus, mon impression générale aura été mi-figue, mi-raisin… Il faut dire que, comme je le disais pour le numéro précédant, la décision de modifier de fond en comble la structure éditoriale de ce magazine ne m’aura guère emballé : autrefois, les Cahiers étaient une revue qui se démarquaient de la concurrence car chaque numéro était consacré a un sujet unique et qui était traité de la première a la dernière page, or, depuis cet été, pour je ne sais quelle raison, ne voila-t-il pas que désormais, les Cahiers font comme les autres revues du même genre, c’est-à-dire, un dossier principal, certes, mais aussi, tout un tas d’autres rubriques et d’articles divers qui ne sont pas inintéressants, j’en conviens, mais qui, du coup, font que le dossier principal, lui, est bien plus court. Un choix regrettable selon moi, comme celui de la couverture : après tout, avait-on besoin de cette omniprésence du blanc ? Du coup, désormais, vous comprendrez aisément que je suis moins enthousiaste lorsque parait un nouveau numéro des Cahiers, surtout quand, par-dessus le marché, le sujet de ce dernier est tout sauf original : Aux sources de la Bible… eh ben, si ça ne sent pas le vu et le revu… Enfin bon, c’est tout de même dommage car s’il y a bien une chose qui n’a pas changer, c’est la qualité générale de l’ensemble : oui, Les Cahiers de Science & Vie ont changé, mais oui, la qualité des articles, leur intérêt, eux, sont toujours au rendez vous. Du coup, ça aide a mieux faire passer la pilule, même si, comme je l’ai dit, les origines de la Bible est une thématique que l’on connait par cœur depuis des lustres… Mais bon, même si la forme à changer, le contenu reste bon, très bon d’ailleurs et je dois reconnaitre que malgré mon manque d’enthousiasme quand au dossier principal de ce numéro, j’aurai appris pas mal de choses quand aux origines du livre sacré le plus connu au monde. Quand au reste du contenu de ce numéro, car désormais, il faut s’y faire, eh ben, disons que cela alterne entre le moyen pour les articles de fin et le bon voir le très bon pour les premiers : ainsi, entre les momies animales ou les origines d’Ebola, force est de constater que le matériel est de bonne qualité, et, quelque part, c’est toujours ça de gagner !


Points Positifs :
- Même si le sujet principal de ce numéro sent le déjà-vu a plein nez, Aux sources de la Bible, force est de reconnaitre que celui-ci n’en reste pas moins fort intéressant et, d’ailleurs, plutôt instructif puisqu’a ma grande surprise, j’aurai appris pas mal de choses a la lecture de celui-ci – en particulier sur les origines d’Israël, bien plus complexes et surprenantes qu’on pourrait le penser.
- La première partie de ce numéro, consacrée aux courts articles, est passionnante : momies animales, armée de terre cuite, Ebola, histoire de France enseignée au collège, oui, il y a de quoi faire.
- La qualité générale de la revue ne s’est pas envolée, loin de là : tout cela est toujours aussi bien écrit, instructif et, souvent, passionnant.

Points Négatifs :
- Je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée qu’ils ont changé les Cahiers : mais pourquoi faire comme la concurrence alors que tout était parfait !?
- Forcément, du coup, le dossier principal est plus court.
- Mouais, les origines de la Bible, on ne peut pas vraiment dire que c’est le truc le plus original qui soit…
- Je n’aime pas la nouvelle maquette de la couverture… tout ce blanc, beurk !
- Accessoirement, elle est plutôt moche la couverture de ce mois-ci.
- Un grand bof pour leur article sur les couleurs : après le rouge, en juillet, le bleu ce mois ci…

Ma note : 6,5/10

samedi 19 septembre 2015

LÉGENDES DE LA GARDE – AUTOMNE 1152


LÉGENDES DE LA GARDE – AUTOMNE 1152

Cela fait maintenant plusieurs jours qu’un marchand de grains est sensé être arrivé Barkstone. Afin de vérifier ce qu’il se passe, trois membres de la Garde, Lieam, Kenzie et Saxon, sont envoyés sur sa piste. Après quelques recherches, ils arrivent enfin près d’un chariot renversé, sans marchand alentours. Ils tombent alors nez à nez avec un serpent qui se jette à leur poursuite. Après moult ruses, ils réussissent à s’en débarrasser et trouvent le cadavre du marchand. Kenzie révèle à ses camarades que ce vendeur n’était qu’un traître divulguant les plans de la cité de la Garde, Lockhaven, à un mystérieux commanditaire. Pendant ce temps, Sadie, un autre membre de la Garde, se rend sur la côte Nord afin de se renseigner sur l’absence de nouvelles données qu’envoie normalement Conrad, leur garde en poste. Arrivé près de la bâtisse, Sadie y pénètre, mais tout semble désert. Tout à coup, il est surpris et menacé par Conrad qui ne l’avait pas reconnu. Son arme rangé, le garde commence à lui raconter pourquoi il a déserté son poste…


Légendes de la Garde – Automne 1152
Scénario : David Petersen
Dessins : David Petersen
Encrage : David Petersen
Couleurs : David Petersen
Couverture : David Petersen
Genre : Conte, Féerie, Heroic-Fantasy
Editeur : Archaia Entertainment
Titre en vo : Mouse Guard – Fall 1152
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Février 2006 – Janvier 2007
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Gallimard
Date de parution : 01 janvier 2008
Nombre de pages : 168

Liste des épisodes
Mouse Guard – Fall 1152 1-6

Mon avis : Il m’aura fallut des années pour enfin réussir à me plonger dans l’univers de David Petersen et lire ce premier volet de son œuvre qui l’a rendu célèbre, je veux bien évidement parler de Légendes de la Garde, et encore, si sept années auront été nécessaires – eh oui, je l’avais repéré dès sa sortie, ce qui, vous l’avez remarquer, ne signifie nullement que cela m’avait pousser a l’acheter – pour enfin posséder ce bel objet (oui, c’est le cas), il aura fallut que l’ancien propriétaire de ce dernier, fou qu’il était, s’en débarrasse et que je ne le trouve, un jour par hasard, prêt d’une poubelle ! Mais si l’acquisition de ce Automne 1152, premier volet, donc, de Légendes de la Garde, fut pour le moins singulière, l’important, et vous serez d’accord avec moi, est son contenu ; alors, fut-il a la hauteur de mes espérances, justifia-t-il toutes les critiques élogieuses que j’avais lu a son sujet depuis des années ? Eh ben en fait, oui et non. Oui car, incontestablement, Légendes de la Garde est une œuvre qui mérite le détour : déjà, pour son originalité car sous son apparence de livre d’illustrations pour enfant, celui-ci plaira davantage aux adultes, surtout aux amateurs de Fantasy qui seront ici en terrain familier. Ainsi, si les souris remplacent les humains tandis que les serpents et autres animaux font de même avec les dragons et autres monstres de Fantasy, cependant, ici, et c’est l’un des bons points de cette œuvre, nul magie n’est a l’œuvre, nul trace de fantastique, juste des animaux  anthropomorphes dans une histoire plus Heroic que Fantasy. Bref, une œuvre réussi, sympathique, avec pas mal de protagonistes hauts en couleur et, accessoirement, fort bien illustrée, mais qui, comme je le disais précédemment, n’est pas, du moins selon moi, un véritable chef d’œuvre… la faute étant, justement, son format. Car bon, comment dire, ce choix qui fait diablement penser a un livre d’illustration fait que, souvent, le déroulement de l’intrigue se retrouve un peu trop haché, l’auteur se sentant obliger de résumé des événements hors-champs en début de chaque chapitre, ce qui, selon moi, est un peu dommage. Mais bon, en dehors de cela, il est évidant que ce premier volet de Légendes de la Garde fut on ne peut plus conforme a ce que j’en attendais, c’est-à-dire, plutôt bon. Après, il est clair que cette œuvre brille peut-être davantage par sa conception que pour l’originalité de son histoire…


Points Positifs :
- Le choix de format choisis par l’auteur, le même que celui des livres illustrés pour enfants, alors qu’il s’agit bel et bien d’une bande dessinée. Mélange des genres plutôt réussi, nous avons au final un fort bel objet.
- Point de vu illustrations, reconnaissons que le sieur David Petersen est bigrement doué, surtout que tout cela est réalisé comme dans un livre d’illustrations. Personnages et décors sont magnifiques, quand au choix des couleurs, il n’y a rien a dire, c’est parfait.
- Des personnages sympathiques, une histoire qui sent le déjà-vu mais qui n’en reste pas moins agréable, surtout que l’univers de l’auteur est plutôt réussi ; de même que son choix de passer outre toute trace de magie et de fantastique dans son œuvre : après tout, un serpent, pour une souris, est aussi dangereux qu’un dragon pour un humain.
- La couverture est magnifique.

Points Négatifs :
- Ce qui fait la réussite de cette œuvre fait aussi son défaut, bref, son format. Du coup, malgré un nombre conséquent de pages, il n’y a pas énormément de cases et les dialogues sont plutôt rares ce qui oblige l’auteur à faire l’impasse sur pas mal d’événements qui se retrouvent, du coup, résumés lors de chaque début de chapitre.
- Reconnaissons que si on remplace les souris par des hommes, subitement, on s’aperçoit que l’intrigue est bien moins originale qu’on pourrait le penser de prime abord.
- Bon, psychologiquement, nos protagonistes n’ont pas été particulièrement travaillés, mais bon, ici, c’est un défaut minime.

Ma note : 7/10

BEDLAM – TOME I


BEDLAM – TOME I

Le tueur en série Madder Red commet un nouveau carnage dans un théâtre. Arrêté par le super-héros The First, le meurtrier est conduit au commissariat. À la télévision, un message qu'il a enregistré est diffusé sur toutes les chaînes. Madder Red a mis des bombes sur 6 enfants répartis dans toutes les écoles de Bedlam. Si leurs parents ou les autorités veulent les sauver, ils doivent le tuer avant une heure maximum. Peu après, une explosion retentit dans le commissariat et seule la tête masquée de Madder Red est retrouvée... Dix ans plus tard, Filmore écoute les informations. Un tueur en série multiplie les victimes ces derniers temps. Or, ses méthodes évoquent à Filmore certaines de celles qu'il utilisait lorsqu'il était Madder Red. Après avoir subi un reconditionnement médical, il n'est plus gangrené par des pulsions meurtrières et ne pense désormais qu'à faire le bien. Malheureusement un brin instable, il contacte l'inspecteur en charge de l'enquête...


Bedlam – Tome I
Scénario : Nick Spencer
Dessins : Riley Rossmo
Encrage : Riley Rossmo
Couleurs : Jean-Paul Csuka
Couverture : Frazer Irving
Genre : Thriller
Editeur : Images
Titre en vo : Bedlam – Volume I
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Octobre 2012 – Avril 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Les Humanoïdes Associés
Date de parution : 26 août 2015
Nombre de pages : 192

Liste des épisodes
Bedlam 1-6

Mon avis : L’achat du dernier numéro de Comic Box n’aura pas été inutile puisqu’il m’aura permis de découvrir une œuvre pour le moins alléchante : Bedlam. A priori, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un énième comics comme il en existe tant outre-Atlantique, pourtant, ne serais-ce que par la partie graphique, franchement hors-norme, il est difficile de ne pas être interloquer par celle-ci et avoir envie d’en savoir davantage – ou bien les dessins de Riley Rossmo vous déplaisent fortement et là, ma foi, autant abandonner la partie d’entrée de jeu, ce qui est dommage d’ailleurs. Car Bedlam, ce n’est pas un simple comics et encore moins un simple thriller… Bien sur, d’entrée de jeu, le postulat de base est loin d’être original puisqu’il met en scène un ancien tueur en série qui, suite a des expériences pour le moins dignes d’un certain Josef Mengele, s’avère être apparemment guéri et désire servir ses concitoyens en aidant les forces de l’ordre à arrêter ses semblables. Pourtant, les choses, comme souvent, sont un peu plus compliquées que cela et il s’avère que, déjà, tout cela nous fait bigrement penser a une autre œuvre, un certain Batman : ainsi, entre un Bedlam qui fait penser a Gotham, ce Madder Red fortement inspirer du Joker et The First, héros costumé qui renvoi bien entendu a notre homme chauve-souris préféré, le scénariste Nick Spencer offre un bel hommage a Batman, bien sur, mais tout en rendant la chose bien plus déjantée et en créant un univers, une ambiance, qui font mouche d’entrée de jeu. Bien évidement, la partie graphique y est pour beaucoup et sur ce point, que l’on apprécie ou pas le style du sieur Riley Rossmo, force est de constater qu’il a sut marquer de son empreinte une œuvre qui sort des sentiers battus : alternant son style entre le récit contemporain et les nombreux flashbacks qui parsèment l’intrigue, il offre a Bedlam le petit plus qui permet a cette œuvre de se démarquer de la concurrence. Alors bien sur, on pourra regretter quelques facilitées scénaristiques comme le duo ancien criminel/femme flic, le prêtre catholique pédophile et cet espèce d’ange exterminateur, mais bon, ne serais ce que pour cet antihéros franchement déjantée, cet ancien tueur en série devenu, apparemment, et dans le plus grand secret, un bon samaritain prêt à se dévouer pour les autres (mais jusqu’à quand ?), ses dialogues hauts en couleurs et, bien entendu, les dessins de Riley Rossmo, Bedlam apparait comme étant une œuvre qui mérite le détour, en tous cas, bien plus que bon nombre d’autres titres équivalents et qui sont bien moins originaux…


Points Positifs :
- Pour moi, incontestablement, les dessins de Riley Rossmo. Alors bien sur, son style est pour le moins particulier, un peu brut de décoffrage et sur certaines cases, il y a de quoi être perplexe, mais en fait, entre des découpages étonnants, l’alternance de style entre les deux périodes temporelles abordées dans cette histoire et le coté dynamique de la chose, on est rapidement accrocher par ses dessins franchement originaux et qui apportent une âme a cette œuvre.
- Le héros, bien sur… enfin, héros est un bien grand mot… le personnage principal, Madder Red. Que ce soit sa version a la Joker ou, dix ans plus tard, celle d’un type apparemment guéri de toute pulsion meurtrière et qui souhaite aider son prochain, force est de constater que celui marque les esprits, surtout que la folie n’est jamais bien loin et que l’on ne cesse de se poser des questions sur sa sincérité.
- Scénaristiquement, c’est plutôt captivant et Nick Spencer a sut créer une ambiance particulière du plus bel effet.
- C’est inspirer d’un certain Batman, certes, mais en y puisant le meilleur, Bedlam étant davantage un hommage qu’un vulgaire copié/collé.
- C’est violent, très violent même, mais ça colle parfaitement a l’ambiance.

Points Négatifs :
- On n’échappe pas, malheureusement, a pas mal d’éléments que l’on retrouve a chaque fois dans les œuvres du genre comme le prêtre pédophile, le duo ancien criminel/femme flic (séduisante bien sur) aux relations conflictuelles, le chef de la police ronchon et qui a l’air d’en savoir plus, et même a un super héros en cape et qui semble bien mystérieux pour le moment.
- Même chose pour toutes les scènes de torture et pour le personnel médical franchement spécial et qui nous renvoi a de vieux films avec des savants fous voir a Freaks.
- Si certains dialogues sont de haute volée, d’autres sont un peu plus… euh… bas de gamme ?!

Ma note : 7,5/10
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...