samedi 12 septembre 2015

THORGAL – LE MAL BLEU


THORGAL – LE MAL BLEU

Jolan est en train de mourir. Il se rappelle les derniers événements qui l'ont conduit dans cette situation extrême. Après avoir vécu quelques temps sur une île, lui et les siens partirent à nouveau sur leur barque, en quête d'une nouvelle terre. Quelques jours plus tard, ils longeaient une côte sauvage et croisaient une barque abandonnée. Thorgal esquissait alors une manœuvre d'abordage, afin que Jolan y jette un œil. Il découvrait alors un homme déjà mort depuis plusieurs jours. Soudain, un rat lui mordit le bras ! Il avait juste le temps de retourner à bord que des pirates les attaquaient. Thorgal manœuvrait pour leur échapper, en se cachant à l'intérieur des marais. Ils y attendaient patiemment que les pirates s'en aillent. Jolan se demandait alors de quoi était mort l'homme qui se trouvait dans la barque abandonnée. En effet, sa peau était toute bleue et son visage tordu par la souffrance. Soudain, les pirates les retrouvaient et les pourchassaient de nouveau. Thorgal et sa famille fuyaient en se glissant dans l'eau du marais…


Thorgal – Le mal bleu
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 06 novembre 1999
Nombre de pages : 48

Mon avis : Le sieur Thorgal Aergisson aura été on ne peut plus présent cet été sur ce blog mais, mine de rien, cela faisait un certain qu’on ne le voyait plus sur ce blog – voir Arachnéa le 30 août dernier – du coup, on pouvait se poser des questions, se dire qu’il avait été porté disparu mais en fait, il n’en était rien puisque, aujourd’hui, le voilà de retour avec le vingt-cinquième album de la saga : Le mal bleu. Bon, déjà, il faut reconnaitre qu’après le passage, excellent au demeurant, où notre héros, amnésique, s’encanaillait avec la redoutable mais sexy Kriss de Valnor – entre La forteresse invisible et La cage – Jean Van Hamme est revenu a des albums plus terre a terre et, en quelque sorte, moins originaux : Thorgal est redevenu ce monstre de vertu ennuyeux au possible et il vit des aventures, certes non dénuées d’intérêt, mais a mille lieux des plus grandes heures de la saga. Le tome précédant, Arachnéa, était déjà dans cette veine et celui-ci, Le mal bleu, donc, ne déroge pas à la règle : un album indépendant, sympathique, mais loin d’être exceptionnel. Pourtant, car pour le moment, il n’y a pas de mauvais Thorgal, force est de constater que nous avons bel et bien à faire a une bonne BD : scénaristiquement, Van Hamme est toujours aussi doué pour nous pondre des intrigues captivantes au possible et comme son vieux compère, Grzegorz Rosinski, livre une fois de plus une prestation somptueuse, il est difficile de se plaindre véritablement du contenu de ce Mal bleu. Alors ici, Thorgal et sa petite famille vont avoir à faire à une terrible maladie, ce mal bleu qui donne le titre de l’ouvrage, ils vont rencontrer une tribu de nains vivant dans la mangrove, un prince insouciant et son jumeau abandonné a la naissance, mais aussi un savant qui a de faux airs de Leonard de Vinci. Une fois de plus, une représentante de la gente féminine va tomber sous le charme de notre héros – ici, une naine – une pieuvre géante essaiera de le dévorer et, avant que tout finisse bien, celui-ci se permettra le luxe de faire un tour en ailes volantes. Bref, la routine en gros pour Thorgal et pour un album sans grande surprises mais diablement efficace.


Points Positifs :
- Sans être exceptionnel ce vingt-cinquième tome de la saga n’en reste pas moins suffisamment captivant pour éveiller la curiosité du fan de Thorgal : Jean Van Hamme maitrise comme a son habitude son scénario, distillant au passage moult coups de théâtres et petites références bien senties, ce qui fait que, au final, on obtient un album plus que convenable.
- L’idée de la maladie qui touche nos héros, ce fameux mal bleu, est intéressante. Cela nous change des vikings, des despotes sanguinaires, des monstres et autres dieux.
- Petit clin d’œil a Ben Hur pour le lieu où sont envoyés les malades du mal bleu.
- Autre référence notable, celle a Leonard de Vinci avec le savant et ses inventions fort semblables de celles du génie de la Renaissance.
-  Grzegorz Rosinski, encore et toujours, qui nous livre une prestation égale à son talent, c’est-à-dire, excellente.
- Une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Mouais, malgré une histoire sympathique et des protagonistes qui ne le sont pas moins, cet album n’est pas le plus original qui soit. De toutes façons, rares sont les albums indépendants qui sortent vraiment du lot.
- Hum, le prince tourne rapidement casaque à la fin… pas très crédible tout cela.
- Bigre, Jolan n’a plus que cinq jours à vivre, Thorgal revient avec le remède au bout de… six jours mais son fils est toujours en vie !?
- Non mais quel bourreau des cœurs ce Thorgal : pour la énième fois, encore une fois une femme tombe amoureuse de lui. Et donc, après moult représentantes de la gente féminine, la Gardienne des clés, une valkyrie, voici venu le tour d’une naine !
- Thorgal est tellement vertueux qu’au bout d’un moment, cela commence à peser…

Ma note : 7/10

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