lundi 14 septembre 2015

ADALINE


ADALINE

Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Près de huit décennies plus tard, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l'amour.


Adaline
Réalisation : Lee Toland Krieger
Scénario : J. Mills Goodloe et Salvador Paskowitz
Musique : Rob Simonsen
Production : Lakeshore Entertainment, Sidney Kimmel Entertainment et RatPac-Dune Entertainment
Genre : Romantique, Fantastique
Titre en vo : The Age of Adaline
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 24 avril 2015
Durée : 113 mn

Casting :
Blake Lively : Adaline Bowman
Michiel Huisman : Ellis Jones
Kathy Baker : Kathy Jones
Harrison Ford : William Jones
Ellen Burstyn : Flemming
Amanda Crew : Kiki
Richard Harmon : Tony
Mark Ghanimé : Caleb
Anjali Jay : Cora
Anthony Ingruber : le jeune William
Barclay Hope : Stanley Chesterfield
Peter J. Gray : Clarence James Prescott
Lynda Boyd : Regan
Alison Wandzura : Greencar
Chris William Martin : Dale Davenport
Toby Levins : le superintendant
Robert Moloney : le conseiller financier

Mon avis : Ce qui avait de bien avec ce film, cet Adaline qui aurait mieux fait de conserver son titre original, The age of Adaline, c’est qu’avant même de le visionner, je n’en attendais pas grand-chose ; oh, bien sur, le synopsis de départ n’était pas déplaisant avec cette jeune femme qui, dans les années 30, suite a un accident de voiture, ne vieillissait plus, ce qui, bien entendu, ne pouvait entrainer que de multiples complications dans sa vie. Cependant, Adaline étant avant toute chose un film romantique, un truc où l’héroïne, fatalement, allait rencontrer le grand amour et, forcément, réfléchir au sens de sa longue vie afin de pouvoir le vivre pleinement, je savais d’entrée de jeu a quoi m’attendre, bref, vous l’avez compris, a une œuvre beaucoup plus conventionnelle qu’on pourrait le penser de prime abord… Pourtant, il y avait de quoi faire avec une femme qui ne vieillissait plus, dont l’entourage – sa fille, ses proches – fatalement, allaient prendre de l’age, disparaitre, une femme qui allait traverser les époques et les nombreux bouleversements du vingtième siècle, une femme qui ne voudrait pas s’attacher, sachant, pertinemment, que toute relation ne pourrait durer, un éventuel compagnon subissant forcément les ravages du temps tandis que elle, quasiment immortelle, lui survivrait. Or, a mon grand déplaisir, toute cette partie qui aurait dut être mise en avant est a peine traitée alors que cela aurait dut être le contraire ; oh, bien sur, les scénaristes ne sont pas fous et y font allusions, ici ou la, cependant, au final, si peu, et encore, c’est pour traiter, a chaque fois, d’histoires d’amour… Conventionnel je vous avais dit… Du coup, le coté fantastique ne servant que de toile de fond, qu’avons-nous au final avec cet Adaline ? Ma foi, une histoire d’amour comme on en a déjà vu des milliers sur grand écran (enfin deux, vous comprendrez en regardant ce film), une histoire où notre héroïne hésite longtemps avant de succomber, forcément, et ce, avant une fin tellement prévisible qu’elle en devient navrante. Dommage, oui, fort dommage qu’il n’y ait pas eu davantage de prise de risques avec cet Adaline, l’idée de départ étant intéressante, car bon, finalement, tout n’est pas a jeter dans ce film, mais bon, quand on part avec un tel potentiel et qu’on se contente de si peux, difficile de ne pas parler de gâchis…


Points Positifs :
- L’idée de départ qui lorgne allègrement du coté du fantastique est fort bien trouvée et était porteuse de bien des espoirs qui auraient put être développés dans ce film – forcément, quelqu’un qui ne vieillit plus tandis que son entourage subit implacablement les ravages du temps, il me semble qu’il y a de quoi faire avec cela.
- Malgré une franche déception, il y a au moins une chose que l’on ne peut enlever a ce film, c’est que, malgré tout, on accroche a l’intrigue ; bien sur, on a déjà vu tout cela des milliers de fois, mais bon, les américains sachant faire le job, les acteurs étant plutôt bons, ça aide a faire passer la pilule.
- Les amateurs de films romantiques qui ne souhaitent pas se prendre la tête apprécieront ce film.

Points Négatifs :
- Quand on part avec un tel potentiel, je suis désolé mais on ne peut pas se contenter de réaliser un simple film romantique. Car bon, il est tout de même grave que toutes les conséquences de la situation de l’héroïne soient quasiment absentes de l’intrigue.
- L’héroïne a plus de cent ans, cela fait belle lurette qu’elle sait qu’elle ne vieillit plus, elle a eu le temps de comprendre qu’il ne faut pas s’attacher, que ses proches finiront par vieillir, disparaitre, et que fait elle ? Elle s’emmourache – coup de foudre ridicule – dès le premier regard… Mouais, bof. Encore, du désir, je comprendrais parfaitement, après, avec le risque de l’éternité devant soit et d’être fatalement malheureuse a chaque fois, je pense qu’assez rapidement, le sentiment amoureux disparaitrait…
- Forcément, du coup, Adaline apparait comme étant un film romantique comme on en a déjà vu des centaines et des centaines avant lui, sans surprises, sans originalité, prévisible.
- La fin est tellement prévisible que je l’avais devinée – n’allez pas plus loin si vous n’avez pas vu ce film – Adaline a de nouveau un accident de voiture, son cœur s’arrête et… oh miracle, désormais, elle va pouvoir vivre son amour pleinement comme quelqu’un de normal puisqu’elle se remet à vieillir…
- D’ailleurs, c’est quoi le sens caché de cette fin ? Adaline ne pouvait être heureuse qu’en vieillissant ?  Il fallait qu’elle soit normale, comme tout le monde ? Mouais, un peu ambigu tout cela…

Ma note : 4,5/10

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