lundi 31 octobre 2011

L’ÉTRANGE NOËL DE MR JACK


L’ETRANGE NOËL DE MR JACK

La ville d'Halloween est peuplée de gens étranges dont le plus grand plaisir est de se livrer à des farces du plus mauvais goût. Le grand ordonnateur de ces rites cassants est le Roi des citrouilles, Jack Skellington, qui effectue ce métier depuis déjà plusieurs années. Mais aujourd'hui, Jack se lasse de tout ceci, et aspire à de nouvelles expériences. Lorsqu'il découvre par accident la ville de Noël, il est fasciné par ses couleurs chatoyantes et son style convivial. Il retourne chez lui avec la ferme intention de prendre le contrôle de cette ville...

Fin octobre, un seul nom est à la bouche des plus jeunes : celui de la fête d’Halloween. Pourtant, il n’en fut pas toujours ainsi, bien au contraire : cette fête, américaine (même si ses origines, bien plus anciennes, ont leur racines en Europe), n’est arrivée dans nos contrées que dans la seconde moitié des années 90 et pendant deux ou trois ans, ce fut un véritable succès ; ainsi donc, dans les grandes surfaces, des rayons entiers étaient consacrés, longtemps a l’avance, aux divers déguisements, citrouilles en peluche et autres gadgets qui se vendaient comme des petits pains. Cependant, petit a petit, l’effet de mode s’estompa et désormais, même si l’on fête encore Halloween en France et en Navarre, c’est de façon bien plus discrète qu’il y a une décennie, et encore, je ne compare même pas avec ce qui se fait outre atlantique. Quoi qu’il en soit, là n’est pas mon propos dans ce billet de vous parlé d’Halloween, même si cela était une bonne introduction pour le sujet qui nous préoccupe aujourd’hui : L’étrange Noël de Mr Jack.

Mes enfants ayant une autre vision d’Halloween que la mienne, bien plus cynique, j’en conviens, j’ai souhaité leur faire plaisir en leur montrant, pour la toute première fois, ce petit bijou, sortit en 1993 (comme le temps passe vite !) qu’est cet Etrange Noël de Mr Jack. Estimant qu’ils étaient désormais assez grand pour en apprécier toute la substance – mais aussi pour ne pas faire des cauchemars ensuite, mine de rien, ce détail a son importance – je me suis donc installer, avec un certain sentiment de fierté, je l’avoue, en leur compagnie, pour voir pour la énième fois ce petit chef d’œuvre d’animation. Et sincèrement, ce fut une belle réussite même si je pense que quand ils seront plus grands, ils l’apprécieront davantage (surtout le plus jeune). De plus, ayant vu, comme je l’ai dit hier sur ce blog, l’adaptation de Tintin au ciné, je souhaitais également leur faire découvrir un autre genre de films d’animations, certes bien moins tape à l’ œil – technologie oblige – mais non moins excellent, j’en suis convaincu.

Ainsi donc, près de deux décennies plus tard, que vaut toujours cet Étrange Noël de Mr Jack ? Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, il me faut rétablir une vérité au sujet de ce film : non, même si l’univers est de Tim Burton, ce n’est pas lui le réalisateur : accaparé a l’époque par le tournage de Batman le défi, il ne passa que quelques jours sur le plateau, la réalisation ayant été confié a Henry Selick, détail que l’on oublie – ou que l’on occulte – bien trop souvent a mon gout. Certes, que l’on ne s’y trompe pas, tant l’univers que les personnages portent la touche Burtonienne, mais comme j’aime rendre a César ce qui appartient a César, je ne pouvais pas ne pas rendre hommage au travail du sieur Selick. Ensuite, autre détail : L’Étrange Noël de Mr Jack est une production Disney, cela n’a pas vraiment une grande importance, mais cela également, certains l’oublient ; d’ailleurs, j’en fais partie. Mais tout cela étant dit, attaquons nous au fond du problème : le film en lui-même.
Indéniablement, cet Etrange Noël de Mr Jack est ce que l’on peut appeler sans exagération aucune un classique de l’animation. Ainsi, tant par le procédé utiliser, l’animation image par image (vous imaginez le travail que cela peut représenter ?) mais aussi et surtout de part son univers, effrayant et enchanteur à la fois où l’on retrouve tous les poncifs du genre horrifique – loups garous, vampires, savants fous, serviteur bossu, monstres sous le lit, monstres du placard, sorcières, créatures du marais et diverses chauves souries – mais plus amusantes qu’autres chose, ses décors biscornus au possible, touts en boucles et ses personnages hauts en couleur, il me semble indéniable que l’univers de Burton (car, rendons a César ce qui est a César, le scénario est de lui), d’une richesse insoupçonnable et ce, même s’il se contente de réutiliser ce que je nommerais le « matériel » existant des contes horrifiques, captive immédiatement le spectateur. Ensuite, l’intrigue en elle-même : d’une certaine simplicité de prime abord – après tout, nous n’avons là qu’un individu, Jack, qui, lassé de n’être que le roi d’Halloween, se décide à remplacer le Père Noël ce qui, forcement, entrainera bien des catastrophes – s’avère, quand on y réfléchit un peu, bien plus de profondeur que l’on pouvait le soupçonner : ainsi, Jack Skellington est sincère quand il veut remplacer le Père Noël et ne désire plus être une figure horrifique, de même, il souffre du fait que ses concitoyens ne comprennent pas vraiment sa démarche profonde, hélas, les cadeaux qu’il offre aux enfants, normaux selon lui, ne le sont pas pour ceux-ci et là, on ne peut que se poser la question : « qu’est ce que la normalité ? ». Bien évidement, les plus jeunes spectateurs n’y verront la qu’un agréable divertissement, et probablement que pas mal d’adultes n’iront pas jusque là, cependant, ces considérations me semblent importantes pour la parfaite compréhension de cet œuvre.


Forcement, L’Étrange Noël de Mr Jack plaira tant aux petits qu’aux grands ; qu’on le voit juste comme un superbe conte d’Halloween – et de Noël – captivant au possible, a l’univers riche et amusant et aux personnages charismatiques au possible, ou bien, que l’on creuse un peu le scénario, cette œuvre d’animation ne peut que plaire. De plus, les nombreuses chansons, entrainantes et endiablantes au possible resterons longtemps dans les mémoires. Bref, comme je vous le disais précédemment, c’est tout bonnement un classique, indémodable et universel. Un classique qui, plus tard, donnera d’autres chefs d’œuvres comme, dans le domaine du jeu vidéo, l’inoubliable Medievil dont les auteurs avoueront s’être inspiré de l’univers de Burton mais aussi et surtout, un autre film d’animation, près de dix ans après cet Etrange Noël de Mr Jack, Les noces funèbres, mais ceci est déjà une autre histoire.

dimanche 30 octobre 2011

LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE


LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

Indéniablement, il était certain que Les aventures de Tintin : Le secret de la Licorne était tout simplement le film (d’animation certes mais peu importe) le plus attendu de cette année 2011, et quoi que l’on puisse me dire, quelques soient les arguments de chacun, on ne me fera pas changer d’avis sur ce point qui me semble, pour commencer, de prime importance. D’ailleurs, c’était quand la dernière fois que le monde entier ou presque (même plus qu’avec Tintin car bon, comment dire, Tintin aux USA, ce n’est pas vraiment ca) retenait son souffle devant une adaptation cinématographique ? Je vous le donne dans le mille, c’était il y environ une décennie, avec le premier volet du Seigneur des Anneaux (tient, Peter Jackson était déjà là), autre œuvre juger pendant longtemps comme étant inadaptable sur grand écran. Car que l’on ne s’y trompe pas, lorsqu’un réalisateur, quel qu’il soit, s’attaque a un monument dans ce genre, il sait qu’il aura a faire a un public bien plus difficile qu’a l’ordinaire, un public qui ne lui pardonnera rien : les fans. Ainsi donc, qu’ils aient sept ou soixante dix sept ans comme l’on disait autrefois, ces fans (mêmes s’ils semblent moins nombreux qu’autrefois) attendaient, entre craintes et espoirs, ce que Steven Spielberg et Peter Jackson allaient faire de ce qui étaient pour eux un véritable monument, une statue posée sur un piédestal depuis leur plus tendre enfance, je veux bien évidement parler de Tintin. Et je dois vous avouer, puisque j’en fais parti (de ces fans) que j’étais loin, très loin même d’être optimiste.

Avant toute chose, comment ne pas revenir sur ce que représente Tintin a mes yeux ? Bien évidement, au cours des quelques critiques de ses albums publiées sur ce blog, je me suis déjà épancher sur le sujet, vous racontant ma rencontre avec le plus célèbre des reporters (même si on ne le voit pas souvent travailler par ailleurs), datant de mes sept ans environ avec l’acquisition de mon tout premier album : Les cigares du Pharaon. D’une collection que j’ai compléter, au fil des ans, que j’ai lu dans son intégralité, maintes et maintes fois, que j’ai donner, a un moment donné (j’ai l’habitude de ce genre de stupidités) et que, forcement, je reconstitue, petit a petit, car Tintin, depuis ma plus tendre enfance, et même si, avec un regard plus adulte et plus cynique, une partie du rêve s’est envolée a jamais, a toujours été l’un de mes plus fidèles compagnons d’aventure, un personnage, un univers qui m’aura fait rêver, qui m’aura donner envie de partir moi aussi a l’aventure et dont je suis fier, désormais, de passer le relais a mes enfants, pour que eux aussi, comme moi qui ait fait partie de cette génération d’avant les consoles de jeux, prennent du plaisir a la lecture des nombreuses aventures du petit reporter belge. Alors forcement, au vu de ce que Tintin représentait pour moi, comment vouliez vous que je n’ai pas peur du résultat final de cette adaptation cinématographique, comment ne pouvais-je pas craindre d’être cruellement déçu, d’ailleurs, je ne m’en cache pas, je m’y attendais bel et bien. Surtout que certains éléments ne jouaient pas en la faveur du film : tout d’abord, une fois passé les toutes premières photos, enthousiasmantes, les quelques extraits, par la suite, m’avaient laissé une impression assez mitiger ; de même, le fait que le sieur Spielberg ait mélanger trois albums – Le secret de la Licorne, Le trésor de Rackham le Rouge et Le crabe aux pinces d’or – pour en faire une histoire originale ne me plaisait guère : n’y voyant pas forcement l’intérêt, mes craintes ne faisaient qu’augmenter au point que je m’attendais au plantage de ce début de millénaire, tout bonnement !

Du coup, hier, quand je me suis installer sur mon siège devant le grand écran, en compagnie de ma femme et de mes enfants, je dois avouer que je n’en menait pas large et que, avant même que le film ne débute, j’étais déjà déçu… Or, dès le générique, véritable petit clin d’œil a l’ensemble de l’univers de la BD et par ailleurs, fort bien réaliser, mon intérêt s’est éveiller, puis, sans transition, un visage connu de tous les amateurs, celui de Hergé, ici en peintre de rue croquant le portrait de… je vous le donne dans le mille, Tintin bien évidement ; et là, les premières images de celui-ci, des décors m’ont fait changer d’avis : oui, sur ce point, il n’y avait rien a dire, les équipes de Spielberg avaient fait de l’excellent boulot et mes premières impressions, peu optimistes, s’étaient envolées. Avec ce visuel époustouflant, les couleurs et les images magnifiques, cette ligne claire respectée, les tronches des personnages, les décors géniaux, il m’était difficile de ne pas accrocher et j’avais bel et bien l’impression de voir s’animer tout un univers que je ne connaissais, jusque là, que par le biais de la bande dessinée. D’ailleurs, prenez les protagonistes : bien remaniés et assez fidèles à l'esprit de la bande dessinée, je n’ai pas tiqué quand au fait que les Dupontds soient grassouillets, et ce, contrairement a pas mal d’avis négatifs sur la chose et j’ajouterais une petite mention spéciale au Tintin qui arrive malgré qu'il soit lisse arrive à être attachant ; assez réussi car comme dans la bande dessinée il n'a pas vraiment d'âge et apparaît comme asexué, ce qui permet de vraiment s'identifier à lui. Et ça mine de rien avec de la performance capture ce n’était pas forcement gagné. Ajoutez à cela une première partie tout bonnement époustouflante et une musique prenante au possible, les nombreux « sapristi » de Tintin, propre au personnage et j’en étais presque a me dire que finalement, cette adaptation des Aventures de Tintin n’était pas si mal que ca.

Hélas, tout ne fut pas parfait, loin de la : déjà, mais j’en ai déjà parlé, le fait de mélanger trois histoires n’est pas passé a mes yeux ; a la rigueur, le dytique Le secret de la Licorne, Le trésor de Rackham le Rouge, je peux comprendre puisque les deux albums se suivent, mais que vient faire Le crabe aux pinces d’or la dedans ? Expliquer aux américains comment Tintin a fait la rencontre du Capitaine Haddock ? Pour moi, cela gâche fortement l’ensemble. Ensuite, dans la même veine : pourquoi la Castafiore ? Que vient-elle donc faire la dedans, surtout pour un rôle a la limite du ridicule avec cette scène où elle brise le verre. Et puis, il y a le personnage de Sakharine pas du tout ressemblant, et bien sûr cette idée de filiation avec Rackham le Rouge que j’ai trouvé franchement pas terrible et trop simpliste. Mais le pire est à venir, malheureusement car après tout, cela pouvait encore passer pour de simples détails mais le gros défaut de ces Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne, c’est l’américanisation à outrance de l’ensemble : entre le dialogue d’une mièvrerie navrante où Haddock remotive Tintin, les scènes d'actions beaucoup trop exagérées si bien que l'aspect « aventure » y perd toute sa substance comme, par exemple, la chute de l’avion avec le whisky « organique » comme si ils étaient sur la lune, le plan-séquence sidecar/poursuite du faucon absolument illisible et fatigant à suivre avec le barrage qui explose et le tank – sorti d’ont ne sais où – et l’hôtel détruit qui se baladent joyeusement en ville, on atteint des sommets de grand guignolesque navrant au possible. Mais le pire est encore à venir : le fameux combat de grues dans les docks, digne d’un affrontement de méchas, ridicule au possible et qui porte un coup gravissime a la crédibilité de l’ensemble et ternir, indéniablement, ce qui aurait put être une superbe adaptation.

Alors oui, hélas, je n’aurais pas été entièrement conquis par ces Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne, la faute a bien trop de défauts, en particulier dans la seconde partie du film, qui ont ternies une adaptation qui avait pourtant bien commencé. Pourtant, et curieusement même, j’éprouvais tellement de craintes avant coup, j’avais tellement peur d’être déçu par ce film qu’au final, si je n’ai pas été entièrement conquis, j’ai tout de même été assez surpris par la positive. Bien évidement, tout cela aurait put être bien mieux, je ne le nie pas et d’ailleurs, je le regrette, mais je me connais et quand je n’attends rien de quelque chose, bah, même si c’est moyen au final, ca me dérange moins que si j’en attendais monts et merveilles. Du coup, que dire de ces Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne ? Sincèrement, c’est difficile : certes, techniquement parlant, il n’y a rien à dire (quoi que franchement, on aurait put se passer de la 3D) et, tant l’univers que les personnages de Tintin sont bien respectées. Reste le problème de l’américanisation du tout – en particulier dans la seconde partie du film – qui aura gâché l’ensemble. Personnellement, vu que je m’attendais a pire, j’aurais tout de même passé un bon moment mais le plus important dans tout cela, finalement, c’est qu’en constatant que mes enfants s’étaient tellement amuser pendant le film, je n’ai pas put m’empêcher de me dire qu’eux aussi, comme moi en mon temps, pourront devenir de nouveaux fans du reporter a la houppette. Espérons juste qu’ils accrocheront a la version papier, forcement moins spectaculaire, de l’une des plus célèbres figures de la BD mondiale. Mais ceci est une autre histoire.

La Nouvelle Revue de l’Histoire HS n°3 : La Guerre de Sécession 1861-1865



D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours entendu parler de la Guerre de Sécession, la faute, ou plutôt devrais-je dire, grâce a ce qu’il faut bien appeler l’un des plus grands films de tous les ans : Autant en emporte le vent. Mais la sublime adaptation cinématographique du roman éponyme de Margaret Mitchell, où l’on suit les pérégrinations, avec en toile de fond, le terrible conflit entre sudistes et nordistes, de l’indomptable Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) et du cynique et charismatique Rhett Butler (Clark Gable), vu du coté du Sud, ne fut pas mon unique source d’apprentissage, si l’expression peut convenir, de ce que fut ce conflit ; moult westerns, documentaires et ouvrages spécialisés m’ont depuis longtemps habituer a ce que l’on peut qualifier de premier conflit de l’ère moderne, prémices de ce que fut la Première Guerre Mondiale, quelques décennies plus tard. Mais malgré toutes les décennies écoulées, quelque part, quand je pense a la Guerre de Sécession, la première image qui me vient, c’est celle d’Autant en emporte le vent, comme si cette œuvre, décidément intemporelle, m’aura marqué a tout jamais pour ce qui est de ce conflit. Ainsi donc, j’éprouve donc un certain intérêt depuis longtemps pour cette guerre entre deux nations que l’on pouvait croire frères et qui pourtant, n’en étaient pas moins fort dissemblables de part leur mode de vie : entre un Nord industriel, puritain et conquérant s’opposait un Sud plus proche de la vieille Europe, tant par les habitudes que part l’esprit. Mais ce conflit, souvent mal expliquer de nos jours, n’est pas qu’une simple opposition entre les gentils nordistes et les méchants sudistes, esclavagistes de surcroit, bien au contraire, et quelque part, cet hors série de La Nouvelle Revue de l’Histoire nous le démontre très bien :

La Nouvelle Revue de l’Histoire HS n°3 : La Guerre de Sécession 1861-1865
Automne, hiver 2011

Au sommaire :

La Guerre de Sécession 1861-1865
- Editorial : La démocratie et la guerre
- Une Amérique divisée
- Chronologie : 1607-1861
- La naissance des deux armées
- 1862. Le Sud résiste
- Les grandes dates du conflit
- Les forces en présence
- Kid Oklahoma, une BD sudiste
- Orientation bibliographique
- Corsaires et forceurs de blocus
- Napoléon III et la Confédération sudiste
- Victoire et mort de « Stonewall » Jackson
- L’opposition a Lincoln
- La plan stratégique du Général Lee
- La guerre ruine le Sud et profite au Nord
- Gettysburg, la bataille fatale
- Sherman et la prise d’Atlanta
- Grant et l’agonie de la Confédération
- Les grands généraux du Sud
- Les grands généraux du Nord
- La question noire
- La vindicte des vainqueurs
- La revanche des vaincus

Je suis un habitué de La Nouvelle Revue de l’Histoire, revue bimensuelle qui, de part son contenu et ses idées a mille lieues du politiquement correct ambiant, connaît pas mal de détracteurs, et si, je ne suis pas forcement d’accord avec tout ce que je peux y lire, force est de constater que ce magazine historique est indéniablement l’un de mes préférés. Et si je connais la NRH depuis quelques années désormais, je n’avais jamais eu l’occasion, jusqu'à maintenant, de me procurer l’un de ces hors séries ; pour des raisons pécuniaires, bien entendu – après tout, on ne peut pas non plus tout acheter – mais également en raison des sujets des deux premiers hors séries – le colonialisme (quoi que) et la révolte vendéenne – qui ne m’avaient pas emballé plus que ca. Pourtant, lorsque j’ai découvert il y a quelques temps le sujet de ce troisième hors série, la Guerre de Sécession donc, je n’ai pas hésité une seconde, comme je vous le disais précédemment et me le suis procurer, avant de, tout bonnement, le dévorer quasiment d’une traite. Oui car le sujet m’intéresse, indéniablement et que, quoi qu’on en dise, avec La Nouvelle Revue de l’Histoire, que l’on soit d’accord ou pas avec le contenu, force est de constater que les articles sont eux, de grande qualité. Pourtant, un petit bémol s’impose d’entrée de jeu et je ne pouvais pas le cacher : faire un hors série sur un sujet particulier, c’est une bonne initiative selon moi, réutiliser de vieux articles déjà parus précédemment, la par contre, c’est limite moquerie… Car autant le contenu général de l’ensemble est excellent – cela, je ne le nie pas – autant le fait de tomber sur du matériel ancien m’a un peu gêner lors de ma lecture, mais bon, dans l’ensemble, cela n’enlève en rien a la qualité générale de ce hors série, surtout pour les nouveaux lecteurs. Quant à la teneur du contenu en lui-même, que l’on ne s’y trompe pas, ici, le camp est clairement choisis, c’est celui du Sud. D’ailleurs, un peut trop même selon moi car si cela fait longtemps que je me doute bien que le camp nordiste était loin, très loin même d’être les vertueux champions de la liberté comme il est présenté depuis cent cinquante ans, tomber dans l’excès inverse et faire du vieux Sud, les gentils de l’histoire me semble un peu exagérer. Certes, juridiquement parlant, les états du Sud avaient parfaitement le droit de faire sécession (c’est dans la constitution) et de ce fait, cette guerre est tout sauf une guerre civile, certes, la question de l’esclavage n’était qu’un prétexte pour le Nord dont les habitants avaient un rapport plus qu’ambigu avec les noirs (on l’a vu par la suite où il aura fallut un siècle pour que ceux-ci obtiennent les mêmes droits que les blancs), certes, je ne vois pas Lincoln comme le champion de la liberté et de plus, ce que le Nord, victorieux, a fait du Sud, une fois le conflit achever, est peu enviable (par exemple, l’Allemagne et le Japon s’en sont infiniment mieux sortit par la suite) mais bon, malgré cela, je n’irais pas jusqu'à faire des Etats sudistes les pauvres de l’histoire, ne serais ce que pour la question de l’esclavage (quoi que, leurs dirigeants avaient bien conscience qu’a terme, il fallait y mettre fin). Mais quoi qu’il en soit, et malgré ces petits bémols personnels, cet hors série de La Nouvelle Revue de l’Histoire mérite amplement le détour : que vous soyez un connaisseur ou un néophyte de ce conflit, que le sujet vous passionne ou bien, juste pas curiosité, n’hésitez pas a vous le procurer si le cœur vous en dit. Et puis, c’est vrai que rien que pour une figure comme le Général Lee ou pour les conséquences à terme de ce conflit (vous imaginez si le Sud gagnait, on aurait eu deux nations complètement différentes, le sort du monde en aurait été changé…), il me semble que tout amateur d’Histoire – avec un H majuscule – se doit de, au moins une fois dans sa vie, se documenter sur cette fameuse Guerre de Sécession.

samedi 29 octobre 2011

DREAMCATCHER


DREAMCATCHER

Henry, Beaver, Pete et Jonesy sont quatre amis d'enfance qui partent chaque année pour une partie de chasse dans les forêts du Maine. Ils sont reliés par un lien télépathique, qu'ils appellent « la ligne », depuis leur adolescence, quand ils ont porté secours à Duddits, un déficient mental aux étranges pouvoirs, et sont devenus ses amis. Jonesy et Beaver trouvent dans les bois un homme apparemment très malade et l'emmènent dans leur cabane de chasse, et des hélicoptères militaires surviennent un peu plus tard et annoncent que la zone est en quarantaine. Jonesy et Beaver trouvent l'homme mort dans la salle de bains et une créature, ressemblant à une lamproie, sort de son corps. Cette créature tue Beaver mais Jonesy parvient à lui échapper, seulement pour rencontrer un extraterrestre, dénommé Mr Gray, qui prend possession de son corps.

Cette semaine, en Belgique, je suis tombé – alors qu’a la base, je souhaitais regarder le documentaire sur France 2, Apocalypse Hitler, que j’aurais mieux fais de voir par ailleurs – sur une bande annonce annonçant un film tiré d’une œuvre de Stephen King, Dreamcatcher. Celui-ci commençant assez tôt dans la soirée (vers vingt heures, c’est bien ca) et ma femme désirant le voir, je me suis laisser convaincre, surtout que la bande annonce, sans être non plus le truc de l’année, m’avait laissé entrevoir quelques scènes qui paraissaient a priori sympathiques et je me disais que, a défaut d’être un grand film, ce Dreamcatcher pouvait être un agréable divertissement qui me ferait passer une bonne soirée.

Tout d’abord, et avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois avouer que j’eu, a une certaine époque désormais bien lointaine – la fin de mon adolescence, c'est-à-dire, il y a deux décennies – un certain attrait pour les œuvres de Stephen King ; que ce soit des ouvrages aussi connus que Carrie, Christine, Charlie, Simetierre ou l’inoubliable Ça avec ce fichu clown psychopathe (quand je vous dis que je déteste les clowns !), pendant quelques années, j’ai dévorer pas mal de ses bouquins, le plaisir aux lèvres et la peur au ventre. Pourtant, au fil du temps et de mes découvertes littéraires ultérieures, j’ai commencé à me lasser assez rapidement de cet auteur que beaucoup surnommaient comme le maitre de l’épouvante de la fin du vingtième siècle. Puis, ce fut le coup de grâce avec Lovecraft, découvert seulement en 1995, c'est-à-dire, fort tardivement, mais dont le style, le contenu de ses écrits, son univers indicible et sans espoir, reléguait, selon moi, le pauvre Stephen King a des années lumière. Ainsi, quand celui-ci nous saoulait pendant deux cent pages a nous narrer la vie d’américains moyens avant de rentrer, après moult tergiversations dans le vif du sujet, Lovecraft, lui, sans préambule et en quelques pages, allais droit au but, et qui plus, de façon bien plus efficace tout en nous proposant une horreur bien plus indicible. Ainsi donc, depuis une quinzaine d’années environ, j’ai complètement laissé les œuvres de Stephen King de coté, ne désirant plus m’y plonger – a part peut être pour Ça que j’adore et que je lirais bien un de ces jours – et, du coup, mes seuls et rares contacts avec l’écrivain se faisaient par le biais des nombreuses – mais pas toujours réussies – adaptations de ces œuvres, en particulier La ligne verte, film finalement assez bon même si loin d’être génial en soit, comme certains ont put le prétendre un peu hâtivement.

Ce fut donc avec des sentiments mitigés que je me suis plongé dans les premières minutes de ce Dreamcatcher, une œuvre que je ne connaissais pas (du coup, je ne pourrais pas faire de comparatif avec le roman) et dont la seule chose que je savais a la base, c’était que le titre signifiait, en français, « attrape rêves », et que c’était une espèce de grigri indien destiné a capturer les cauchemars des dormeurs (pour la petite histoire, mes enfants doivent en avoir quelque part dans leur bazar qu’est leurs chambres). Bref, sans m’attendre au truc de l’année, je me disais qu’au pire, le scénario – Stephen King oblige – pourrait nous offrir un truc bien tordu dans le bon sens du terme, quelque chose où l’on aurait – qui sait ? – une espèce de monstre qui se nourrirai des cauchemars des gens ou un truc dans le genre. Que nenni, que nenni, rien de tout cela, bien au contraire. Pourtant, cela avait bien commencer : quatre anciens amis d’enfance, chacun avec des pouvoir mentaux, se retrouvent tous les ans dans une cabane en plein cœur d’une foret enneigée pour ressasser de vieux souvenirs, chasser, sortir des blagues idiotes, boire pas mal de bière et peter, bref, le commun de l’espèce masculine en règle générale. Assez rapidement, et malgré un début un peu compliquer (avec le type qui a un accident et qui ne meurt pas), l’intrigue s’emballe avec la découverte d’un vieux gus qui se ballade tout seul, et perdu, dans la forêt. Celui-ci pétant sans arrêt, il laisse dubitatif mais hilare les protagonistes principaux qui vont rapidement déchanter suite a ce que j’appellerais la grande scène du film, que dis-je, une scène d’anthologie et qui a lieu dans les toilettes. Je n’en dis pas plus pour éviter de gâcher le plaisir mais celle-ci mérite largement le détour. Le problème, c’est qu’a partir de là, c’est fini.

Car une fois la scène des toilettes passées, Dreamcatcher dérape littéralement dans la médiocrité totale et l’un des grands coupables de cette chose est l’apparition de Morgan Freeman et de l’armée américaine ! Vous espériez une sombre et inquiétante créature qui, depuis la nuit des temps, se nourrissait des rêves des êtres vivants aux alentours de sa cache, a la place, vous aurez droit a une minable invasion d’extraterrestres, vous espériez un bon petit film d’horreur, avec de superbes scènes gores et qui font peur, a la place, vous aurez droit a des hélicoptères qui attaquent un OVNI (si, si, hélas), vous vouliez une explication logique aux pouvoirs des quatre amis ? Rassurez-vous, vous ne l’aurez pas, d’ailleurs, on se demande presque a quoi ils servent finalement. Vous vouliez savoir pourquoi le simplet Duddits est la clef de l’intrigue ? Quand vous le saurez, vous auriez préféré ne pas le savoir ! Et tout est ainsi, une fois passé cette fameuse scène dans les toilettes, le peu d’espoirs que l’on pouvait avoir vis-à-vis de ce Dreamcatcher s’envole littéralement et part dans tous les sens, le tout n’étant qu’un ensemble de médiocrité rarement atteint. L’invasion des aliens et les militaires obtus et bornés, on nous a fait le coup des millions de fois, certains acteurs (Morgan Freeman et Damian Lewis en tête) surjouent tellement leurs rôles que cela en devient indigeste quant a l’intrigue en elle-même, finalement, cela ne reste que du Stephen King de base – un groupe d’amis qui se connaissent depuis l’enfance et qui se réunissent une fois adulte, c’était déjà le cas dans Ça – et sincèrement, pas le meilleur qui plus est, bien au contraire.

Bref, vous l’avez compris, je n’ai pas du tout aimé ce Dreamcatcher : scénario vu et revu, qui plus est bancal et sans grand intérêt, il est a mille lieux de ce que l’on pouvait attendre d’un bon Stephen King, car même si je ne suis plus fan de l’auteur depuis longtemps, je ne nie pas qu’il ai put écrire d’excellents romans. Certes, cette adaptation plaira sans doutes a certains mais personnellement, ce n’est pas du tout mon truc et il existe mille fois mieux que ce qu’il faut bien appeler un navet. Reste donc la scène des toilettes, assez spectaculaire et crade au possible, mais cela fait beaucoup trop peu pour en faire un film correct. Et dire que j’ai raté Apocalypse Hitler à cause de cette chose….

mardi 18 octobre 2011

ISSEL LE GUERRIER


ISSEL LE GUERRIER

Au plus profond de la sombre Forêt des Gémissements, bien au-delà des terres habitées, se cache la Clairière des Rêves. C'est là – si ce lieu mystérieux n'est pas une légende – que vous pourrez accomplir la mission que le vieux Mahântor, votre maître d'armes, vous a fait jurer de mener à bien : reconquérir le trône de Franzos, usurpé par le baron Théo. Sur votre route, vous rencontrerez Darian le Magicien, lui aussi à la recherche de la Clairière des Rêves. Il sera votre fidèle allié...à moins qu'il n'ait secrètement résolu de vous trahir ? Seul ou à deux, chacun muni de son propre livre et armé d'un crayon et d'une gomme, c'est de VOUS que dépend le sort d’Issel...et aussi celui de Darian !

Cela faisait un sacré bout de temps que je ne lisais/jouait plus un Livre dont vous êtes le héros, plus précisément, depuis mai dernier avec La Citée des voleurs, l’un des tout premiers Défis Fantastiques et que, du coup, ma rubrique LDVELH s’en était trouvée orpheline de nouvelles critiques alors qu’a la base, plein d’enthousiasme, j’escomptais bien vous en proposer tout un tas. Cependant, les choses étant ce qu’elles sont, c'est-à-dire, le manque de temps, les vrais romans à lire, les films a regarder, ce blog aussi, ainsi que tout un tas d’autres activités assez prenantes en temps – comme, accessoirement, le travail, et oui – j’avais un peu mis mes LDVELH de coté, enfin, pour ce qui était de les faire ou les refaire, me contentant, ces derniers mois, de compléter ma collection comme vous avez put le constater si vous êtes un habituer de ce blog. Du coup, mon intention première, qui était de refaire, pour commencer, tous mes Défis Fantastiques (ce qui représentait tout de même un sacré paquet) avant que je ne me tourne vers d’autres séries fut légèrement, comment dire, mise de coté en particulier devant le coté monumental de la chose ainsi que, bien entendu, ce fichu manque de temps. Mais comme je ne me contente pas de refaire ma collection juste pour le fun mais également pour pouvoir rejouer a ces fameux livres jeux, tôt ou tard, je savais bien qu’il fallait que je me relance, quitte a que ce soit avec un titre mineur, facile a faire et qui ne me prendrait pas trop de temps. Ce qui fut fait.

Bon, tout d’abord, un petit mot sur cet Issel le Guerrier, ou plutôt, sur la série dont il est le premier tome : Double Jeu. Comme son nom l’indique, cette série de livres jeux, de Simon Farrell et Jon Sutherland (connaît pas, désolé), a été réaliser dans le but d’être jouer a deux (d’où le « double » du titre) : composée de six volumes, ceux-ci marchent par deux, Issel le Guerrier allant de paire avec Darian le Magicien, chaque joueur possédant chacun l’un des bouquins et jouant l’histoire de son coté, en nouant des alliances, ou pas, avec son partenaire. Forcement, arrivé à ce moment précis de ma critique, un problème non négligeable se pose devant moi : que faire quand on est seul et que l’on ne possède pas ce fameux Darian le Magicien ? Faire Issel le Guerrier tout seul ? Certes, c’est ce que j’ai fais, mais du coup, tout l’intérêt de la série, c'est-à-dire, le fait de pouvoir jouer a deux, de s’entraider ou de se tirer dans les pattes et autres joyeusetés s’en retrouve aux abonnés absents. Ainsi, sans le principal intérêt, le coté original de cette série, force est de constater qu’il ne reste plus grand-chose d’intéressant a se mettre sous la dent : car du coup, il faut bien avouer qu’Issel le Guerrier, en solo, est loin d’être transcendant, bien au contraire. Dans la moyenne basse du Défis Fantastique de base avec ses règles assez proches pour ne pas dire légèrement pompées dessus, assez court en soit au vu du nombre de paragraphes, Issel le Guerrier, en solo, souffre incontestablement la comparaison avec la plupart des Livres dont vous êtes le héros. Du coup, entre une histoire peu originale pour un sous – un jeune homme héritier d’un royaume cherche la clairière des rêves, unique moyen de retrouver son trône – et qui ne nous motivera pas plus que cela pour nous lancer à l’aventure, un style narratif assez moyen, peu de véritables challenges dignes de ce nom ce qui en fait un LDVELH assez facile, beaucoup trop facile même où les seules et rares difficultés sont du genre « gauche ou droite, gauche, t’es mort ! » ce qui a le don de m’agacer, très peu de combats et en plus faciles, j’ai conclu l’aventure en un peu plus d’une demi heure chrono et encore, en prenant mon temps, n’ayant été enthousiasmer que par deux choses : la partie dans la clairière des rêves, pas extraordinaire mais sympa, et les dessins de John Blanche, l’illustrateur de Sorcellerie ! même si ceux-ci m’ont semblé de moins bonne qualité que dans la célèbre série de Steve Jackson. Bref, au final, trop peu d’intérêt pour ce premier tome de Double Jeux a très vite oublié.

Bien évidement, cette critique ne peut être complète puisque a la base, Issel le Guerrier se doit d’être jouer/lu avec son binôme Darian le Magicien. Ne le possédant pas, et n’ayant pas non plus sous la main un autre passionné de LDVELH, il se pourrait bien que je ne sache jamais ce que jouer à deux pouvait donner ? Dommage mais bon, il n’y a pas mort d’homme non plus. Quoi qu’il en soit, en solo, Issel le Guerrier ne mérite pas franchement que l’on s’y attarde, cela me semble une certitude a mes yeux, quand a jouer a deux, je demande a voir ?

LE ROI D’AOÛT


LE ROI D’AOÛT

A l’âge de quatorze ans, Philippe, promis aux plus hautes fonctions du royaume de France, s’égara lors d’une chasse en forêt. De la bouche d’un être que d’aucuns auraient cru légendaire, il apprit de quelle fantastique ascendance il était l’héritier, ainsi que la véritable nature des pouvoirs royaux des capétiens. Sa vie entière, le souverain resta hanté par cet événement qui modela à jamais sa personnalité et ses actes, d’alliances en conflits avec la papauté ou les Plantagenêts, et jusqu’à la stupéfiante répudiation de sa seconde femme, la belle Isambour de Danemark. Voici contée ici la destinée exceptionnelle du roi Philippe-Auguste : une chronique strictement fidèle aux faits relatés par les témoins de l’époque, mais qui révèle enfin ce dont l’histoire n’a gardé trace…

Après avoir voyagé du coté de la Mer noire en quête de la mystérieuse et légendaire civilisation de l’Atlantide dans un roman, Atlantis, malheureusement pas a la hauteur de ce que j’en attendais, j’ai décidé de replonger dans une lecture plus fantastique, matinée de fantasy, l’excellent ouvrage de Michel Pagel, Le Roi d’août. Datant du début d’année 2005, cet ouvrage, peu connu du grand public mais assez apprécier de la part des amateurs qui s’y sont essayer, était sur mes tablettes depuis pas mal de temps ; en ayant entendu parler depuis une bonne année, ou plus, j’avais été immédiatement attiré par son synopsis pour le moins peu commun – le Roi de France, Philippe Auguste, et par la même, toute la lignée capétienne, posséderait des origines non humaines – et qui m’avait suffisamment intrigué pour je me décide, tôt ou tard, a m’y attaquer, surtout que les quelques critiques que j’avais put lire a l’époque au sujet de cette œuvre, étaient pour le moins ditirambiques, ce qui me semblait être un gage de qualité certain et ce, même si le risque que ce roman ne me plaise pas, reste une possibilité, quoi que mineure. Bien évidement, entre le moment où j’ai découvert cet ouvrage, et celui où je me suis décider à le lire, beaucoup d’eau à couler sous les ponts (comme d’habitude pourrais-je ajouter), mais s’il m’a fallut de longs mois avant que je ne m’y lance, la lecture de ce Roi d’août aurait été effectué en presque une traite, tant celui-ci m’aura plu.

Car après tout, pourquoi le cacher plus longtemps ? Oui, j’ai aimé, que dis-je, j’ai adoré Le Roi d’août au point de le dévoré passionnément, et en très peu de temps, signe que celui-ci m’avait tellement captivé que j’avais le plus grand mal a le lâcher des mains. Il faut dire que dans cette œuvre, Michel Pagel a fait très fort, nous offrant la un magnifique roman comme on n’en fait que bien trop rarement a mon gout. Tout d’abord, son synopsis : comme je vous l’ai dit précédemment, si celui-ci peut paraître pour le moins singulier et pouvait être assez casse-gueule en soit (vous imaginez tous les rois de France avec des ancêtres à chercher du coté des fées, des nymphes, des ondines etc. ?), l’auteur malgré cela réussit le tour de force de nous le rendre presque crédible, ce qui est une gageure. Ainsi, en lisant ce Roi d’août, j’avais presque l’impression, lors des quelques passages qualifiés de « merveilleux », que tout cela était réel, qu’en fait, plus qu’un roman, j’avais à faire a la biographie de Philippe Auguste. Sincèrement, ce subtil mélange entre véracité historique et fantastique, je ne l’avais trouvé, dans mes lectures, qu’une seule fois : le cycle du Livre de Cendres de Mary Gentle il y a quelques années, et encore, pas aussi poussé que cette fois ci. Car avant toute chose, il faut que le futur lecteur, éventuellement intéressé par une lecture de ce Roi d’août soit prévenu que cette œuvre pourrait parfaitement être qualifiée de roman historique avant tout autre chose. En effet, comment ne pas saluer l’ensemble du travail de recherche de Michel Pagel pour nous retranscrire, a sa façon bien entendu, la vie de celui qui fut l’un des plus grands et importants rois de France, même si de nos jours, celui-ci est un peu oublié par l’histoire. Car à la lecture de ce Roi d’août, ce qui ressort en premier lieu, c’est cette impression que Philippe Auguste en personne nous narre sa vie, avec ses craintes et ses espoirs, ses secrets et son ambition, ses hauts faits ainsi que ses actions plus honteuses, mais aussi, forcement, l’histoire de son règne, de son royaume – au départ quasiment limité au bassin parisien et a la fin, proche de la France que l’on connaît aujourd’hui – des coutumes de l’époque, de ces figures marquantes etc. comme dans le meilleur des livres d’histoires. Et a ce propos donc, deux choses : tout d’abord, comme je l’ai dit, chapeau bas a Michel Pagel pour son travail de documentation, l’on sent qu’il n’a pas pris la chose a la légère ; deuxièmement, que tous ceux qui sont allergiques aux récits historiques ne prennent pas la fuite : Le Roi d’août est avant toute chose un excellent roman, captivant au possible mais aussi… emprunt de fantasy, ne l’oublions pas. Celle-ci, peu présente tout le long des sept cent et quelques pages, n’en reste pas moins l’élément principal du récit et c’est elle – les fameuses origines du roi – qui marquent le déroulement des événements qu’on y découvre : ainsi y sont expliquées les vertus guérisseuses que l’on prêtait autrefois aux rois de France mais aussi l’étrange pour ne pas dire incompréhensible comportement de Philippe Auguste a l’encontre de sa seconde épouse, la Reine Ingeborg du Danemark, encore mystérieux de nos jours, et auquel Michel Pagel, bien entendu, trouve une explication, l’un des éléments les plus importants du roman. Du coup, plus qu’un simple roman historique qui aurait put en effrayer plus d’un, Le Roi d’août est bel et bien un ouvrage fantastique et où il est parfois bien difficile de deviner si tel fait relater a bel et bien eu lieu ou pas.

D’ailleurs, l’un des plus grands plaisirs que j’ai éprouver lors de la lecture de cet ouvrage, ce fut justement cela : vérifier si les faits relatés dans Le Roi d’août étaient réels ou non. Oh bien sur, pas ses origines, les fées, les elfes etc. mais tout le reste : ses relations avec ses épouses, surtout Ingeborg, avec les Plantagenêt et sa rivalité avec Richard cœur de lion, ses problèmes avec la papauté, les croisades, ses proches, les nombreuses figures citées tout le long du récit, et le plus surprenant, c’est que tout cela était exact. Certes, écrit a la façon de Michel Pagel, mais au point qu’on puisse presque dire que, quelque part, Le Roi d’août est un roman historique… matinée de fantasy, cela va de soit. Du coup, comment vouliez vous qu’une telle œuvre ne me plaise pas ? Prenez tout un tas d’éléments dont je ne me lasse pas comme l’histoire, surtout une période que je ne connais pas forcement bien, ce qui est le cas du règne de Philippe Auguste, ajouter a cela un soupçon de fantastique qui ne dénote pas trop ainsi qu’une qualité d’écriture qui vient rehausser le tout et j’obtient, au final, l’une de mes meilleurs lectures de l’année (une de plus) et qui en plus, m’aura pousser a me documenter un peu sur les protagonistes du roman, histoire d’en savoir plus sur eux. Indéniablement, Michel Pagel a fait très fort avec son Roi d’août, ce subtil mélange entre réalité historique et fantasy tellement plus intéressants que la fantasy commerciale sans saveur et qui nous submerge avec tant d’œuvres bien trop fades, et bien évidement, je ne peux que conseiller sa lecture a tous et a toutes.

samedi 15 octobre 2011

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 82 – BABYLONE, ENQUÊTE AU CŒUR D'UNE CITÉ MYTHIQUE



Je ne vais pas le répéter a chaque fois mais je suis un inconditionnel de revues scientifiques, et plus particulièrement, de celles qui ont pour sujet principal l’Histoire, celle avec un H majuscule, celle dont je ne me lasse pas, celle qui m’apporte du plaisir lorsque je découvre quelque chose de neuf, celle qui, indéniablement, est l’une des grandes passions de ma vie. Ainsi, si j’achète régulièrement des revues récentes, j’ai l’habitude, entre deux nouveautés, de revenir sur les plus anciennes, toutes conservées précieusement, et de les relire, encore et encore, comme vous avez put le constater dans cette rubrique. Et si toutes n’ont pas la même importance a mes yeux, si certaines ont put me décevoir en leur temps, d’autres, elles, sont tout simplement incontournables. Dans quelle catégorie se classe ce quatre vingt deuxième numéro des Cahiers de Science & Vie consacré a Babylone, c’est ce que je vais essayer de vous expliquer ci-dessous :

Les cahiers de Science & Vie n°82
Babylone : Enquête au cœur d'une cité mythique
Aout 2004

Au sommaire :

Babylone : Enquête au cœur d'une cité mythique- Lever de rideau sur des ruines mythiques
- Carte : Babylone, centre du monde
- Itinéraire d'une bourgade devenue capitale
- Les derniers feux d'une capitale éternelle

1. Architecture et urbanisme- La cité de Nabuchodonosor
- La brique, l'élément de base
- Le cèdre, l'essence des dieux et des rois
- Babylone au faîte de sa magnificence
- Un coin d'ombre pour un monde de délices
- Cahier photos : Trésors mésopotamiens et babyloniens

2. Les savoirs- Les babyloniens ont-ils inventé le plaisir des maths ?
- Au temps des astronomes-astrologues
- La médecine à Babylone
- De la divination à l'esprit scientifique

3. Les savoir-faire- Une terre nourrie par l'Euphrate
- Marchands du temple
- L'art de la guerre

4. Et après.......- La dernière capitale d'Alexandre
- La porte des dieux
- Images de Babylone - Interview de Jean-Jacques Glassner

Avant toute chose, il me faut préciser que j’entretiens depuis presque une quinzaine d’années une attirance non négligeable pour les multiples peuples et civilisations qui ont vécu dans le croissant fertile (l’actuel Irak) dans l’antiquité ; ainsi, depuis les sumériens, sortis un peu dont ne sais ou, a la conquête d’Alexandre le Grand qui aura fait de Babylone – sujet principal de ce numéro des Cahiers de Science & Vie – la capitale de son vaste empire, toute l’histoire de ces peuples qui se sont succédés dans la région, de ces premières citées états, d’Ur a Babylone, en passant par Ninive, Nippur, Eridu, Lagash ou Uruk, de ces légendes, comme L’épopée de Gilgamesh, où l’on entend parler curieusement du déluge et qui aura tant marquer un certain Ancien Testament, j’en suis venu a considérer la Mésopotamie – le lieu, les peuples, son histoire – comme l’une de mes périodes historiques préférées, rien que ca. Bref, arrivé a ce point de mon billet, vous devez avoir acquis la certitude que forcement, ce magazine, consacré a la ville la plus emblématique de cette période, Babylone, n’a put que me plaire, que dis-je, m’enchanter au plus haut point. Et bien, disons que les choses sont un peu plus complexes que cela.

Car curieusement, autant j’éprouve depuis longtemps une grande passion pour la Mésopotamie, autant j’ai put prendre du plaisir à lire bien des livres au sujet de celle-ci (par exemple, des œuvres comme Initiation à l'Orient ancien de Jean Bottéro) et a jamais me lasser devant les quelques trop rares documentaires sur le sujet, autant je n’ai jamais réussi à me passionner complètement pour une revue qui traitait de la Mésopotamie. D’un coté, cela peut être curieux puisque une revue, c’est tout de même bien moins long qu’un livre et qu’avec eux, je n’ai jamais eu le moindre problème. Alors, est ce que ces numéros spéciaux sont de moindre qualité que ceux consacrés à d’autres sujets ou bien, est ce que – au vu de mes gouts – j’en attends beaucoup trop au point de ne jamais être entièrement satisfait ? Excellente question auquel je n’ai toujours pas trouvé de réponse. Mais quoi qu’il en soit, sans atteindre les sommets d’autres numéros, dans le fond, Cahiers de Sciences & Vie consacré a Babylone n’en reste pas moins assez bon dans son ensemble : articles détaillés, souvent intéressants, son défaut principal, selon moi, est le fait qu’il se focalise uniquement sur Babylone, faisant quasiment l’impasse sur le restant de la Mésopotamie alors que, selon moi, il y avait beaucoup de choses à dire. Mais bon, malgré une relative déception, nous avons la tout de même un bon magazine, qui ravira les amateurs du genre mais qui ne mérite pas non plus qu’on débourse une fortune pour l’acquérir ; j’ai vu deux annonces sur Priceminister a 12 euros, une folie pur et simple.

mardi 11 octobre 2011

LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE


LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE

1936. Parti à la recherche d'une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l'aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le Français René Belloq. Revenu à la vie civile à son poste de professeur universitaire d'archéologie, il est mandaté par les services secrets et par son ami Marcus Brody, conservateur du National Museum de Washington, pour mettre la main sur le Médaillon de Râ, en possession de son ancienne amante Marion Ravenwood, désormais tenancière d'un bar au Tibet. Cet artefact égyptien serait en effet un premier pas sur le chemin de l'Arche d'Alliance, celle-là même où Moïse conserva les Dix Commandements. Une pièce historique aux pouvoirs inimaginables dont Hitler cherche à s'emparer...

Combien de fois au court de ma vie ais-je donc vu Les aventuriers de l’Arche perdue ? Quinze, vingt fois, plus encore ? En toute sincérité, je ne sais même plus, ayant arrêté de compter depuis bien longtemps. D’ailleurs, cela est valable pour l’ensemble des autres films (en dehors du dernier, vu uniquement lors de sa sortie au cinéma) ; que ce soit Indiana Jones et le Temple maudit ou Indiana Jones et la dernière croisade, ceux la aussi ont été vu, revus un nombre incalculables de fois, que ce soit grâce aux multiples rediffusions télévisuelles, les K7Vidéos que je possédais étant plus jeune ou même en versions portugaises et espagnoles. Bref, ces trois films font tout bonnement parti, depuis plus de vingt cinq ans (Les aventuriers de l’Arche perdue fête cette année son trentième anniversaire) des œuvres cinématographiques que j’ai le plus vu au cours de mon existence, a égalité avec les Star Wars, Ben Hur, Les dix Commandements et – et oui – Autant en emporte le vent. Donc, et je pense ne pas me tromper en affirmant qu’a mes yeux, Indiana Jones est l’un des personnages de fiction les plus important qu’il m’ait été donné de connaître (si je puis m’exprimer ainsi). D’ailleurs, suis-je le seul dans ce cas ? bien évidement que non : de part le monde, et pour toute une génération, l’archéologue aventurier interprété superbement par l’inimitable Harrison Ford aura marqué son époque, aura éveillé bien des vocations, aura donné envie a beaucoup d’en savoir plus sur tous ces lieux traversés dans les différents films, les légendes véhiculés dans ceux-ci, etc. D’ailleurs, ce fut mon cas : plus que l’école, ce fut Indiana Jones qui me permit de connaître – mais il ne fut pas le seul – bien des choses sur l’Egypte ancienne, sur le Graal par exemple ; enfin, pas exactement, je regardais les films et ensuite, je n’avais qu’une seule et unique envie : en savoir plus, tout simplement. Et puis, Indiana Jones – du moins, Harrison Ford – quelle classe tout de même ! Qui n’a jamais voulu lui ressembler, qui n’a jamais rêver de parcourir le monde comme lui, de partir a la recherche de vieux trésors perdus, d’explorer de vieux temples en ruine, d’échapper aux pièges les plus pervers ? Bien sur, tout cela, on l’a fait, bien plus tard, grâce a Tomb Raider (Lara Croft doit tout à Indiana Jones), jamais en vrais hélas ; j’aurais aimé, étant petit, devenir Indiana Jones, à la place, je suis devenu fonctionnaire. C’est clair que dit comme cela, c’est bien moins excitant, n’est ce pas ? Mais quelque part, au fond de moi, l’envie de partir à l’aventure est toujours présente et puis, il y a encore tant de choses à découvrir ; tenez, l’Atlantide ! Et si c’était moi qui… bon, je crois que je m’égare légèrement sur ce coup…

Hier soir, donc, M6 rediffusait pour la millième fois au moins le tout premier volet de la saga, le cultissime Les aventuriers de l’Arche perdue, et, bien évidement, après avoir affirmer haut et fort que je n’allais par le revoir pour la énième fois, qui donc se retrouva devant son poste, le sourire aux lèvres ? Je vous le donne dans le mille : moi-même ! Alors oui, évidement, j’ai passé une excellente soirée, oui, j’ai une fois de plus vibrer devant des séquences cultes, des répliques que je connais par cœur, oui car Les aventuriers de l’Arche perdue est tout de même un fichue bon film, un sublime film d’aventure même, comme on les aime et comme – malheureusement – on n’en fait plus vraiment, mais il y a tout de même un hic dans tout cela : finalement, je l’ai vu trop de fois ce film. C’est sympa de voir et de revoir certaines œuvres, mais au bout d’un moment, l’on finit par se lasser, même des meilleures ; quand on connaît l’intégralité, ou presque, d’un film par cœur, quand l’effet de surprise n’est plus la, quand on regarde une scène en attendant la suivante, et celle qui suivra, et encore, et encore, et ben, il est clair qu’au bout d’un moment, et cela est d’ailleurs normal, on ne ressente plus vraiment le même plaisir que lors des premières fois. Bien évidement, cela ne remet pas en cause les qualités des Aventuriers de l’Arche perdue, au contraire, celles-ci sont toujours présentes, mais bon, même avec la meilleure volonté du monde, même en tant que vieux fan, au bout d’un moment, bah, comment dire, ce n’est plus comme avant au point que je finisse par me dire que cela doit être génial de découvrir ce film maintenant, sans l’avoir jamais vu, quoi que, si ca se trouve, ca passerait moins bien pour les plus jeunes, ne serais ce qu’en raison d’effets spéciaux – vieux de trente ans pour rappel – qui ont tout de même vachement datés. Mais bon, malgré cela, une chose est sure, malgré une certaine lassitude, je ne suis certain que d’une seule chose : ce film, je le rêverais encore, et encore… je me connais trop bien.

Critiquer Les aventuriers de l’Arche perdue ? Personnellement, cela m’est impossible, je ne pourrais pas être entièrement objectif à son sujet, surtout que tout a déjà été dit tellement de fois sur ce film que cela n’apporterait pas grand-chose. C’est pour cela que j’ai préférer m’attarder plutôt sur mon ressenti, sur ce qu’Indiana Jones représente pour moi. Bien évidement, il y aurait bien un petit défaut à ce film, tellement évidant quand on s’y connaît un peu en histoire que je ne peux m’empêcher de le signaler : mais que faisaient donc des troupes allemandes, en 1936, en Egypte, comme si de rien n’étais, alors que le pays était sous protectorat britannique ? Comme si ceux-ci laisseraient les nazis vaquer a leurs occupations de la sorte ?! Ce petit aparté étant dit, que dire de plus ? Entre un personnage principal devenu culte depuis longtemps, une intrigue rudement menée a cent a l’heures, sans temps morts et captivante au possible, un humour omniprésent, des moments d’action inoubliables, des répliques qui n’en sont pas moins et puis, bien entendu, une bande originale signée John Williams reconnaissable entre toutes, carrément légendaire (et je pèse mes mots), ce premier volet des aventures d’Indiana Jones est depuis longtemps rentré dans le patrimoine mondial de l’humanité (ca y est, je m’emballe encore) et ne se démode pas, malgré le temps qui passe (faut juste, je pense, je revoir un peu moins que moi). Et si en plus, je vous dis que Les aventuriers de l’Arche perdue sont mon volet préféré de la saga, je pense que vous devinerez a quel point j’adore tout simplement ce film.

LE CHOCOLAT


LE CHOCOLAT

Durant l'hiver 1959, Vianne Rocher s'installe avec Anouk, sa petite fille, à Lansquenet, une petite bourgade française. En quelques jours, elle ouvre une confiserie à proximité de l'église. C'est une chocolatière hors pair : elle devine la gourmandise cachée de chacun et adapte ses recettes raffinées pour combler ses clients. De nombreux villageois s'abandonnent rapidement à ses irrésistibles friandises et succombent à ses délices sucrés. Mais la bourgeoisie huppée de la ville ainsi que le Comte de Reynaud sont outrés de voir les habitants envoûtés par les chocolats de Vianne. Craignant que ses friandises n'amènent les gens au péché et à l'oisiveté, le Comte s'oppose vivement au commerce de Vianne et, afin de causer sa faillite, interdit à quiconque de s'y rendre. La venue d'un autre étranger, le beau Roux, va bouleverser la donne. Il aide Vianne à tenir tête à ses détracteurs.

La télévision est bien souvent d’un ennuie monumental et l’on peut se demander a ce propos deux choses : tout d’abord, a quoi bon avoir plein de nouvelles chaines avec la TNT si celles-ci n’ont pas un grand intérêt (mais bon, j’avais déjà l’habitude du temps de Canal Satellite, Orange etc.) ; deuxièmement, pourquoi payer une redevance pour au final, ne regarder que rarement le petit écran ? Certes, il y a tout de même quelques émissions qui méritent le détour, et parmi les chaines de télé, heureusement qu’il y a ARTE dont je suis (mais ce n’est pas la première fois que je le précise) un grand fan. D’ailleurs, puisque je vous parle de la chaine franco allemande, je suis bien contant que celle-ci existe ; après tout, combien de fois celle-ci a-t-elle sauvé des soirées qui s’annonçaient bien ennuyeuses (bah oui, parfois, je ne veux pas quitter mon lit et tout juste glandouiller devant mon petit écran). Tenez ce dimanche soir par exemple : après un tour ultra rapide de zapping sur l’ensemble des chaines de la TNT, mon choix s’est finalement posé sur ARTE qui rediffusait un film avec Juliette Binoche et Johnny Depp, Le Chocolat.

Bon, ce n’était pas la première fois que je regardais ce fameux Le Chocolat, et sur ce point, ARTE n’aura pas franchement été original, mais bon, vu qu’au début de sa rediffusion, je ne me souvenais plus trop de l’intrigue (hélas, celle-ci m’est vite revenue en mémoire), et comme j’étais un peu dépiter de ce que les autres chaines proposaient, je m’étais dit qu’au pire, cela me permettrais de bien finir le week-end, du moins, de façon sympathique, sans prise de tête. Bon, sur ce point, nul doute que ce fut le cas : Le Chocolat est ce que l’on peut appeler un film sympa, où à aucun moment l’on se prend la tête en questions métaphysiques et même si, justement, j’aime me prendre la tête, de temps en temps, cela fait du bien de reposer un peu son cerveau devant des œuvres plus légères. Et léger, ce film l’est surement : en partant d’un synopsis peu original – une mère et sa fille, légèrement marginales de part leurs façons de vivre, débarquent dans un petit village reculé et vont y semer une sacrée zizanie parmi les habitants – le spectateur accroche pourtant vite a celui-ci. Pourtant, ce n’est pas forcement gagné d’avance : rempli de bons sentiments, d’une niaiserie parfois limite et possédant une flopée de protagonistes tous plus caricaturaux les uns que les autres, on ne peut pas dire que Le Chocolat brille par une quelconque originalité. D’ailleurs, assez rapidement, l’on a l’impression de l’avoir vu dix, cent, mille fois, pas forcement ce même film, mais son intrigue, les situations, tant de fois vu et revues qu’a force, on les connaît par cœur. Et puis, comment ne pas remarquer quelques gros défauts que l’on ne peut cacher : déjà, la présence d’un Johnny Depp qui semble hors sujet, peu concerné par la chose, comme si la niaiserie de la chose l’ennuyait et qu’il se contentait de faire le boulot, de prendre le chèque, avant de partir pour d’autres aventures. Et puis, cette monumentale boulette que seul nos amis américains sont capables de commettre : a un moment donné, des tracts circulent, or, ceux-ci sont écris en… anglais ! Sympa pour un film sensé se déroulé en 1959 en France. Mais bon, a force, on a l’habitude avec les productions américaines. Par charité, j’éviterais de m’éterniser sur la scène finale, celle où la statue esquisse un sourire (si, hélas), véritable coup de poignard qui vient nous achever au bout de presque deux heures comme si une telle aberration était nécessaire.

Et pourtant, oui, et pourtant, je l’ai regardé, et ca fait la deuxième fois par-dessus le marché ! Le Chocolat n’a pourtant pas de grandes qualités pour lui, il aurait même tendance a accumuler les défauts, et pourtant, il possède un petit quelque chose qui fait que ca passe, que ca se laisse regarder, que l’on n’arrive pas a être véritablement méchant envers lui, comme c’est souvent le cas, par ailleurs, avec bon nombre de ce que j’appellerais les petites comédies familiales américaines. Faites toutes dans le même moule, très niaises, pleines de bon sentiments, elles finissent toujours bien et si on n’en voit une, on les a toutes vues. Et pourtant, sans être véritablement de grands, voir tout simplement de bons films, on les regarde tout de même, comme un bon moyen de passer le temps, sans prise de tête, comme je vous le disais en préambule de cette critique. Ce n’est évidement pas suffisant pour faire de ce Chocolat un vrai bon film, mais bon, parfois, un peu de légèreté ne fait pas de mal.

samedi 8 octobre 2011

ATLANTIS


ATLANTIS

9000 ans av. J.-C. : Selon les textes de Platon, au-delà des colonnes d'Héraclès, au beau milieu de l'océan Atlantique, se dressait une île peuplée par les Atlantes, un peuple de guerriers particulièrement en avance sur son temps. Pourtant, en l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit funestes, l'Atlantide fut engloutie par les flots. Sans laisser de traces. 2004, au large de la Grèce : Lors de l'exploration sous-marine d'une épave minoenne, Jack Howard et son équipe d'archéologues mettent la main sur un disque en or massif d'un éclat intense qui, pourrait bien être la clé de la cité perdue. 2004, nécropole en Egypte : Le professeur Hiebermeyer découvre avec stupéfaction, sur le corps emmailloté d'une momie du sixième siècle av. J.-C, un papyrus rédigé en grec de l'époque de Ptolémée. Plus étonnant encore, ce papyrus mentionne le mot Atlantis et donne la carte de la cité perdue. Coïncidence ou manipulation ? A partir de ces deux découvertes, c'est toute la science archéologique qui est remise en cause. Même les scientifiques les plus sceptiques doivent se rendre à la raison : l'Atlantide n'est peut-être pas un mythe, un âge d'or légendaire... mais une réalité. Jack et Katya, une archéologue russe aussi séduisante que brillante, décident alors de mener leur enquête sur les causes de la disparition de l'Atlantide et partent à sa recherche. Mais ils ne sont pas les seuls à connaître l'emplacement de la cité perdue... Ce qu'ils ont trouvé dépasse leurs rêves les plus fous mais aiguise les convoitises de chercheurs plus ou moins scrupuleux et de guérilleros prêts à tout pour mettre la main pur le trésor des Atlantes.

« Mais dans le temps qui suivit, se produisirent de violents tremblements de terre et des déluges. En l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit funeste, toute votre armée fut engloutie d'un seul coup sous la terre,...et l'île Atlantide s'enfonça pareillement sous la mer. » Platon, Critias

Ah, l’Atlantide ! Comment pourrais-je vous décrire précisément ce que je ressens depuis toujours à la simple évocation de ce nom légendaire qui, depuis des siècles et des siècles, aura fait couler beaucoup d’encre. Simple mythe pour certains a ranger au cotés des Centaures, des Satyres et des dieux de l’Olympe, utopie idéale pour d’autres inventée de toutes pièces par Platon afin de démontrer la toute puissance de la civilisation grecque – la seule a résister a l’empire atlante – mais aussi sa supériorité tant morale qu’intellectuelle sur toutes les autres, véritable monde perdu pour beaucoup d’autres, qu’ils prennent les écrits de Platon au pied de la lettre ou pas – ainsi, l’Atlantide a put, au fil du temps et des envies, être situé au delà des Colonnes d’Hercules, évidement, c'est-à-dire, dans l’océan Atlantique, mais aussi, en Crète, au Maroc, sur les bords de la Mer Noire (comme dans ce roman), dans le grand nord européen, en Amérique voir même de l’autre coté de la planète – l’Atlantide, donc, n’aura jamais laisser indifférent ceux qui s’y intéressent et, je pense, continuera a passionner et a provoquer maintes polémiques et moult hypothèses pendant des siècles et des siècles ; a moins, bien entendu, qu’un jour, une découverte exceptionnelle – ce qui serait sans nul doute la plus incroyable de tous les temps, or preuve de la vie extraterrestre, évidement – vienne mettre tout le monde d’accord. Et encore…

Personnellement, je suis un vieux féru de ce mythe (mais en est-ce véritablement bien un) et ce, depuis ma plus tendre enfance. D’ailleurs, a ce propos, cette passion pour ce continent et cette civilisation perdue est si ancienne que je n’arrive même pas à me souvenir d’où elle a bien plus partir, quel élément déclencheur a put, dans mon lointain passé, fait que dès lors, l’Atlantide fut pour moi une passion ? Dessins animés qui en parlaient, bande dessinées, reportages, films ? Que sais-je, a mes yeux, l’Atlantide fut toujours présente a mes cotés. Ce qui est certain, c’est le nombre de bouquins, de documentaires, chacun présentant ses propres théories, chacun allant dans un sens ou dans l’autre, que j’ai put dévorer avec avidité depuis lors, comme si, quelque part, je n’étais jamais totalement rassasié, comme si cela ne me gênait aucunement de lire et de relire, de me taper, encore et encore, les mêmes théories a son sujet, sans aucune lassitude. Et pourquoi donc ? Probablement car, au fond de moi et même si je ne prête pas une oreille trop naïve a toutes les théories que l’on nous présente un peu trop hâtivement, j’y crois a cette Atlantide, oui, j’y crois dur comme fer. Oh bien sur, pas à cette pseudo civilisation de science fiction que certains nous ont présenté, oh, bien sur, pas forcement à celle telle que Platon nous l’a décrit, cela est plus compliquer que cela. Mais pourquoi ne pas se dire, que dans notre passé, a un moment donné, il n’y ait pas eu une civilisation (voir plusieurs) plus évoluée que les autres (légèrement en avance d’un point de vu technologique suffit) et qui, pour je ne sais quelle raison (catastrophe ?) aurai disparu sans laisser de trace ? Après tout, Troie n’était-elle pas considérée comme étant une légende avant qu’on ne la découvre ? Et Babylone, la civilisation sumérienne et toutes celles qui se succédèrent dans la région du croissant fertile, qui s’en soucia pendant des siècles, alors que tout cela reposait sous le sable ? Je me suis toujours dit que, derrière chaque légende, reposait un fond de vérité, forcément dilué au fil du temps, mais aussi, que le progrès technique des civilisations n’avançait pas forcement en ligne droite, qu’il pouvait y avoir des arrêts voir des retours en arrière. Et comme bon nombre de choses de notre passé nous est encore inconnu, combien de civilisations dont on ne sait rien reposent encore sous le sable, la mer, ou juste sous nos pieds ? Et parmi celles-ci, qui nous dit qu’il n’y a pas l’Atlantide ?

Ainsi donc, ne serais ce que, comme vous pouvez le constater, au vu de ma passion pour l’Atlantide, comment pouvais-je passer à coté d’un roman au titre aussi évocateur que cet Atlantis ? Forcement, quelque part, j’étais destiné à le lire, c’était une évidence, cependant, pour ne pas dire curieusement, malgré tout ce que j’avais put lire ou voir au sujet de l’Atlantide, je dois avouer que jamais je n’avais eu l’occasion de lire un roman qui avait pour sujet principal l’Atlantide en tant que tel (je mets de coté les bande dessinées bien entendu). Du coup, il y a un peu plus d’un an (oui, je sais, ca date déjà un peu), lorsque, en faisant les courses, en déambulant sans grand espoir au rayon librairie, je suis tombé complètement par hasard sur ce livre au titre si évocateur a mes yeux, je n’hésitais pas une seule seconde. Ensuite, comme cela m’arrive souvent, je ne m’y suis pas attaqué tout de suite, préférant consacrer mon temps a d’autres ouvrages qui avaient alors ma préférence, cet Atlantis restant en suspens. Pourtant, il ne quitta jamais entièrement mes pensées, et, il y a de cela quelques semaines, a la rentrée, finalement, je me suis lancer assez enthousiaste (ou presque) dans la lecture de celui-ci.

Si j’ai signalé ce « presque », c’est qu’il y a une bonne raison : en fait, ayant eu la mauvaise idée de lire quelques critiques de lecteurs avant de débuter la lecture d’Atlantis, j’eu la désagréable surprise de découvrir que celles-ci étaient, pour la plus part, loin d’être vraiment positives. Du coup, donc, ce fut avec une certaine méfiance que je me suis lancé dans les premières pages de cet ouvrage. Pourtant, de prime abord, force est de constater que le début est tout bonnement excellent : David Gibbins, l’auteur, est docteur en archéologie et sa spécialité est les civilisations antiques, du coup, on sent qu’il sait de quoi il parle, et qui plus est, très bien même. Tant dans les descriptions et les explications, savamment dosées, le lecteur se rend compte immédiatement qu’il a affaire a un véritable spécialiste qui ne le mènera nullement en bateau, ce qui, avouons le, est tout de même appréciable. Ensuite, de part ses connaissances, David Gibbins nous propose tout simplement l’une des meilleures théories au sujet de l’Atlantide qu’il m’est été donné de voir au cours de mes multiples lectures : en utilisant l’hypothèse plus que probable au vu des dernières découvertes, que la Mer Noire s’est remplie (du moins une partie) a la fin de la dernière glaciation, suite au déversement de la Méditerranée dans celle-ci, ce qui entraina d’importantes inondations, submergeant ainsi d’anciens habitats humains situés sur les anciennes cotes, l’auteur avance l’idée – ma foi pas si farfelue que cela – que la légendaire Atlantide ait put s’y trouver. Bien évidement, je ne vais pas vous en dire plus, histoire de ne pas gâcher le plaisir de la découverte lors de la lecture, cependant, pour tout ce que cela implique dans l’histoire humaine, pour le coté pas si improbable que cela, ainsi que pour la manière dans cela nous est présenter dans le roman, force est de constater que je ne peux que tirer bien bas mon chapeau au sieur Gibbins pour sa théorie qui, quelque part, mériterait presque d’être réelle tant elle est pertinente.

Hélas, tout n’est pas parfait dans Atlantis, bien au contraire, et là, je ne peux que rejoindre les avis négatifs que j’avais put découvrir ici ou la avant la lecture de ce roman. Ainsi donc, autant David Gibbins est tout bonnement excellent quant il nous entraine, captiver, derrière lui avec sa théorie d’Atlantide sur les bords de la Mer Noire, autant l’on peut se passionner pour les recherches au début du roman, les hypothèses proposées et les multiples découvertes qui sont effectuées par les personnages au fil des pages, autant tout le reste est fortement critiquable. Déjà, une grande déception a mes yeux : les protagonistes d’Atlantis. Je m’attendais à suivre les traces d’un Indiana Jones moderne ou, tout du moins, d’archéologues comme on n’en voit parfois à l’écran et, a la place, à ma grande stupéfaction, l’on se retrouve avec Jack Howard, une espèce d’agent des forces spéciales, un semi James Bond qui s’y connaît autant en armements militaires qu’en fouilles archéologiques. Ensuite, le reste des protagonistes sont tout sauf inoubliables ; caricaturaux au possible, fort peu charismatiques, ils sont sincèrement d’un ennuie profond et il me fut tout bonnement impossible de ressentir la moindre empathie pour eux. Mais si ce n’était que cela, encore… Je m’attendais, en me lançant dans Atlantis, à une espèce de chasse au trésor de la fameuse civilisation disparue, à un récit palpitant au possible qui aurait vu les personnages parcourir kilomètres sur kilomètres, afin de retrouver la légendaire Atlantide. Au lieu de quoi, assez rapidement, l’on sait où celle-ci se trouve, mais le pire, c’est qu’ensuite, et pendant la quasi-totalité du roman, tout cela tourne au banal récit d’action a grand spectacle, avec des méchants très méchants, et des gentils tout gentils, des explosions en veut tu en voila, des fusillades, des morts (surtout chez les méchants), des situations convenues au possible et, pire que tout, David Gibbins, pour je en sais quelle raison, se croyant obliger de tout expliquer, s’évertue, page après page, a nous expliquer en détail le fonctionnement du moindre appareil, de la moindre arme, de leurs conséquences etc. ce qui, assez rapidement, devient d’un ennuie tellement profond qu’il m’est arrivé, a de multiples reprises, d’avoir envie de tout arrêter et d’en rester la.

Pourtant, j’ai été au bout de cet Atlantis car abandonné la lecture d’une œuvre n’est pas dans mes habitudes, mais sincèrement, je n’en étais pas loin. Evidement, et malgré un postulat de base tout bonnement excellent, des idées et des explications sur celles-ci franchement bien trouvées qui ne peuvent que captiver le lecteur, j’estime que David Gibbins se fourvoie grandement en nous entrainant dans ce qui n’est, finalement, qu’un banal roman d’action quasiment calibré pour une mauvaise adaptation hollywoodienne (on dirait presque qu’il fut pensé spécialement pour cela, ce qui en devient troublant). Du coup, forcement, et alors que cet Atlantis était parti sur de très bonnes bases, je me suis retrouvé au final fortement déçu, pour ne pas dire presque traumatiser par certaines scènes d’une niaiserais insupportable (rien que l’une des toutes dernières, avec l’attaque suicide du dernier « méchant » encore en vie est d’un ridicule étonnant) et avec une seule et unique envie : passer rapidement a autre chose. Pourtant, je ne peux pas nier que tant que Gibbins se limite a ce qu’il connaît le mieux – c'est-à-dire, l’archéologie et les civilisations antiques – il en est presque génial et que son hypothèse sur Atlantide et la Mer Noire est tout bonnement fascinante. Hélas, mille fois hélas, les meilleures idées au monde ne donnent pas forcement un bon roman, loin de là.

samedi 1 octobre 2011

MILLÉNAIRE : LE SQUELETTE DES ANGES


MILLÉNAIRE : LE SQUELETTE DES ANGES

Rome 998, le pape Clément V vient d'être assassiné par son successeur, Vladimir le Dalmate. Le conseiller de ce dernier découvre dans les archives une missive du roi d'Angleterre informant Sa Sainteté qu'il détient un document secret susceptible de révéler la cachette de deux crânes d'anges mis à l'abri par Saint Pierre... En échange de sa protection et d'un titre de propriété sur 50 squelettes de martyrs romains, le pape Vladimir propose au dénommé Raedwald de retrouver ces deux précieuses reliques. Et bien que doutant de la véracité de cette histoire, Raedwald accepte de relever le défi et prend la route pour Londres, avec son fidèle compagnon Arnulf, afin d'y rencontrer le roi. Dans un monde où le surnaturel se fait rôdeur, un thriller historique dans lequel règnent goules et créatures malfaisantes.

Au tout début du mois d’aout dernier (ah, c’était le bon temps, c’était les vacances), je vous avais proposé sur ce blog la critique du premier tome d’un cycle moyenâgeux-fantastique : Millénaire. Œuvre de, au scénario, l’expert en paranormal, Richard D Nolane (dont j’ai lu pas mal de livres il y a de cela, ouh, prêt de vingt ans) que je retrouvais donc avec plaisir, et, aux dessins, du fort talentueux François Miville-Dechêne, que j’avais découvert quelques semaines auparavant, dans l’exceptionnel premier tome d’une toute nouvelle bande dessinée, Reconquêtes, je dois avouer que celle-ci m’enthousiasmait fortement de part le synopsis proposé – un moyen-âge fantastique, certes, mais où des êtres venus du ciel n’en étaient pas moins présents, et la, c’est moins commun – ainsi que, bien évidement, de part ses auteurs, et que, du coup, j’avais hâte de la lire. Pourtant, à mon grand regret, je n’avais pas été emballé plus que cela par ce premier tome, Les chiens de Dieu. Etais ce le fait que vu que j’en attendais tellement, le résultat, loin d’être à la hauteur de mes espérances, m’avait déçu, probablement ? Mais quoi qu’il en soit, malgré des qualités indéniables dont je vous avais alors parlé, et sans non plus que ce premier tome soit une bouse infâme (cela serait tout simplement faux), Les chiens de Dieu avaient été bien trop moyens a mon gout et m’avaient donc laissé avec un petit gout de déception.

Cependant, avec l’expérience des choses dut a un âge qui s’approche dangereusement du seuil fatidique des quarante (bigre, encore trois ans !) qui fait que, parfois, ce qui commence mal finis bien et inversement, mais aussi, que qui dit cycle, dit forcement qu’il faut peut être mieux le lire dans son intégralité pour pouvoir véritablement le juger, je n’avais pas perdu tout espoir quant a cette série et qu’une fois de plus, je plaçais pas mal d’espoirs dans ce fameux deuxième tome intitulé mystérieusement : Le squelette des anges (bigre, tout un programme). Bien évidement, échaudé par son prédécesseur, j’étais méfiant, mais, pour les auteurs, pour le synopsis de cette histoire (forcement, comment un mec qui croit encore qu’effectivement, il y a eu, au cours de l’histoire, ce que l’on appelle des contacts avec des êtres venus du ciel ne peut pas aimer Millénaire ?) mais aussi, tout simplement, parce que tout de même, ce premier tome n’était pas si mauvais que cela, j’avais garder une once d’espoir pour la suite. Ainsi, quand je me le suis procurer hier et que, fort tard dans la soirée, je me suis plonger dans les premières pages, je dois avouer que j’étais impatient de voir ce que tout cela allait donner.

Et bien, comment dire ? Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ? Mouais, c’est peut-être un peu exagérer mais je pense que c’est ce qui qualifie le mieux mon ressenti suite a la lecture du second tome de Millénaire. Evidement, mes doutes quand a cette série n’avaient pas entièrement disparus, évidement, je me disais que je risquais de connaître une mauvaise surprise, évidement, je me disais qu’au mieux, Le squelette des anges serait comme son prédécesseur : tout juste une agréable lecture – et encore – sans plus. Mais bon, j’avais ce fichu espoir, je me disais que l’intrigue allait enfin décollée, qu’il y allait un peu de souffle épique dans tout cela, que la brute épaisse qui sert de compagnon au héros allait peut être prendre un peu de consistance, que l’arrivée d’un personnage féminin pouvait être un élément intéressant ? Que nenni, bien au contraire ! Tenez, un exemple avec ce fameux personnage féminin : je m’attendais a une femme forte – et son apparition le laissait présager fortement – qui allait apporter du punch a un duo de héros décidément bien maussade, or, ce ne fut pas le cas, celle-ci n’étant finalement que l’archétype habituel de la Fantasy a papa ; en moins de deux, elle succombe au charme ravageur du héros, se donne a lui, et, femme oblige, se fait bien évidement capturer afin que celui-ci puisse aller la secourir. Bigre, que de poncifs, que de lieux communs, comment mon cher Richard D Nolane a put se fourvoyer en nous proposant un personnage aussi inintéressant au possible ? Remarquez, c’était déjà ce qu’il avait fait pour ce sacré « Bud Spencer » du pauvre ; et par charité, chrétienne – série oblige – on évitera de citer les « méchants » de l’histoire dont le charisme ne vole pas bien haut non plus. Nolane a-t-il du mal à créer des protagonistes intéressants ? Je commence sincèrement à le croire. De même, tout cela manque cruellement d’intensité pour que l’on puisse véritablement être captivé par le récit. Pourtant, tout n’est pas a jeter dans ce deuxième volume de la série : indéniablement, le fond est intéressant au possible, et rien que pour le fait que cela nous change de la Fantasy commerciale habituelle, il faut louer l’idée. Mais la forme, elle…

Au final, on se retrouve donc avec un second tome qui possède les mêmes qualités et défaut que précédemment et donc, ce n’est ni complètement mauvais, ni franchement bon, l’ensemble naviguant, hélas, dans une moyenne qui ne suffit pas à captiver entièrement le lecteur. Pourtant, Le squelette des anges possède quelques bons moments et de fort belles trouvailles comme cette recherche des restes des anges responsables de la destruction de Sodome et Gomorrhe ou bien ces fameux Sylphes, véritables êtres venus d’ailleurs et qui dirigent en sous main l’humanité comme je les aime. Bien évidement, il faut également savoir relativiser : dans l’ensemble, malgré mes critiques, Millénaire reste tout de même une série intéressante et qui pourra plaire aux amateurs du genre. Bien évidement, je suis assez dur vis-à-vis de celle-ci de part mes propres gouts et exigences, cependant, malgré le fait que ces deux premiers tomes aient été loin de m’emballer, même si j’ai été un peu déçu par tout cela, je n’en reste pas moins encore optimiste pour la suite. Ais-je tort ? L’avenir me le dira.

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