mardi 11 octobre 2011

LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE


LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE

1936. Parti à la recherche d'une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l'aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le Français René Belloq. Revenu à la vie civile à son poste de professeur universitaire d'archéologie, il est mandaté par les services secrets et par son ami Marcus Brody, conservateur du National Museum de Washington, pour mettre la main sur le Médaillon de Râ, en possession de son ancienne amante Marion Ravenwood, désormais tenancière d'un bar au Tibet. Cet artefact égyptien serait en effet un premier pas sur le chemin de l'Arche d'Alliance, celle-là même où Moïse conserva les Dix Commandements. Une pièce historique aux pouvoirs inimaginables dont Hitler cherche à s'emparer...

Combien de fois au court de ma vie ais-je donc vu Les aventuriers de l’Arche perdue ? Quinze, vingt fois, plus encore ? En toute sincérité, je ne sais même plus, ayant arrêté de compter depuis bien longtemps. D’ailleurs, cela est valable pour l’ensemble des autres films (en dehors du dernier, vu uniquement lors de sa sortie au cinéma) ; que ce soit Indiana Jones et le Temple maudit ou Indiana Jones et la dernière croisade, ceux la aussi ont été vu, revus un nombre incalculables de fois, que ce soit grâce aux multiples rediffusions télévisuelles, les K7Vidéos que je possédais étant plus jeune ou même en versions portugaises et espagnoles. Bref, ces trois films font tout bonnement parti, depuis plus de vingt cinq ans (Les aventuriers de l’Arche perdue fête cette année son trentième anniversaire) des œuvres cinématographiques que j’ai le plus vu au cours de mon existence, a égalité avec les Star Wars, Ben Hur, Les dix Commandements et – et oui – Autant en emporte le vent. Donc, et je pense ne pas me tromper en affirmant qu’a mes yeux, Indiana Jones est l’un des personnages de fiction les plus important qu’il m’ait été donné de connaître (si je puis m’exprimer ainsi). D’ailleurs, suis-je le seul dans ce cas ? bien évidement que non : de part le monde, et pour toute une génération, l’archéologue aventurier interprété superbement par l’inimitable Harrison Ford aura marqué son époque, aura éveillé bien des vocations, aura donné envie a beaucoup d’en savoir plus sur tous ces lieux traversés dans les différents films, les légendes véhiculés dans ceux-ci, etc. D’ailleurs, ce fut mon cas : plus que l’école, ce fut Indiana Jones qui me permit de connaître – mais il ne fut pas le seul – bien des choses sur l’Egypte ancienne, sur le Graal par exemple ; enfin, pas exactement, je regardais les films et ensuite, je n’avais qu’une seule et unique envie : en savoir plus, tout simplement. Et puis, Indiana Jones – du moins, Harrison Ford – quelle classe tout de même ! Qui n’a jamais voulu lui ressembler, qui n’a jamais rêver de parcourir le monde comme lui, de partir a la recherche de vieux trésors perdus, d’explorer de vieux temples en ruine, d’échapper aux pièges les plus pervers ? Bien sur, tout cela, on l’a fait, bien plus tard, grâce a Tomb Raider (Lara Croft doit tout à Indiana Jones), jamais en vrais hélas ; j’aurais aimé, étant petit, devenir Indiana Jones, à la place, je suis devenu fonctionnaire. C’est clair que dit comme cela, c’est bien moins excitant, n’est ce pas ? Mais quelque part, au fond de moi, l’envie de partir à l’aventure est toujours présente et puis, il y a encore tant de choses à découvrir ; tenez, l’Atlantide ! Et si c’était moi qui… bon, je crois que je m’égare légèrement sur ce coup…

Hier soir, donc, M6 rediffusait pour la millième fois au moins le tout premier volet de la saga, le cultissime Les aventuriers de l’Arche perdue, et, bien évidement, après avoir affirmer haut et fort que je n’allais par le revoir pour la énième fois, qui donc se retrouva devant son poste, le sourire aux lèvres ? Je vous le donne dans le mille : moi-même ! Alors oui, évidement, j’ai passé une excellente soirée, oui, j’ai une fois de plus vibrer devant des séquences cultes, des répliques que je connais par cœur, oui car Les aventuriers de l’Arche perdue est tout de même un fichue bon film, un sublime film d’aventure même, comme on les aime et comme – malheureusement – on n’en fait plus vraiment, mais il y a tout de même un hic dans tout cela : finalement, je l’ai vu trop de fois ce film. C’est sympa de voir et de revoir certaines œuvres, mais au bout d’un moment, l’on finit par se lasser, même des meilleures ; quand on connaît l’intégralité, ou presque, d’un film par cœur, quand l’effet de surprise n’est plus la, quand on regarde une scène en attendant la suivante, et celle qui suivra, et encore, et encore, et ben, il est clair qu’au bout d’un moment, et cela est d’ailleurs normal, on ne ressente plus vraiment le même plaisir que lors des premières fois. Bien évidement, cela ne remet pas en cause les qualités des Aventuriers de l’Arche perdue, au contraire, celles-ci sont toujours présentes, mais bon, même avec la meilleure volonté du monde, même en tant que vieux fan, au bout d’un moment, bah, comment dire, ce n’est plus comme avant au point que je finisse par me dire que cela doit être génial de découvrir ce film maintenant, sans l’avoir jamais vu, quoi que, si ca se trouve, ca passerait moins bien pour les plus jeunes, ne serais ce qu’en raison d’effets spéciaux – vieux de trente ans pour rappel – qui ont tout de même vachement datés. Mais bon, malgré cela, une chose est sure, malgré une certaine lassitude, je ne suis certain que d’une seule chose : ce film, je le rêverais encore, et encore… je me connais trop bien.

Critiquer Les aventuriers de l’Arche perdue ? Personnellement, cela m’est impossible, je ne pourrais pas être entièrement objectif à son sujet, surtout que tout a déjà été dit tellement de fois sur ce film que cela n’apporterait pas grand-chose. C’est pour cela que j’ai préférer m’attarder plutôt sur mon ressenti, sur ce qu’Indiana Jones représente pour moi. Bien évidement, il y aurait bien un petit défaut à ce film, tellement évidant quand on s’y connaît un peu en histoire que je ne peux m’empêcher de le signaler : mais que faisaient donc des troupes allemandes, en 1936, en Egypte, comme si de rien n’étais, alors que le pays était sous protectorat britannique ? Comme si ceux-ci laisseraient les nazis vaquer a leurs occupations de la sorte ?! Ce petit aparté étant dit, que dire de plus ? Entre un personnage principal devenu culte depuis longtemps, une intrigue rudement menée a cent a l’heures, sans temps morts et captivante au possible, un humour omniprésent, des moments d’action inoubliables, des répliques qui n’en sont pas moins et puis, bien entendu, une bande originale signée John Williams reconnaissable entre toutes, carrément légendaire (et je pèse mes mots), ce premier volet des aventures d’Indiana Jones est depuis longtemps rentré dans le patrimoine mondial de l’humanité (ca y est, je m’emballe encore) et ne se démode pas, malgré le temps qui passe (faut juste, je pense, je revoir un peu moins que moi). Et si en plus, je vous dis que Les aventuriers de l’Arche perdue sont mon volet préféré de la saga, je pense que vous devinerez a quel point j’adore tout simplement ce film.

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