jeudi 31 décembre 2009

2009, une année s'en va


Nous sommes le 31 décembre 2009, a quelques minutes de la nouvelle année et, comme je l’avais fais l’année précédente, je tenais, pour ce dernier post avant 2010, a revenir sur les événements marquants des douze mois écoulés. Bien évidement, si Le journal de Feanor dure dans le temps, je que j’espère, ceci deviendra une tradition même si je reconnais que cela n’a rien de bien original ; après tout, il est de coutume, dans les derniers jours d’une année, de rappeler les événements qui l’ont marquer (il suffit de regarder la télévision ou de lire la presse pour le constater). Cependant, plutôt que de tourner autour du pot, autant revenir sur cette année 2009 qui n’en a plus pour très longtemps :

Evénement personnel de l’année :

2009 aura été, pour moi, dans la même veine que 2008 avec bon nombre de changements majeurs, surtout professionnels. Cependant, là où l’année précédente avait été marquée par mon départ de mon ancien boulot, Auchan, une période de chômage et une formation lors des deux derniers mois, 2009, elle, m’aura vu commencer une nouvelle carrière, qui en toute franchise, peut être considérée comme la chance de ma vie : après tout, on ne devient pas fonctionnaire tous les jours, et quand on en a la possibilité, il faut savoir saisir sa chance. Logiquement, d’ici quelques mois, je serais titularisé et ensuite, je pense ne plus trop avoir a me faire de soucis du point de vu professionnel. Et, au jour d’aujourd’hui, c’est un énorme soucis de moins. Ensuite, je pourrais vous parler d’événements plus personnels mais je n’en ferais rien, afin de m’éviter de m’épancher sur ce qui doit rester du domaine du strictement privé, a moins qu’un jour, je me décide a le faire mais cela m’étonnerais : les affaires de famille sont ce qu’elles sont et cela ne regarde que les personnes concernées. Bref, dans l’ensemble, 2009 restera comme une excellente année, un bon cru comme dirait l’autre.

Homme ou événement politique de l’année :

En toute franchise, j’ai beaucoup moins suivis l’actualité politique cette année que la précédente. Certes, comme j’ai travaillé quasiment tout le temps, j’ai eu beaucoup moins de temps à consacrer à l’actualité, comme j’ai put le faire auparavant. Cependant, d’un autre coté, il faut bien reconnaître que la vie politique française aura, sauf en de rares occasions, manqué d’événements véritablement marquants : la période d’esbroufe du sarkozisme triomphant est passée depuis longtemps et les gens ne se font plus trop d’illusions sur les capacités d’un homme et d’un gouvernement qui parlent beaucoup mais qui font mal que mieux. Malgré tout, si l’on devait retenir un événement plus qu’un autre, cela ne pourra être que les régionales de juin dernier. Entre l’écroulement du MODEM, la déroute du PS et la montée en force des verts (mais pour combien de temps ?), bien aidés par la diffusion deux jours auparavant du film Home, il est incontestable que ces élections resteront comme le fait marquant de la vie politique française de 2009.

Evénement international de l’année :

Bon, là, les choses sont claires et je n’ai absolument pas hésité. Certains auraient put mettre en avant la première année de la présidence Obama a la tête des USA, d’autres, et j’en fais partis, plus mesquins, auraient fait de même tout en mettant en avant le coté « grosse arnaque » de cette même présidence, le clou sur le gâteau étant l’absurdité du Prix Nobel de la Paix pour un homme dirigeant un pays en guerre, et qui, accessoirement, refuse toujours d’engager les Etats-Unis à signer le protocole de Kyoto. Mais à mes yeux, incontestablement, le grand événement de cette année 2009 ne pouvait être que la fameuse grippe porcine (ou H1N1, ou grippe A si vous préférés), cette fameuse grippe qui devait entraîner la mort de millions de personnes de part le monde et qui, au final, aura accouchée d’une sourie (tant mieux) statistiquement parlant : que de bruit l’on aura entendu au cours des derniers mois écoulés, que de prédictions alarmistes, quel nombre incalculables d’experts en expertises n’aura-t-on pas vu défilé dans les médias, nous annonçant une véritable apocalypse sanitaire. Et finalement, une simple grippe, virulente certes, mais pas plus que les autres. Et pendant ce temps là, certains ont mis de coté la crise économique tandis que les laboratoires pharmaceutiques s’en sont mis plein les poches…

Mort de l’année :

Allez, je ne vais pas m’attarder pendant des lustres pour en venir immédiatement à l’évidence : bien entendu que la mort la plus marquante de l’année aura été notre brave Bambi, Michael Jackson pour ceux qui ne l’avaient pas deviner… Pas forcement pour moi, bien plus touché par le suicide du pauvre Robert Enke, ancien gardien de Benfica, mais bon, parfois, il faut savoir être objectif et même si je ne supportais pas le moins du monde le personnage, l’artiste et sa musique, je dois tout de même reconnaître que plus que quiconque, la mort de Bambi a éclipser celle de tous les autres en 2009… Et puis, cela a permis a sa maison de disque et aux autres rapaces de se faire un maximum d’argent depuis (et ça ne fait que commencer) et à toute une génération de se découvrir fan d’un homme que, s’il fut incontestablement génial à une époque, ne fréquentait plus que les magasines peoples depuis longtemps.

Affaire de l’année :

2009, une belle année où les affaires auront été légions, mais ou aucune ne méritait forcement d’être mise plus en avant qu’une autre a priori : il y eut bien le procès Madoff, celui d’Yvan Colonna, voire celui de l’abject Gang des Barbares ; j’aurais put vous parler aussi, histoire de poursuivre sur le paragraphe précédant, du vrais faux mystère entourant le décès de Bambi (bah quoi, les américains sont très doués pour chercher la petite bête la ou elle n’est pas, c’est plus facile a dire que monsieur « The King of Pop » est mort d’une vulgaire overdose médicamenteuse) ; mais finalement, je n’en ferais rien, préférant, au final, faire de l’affaire Polanski, le symbole de l’année 2009. Plus que tout autre, celle-ci aura marquée les mois écoulés, tant par son retentissement, que par les évidences qu’elle implique : a en croire certains, l’on peut pardonner tout et n’importe quoi a quelqu’un si celui-ci est célèbre, même le viol d’une gamine de 13 ans. Certes, ce n’est pas nouveau et cela fait des lustres que l’on a remarquer que la justice n’est pas toujours la même selon que l’on soit puissant ou misérable. Mais voir le Ministre de la Culture d’un pays comme la France s’indigner que l’on ose s’en prendre à sa seigneurie Polanski m’a profondément écoeurer… surtout que ce même homme n’est pas forcement plus net…

Equipe de foot de l’année :

En toute logique, je devrais dire que l’équipe de foot de l’année est le FC Barcelone : entre ses victoires en Champions League, en Coupe du Monde des clubs il y a quelques jours, son jeu exceptionnel et ses joueurs comme Xavi, Messi (Ballon d’or), Iniesta et bien d’autres, ils le mériteraient amplement. Cependant, pourquoi être logique ? Après tout, si Chelsea ne s’était pas fait honteusement volé lors du match retour des demi-finales de la C1 (combien de penaltys non sifflés ? 4, 5 ?), le Barca aurait vite été oublié… Et puis, de façon plus personnelle, je tenais, pour cette année, à mettre en avant une autre équipe, qui depuis quelques mois, a tout simplement semblé être revenue d’entre les morts, Benfica. Depuis combien de temps je ne les voyait plus jouer aussi bien ? Depuis la saison 1993-94, tout bonnement 15 ans ! Des raclées a profusion, y compris en Coupe d’Europe (n’est ce pas Everton), un jeu d’attaque incroyable, des grands joueurs (Saviola, Aimar, Di Maria, Cardozo) et l’espoir que, finalement, après tant d’années de souffrance, Benfica retrouve un peu son lustre d’antan. Alors oui, Benfica n’est pas le Barca, loin de la, et si ça se trouve, a la fin de la saison, il n’y aura aucun trophée, mais rien que pour ces quelques mois exceptionnels et pour l’espoir qu’ils ont suscités, les joueurs et l’équipe méritaient, du moins pour moi, d’être considéré comme l’équipe de l’année. Et tant pis si je ne suis pas objectif.

Evénement sportif de l’année :

Bon, là, je me retrouve dans la même situation que l’année précédente : je n’ai pas grand-chose à dire ! Non pas que je n’aime pas le sport en général (même si cela a déjà été plus ma tasse de thé) mais surtout parce que je suis plus à l’aise avec le foot. Cependant, si l’année dernière, j’avais mis les JO comme événement sportif de 2008, pour cette année, je ne pouvais ne pas choisir le grand retour de Lance Armstrong sur les routes qui ont fait sa légende, celles du Tour de France. Car un tel « come back », qu’il ait plut ou pas (après tout, l’américain à encore de très nombreux détracteurs), ne pouvait pas passer inaperçu. Alors, les mauvaises langues diront que celui-ci à échouer dans son entreprise, que sa troisième place sur le Tour ne peut être qu’un échec ; personnellement, ce n’est pas mon avis et je pense ne pas me tromper en affirmant qu’Armstrong, au vu de son age, de sa longue période de retraite, bref, du temps qui passe, ne gagnera plus jamais le Tour de France. Après, il n’en reste pas moins un concurrent a prendre en compte pour les places d’honneur, et cela, ce n’est pas donné à tout le monde… Et rien que pour cela, il méritait amplement d’être aux places d’honneurs dans mon récapitulatif de l’année 2009 (en attendant Schumacher pour 2010 ?).

BD de l’année :

Très peu de nouveautés achetées cette année (a un moment ou un autre, il faut savoir faire des économies), du coup, je me suis surtout replongé dans la relecture, au cours de ces derniers mois, de bon nombre de cycles. Forcement, au final, il n’était pas évidant de désigner ce qui restera comme la BD de l’année 2009, celle qui marquera les mémoires. Et comme, parmi le peu de vraies nouveautés acquises lors des douze derniers mois, aucune ne sortait véritablement du lot, j’ai préféré mettre en avant un cycle, L’histoire secrète. Les lecteurs attentifs et plus anciens de ce blog auront peut être deviner pourquoi ; cette saga, que j’ai longtemps décriée et que je n’avais pas hésiter de qualifier de grosse déception, a été en quelque sortes réhabiliter de façon peu commune, après que je me sois décidé, il y a quelques temps, de la relire dans son intégralité (du moins, les nombreux tomes sortis pour le moment) et que m’on opinion a son sujet, n’en ait été changée. Rien que pour ce petit « miracle », L’histoire secrète méritait le titre de BD de 2009.

Livre de l’année :

2009 aura été l’année des grands cycles de la SF et de la Fantasy : entre les derniers tomes des Annales du Disque Monde, Le livre de Cendres, Le fleuve de l’éternité, Le cycle d’Elric et La légende de Hawkmoon, le choix était vaste et ardu car tous méritaient amplement le titre (bon, les Annales l’avaient déjà eu en 2008 alors elles étaient un peu hors-concours). Et, incontestablement, 2009 restera comme un très grand cru personnel. Cependant, il fallait bien trouver un vainqueur, et, malgré l’énorme qualité des divers cycles en lisse cette année, pour moi, un seul le méritait, bien plus que les autres, celui du Prince albinos, le porteur de la redoutable Stormbringer, vous l’avez deviné, Le cycle d’Elric. Il m’aura fallut bien des années pour enfin, me décider à le lire, mais quel choc, quelle merveille : un chef d’œuvre, tout simplement !

Film de l’année :

Alors là, j’ai eu énormément de mal à en choisir un plutôt qu’un autre, ou plutôt, disons que mon cœur a balancé longuement entre trois œuvres, assez différentes, mais qui chacune, auraient mérité le titre de film de l’année. Tout d’abord, Avatar, dont j’ai fais la critique il y a quelques jours a peine et que certains qualifient, un peu hâtivement, de film de la décennie, de révolution etc. Ensuite, The Reader, que j’ai adoré, avec une sublime et fort touchante Kate Winslet dans un rôle plus qu’ambigu. Enfin, pour finir, Valse avec Bachir, une véritable claque tant visuelle que scénaristique, un chef d’œuvre, incontestablement, même si ce n’est pas vraiment un film pur et dur puisqu’il s’agit d’un film d’animation. Bigre, le choix était dur, en tous cas, bien plus que de savoir qui ne le méritait pas du tout : L’étrange histoire de Benjamin Button, beurk ! Bref, un choix plus que cornélien vu que chacun de ses trois œuvres cinématographiques m’ont fortement marquées. Mais bon, comme il fallait choisir, je me suis dit que le plus ancien, dans le temps, Valse avec Bachir, le méritait, même si les deux autres le talonnaient de très près. Mais vu comme cette œuvre m’a marquer, même plusieurs mois après, je n’en suis pas encore revenu, il me semble évident que le titre de film de l’année 2009 lui allait fort bien…


Disque de l’année :

En fait, le problème risque de se reposer tous les ans et quelque part, je me demande a quoi bon je m’évertue de chercher un disque chaque année. Autant mettre les choses au clair tout de suite : musicalement, j’en suis rester surtout aux années 60 et 70, avec quelques rares incursions par la suite. A l’heure actuelle, je n’aime pas ce qu’il se fait : les quelques vieux encore en activité sont loin de leurs formes d’antan, quand à la relève, ce n’est pas ma tasse de thé. Bref, traitez moi de vieux chiant mais c’est comme ça. Quand aux disques que j’ai put écouter tout au long de 2009, et bien, ce fut surtout des Beatles, avec un peu de Neil Young de temps en temps (en fait, j’écoute beaucoup moins de musique qu’auparavant), alors, en choisir un plutôt qu’un autre… Mais bon, pourquoi pas le sublime Revolver, des Beatles, que j’ai énormément écouté cette année ?

lundi 28 décembre 2009

AVATAR


AVATAR

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

Ici, l’affaire était entendue d’avance : il était absolument hors de question que j’aille voir ce film et personne ne me ferait changer d’avis, quoi qu’il arrive. Pour quelle raison vous dites vous ? Tout simplement parce que je suis un homme de principes, qui ne sont pas forcements d’une logique implacable a toute épreuve et que certaines choses font que, il y a des fois, où mon opinion au sujet d’une œuvre est faite d’avance et que du coup, j’ai énormément de mal ensuite a en démordre. Un peu idiot, voir extrémiste comme façon de faire ? Je l’admets, mais je suis ainsi et malgré les ans qui passent, je n’évolue guère de ce coté là… Mais bon, je ne vous ais toujours pas dit pourquoi j’avais décider, contre vents et marées, d’aller voir Avatar ; en fait, c’est assez simple dans ma logique tordue : au vu de ce que l’on peut appeler sans aucune exagération de la propagande pure et dure, au vu de tout le cirque fait autour de ce film, au vu des multiples critiques, de part le monde, qui l’avaient tout bonnement qualifier de chef d’œuvre absolu du septième art, au point que certains aient parler de « révolution », rien que ca, alors que, personne n’avait encore daigner voir le film, j’en avais par avance la nausée. Mais comment peut on qualifier une œuvre cinématographique de monument du cinéma en se fiant uniquement a une bande annonce bancale, quelques images par ci par la et la pub faite par la production ? C’est impossible, tout simplement. Comme de dire qu’Avatar était une daube sans le voir, c’est du pareil au même, mais cela, je ne l’ai pas entendu (du moins, pas avant sa sortie). Je suis désolé mais pour émettre une critique, qu’elle soit positive ou négative, le minimum est de lever ses fesses et de se rendre au cinéma. Ainsi, a force de voir tout le cirque médiatique fait autour de l’œuvre de James Cameron, je n’avais plus qu’une seule envie : éviter Avatar a tout prix. Ce qui est amusant, c’est qu’il y a une dizaine d’années, j’avais eu le même sentiment a l’encontre de Titanic, du même réalisateur. Mon Dieu, que j’ai pu haïr ce film, avant de, finalement, le voir un jour à la télé et d’en tomber presque amoureux… Mais alors, allait il m’arriver la même chose cette fois ci ? Car, vous l’avez compris, si j’écris la critique d’Avatar, c’est que l’on m’a finalement convaincu d’aller le voir, malgré mes immenses réticences de départ ?

Et bien oui, incontestablement, et pourtant, la partie était très loin d’être gagnée. Bon, déjà, tout le tapage médiatique m’avait largement refroidis, ensuite, les extraterrestres bleus qui me faisaient curieusement pensé à Diablo des X-Men (sur ce coup là d’ailleurs, les ressemblances sont plus que troublantes, en tout cas, bien plus que de comparer les Na'vi aux Schtroumpfs, uniquement parce qu’ils sont bleus tous les deux) et pire, la bande annonce où l’on voyait une horde de soldatesque digne des plus grands navets hollywoodiens m’avaient laisser largement perplexes. Mais bon, comme je l’avais dit plus haut, pour pouvoir critiquer, il faut découvrir l’œuvre, et tant bien que mal, je m’installais dans mon siège, attendant de voir ce que valait véritablement cet Avatar si encensé de part le monde…

Le début fut plutôt agréable, sans être véritablement extraordinaire : le personnage principal arrive sur la planète Pandora, l’intrigue se met doucement en place avec les apparitions des divers protagonistes humains, stéréotypés au possible : la scientifique au grand cœur et prête a tout donné, le militaire bourrin et inflexible, capable du pire, le représentant des multinationales, plus véreux tu meures etc… Bref, cela aurait put être un formidable casting de série Z si ce n’étaient les fabuleuses images qui nous en mettaient plein la vue des les premières minutes. Et la dessus, forcement, il n’y a rien à en redire : l’on nous avait promis une révolution du point de vue des effets spéciaux et on ne nous a pas mentis sur ce point : entre la faune et la flore de Pandora, les méchas pilotés par des pilotes humains, les écrans tactiles d’ordinateurs flottant dans une salle et qui renvoient tout simplement les derniers Star Wars à la préhistoire, les montagnes flottantes (Seigneur, moi qui ait toujours fantasmer sur de telles montagnes et qui n’en avait vu qu’en dessin, là, elles paraissaient tout bonnement réelles) ou bien, les Na'vi, que l’on croiraient fait de chair et de sang, le spectateur nage tout bonnement en plein rêve éveillé (et encore, je n’ai pas put le voir en 3D, je pense avoir raté un truc encore plus énorme) et tous les amateurs de SF/Fantasy, en toute objectivité, ne pouvaient qu’être que subjugués par de telles prouesses. Cependant, il est bien connu que ce qui comte avant tout, c’est la qualité d’un scénario : a quoi bon une œuvre magnifique d’un point de vu visuel si le reste, le plus important, le nerf de la guerre, bref, l’intrigue, ne suit pas ? A quoi bon une telle débauche d’effets spéciaux si c’est pour se retrouver, au final, avec un navet ? Car les premières minutes d’Avatar auraient put tourner mal, même très mal, de part les protagonistes, loin d’être originaux, comme je l’ai déjà dit, mais aussi par les multiples références à mille et une autres œuvres, au point que ce qui me marqua le plus, dans le premier tiers du film, ce furent celles-ci, et elles furent légions. Mais pourtant, au fil du déroulement de l’intrigue, et plus on avançait dans celle-ci, on commençait a trouver que les personnages, finalement, avaient tout de même un certain intérêt, que les références, qui auraient put passer pour un vulgaire pompage, faisaient plus penser a un hommage a tout un tas de genres différents, assez bien réussies, et que, finalement, le potentiel d’Avatar se révélait de plus en plus et qu’il était de plus en plus difficile de lâcher prise, tant l’histoire devenait, au fil des minutes captivante.

Et puisque j’y pense, comment ne pas vous parler de toutes les œuvres aux quel Avatar m’a fait penser ; on y retrouve ainsi, pèle mêle : Le nouveau monde, pour les indiens, et tous les films de Terrence Malick en règle général pour la mise en avant de la nature, Danse avec les loups, toujours pour les rapports entre l’homme blanc et les indiens, Alien, pour Sigourney Weaver, bien entendu mais surtout Gorilles dans la brume, pour son rôle de scientifique en pleine jungle, Final Fantasy VII, du coté des jeux vidéos pour la lutte entre une multinationale et la nature, mais aussi pour l’intervention de la planète elle-même vers la fin, Metal Gear Solid, et tous un tas de jeux et de mangas où l’on retrouve des méchas, en particulier pour le combat final où le colonel se relève sans cesse, Donjons & Dragons (le jeu, pas le nanard), pour les bêtes eclipsantes, voir même Titanic pour l’histoire d’amour, et une multitudes de romans de SF, dont le mythique Hypérion où l’on voyait déjà une planète dévastée pour ses richesses, etc. Car des exemples, je pourrais vous en citer encore plein, mais l’inspiration n’est pas uniquement venue d’œuvres de fictions, car comment ne pas penser à l’envahissement de l’Irak par les troupes américaines en 2003 pour le pétrole, la colonisation de l’Amérique et des autres continents par l’homme blanc au cours des siècles, la déforestation, le mépris affiché pour la nature lorsque le profit prend le pas sur la raison etc… Bref, vous l’avez compris, dans Avatar, l’on retrouve un peu tout cela, et bien plus encore, au point que l’on oscille, pendant une bonne partie du film entre deux sentiments contradictoires : simple pompage ou hommage rendu à toutes ces œuvres, inspiration d’événements réels que l’on souhaite dénoncer ? Il est difficile de se faire une opinion précise et, personnellement, je rapprocherais Avatar des Cantos d’Hypérion, déjà citer quelques lignes plus haut, le chef d’œuvre absolu de Dan Simmons : dans ce monument de la SF, l’on retrouvait déjà bon nombre de genres différents, en fait tous, au point que ce cycle, entré depuis près de vingt ans dans la légende, en reste encore partiellement inclassable et que bon nombre de ses détracteurs affirment toujours que Simmons, dans son cycle n’invente rien, se contentant de piller allègrement dans de multiples œuvres antérieures, ce qui n’est pas forcement faux, mais lorsque l’on voit le résultat final, l’on ne peut qu’être admiratif car quelle claque l’on prend en le lisant. Avatar, Hypérion, même combat ? Oui et non : Oui car dans les deux cas, il est évidant qu’il n’y a pas de demi-mesures, l’on aime ou l’on déteste, tout simplement. Oui de part leurs richesse et leur diversité. Non car quoi qu’il en soit, il me semble évident que le roman de Simmons est supérieur au film de Cameron, ne serais ce que par son scénario, largement supérieur…

Car oui, Avatar est un grand film, mais ce n’est pas un film exceptionnel dans le sens où on nous l’avait présenté. Si, de façon incontestable, d’un point de vue des effets spéciaux, on n’a jamais rien vu d’aussi beau, d’aussi réel, au point que l’on croirait réellement que la planète Pandora existe bel et bien avec l’ensemble de ses habitants, au point que les Na'vi soient devenus les extraterrestres les plus crédibles qu’il m’ait été donné de voir au ciné. Franchement, oui, sur le point de la technique pure, il n’y a rien à redire, le film de James Cameron est bel et bien la révolution annoncée. Cependant, d’un point de vu scénaristique, il me semble évidant que l’on avait de quoi s’attendre a mieux : si celui-ci, au final, est tout de même d’assez bonne facture, je ne pourrais que déplorer quelques raccourcis faciles, quelques stéréotypes mille fois vu et revus, qui font un peu tache dans l’ensemble. Pas au point que je fasse comme certains et que j’affirme qu’Avatar n’est qu’une bouse scénaristique (oui, je l’ai lu), mais suffisamment pour que la qualité finale s’en ressente, même légèrement. Un petit bémol, auquel il faudra ajouter les divers emprunts et inspirations qui enchanteront certains qui comme moi y verrai plus une forme d’hommage, mais qui déplairont a d’autres qui n’y verront qu’un vulgaire copié/collé. Quand je vous disais qu’avec ce film, il n’y avait pas de demi-mesures, on adore où on déteste…

Avatar mérite largement le détour, et ce, même si ce n’est pas le film du siècle. Incontestablement, d’un point de vu technique, on n’a jamais fait mieux, pour ce qui est du scénario, si celui-ci est suffisamment accrocheur et passionnant pour tenir en haleine et émerveiller le spectateur, quelques imperfections subsistent, malheureusement. Mais au final, oui, je suis d’accord pour dire qu’en quelques sortes, ce film marquera l’histoire du cinéma, mais comme beaucoup d’autres avant lui. Je tenais à conclure en reprenant la phrase de quelqu’un que je connais : Avatar n’est pas un film où on nous en met plein la vue avec de l’argent mais qui nous montre ce que l’on peut faire avec de l’argent. La nuance est de taille et ce n’est pas du tout la même chose … à bon entendeur… Bref, n’hésitez pas une seconde, partez de ce pas pour la planète Pandora et faites vous une idée par vous-même de ce que vaut réellement Avatar. Mais quoi qu’il en soit, il ne vous laissera pas indifférent, loin de là !

dimanche 27 décembre 2009

LE CINQUIÈME EVANGILE : L’ANTRE DE CERBÈRE


LE CINQUIÈME EVANGILE : L’ANTRE DE CERBÈRE

Un bras de fer entre le grand maître de l'Ordre des Templier, Eudes de Saint Amand et l'unificateur des tribus arabes, Saladin, est engagé. Ce bras de fer est lié au cinquième évangile. Un évangile apocryphe dont l'identité de l'auteur pourrait à elle seule renverser le Vatican et dont le contenu pourrait éradiquer la foi des croisés francs permettant ainsi à Saladin de reprendre Jérusalem. Vous pensiez que les Templiers étaient soit des banquiers soit les gardiens du graal ? Tout cela n'est que chimère... Découvrez leur plus grand secret dans le cinquième évangile.

Il y a de cela plus d’un an, au mois de septembre 2008, je découvrais une nouvelle BD, assez aguichante de part sa couverture avec ses trois mystérieux chevaliers masqués intitulée Le cinquième évangile. Bigre, me dis-je, pour la énième fois, nous allons avoir droit à une intrigue mille fois vue, ou l’Eglise cache a tout prix de lourds secrets, ou l’on croisera des templiers soit du bon, soit du mauvais coté (selon l’histoire, cela change), et qui se passera, comme bien souvent, aux temps des croisades. Bref, tout cela avait pour moi un petit coté attirant et repoussant a la fois car si ces éléments m’attiraient, il est certain qu’a force de les voir, et les revoir ad vitam nauseam dans des centaines d’œuvres qui n’avaient de différence que le nom, la possibilité de se retrouver devant un échec était réel. Bon, il n’en fut rien, du moins, cela fut ma première impression, comme on pouvait le voir dans ma critique de l’époque (http://feanor-journal.blogspot.com/2008/09/le-cinquime-vangile-la-main-de-fatima.html ). Mais, parfois, une deuxième lecture s’impose, et les avis, qu’ils aient été positifs ou négatifs peuvent évoluer, voir changer du tout. Quelque part, cela arriva un peu avec ce premier album : alors oui, l’intrigue est intéressante, les personnages possèdent suffisamment de profondeur pour que l’on se plaise a les suivre, quant au fameux mystère dissimulé par l’Eglise, et bien, on désirais toujours en savoir plus. Mais c’est tout : une BD sympathique, sans plus, ni mauvaise ni tout a fait excellente, mais dont la sortie du tome 2 éveillait néanmoins suffisamment ma curiosité ne serais ce que pour savoir où tout cela allait nous mener.

Et bien, après lecture, je dois avouer que mes sentiments sont toujours aussi mitigés a l’égard de cette série, ou plutôt, pour être plus exact, que je n’arrive pas a me faire une idée précise de celle-ci. D’un coté, j’ai retrouver avec plaisir la suite des pérégrinations des divers protagonistes engagés dans une intrigue toujours aussi accrocheuse. De même, les premières révélations se sont révélés être intéressantes, y compris, et surtout, au sujet de ce fameux secret sensé bouleversé la foi de l’ensemble de la chrétienté. D’un point de vue du scénario, il n’y a pas grand-chose a redire, les relations entre les personnages sont fort bien décrites et il n’y a pas de temps morts, même si l’action ne prime pas forcement dans ce second tome. Idem pour les dessins, toujours aussi impeccables, ce n’est sûrement pas de ce coté là que l’on trouvera quelque chose à redire (y compris une superbe couverture, dans la lignée du tome un). Cependant, car il y a un mais, cela ne suffit pas. Oui c’est beau, oui c’est intéressant, oui mais tout à la fois, force est d’admettre qu’il manque quelque chose pour que tout soit véritablement parfait : est ce le fait que le sujet, mille fois vu et revu (et je pèse mes mots) peut, a force, devenir lassant, est ce parce que l’on est, a aucun moment de ce deuxième tome, ne serais ce que surpris une seule fois, y compris, lorsque vient le prétendu grand moment, lorsque Saladin nous apprend l’identité du fameux auteur de ce cinquième évangile interdit (et pourtant). Comment se fait il que cette révélation n’ait pas plus d’intensité ? Peut être, tout simplement, comme je l’ai déjà dit, qu’a force, avec le temps qui passe, l’on ne devienne blasé, surtout quand ce n’est pas original et que l’on a l’impression d’avoir déjà lu ou vu telle scène dans un nombre incalculables d’œuvres. Pourtant, parfois, cela fonctionne, et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec une autre bande dessinée, Le troisième testament, qui, par quelques aspects, possède bien des points communs avec Le cinquième évangile, mais si celui-ci possède bon nombre de qualités indéniables, et que l’on ne peut aucunement le qualifier de plantage (non, malgré tout, cela reste une bonne BD), peut être, tout simplement, lui manque t’il un soupçon en plus d’originalité pour en faire une œuvre a part, voir, qui sait, tout bonnement un souffle épique, malheureusement absent de cette œuvre sympathique, qui se lit bien sur le moment, mais que l’on oublie avec le temps.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël !!!


Il est de tradition, aujourd’hui, veille de Noël, de souhaiter de joyeuses fêtes, et je ne vais pas déroger à la règle, cela va de soit. Ah, comme le temps passe vite, nous y voici déjà arriver à cette fête tant apprécier des petits comme des grands, qui, attendent, soient les cadeaux, soit les réunions familiales qui sont une habitude pour cette occasion. Bien évidement, certains n’aiment pas forcement Noël et tout ce que cela représente, en particulier, justement ces fameuses réunions familiales, passage obligé d’un réveillon qui se respecte. Pour d’autres, c’est le coté mercantile qu’ils ont en sainte horreur, mais bon, l’on trouvera toujours des rabat-joie, et personnellement, Noël, j’adore et cela reste encore, même à 35 ans, ma période de l’année préférée. Bien évidement, il est loin le temps où j’attendais avidement les cadeaux, après tout, si je veux quelque chose, je me l’achète moi-même (enfin, si j’en ai les moyens, mais ceci est une autre affaire. Mais le coté festif, la joie de voir les enfants découvrir les cadeaux et les réunions familiales, personnellement, c’est mon truc et cela garde un certain charme indéniable dont je ne me lasserais jamais.

Pour des raisons personnelles que je ne souhaite pas développer sur ce blog (car je n’au nul envie de m’épancher devant n’importe qui sur le Net, cela viendra peut être un jour mais pas pour le moment), le réveillon de cette année aura pour moi un goût pour le moins curieux, même si je ne l’ai pas véritablement souhaiter. J’ai toujours garder de très bons souvenirs des peux de Noël passés en compagnie de mes grands parents, incontestablement, ceux-ci resteront à tous jamais parmi mes préférés et le regret que ceux-ci aient été si rares ne me quitteront jamais, même si je n’y étais pour rien, étant trop jeune à l’époque. Ainsi, j’avais l’espoir que mes enfants ne connaissent pas forcement les mêmes choses que moi et que pour eux, Noël soit toujours une fête exceptionnelle ou toute la famille soit réunie. Cela ne sera pas le cas, qu’il en soit ainsi, c’est dommage mais bon. J’aurais aimer ne pas reproduire les mêmes situations que mes parents mais bon, que voulez vous, on ne peut pas y faire grand-chose et puis, dans le fond, ce qui compte au jour d’aujourd’hui, ce ne sont pas les états d’âmes d’un vieux nostalgique de 35 ans qui a trop tendance a idéaliser certains événements, mais que mes enfants passent un superbe réveillon dont ils se souviendront longtemps. C’est seulement cela qui compte. Après, ceux qui en sont absent par choix, c’est leur problème.

Mais bon, trêve de larmoiements et d’apitoiements car a quelques heures du passage du Père Noël (réussirais-je a l’attraper aujourd’hui ?), ce qui compte, c’est que tout le monde passe de très bons moments en compagnie de ceux qu’ils aiment. Alors, à tous et à toutes, je vous souhaite un JOYEUX NOËL !

dimanche 13 décembre 2009

THE CONSTANT GARDENER


THE CONSTANT GARDENER

Le diplomate britannique Justin Quayle (Ralph Fiennes) vit au Kenya avec sa femme Tessa (Rachel Weisz), militante altermondialiste. Celle-ci est en relation avec Hippo, une ONG allemande enquêtant sur les pratiques de l'industrie pharmaceutique, et prépare pour elle un rapport sur KDH et ThreeBees, deux entreprises impliqués dans la lutte contre le Sida au Kenya. Un jour, Tessa est retrouvée assassinée dans la brousse avec son collègue Arnold (Hubert Koundé), un humanitaire Noir belge de l'ONG "Médecins de la Terre". Secoué par les rumeurs d'infidélités de sa femme, Justin est poussé à découvrir les circonstances réelles entourant cet assassinat.

Ma petite rubrique cinéma pourrait se diviser en trois catégories distinctes : les films que je vois sur grand écran (a la base, c’était mon idée de départ), ceux que je découvre par le biais des DVD (cela m’arrive bien plus souvent que d’aller au ciné) et puis les autres, tous les autres, que je connais depuis x années, qu’ils aient été vus une ou un nombre incalculables de fois et que, régulièrement, je prend plaisir à revoir. The Constant Gardener est dans ce dernier cas. Sincèrement, je ne sais même plus combien de fois j’ai bien put voir cet excellant long métrage : une au ciné, deux au moins en DVD avant une énième fois hier soir ? Hum, quatre fois au moins, c’est sur. Mais ce qui est certain aussi, c’est que le plaisir, même s’il est amputé (forcement) de celui de la découverte, est toujours aussi intense, ou presque. Car ne nous leurrons pas, The Constant Gardener (la constance du jardinier, mouais bof, autant garder le titre en anglais), à défaut d’être un grand film, n’en possède pas moins une belle histoire, assez prenante et émouvante, et fort bien sublimée par des acteurs plus qu’inspirés.

Je m’aperçois, au fil du temps, et surtout des films où je le vois jouer, que Ralph Fiennes est un sacré bon acteur : j’aime bien son coté à la fois flegmatique et passionné (de temps en temps), voir désespéré par tant de souffrance personnelle dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui (même si, personnellement, son rôle préféré, pour moi, fut celui de l’officier SS sadique dans La liste de Schindler) puisque, sans faire de spoiler, il perd sa femme des les premiers instants du film. Ainsi, l’intrigue de The Constant Gardener, oscillera entre le présent, où l’on voit un mari, détruit par la perte de son épouse, enquêter sur les circonstances de la mort de celle-ci, et, surtout, essayant de retrouver les coupables de celle-ci, et le passé, le temps de la première rencontre, la vie en Afrique, les doutes, les drames… Et les nombreuses interrogations (Tessa était elle fidèle, que mijotait elle donc, que cache la société ThreeBees ?) que l’on peut se poser tout au long de la première partie du film trouveront bien évidement leurs réponses tout au long du développement de l’intrigue, suffisamment captivante du début à la fin. Une intrigue qui plongera le spectateur dans des paysages africains à la fois superbes et misérables (les bidonvilles, l’extrême pauvreté de la population à mettre en opposition avec l’opulence occidentale) qui ne pourront que marquer fortement, mais aussi et surtout, par delà la souffrance d’un homme, ce sont surtout dans les pratiques inavouables entre puissantes sociétés pharmaceutiques, gouvernements occidentaux et la corruption des locaux au détriment de la population que l’on aura à faire (d’ailleurs, l'histoire aurait pour origine des faits réels : des essais pharmaceutiques illégaux au Nigeria ayant entraîné le décès de plusieurs personnes). Ainsi, The Constant Gardener, vous l’avez compris, est un film bien plus profond et qui fait réfléchir, et s’il est parfois sentimental et mélancolique, c’est bel et bien, et avant tout, à une dénonciation du sort du continent africain que le spectateur aura droit. Une Afrique réaliste, sans faux semblants et où l’on se doute que tout cela ne finira pas bien pour le personnage principal, bien trop seul pour changer quoi que ce soit. Un film à la fois révoltant (car l’on sait bien que même romancer, tout ceci à plus ou moins lieu dans le continent noir), triste et parfois superbe (franchement, entre certains plans et la musique, chapeau). Mais un film incontestablement à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas et à revoir, pour les autres qui sont déjà convaincus de ses qualités…

mercredi 9 décembre 2009

SLEEPY HOLLOW


SLEEPY HOLLOW

A la veille du XIXe siècle, dans une bourgade de la Nouvelle-Angleterre nommée Sleepy Hollow, trois crimes affreux ont été perpétrés en moins de quinze jours. Les trois victimes ont été retrouvées le corps sans tête, les têtes ayant disparu. Lorsque la justice de New York l'apprend, elle envoie sur les lieux un de ses plus fins limiers : l'inspecteur de police Ichabod Crane. Lorsque celui-ci arrive à Sleepy Hollow, il apprend des villageois que ces crimes auraient été commis par un terrifiant et redoutable cavalier sans tête qui serait mort dans les bois du Ponant, aux alentours du village, vingt ans plus tôt et qui serait revenu des enfers dans le but de faucher des têtes. Ne croyant pas à ces histoires de fantômes, l'inspecteur est bien décidé à percer le mystère de cette sombre affaire avec l'aide du jeune Masbath et de la ravissante et étrange Katrina Van Tessel. Alors que l'enquête se poursuit, les meurtres quant à eux se multiplient...

Après vous avoir proposer la critique d’un film, The Reader, avec mon actrice préférée, Kate Winslet, en voila une autre, mais avec mon acteur fétiche, Johnny Depp et, petite cerise sur le gâteau, le grand Tim Burton dont je suis un grand fan depuis fort longtemps. Bref, vous l’avez compris, à priori, ce Sleepy Hollow, fortement inspiré de la nouvelle de Washington Irving, La Légende de Sleepy Hollow possédait tous les atouts pour me plaire. Pourtant, comme souvent, les choses ne sont pas aussi simples et je dois reconnaître qu’il m’aura fallut revoir cette œuvre pour la énième fois pour qu’elle soit, à mes yeux, entièrement réhabiliter. Pourtant, il y a près de dix ans, lorsque je vis ce film pour la première fois, j’avais été immédiatement enchanté par celui-ci ; oh, pas forcement le meilleur du duo mythique Depp/Burton, mais suffisamment plaisant et possédant bon nombre de qualités pour un faire un excellent divertissement comme seul Tim Burton sait nous en proposer et le fait avec talent depuis bien des années. Pourtant, au fil des années, en quelques sortes, Sleepy Hollow connut une sorte de malédiction à chaque fois que je l’ai revu : indéniablement, à un moment ou un autre, je m’endormais (le plus souvent, vers le milieu), ce qui nuisait fortement (forcement) à la compréhension de l’intrigue, surtout que, vu que cela arrivait tout le temps, j’avais finit par me convaincre que cela était du au fait que le film n’était pas si terrible que ça. Cruelle erreur à son égard, et cette fois ci, après l’avoir revu de bout en bout (c’était pas gagné), mon opinion sur celui-ci à le tout naturellement été revue à la hausse et c’est donc avec un certain plaisir que je peux affirmer que Sleepy Hollow mérite amplement le détour.

Tout d’abord, je pense que la plupart d’entre vous ont, un jours ou l’autre, entendu parler de cette fameuse légende (américaine, ce qui est rare) au sujet d’un cavalier sans tête qui parcourt les bois et les champs de bataille du nord est des USA en quête d’une tête de remplacement. Forcement, une telle « fable » ne pouvait qu’intéresser un réalisateur comme Tim Burton et le résultat final de son travail est tout bonnement excellant : tant par son ambiance générale comme ce village a l’architecture a la fois attirante et inquiétante, ces teintes sombres, ce brouillard quasi omniprésent tout au long du film, cette foret que l’on aurait pas aimer parcourir seul, la nuit et que n’aurait pas renier un Lovecraft (qui d’ailleurs, n’aimait pas les sous bois). Ou ses personnages, tous inquiétants et comiques, chacun à leur manière, les notables, ridicules d’apparence mais qui en savent beaucoup, l’inspecteur Ichabod Crane, rationaliste convaincu, inventeur loufoque à ses heures mais qui cache en lui bien des secrets sur son passé et dont les certitudes seront souvent remises en question et les femmes, toutes les femmes de cette histoire qui ont le dont de flirter allègrement avec d’antiques croyances païennes et qui savent si bien manipuler et ensorceler (au sens propre comme au figurer) ces monsieur si surs d’eux d’apparence mais rapidement effrayés par les événements. Et le chevalier, véritable fantôme ou simple imposteur : assez rapidement, le spectateur en aura le cœur net, mais pour ce qui est des buts de celui-ci, tout ne sera pas aussi simple et c’est bel et bien a une enquête policière que Tim Burton nous invite, comme le pensait des le départ le sérieux (trop ?) et fantasque inspecteur Crane, même s’il devra tout de même mettre en cause son coté cartésien. D’ailleurs, Sleepy Hollow nous montre une belle opposition entre la raison et le surnaturelle avec, d’un coté, les prémices des enquêtes policières dites sérieuses, les autopsies (a une époque ou cela était très mal vu pour ne pas dire interdit), personnifiées par l’inspecteur Crane, une espèce de Sherlock Holmes en conflit ouvert avec sa hiérarchie avant l’heure, aux croyances païennes, a la religion omniprésente dans un pays fortement marqué par des collons que l’on qualifierait aujourd’hui de fanatiques de part leur rigueur et leur fondamentalisme. Mais comme on s’en apercevra assez rapidement, le merveilleux et le fantastique prendront rapidement le pas sur la raison (qui justement, devra se faire une raison… désolé pour ce jeux de mot plus que facile), ce qui fera vaciller un temps notre très cher inspecteur, mais juste un temps comme il se doit. Alors bien sur, les aigris trouveront toujours à redire entre ceux qui trouveront le scénario un peu simpliste ou les autres qui n’y verront qu’un divertissement banal, comme Hollywood nous en pond par centaines par an (et ce, uniquement en raison de la poursuite finale), voir, pire, ceux qui affirmeront que Burton fit bien mieux avant et après (ce qui est peut être exact mais fort réducteur). Tant pis pour eux car Sleepy Hollow, entre son ambiance, ses acteurs inspirés, ses multiples clins d’oeils aux vieux films d’horreur de la Hammer est plus qu’un simple divertissement, c’est un « Burton inspiré », tout bonnement, et il me semble que cela suffit pour que l’on comprenne qu’il vaut largement le détour.

dimanche 6 décembre 2009

THE READER


THE READER

Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle. Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture. Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve lors de ce rituel tandis qu'il lui lit L'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien. Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé. Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés. Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...

Bon, avant de me lancer dans la critique de The Reader, je dois avouer que je ne suis pas très objectif vis-à-vis de celui-ci, la faute (ou grâce) à la présence de Kate Winslet, qui, depuis que je l’ai découverte il y a maintenant une grosse poignée d’années et tout simplement mon actrice préférée. Et oui, j’ai bien le droit d’être fan de quelqu’un, et dans le cas présent, j’éprouve toujours un plaisir certain à retrouver dans une œuvre cinématographique celle qui fut révélée au monde par Titanic (aux cotés de qui vous savez), même s’il faut bien reconnaître que sa présence au grand écran est parfois trop rare à mon goût (enfin, ces temps si, elle semble être un peu plus présente). Enfin, je ne suis pas objectif, certes, mais même ainsi, ce qui compte le plus, c’est que le film lui-même soit bon et le jours où celle-ci tournera dans un navet, Kate Winslet ou pas, je n’hésiterais pas à le signaler. Mais pour ce qui est de The Reader, dans quelle catégorie se classe t’il ? Incontestablement, du moins selon mois, dans celle des très bons films.

Oui, je sais, j’aime les films de « bonnes femmes » comme dirait quelqu’un que je connais très bien ; je ne peux m’empêcher d’être attiré par ces belles histoires d’amour le plus souvent impossible et à l’issu tragique (mais bon, je n’ai rien contre le fait que cela finisse bien) et à ce sujet, j’ai remarquer que très souvent, les films ou apparaît Kate Winslet finissent pas forcement bien : on est bien loin de la comédie sentimentale hollywoodienne, très loin même. Amour impossible (une femme d’une trentaine d’années/un adolescent auquel il faut rajouter le fait, non négligeable à l’époque où à lieu l’intrigue que celle-ci fut une ancienne SS), amour contrarié, incompréhensions mutuelles, The Reader s’éloigne très rapidement de la simple histoire d’amour pour nous entraîner nous, les personnages, dans une intrigue bien plus complexe où prédomine la tristesse mais où des sentiments aussi complexes que le rôle de chacun dans le second conflit mondial (la scène où les accusées sont traitées de nazis par une foule plutôt âgée est révélatrice de cela : quelles étaient les opinions politiques de celles-ci lorsque Hitler était au pouvoir ? Et m’a fait penser à ce qui arriva en France lors de la libération où soudainement, la population se prétendit « résistante »), le fait de savoir ou non, bref, la responsabilité de tout un peuple devant un acte, horrible, la Shoah, et le fait de juger des gens, dont la responsabilité est certaine, mais qui apparaissent aussi comme des boucs émissaires. Une œuvre, donc, que l’on peut diviser en deux parties : une première, qui nous narre les premiers émois amoureux d’un adolescent avec une femme plus âgée, qui lui apprend tout des jeux de l’amour, puis, une seconde partie bien plus sombre, quelques années plus tard, lorsque celui-ci à grandi et se fait homme, et qu’il apprend l’horrible vérité au sujet de celle qui, malgré tout, restera comme le grand amour (voir l’unique) de sa vie. Tout cela, incontestablement fait de The Reader un film bouleversant, qui donne à réfléchir sur bien des sujets, dont certains assez graves, et sublimé par le jeu d’acteurs tout simplement excellents ; Kate Winslet, bien entendu, tout simplement parfaite dans un rôle à la fois ambigu et triste (après tout, elle préfère cacher au monde le fait qu’elle soit analphabète que se défendre) mais aussi, et bien plus que Ralph Fiennes (égal à lui-même, c'est-à-dire bon, mais à la présence limitée finalement), au jeune David Kross qui pour moi fut la révélation de ce film. Bref, vous l’avez compris, à mes yeux, The Reader est l’un des films de l’année, et je le conseille vivement aux amateurs du genre tout en leur donnant cette petite mise en garde : cette œuvre est très loin de n’être qu’une banale histoire d’amour contrariée.

Pour finir, je ne pouvais ne pas m’indigner devant l’avis de certains critiques (pour ne pas les citer, le journal Le Monde, les américains dans leur grand ensemble) qui ont osés prétendre que ce film serait… antisémite ! Mais où vont-ils chercher de telles aberrations, je me le demande ? Est-ce parce que, malgré la révélation du passé de Hanna (Kate Winslet), l’amour pour elle perdure ? Est-ce parce que, les crimes de celle-ci, qui ne sont aucunement niés tout au long de l’histoire, pourraient avoir une infime explication par le fait qu’elle soit analphabète et que sa honte l’ai souvent amener à fuir, y compris rejoindre les SS ? Est-ce que parce que, à un moment donné, l’un des étudiants ose affirmer que ce procès, justifié vu les crimes, l’est moins par le fait que ces femmes doivent payer, en tant que boucs émissaires, pour les fautes de tout un peuple ? Si c’est le cas, et bien, je n’aurais aucun problème à le dire : une telle accusation est parfaitement ridicule, tout simplement. Et à force de crier à l’antisémitisme pour tout et n’importe quoi, l’on fait plus de mal que de bien…

lundi 30 novembre 2009

L’HISTOIRE SECRÈTE – SION


L’HISTOIRE SECRÈTE – SION

Tout commence par une vision d’apocalypse d’Erlin, où celui-ci assiste à la destruction de l’humanité… Etats-Unis, mai 1946, Washington est plongée dans l’obscurité dans la nuit du 13 au 14. A la sortie de la guerre, tout le monde accuse le manque d’entretien des centrales électriques d’être à l’origine de cette gigantesque panne. Mais au même moment, dans une petite maison d’un quartier de Washington, Nimue, femme Navarro, donne naissance à une petite fille prénommée Pandora… Deux ans plus tard, en 1948, en Jordanie, au moment où l’ONU vote la création de l’Etat d’Israël, des soldats israéliens sont attaqués sur la côte de la Mer Morte. Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention du pilote Curtis Hawk et de son avion. Son Messerschmitt touché, il est contraint d’atterrir. Il croise alors la destinée de Joachim, juif ashkénaze, de Dayan, sioniste au service de l’organisation Hagana, et de Reka. L’officier responsable de la mission lui apprend qu’il doit se rendre sur le site archéologique de Qumran. Jérusalem en flammes, Reka lui révèle alors des secrets sur la cité à nouveau divisée, sans pour autant dévoiler son plan secret. Erlin, lui, comprend que si les Archontes ne parviennent pas à s’unir, le monde humain s’autodétruira.


L'Histoire Secrète – Sion
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 23 septembre 2009
Nombre de pages : 48

Mon avis : Plus le temps passe et plus le lecteur apprend à apprécier cette série, telle pourrait être la conclusion que je me suis fait après lecture de ce seizième tome de L’Histoire Secrète. Ainsi, après un départ pour le moins brouillon, il est incontestable que, depuis le début du second cycle et malgré un quatorzième opus, Les Veilleurs, qui laissait présager du pire pour ce troisième cycle, la qualité d’ensemble a franchi allègrement un pallier, comme si les auteurs, que cela soit Jean-Pierre Pécau ou Igor Kordey avaient finalement atteint leur vitesse de croisière, maîtrisant tous deux d’une main de maître une œuvre qui, décidément, m’aura fait souvent changer d’avis. Désormais, et Sion le prouve assez bien, tant d’un point de vue du scénario que du dessin, il n’y a rien à jeter, et, à moins de ne pas aimer le style particulier d’Igor Kordey ou d’être allergique à l’habitude qu’à Jean-Pierre Pécau de vouloir expliquer touts les événements de l’histoire par les Cartes, les Familles et les Archontes, le lecteur ne pourra qu’apprécier ce seizième volume, où l’on s’attarde longuement sur les débuts de l’état d’Israël – où Pécau a fort judicieusement mis cote à cote les cotés peu reluisants des deux camps – où des liens entre Jérusalem et la sombre et mystérieuse Kor, déjà entraperçues précédemment, sont une fois de plus évoqués, tandis que Curtis, de son côté, connaît les joies de la paternité mais subie également un drame. Pour ce qui est des Archontes survivants, Erlin fait des cauchemars au sujet de la fin du monde, Reka et Dyo, eux, voient venir la naissance d’une nouvelle Famille, assez inquiétante, le complexe militaro-industriel (tient, tient, quelle bonne idée, cela plaira aux paranoïaques de tous poils, mais aussi à d’autres) et craignent pour leur survie, évoquent la possibilité de s’unir, mais des forces agissant dans l’ombre, les menaçant, on se doute bien que tout ceci ne finira pas très bien pour nos trois derniers Archontes et que les albums suivants pourraient être dramatiques pour eux, maintenant que l’Homme semble de moins en moins prêt a leur obéir aveuglement… Bref, un album réussi de la première à la dernière page et que l’on parcourt d’une traite, se délectant avec plaisir des multiples révélations et autres coups de théâtre tout en attendant qu’une seule et unique chose : la sortie de la suite ! Quand je vous disais que mon opinion au sujet de cette série avait bien changée depuis ses débuts…


Points Positifs :
- Sion est dans la lignée du tome précédant, La Chambre d’Ambre : c’est-à-dire, un excellent tome d’une série qui avait très mal commencée mais qui, au fil des volumes, a sut monter en puissance jusqu’à nous offrir une intrigue de plus en plus maitrisée et intéressante, même si, il faut le reconnaitre, tout n’est pas parfait non plus.
- Encore une fois, Jean-Pierre Pécau jongle avec ses protagonistes habituels, tout un tas de figures historiques et se plait à expliquer le moindre événement historique par le jeu subtil des Archontes et des autres familles…
- Ici, l’intrigue à lieu lors des débuts de l’état d’Israël et de la guerre qui a suivis contre les pays arabes voisins. C’est fort intéressant, surtout si on s’intéresse au sujet (ce qui est mon cas) et Jean-Pierre Pécau fait preuve d’une neutralité absolue dans le traitement de ce dernier, les deux camps étant renvoyés dos a dos pour ce qui est des atrocités.
- Mine de rien, il s’en passe des choses dans ce tome : nouvelles révélations, nouveaux ennemis, nouvelles questions, mort d’un protagoniste important…
- Bigre, une nouvelle Famille : le Complexe Militaro-Industriel !
- Ah, si Igor Kordey pouvait être toujours aussi bon…

Points Négatifs :
- Peut de points vraiment négatifs dans ce seizième tome de L’Histoire Secrète, ou plutôt, disons que la longueur de cette série en est un, surtout que l’on n’a aucune certitude quand a sa fin et que ce n’est jamais bon quand une œuvre s’étire en longueur…
- Pas facile tout de même de s’y retrouver et bien des lecteurs seront perdus ; après, si vous aimez le genre, l’histoire et l’ambiance générale de la série, vous passerez outre mais je comprends parfaitement que certains puissent la détester.

Ma note : 7,5/10

dimanche 8 novembre 2009

MILLÉNIUM : LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES


MILLÉNIUM : LES HOMMES QUI N’AIMAIENT PAS LES FEMMES

Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur une disparition non élucidée, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...

Pour moi, Millénium, célèbre trilogie suédoise, était comparable a Da Vinci Codel’Alchimiste, pour ne citer que deux exemples ; je m’explique : tous les habitués des transports en commun vous le diront, les gens lisent beaucoup dans le train, le métro ou le bus, et bien souvent, il suffit d’être un minimum observateur pour connaître le dernier livre à la mode, et même si l’on ne sait absolument pas de quoi ça parle, on connaît forcement, au minimum, le titre du dernier ouvrage à la mode. Et donc, ces derniers temps, Millénium était le titre que tout le monde s’arrachait et la couverture des trois tomes, noire avec des liserés rouges et une illustration d’une jeune femme dans un cadre rond central m’était familier depuis longtemps. Mais, pour être tout à fait franc, je dois reconnaître que je ne savais pas du tout de quoi ça parlait, avant que l’on n’annonce la sortie du film, en début d’année et que je lise dans un quelconque magazine de cinéma une critique sur celui-ci. Lors de la sortie du film, donc, ma femme alla le voir et tomba sur le charme au point de se lancer dans la lecture de la trilogie il y a quelques semaines (d’ailleurs, j’attends encore quelle me propose ses critiques de ceux-ci) et de ne plus décrocher. Ainsi, ne souhaitant pas me lancer dans les livres, en raison d’un embouteillage monstrueux de bouquins plus intéressants en attente, j’attendais la sortie DVD avec impatience, ce qui arriva cette semaine, et donc, hier soir, ce fut une soirée Millénium.

Bon, franchement, j’avoue que je n’ai pas arrêter de me tromper hier soir mais à ma décharge, j’étais un quasi novice, n’ayant pas lu la trilogie : je croyais que l’enquête allait se poursuivre sur les trois tomes, autant pour moi, ce n’est pas le cas ; lorsque l’on découvrit l’identité du meurtrier, pareil, j’étais persuader que la quête de l’adolescente disparue dans les années 60 serait résolue pas la suite, encore une fois, ce ne fut pas le cas ; et pour finir, petite cerise sur le gâteau, j’ai émis l’hypothèse que dans la suite, l’intrigue nous entraînerait dans la résolution du complot qui avait envoyé Mikael Blomkvist, le journaliste, derrière les barreaux, et, forcement, j’avais encore tort sur toute la ligne. Mais bon, ce n’est pas grave car toutes mes interrogations et mes suppositions signifient tout simplement que j’ai apprécié ce long métrage, captiver que j’ai put l’être par une intrigue assez convenue mais néanmoins accrocheuse, de part ses nombreux rebondissements, son ambiance particulière, assez sombre, mais aussi, et surtout, grâce à la présence de Lisbeth Salander, une espèce de punkette hacker au passé trouble et dont la présence et le charisme écrase littéralement tout le reste. Il y a donc Lisbeth, mais aussi cette ambiance, renforcée par le fait que l’action se déroule en Suède, et que forcement, cela nous change des habituels longs métrages hollywoodiens et de ses protagonistes à deux balles vues et revues ; d’ailleurs, heureusement que ce film est suédois, le même réaliser par des américains ne m’aurait pas intéresser, ne serais ce que parce qu’il aurait été bien plus soft. Car Millénium est particulièrement violent, et certaines scènes (dont une particulièrement jouissive où la victime se venge de son bourreau) heurteront probablement le public, peut habituer à de telles démonstrations, mais malgré celles-ci, assez rares si l’on réfléchit bien, l’on se retrouve devant une œuvre bien plus subtile, où l’enquête prime sur l’action. Et puis, notons au passage le plaisir de le regarder en suédois et le dépaysement que cela entraîne (en plus des décors, des lieux et de toute ses étendues de neige, ah, j’aime les pays nordiques) ; une fois de plus, cela me conforte dans mon choix de regarder les œuvres cinématographiques en VO.

Alors oui, soyons un peu objectif, Millénium n’est pas non plus un grand film, quand à son scénario, il ne faut pas chercher bien loin, et les romans combleront forcement l’amateur qui désirera connaître l’œuvre originale. D’ailleurs, sur ce point, n’ayant pas lu celle-ci, je ne pourrais pas faire de comparaisons valables sur le respect de celle-ci, mais bon, ma femme n’a pas eu l’air choquée par l’adaptation. Pas un grand film, mais un bon film, au synopsis plus que captivant qui saura vous tenir en haleine pendant près de deux heures de pur plaisir. Et puis, cela donne envie d’en savoir plus sur cette mystérieuse et charismatique Lisbeth Salander…

samedi 7 novembre 2009

L’HISTOIRE SECRÈTE – LA CHAMBRE D'AMBRE


L’HISTOIRE SECRÈTE – LA CHAMBRE D'AMBRE

En décembre 1945, dans le ciel nocturne au nord de Nuremberg (secteur soviétique), Curtis Hawk pose un gros porteur sur une piste de fortune. Il s'agit d'une mission non commandée par son armée, la coalition occidentale, pour récupérer des partisans juifs ayant survécu toutes ces années cachés dans l'Allemagne nazie. Menés par un dénommé Kowalski, aguerris et radicaux, les partisans sont extrêmement méfiants, mais Curtis parvient à gagner leur confiance en soignant une de leur avec de la pénicilline. Repérés par les soviétiques, ils parviennent toutefois à redécoller, non sans causer quelques dégâts humains et matériels. Au retour à la base, Hawk est emprisonné pour avoir agi en marge de sa fonction. Pendant ce temps, à l'université de Princeton, le professeur Gödel réussit à ouvrir une porte vers la dimension parallèle de Kor... et la referme aussitôt, épouvanté par ce qu'il y découvre. Tandis que Hawk est libéré par l'archonte Erlin (on n'emprisonne pas un héros de guerre !), l'archonte Dyo apporte inversement son soutien au Kremlin, par l'intermédiaire de Yaponchik. Ce « Vor » (voleur de la mafia russe) assassine le général Patton pour lui dérober un artéfact doté d'une puissance occulte prodigieuse : la mystérieuse chambre d'Ambre...


L'histoire Secrète – La Chambre d'Ambre
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 juin 2009
Nombre de pages : 48

Mon avis : Depuis que ce blog existe, il y a de cela bientôt deux ans, on ne peut nier que s’il y a une bande dessinée qui aura tenu le haut du pavé, c’est bel et bien L’Histoire Secrète dont je vous propose ici la critique du quinzième tome. Cependant, s’il y a bien une chose que l’on peut retenir au sujet de cette série, c’est l’alternance entre bons et mauvais volumes et l’impression que, malgré un potentiel de départ intéressant, on est plus du coté du gâchis que du chef d’œuvre absolu. Mais bon, n’ayant pas encore perdu l’espoir, pour le moment, je continus, bon gré mal gré, a suivre cette saga qui, accessoirement, en est déjà a son troisième cycle – voir Les Veilleurs. Cette fois ci, l’on nous annonce 22 volumes, mais en fait, rien ne nous garantie que la série ne continue au-delà, après tout, Jean Pierre Pécau nous a déjà fait le coup à deux reprises : pour le septième et le quatorzième (à la base prévu en tant qu’encyclopédie). Cependant, et histoire de jouer les devins, si l’on observe la date annoncée où se déroulera l’action du vingt deuxième tome, 1986, et le lieu, Tchernobyl, il se pourrait bien que le grand final y ait lieu (avec la disparition des Archontes ?), mais ce ne sont que des suppositions et rien ne dit, après tout, que cela ne continue par la suite ?! Enfin, on verra bien ce qu’il en sera à ce moment là surtout qu’il est grand temps de nous préoccuper de ce quinzième volume, La Chambre d’Ambre. Déjà, un bon point que l’on a put constater depuis quelques albums : la constance d’Igor Kordey qui livre désormais un travail impeccable sur lequel il n’y a rien a redire ; plus le temps passe, plus il se bonifie, comme le bon vin, et sincèrement, moi qui apprécie son style si particulier, c’est franchement agréable – et qu’il est loin le temps de ses brouillons informes dans le premier cycle… Du point de vue du scénario, c’est du Pécau tout craché comme on à l’habitude désormais sur la série : celui-ci poursuit son petit bonhomme de chemin, faisant évoluer l’intrigue à pas d’escargots, multipliant à la fois les protagonistes secondaires, les apparitions de personnalités historiques et quelques petites révélations pour le moins bienvenues (dont l’identité de l’espion à la solde des soviétiques dont Curtis cherchait l’identité dans le douzième tome déjà !). Certes, une fois de plus, l’on ressort de ce nouveau tome avec plus d’interrogations que de solutions aux anciennes énigmes mais cela importe peu, la mayonnaise ayant bien prit cette fois. De plus, le talent de Pécau à lier le moindre événement apparemment mineur de l’Histoire à sa saga éclate encore et l’on retrouve, cette fois ci, pèle mêle, la mort du Général Patton, le mystère de la disparition de la Chambre d’Ambre (qui donna son nom au quinzième tome), les unités juives de l’armée britannique qui cherchaient à se venger des anciens nazis dans l’Allemagne occupée et bien d’autres encore. Une chose est sure, l’on peut ne pas aimer L’Histoire Secrète, mais reconnaissons au moins à Jean-Pierre Pécau le mérite de maîtriser son sujet, au moins du point de vu historique. Bref, La Chambre d’Ambre, s’il n’est pas forcement le meilleur volume de la saga, n’en reste pas moins réussi et possède un scénario plutôt captivant ; l’intrigue continue à se développer, petit à petit, et l’on lit le tout avec un certain plaisir, plus pour suivre la suite des pérégrinations de personnages qui sont devenus, au fil des années, de vieux compagnons de route et aussi, après tout ce temps, par curiosité de savoir ce que tout cela donnera au final.


Points Positifs :
- Comme je le disais dans ma critique, avec L’Histoire Secrète, on alterne entre bons et mauvais tomes, et, ici, force est de constater que nous avons droit a un bon album : intrigue captivante, on retrouve les protagonistes traditionnels qui étaient en vacances dans Les Veilleurs et l’ensemble fourmille de bonnes idées plutôt bien exploitées.
- Encore une fois, c’est les connaissances historiques de Jean-Pierre Pécau sont pour le moins impressionnantes, de même que la façon dont il les utilise pour son scénario ; même si parfois, cela peut embrouiller ce dernier.
- D’ailleurs, sur ce point, je me coucherais moins bête ce soir puisque je dois reconnaître que je n’avais jamais entendu parler de cette mystérieuse Chambre d’Ambre de Catherine II et que, du coup, cela m’a poussé à aller effectuer quelques recherches intéressantes sur le net. Comme quoi, toutes les occasions sont bonnes pour se cultiver un peu.
- Incroyable, Dyo fait enfin son grand retour !
- Encore une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Par moments, c’est tout de même un peu tiré par les cheveux tout cela et si les multiples références historiques de Pécau sont appréciables voir pertinentes, tout ne fonctionne pas, surtout quand on se tape des dialogues sans fin afin que le scénariste puisse placer toutes ses explications.
- De plus, après tant de tomes décevants depuis le début, je pense que beaucoup de lecteurs ont abandonné cette série depuis longtemps, surtout que celle-ci s’éternise en longueur…

Ma note : 7/10

dimanche 1 novembre 2009

LE RUBAN BLANC


LE RUBAN BLANC

Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L'histoire d'enfants et d'adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans... D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Lorsque j’entendis parler pour la première fois du Ruban blanc, lors du dernier Festival de Cannes, les cours extraits que j’avais put voir m’avait immédiatement accroché, de même que le synopsis, sombre, inquiétant et renforcé par le choix du noir et blanc. Bref, tout pour me plaire et ma conviction fut renforcée par le fait que le film de Michael Haneke, dont ma femme me disait le plus grand bien, reçu la Palme d’or. Puis, le temps passant, je dois avouer qu’il me sortit complètement de ma tète, et ce, jusqu'à il y a quelques semaines, alors que la date de sa sortie en salle approchait. Après avoir dit la phrase idiote par excellence « Ce film me dit quelque chose, j’ai déjà dut le voir ? », puis m’avoir rendu compte de ma stupidité, une fois ma mémoire de poisson rouge revenue, je m’étais dit que, si l’occasion se présentait, il me fallait voir ce film. D’où ma séance cinéma de cette après midi (profitons en, cela n’arrive que deux ou trois fois dans l’année). Cependant, malgré toutes ses promesses, mes sentiments à son égard sont légèrement mitigés…

En fait, il me semble que le ruban blanc à été tout bonnement, à mes yeux s’entend, victime de ce que j’appellerais le syndrome du « trop de », trop de promesses, trop de certitudes, en fait, les louanges furent si nombreuses qu’en fait, je m’attendais à une œuvre tout simplement inoubliable, ce genre de films que l’on ne voit que trop rarement. De même, je m’attendais tellement à ce que cette œuvre soit si inquiétante, si horrible, que du coup, je suis rester un peu sur ma faim. Le ruban blanc, un chef d’œuvre ? Non, un très bon film, incontestablement, mais c’est tout (ce qui pourrait être pas mal mais pas lorsque l’on s’attend à un monument).

Pourtant, je dois reconnaître que malgré ma petite déception, le film en lui-même n’est pas à remettre en cause, après tout, n’ais je pas pris du plaisir lors de sa projection ? Bien évidemment que oui, et pas qu’un peu. Comme convenu, le choix du noir et blanc, si rare de nos jours, fut une idée lumineuse esthétiquement parlant, renforçant le coté sombre et inquiétant d’une intrigue lourde, où des événements dramatiques, a priori au départ sans grand liens les uns avec les autres vont se succéder immanquablement, renforçant la méfiance et la paranoïa entre les habitants du village, pour la plupart porteurs de lourds secrets. Car du simple paysan au baron, en passant par le pasteur, la sage femme ou les écoliers, aucun des protagonistes n’est tout à fait clair, bien au contraire et chacun pourrait être, à des degrés divers, responsable des drames. Cette atmosphère oppressante, déjà soulignée par le noir et blanc, est sublimée par la présence de longs plans séquences, qui viennent marquer certaines scènes, ainsi que par des choix de caméras fixes, où l’on devine plus que l’on ne voit, ce qui renforce encore l’ambiance, pas forcement guillerette du film. Mais si les divers protagonistes sont tous inquiétants à leur manière, y compris les plus « innocents », les pires sont incontestablement les enfants qui pourraient bien être derrière tous les événements, ou du moins, une partie non négligeable d’entre eux. Des enfants dont l’éducation religieuse et sévère semble avoir métamorphoser en êtres cruels et insensibles. Une certaine idée du fanatisme ?

Alors, la fin, qui pourra en surprendre quelques uns, de part les questions sans réponses restées en suspens, survint, un peu de façon imprévue tandis que le narrateur nous apprend que la Grande Guerre à débutée, à l’issu des diverses déclarations de guerre. Certains se préparent à partir, la fleur au fusil, tandis que le spectateur, lui, se perdra en conjonctures sur l’identité des véritables coupables (même si personnellement, j’ai de forts doutes sur eux). Et le ruban blanc s’achève, sur ces questions, bien sur, et sur une curieuse impression où se mêlent des sentiments contradictoires comme la satisfaction d’avoir vu un bon film et la déception car, à force de trop en attendre, je l’avais imaginé autrement. Mais bon, malgré tout, une œuvre à ne pas rater, car ma semi-deception est plus venue de mon imagination d’avant film que de celui-ci en lui même qui mérite le détour.
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