jeudi 31 décembre 2009

2009, une année s'en va


Nous sommes le 31 décembre 2009, a quelques minutes de la nouvelle année et, comme je l’avais fais l’année précédente, je tenais, pour ce dernier post avant 2010, a revenir sur les événements marquants des douze mois écoulés. Bien évidement, si Le journal de Feanor dure dans le temps, je que j’espère, ceci deviendra une tradition même si je reconnais que cela n’a rien de bien original ; après tout, il est de coutume, dans les derniers jours d’une année, de rappeler les événements qui l’ont marquer (il suffit de regarder la télévision ou de lire la presse pour le constater). Cependant, plutôt que de tourner autour du pot, autant revenir sur cette année 2009 qui n’en a plus pour très longtemps :

Evénement personnel de l’année :

2009 aura été, pour moi, dans la même veine que 2008 avec bon nombre de changements majeurs, surtout professionnels. Cependant, là où l’année précédente avait été marquée par mon départ de mon ancien boulot, Auchan, une période de chômage et une formation lors des deux derniers mois, 2009, elle, m’aura vu commencer une nouvelle carrière, qui en toute franchise, peut être considérée comme la chance de ma vie : après tout, on ne devient pas fonctionnaire tous les jours, et quand on en a la possibilité, il faut savoir saisir sa chance. Logiquement, d’ici quelques mois, je serais titularisé et ensuite, je pense ne plus trop avoir a me faire de soucis du point de vu professionnel. Et, au jour d’aujourd’hui, c’est un énorme soucis de moins. Ensuite, je pourrais vous parler d’événements plus personnels mais je n’en ferais rien, afin de m’éviter de m’épancher sur ce qui doit rester du domaine du strictement privé, a moins qu’un jour, je me décide a le faire mais cela m’étonnerais : les affaires de famille sont ce qu’elles sont et cela ne regarde que les personnes concernées. Bref, dans l’ensemble, 2009 restera comme une excellente année, un bon cru comme dirait l’autre.

Homme ou événement politique de l’année :

En toute franchise, j’ai beaucoup moins suivis l’actualité politique cette année que la précédente. Certes, comme j’ai travaillé quasiment tout le temps, j’ai eu beaucoup moins de temps à consacrer à l’actualité, comme j’ai put le faire auparavant. Cependant, d’un autre coté, il faut bien reconnaître que la vie politique française aura, sauf en de rares occasions, manqué d’événements véritablement marquants : la période d’esbroufe du sarkozisme triomphant est passée depuis longtemps et les gens ne se font plus trop d’illusions sur les capacités d’un homme et d’un gouvernement qui parlent beaucoup mais qui font mal que mieux. Malgré tout, si l’on devait retenir un événement plus qu’un autre, cela ne pourra être que les régionales de juin dernier. Entre l’écroulement du MODEM, la déroute du PS et la montée en force des verts (mais pour combien de temps ?), bien aidés par la diffusion deux jours auparavant du film Home, il est incontestable que ces élections resteront comme le fait marquant de la vie politique française de 2009.

Evénement international de l’année :

Bon, là, les choses sont claires et je n’ai absolument pas hésité. Certains auraient put mettre en avant la première année de la présidence Obama a la tête des USA, d’autres, et j’en fais partis, plus mesquins, auraient fait de même tout en mettant en avant le coté « grosse arnaque » de cette même présidence, le clou sur le gâteau étant l’absurdité du Prix Nobel de la Paix pour un homme dirigeant un pays en guerre, et qui, accessoirement, refuse toujours d’engager les Etats-Unis à signer le protocole de Kyoto. Mais à mes yeux, incontestablement, le grand événement de cette année 2009 ne pouvait être que la fameuse grippe porcine (ou H1N1, ou grippe A si vous préférés), cette fameuse grippe qui devait entraîner la mort de millions de personnes de part le monde et qui, au final, aura accouchée d’une sourie (tant mieux) statistiquement parlant : que de bruit l’on aura entendu au cours des derniers mois écoulés, que de prédictions alarmistes, quel nombre incalculables d’experts en expertises n’aura-t-on pas vu défilé dans les médias, nous annonçant une véritable apocalypse sanitaire. Et finalement, une simple grippe, virulente certes, mais pas plus que les autres. Et pendant ce temps là, certains ont mis de coté la crise économique tandis que les laboratoires pharmaceutiques s’en sont mis plein les poches…

Mort de l’année :

Allez, je ne vais pas m’attarder pendant des lustres pour en venir immédiatement à l’évidence : bien entendu que la mort la plus marquante de l’année aura été notre brave Bambi, Michael Jackson pour ceux qui ne l’avaient pas deviner… Pas forcement pour moi, bien plus touché par le suicide du pauvre Robert Enke, ancien gardien de Benfica, mais bon, parfois, il faut savoir être objectif et même si je ne supportais pas le moins du monde le personnage, l’artiste et sa musique, je dois tout de même reconnaître que plus que quiconque, la mort de Bambi a éclipser celle de tous les autres en 2009… Et puis, cela a permis a sa maison de disque et aux autres rapaces de se faire un maximum d’argent depuis (et ça ne fait que commencer) et à toute une génération de se découvrir fan d’un homme que, s’il fut incontestablement génial à une époque, ne fréquentait plus que les magasines peoples depuis longtemps.

Affaire de l’année :

2009, une belle année où les affaires auront été légions, mais ou aucune ne méritait forcement d’être mise plus en avant qu’une autre a priori : il y eut bien le procès Madoff, celui d’Yvan Colonna, voire celui de l’abject Gang des Barbares ; j’aurais put vous parler aussi, histoire de poursuivre sur le paragraphe précédant, du vrais faux mystère entourant le décès de Bambi (bah quoi, les américains sont très doués pour chercher la petite bête la ou elle n’est pas, c’est plus facile a dire que monsieur « The King of Pop » est mort d’une vulgaire overdose médicamenteuse) ; mais finalement, je n’en ferais rien, préférant, au final, faire de l’affaire Polanski, le symbole de l’année 2009. Plus que tout autre, celle-ci aura marquée les mois écoulés, tant par son retentissement, que par les évidences qu’elle implique : a en croire certains, l’on peut pardonner tout et n’importe quoi a quelqu’un si celui-ci est célèbre, même le viol d’une gamine de 13 ans. Certes, ce n’est pas nouveau et cela fait des lustres que l’on a remarquer que la justice n’est pas toujours la même selon que l’on soit puissant ou misérable. Mais voir le Ministre de la Culture d’un pays comme la France s’indigner que l’on ose s’en prendre à sa seigneurie Polanski m’a profondément écoeurer… surtout que ce même homme n’est pas forcement plus net…

Equipe de foot de l’année :

En toute logique, je devrais dire que l’équipe de foot de l’année est le FC Barcelone : entre ses victoires en Champions League, en Coupe du Monde des clubs il y a quelques jours, son jeu exceptionnel et ses joueurs comme Xavi, Messi (Ballon d’or), Iniesta et bien d’autres, ils le mériteraient amplement. Cependant, pourquoi être logique ? Après tout, si Chelsea ne s’était pas fait honteusement volé lors du match retour des demi-finales de la C1 (combien de penaltys non sifflés ? 4, 5 ?), le Barca aurait vite été oublié… Et puis, de façon plus personnelle, je tenais, pour cette année, à mettre en avant une autre équipe, qui depuis quelques mois, a tout simplement semblé être revenue d’entre les morts, Benfica. Depuis combien de temps je ne les voyait plus jouer aussi bien ? Depuis la saison 1993-94, tout bonnement 15 ans ! Des raclées a profusion, y compris en Coupe d’Europe (n’est ce pas Everton), un jeu d’attaque incroyable, des grands joueurs (Saviola, Aimar, Di Maria, Cardozo) et l’espoir que, finalement, après tant d’années de souffrance, Benfica retrouve un peu son lustre d’antan. Alors oui, Benfica n’est pas le Barca, loin de la, et si ça se trouve, a la fin de la saison, il n’y aura aucun trophée, mais rien que pour ces quelques mois exceptionnels et pour l’espoir qu’ils ont suscités, les joueurs et l’équipe méritaient, du moins pour moi, d’être considéré comme l’équipe de l’année. Et tant pis si je ne suis pas objectif.

Evénement sportif de l’année :

Bon, là, je me retrouve dans la même situation que l’année précédente : je n’ai pas grand-chose à dire ! Non pas que je n’aime pas le sport en général (même si cela a déjà été plus ma tasse de thé) mais surtout parce que je suis plus à l’aise avec le foot. Cependant, si l’année dernière, j’avais mis les JO comme événement sportif de 2008, pour cette année, je ne pouvais ne pas choisir le grand retour de Lance Armstrong sur les routes qui ont fait sa légende, celles du Tour de France. Car un tel « come back », qu’il ait plut ou pas (après tout, l’américain à encore de très nombreux détracteurs), ne pouvait pas passer inaperçu. Alors, les mauvaises langues diront que celui-ci à échouer dans son entreprise, que sa troisième place sur le Tour ne peut être qu’un échec ; personnellement, ce n’est pas mon avis et je pense ne pas me tromper en affirmant qu’Armstrong, au vu de son age, de sa longue période de retraite, bref, du temps qui passe, ne gagnera plus jamais le Tour de France. Après, il n’en reste pas moins un concurrent a prendre en compte pour les places d’honneur, et cela, ce n’est pas donné à tout le monde… Et rien que pour cela, il méritait amplement d’être aux places d’honneurs dans mon récapitulatif de l’année 2009 (en attendant Schumacher pour 2010 ?).

BD de l’année :

Très peu de nouveautés achetées cette année (a un moment ou un autre, il faut savoir faire des économies), du coup, je me suis surtout replongé dans la relecture, au cours de ces derniers mois, de bon nombre de cycles. Forcement, au final, il n’était pas évidant de désigner ce qui restera comme la BD de l’année 2009, celle qui marquera les mémoires. Et comme, parmi le peu de vraies nouveautés acquises lors des douze derniers mois, aucune ne sortait véritablement du lot, j’ai préféré mettre en avant un cycle, L’histoire secrète. Les lecteurs attentifs et plus anciens de ce blog auront peut être deviner pourquoi ; cette saga, que j’ai longtemps décriée et que je n’avais pas hésiter de qualifier de grosse déception, a été en quelque sortes réhabiliter de façon peu commune, après que je me sois décidé, il y a quelques temps, de la relire dans son intégralité (du moins, les nombreux tomes sortis pour le moment) et que m’on opinion a son sujet, n’en ait été changée. Rien que pour ce petit « miracle », L’histoire secrète méritait le titre de BD de 2009.

Livre de l’année :

2009 aura été l’année des grands cycles de la SF et de la Fantasy : entre les derniers tomes des Annales du Disque Monde, Le livre de Cendres, Le fleuve de l’éternité, Le cycle d’Elric et La légende de Hawkmoon, le choix était vaste et ardu car tous méritaient amplement le titre (bon, les Annales l’avaient déjà eu en 2008 alors elles étaient un peu hors-concours). Et, incontestablement, 2009 restera comme un très grand cru personnel. Cependant, il fallait bien trouver un vainqueur, et, malgré l’énorme qualité des divers cycles en lisse cette année, pour moi, un seul le méritait, bien plus que les autres, celui du Prince albinos, le porteur de la redoutable Stormbringer, vous l’avez deviné, Le cycle d’Elric. Il m’aura fallut bien des années pour enfin, me décider à le lire, mais quel choc, quelle merveille : un chef d’œuvre, tout simplement !

Film de l’année :

Alors là, j’ai eu énormément de mal à en choisir un plutôt qu’un autre, ou plutôt, disons que mon cœur a balancé longuement entre trois œuvres, assez différentes, mais qui chacune, auraient mérité le titre de film de l’année. Tout d’abord, Avatar, dont j’ai fais la critique il y a quelques jours a peine et que certains qualifient, un peu hâtivement, de film de la décennie, de révolution etc. Ensuite, The Reader, que j’ai adoré, avec une sublime et fort touchante Kate Winslet dans un rôle plus qu’ambigu. Enfin, pour finir, Valse avec Bachir, une véritable claque tant visuelle que scénaristique, un chef d’œuvre, incontestablement, même si ce n’est pas vraiment un film pur et dur puisqu’il s’agit d’un film d’animation. Bigre, le choix était dur, en tous cas, bien plus que de savoir qui ne le méritait pas du tout : L’étrange histoire de Benjamin Button, beurk ! Bref, un choix plus que cornélien vu que chacun de ses trois œuvres cinématographiques m’ont fortement marquées. Mais bon, comme il fallait choisir, je me suis dit que le plus ancien, dans le temps, Valse avec Bachir, le méritait, même si les deux autres le talonnaient de très près. Mais vu comme cette œuvre m’a marquer, même plusieurs mois après, je n’en suis pas encore revenu, il me semble évident que le titre de film de l’année 2009 lui allait fort bien…


Disque de l’année :

En fait, le problème risque de se reposer tous les ans et quelque part, je me demande a quoi bon je m’évertue de chercher un disque chaque année. Autant mettre les choses au clair tout de suite : musicalement, j’en suis rester surtout aux années 60 et 70, avec quelques rares incursions par la suite. A l’heure actuelle, je n’aime pas ce qu’il se fait : les quelques vieux encore en activité sont loin de leurs formes d’antan, quand à la relève, ce n’est pas ma tasse de thé. Bref, traitez moi de vieux chiant mais c’est comme ça. Quand aux disques que j’ai put écouter tout au long de 2009, et bien, ce fut surtout des Beatles, avec un peu de Neil Young de temps en temps (en fait, j’écoute beaucoup moins de musique qu’auparavant), alors, en choisir un plutôt qu’un autre… Mais bon, pourquoi pas le sublime Revolver, des Beatles, que j’ai énormément écouté cette année ?

lundi 28 décembre 2009

AVATAR


AVATAR

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

Ici, l’affaire était entendue d’avance : il était absolument hors de question que j’aille voir ce film et personne ne me ferait changer d’avis, quoi qu’il arrive. Pour quelle raison vous dites vous ? Tout simplement parce que je suis un homme de principes, qui ne sont pas forcements d’une logique implacable a toute épreuve et que certaines choses font que, il y a des fois, où mon opinion au sujet d’une œuvre est faite d’avance et que du coup, j’ai énormément de mal ensuite a en démordre. Un peu idiot, voir extrémiste comme façon de faire ? Je l’admets, mais je suis ainsi et malgré les ans qui passent, je n’évolue guère de ce coté là… Mais bon, je ne vous ais toujours pas dit pourquoi j’avais décider, contre vents et marées, d’aller voir Avatar ; en fait, c’est assez simple dans ma logique tordue : au vu de ce que l’on peut appeler sans aucune exagération de la propagande pure et dure, au vu de tout le cirque fait autour de ce film, au vu des multiples critiques, de part le monde, qui l’avaient tout bonnement qualifier de chef d’œuvre absolu du septième art, au point que certains aient parler de « révolution », rien que ca, alors que, personne n’avait encore daigner voir le film, j’en avais par avance la nausée. Mais comment peut on qualifier une œuvre cinématographique de monument du cinéma en se fiant uniquement a une bande annonce bancale, quelques images par ci par la et la pub faite par la production ? C’est impossible, tout simplement. Comme de dire qu’Avatar était une daube sans le voir, c’est du pareil au même, mais cela, je ne l’ai pas entendu (du moins, pas avant sa sortie). Je suis désolé mais pour émettre une critique, qu’elle soit positive ou négative, le minimum est de lever ses fesses et de se rendre au cinéma. Ainsi, a force de voir tout le cirque médiatique fait autour de l’œuvre de James Cameron, je n’avais plus qu’une seule envie : éviter Avatar a tout prix. Ce qui est amusant, c’est qu’il y a une dizaine d’années, j’avais eu le même sentiment a l’encontre de Titanic, du même réalisateur. Mon Dieu, que j’ai pu haïr ce film, avant de, finalement, le voir un jour à la télé et d’en tomber presque amoureux… Mais alors, allait il m’arriver la même chose cette fois ci ? Car, vous l’avez compris, si j’écris la critique d’Avatar, c’est que l’on m’a finalement convaincu d’aller le voir, malgré mes immenses réticences de départ ?

Et bien oui, incontestablement, et pourtant, la partie était très loin d’être gagnée. Bon, déjà, tout le tapage médiatique m’avait largement refroidis, ensuite, les extraterrestres bleus qui me faisaient curieusement pensé à Diablo des X-Men (sur ce coup là d’ailleurs, les ressemblances sont plus que troublantes, en tout cas, bien plus que de comparer les Na'vi aux Schtroumpfs, uniquement parce qu’ils sont bleus tous les deux) et pire, la bande annonce où l’on voyait une horde de soldatesque digne des plus grands navets hollywoodiens m’avaient laisser largement perplexes. Mais bon, comme je l’avais dit plus haut, pour pouvoir critiquer, il faut découvrir l’œuvre, et tant bien que mal, je m’installais dans mon siège, attendant de voir ce que valait véritablement cet Avatar si encensé de part le monde…

Le début fut plutôt agréable, sans être véritablement extraordinaire : le personnage principal arrive sur la planète Pandora, l’intrigue se met doucement en place avec les apparitions des divers protagonistes humains, stéréotypés au possible : la scientifique au grand cœur et prête a tout donné, le militaire bourrin et inflexible, capable du pire, le représentant des multinationales, plus véreux tu meures etc… Bref, cela aurait put être un formidable casting de série Z si ce n’étaient les fabuleuses images qui nous en mettaient plein la vue des les premières minutes. Et la dessus, forcement, il n’y a rien à en redire : l’on nous avait promis une révolution du point de vue des effets spéciaux et on ne nous a pas mentis sur ce point : entre la faune et la flore de Pandora, les méchas pilotés par des pilotes humains, les écrans tactiles d’ordinateurs flottant dans une salle et qui renvoient tout simplement les derniers Star Wars à la préhistoire, les montagnes flottantes (Seigneur, moi qui ait toujours fantasmer sur de telles montagnes et qui n’en avait vu qu’en dessin, là, elles paraissaient tout bonnement réelles) ou bien, les Na'vi, que l’on croiraient fait de chair et de sang, le spectateur nage tout bonnement en plein rêve éveillé (et encore, je n’ai pas put le voir en 3D, je pense avoir raté un truc encore plus énorme) et tous les amateurs de SF/Fantasy, en toute objectivité, ne pouvaient qu’être que subjugués par de telles prouesses. Cependant, il est bien connu que ce qui comte avant tout, c’est la qualité d’un scénario : a quoi bon une œuvre magnifique d’un point de vu visuel si le reste, le plus important, le nerf de la guerre, bref, l’intrigue, ne suit pas ? A quoi bon une telle débauche d’effets spéciaux si c’est pour se retrouver, au final, avec un navet ? Car les premières minutes d’Avatar auraient put tourner mal, même très mal, de part les protagonistes, loin d’être originaux, comme je l’ai déjà dit, mais aussi par les multiples références à mille et une autres œuvres, au point que ce qui me marqua le plus, dans le premier tiers du film, ce furent celles-ci, et elles furent légions. Mais pourtant, au fil du déroulement de l’intrigue, et plus on avançait dans celle-ci, on commençait a trouver que les personnages, finalement, avaient tout de même un certain intérêt, que les références, qui auraient put passer pour un vulgaire pompage, faisaient plus penser a un hommage a tout un tas de genres différents, assez bien réussies, et que, finalement, le potentiel d’Avatar se révélait de plus en plus et qu’il était de plus en plus difficile de lâcher prise, tant l’histoire devenait, au fil des minutes captivante.

Et puisque j’y pense, comment ne pas vous parler de toutes les œuvres aux quel Avatar m’a fait penser ; on y retrouve ainsi, pèle mêle : Le nouveau monde, pour les indiens, et tous les films de Terrence Malick en règle général pour la mise en avant de la nature, Danse avec les loups, toujours pour les rapports entre l’homme blanc et les indiens, Alien, pour Sigourney Weaver, bien entendu mais surtout Gorilles dans la brume, pour son rôle de scientifique en pleine jungle, Final Fantasy VII, du coté des jeux vidéos pour la lutte entre une multinationale et la nature, mais aussi pour l’intervention de la planète elle-même vers la fin, Metal Gear Solid, et tous un tas de jeux et de mangas où l’on retrouve des méchas, en particulier pour le combat final où le colonel se relève sans cesse, Donjons & Dragons (le jeu, pas le nanard), pour les bêtes eclipsantes, voir même Titanic pour l’histoire d’amour, et une multitudes de romans de SF, dont le mythique Hypérion où l’on voyait déjà une planète dévastée pour ses richesses, etc. Car des exemples, je pourrais vous en citer encore plein, mais l’inspiration n’est pas uniquement venue d’œuvres de fictions, car comment ne pas penser à l’envahissement de l’Irak par les troupes américaines en 2003 pour le pétrole, la colonisation de l’Amérique et des autres continents par l’homme blanc au cours des siècles, la déforestation, le mépris affiché pour la nature lorsque le profit prend le pas sur la raison etc… Bref, vous l’avez compris, dans Avatar, l’on retrouve un peu tout cela, et bien plus encore, au point que l’on oscille, pendant une bonne partie du film entre deux sentiments contradictoires : simple pompage ou hommage rendu à toutes ces œuvres, inspiration d’événements réels que l’on souhaite dénoncer ? Il est difficile de se faire une opinion précise et, personnellement, je rapprocherais Avatar des Cantos d’Hypérion, déjà citer quelques lignes plus haut, le chef d’œuvre absolu de Dan Simmons : dans ce monument de la SF, l’on retrouvait déjà bon nombre de genres différents, en fait tous, au point que ce cycle, entré depuis près de vingt ans dans la légende, en reste encore partiellement inclassable et que bon nombre de ses détracteurs affirment toujours que Simmons, dans son cycle n’invente rien, se contentant de piller allègrement dans de multiples œuvres antérieures, ce qui n’est pas forcement faux, mais lorsque l’on voit le résultat final, l’on ne peut qu’être admiratif car quelle claque l’on prend en le lisant. Avatar, Hypérion, même combat ? Oui et non : Oui car dans les deux cas, il est évidant qu’il n’y a pas de demi-mesures, l’on aime ou l’on déteste, tout simplement. Oui de part leurs richesse et leur diversité. Non car quoi qu’il en soit, il me semble évident que le roman de Simmons est supérieur au film de Cameron, ne serais ce que par son scénario, largement supérieur…

Car oui, Avatar est un grand film, mais ce n’est pas un film exceptionnel dans le sens où on nous l’avait présenté. Si, de façon incontestable, d’un point de vue des effets spéciaux, on n’a jamais rien vu d’aussi beau, d’aussi réel, au point que l’on croirait réellement que la planète Pandora existe bel et bien avec l’ensemble de ses habitants, au point que les Na'vi soient devenus les extraterrestres les plus crédibles qu’il m’ait été donné de voir au ciné. Franchement, oui, sur le point de la technique pure, il n’y a rien à redire, le film de James Cameron est bel et bien la révolution annoncée. Cependant, d’un point de vu scénaristique, il me semble évidant que l’on avait de quoi s’attendre a mieux : si celui-ci, au final, est tout de même d’assez bonne facture, je ne pourrais que déplorer quelques raccourcis faciles, quelques stéréotypes mille fois vu et revus, qui font un peu tache dans l’ensemble. Pas au point que je fasse comme certains et que j’affirme qu’Avatar n’est qu’une bouse scénaristique (oui, je l’ai lu), mais suffisamment pour que la qualité finale s’en ressente, même légèrement. Un petit bémol, auquel il faudra ajouter les divers emprunts et inspirations qui enchanteront certains qui comme moi y verrai plus une forme d’hommage, mais qui déplairont a d’autres qui n’y verront qu’un vulgaire copié/collé. Quand je vous disais qu’avec ce film, il n’y avait pas de demi-mesures, on adore où on déteste…

Avatar mérite largement le détour, et ce, même si ce n’est pas le film du siècle. Incontestablement, d’un point de vu technique, on n’a jamais fait mieux, pour ce qui est du scénario, si celui-ci est suffisamment accrocheur et passionnant pour tenir en haleine et émerveiller le spectateur, quelques imperfections subsistent, malheureusement. Mais au final, oui, je suis d’accord pour dire qu’en quelques sortes, ce film marquera l’histoire du cinéma, mais comme beaucoup d’autres avant lui. Je tenais à conclure en reprenant la phrase de quelqu’un que je connais : Avatar n’est pas un film où on nous en met plein la vue avec de l’argent mais qui nous montre ce que l’on peut faire avec de l’argent. La nuance est de taille et ce n’est pas du tout la même chose … à bon entendeur… Bref, n’hésitez pas une seconde, partez de ce pas pour la planète Pandora et faites vous une idée par vous-même de ce que vaut réellement Avatar. Mais quoi qu’il en soit, il ne vous laissera pas indifférent, loin de là !

dimanche 27 décembre 2009

LE CINQUIÈME EVANGILE : L’ANTRE DE CERBÈRE


LE CINQUIÈME EVANGILE : L’ANTRE DE CERBÈRE

Un bras de fer entre le grand maître de l'Ordre des Templier, Eudes de Saint Amand et l'unificateur des tribus arabes, Saladin, est engagé. Ce bras de fer est lié au cinquième évangile. Un évangile apocryphe dont l'identité de l'auteur pourrait à elle seule renverser le Vatican et dont le contenu pourrait éradiquer la foi des croisés francs permettant ainsi à Saladin de reprendre Jérusalem. Vous pensiez que les Templiers étaient soit des banquiers soit les gardiens du graal ? Tout cela n'est que chimère... Découvrez leur plus grand secret dans le cinquième évangile.

Il y a de cela plus d’un an, au mois de septembre 2008, je découvrais une nouvelle BD, assez aguichante de part sa couverture avec ses trois mystérieux chevaliers masqués intitulée Le cinquième évangile. Bigre, me dis-je, pour la énième fois, nous allons avoir droit à une intrigue mille fois vue, ou l’Eglise cache a tout prix de lourds secrets, ou l’on croisera des templiers soit du bon, soit du mauvais coté (selon l’histoire, cela change), et qui se passera, comme bien souvent, aux temps des croisades. Bref, tout cela avait pour moi un petit coté attirant et repoussant a la fois car si ces éléments m’attiraient, il est certain qu’a force de les voir, et les revoir ad vitam nauseam dans des centaines d’œuvres qui n’avaient de différence que le nom, la possibilité de se retrouver devant un échec était réel. Bon, il n’en fut rien, du moins, cela fut ma première impression, comme on pouvait le voir dans ma critique de l’époque (http://feanor-journal.blogspot.com/2008/09/le-cinquime-vangile-la-main-de-fatima.html ). Mais, parfois, une deuxième lecture s’impose, et les avis, qu’ils aient été positifs ou négatifs peuvent évoluer, voir changer du tout. Quelque part, cela arriva un peu avec ce premier album : alors oui, l’intrigue est intéressante, les personnages possèdent suffisamment de profondeur pour que l’on se plaise a les suivre, quant au fameux mystère dissimulé par l’Eglise, et bien, on désirais toujours en savoir plus. Mais c’est tout : une BD sympathique, sans plus, ni mauvaise ni tout a fait excellente, mais dont la sortie du tome 2 éveillait néanmoins suffisamment ma curiosité ne serais ce que pour savoir où tout cela allait nous mener.

Et bien, après lecture, je dois avouer que mes sentiments sont toujours aussi mitigés a l’égard de cette série, ou plutôt, pour être plus exact, que je n’arrive pas a me faire une idée précise de celle-ci. D’un coté, j’ai retrouver avec plaisir la suite des pérégrinations des divers protagonistes engagés dans une intrigue toujours aussi accrocheuse. De même, les premières révélations se sont révélés être intéressantes, y compris, et surtout, au sujet de ce fameux secret sensé bouleversé la foi de l’ensemble de la chrétienté. D’un point de vue du scénario, il n’y a pas grand-chose a redire, les relations entre les personnages sont fort bien décrites et il n’y a pas de temps morts, même si l’action ne prime pas forcement dans ce second tome. Idem pour les dessins, toujours aussi impeccables, ce n’est sûrement pas de ce coté là que l’on trouvera quelque chose à redire (y compris une superbe couverture, dans la lignée du tome un). Cependant, car il y a un mais, cela ne suffit pas. Oui c’est beau, oui c’est intéressant, oui mais tout à la fois, force est d’admettre qu’il manque quelque chose pour que tout soit véritablement parfait : est ce le fait que le sujet, mille fois vu et revu (et je pèse mes mots) peut, a force, devenir lassant, est ce parce que l’on est, a aucun moment de ce deuxième tome, ne serais ce que surpris une seule fois, y compris, lorsque vient le prétendu grand moment, lorsque Saladin nous apprend l’identité du fameux auteur de ce cinquième évangile interdit (et pourtant). Comment se fait il que cette révélation n’ait pas plus d’intensité ? Peut être, tout simplement, comme je l’ai déjà dit, qu’a force, avec le temps qui passe, l’on ne devienne blasé, surtout quand ce n’est pas original et que l’on a l’impression d’avoir déjà lu ou vu telle scène dans un nombre incalculables d’œuvres. Pourtant, parfois, cela fonctionne, et je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec une autre bande dessinée, Le troisième testament, qui, par quelques aspects, possède bien des points communs avec Le cinquième évangile, mais si celui-ci possède bon nombre de qualités indéniables, et que l’on ne peut aucunement le qualifier de plantage (non, malgré tout, cela reste une bonne BD), peut être, tout simplement, lui manque t’il un soupçon en plus d’originalité pour en faire une œuvre a part, voir, qui sait, tout bonnement un souffle épique, malheureusement absent de cette œuvre sympathique, qui se lit bien sur le moment, mais que l’on oublie avec le temps.

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël !!!


Il est de tradition, aujourd’hui, veille de Noël, de souhaiter de joyeuses fêtes, et je ne vais pas déroger à la règle, cela va de soit. Ah, comme le temps passe vite, nous y voici déjà arriver à cette fête tant apprécier des petits comme des grands, qui, attendent, soient les cadeaux, soit les réunions familiales qui sont une habitude pour cette occasion. Bien évidement, certains n’aiment pas forcement Noël et tout ce que cela représente, en particulier, justement ces fameuses réunions familiales, passage obligé d’un réveillon qui se respecte. Pour d’autres, c’est le coté mercantile qu’ils ont en sainte horreur, mais bon, l’on trouvera toujours des rabat-joie, et personnellement, Noël, j’adore et cela reste encore, même à 35 ans, ma période de l’année préférée. Bien évidement, il est loin le temps où j’attendais avidement les cadeaux, après tout, si je veux quelque chose, je me l’achète moi-même (enfin, si j’en ai les moyens, mais ceci est une autre affaire. Mais le coté festif, la joie de voir les enfants découvrir les cadeaux et les réunions familiales, personnellement, c’est mon truc et cela garde un certain charme indéniable dont je ne me lasserais jamais.

Pour des raisons personnelles que je ne souhaite pas développer sur ce blog (car je n’au nul envie de m’épancher devant n’importe qui sur le Net, cela viendra peut être un jour mais pas pour le moment), le réveillon de cette année aura pour moi un goût pour le moins curieux, même si je ne l’ai pas véritablement souhaiter. J’ai toujours garder de très bons souvenirs des peux de Noël passés en compagnie de mes grands parents, incontestablement, ceux-ci resteront à tous jamais parmi mes préférés et le regret que ceux-ci aient été si rares ne me quitteront jamais, même si je n’y étais pour rien, étant trop jeune à l’époque. Ainsi, j’avais l’espoir que mes enfants ne connaissent pas forcement les mêmes choses que moi et que pour eux, Noël soit toujours une fête exceptionnelle ou toute la famille soit réunie. Cela ne sera pas le cas, qu’il en soit ainsi, c’est dommage mais bon. J’aurais aimer ne pas reproduire les mêmes situations que mes parents mais bon, que voulez vous, on ne peut pas y faire grand-chose et puis, dans le fond, ce qui compte au jour d’aujourd’hui, ce ne sont pas les états d’âmes d’un vieux nostalgique de 35 ans qui a trop tendance a idéaliser certains événements, mais que mes enfants passent un superbe réveillon dont ils se souviendront longtemps. C’est seulement cela qui compte. Après, ceux qui en sont absent par choix, c’est leur problème.

Mais bon, trêve de larmoiements et d’apitoiements car a quelques heures du passage du Père Noël (réussirais-je a l’attraper aujourd’hui ?), ce qui compte, c’est que tout le monde passe de très bons moments en compagnie de ceux qu’ils aiment. Alors, à tous et à toutes, je vous souhaite un JOYEUX NOËL !

mercredi 23 décembre 2009

DE CAPE ET DE CROCS : REVERS DE FORTUNE


DE CAPE ET DE CROCS : REVERS DE FORTUNE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... La guerre bat son plein. Les légions du sinistre Mendoza ont investi la capitale sélénite. L'infâme prince Jean est désormais le maître absolu de la Lune. Pour les rares rescapés de l'armée royale, tout espoir semble anéanti. Tout espoir ? Voire. Car il est une chose que Monsieur de Maupertuis et ses amis ont su conserver intacte dans le désastre : leur panache.

Quelle joie de retrouver, après de si longs mois (en fait, deux ans environ après le tome 8) la suite des péripéties de nos deux bretteurs préférés, Don Lope de Villalobos Y Sangrin, le fier Hidalgo, et Armand Raynal de Maupertuis, le gentilhomme français, et de leurs fidèles compagnons, le lapin Eusèbe, le Raïs Kader et les autres. Enfin, de si longs mois, pas tant que cela vu que je m’étais replonger dans l’intégral il y a quelques semaines ; mais bon, il y a une différence entre l’ancien et le neuf, et, forcement, j’attendais avec une certaine impatience la sortie de ce neuvième tome, intitulé Revers de fortune, surtout que, le suspens quand à l’avenir de nos héros était grand vu que l’on les avait abandonner en bien piteux états, vaincus, voir morts (apparemment), après avoir été écrasés par les armées de l’abominable Prince Jean, menées de main de maître par l’infâme et charismatique Mendoza, le genre de méchants que l’on aime détester. Ainsi, vous comprendrez aisément que j’eu le plus grand mal de ne pas lire cet album, qui m’était destinée comme cadeau de Noël, avant la date prévue (bon, j’ai tout de même tenu deux semaines, mais hier, j’ai céder à la tentation) ; mais bon, cette petite entorse a la tradition digne d’un enfant était amplement méritée, au vu du plaisir ressenti.

Si le tome précédant, Le maître d’armes, ne m’avait pas emballé plus que cela, en comparaison des premiers tomes (mais bon, il était bon rassurez vous, disons que les autres étaient meilleurs, tout simplement), Revers de fortune, lui, m’a rassuré des les premières pages : certes, l’on assiste d’entrée au triomphe des forces du Prince Jean, tandis que leurs derniers adversaires sont en bien mauvaises postures : prisonniers, morts, sans grand espoir pour les survivants, l’avenir s’annonce bien sombre, pourtant, comme il est dit si bien, il leur reste le panache, et ce sentiment, cet état d’esprit, leur redonnera espoir pour repartir au combat contre des forces apparemment supérieures et invincibles. Ainsi, tout au long de ce neuvième tome, le lecteur suivra, avec plaisir, les pérégrinations des divers protagonistes, la plupart par des chemins différents, se préparant pour la revanche et l’affrontement final : Don Lope, Armand, le Raïs Kader pensant leurs plaies, retrouvant les pirates, et complotant pour revenir dans la capitale sélénite, Eusèbe et le Maître d’armes, s’échappant des geôles du Prince Jean, tombant sur une tribu de Mimes des bois, s’en faisant de curieux alliés, tandis que, du coté des vainqueurs du jours, l’on savoure le triomphe tandis qu’un sombre complot se fait jours petit à petit. Forcement, tous ces joyeux personnages se retrouveront tous pour un final plus ou moins convenu et que l’on aurait peut être préféré plus long et spectaculaire mais qui n’en reste pas moins bon, mais jusque là, le lecteur sera ravi parce qui a toujours fait le charme et la qualité de la série, son humour, plus ou moins omniprésent, ses multiples clins d’oeils à tout un tas d’œuvres aussi variés que des pièces de théâtre (fort logiquement) d’époque, des romans de cape et d’épée, évidemment, et bien d’autres, la qualité indéniable des répliques entre personnages, des discussions parfois hallucinantes mais toujours plaisantes, et par des personnages, hauts en couleurs dont on ne se lasse pas le moins du monde. Pourtant, l’on pourrait car bon nombre de situations sentent un peu le réchauffé, ne sont pas nouvelles, mais elles fonctionnent toujours aussi bien, s’intégrant à merveille dans une intrigue qui ravira, une fois de plus, les fidèles de la saga.

Bref, un bon neuvième tome, toujours dans la veine habituelle d’une série décidément excellente, qui possède peut être des albums légèrement plus faibles que d’autres, mais dont la qualité, même ainsi, est toujours présente. Incontestablement, De cape et de crocs mérite largement le détour et si vous ne connaissez pas encore cette BD, n’hésitez pas une seule seconde et jetez vous dessus, vous ne le regretterez pas. Quand à ce Revers de fortune, qui porte amplement bien son nom, si l’on croit que tout finit pour le mieux pour nos héros, la toute fin nous laisse présager bien des péripéties encore en perspectives : Mendoza n’a pas dit son dernier mot, de nouveaux rebondissements sont à prévoir, et puis, n’oublions pas que bien des mystères subsistent encore. Bref, vivement la suite ! Et que l’on n’attende pas trop longtemps j’espère…

dimanche 13 décembre 2009

THE CONSTANT GARDENER


THE CONSTANT GARDENER

Le diplomate britannique Justin Quayle (Ralph Fiennes) vit au Kenya avec sa femme Tessa (Rachel Weisz), militante altermondialiste. Celle-ci est en relation avec Hippo, une ONG allemande enquêtant sur les pratiques de l'industrie pharmaceutique, et prépare pour elle un rapport sur KDH et ThreeBees, deux entreprises impliqués dans la lutte contre le Sida au Kenya. Un jour, Tessa est retrouvée assassinée dans la brousse avec son collègue Arnold (Hubert Koundé), un humanitaire Noir belge de l'ONG "Médecins de la Terre". Secoué par les rumeurs d'infidélités de sa femme, Justin est poussé à découvrir les circonstances réelles entourant cet assassinat.

Ma petite rubrique cinéma pourrait se diviser en trois catégories distinctes : les films que je vois sur grand écran (a la base, c’était mon idée de départ), ceux que je découvre par le biais des DVD (cela m’arrive bien plus souvent que d’aller au ciné) et puis les autres, tous les autres, que je connais depuis x années, qu’ils aient été vus une ou un nombre incalculables de fois et que, régulièrement, je prend plaisir à revoir. The Constant Gardener est dans ce dernier cas. Sincèrement, je ne sais même plus combien de fois j’ai bien put voir cet excellant long métrage : une au ciné, deux au moins en DVD avant une énième fois hier soir ? Hum, quatre fois au moins, c’est sur. Mais ce qui est certain aussi, c’est que le plaisir, même s’il est amputé (forcement) de celui de la découverte, est toujours aussi intense, ou presque. Car ne nous leurrons pas, The Constant Gardener (la constance du jardinier, mouais bof, autant garder le titre en anglais), à défaut d’être un grand film, n’en possède pas moins une belle histoire, assez prenante et émouvante, et fort bien sublimée par des acteurs plus qu’inspirés.

Je m’aperçois, au fil du temps, et surtout des films où je le vois jouer, que Ralph Fiennes est un sacré bon acteur : j’aime bien son coté à la fois flegmatique et passionné (de temps en temps), voir désespéré par tant de souffrance personnelle dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui (même si, personnellement, son rôle préféré, pour moi, fut celui de l’officier SS sadique dans La liste de Schindler) puisque, sans faire de spoiler, il perd sa femme des les premiers instants du film. Ainsi, l’intrigue de The Constant Gardener, oscillera entre le présent, où l’on voit un mari, détruit par la perte de son épouse, enquêter sur les circonstances de la mort de celle-ci, et, surtout, essayant de retrouver les coupables de celle-ci, et le passé, le temps de la première rencontre, la vie en Afrique, les doutes, les drames… Et les nombreuses interrogations (Tessa était elle fidèle, que mijotait elle donc, que cache la société ThreeBees ?) que l’on peut se poser tout au long de la première partie du film trouveront bien évidement leurs réponses tout au long du développement de l’intrigue, suffisamment captivante du début à la fin. Une intrigue qui plongera le spectateur dans des paysages africains à la fois superbes et misérables (les bidonvilles, l’extrême pauvreté de la population à mettre en opposition avec l’opulence occidentale) qui ne pourront que marquer fortement, mais aussi et surtout, par delà la souffrance d’un homme, ce sont surtout dans les pratiques inavouables entre puissantes sociétés pharmaceutiques, gouvernements occidentaux et la corruption des locaux au détriment de la population que l’on aura à faire (d’ailleurs, l'histoire aurait pour origine des faits réels : des essais pharmaceutiques illégaux au Nigeria ayant entraîné le décès de plusieurs personnes). Ainsi, The Constant Gardener, vous l’avez compris, est un film bien plus profond et qui fait réfléchir, et s’il est parfois sentimental et mélancolique, c’est bel et bien, et avant tout, à une dénonciation du sort du continent africain que le spectateur aura droit. Une Afrique réaliste, sans faux semblants et où l’on se doute que tout cela ne finira pas bien pour le personnage principal, bien trop seul pour changer quoi que ce soit. Un film à la fois révoltant (car l’on sait bien que même romancer, tout ceci à plus ou moins lieu dans le continent noir), triste et parfois superbe (franchement, entre certains plans et la musique, chapeau). Mais un film incontestablement à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas et à revoir, pour les autres qui sont déjà convaincus de ses qualités…

mercredi 9 décembre 2009

SLEEPY HOLLOW


SLEEPY HOLLOW

A la veille du XIXe siècle, dans une bourgade de la Nouvelle-Angleterre nommée Sleepy Hollow, trois crimes affreux ont été perpétrés en moins de quinze jours. Les trois victimes ont été retrouvées le corps sans tête, les têtes ayant disparu. Lorsque la justice de New York l'apprend, elle envoie sur les lieux un de ses plus fins limiers : l'inspecteur de police Ichabod Crane. Lorsque celui-ci arrive à Sleepy Hollow, il apprend des villageois que ces crimes auraient été commis par un terrifiant et redoutable cavalier sans tête qui serait mort dans les bois du Ponant, aux alentours du village, vingt ans plus tôt et qui serait revenu des enfers dans le but de faucher des têtes. Ne croyant pas à ces histoires de fantômes, l'inspecteur est bien décidé à percer le mystère de cette sombre affaire avec l'aide du jeune Masbath et de la ravissante et étrange Katrina Van Tessel. Alors que l'enquête se poursuit, les meurtres quant à eux se multiplient...

Après vous avoir proposer la critique d’un film, The Reader, avec mon actrice préférée, Kate Winslet, en voila une autre, mais avec mon acteur fétiche, Johnny Depp et, petite cerise sur le gâteau, le grand Tim Burton dont je suis un grand fan depuis fort longtemps. Bref, vous l’avez compris, à priori, ce Sleepy Hollow, fortement inspiré de la nouvelle de Washington Irving, La Légende de Sleepy Hollow possédait tous les atouts pour me plaire. Pourtant, comme souvent, les choses ne sont pas aussi simples et je dois reconnaître qu’il m’aura fallut revoir cette œuvre pour la énième fois pour qu’elle soit, à mes yeux, entièrement réhabiliter. Pourtant, il y a près de dix ans, lorsque je vis ce film pour la première fois, j’avais été immédiatement enchanté par celui-ci ; oh, pas forcement le meilleur du duo mythique Depp/Burton, mais suffisamment plaisant et possédant bon nombre de qualités pour un faire un excellent divertissement comme seul Tim Burton sait nous en proposer et le fait avec talent depuis bien des années. Pourtant, au fil des années, en quelques sortes, Sleepy Hollow connut une sorte de malédiction à chaque fois que je l’ai revu : indéniablement, à un moment ou un autre, je m’endormais (le plus souvent, vers le milieu), ce qui nuisait fortement (forcement) à la compréhension de l’intrigue, surtout que, vu que cela arrivait tout le temps, j’avais finit par me convaincre que cela était du au fait que le film n’était pas si terrible que ça. Cruelle erreur à son égard, et cette fois ci, après l’avoir revu de bout en bout (c’était pas gagné), mon opinion sur celui-ci à le tout naturellement été revue à la hausse et c’est donc avec un certain plaisir que je peux affirmer que Sleepy Hollow mérite amplement le détour.

Tout d’abord, je pense que la plupart d’entre vous ont, un jours ou l’autre, entendu parler de cette fameuse légende (américaine, ce qui est rare) au sujet d’un cavalier sans tête qui parcourt les bois et les champs de bataille du nord est des USA en quête d’une tête de remplacement. Forcement, une telle « fable » ne pouvait qu’intéresser un réalisateur comme Tim Burton et le résultat final de son travail est tout bonnement excellant : tant par son ambiance générale comme ce village a l’architecture a la fois attirante et inquiétante, ces teintes sombres, ce brouillard quasi omniprésent tout au long du film, cette foret que l’on aurait pas aimer parcourir seul, la nuit et que n’aurait pas renier un Lovecraft (qui d’ailleurs, n’aimait pas les sous bois). Ou ses personnages, tous inquiétants et comiques, chacun à leur manière, les notables, ridicules d’apparence mais qui en savent beaucoup, l’inspecteur Ichabod Crane, rationaliste convaincu, inventeur loufoque à ses heures mais qui cache en lui bien des secrets sur son passé et dont les certitudes seront souvent remises en question et les femmes, toutes les femmes de cette histoire qui ont le dont de flirter allègrement avec d’antiques croyances païennes et qui savent si bien manipuler et ensorceler (au sens propre comme au figurer) ces monsieur si surs d’eux d’apparence mais rapidement effrayés par les événements. Et le chevalier, véritable fantôme ou simple imposteur : assez rapidement, le spectateur en aura le cœur net, mais pour ce qui est des buts de celui-ci, tout ne sera pas aussi simple et c’est bel et bien a une enquête policière que Tim Burton nous invite, comme le pensait des le départ le sérieux (trop ?) et fantasque inspecteur Crane, même s’il devra tout de même mettre en cause son coté cartésien. D’ailleurs, Sleepy Hollow nous montre une belle opposition entre la raison et le surnaturelle avec, d’un coté, les prémices des enquêtes policières dites sérieuses, les autopsies (a une époque ou cela était très mal vu pour ne pas dire interdit), personnifiées par l’inspecteur Crane, une espèce de Sherlock Holmes en conflit ouvert avec sa hiérarchie avant l’heure, aux croyances païennes, a la religion omniprésente dans un pays fortement marqué par des collons que l’on qualifierait aujourd’hui de fanatiques de part leur rigueur et leur fondamentalisme. Mais comme on s’en apercevra assez rapidement, le merveilleux et le fantastique prendront rapidement le pas sur la raison (qui justement, devra se faire une raison… désolé pour ce jeux de mot plus que facile), ce qui fera vaciller un temps notre très cher inspecteur, mais juste un temps comme il se doit. Alors bien sur, les aigris trouveront toujours à redire entre ceux qui trouveront le scénario un peu simpliste ou les autres qui n’y verront qu’un divertissement banal, comme Hollywood nous en pond par centaines par an (et ce, uniquement en raison de la poursuite finale), voir, pire, ceux qui affirmeront que Burton fit bien mieux avant et après (ce qui est peut être exact mais fort réducteur). Tant pis pour eux car Sleepy Hollow, entre son ambiance, ses acteurs inspirés, ses multiples clins d’oeils aux vieux films d’horreur de la Hammer est plus qu’un simple divertissement, c’est un « Burton inspiré », tout bonnement, et il me semble que cela suffit pour que l’on comprenne qu’il vaut largement le détour.

dimanche 6 décembre 2009

THE READER


THE READER

Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle. Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture. Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve lors de ce rituel tandis qu'il lui lit L'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien. Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé. Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés. Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...

Bon, avant de me lancer dans la critique de The Reader, je dois avouer que je ne suis pas très objectif vis-à-vis de celui-ci, la faute (ou grâce) à la présence de Kate Winslet, qui, depuis que je l’ai découverte il y a maintenant une grosse poignée d’années et tout simplement mon actrice préférée. Et oui, j’ai bien le droit d’être fan de quelqu’un, et dans le cas présent, j’éprouve toujours un plaisir certain à retrouver dans une œuvre cinématographique celle qui fut révélée au monde par Titanic (aux cotés de qui vous savez), même s’il faut bien reconnaître que sa présence au grand écran est parfois trop rare à mon goût (enfin, ces temps si, elle semble être un peu plus présente). Enfin, je ne suis pas objectif, certes, mais même ainsi, ce qui compte le plus, c’est que le film lui-même soit bon et le jours où celle-ci tournera dans un navet, Kate Winslet ou pas, je n’hésiterais pas à le signaler. Mais pour ce qui est de The Reader, dans quelle catégorie se classe t’il ? Incontestablement, du moins selon mois, dans celle des très bons films.

Oui, je sais, j’aime les films de « bonnes femmes » comme dirait quelqu’un que je connais très bien ; je ne peux m’empêcher d’être attiré par ces belles histoires d’amour le plus souvent impossible et à l’issu tragique (mais bon, je n’ai rien contre le fait que cela finisse bien) et à ce sujet, j’ai remarquer que très souvent, les films ou apparaît Kate Winslet finissent pas forcement bien : on est bien loin de la comédie sentimentale hollywoodienne, très loin même. Amour impossible (une femme d’une trentaine d’années/un adolescent auquel il faut rajouter le fait, non négligeable à l’époque où à lieu l’intrigue que celle-ci fut une ancienne SS), amour contrarié, incompréhensions mutuelles, The Reader s’éloigne très rapidement de la simple histoire d’amour pour nous entraîner nous, les personnages, dans une intrigue bien plus complexe où prédomine la tristesse mais où des sentiments aussi complexes que le rôle de chacun dans le second conflit mondial (la scène où les accusées sont traitées de nazis par une foule plutôt âgée est révélatrice de cela : quelles étaient les opinions politiques de celles-ci lorsque Hitler était au pouvoir ? Et m’a fait penser à ce qui arriva en France lors de la libération où soudainement, la population se prétendit « résistante »), le fait de savoir ou non, bref, la responsabilité de tout un peuple devant un acte, horrible, la Shoah, et le fait de juger des gens, dont la responsabilité est certaine, mais qui apparaissent aussi comme des boucs émissaires. Une œuvre, donc, que l’on peut diviser en deux parties : une première, qui nous narre les premiers émois amoureux d’un adolescent avec une femme plus âgée, qui lui apprend tout des jeux de l’amour, puis, une seconde partie bien plus sombre, quelques années plus tard, lorsque celui-ci à grandi et se fait homme, et qu’il apprend l’horrible vérité au sujet de celle qui, malgré tout, restera comme le grand amour (voir l’unique) de sa vie. Tout cela, incontestablement fait de The Reader un film bouleversant, qui donne à réfléchir sur bien des sujets, dont certains assez graves, et sublimé par le jeu d’acteurs tout simplement excellents ; Kate Winslet, bien entendu, tout simplement parfaite dans un rôle à la fois ambigu et triste (après tout, elle préfère cacher au monde le fait qu’elle soit analphabète que se défendre) mais aussi, et bien plus que Ralph Fiennes (égal à lui-même, c'est-à-dire bon, mais à la présence limitée finalement), au jeune David Kross qui pour moi fut la révélation de ce film. Bref, vous l’avez compris, à mes yeux, The Reader est l’un des films de l’année, et je le conseille vivement aux amateurs du genre tout en leur donnant cette petite mise en garde : cette œuvre est très loin de n’être qu’une banale histoire d’amour contrariée.

Pour finir, je ne pouvais ne pas m’indigner devant l’avis de certains critiques (pour ne pas les citer, le journal Le Monde, les américains dans leur grand ensemble) qui ont osés prétendre que ce film serait… antisémite ! Mais où vont-ils chercher de telles aberrations, je me le demande ? Est-ce parce que, malgré la révélation du passé de Hanna (Kate Winslet), l’amour pour elle perdure ? Est-ce parce que, les crimes de celle-ci, qui ne sont aucunement niés tout au long de l’histoire, pourraient avoir une infime explication par le fait qu’elle soit analphabète et que sa honte l’ai souvent amener à fuir, y compris rejoindre les SS ? Est-ce que parce que, à un moment donné, l’un des étudiants ose affirmer que ce procès, justifié vu les crimes, l’est moins par le fait que ces femmes doivent payer, en tant que boucs émissaires, pour les fautes de tout un peuple ? Si c’est le cas, et bien, je n’aurais aucun problème à le dire : une telle accusation est parfaitement ridicule, tout simplement. Et à force de crier à l’antisémitisme pour tout et n’importe quoi, l’on fait plus de mal que de bien…

mardi 1 décembre 2009

DE CAPE ET DE CROCS : LE MAÎTRE D’ARMES


DE CAPE ET DE CROCS : LE MAÎTRE D’ARMES

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Explorant les étranges cimes nuageuses de l'immense îlot d'Oxymore, messieurs de Maupertuis et Villalobos retrouvent enfin le mystérieux Maître d'Armes. Mais l'homme a le sang chaud, le verbe haut, la lame prompte... Comment va-t-il réagir aux provocations d'Eusèbe ? Acceptera-t-il de réorganiser la défense du royaume sélénite ? L'heure est grave, car le fourbe prince Jean et l'infâme Mendoza ourdissent de sinistres projets : sur le paisible astre lunaire plane l'ombre de la guerre.

Ce fut quelques mois après avoir découvert De cape et de crocs, en 2007, que sorti le huitième volume, Le maître d’armes et ce fut donc avec une impatience certaine que j’attendis la date de sa parution et que, forcement, me l’était procuré, tant la hâte de retrouver les péripéties de Don Lope et Armand était grande. Et pourtant, assez curieusement, je dois reconnaître, qu’à l’époque, celui-ci m’avait laissé une impression plus que mitigée, pour ne pas dire que j’avais été légèrement déçu, ou du moins, désappointer. Etais ce le temps qui avait fait son œuvre, ou bien, ce huitième tome était il véritablement inférieur à ses prédécesseurs. Ou alors, plus simplement, le fait que l’ambiance dramatique ait définitivement pris le pas sur l’humour des débuts m’avait elle désappointé au plus haut point ? Bref, tout un tas de questions légitimes qui m’avaient suffisamment troublé au point que, pendant deux ans, mon opinion au sujet du Maître d’armes était légèrement négative. C’est donc avec un certain intérêt qu’a la relecture de la série dans son intégralité, j’attendais avec impatience de me replonger dans celui-ci plus particulièrement afin de voir si, au fil du temps et en lisant les huit tomes les uns après les autres, mon opinion pourrait, comme dans le cas de l’Histoire secrète, changer ?

Et bien, pour être tout à fait franc, oui et non (ce qui, je le reconnais, est loin d’être une réponse satisfaisante). Oui parce que, finalement, en remettant dans le contexte général du cycle, le coté dramatique se justifie amplement : il n’était bien évidemment pas possible pour les auteurs, au vu du déroulement de l’intrigue et du final de ce tome, de poursuivre dans les calambours et les gags toutes les pages ; l’humour existe toujours, mais jamais de façon aussi menue. De plus, la mélancolie qui coule tout au long de l’album n’est pas pour me déplaire, après tout, les protagonistes, Don Lope, Armand, le Maître d’armes et les autres, se doutent bien que leurs causes est quasiment perdue d’avance et que la mort les attend, mais ils n’hésitent pas une seconde, avec panache bien sur, a affronter leur destin. Et forcement, lorsque l’on s’attend au pire, il est difficile d’avoir le cœur léger, vous ne trouvez pas ? De même, la bataille finale, très fortement inspirée de celle des Thermopyles (comme par hasard, le film 300 est contemporain du Maître d’armes) qui m’avait déplu il y a deux ans par sa facilité s’est avérée être plutôt bien pensée, tant par sa rapidité que par le choix des couleurs, rouge et blanc, montrant toute la violence d’un combat sans pitié, terrible, où les morts s’entassent ce qui est une première dans la série et a put détonner lors de la première lecture tant l’on était habitué à un ton bien moins violent. Alors oui, tout de même, mais non aussi car cette énième relecture n’a pas suffit malgré tout pour que je change entièrement d’avis, j’éprouve quand même une nette préférence pour les albums précédents, mais je ne dirais plus que celui-ci est le pire, disons qu’il est… différent surtout. Et que, à choisir, je préfère largement les premiers temps de la série, bien plus joyeux, tout en reconnaissant que les changements, perspectibles depuis que nos héros étaient partis pour la Lune devaient forcement aboutir à cela, et que, en toute logique, De cape et de crocs, pour garder sa cohérence devait passer par un tome très dur. Finalement, au vu de sa relecture, ce n’est plus forcement le ton, très dur, empli de désespoir et de fatalisme, ni la violence de l’album qui m’aura le plus déplut, mais peut être, sur quelques planches, des choix de couleur pas toujours judicieux à mon avis, et parfois, une qualité graphique que l’on connue d’un autre niveau, bien supérieur. Mais bon, malgré tout ce que j’ai put écrire, Le maîtres d’armes (dont je m’aperçois que je ne vous ai même pas parlé du personnage en lui-même, qui promet d’ailleurs !) est un bon album, différent des autres certes par son ton, mais qui mérite que l’on revienne sur son cas. Quand à la suite, je l’attends avec impatience, mais bon, je devrais encore attendre quelques semaines…

DE CAPE ET DE CROCS : CHASSEURS DE CHIMÈRES


DE CAPE ET DE CROCS : CHASSEURS DE CHIMÈRES

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Toujours à la recherche du maître d'armes, seul capable d'aider le roi à se protéger d'un coup d'État, le trio poursuit son exploration de la Lune. Poursuivis par le mystérieux marquis des Trois Cratères, ils sont guidés par le captain Boone et ses pirates vers les confins du monde connu, sinistre région où règnent d'inquiétantes créatures, les chimères !

Lorsque je découvris De cape et de crocs, seul sept volumes étaient sortis à l’époque ce qui signifie que celui-ci était, provisoirement, le dernier. Bien évidement, et vous l’avez compris depuis longtemps si vous avez lu toutes mes critiques sur les six premiers tomes, mon avis vis-à-vis de la saga de Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou est plus que positif et, si celle-ci n’est, et ne sera jamais, la plus grande bande dessinée du monde, elle n’en reste pas moins tout bonnement excellente, ne serais ce que par son univers, son coté théâtral, ses divers hommages et inspirations, son humour (moins présent au fil du temps) et surtout ses personnages, bien évidement. Et, forcement, ce septième tome, Chasseurs de chimères, est tout aussi bon que ses prédécesseurs même si, en toute objectivité, cet humour omniprésent dans les premiers tomes et qui s’est dilué (pas entièrement mais de façon notable néanmoins) au fil du temps manque un peu pour que tout soit parfait. Mais bon, même ainsi, je n’irais pas jusqu’à critiquer cette série, comme j’ai put le voir ici et la sur le net ; je sais bien que tous les goûts sont dans la nature et que chacun est libre d’avoir son opinion (encore heureux d’ailleurs) sur une œuvre, mais bon, quand je tome sur des avis où l’on peut lire qu’il ne se passe rien du tout dans ce septième volume, je ne peux qu’être en total désaccord, car si, effectivement, il y a eu des albums un peu plus fournis question intrigue et rebondissements, Chasseurs de chimères n’en est pas dépourvue. Bien évidemment, la quête au trésor des débuts est oubliée, a juste titre puisque celui-ci n’existait pas, depuis longtemps, mais celle-ci est remplacée par une autre « chasse », celle du Maître d’armes, loin d’être dénuée de dangers, tandis que par ailleurs, le Prince Jean et Mendoza préparent leur plan de conquête de la Lune. L’album alterne donc entre des moments plus calmes, où certains des protagonistes soient fourbissent leur plans, soient se préparent au pire, tandis que nos deux éternels compères, Don Lope et Armand, toujours accompagnés du lapin Eusèbe, dont un jours peut être on saura la vérité sur son mystérieux passé, après avoir retrouver les pirates du capitaine Boone partent sur la face cachée de la Lune, cet endroit mystérieux où vivraient de terrifiantes chimères. Bref, le coté aventureux de l’intrigue, lui au moins, est toujours présent, et cela, personne ne pourra le nier, dans un album riche en temps forts et inoubliables comme le duel de rimes entre Armand et un disciple du Maître d’armes (celui qui dit le dernier mot gagne le combat), et la scène apocalyptique où les terrifiantes chimères s’abattent sur le navire pirate. Et si, la fin de ce septième album, qui s’achève dans des cases d’un blanc limpide, renvoient forcement à celle du troisième, ce qui fait que le procédé, déjà connu fonctionne moins bien, je ne peux que vous conseiller de ne pas passer à coté de ce qui est toute de même une excellente bande dessinée qui mérite amplement le détour. Et puisque j’y pense (et il serait temps tout de même), n’hésitez pas à regarder attentivement toutes les cases, de nombreuses petites surprises vous y attendent ; après tout, De cape et de crocs vaut autant pas ses dessins que par son scénario. Il serait bon de le rappeler !

DE CAPE ET DE CROCS : LUNA INCOGNITA


DE CAPE ET DE CROCS : LUNA INCOGNITA

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Après un fabuleux périple, MM. de Villalobos et Maupertuis et leurs compagnons arrivent sur la lune. Alors qu'ils foulent une étendue totalement déserte, un tremblement de lune se produit... et une fastueuse cité royale surgit du néant ! Mais d'autres Terriens, menés par le fourbe Mendoza, atterrissent peu après, Leur seul but : trouver de l'or !

Plus de Terra incognita mais une Luna incognita pour ce sixième tome de De cape et de crocs où nos héros, Don Lope de Villalobos Y Sangrin, Armand Raynal de Maupertuis, Eusèbe, Le Raïs Kader, Hermine et Séléné, parviennent enfin, après avoir traverser l’espace dans un curieux bateau (n’allez pas vous poser la question de comment ils peuvent respirer dans le vide spatial etc., après tout, ne sommes nous pas dans un monde merveilleux et ne croyait t’on pas, à l’époque, le XVIIem siècle, que l’on pouvait ainsi voyager entre les astres ?), a parvenir sur notre satellite. Ainsi, dans un alunissage qui m’a davantage plus fait penser à Tintin dans On a marcher sur la Lune, qu’a Apollo 11, nos héros débarquent dans un paysage désolé, qui ne dénote pas avec la réalité et auquel le lecteur ne s’attendait, malgré tout, à ne pas trouver : après tout, s’il y a des Sélénites, la physionomie lunaire ne devrait elle pas être légèrement différente ? Question logique, mais rassurez vous, assez rapidement, et ce, de façon magistrale, nos héros vont être confronter aux habitants de notre satellite, même si le premier contact leur fait penser qu’ils sont arrivés aux portes de l’enfer : ainsi, l’arrivée au beau milieu d’une foule tout droit sortie d’un tableau de Bruegel l’ancien, l’un des grands moments de l’album, et situation cocasse s’il en est, car bien entendu, les Sélénites sont fort proches des Terriens, du moins physiquement, car pour ce qui est du reste, culture, architecture, mode de pensée, etc., même si les ressemblances sont légions, il existe tout de même quelques différences notables. Mais cela, le lecteur apprendra à les connaître au fil des pages d’un album où l’action prime moins que ces prédécesseurs, ce qui est normal puisqu’un « nouvel » univers nous est présenté et que l’on suit longuement nos protagonistes dans leurs premières approches de l’astre lunaire. Mais ils ne sont pas seuls, le Prince Jean et les pirates les ont précédés tandis que Mendoza les y rejoint assez rapidement, ce qui promet de sacrés ennuie pour la suite. Passez la phase découverte, y compris avec le souverain légitime de la Lune, quelques interrogations que l’on traîne depuis pas mal de tomes (La farouche et fière Hermine est elle la fille perdue du Raïs Kader, l’ingénue et romantique Séléné celle du couple royal comme tout le laisse supposer ou peut être pas finalement ?), une nouvelle quête s’offre pour nos deux compères, Don Lope et Armand, retrouver le Maître d’armes, personnage semi-légendaire et accessoirement seul homme capable de s’opposer avec efficacité aux ambitions retrouvées du Prince Jean. Et tandis que de nouveaux obstacles se mettent sur leur route, que cela soit à dos de chevaux ou de canards (sic !), nos deux héros partent pour un nouveau voyage, cette fois ci dans les merveilleux et mystérieux paysages lunaires. Bref, une fois de plus, l’intrigue sait se renouvelée et rester suffisamment captivante pour tenir en haleine le lecteur qui n’a qu’une seule hâte, découvrir la suite !

DE CAPE ET DE CROCS : JEAN SANS LUNE


DE CAPE ET DE CROCS : JEAN SANS LUNE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... ... Où l'on verra nos inséparables gentilshommes loup et renard, Messieurs de Maupertuis et Villalobos, percer enfin le secret des îles Tangerines et de ses hôtes très mystérieux ; ou bien affronter le fort lunatique prince Jean ; et encore élaborer d'improbables machines avec l'aide du savant Bombastus ; et aussi retrouver l'ombrageux Raïs Kader, l'infâme Mendoza, le fourbe Cenile, la belle Séléné et le fougueux Eusèbe, avant d'embarquer, croyez-le, pour un fabuleux voyage...

Dans l’article précédant, consacré au tome quatre, je vous signalais que celui-ci marquait un tournant dans la série, et je n’exagérais pas le moins du monde ; désormais, l’on rentre de plein pied dans le vif du sujet avec l’arrivée des Sélénites, la chasse au trésor imaginaire, prétexte de départ au voyage de nos héros (et de leurs nombreux adversaires) pour les îles Tangerines, est oublié, tout un tas de nouveaux personnages font leur apparition tandis que l’humour, omniprésent depuis les débuts de la saga va se faire de plus en plus rare au fil des tomes, la série prenant, au fil du temps, des accents plus « sérieux », plus sombres voir carrément dramatiques. Mais pour le moment, Jean sans lune, cinquième tome de la saga, est un volume charnière par excellence puisqu’il marque une frontière parfaite entre les débuts, une chasse au trésor comique (pour faire court), et la suite, qui se déroule sur la Lune, avec d’autres enjeux et où l’on rigolera un peu moins.

Pour le moment, nos héros sont donc confrontés à ces fameux Sélénites et à l’inquiétant Prince Jean (dont le « sans Lune » fait penser à Jean sans Terre qu’il est inutile de présenter), personnage caractériel et imbu de sa personne comme il sied à un personnage de haut rang en exil sur Terre. Bien évidemment, le lecteur comprend rapidement que ce départ forcé du satellite lunaire, du Prince et de sa cour, malgré les démenties de ceux-ci, se justifiait, et que les Sélénites sont loin d’être des enfants de cœur, malgré leurs airs affables et civilisés. Je vous disais un peu plus haut que l’humour sera moins présent désormais mais rassurez vous, celui-ci n’a pas entièrement disparu (bien heureusement), et la scène du souper princier, même si elle finit mal, n’en est pas dépourvue, de même, les relations entre personnages sont toujours aussi croustillantes, en particulier la relation d’amour plutôt sanguine entre Don Lope et Hermine, qui prend une nouvelle tournure avec l’arrivée de la belle mais inquiétante Mademoiselle, la sœur du Prince Jean, qui vient mettre un peu plus de piment dans une relation déjà compliquée. Révélations en série, action, de nouveaux « vilains », retour du terrifiant Capitan Mendoza, rebondissements et, finalement, départ pour la Lune, ce cinquième tome, même si désormais, l’intrigue part sur des sentiers bien différents reste dans la même veine que ces prédécesseurs est toujours aussi bon et vous fera passer un fort agréable moment. Décidément, cette sympathique série est une belle petite réussite.

lundi 30 novembre 2009

DE CAPE ET DE CROCS : LE MYSTÈRE DE L’ÎLE ÉTRANGE


DE CAPE ET DE CROCS : LE MYSTÈRE DE L’ÎLE ÉTRANGE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Autour des îles Tangerines, brume et mystère s'épaississent. Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin échappent de justesse à l'appétit des féroces cannibales de l'archipel. Ils se lancent à la poursuite des pirates qui, entraînant avec eux la belle Hermine, marchent à grands pas vers le trésor. Mais la route est semée d'embûches : bêtes monstrueuses, chausse-trappes et ponts branlants mèneront nos héros jusqu'aux entrailles d'un volcan. Ces cavernes que hantent de bien étranges créatures leur révèleront les rouages d'une inquiétante machination...

Le mystère de l’île étrange, quatrième tome de la série De cape et de crocs, marque un premier tournant de taille dans la saga ; désormais, le lecteur, qui, depuis le premier volume, s’attendait à une quelconque intrigue de chasse au trésor comme il en existe tant (ce qui n’est pas forcement désobligeant) aura compris que ce cycle, bien au contraire, l’entraînera dans bien d’autres chemins, forts éloignés de ce que l’on aurait pu penser au départ. D’ailleurs, pour ce qui est de voyager, les protagonistes de l’histoire en auront pour leur argent, mais pour le moment, chut, il est encore trop tôt. Certains pourront être surpris par la tournure que les événements commencent à prendre mais je pense néanmoins que ceux-ci ne sont pas très nombreux, après tout, de multiples petits indices parsemaient l’intrigue depuis le départ et faisaient penser que le postula de base, la chasse au trésor, n’était qu’un prétexte, et que l’on passerait à un moment ou un autre aux véritables enjeux de la saga. De même, les lecteurs les plus attentifs auront, au fil des pages des quatre volumes, eu des doutes sur les liens entre certains personnages, ou sur leurs origines ; les indices, dans le cas présent, sont légions, même si, en toute objectivité, une relecture s’impose forcement pour en apprécier toute la saveur et tous les trouver. Quoi qu’il en soit, la révélation finale de Bombastus, à l’avant dernière page de l’album, éclairera probablement la lanterne des plus perspicaces, voir surprendra les autres, mais en tout cas, tout le monde aura plus ou moins compris quelle sera à coup sur la destination du prochain voyage.

Mais avant d’arriver là, il s’est tout de même passer des choses dans ce quatrième tome, Le mystère de l’île étrange, et pas qu’un peu ! Tout d’abord, je tenais à saluer le coup de génie graphique et la mise en scène qui ouvre cet album, où l’on retrouve, des la page de garde, nos deux compères dans leurs marmites, à se lamenter, dans le noir (d’ailleurs, la scène fait suite au final du volume précédant), et ce n’est que, après avoir décider qu’il fallait revenir sur scène et quitter, de fait, les coulisses (symboliser par l’obscurité de l’intérieur de la marmite), que le quatrième tome peut véritablement débuter. Celui-ci, toujours aussi drôle, rassurez vous, est diviser en deux parties : la première voit les différents protagonistes, chacun de son coté, partir à la recherche du fameux trésor et le lecteur suit ainsi les pérégrinations de chaque groupe dans l’île principale de l’archipel, affrontant pour certains quelques dangers qui n’auraient pas fait tache dans l’Ile Mystérieuse de Jules Vernes. La deuxième, les voit tous arriver, les uns après les autres, dans ce qui ressemble au premier abord à des ruines d’une antique civilisation, mais qui s’avère être encore habiter, et par de bien curieux personnages : des guerriers mimes (qui forcement, miment de façon théâtrale leur trépas lorsqu’ils meurent et appellent à l’aide en silence), et toute une foule de personnages, du simple quidam a ce qui semble être un souverain, portant des masques, dans une salle de… théâtre ! Et ces rebondissements et ces révélations ont lieu dans ce qui restera comme l’un des grands moments de la série, la fameuse représentation théâtrale (encore plus drôle que la course poursuite du tome deux) où tous les protagonistes, ou presque, de l’histoire, se retrouvent sur scène, bien malgré eux, dans ce qui restera comme un grand moment de burlesque rarement atteint. Puis, sous les applaudissements, Bombastus fait sa révélation et le rideau tombe sur un excellant album, dans la ligne droite de ces prédécesseurs, bref, toujours aussi excellant.

DE CAPE ET DE CROCS : L’ARCHIPEL DU DANGER


DE CAPE ET DE CROCS : L’ARCHIPEL DU DANGER

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Voguant à bord du Hollandais Volant vers les îles Tangerines et leur trésor, nos héros s'emparent d'un navire pirate, délivrent une belle captive, subissent l'ire d'un monstre marin, font naufrage, explorent une île étrange, participent à une expérience... et affrontent de féroces cannibales.

Mais ou vont-ils chercher tout ça ? Je me posais déjà la question dans le post précédant et je ne peux m’empêcher de débuter celui-ci de la même manière, car, une fois de plus, cette série, débutée sur les chapeaux de roue, ne fléchit pas d’une seule seconde et c’est avec un plaisir non déssimulée que l’on retrouve nos protagonistes préférés, Don Lope de Villalobos Y Sangrin, Armand Raynal de Maupertuis, Le Raïs Kader, Eusèbe et les autres, car l’on a la certitude qu’avec eux, au moins, on rigolera, et ce, malgré le fait que (il est bon de le rappeler encore une fois), De cape et de crocs ne soit pas une série enfantine, loin de la. Mais bon, comment ne pas vous parler de l’humour quand, dans une série, les auteurs réussissent à rendre les scènes de morts (enfin certaines) comiques ? Mais si l’humour est toujours présent, et bien heureusement, il ne faudrait pas perdre de vu l’intrigue principal en elle-même car, après tout, nous ne nous trouvons pas uniquement devant un quelconque enchaînement de gags : les personnages et les divers rebondissements nous font rire, certes, mais l‘histoire existe, et il est bon de s’en souvenir, surtout que celle-ci est solide.

Dans L’archipel du danger, troisième tome de la saga, nos héros, après moult péripéties, parviennent enfin aux îles Tangerines (rien que le nom, comment être sérieux ?), mais il faudra pour cela bien des rebondissements et les chemins de bon nombre d’entre eux prendront des tournures bien différentes : si certains parviennent aux îles, d’autres seront avaler (si, si !) par un monstre marin dans la plus grande tradition à la Pinocchio (bref, la scène est dramatique mais vous vous doutez bien qu’on les reverra) et les pirates, eux, et bien, restent égaux à eux-mêmes et c’est tant mieux ! La chasse au trésor semble bel et bien être sur le point d’aboutir même si, un ou deux détails semblent indiquer que quelque chose ne tourne pas très rond et que ces histoires de cartes pourraient bien cacher quelque chose d’autre. Serais ce un piège ? L’avenir nous le dira mais pour le moment, le lecteur, ravi, découvrira un nouveau protagoniste, Bombastus Johannes Theophrastus Almagestus Wernher von Ulm, ou Bombastus pour faire plus court dans le rôle typique du savant fou et nouvel élément comique (comme si la série n’en avait pas déjà assez…), un arbre à fromage (!!!), des sauvages à la peau blanche (inspirés comme dit dans la BD, des Guanches des Canaries, comme quoi, on peut toujours se cultiver), et se passionnera, comme dans les deux premiers volumes, pour un récit plus que captivant où les rebondissements et l’humour sont omniprésents. L’album se clôturera par un couvercle de marmite qui se referme, promettant un triste sort pour Don Lope et Armand, tandis que, sans transition, dans l’obscurité la plus totale d’un estomac, de curieuses retrouvailles ont lieu (je vous avais bien dit qu’il ne fallait pas trop s’inquiéter !)

DE CAPE ET DE CROCS : PAVILLON NOIR !


DE CAPE ET DE CROCS : PAVILLON NOIR !

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... Gentilhomme, hidalgo, corsaire barbaresque et lapin font voile vers les îles Tangerines et leur trésor. Mais avant d'atteindre le mythique archipel battu par les tempêtes, où rode l'ombre des vaisseaux engloutis et des monstres marins, nos hardis compagnons devront affronter un nouvel adversaire, joyeux certes, mais cruel : les pirates !

Comme le titre le laisse entendre, le deuxième tome de De cape et de crocs est placé sous le signe de la piraterie, mais ceux-ci, pour notre plus grand plaisir, ressemblent plus à ceux d’Astérix (en encore plus drôle, ce qui est un sacré exploit) qu’a Barbe Noir et ses comparses. Mais bon, c’est assez logique vu le ton de la série, où l’humour est omniprésent, mais il faut dire qu’avec l’arrivée de ces loups de mers, celui-ci franchit quand même un nouveau pallier, et ce n’est pas pour nous déplaire car avec eux, on a droit à de grandes scènes d’anthologie et l’on ne peut s’empêcher de se dire ou est ce que les auteurs vont chercher tout ça ? Quoi qu’il en soit, chapeau ! Bref, vous l’avez compris, Pavillon noir, deuxième volume de la saga, est dans la même veine que son prédécesseur et l’on retrouve nos héros la où ont les avaient laisser, à la recherche de la fameuse carte au trésor des îles Tangerines, et pour cela, ils doivent faire escale à Malte, d’où est originaire le sombre et terrifiant Capitan Mendoza, pour le moment (mais pas pour longtemps), leur prisonnier. Bien évidement, comme il fallait s’y attendre, les situations plus cocasses les une que les autres ne vont pas cesser de s’enchaîner, surtout après l’entrée en scène (c’est le cas de le dire) du Capitaine Boney Boone et de ses hommes, pour culminer dans ce qui restera tout simplement à mes yeux comme l’une des scènes les plus comiques qu’il m’ait été donné de voir dans une BD, celle de la poursuite (ou plutôt devrais je dire « les poursuites » vu que tout le monde suit quelqu’un) dans les rues de la capitale maltaise qui finit par un carambolage a la fois monumental et hilarant. Mais des scènes cocasses, dont certaines vous feront exploser de rire tout simplement, dans cet album, il y en a bien d’autres et je ne peux que féliciter les auteurs de réussir à nous faire rire tout au long de la quarantaine de pages qui composent ce Pavillon noir sans être une seule seconde lourds : entre les « prises de tête » entre les personnages (surtout entre Don Lope et Hermine), la scène où nos héros menacent de dévorer toutes les réserves de nourriture du bateau pirate et les crises d’hystérie collectives de ceux-ci, on ne s’ennuie pas une seconde. Alors, entre l’humour et des clins d’oeils à l’Atlantide, le Hollandais volant (pour ne citer que deux exemples), il est certain que le lecteur ne s’ennuiera pas une seule seconde. Un véritable régal !

DE CAPE ET DE CROCS : LE SECRET DU JANISSAIRE


DE CAPE ET DE CROCS : LE SECRET DU JANISSAIRE

Deux fiers bretteurs - l'un loup, l'autre renard - découvrent, grâce à une carte cachée dans une bouteille, l'existence du fabuleux trésor des îles Tangerines. De geôles en galères, nos deux gentilshommes s'embarquent pour une incroyable aventure avec pour compagnon le terrible Eusèbe, lapin de son état... À bord d'un vaisseau turc, un coffre. Dans le coffre, un écrin, dans l'écrin, une bouteille, dans la bouteille, une carte, et sur cette carte... l'emplacement du fabuleux trésor des îles Tangerines !... Il n'en faut pas plus à deux fiers gentilshommes, fins bretteurs et rimailleurs, pour se jeter dans une aventure qui, de geôles en galères, les mènera jusqu'aux confins du monde.

Il y a quelques années, je découvrais, intrigué, une BD au nom plutôt curieux, De cape et de crocs, dont les protagonistes principaux étaient un loup et un renard. Attiré par celle-ci, je m’empressais de me procurer tous les albums jusqu'alors parus et, immédiatement, en fait, des les premières pages du tome un, je fut conquis et devint un fan inconditionnel de celle-ci. Cela faisait longtemps que le dernier volume du cycle, Le maître d’armes, était sorti, ce qui fait que, depuis les débuts de ce blog (presque deux ans), je n’avais pas encore eu l’occasion de relire la saga, ni, du coup, de vous proposer mon avis à son sujet ; c’est chose faite désormais puisque, pour fêter la sortie du neuvième tome, que j’ai commandé pour noël prochain, je me suis replonger des hier dans la relecture de l’intégralité de la saga, et je dois sans peine avouer que ce fut avec un certain plaisir que j’ai retrouver cet univers si particulier et attachant. Mais place au premier tome, Le secret du janissaire.

De cape et de crocs fait parti de ces BD qui semblent faites pour certaines personnes, et, dans le cas présent, pour moi : franchement, à mes yeux, tout me plait dans celle-ci, que ce soient les personnages, l’intrigue, les lieux, l’époque, son humour, etc. Tout m’attire dans cette œuvre de deux auteurs que je ne connaissais pas du tout avant de la découvrir, Alain Ayroles au scénario, Jean-Luc Masbou aux dessins, mais qui sincèrement, ont sus crées un univers a la fois captivant et attachant qui a fait que, de ce qui aurait put être a la base un petit cycle sans grande prétention soit devenu, au moins aux yeux des fans, un véritable petit bijou inoubliable où les références sont légions, ne serais ce que pour le choix des deux héros, renvoyant au Roman de Renard, mais aussi à Molière, La Fontaine , Shakespeare, Cyrano de Bergerac et bien d’autres auteurs de l’époque, mais aussi au cinéma et à d’autres bandes dessinées, comme cela arrive souvent. D’ailleurs, les deux auteurs ne s’en cachent même pas, comme ont peut le voir dans les remerciements du premier tome et, surtout, des la première page qui débute par une représentation des Fourberies de Scapin. Bref, d’entré de jeu, le ton est donné et l’on se doute, avec plaisir que au sus de l’intrigue, il faudra être plus que vigilant pour repérer les multiples clins d’oeils, y compris par les dessins, qui jalonneront la saga. D’ailleurs, a ce propos, les éternels insatisfaits qui renâcleront à suivre les péripéties d’un loup et d’un renard devraient peut être y réfléchir à deux fois : ce n’est pas parce qu’une œuvre ait pour héros des animaux que celle-ci soit destiné aux enfants, bien au contraire ; cela a l’air évidant pour certains, mais pas pour tout le monde, malheureusement. Car De cape et de crocs mérite amplement que l’on plonge dans cette saga et le premier tome, Le secret du janissaire frappe très fort : bien évidement, dans celui-ci, l’univers est présenter, de même que les personnages et l’intrigue principale, mais, contrairement à bien d’autres œuvres où, en toute franchise, il ne se passe pas grand-chose dans un premier tome, ici, pas de temps morts, on rentre tout de suite dans le vif du sujet et l’on part, confiant devant le potentiel de la BD, pour les divers volumes qui suivront. Car, entre des héros aux personnalités (pour ne pas parler de l’apparence) bien marqués, le fier et sanguin Don Lope de Villalobos Y Sangrin et le romantique et poète Armand Raynal de Maupertuis, autour duquel gravitent une foule de protagonistes secondaires mais qui, quelque soit leur importance dans le récit possèdent chacun, sans distinction, une forte personnalité bien travailler et un charisme certain, comme le Raïs Kader, Eusèbe le lapin, Hermine la gitane qui fait tourner la tête à Don Lope ou, du coté des « méchants », Le Capitan Mendoza (pour ne citer que les plus importants, mais dans cette série, le moindre figurant mérite le détour et je n’exagère pas), le lecteur aura de quoi faire, pour son plus grand plaisir. Alors, dans ce premier tome, Le secret du janissaire, on rigole beaucoup, on s’amuse à chercher les multiples références parsemées d’ici de la, on s’attache immédiatement aux personnages et l’on se prépare a partir pour une fabuleuse chasse au trésor… euh, enfin, serais ce vraiment une banale chasse au trésor ? Hum, vous vous doutez bien que tout ceci ne sera pas aussi simple mais je n’en dirais pas plus pour ceux qui ne connaissent pas encore la série. Quoi qu’il en soit, un excellant cycle, à découvrir de toute urgence et qui vous fera passer de très très bons moments…

L’HISTOIRE SECRÈTE – SION


L’HISTOIRE SECRÈTE – SION

Tout commence par une vision d’apocalypse d’Erlin, où celui-ci assiste à la destruction de l’humanité… Etats-Unis, mai 1946, Washington est plongée dans l’obscurité dans la nuit du 13 au 14. A la sortie de la guerre, tout le monde accuse le manque d’entretien des centrales électriques d’être à l’origine de cette gigantesque panne. Mais au même moment, dans une petite maison d’un quartier de Washington, Nimue, femme Navarro, donne naissance à une petite fille prénommée Pandora… Deux ans plus tard, en 1948, en Jordanie, au moment où l’ONU vote la création de l’Etat d’Israël, des soldats israéliens sont attaqués sur la côte de la Mer Morte. Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention du pilote Curtis Hawk et de son avion. Son Messerschmitt touché, il est contraint d’atterrir. Il croise alors la destinée de Joachim, juif ashkénaze, de Dayan, sioniste au service de l’organisation Hagana, et de Reka. L’officier responsable de la mission lui apprend qu’il doit se rendre sur le site archéologique de Qumran. Jérusalem en flammes, Reka lui révèle alors des secrets sur la cité à nouveau divisée, sans pour autant dévoiler son plan secret. Erlin, lui, comprend que si les Archontes ne parviennent pas à s’unir, le monde humain s’autodétruira.


L'Histoire Secrète – Sion
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 23 septembre 2009
Nombre de pages : 48

Mon avis : Plus le temps passe et plus le lecteur apprend à apprécier cette série, telle pourrait être la conclusion que je me suis fait après lecture de ce seizième tome de L’Histoire Secrète. Ainsi, après un départ pour le moins brouillon, il est incontestable que, depuis le début du second cycle et malgré un quatorzième opus, Les Veilleurs, qui laissait présager du pire pour ce troisième cycle, la qualité d’ensemble a franchi allègrement un pallier, comme si les auteurs, que cela soit Jean-Pierre Pécau ou Igor Kordey avaient finalement atteint leur vitesse de croisière, maîtrisant tous deux d’une main de maître une œuvre qui, décidément, m’aura fait souvent changer d’avis. Désormais, et Sion le prouve assez bien, tant d’un point de vue du scénario que du dessin, il n’y a rien à jeter, et, à moins de ne pas aimer le style particulier d’Igor Kordey ou d’être allergique à l’habitude qu’à Jean-Pierre Pécau de vouloir expliquer touts les événements de l’histoire par les Cartes, les Familles et les Archontes, le lecteur ne pourra qu’apprécier ce seizième volume, où l’on s’attarde longuement sur les débuts de l’état d’Israël – où Pécau a fort judicieusement mis cote à cote les cotés peu reluisants des deux camps – où des liens entre Jérusalem et la sombre et mystérieuse Kor, déjà entraperçues précédemment, sont une fois de plus évoqués, tandis que Curtis, de son côté, connaît les joies de la paternité mais subie également un drame. Pour ce qui est des Archontes survivants, Erlin fait des cauchemars au sujet de la fin du monde, Reka et Dyo, eux, voient venir la naissance d’une nouvelle Famille, assez inquiétante, le complexe militaro-industriel (tient, tient, quelle bonne idée, cela plaira aux paranoïaques de tous poils, mais aussi à d’autres) et craignent pour leur survie, évoquent la possibilité de s’unir, mais des forces agissant dans l’ombre, les menaçant, on se doute bien que tout ceci ne finira pas très bien pour nos trois derniers Archontes et que les albums suivants pourraient être dramatiques pour eux, maintenant que l’Homme semble de moins en moins prêt a leur obéir aveuglement… Bref, un album réussi de la première à la dernière page et que l’on parcourt d’une traite, se délectant avec plaisir des multiples révélations et autres coups de théâtre tout en attendant qu’une seule et unique chose : la sortie de la suite ! Quand je vous disais que mon opinion au sujet de cette série avait bien changée depuis ses débuts…


Points Positifs :
- Sion est dans la lignée du tome précédant, La Chambre d’Ambre : c’est-à-dire, un excellent tome d’une série qui avait très mal commencée mais qui, au fil des volumes, a sut monter en puissance jusqu’à nous offrir une intrigue de plus en plus maitrisée et intéressante, même si, il faut le reconnaitre, tout n’est pas parfait non plus.
- Encore une fois, Jean-Pierre Pécau jongle avec ses protagonistes habituels, tout un tas de figures historiques et se plait à expliquer le moindre événement historique par le jeu subtil des Archontes et des autres familles…
- Ici, l’intrigue à lieu lors des débuts de l’état d’Israël et de la guerre qui a suivis contre les pays arabes voisins. C’est fort intéressant, surtout si on s’intéresse au sujet (ce qui est mon cas) et Jean-Pierre Pécau fait preuve d’une neutralité absolue dans le traitement de ce dernier, les deux camps étant renvoyés dos a dos pour ce qui est des atrocités.
- Mine de rien, il s’en passe des choses dans ce tome : nouvelles révélations, nouveaux ennemis, nouvelles questions, mort d’un protagoniste important…
- Bigre, une nouvelle Famille : le Complexe Militaro-Industriel !
- Ah, si Igor Kordey pouvait être toujours aussi bon…

Points Négatifs :
- Peut de points vraiment négatifs dans ce seizième tome de L’Histoire Secrète, ou plutôt, disons que la longueur de cette série en est un, surtout que l’on n’a aucune certitude quand a sa fin et que ce n’est jamais bon quand une œuvre s’étire en longueur…
- Pas facile tout de même de s’y retrouver et bien des lecteurs seront perdus ; après, si vous aimez le genre, l’histoire et l’ambiance générale de la série, vous passerez outre mais je comprends parfaitement que certains puissent la détester.

Ma note : 7,5/10
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