lundi 12 décembre 2016

THE AUTHORITY – LES ANNÉES STORMWATCH – TOME 1


THE AUTHORITY – LES ANNÉES STORMWATCH – TOME 1

Stormwatch est une équipe d'intervention spéciale composée de surhommes travaillant pour le compte des Nations Unies. Elle est dirigée par Henry Bendix alias Weatherman. À l'intérieur de Skywatch, un vaisseau stagnant en orbite autour de la Terre et capable de téléporter, il dirige les gendarmes du monde d'une main de fer. Il réunit tous les membres de Stormwatch suite à l'une de leur dernière mission qui a vu l'un des leurs mourir. Bendix a compris qu'une nouvelle organisation s'imposer. Il leur annonce créer trois nouvelles factions, fait venir trois nouvelles recrues et licencier certains d'entre eux. Certains ne comprennent pas les choix de Bendix mais doivent s'y faire. Battalion passe de commandant à officier formateur, une décision justifiée car ce dernier à une relation intime avec Synergy. Les nouveaux venus, Jenny Sparks, Jack Hawksmoor et Rose Tattoo, ne laissent pas indifférents les autres. De toute façon, ils vont pouvoir montrer leur qualité car une mission les attend déjà...


The Authority – Les années Stormwatch – Tome 1
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Tom Raney, Pete Woods, Jim Lee, Michael Ryan
Encrage : Randy Elliott, Richard Bennett
Couleurs : Gina Going, Laura Depuy, Wildstorm Fx, Quantum Color Fx
Couverture : Jim Lee
Genre : Super-Héros
Editeur : DC Comics
Titre en vo : Stormwatch – Volume 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 juillet 1996 – 01 mai 1997
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 21 octobre 2016
Nombre de pages : 296

Liste des épisodes
Stormwatch 37-47

Mon avis : Fin juillet dernier, je vous parlais sur ce blog du premier tome de l’intégrale de Planetary, vieux comics datant de la fin des années 90 et qui était l’œuvre d’un certain Warren Ellis qui, ici, prenait un malin plaisir a trimballer ses quelques héros, dont le très charismatique Elijah Snow, a la recherche de tous les mystères qui parsemaient le globe, mystères pour la plupart datant du vingtième siècle, et ce, tout en multipliant moult références a d’autres œuvres du genre. Mais Planetary ne fut pas le coup d’essai du sieur Ellis dans l’univers Wildstorm de Jim Lee car, au même moment, le britannique tenait les rênes d’une série majeure de son temps, un certain The Authority, œuvre culte pour beaucoup et qui ne fut que le prolongement d’une création de Jim Lee : un certain Stormwatch… oui, la fameuse qui nous occupe aujourd’hui, du moins, pas totalement comme on va le voir… En effet, à la base, Stormwatch tenait énormément d’une série comme les Avengers de Marvel ou la JLA de DC, c’est-à-dire, un groupe de super-héros divers qui s’occupaient de sauver le monde de menaces diverses. Le soucis, c’est que pendant une bonne trentaine d’épisodes, tout cela a un peu tourner en rond sans que la série ne se trouve une ligne directrice digne de ce nom ni ne se démarque totalement d’une concurrence de toute façon supérieure. Et ce, jusqu’à l’arrivée, lors du trente-septième épisode, du scénariste Warren Ellis qui, sans le moindre état d’âme, se débarrassa des personnages qui ne lui plaisaient pas, en créa trois nouveaux qu’il incorpora a l’équipe – Jenny Sparks, Jack Hawksmoor et Rose Tattoo – et, surtout, apporta enfin le petit plus qu’il manquait a cette série pour lui donner a la fois originalité mais aussi et surtout, de la qualité ! Car très rapidement, Stormwatch, sous la houlette de Ellis par sur des bases totalement différentes avec des épisodes qui tiennent davantage du one-shot, ce qui permet a l’auteur de nous présenter, tranquillement, ses personnages et les nouvelles intrigues, et ce, sans que cela soit totalement gênant pour le lecteur qui prendrait la série en court de route – bien évidement, le premier épisode n’est pas évidant a suivre pour le néophyte mais assez rapidement, tous ces protagonistes deviennent familier et sont, par ailleurs, plutôt plaisants a suivre… Du coup, d’un simple copié/collé des Avengers, Stormwatch part dans une toute autre direction avec un ton plus cynique, une ambiance plus pesante et un coté paranoïaque qui est l’une des grandes forces de cette série – après tout, on ne cesse de nous bassiner avec ce fameux Nouvel ordre mondial. Les membres de Stormwatch, sous couvert de l’ONU, sont baladés aux quatre coins du monde, affrontent diverses menaces mais la plus importante, finalement, ne serait-elle pas ce gouvernement secret qui semble agir dans l’ombre ? Bref, c’est plutôt original, souvent captivant et, ma foi, les trois petits nouveaux deviennent immédiatement les figures majeures de la série. Alors certes, tout n’est pas parfait dans Stormwatch et il est clair que, coté dessins, ce n’est pas vraiment ça : entre ce style années 90 qui n’est vraiment pas terrible – mecs baraqués, filles a gros seins – et un Tom Raney qui essai de copié le style de Jim Lee mais qui en est a des années lumières, force est de constater que les dessins sont le gros point faible de cette série, même si, on peut le reconnaitre, par moments, il y a tout de même quelques bonnes choses – lorsque Raney est inspiré, par exemple. Mais bon, dans l’ensemble, cela n’empêche pas le lecteur d’apprécier un scénario assez inventif et original et qui, comme vous le savez, finira par accoucher, quelques temps après, du fameux The Authority… Du coup, et en attendant que ne sorte le second et dernier volume de cette compilation consacrée a Stormwatch, je ne pouvais pas m’empêcher de remercier grandement les éditions Urban Comics pour avoir réédité cette série ; après tout, ils auraient put se contenter de The Authority, bien plus connu, mais c’est peut-être ce que l’on appelle le respect du lecteur…


Points Positifs :
- L’arrivée de Warren Ellis relance totalement Stormwatch et, en un épisode, les personnages, l’équipe et la série dans un sens plus large sont totalement bouleversés, et ce, pour le mieux ! Du coup, on comprend pourquoi la période pré-Ellis n’a jamais été republiée alors que celle-ci, bien plus marquante, à droit a tous les honneurs.
- Stormwatch n’était qu’un clone des Avengers : Ellis y ajoute de nouvelles têtes – Jenny Sparks, Jack Hawksmoor et Rose Tattoo – modifie les intrigues en y ajoutant de nouvelles menaces et d’autres enjeux, et, immédiatement, la série décolle !
- Le plaisir de découvrir ou de redécouvrir une série majeure de la fin des années 90 et qui deviendra, par la suite, The Authority, œuvre culte aux yeux de beaucoup d’amateurs de comics. Sur ce point, bravo a Urban Comics !
- On pourrait être dubitatif de se lancer dans une série au trente-septième épisode, or, comme Ellis bouleverse pas mal de choses, on n’est pas trop perdu et, très rapidement, on sait qui est qui et on se familiarise avec l’univers Wildstorm.
- Un bien bel hommage a l’histoire des comics qu’est l’épisode 44.
- Chantons encore les louanges de Urban Comics, un éditeur qui ne se moque pas de ses lecteurs et qui le prouve une fois de plus avec cette intégrale.

Points Négatifs :
- Coté dessins, Tom Raney n’est pas vraiment top, bien au contraire… Car si certaines planches ou cases sont réussies, cela reste trop occasionnel, malheureusement. La plupart du temps, cela reste trop moyen, surtout que l’artiste prend un malin plaisir à essayer de copier le style de Jim Lee, sauf qu’entre les deux, il y a un monde d’écart.
- Restons dans les dessins avec un coté très années 90 (ce qui est normal puisque la série date de cette décennie) qui nous renvois a une période peu glorieuse des comics : tous ces types baraqués au possible, ces filles aux poitrines gonflées et aux poses improbables, mouais, heureusement que cela à changer depuis…
- Force est de constater que la plupart des membres de Stormwatch ne brillent pas par un charisme fou, bien au contraire. La aussi, autre défaut récurant des années 90.

Ma note : 8/10

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