vendredi 9 décembre 2016

THORGAL – LE FEU ÉCARLATE


THORGAL – LE FEU ÉCARLATE

Thorgal se trouve dans la cité de Bag Dadh, où il est prisonnier des adeptes de la magie rouge. Ses bourreaux tentent de le convertir par la torture. Ils veulent lui faire comprendre que son fils n’est autre qu’Aniel-le-réincarné, le seul prophète. Ils le mènent d’ailleurs à lui dans le palais de l’ancien calife. Ses adeptes sont tous là, ils vénèrent « l’eau est le feu », or le seul capable de transformer cela est le fils de Thorgal, Aniel. Ce dernier fait tuer la femme du calife devant les yeux de son peuple, afin d’asseoir son pouvoir. Thorgal essaie pourtant de parler à son fils, mais il échoue alors dans un cachot avec son compagnon Petrov. Il parvient pourtant à se débarrasser des gardes, puis il libère son ami de ses fers. Thorgal n’a qu’un seul but, maintenant : ramener Aniel au Northland. A ce moment là, Salouma rejoint Thorgal et Petrov dans les cachots afin de les aider. Pendant ce temps, Aniel termine sa formation avec Magon pour maîtriser le feu écarlate. Il est le sauveur et bientôt, il redeviendra Kahaniel afin de détruire l’armée d’orient de Magnus…


Thorgal – Le Feu écarlate
Scénario : Xavier Dorison
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 10 novembre 2016
Nombre de pages : 48

Mon avis : Un an après la publication de la critique, sur ce blog, de Kah-Aniel, avant dernier tome de la cultissime série qu’est Thorgal, ce fut avec une certaine satisfaction mais également avec une méfiance non dissimulée que je me suis plongé dans la lecture de ce trente-cinquième tome de la saga, Le Feu écarlate. Satisfaction car, comme on a put surtout le voir l’année dernière, je suis ce que l’on appelle un fan de Thorgal et que, forcément, j’étais curieux de connaitre la suite des aventures de notre viking préféré ; méfiant car bon, comment dire, le changement de scénariste – Dorison prenant le relais de Sente – alors que les intrigues en cours n’étaient pas achevées me laissait pour le moins dubitatif… Et histoire d’enfoncer le clou vis-à-vis du Feu écarlate, il y avait bien évidement les très nombreuses critiques fort négatives à l’encontre de cet album, médias et lecteurs, pour un certain nombreux, n’ayant pas vraiment appréciés la chose… D’un autre coté, Yves Sente, au cours de son passage sur la série, n’avait-il pas déjà été fort critiqué, et ce, alors que, finalement, a la lecture de ses quelques albums, je me suis dit qu’il se débrouillait bien mieux que Van Hamme sur la fin ? Alors, pourquoi ne pas donner sa chance a Dorison ? C’était tout de même mieux que de suivre bêtement un effet de mode qui semble s’être abattu sur une série qui, quoi qu’il arrive, est toujours critiquée – et je dis cela en reconnaissant que oui, Thorgal, c’était bien mieux avant, mais non, le passage d’Yves Sente ne fut pas mauvais, bien au contraire ! Mais je parle, je parle et je ne vous ai toujours pas donné mon avis sur Le Feu écarlate, ce qui est, après tout, le but de cette critique… Eh ben ma foi, une fois de plus, je vais aller a contre courant de la plupart des gens et de l’avis général car oui, après lecture de la chose, j’ai beaucoup de mal a voir en ce nouvel album de Thorgal un vulgaire étron, ce qui semble être le cas pour certains. Oh certes, Le Feu écarlate n’est pas un grand album de Thorgal et il y a bien des points négatifs que l’on ne peut pas mettre de coté : ainsi, que ce soient quelques raccourcis pour le moins discutables (Thorgal s’échappe de prison, dans la page d’après, il parle a son fils comme si de rien n’était, j’avais cru avoir sauté une page !), un pathos un peu trop présent par moments (mon père ne m’a pas assez aimé, du coup, je vais jouer les méchants) et, malheureusement, un Grzegorz Rosinski en roue libre sur certaines planches (si je suis fan de son passage a la peinture, certaines cases sont complètement incompréhensibles dans cet album, surtout en raison d’une colorisation baveuse), force est de constater que les détracteurs ont raison de s’en prendre a cet album. Cependant, d’un autre coté, est-il a ce point mauvais ? Sincèrement, pas le moins du monde car comme ce fut le cas pour Kah-Aniel, je pense que les gens sont plutôt injustes envers lui, au point même de tomber dans le ridicule comme quand, sans citer le site spécialisé, j’ai put lire une critique qui s’en prenait a Dorison pour s’inspirer, soit disant, de Daesh, comme si avant ces fous de Dieu, l’histoire n’avait pas regorgé de fanatiques de tout poil !? Le Feu écarlate n’est pas un grand album de Thorgal ? J’en conviens, c’est un fait, mais sincèrement, il y a eu bien pire – principalement sur la fin avec Van Hamme. Mais en dehors de tous ces défauts et de la nostalgie indécrottable de certains, a la lecture de cet album, il s’avère plutôt captivant, riche en rebondissements et, surtout… nécessaire pour ce qui arrivera par la suite, c’est-à-dire, le lien qui va se faire entre Thorgal et toutes les séries annexes – sur ce point, ce serait bien que je rattrape mon gros retard sur celles-ci vu que je n’ai lu que le premier tome de Kriss de Valnor. Alors certes, Dorison a été plutôt maladroit par moments mais laissons lui le bénéfice du doute pour la suite : après tout, le scénariste, en débarquant de la sorte sur cette série, devait bien conclure les intrigues en court…


Points Positifs :
- Il n’était pas évidant pour Xavier Dorison de prendre la série en court de route et même si tout n’est pas parfait – loin de là – force est de constater que l’auteur s’en sort plus ou moins bien, surtout qu’il fallait conclure cette intrigue avec Aniel et les Mages rouges.
- Si tout au long des années, il y a eu quelques albums où il ne se passait pas grand-chose, au moins, ici, il y en a de l’action : scènes de tortures, décapitations, courses poursuites, combats, massacres, suicides, etc. Bref, difficile de s’ennuyer tout au long de ce trente-cinquième volume de la saga.
- Elle me plait bien cette idée de fanatiques qui prennent le contrôle d’une ville et qui menacent le monde entier. Comment, cela vous fait penser à Daesh ? Certes, mais ces derniers sont-ils les premiers fous de Dieu que le monde a connu ? Hélas, non… Et puis combien même : s’inspirer de l’actualité récente, est-ce vraiment un mal ?
- Certes, on tombe un peu trop dans le pathos par moments, mais tout de même, lorsqu’Aniel renvoi son père a sa propre médiocrité en lui jetant à la face qu’au final, malgré ses grandes paroles, il n’aura guère fait avancer le schmilblick a part disperser sa si chère famille, eh ben… bah c’est la vérité !

Points Négatifs :
- Il faut tout de même reconnaitre que Le Feu écarlate n’est pas un grand album de Thorgal et que si je laisse le bénéfice du doute à Xavier Dorison pour la suite, j’espère justement que celle-ci sera d’un autre niveau !
- Sincèrement, ça ne va pas du tout avec Grzegorz Rosinski dans cet album ! Certes, par moments, on retrouve la patte du maitre – du moins, si comme moi, vous appréciez son passage a la peinture – mais tout de même, certaines planches sont une catastrophe : illisibles, des couleurs baveuses…
- Bon, je sais que Thorgal, ce n’est pas une série historique, mais tout de même : l’Empereur Magnus, on se dit que c’est Charlemagne, mais on n’était pas sensiblement vers l’an 1000, bref, bien après la mort de celui-ci ? Ensuite, il y a cette histoire de croisés, là aussi, cela ne colle pas, surtout qu’en plus, ils arrivent bien vite sur place…
- Mais que viennent donc faire les navires volants du cultissime Cycle de Qâ dans cette galère ?!
- Ces quoi ces raccourcis scénaristiques qui nous font croire que l’on a sauté des pages ?

Ma note : 6/10

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