jeudi 23 juillet 2015

THORGAL – LA CITÉ DU DIEU PERDU


THORGAL – LA CITÉ DU DIEU PERDU

Après bien des péripéties, Thorgal, Aaricia, Tjall et Kriss de Valnor arrivent enfin devant les imposantes murailles de la cité de Mayaxatl. A l'intérieur, se déroule une cérémonie sacrificielle devant les différents corps de l'armée d'Ogotaï. Cinq traitres à la cause du dieu vivant sont jetés en pâture aux caïmans affamés. Les guerriers de Mayaxatl sont maintenant prêts pour la victoire finale contre les Xinjins. Ils savent dorénavant que des étrangers sont présents dans la cité pour tuer leur dieu OgotaÏ. En effet, quand vient la nuit, un des chefs de guerre du dieu vivant, s'enfonce dans la cité basse. Il a rendez-vous avec Thorgal et Kriss de Valnor pour leur donner les dernières instructions sur leur mission. Hog est le commandant en chef de l'escadre volante de Mayaxatl. Il a tourné sa veste contre la tyrannie sanglante d'OgotaÏ et de ses maudits prêtres. Cependant, la peur de son dieu vivant l'empêche d'agir vraiment et Kriss de Valnor ne se gêne pas pour lui rappeler sa lâcheté. Hog explique alors les étranges pouvoirs que possèdent OgotaÏ ainsi que son étrange histoire...


Thorgal – La cité du Dieu perdu
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 01 octobre 1987
Nombre de pages : 46

Mon avis : Après Le pays Qâ puis Les yeux de Tanatloc dont je viens de vous parler précédemment, le Cycle de Qâ se poursuit avec le troisième volet de ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre du genre ; après tout, et je pense ne pas contredire les plus grand fans de l’enfant des étoiles, ce cycle est bel et bien le plus réussi des aventures de Thorgal. Du coup, après une mise en bouche où les auteurs présentaient leur intrigue et les enjeux à venir, l’aventure avait véritablement décollé dans le tome précédant où Thorgal, Kriss et leurs compagnons traversaient une jungle afin de parvenir a la terrifiante cité de Mayaxatl, celle où règne le terrifiant dieu Ogotaï, accessoirement, pas tout a fait dieu mais n’en disposant pas moins de terrifiants pouvoirs… Et cette fois ci, dans cette Cité du Dieu perdu, force est de constater que l’action occupe une place de premier choix : face aux hordes de Ogotaï, franchement inspirés des aztèques, Thorgal et les siens vont avoir fort à faire et que ce soit en affrontant des adversaires humains, des pièges tous plus retors les uns que les autres (particulièrement dans le fameux labyrinthe) où Ogotaï en personne, certains de nos héros n’en reviendront pas indemnes et l’un d’eux perdra même la vie. Et tandis que Kriss, même si elle va dérouiller sévère, est toujours aussi jouissive dans son rôle de salope fini a qui on ne peut décidément pas faire confiance, on en apprend une fois de plus davantage sur les origines de Thorgal qui, ici, rencontre… attention spoiler… ni plus ni moins que son père ! Un excellent, que dis-je, un très grand tome que cette Cité du Dieu perdu, mais bon, vu la qualité de ce cycle, ce n’est même plus une surprise…


Points Positifs :
- Un tome plus accès sur l’action a proprement parlé mais toujours aussi bon, dans la ligné de ses deux prédécesseurs et qui confirme une fois de plus l’intrinsèque qualité de ce cycle, sans nul doute le meilleur de toute la série. Ajoutons à cela pas mal de révélations, quelques coups de théâtre et même un mort important et vous comprendrez que nous tenons là un grand album !
- Même si on le savait déjà, le lien entre Thorgal et Ogotaï.
- Encore une fois, Kriss de Valnor, sans nul doute le personnage le plus intéressant de la série et qui, ici, est fidèle a elle-même (bien sur) et va en prendre plein la gueule.
- Le passage dans le labyrinthe, le final contre Ogotaï, la mort de l’infortuné Tjall : cet album est riche en scènes fortes.
- L’inspiration notable de la civilisation aztèque, le coté paléocontact assumé propre a la saga.
- Encore une fois, un Grzegorz Rosinski au sommet de son art.

Points Négatifs :
- Une fois de plus, je pense que pour apprécier a sa juste valeur cet album voir cette œuvre dans son ensemble, il vaut mieux avoir un certain âge et être habituer a un style que les plus jeunes risquent de trouver vieillot : oui, il y avait plus de blabla avant et les dessins semblent dater pour qui ne jure que par les BD modernes… mais bon, les gouts et les couleurs…

Ma note : 8,5/10

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