samedi 3 décembre 2016

PROMÉTHÉE – LES ÂMES PERDUES


PROMÉTHÉE – LES ÂMES PERDUES

Seule une petite partie de l’Humanité a survécu… Cette Humanité qui n’a pas voulu tenir compte des avertissements qui survenaient tous les jours à 13 heures 13, durant 13 jours. Cela aurait-il pu être évité ? Ou plutôt… Cela pourra-t-il être évité ? En 1959, à Camp Hero, les scientifiques du projet secret Montauk voient arriver avec stupéfaction Turan, Dimbort, Lacan et Denton du XXIe siècle. Les « hommes du futur » vont devoir persuader les scientifiques du passé de la catastrophe à venir ! En 2019, de leur côté, les rares survivants de l’invasion alien tentent de survivre tant bien que mal… Pour eux, le temps est venu de brûler et d’enterrer les victimes du génocide planétaire orchestré par les extraterrestres.


Prométhée – Les âmes perdues
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 02 novembre 2016
Nombre de pages : 56

Mon avis : La sortie du treizième tome de Prométhée, en janvier dernier, n’avait pas vraiment marquer les esprits, ou plutôt si, sauf que pour de bien mauvaises raisons : ainsi, après un final qui, déjà, avait fortement déçu, ce tome de transition, comme il était appeler, était apparu comme étant bien trop bancal pour que l’on ne ressorte pas de sa lecture avec l’impression que l’on s’était franchement moquer de nous. Pourtant, malgré la tournure prise par la série lors de ses derniers tomes, j’avais encore espoir – oh, certes, pas un grand espoir non plus – que, qui sait, celle-ci ne reparte peut-être pas sur de bonnes bases mais, au moins, sur quelque chose d’un peu plus réussi. Il faut dire que Prométhée m’avait tellement plu tout au long de sa parution que je conservais encore en mois l’espérance que son auteur, Christophe Bec, pouvait encore sauver les meubles… Et donc, nous en sommes arrivés là, a ce fameux début de second cycle et, inutile de tourner plus longtemps autour du pot, si le tome de transition n’était qu’un attrape pigeons, Les âmes perdues, quatorzième volume de la saga, lui, est d’un tout autre niveau ! Car mine de rien, Providence et son massacre en règle de l’humanité avait été tellement frustrant que, du coup, découvrir le sort des rares survivants – et, surtout, des quelques protagonistes encore en vie – relance de fort belle manière l’œuvre de Christophe Bec. Certes, certains y trouveront là matière a redire, en affirmant que tout cela est artificiel et que ce n’est qu’un moyen de plumer le fan de base qui souhaitera poursuivre l’expérience Prométhée, cependant, selon moi, ce second cycle, comme il est nommé, permet justement de voir d’un nouvel œil la fin du premier : non, les choses ne sont pas tout a fait finis, certes, l’humanité a été quasiment éradiquée mais au moins, on va découvrir ce qui est arriver aux héros de l’histoire et, surtout, en connaitre davantage sur tout ces événements. Bien évidement, ici, je pense qu’il faut vraiment accrocher au concept de la série : si c’est le cas, comme moi (qui avait même réussi à trouver du bon dans Contacts), alors, n’hésitez pas une seconde, Christophe Bec est toujours aussi bon pour nous abreuver (un peu trop par moments) de tout un tas de références ufologiques qui raviront les amateurs de paléocontact, par contre, si tout cela vous passe par-dessus la tête, alors, ne perdez pas votre temps, ce second cycle de Prométhée étant, selon moi, uniquement destiné aux fans hardcores de l’œuvre du duo Bec et Raffaele. D’ailleurs, puisque l’on parle du loup, si on retrouve avec plaisir un album entier où l’italien officie, force est de constater que l’on a connu ce dernier bien plus inspirer car bon, si certaines planches sont réussies, le bougre a décidément bien du mal avec certains visages, au point même que, par moments, on a du mal a savoir qui est qui !? Au final, si Les âmes perdues n’est pas exempt de défauts (et pas des petits d’ailleurs), il n’en reste pas moins un tome qui, en quelque sorte, relance plutôt bien une série qui nous avait déçu lors de ses deux derniers volumes. Espérons désormais que ce second cycle renoue avec les plus belles heures de la saga, je n’en demande pas plus…


Points Positifs :
- Loin d’être un artifice commercial, ce début du second cycle relance plutôt bien une série un peu en perte de vitesse. Il faut dire que son final avait été tellement frustrant que découvrir qu’il y eu des survivants et de pouvoir suivre leur sort dans un monde dévasté par les aliens remet un peu de baume au cœur chez le fan de base.
- Les amateurs de paléocontact seront une fois de plus ravis devant toutes ces nombreuses références qui parsèment cet album. Il faut dire que Christophe Bec connait son sujet et s’en donne a cœur joie !
- L’apparence des vaisseaux extraterrestres, celle des aliens, l’idée d’utiliser Jack Tallons a Ressort, etc.

Points Négatifs :
- Une lecture beaucoup trop lourde par moments. Certes, c’est sympa les références de Bec mais a un moment donné, trop c’est trop, surtout lorsque ses personnages discutent pendant des plombes sur plusieurs planches d’affilées…
-  Stefano Raffaele a vraiment du mal avec les visages de certains protagonistes, au point même que, par moments, on ne sait pas qui est qui. Le problème c’est que cela finit même par gêner la compréhension de certains dialogues – déjà pénibles car trop lourds…

Ma note : 7/10

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