lundi 28 mars 2016

LE LOUP DE WALL STREET


LE LOUP DE WALL STREET

Dans les années 1980, Jordan Belfort commence à travailler en tant que courtier en bourse, dans une entreprise nommée L.F. Rothschild, à Wall Street. Il rencontre Mark Hanna qui le prend sous son aile, ce dernier lui donne sa vision du métier. Le 19 octobre 1987, alors que Jordan vient d'obtenir sa licence de courtier, l'entreprise fait faillite à la suite du krach boursier, et Jordan est licencié. Ce jour sera appelé Le Lundi Noir. La femme de Jordan, Teresa, lui montre l'annonce d'une petite compagnie de courtage à Long Island, où un courtier est recherché. En arrivant, Jordan se rend compte que l'entreprise ne vend que des actions à trois sous, qui n'ont absolument aucune valeur. Il utilise alors dans cette entreprise, tout le savoir qu'il a acquis à Wall Street, et commence à bien gagner sa vie. Jordan rencontre par la suite Donnie Azoff, un homme qui vit dans le même bâtiment que lui et travaille dans le secteur des meubles pour enfants. Tout deux deviennent alors associés et créent leur propre entreprise de courtage : Stratton Oakmont. Mais l'entreprise se fait très vite remarquer par le FBI : en effet, Jordan et Donnie gagnent leur argent de façon illégale, en employant la méthode du Pump and Dump, ce qui est considéré comme une arnaque envers le client. C'est l'agent Patrick Denham qui se charge de l'enquête. La création de cette entreprise marque le début de la débauche pour Jordan ; la drogue et les prostituées font partie de son quotidien.


Le Loup de Wall Street
Réalisation : Martin Scorsese
Scénario : Terence Winter, d'après les mémoires The Wolf of Wall Street de Jordan Belfort
Musique : Howard Shore
Production : Appian Way, EMJAG Productions, Sikelia Productions et Red Granite Pictures
Genre : Biopic, comédie dramatique
Titre en vo : The Wolf of Wall Street
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 décembre 2013
Durée : 179 mn

Casting :
Leonardo DiCaprio : Jordan Belfort
Jonah Hill : Donnie Azoff
Margot Robbie : Naomi Belfort
Kyle Chandler : Patrick Denham
Rob Reiner : Max « Mad Max » Belfort, le père de Jordan
Jon Bernthal : Brad Bodnick
Jon Favreau : Manny Riskin
Jean Dujardin : Jean-Jacques Saurel
Cristin Milioti : Teresa Petrillo
Matthew McConaughey : Mark Hanna
Christine Ebersole : Leah Belfort, la mère de Jordan
Shea Whigham : le capitaine Ted Beecham
Katarina Čas : Chantalle
P. J. Byrne : Nicky Koskoff
Kenneth Choi : Chester Ming
Brian Sacca : Robbie Feiberg
Ethan Suplee : Toby Welch
Barry Rothbart : Peter DeBlasio
Jake Hoffman : Steve Madden
Martin Klebba : Frank Berry
Madison McKinley : Heidi
Henry Zebrowski : Alden Kupferberg
Stephen Kunken : Jerry Fogel
Michael Nathanson : Barry Kleinman
Robert Clohessy : Nolan Drager
Joanna Lumley : tante Emma
Jon Spinogatti : Nicholas, le majordome
Bo Dietl : lui-même
Jaleel White : Steve Urkel, dans la série La Vie de famille à la télévision
Reginald VelJohnson : Carl Winslow, dans la série La Vie de famille à la télévision
Spike Jonze : Dwayne (non crédité)
Jordan Belfort : l'homme présentant Jordan Belfort après une conférence

Mon avis : Je le reconnais sans problème, j’ai longtemps hésité avant de me décider, finalement, a regarder ce Loup de Wall Street, non pas en raison de la présence de DiCaprio, loin de là, non pas parce que ce long métrage revenait sur la vie d’un formidable escroc de la finance (mais dans ce milieu là, qui ne l’est pas ?) mais surtout, au risque d’en faire hurler certains, a cause de Martin Scorsese, un peu, car entre le réalisateur et moi, ce fut toujours une histoire de tout ou rien – par exemple, j’avais détester Les infiltrés – mais aussi, bêtement, car je me suis toujours grandement méfié des films portés au nues par la critique. Or, avec Le Loup de Wall Street, je me suis tromper sur toute la ligne, mais alors, pas qu’un peu ! Alors bien sur, ici, j’ai eu droit a ce que je m’attendais au vu de la bande annonce et des divers résumés lus depuis deux ans, c’est-à-dire, a une véritable orgie ininterrompu où les maitres morts étaient sexe, drogue et… pas Rock’n Roll mais argent ; ah oui, de l’argent, il en pleut a foison, par les fenêtres, dans des mallettes, dans des comptes en Suisse, sur des lits et même dans des corbeilles a papier tellement celui-ci coule a flot. Quant au sexe et a la drogue, eh bien, comment dire… bah, on a droit a tout un florilège d’extrêmes tous plus improbables les uns que les autres. Oui, la bande annonce n’avait pas menti ! Mais, dirons certains, tout cela n’est pas exagéré, ne serais-ce qu’un chouia ?! Eh ben ma foi, le pire, au vu des mémoires du sieur Jordan Belfort (le vrai) et des multiples témoignages de ce petit monde de la finance, même pas : alors oui, entre les prostitués, les lancers de nains, les singes, les belles voitures, l’alcool et la drogue, Scorsese et Le Loup de Wall Street n’ont strictement rien inventé… Cependant, un film sur une bande de petits péteux prétentieux et bourrés de fric qui se défoncent pendant presque trois heures, cela aurait put être complètement casse gueule, ne serais-ce que pour le coté on ne peut plus détestable de la chose, or, il n’en est rien, et ce, pour tout un tas de raisons qui, accessoirement, ont été une fort bonne surprise ! Déjà, car Le Loup de Wall Street est drôle, terriblement drôle, les situations les plus coquasses se succédant a d’autres tout aussi ubuesques, car bon, entre une exagération de tous les instants et des personnages tellement défoncés qu’ils en font n’importe quoi, c’est fou le nombre de fois où j’ai tout bonnement explosé de rire – d’ailleurs, malgré la thématique du film, celui-ci est plus second degré, par moments, qu’on pourrait le penser. Ensuite, il y a bien entendu DiCaprio, tout simplement exceptionnel : l’acteur aura dut attendre trop longtemps pour avoir un Oscar – The Revenant – mais sincèrement, après avoir vu Le Loup de Wall Street, il est clair qu’il le méritait amplement au vu de sa performance, tout simplement ahurissante. D’ailleurs, et c’est là aussi l’une des grandes forces de ce film, c’est d’avoir presque rendu sympathique un personnage, Jordan Belfort, qui ne l’est pas le moins du monde : véritable petite enflure, magouilleur de première, n’ayant jamais hésité une seule seconde à abuser de la confiance des autres, qu’ils soient pauvres ou riches, reconnaissons que c’est là un salaud de la pire espèce, or, DiCaprio est tellement bon que cela passe, que l’on se prend de sympathie pour cette ordure et que, même si on ne l’excuse jamais, loin de là, on n’arrive pas non plus a le détester… Bref, avec Le Loup de Wall Street, Martin Scorsese prouve qu’il est toujours capable de réaliser de très grands films (même si je ne suis pas un fan inconditionnel du réalisateur), DiCaprio, accessoirement, qu’il est un grand acteur, quand au film en lui-même, tout en pointant du doigt le monde de la finance, détestable au possible, il n’en reste pas moins, dans ses excès, un formidable défouloir on ne peut plus comique et qui, ma foi, m’aura fait passer un très bon moment – et sincèrement, je ne m’attendais pas a cela !


Points Positifs :
- Le Loup de Wall Street est un film incroyable de par ses excès : complètement déjanté dans tous les sens du terme, il traite d’une thématique réelle et peu reluisante, le monde de la finance, les traders qui brassent des millions tout en arnaquant les gens, sans rien omettre de ses défauts mais d’une telle manière que tout passe. Il faut dire que toutes ces orgies de sexe et de drogues sont tellement excessives qu’elles en deviennent hilarantes.
- Probablement la plus belle performance d’acteur de Leonardo DiCaprio, tout bonnement habité par son personnage : franchement, le film lui doit énormément et toutes ces scènes excessives, loufoques, où notre DiCaprio est le plus souvent en pilotage automatique sont tout simplement exceptionnelles !
- Oui, DiCaprio méritait un Oscar pour sa performance dans ce film : d’ailleurs, rien que pour la scène où, complètement défoncé, il essai de rentrer dans sa voiture, il le méritait !
- Si DiCaprio est bien évidement au-dessus de la meute, le reste du casting n’est pas en reste et on a tout de même droit a une belle brochette d’ailleurs, avec, en point d’orgue,  Jonah Hill bien sur, mais aussi, Jean Dujardin tout bonnement parfait en banquier suisse.
- Le Loup de Wall Street dure presque trois heures !? Franchement, on ne s’ennui pas une seule seconde.
- L’esthétique de l’ensemble, la mise en scène, la façon qu’a DiCaprio, par moments, de franchir le troisième mur et de prendre a parti le spectateur.
- Une bande originale tout bonnement excellente.

Points Négatifs :
- Le Loup de Wall Street est un film excessif dans tous les sens du terme, du coup, ce trop plein de sexe, drogue et autres délires risque de déplaire a certains, plus mesurés.
- DiCaprio est tellement bon dans son rôle que son personnage en deviendrait presque sympathique par moments ; attention, c’est tout de même un beau salaud !
- Force est de constater que le fameux triptyque ascension-apogée-chute est ultraclassique.

Ma note : 9/10

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