mardi 1 mars 2016

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 30 – LES FEMMES ET LE POUVOIR


LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE 30 – LES FEMMES ET LE POUVOIR
Mai/Juin 2007

Les femmes et le pouvoir
- L’héroïsme au féminin
- Ces femmes qui ont marqué l’histoire
- Les dégâts du féminisme
- Les gardiennes de la cité romaine
- Terribles byzantines
- Le monde de l’amour courtois
- Yolande d’Aragon, la reine qui inventa Jeanne d’Arc
- Pouvoir ou bonheur ?
- De la Fronde au pouvoir des salons
- Le XVIIIème siècle, le siècle de la femme
- IIIème République : portraits de femmes

Editorial : La guerre des sexes à déjà eu lieu
- La naissance de l’absolutisme – Entretien avec Yves-Marie Bercé
- L’Europe d’Homère et de Praxitèle
- Les arabes et le savoir grec
- Guillaume le taciturne
- Les mutineries de 1917
- Le massacre de Mélouza
- Drôle de guerre d’Espagne !
- Les laboratoires de la puissance américaine
- L’historien et les tentations politiques
- Les dessous du génocide rwandais

Mon avis : Avec la critique de ce vieux numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire, datant de 2007, c’est un mini-événement qui a lieu sur ce blog puisque, mine de rien, cela faisait des lustres que je ne vous parlais plus de cette revue qui, pourtant, est, depuis les débuts du Journal de Feanor il y a huit ans, l’une des plus représentées sur ce blog – pour rappel, il faut remonter a novembre 2014 et le soixante-quatorzième numéro de celle-ci, Été 1944, libération et épuration pour trouver ma dernière critique. La raison de ce désamour pour la NRH ? Un peu de lassitude dut a une thématique, l’entre deux-guerres et la seconde guerre mondiale, qui revenait un peu trop souvent a mon gout, l’envie de passer a autre chose, d’économiser d’un coté pour me lâcher de l’autre, pourtant, malgré le fait que j’ai mis la NRH en retrait pendant un peu plus d’un an, j’ai longtemps été tenté de me replonger dans cette revue, surtout que, entretemps, pas mal de numéros plutôt intéressants sont sortis… Et puis, finalement, il y a quelques temps, je n’ai pas pu résister davantage et c’est donc par le biais d’un ancien numéro, datant, donc, de 2007, que je renoue avec cette Nouvelle Revue d’Histoire, magazine polémique, franchement marqué a droite, il faut le reconnaitre, mais qui n’en reste pas moins, fort souvent, de qualité au vu de ses thématiques. Et justement, celle de ce trentième numéro de la NRH était plutôt alléchante : Les femmes et le pouvoir, tout un programme, donc, surtout qu’avec Elisabeth, première du nom, en couverture, je m’étais dit que j’allais avoir droit a bon nombre de portraits de femmes d’exceptions et qui ont marqué l’histoire de l’humanité. Sauf que… sauf que, en fait, les choses ne se déroulèrent pas vraiment de la façon que j’escomptais et si on a bel et bien droit a des portraits, ceux-ci occupent six misérables petites pages – avec une grosse majorité de françaises, histoire d’enfoncer le clou ! Mouais, mauvais départ, donc, pour ce numéro de la NRH censé me réconcilier avec la revue, fort heureusement, la suite du dossier devient plus passionnante et, avec les points d’orgues que sont les articles sur les impératrices byzantines et sur la méconnue Yolande d’Aragon, on atteint des sommets qualitatifs qui m’ont rappelé au bon souvenir des plus grandes heures de la revue. Hélas, la suite est nettement moins engageante et le dossier s’embourbe alors dans les salons parisiens au cours des siècles, faisant, accessoirement, totalement l’impasse sur le sort des femmes dans le reste du monde, ce qui, selon moi, est plus que problématique au vu de l’importance de la thématique… Du coup, ne nous le cachons pas, le dossier principal déçoit et il faut donc se rabattre sur le reste du magazine pour trouver quelque consolation et là, ma foi, les choses deviennent tout de suite beaucoup plus intéressantes avec ces articles variés, qui abordent thématiques et figures historiques avec, en point d’orgue, celui consacré à Guillaume Ier d'Orange-Nassau, surnommé Guillaume le taciturne et, ma foi, fort instructif. Bref, au final, vous l’avez compris, mes retrouvailles avec La Nouvelle Revue d’Histoire n’auront pas été à la hauteur de mes espérances avec ce numéro mi-figue, mi-raisin, cependant, malgré un dossier principal par moments bancal, j’ai retrouver avec plaisir tout ce qui me plaisait jadis dans cette revue, c’est-à-dire, la qualité de son contenu, le choix de thématiques originales ainsi que la mise en avant de figures historiques rarement abordées dans la presse du genre, alors certes, ce trentième numéro de la NRH ne fut pas parfait mais, au moins, il m’aura permis de me réconcilier avec cette revue et, quelque part, c’est le principal !


Points Positifs :
- Dans le dossier principal, la partie consacrée aux impératrices byzantines ainsi que celle qui revient sur la méconnue Yolande d’Aragon, celle qui fit Jeanne d’Arc.
- L’article sur Guillaume d’Orange, alias Guillaume le taciturne, figure historique majeure aux Pays-Bas mais franchement méconnu chez nous.
- Dans l’ensemble, la NRH est une revue fort bien écrite, souvent intéressante et qui traite d’une multitude de thématiques variées et parfois peu connues. Bien entendu, on retrouve tout cela dans ce numéro.
- Les articles divers sont, quasiment tous, forts instructifs et tout à chacun y trouvera son compte, selon ses préférences.  

Points Négatifs :
- Le dossier principal, incontestablement, alors qu’il y avait tant a faire.
- Mais pourquoi après un bon démarrage, ce fameux dossier, au bout d’un moment, ne traite plus que des salons parisiens et des françaises ? Quid du reste du monde, autrement plus vaste !?
- Six petites pages, uniquement, pour nous présenter les femmes les plus marquantes de l’histoire, c’est trop peu, surtout qu’en plus, on se coltine encore un peu trop de françaises.

Ma note : 6,5/10

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