lundi 5 novembre 2012

THE TUDORS – SAISON III



THE TUDORS – SAISON III

Après la mort d'Anne Boleyn, la vie continue à la Cour. Débarrassé d'Anne et de sa fille Elizabeth qu'il a fait bâtarde, Henry peut enfin s'unir à Jane Seymour, qui il l'espère, lui donnera un fils. Mais plus que jamais tout est incertain. Avec la chute des Boleyn, Cromwell se retrouve maintenant en situation de danger, Jane n'est pas encore enceinte et une rébellion se prépare. Et Mary, grâce à l'intervention de Jane, peut enfin revoir son père et espère un retour à la Cour. Quant à Charles, il est envoyé au combat par Henry pour contrer la rébellion qui gagne du terrain.


Je sais que je vais encore me répéter pour la énième fois mais, depuis la rentrée, il est indéniable que si une série, une seule, m’aura marquer, c’est bel et bien Les Tudors ; d’ailleurs, pour etre tout à fait franc, je pense ne pas me tromper en affirmant que celle-ci restera, à mes yeux du moins, comme la série de cette année 2012 puisque, ce fut en début d’année que je la découvris, et me mis à la suivre pour la première fois, sur ARTE, avec une certaine troisième saison. Hein, quoi, comment, mais, n’est-ce pas la même saison dont je vais vous parler aujourd’hui, celle-ci n’a-t-elle pas déjà eu droit, en son temps, a sa propre critique comme on peut le voir ici même : The Tudors - saison III. Oui, c’est bel et bien le cas, je ne m’en cache pas, mais si, décision fut prise de réécrire un billet au sujet de celle-ci, cela est dut a deux raisons principalement : tout d’abord, cette première critique – accessoirement, probablement le billet de la catégorie Séries le plus vu au jour d’aujourd’hui – n’en fut pas vraiment une ; à l’époque, ce n’était pas dans mes habitudes d’écrire des critiques pour les séries et, d’ailleurs, lorsque je l’ai publié, cette troisième saison n’était même pas achever. Deuxièmement, comme les autres saisons (dans l’ordre de parution sur ce blog : première, quatrième et seconde) eurent droit, depuis septembre, à leurs propres critiques, je ne pouvais décidément pas ne pas rendre hommage à cette troisième saison, ne serais ce que pour son importance à mes yeux : après tout, ne fut-il pas grâce à elle que j’ai découvert cette série ? Rien que pour cette raison, un nouveau billet me semblait indispensable.


Mais alors, que pourrais-je donc ajouter de nouveau que je n’ai pas déjà dit, un jour lointain de janvier dernier ? Tout d’abord, le fait que, grâce à NRJ12, que je ne remercierais jamais assez pour leur choix de rediffuser les trois premières saisons de la saga, de m’avoir, non seulement permis de découvrir les deux premières saisons, encore inédites pour moi, des Tudors, mais également, de pouvoir revoir cette fameuse saison III avec un œil nouveau : en effet, même si vu il y a quelques mois à peine, je me souvenais encore plutôt bien de son intrigue et des divers événements qui la marquèrent, le fait d’etre plus habitué aux protagonistes, mais aussi et surtout, aux évènements qui eurent lieu avant celle-ci, me permirent de davantage l’apprécier – les forces en présence, les rivalités voir même les réactions de certains ainsi que les conséquences de celles-ci m’apparaissant, forcément, bien moins obscures. Sur ce point, d’ailleurs, cela m’aida bien, surtout, pour la ribambelle de protagonistes secondaires, finalement, assez nombreux dans cette série et dont on ne parle pas suffisamment assez de mon point de vue. Mais cela, finalement, n’était pas une surprise, bien au contraire : après tout, se lancer dans une série sans connaitre les débuts n’ai pas chose aisée, et ce, même si l’Histoire (avec un H majuscule car, pour rappel, tout cela eut bel et bien lieu, enfin, dans les grandes lignes) ne m’était pas inconnue. Enfin, la diffusion, déjà, des deux premières saisons, à la suite, m’aura au moins permis, en plus de passer de forts bons samedis soirs pendant deux mois, de me préparer comme il le fallait pour la rediffusion de la saison III.


Et donc, que dire, désormais, au sujet de celle-ci ? Bon, tout d’abord, celle-ci est plus courte que les autres – huit épisodes au lieu des dix habituels – et ce fait a son importance quant aux déroulements d’une intrigue qui, contrairement aux autres saisons, a tendance à moins s’appesantir sur les faits afin de parer au plus pressé. Je ne sais d’ailleurs pas pour quelle raison cela fut fait ainsi (hum, une grève des scénaristes probablement, non ?) mais ce qui est sûr, c’est que, du coup, j’ai eu l’impression, après coup, que l’on a un peu perdu de ce qui faisait la qualité de cette série depuis ses débuts. Oh, bien évidemment, ne vous méprenez pas sur mes propos, a aucun moment je ne prétends affirmer que la troisième saison des Tudors soit moins passionnante que les autres, bien au contraire, disons juste que ces deux épisodes manquant auront pesé sur le déroulement d’une histoire qui s’est, de mon point de vue, achever un peu trop rapidement.

Pour ce qui est de la période de la vie de notre sacrée Henri VIII toujours aussi incorrigible dans ses ébats amoureux, ici, va du mariage de celui avec la douce Jeanne Seymour qui lui laissera un hérité mal (finalement) mais qui disparaitra bien trop rapidement suite à des complications post-natales, a sa rencontre avec la jeune et puérile Catherine Howard, qui, comme chacun sait, finira très mal, cela, en passant par le calamiteux quatrième mariage du roi avec la sympathique Anne de Clèves – excellente Joss Stone au demeurant – qui, ne plaisant pas à Henri, finira par devenir une proche de la famille royale. Mais si Henri laisse apparaitre de plus en plus, dans cette saison, une certaine paranoïa pour ne pas dire de la folie, plus particulièrement suite au décès de Jeanne Seymour qu’il aimait sincèrement, et est de plus en plus diminué, si son fidèle compagnon des premiers jours, Charles Brandon, suite aux évènements encourus, voit son image pâlir fortement, mais surtout, son mariage éclater, il est indéniable qu’un homme porte quasiment à lui tout seul tout l’intérêt de cette troisième saison, je veux bien évidement parler de Thomas Cromwell : apparu vers la fin de la première, omniprésent dans la seconde, ici, désormais, on ne voit quasiment que lui et l’on peut dire, sans exagération aucune que ce qui fait l’intérêt de cette avant dernière saison des Tudors repose sur les épaules du Lord du Sceau Privé, joué, pour ne pas dire magnifié par un James Frain tout bonnement exceptionnel dans ce rôle. Au point de jeter une ombre sur les autres protagonistes, y compris Henri VIII, oui, c’est mon ressenti : ainsi, de sa montée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir (débutées dans les saisons précédentes) jusqu’à sa chute finale et son horrible exécution, Thomas Cromwell est le protagoniste le plus intéressant à suivre dans cette troisième saison, et, quelque part, finalement, le plus sympathique. Comme tant d’autres, plus dure (et finalement injuste) fut sa chute (et, accessoirement, bien trop rapide et trop vite expédiée) mais au moins, de par sa présence à l’écran, James Frain/ Thomas Cromwell aura indéniablement rehaussé le niveau d’une saison qui, sans lui, serait apparue bine plus en retrait.


Et c’est donc par ce constat que s’achève ma dernière critique de cette excellente série qu’est les Tudors : découvert en début d’année par cette même troisième saison, ce fut surtout ces deux derniers mois que je l’aurais vu dans son intégralité. Bien évidemment, je suis obligé de me répéter, encore et encore, mais bon, comment ne pas le faire dans ce billet qui conclura cette série ? Oui, celle-ci, malgré quelques arrangements avec l’Histoire et des acteurs un peu trop beau gosse pour etre honnêtes mérite largement tout le bien que l’on a pu dire d’elle, oui, elle plaira sans nul doute aux amateurs d’Histoire, et ce, même si l’on peut pointer du doigt tel ou tel détail, oui, mille fois oui, sur ces dernières années, je considère les Tudors comme étant ma série préférée, du moins, celle qui m’a le plus plu, pour ne pas dire, celle qui m’aura réconcilier avec un format – les séries – que j’avais un peu abandonner depuis longtemps. Au final, on pourra regretter que celle-ci en soit resté là, que les auteurs n’aient pas osé s’intéresser à la dynastie des Tudors dans son ensemble, surtout car les trois enfants d’Henri VIII auront régner et que, pour connaitre la suite des événements, il y avait largement de l’excellent matériel pour nous offrir quelques très bonnes saisons de plus. Mais bon, les choses étant ce qu’elles sont, il faudra se contenter de ces quatre saisons, de la vie d’Henri VIII, de ses jeunes acteurs qui se sont révélés et surtout, d’une série, qui, indéniablement, aura suffisamment marquer son époque pour rester dans les mémoires, du moins, pour ce qui est de mon cas. 

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